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	<title>Archives des Béji Caid Essbsi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		<title>‘‘Témoignage pour l’histoire’’ : Ahmed Mestiri, un fondateur d’Etat au destin inachevé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Oct 2024 07:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’histoire reconnaîtra le rôle immense de Ahmed Mestiri dans la fondation de l’État de l’indépendance, même si le destin fût injuste à son égard. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/20/temoignage-pour-lhistoire-ahmed-mestiri-un-fondateur-detat-au-destin-inacheve/">‘‘Témoignage pour l’histoire’’ : Ahmed Mestiri, un fondateur d’Etat au destin inachevé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>L’un des exemples les plus significatifs de l’homme d’État en Tunisie demeure incontestablement le regretté Ahmed Mestiri dont l’histoire reconnaîtra le rôle immense dans la fondation de l’État de l’indépendance, même si le destin fût injuste à son égard, en lui interdisant l’accession à la magistrature suprême,&nbsp;qui aurait couronné une carrière hors du commun au service de son pays.</strong></em></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-14282061"></span>



<p>Nous autres Tunisiens avons l’exagération innée, comme tous les descendants de Latins. Tel le dis-je au risque de choquer nombre de mes compatriotes. Lors de la dernière campagne présidentielle, l’un des candidats s’était vu attribuer l’épithète d’homme d’Etat, évidemment par ses partisans, alors que rien dans son parcours politique ne le justifiait. On aurait pu tout aussi bien comprendre que, plus que le valoriser, il s’agissait de disqualifier ses adversaires conformément à l’adage <em>«Au royaume des aveugles les borgnes sont rois»</em>. Mais il est peu probable que telle en fût l’intention, même si en fin de compte l’idée générale était bien de le faire ressortir comme le plus capable d’assumer les charges de l’auguste fonction, du fait de ses antécédents ministériels. Il s’avère ainsi que pour beaucoup, les hautes fonctions dans l’Etat font l’homme d’Etat, une opinion qui en réalité est carrément erronée.&nbsp;</p>



<p>L’homme d’État est celui qui a passé une bonne partie de sa vie,&nbsp;en assumant les plus hautes charges, et qui lui a consacré toute son énergie et son imagination en lui imprimant un effet&nbsp; patent et durable,&nbsp;souvent reconnu comme bénéfique.</p>



<p>Dès lors un homme d’Etat commence par être un homme politique clairement conscient des mécanismes qui régissent les rapports à l’autorité et au pouvoir d’abord dans un parti politique, ensuite dans son pays. Si on s’en réfère à cette définition, il est clair qu’une bonne partie des ministres dans le monde ne furent pas des hommes politiques, et peu parmi ces derniers furent des hommes d’Etat. Pour ne citer que celui-là, l’un des exemples les plus significatifs de l’homme d’État en Tunisie demeure incontestablement le regretté Ahmed Mestiri.</p>



<p>Militant du Néo Destour, responsable de l’appareil secret du Parti, membre de la commission intérimaire provisoire, résistant entré dans la clandestinité, avocat, Ahmed Mestiri se place du côté de Bourguiba contre Ben Youssef. Il devint à l’indépendance et logiquement malgré son jeune âge le ministre qui a assumé avec brio la tâche complexe de tunisifier la structure de la justice, d’établir le Code du statut personnel (CSP) en collaboration avec des Cheikhs éclairés de la mosquée Zitouna. Il se voit ensuite confier le ministère des Finances et réalise la difficile tâche de sortir le pays de la zone franc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chez les Soviétiques et les Nassériens</h2>



<p>Nommé ambassadeur à Moscou à sa demande, Ahmed Mestiri y établit des relations précieuses, il explique à ses interlocuteurs les carences des communistes maghrébins qui sont toujours demeurés subordonnés à leurs camarades français. Il obtient la collaboration des Soviétiques à des projets agricoles en Tunisie, à des taux avantageux. Il est ensuite nommé ambassadeur au Caire lors de la grande vague du Nassérisme, mais il s’attire l’antipathie de ses hôtes lorsque, à la suite de la sécession de la Syrie de la République Arabe Unie, il demande en public pourquoi on continue de nommer l’Egypte d’après une entité politique qui n’existe plus. Et il doit faire de son mieux pour arrondir les angles entre Nasser et Bourguiba qui se détestent, et l’assassinat de Salah Ben Youssef suivi de son enterrement en Egypte n’arrange pas les choses.</p>



<p>Après le séjour égyptien, c’est la nomination à Alger, à l’heure de l’indépendance. Ben Bella avec ses lubies révolutionnaires n’est pas un hôte de tout repos, d’autant que la Tunisie a misé sur le mauvais cheval en faisant le choix des trois colonels, Boussouf, Ben Tobbal, et Krim Belkacem. Et la borne 233 dans le sud à la frontière ajoute un autre sujet de discorde dont les deux pays se seraient passés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BZCJGDkHAI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/ahmed-mestiri-le-grand-president-que-la-tunisie-na-jamais-eu/">Ahmed Mestiri : Le grand président que la Tunisie n&rsquo;a jamais eu</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ahmed Mestiri : Le grand président que la Tunisie n&rsquo;a jamais eu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/ahmed-mestiri-le-grand-president-que-la-tunisie-na-jamais-eu/embed/#?secret=WCML4eaLL4#?secret=BZCJGDkHAI" data-secret="BZCJGDkHAI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En fin de compte Ben Bella est renversé par Boumediene, le patron de l’armée des frontières, et le nouveau régime s’avère plus accommodant, puisqu’un compromis sur la frontière est finalement trouvé dans les années 70. Puis Ahmed Mestiri doit encore affronter une nouvelle crise et est rappelé à Tunis lorsque&nbsp;Bourguiba dénonce un complot militaire soutenu par Alger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Travailleur, modeste et souvent objectif</h2>



<p>Il est ensuite nommé au ministère de la Défense qu’il semble reprendre en main, l’armée étant&nbsp; démoralisée, et s’active pour la former, l’instruire et l’équiper, grâce à la collaboration d’officiers compétents, en lui insufflant la discipline et le respect de l’autorité civile. Mais il est rattrapé par la politique.</p>



<p>Il demeure modeste et souvent objectif. Il reconnaît ne pas avoir eu le courage en son temps de défendre Tahar Ben Ammar contre l’injustice qui le frappait. Il salue l’apport fondamental de Bahi Ladgham dans la création de l’armée nationale, après lui avoir rendu hommage dans le déblocage avec la partie française lors de la rédaction des accords de l’Indépendance, et s’oppose ainsi à la thèse de Bourguiba, prétendant&nbsp;en être l’artisan exclusif. Il a d’autant plus de raisons de le faire en abordant l’époque des coopératives auxquelles il s’oppose.</p>



<p>Puis vient le procès Ahmed Ben Salah, qui selon&nbsp;Mestiri doit se situer au niveau politique dont tout le gouvernement assume la responsabilité au même titre que l’accusé, et non pas pénal.&nbsp;Il présente sa démission du ministère, puis il est exclu du parti dont une fois réintégré il se voit confier le ministère de l’Intérieur.</p>



<p>C’est l’époque printemps tchécoslovaque, du doute, et les libéraux dont Mestiri est la figure de proue ont beau jeu de réclamer la démocratisation du parti dont le fonctionnement autoritaire n’a pas su empêcher les dérives du socialisme de Ben Salah.</p>



<p>En 1971 le Congrès de Monastir semble entamer la libéralisation du Parti mais c’est mal connaître Bourguiba qui prétend nommer lui même les membres du bureau politique et qui remet en question les décisions du Congrès. M. Mestiri démissionne du ministère de l’Intérieur après que des gouverneurs et des fonctionnaires aient été nommés sans son consentement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le passage tumultueux dans l’opposition</h2>



<p>C’est alors&nbsp; l’époque de l’opposition qui commence et qui aboutit en 1978, en pleine crise de l’UGTT, à la fondation du journal <em>Errai</em>. En 1980 c’est l’affaire de Gafsa. Puis en 1981 c’est celle des élections truquées. M. Mestiri et ses amis sont spoliés de leur victoire par Driss Guiga dont il n’évoque jamais le nom. Il est vrai que pour lui l’ennemi, c’est le système, les personnes n’étant que des exécutants. En 1984 ce sont les émeutes du pain, et en 1986 la destitution de Mohamed Mzali.</p>



<p>Entretemps, M. Mestiri a obtenu la reconnaissance de son Parti, le Mouvement des démocrates socialistes, appelé ainsi selon les vœux d’Habib Boularès, ainsi qu’il tiendra à la préciser, sans doute pour ne pas en assumer la responsabilité. Et en effet lui-même tient dès le début&nbsp;à qualifier son opposition de libérale, plus en phase avec ses origines et sa profession, alors que&nbsp;la social démocratie possède une toute autre histoire.</p>



<p>Néanmoins il reçoit&nbsp; les encouragements du Roi Hassan II et de Lionel Jospin, secrétaire général du Parti socialiste français. C’est l’époque d’une certaine libéralisation, le Parti communiste tunisien et quelques autres étant légalisés. L’opposition a pignon sur rue, publie des journaux, mais ne participe pas au pouvoir.</p>



<p>En 1987 a lieu le coup d’Etat médico-légal du Général Ben Ali. M. Mestiri ne désapprouve pas et attend de voir la suite. Il est déçu par la tournure autoritaire du régime nettement en retrait par rapport au Manifeste du 7 Novembre, et alors que les élections se profilent, il décide de ne pas participer. Il quitte alors la vie politique définitivement et met fin à ses activités dans son propre Parti. Sa carrière, quoique fort prestigieuse, se conclut ainsi sur un goût d’inachevé.</p>



<p>Qu’il ait été un homme d’état, nul ne le conteste; le pays garde encore de nombreuses traces bénéfiques de son passage, en particulier le CSP, la tunisification&nbsp;de la justice, de la monnaie, et la nationalisation des biens français. On peut même le qualifier de Grand&nbsp;homme d’État.</p>



<p>Cependant c’est dans le Parti Destourien qu’il fit souvent preuve d’approximation, et il est vrai que la présence de Bourguiba, ainsi que ses origines tunisoises, ne lui rendirent pas les&nbsp; choses faciles, tout comme la présence dans la dissidence de camarades prêts à retourner la veste à la première occasion, comme Béji Caïd Essebsi, ou Dali Jazi.&nbsp;</p>



<p>D’autre part son esprit légaliste et loyal à ses fonctions ne lui fut pas d’une grande aide. Il ne tenta jamais de noyauter les ministères qu’il dirigea par ses partisans, et en dépit des accusations de ses adversaires, il ne participa à aucun complot.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8NOzc7xrNJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/23/in-memoriam-ahmed-mestiri-ou-le-long-combat-pour-la-democratie/">In memoriam : Ahmed Mestiri ou le long combat pour la démocratie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« In memoriam : Ahmed Mestiri ou le long combat pour la démocratie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/23/in-memoriam-ahmed-mestiri-ou-le-long-combat-pour-la-democratie/embed/#?secret=etMqr7W9db#?secret=8NOzc7xrNJ" data-secret="8NOzc7xrNJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Fait étonnant, bien qu’étant le gendre de M. Chenik, il se rangea contre son ancien ministre Salah Ben Youssef dont les prétentions panarabes lui apparaissaient&nbsp;irréalistes et dangereuses. Cependant, quelques côtés de son parcours demeurent contrastés. Ainsi, alors ministre de la Défense, il envoya les étudiants contestataires de Mai 68 accomplir leur service militaire, une mesure perçue par l’opinion publique comme particulièrement dure et qui eut souvent des répercussions sur les études des personnes concernées. Il se justifia plus tard par les nécessités de leur épargner l’incarcération. Il dirigea par ailleurs le ministère de l’Intérieur à une époque où le régime n’était pas un parangon de libéralisme, mais à sa décharge il démissionna parce qu’il n’y eut pas les coudées franches.</p>



<p>Eu égard à cela, sa venue aux vertus de la démocratie fut plutôt tardive. Il y eut donc nécessairement un moment où le cours de sa vie politique bascula d’une extrême à une autre. Les raisons n’y transparaissent pas clairement dans son livre. Peut-être son interlude diplomatique à Moscou, au Caire, à Alger, lui fit-il perdre toutes les illusions qu’il pouvait entretenir sur les vertus du parti unique, ou du pouvoir autoritaire. Sa tentative de démocratiser le parti unique fut tout aussi vaine que plus tard celle de Gorbatchev, qui lui avait les pleins pouvoirs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une quête demeurée vaine de la démocratie</h2>



<p>On perçoit chez l’auteur une certaine lassitude de la personnalité pesante de Bourguiba, de ses crises autoritaires, de ses sautes d’humeur. Il y aurait eu ainsi une époque où Bourguiba était supportable, une autre où il ne le fut plus, peut être à cause de sa maladie et de son âge. L’âge? Il s’agit visiblement d’un argument à posteriori, après le 7 novembre 1987, dont Béji Caïd&nbsp;Essebsi démontrera&nbsp;plus tard le manque de pertinence en accédant à la présidence à 89 ans. D’ailleurs le Pr Amor Chadli le rejettera en bloc.</p>



<p>Les raisons pour lesquelles M. Mestiri a bien accueilli le coup d’État de Ben Ali, à l’instar de la majorité du peuple tunisien, il faut l’avouer, ne supportent donc pas l’épreuve des faits. Et d’ailleurs il reconnaît s’être trompé sur la question au point de se retirer de la vie politique, et pas après le départ de Ben Ali, ce qui est tout à son honneur. Mis à part cela, un certain nombre de faits importants sont passés sous silence dans son témoignage.</p>



<p>A titre d’exemple, alors que les relations tumultueuses entre l’Algérie et la Tunisie sont développées d’une manière assez exhaustive, jusqu’à l’affaire de Gafsa, et on peut le comprendre venant d’un ancien ambassadeur à Alger, la tentative de coup d’État&nbsp;du colonel Tahar Zbiri contre Houari Boumediene est totalement occultée. C’est d’autant plus étonnant lorsque le chef des putschistes se réfugie en Tunisie. M. Mestiri ne pouvait donc pas tout simplement l’ignorer. Est-ce une nouvelle preuve de la méconnaissance des affaires de nos voisins, ou les nécessités du devoir de réserve?&nbsp;</p>



<p>La politique algérienne de la Tunisie apparaît autant&nbsp;&nbsp;comme une succession&nbsp; de mauvais calculs sur les rapports de forces y prévalant, d’imprévoyances, et même de malentendus quand des maquisards algériens sont soupçonnés d’avoir assassiné le militant destourien Houcine Bouzayane. Et les lubies de Bourguiba concernant la borne 233 ne peuvent pas tout expliquer.</p>



<p>Un autre sujet d’étonnement&nbsp;est évidemment les prises de positions relativement au parti islamiste Ennahdha, et immanquablement, le processus démocratique interrompu chez nos voisins de l’Ouest par l’armée, et y ayant marqué le début de la décennie noire. On peut concevoir que l’armée algérienne soit&nbsp;&nbsp;intervenue pour éviter de se voir écarter du pouvoir, tout comme le fera plus tard l’armée égyptienne. Mais si elle ne l’avait pas fait, que serait-il advenu aujourd’hui, alors que la sédition kabyle pointe?</p>



<p>Néanmoins, ainsi que le démontre l’Histoire du Liban, cette démocratie des communautés religieuses, ou l’exemple du printemps arabe, la contestation de l’ordre établi quelle qu’en&nbsp;soit la raison aboutit souvent à l’implosion des États, et l’instauration de la <em>«liberté»</em> à leur morcellement. Les cas de la Syrie, de l’Irak, de la Libye, devraient à cet effet pousser à une réflexion salutaire sur la relation parfois conflictuelle entre démocratie et raison d’état dans nos pays.</p>



<p>L’auteur a salué l’arrivée du Printemps Arabe en Tunisie, qui semblait consacrer le triomphe&nbsp;définitif de ses idées. Malheureusement, il en a été maintenu soigneusement à l’écart par Béji Caïd Essebsi qui avait été son camarade dans la dissidence destourienne avant de faire partie du groupe du journal <em>Errai</em>, ainsi qu’il avait été pudiquement qualifié pour taire la réalité d’une partie de l’opposition <em>«démocrate»</em> toujours prête à se compromettre contre une participation à quelque pouvoir que ce soit.</p>



<p>On ne connaîtra malheureusement pas l’opinion définitive de l’auteur sur le bilan de l’expérience<em> «démocratique»</em> en Tunisie, et la responsabilité de Béji Caïd Essebsi allié à Rached Ghannouchi dans le dérapage du processus. L’alliance avec les islamistes avait&nbsp;nettement été détournée à leur profit par ces derniers, démontrant l’inanité de la domestication par la pratique démocratique du terrorisme et de ceux dont l’objectif primordial ne peut jamais être autre que l’application de la chariâa.</p>



<p>Il est vrai que l’auteur reconnaît l’apport du texte religieux dans la législation, en interdisant ce qui est licite, et selon lui en ne permettant jamais l’illicite, ce que la législation sur les spiritueux contredit aisément. Mais peut-être se limitait-il par cet argument au seul CSP. Ce faisant l’auteur se révèle politiquement conservateur en accord avec ses origines sociales ainsi que les liens de sa famille avec le premier Destour de Abdelaziz Thaalbi. Cela peut expliquer sa tolérance du parti Ennahdha&nbsp;et sa relativisation du fait islamiste.</p>



<p>Pour conclure, la forte personnalité de Ahmed Mestiri ne pouvait se satisfaire de jouer éternellement&nbsp;les seconds rôles derrière Bourguiba.&nbsp;Le despotisme ambiant l’a sans doute égaré vers la quête demeurée vaine de la démocratie,&nbsp;mais cela valait encore mieux que les joutes de succession que d’autres ont choisi de livrer sans aucune considération pour les intérêts du pays. L’histoire reconnaîtra son rôle immense dans la fondation de l’État de l’Indépendance, mais&nbsp; le destin demeurera injuste à son égard, en lui interdisant l’accession à la magistrature suprême,&nbsp;qui aurait couronné une carrière hors du commun au service de la Tunisie.&nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><em>« <strong>Témoignage pour l&rsquo;histoire</strong></em><strong><em>« , de Ahmed Mastiri, Sud Editions, Tunis, 1er janvier 2023.</em></strong></p>
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		<title>Présidentielle tunisienne : Néji Jalloul se jette dans l’arène</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jul 2024 11:19:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Attendons de voir si l’annonce de la candidature de Néji Jalloul à la présidence sera suivie d’effet et ne finira pas comme un coup d’épée dans l’eau…  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Néji Jalloul, président du parti de la Coalition nationale tunisienne, a attendu longtemps avant de se décider à déclarer officiellement sa candidature à la présidentielle du 6 octobre 2024. Il l’a fait ce dimanche 7 juillet au cours d’une rencontre organisée par la coordination régionale son parti à Souk Jedid, gouvernorat de Siddi Bouzid, annonce <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-%D8%B3%D9%8A%D8%A7%D8%B3%D8%A9-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3/1289405/%D9%86%D8%A7%D8%AC%D9%8A-%D8%AC%D9%84%D9%88%D9%84-%D9%8A-%D8%B9%D9%84%D9%86-%D8%AA%D8%B1%D8%B4%D8%AD%D9%87-%D9%84%D9%84%D8%A7%D9%86%D8%AA%D8%AE%D8%A7%D8%A8%D8%A7%D8%AA-%D8%A7%D9%84%D8%B1%D8%A6%D8%A7%D8%B3%D9%8A%D8%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque FM</a>. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13523463"></span>



<p>Avant de se jeter dans l’arène, tout en sachant que la plupart de ceux qui l’ont fait avant lui sont soit en prison (Issam Chebbi et Abir Moussi) soit en liberté provisoire, étant poursuivis en justice (Nizar Chaari, Safi Saïd, Abdellatif Mekki et Lotfi Mraïhi), soit encore en exil à l’étranger (Mondher Zenaidi), l’historien, ancien ministre de l’Education et ancien directeur de l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites), a dû faire une analyse approfondie de la situation dans le pays et des chances qu’il aurait de voir sa candidature acceptée ou, plus difficile encore, aboutir à un succès électoral. Il n’en reste pas moins que l’annonce de sa candidature est à la fois un coup de poker et un coup de bluff.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Coup de poker ou coup de bluff</h2>



<p>Coup de poker, d’abord, car si le pouvoir permet à Jalloul de concourir et de faire campagne pour la magistrature suprême, ce dernier profiterait de l’occasion pour pousser son avantage et prendre rendez-vous pour la présidentielle de 2029, celle de 2024 étant clairement déjà jouée et on ne voit pas ce qui pourrait empêcher Kaïs Saïed de se succéder à lui-même, qui plus est, avec un score meilleur que celui de 2019, qui était de 72%.</p>



<p>Coup de bluff, ensuite, car Néji Jalloul, qui ne tombe pas de la dernière pluie, sait que son image auprès des Tunisiens est quelque peu entachée par son implication dans la fameuse <em>«décennie noire»</em>, dont il était l’une des figures de proue. Dirigeant de Nidaa Tounes, il était proche de feu Béji Caïd Essebsi et du fils de l’ancien président de la république, l’inénarrable Hafedh, dont les Tunisiens ne gardent pas un souvenir impérissable. Par ailleurs, son nom ne figure plus depuis plusieurs années dans le top 10 des personnalités politiques bénéficiant de la sympathie des Tunisiens. Et ce malgré ses fréquents passages dans les médias mainstream où il compte de nombreux amis. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Coup de tonnerre, coup fourré ou coup d’épée dans l’eau&nbsp;?</h2>



<p>Aussi, vanité et ambition mises à part, l’universitaire est-il bien placé pour savoir que ses chances face à Kaïs Saïed restent minimes. Il peut certes profiter du désert politique que ce dernier a installé dans le pays pour se repositionner à nouveau et se frayer une place dans le décor, mais il doit faire gaffe à ne pas trop s’exposer aux coups de griffes qui viendraient de toutes parts, y compris de sa famille politique, celle des démocrates progressistes. Et pour cause, y aller seul comme un grand et sans concertation avec les autres composantes de cette famille, au moment où des voix s’élèvent pour appeler à une candidature unique susceptible de peser face au président sortant, pourrait être perçu comme un coup fourré voire une trahison.</p>



<p>Quoi qu’il en soit, n’anticipons pas des guéguerres fratricides qui émietterait une scène politique déjà en miettes, et, surtout, ne mettons pas la charrue devant les bœufs. Attendons de voir si l’annonce de la candidature de Néji Jalloul sera suivie d’effet et ne finira pas comme un coup d’épée dans l’eau… &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="egUFeXJf6Y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/01/neji-jalloul-notre-seul-probleme-avec-kais-saied-cest-quil-necoute-personne/">Néji Jalloul : « Notre seul problème avec Kaïs Saïed c’est qu’il n’écoute personne»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Néji Jalloul : « Notre seul problème avec Kaïs Saïed c’est qu’il n’écoute personne» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/01/neji-jalloul-notre-seul-probleme-avec-kais-saied-cest-quil-necoute-personne/embed/#?secret=GvTXTfSrzK#?secret=egUFeXJf6Y" data-secret="egUFeXJf6Y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/presidentielle-tunisienne-neji-jalloul-se-jette-dans-larene/">Présidentielle tunisienne : Néji Jalloul se jette dans l’arène</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : le contre-amiral Kamel Akrout en réserve de la république</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/25/tunisie-le-contre-amiral-kamel-akrout-en-reserve-de-la-republique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 10:08:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caid Essbsi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Akrout]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kamel Akrout n’est officiellement candidat à aucune fonction dans l’Etat, mais beaucoup de Tunisiens voient en lui un possible président de la république. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/25/tunisie-le-contre-amiral-kamel-akrout-en-reserve-de-la-republique/">Tunisie : le contre-amiral Kamel Akrout en réserve de la république</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le contre-amiral à la retraite Kamel Akrout n’est officiellement candidat à aucune fonction dans l’Etat, même si beaucoup de Tunisiens voient en lui un possible président de la république et l’exhortent à y aller. Mais cet homme qui, sa vie durant, a servi l’Etat avec abnégation, n’est pas du genre à laisser faire et laisser passer. Ses réserves (et le mort est faible) à l’égard de l’actuel régime incarné par le président de la république Kaïs Saïed sont désormais portées sur la place publique.   </em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri </strong></p>



<span id="more-12201278"></span>



<p>Cet homme qui a passé toute sa carrière dans l’armée, avant d’entrer en politique en étant nommé par l’ancien président feu Béji Caïd Essebsi comme conseiller chargé de la sécurité nationale, poste qu’il a occupé entre le 5 octobre 2017<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cabinet_du_pr%C3%A9sident_de_la_R%C3%A9publique_tunisienne#cite_note-deux-57"></a> et le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/30/presidence-de-la-republique-la-demission-de-lamiral-kamel-akrout-acceptee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1er novembre 2019</a>, ne fait plus mystère des griefs qu’il a à l’égard des politiques suivies par le président Saïed. Mais en tant qu&rsquo;homme d’Etat, ses commentaires désabusés et ses critiques à l’égard de ce dernier sont feutrées, mais non moins percutantes.</p>



<p>Il y a six jours, Le contre-amiral a publié sur sa page Facebook une photo de la visite du chef de l’Etat dans une zone désertique de Kébili, dans le sud-ouest du pays, avec ce commentaire, que nous traduisons de la langue arabe&nbsp;: <em>«campagne </em>[présidentielle] <em>avant-terme. C’est halal</em> [licite] pour vous et haram [illicite] pour nous&nbsp;! S’il était compétent… [on l’aurait su]&nbsp;<em>! On attend une visite aux prisonniers d’opinion&nbsp;! Le peuple qui réélira ce monsieur mérite sa situation actuelle et ce qu’il aurait à subir à l’avenir»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Et l’éléphant se mit aussi à courir…</h2>



<p>Pour connaître la personne ciblée dans ce commentaire, on ne cherchera pas midi à quatorze heures : l’ancien officier à la retraite estime clairement que Kaïs Saïed n’est pas l’homme de la situation en Tunisie, et le dit on ne peut plus clairement mais avec doigté.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="M7Rj1CNJEq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/27/tunisie-kamel-akrout-se-plaint-du-harcelement-quil-subirait-a-laeroport/">Tunisie : Kamel Akrout se plaint du «harcèlement» qu&rsquo;il subirait à l&rsquo;aéroport</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kamel Akrout se plaint du «harcèlement» qu&rsquo;il subirait à l&rsquo;aéroport » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/27/tunisie-kamel-akrout-se-plaint-du-harcelement-quil-subirait-a-laeroport/embed/#?secret=o9scppnivt#?secret=M7Rj1CNJEq" data-secret="M7Rj1CNJEq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il y a trois jours, le contre-amiral a publié, également sur sa page Facebook, le dernier communiqué de l’Ordre national des avocats où cette organisation professionnelle critique ouvertement et avec force les atteintes aux libertés et aux droits de l&rsquo;homme par le régime en place, publication qu’il a accompagnée par ce commentaire de soutien aux hommes en robe noire : <em>«Commentaire positif, qu’on a longtemps attendu, mais qu’il soit venu en retard est mieux qu’il ne soit pas venu du tout»</em>.</p>



<p>Il y a deux jours, le contre-amiral a publié sous le titre <em>«À bon entendeur !»</em> ce conte, illustré par l’image d’une mer très agitée, où il fait clairement allusion à la situation de peur régnant actuellement en Tunisie, avec la multiplication des procès ciblant des dirigeants politiques, des hommes d’affaires, des activistes de la société civile et des journalistes ayant tous en commun d’être des opposants au régime : <em>«Une antilope courait comme une folle. Un éléphant lui demanda: ‘‘Antilope, pourquoi cours-tu comme ça?’’. Elle lui répondit: ‘‘La police arrête toutes les chèvres du village’’. L’éléphant rétorqua: ‘‘Mais tu n’es pas une chèvre !’’. L’antilope répliqua: ‘‘Avec ce qui se passe ça me prend 20 ans pour prouver que je ne suis pas une chèvre’’. Et l’éléphant se mit aussi à courir…»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"> Demain sera un jour meilleur</h2>



<p>Hier, dimanche 24 mars, Kamel Akrout a publié un autre post reproduisant l’extrait suivant de son livre de mémoire <em>‘‘Les mille feuilles d&rsquo;une vie’’ </em>publié en 2020 par les éditions Nirvana <em>: «Pour ceux qui viennent des profondeurs de ce peuple, ceux qui viennent comme moi des couches les plus défavorisées, il y avait l’espoir de s’élever par l’effort, par une sorte d’ascenseur social. Dans cette seconde décennie des années 2000, l’ascension s’est grippée, elle s’est dangereusement ralentie, l’élan des vingt premières années post-indépendance s’est évanoui, le pays ne semble plus en mesure d’offrir à ses enfants la place que leurs mérites pouvait les autoriser à occuper. A mesure que s’obscurcit l’horizon, tenter l’aventure du départ deviendra pour certains l’unique ambition.</em></p>



<p><em><em>«</em>Avant d’être une terre, avant d’être un foyer et un refuge, une patrie est une promesse, un pari sur l’avenir sans cesse réécrit au fil des générations. La mienne, celle des années 1970 et 1980 a eu ses temps de privations, ses difficultés, elle a eu aussi ses départs et ses exils. Je crois sans trop me tromper qu’il n’existe presque pas de foyer ou de famille en Tunisie qui n’a pas un membre vivant à l’étranger. Partir, c’est écrire une partie de sa vie sur une autre page et ayant l’illusion de n’avoir pas tourné l’ancienne. Mais partir c’est certainement déchirer une page pour l’emmener avec soi et laisser inachevée, l’œuvre commencé ici avec l’illusion de revenir et coller de nouvelles pages&#8230;»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8meTPReCFl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/10/abir-moussi-kamel-akrout-contacte-les-structures-du-pdl-au-sahel-video/">Abir Moussi: «Kamel Akrout contacte les structures du PDL au Sahel» (Vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Abir Moussi: «Kamel Akrout contacte les structures du PDL au Sahel» (Vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/10/abir-moussi-kamel-akrout-contacte-les-structures-du-pdl-au-sahel-video/embed/#?secret=EXY5mETsiA#?secret=8meTPReCFl" data-secret="8meTPReCFl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce poste exprime l’état de crise où se morfond aujourd’hui la Tunisie, 68 ans après la proclamation de son indépendance, et l’absence d’horizon, de projet et d’ambition pour les futures générations, qui désertent et cherchent la salut personnel ailleurs, mais le contre-amiral a tenu de le conclure par cette adresse aux Tunisiens qui laisse la porte ouverte à l’optimisme : <em>«Bonjour à tous, demain sera un jour meilleur.»</em></p>



<p>Ces commentaires, qui se suivent et se ressemblent, adressent, à chaque fois de façon différente, les mêmes critiques au pouvoir en place. Ils n’indiquent pas nécessairement que M. Akrout est intéressé par une candidature à la présidentielle de l’automne prochain, comme certains les ont interprétés, d’autant que l’atmosphère générale et les conditions de déroulement de ces élections ne sont pas propices à une telle candidature, Kaïs Saïed étant donné vainqueur par la plupart des sondages. Mais il devient de plus en plus clair que beaucoup d’acteurs de la scène publique tunisienne estiment que, face au blocage actuel de la situation dans le pays, qui traverse une grave crise politique, économique et sociale, le sens des responsabilités dicte de se mettre en réserve de la république. </p>



<p>Parions que les <em>«réservistes»</em> vont se multiplier au fil des semaines… </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/25/tunisie-le-contre-amiral-kamel-akrout-en-reserve-de-la-republique/">Tunisie : le contre-amiral Kamel Akrout en réserve de la république</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>In memoriam : Khemais Chammari, une vie de combat pour les droits et les libertés</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/in-memoriam-khemais-chammari-une-vie-de-combat-pour-les-droits-et-les-libertes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jan 2024 08:09:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caid Essbsi]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Khemais Chammari]]></category>
		<category><![CDATA[LTDH]]></category>
		<category><![CDATA[MDS]]></category>
		<category><![CDATA[mokhtar trifi]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement des démocrates socialistes]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Bensedrine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Personnage haut en couleurs, querelleur, charismatique et homme de combat, Khemais Chammari vient de nous quitter. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/in-memoriam-khemais-chammari-une-vie-de-combat-pour-les-droits-et-les-libertes/">In memoriam : Khemais Chammari, une vie de combat pour les droits et les libertés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Décédé le 1er janvier 2024 à Tunis à l’âge de 81 ans, l’ancien militant démocrate et défenseur des droits de l’homme <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/01/tunisie-deces-du-militant-khemais-chammari/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Khemais Chammari</a> est une figure marquante de la gauche tunisienne sous Bourguiba et Ben Ali.</em></strong><em> (Illustration: le défunt décoré par l&rsquo;ancien président feu Béji Caïd Essebsi, ici avec Mokhtar Trifi, l&rsquo;un de ses successeurs à la tête de la LTDH).</em>  </p>



<span id="more-11127925"></span>



<p>Personnage haut en couleurs, querelleur, charismatique et homme de combat, Chammari a occupé le poste de secrétaire général et vice-président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, de 1981 à 1994, et de vice-président de la Fédération internationale des Ligues des droits de l&rsquo;Homme, de 1983 à 1992. Il a également été co-fondateur et membre de l’Institut arabe des droits de l’Homme de 1989 à 1994.</p>



<p>Député du Mouvement des démocrates socialistes (MDS), de 1994 à 1996, le défunt a payé fort le tribut de son engagement politique. Il a été emprisonné à plusieurs reprises sous les régimes de Bourguiba et de Ben Ali pour des motifs politiques et d’opinion en 1966, 1968, 1981, 1987 et 1995,&nbsp;et a également subi l’exil. <em>«Je suis un député dépité»</em>, disait-il, en constatant la dérive autoritaire de Ben Ali après une courte période de relative ouverture sur l’opposition entre 1988 et 1992. Son franc-parler et ses entretiens avec les médias étrangers où il dénonçait cette dérive lui ont valu sa dernière incarcération et un exil forcé en France jusqu’à la fin du régime Ben Ali, période au cours de laquelle il a effectué de nombreuses missions internationales en tant qu’expert des droits humains. &nbsp;</p>



<p>Au lendemain de la révolution de 2011, Khemais Chammari a été nommé ambassadeur représentant permanent de Tunisie auprès de l’Unesco (de 2011 à 2013). Elu membre de l’Instance Vérité et Dignité en 2014, il en a aussitôt démissionné, refusant de travailler sous la présidence de Sihem Bensedrine pour laquelle il n’avait pas beaucoup d’estime.</p>



<p>Le 10 décembre 2018, à l’occasion la célébration du 70<sup>e</sup> anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, Chammari est décoré de l’Ordre national du mérite de la République tunisienne, <em>«en reconnaissance de son parcours militant et pour sa contribution à la défense des droits de l’Homme et à la consolidation des principes de la démocratie»</em>.</p>



<p>Il a aussi été récipiendaire du Prix International de la Commission consultative française des droits de l’Homme en 1990 et du Prix International des droits de l’Homme de la ville de Nuremberg (Allemagne) en 1997.</p>



<p>Avec le décès de Chammari, c’est l’une des dernières pages du combat pour les droits et les libertés en Tunisie, au Maghreb et dans le monde arabe qui est tournée, alors que la fenêtre ouverte par le Printemps arabe semble être de nouveau fermée avec la fin de la parenthèse démocratique en Tunisie. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="z7bZkTcuKm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/01/tunisie-deces-du-militant-khemais-chammari/">Tunisie : Décès du militant Khémaïs Chammari</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Décès du militant Khémaïs Chammari » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/01/tunisie-deces-du-militant-khemais-chammari/embed/#?secret=WGFYu1xRl7#?secret=z7bZkTcuKm" data-secret="z7bZkTcuKm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right"> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/in-memoriam-khemais-chammari-une-vie-de-combat-pour-les-droits-et-les-libertes/">In memoriam : Khemais Chammari, une vie de combat pour les droits et les libertés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;été 2013 en Tunisie : Un flash-back pour rafraîchir les mémoires</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/29/lete-2013-en-tunisie-un-flash-back-pour-rafraichir-les-memoires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2020 14:55:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aboubakr Al-Hakim]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larayedh]]></category>
		<category><![CDATA[Ansar Charia]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caid Essbsi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Brahmi]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Ennahdha et les islamistes, c’est la série noire, et depuis le début. Mais les Tunisiens sont parfois amnésiques et il faut parfois leur rappeler ce qu’ils ont vécu et qu’ils ont trop rapidement oublié, alors que leur présent et leur avenir en dépendent. Dans cette chronologie, nous rappelons aux Tunisiens ce qu’ils ont vécu,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/29/lete-2013-en-tunisie-un-flash-back-pour-rafraichir-les-memoires/">L&rsquo;été 2013 en Tunisie : Un flash-back pour rafraîchir les mémoires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Ete-2013.jpg" alt="" class="wp-image-309884"/><figcaption><em>De l&rsquo;assassinat de Brahmi au sit-in Al-Rahil : un été 2013 chaud, très chaud&#8230;</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Avec Ennahdha et les islamistes, c’est la série noire, et depuis le début. Mais les Tunisiens sont parfois amnésiques et il faut parfois leur rappeler ce qu’ils ont vécu et qu’ils ont trop rapidement oublié, alors que leur présent et leur avenir en dépendent. Dans cette chronologie, nous rappelons aux Tunisiens ce qu’ils ont vécu, il y a 7 ans, entre juin et août 2013, trois mois chauds, très chauds, et les événements qui s’y sont passés, nous en subissons encore aujourd’hui les conséquences. *</em></strong></p>



<p>Chronologie réalisée par <strong>Abdellatif Ben Salem</strong></p>



<span id="more-309880"></span>



<h3 class="wp-block-heading">Juin 2013 :</h3>



<p><strong>Le 25</strong> : Au terme d’un long entretien diffusé par la chaîne satellitaire Attounissia, le général Rachid Ammar, chef d’état major interarmées, annonce sa démission. Sa décision créée un véritable séisme dans le monde politique et dans l’opinion, d’autant qu’on savait qu’il a fait montre de courage face aux nombreuses tentatives du président provisoire Moncef Marzouki de décapiter le sommet de l’armée. Il met en garde la nation contre le danger grandissant du terrorisme et pointe les faiblesses de la stratégie anti-terroriste qu’il attribue, sans le dire clairement, à des tentatives de<em> «certains partis politiques»</em> d’affaiblir l’armée et les services de sécurité en leur refusant les moyens nécessaires pour faire face à la terreur. Il ne divulgue rien sur les causes réelles et immédiates de sa démission – bien qu’on parle de pressions insupportables exercées contre lui par Moncef Marzouki, Rached Ghannouchi et Mohammed Abbou, en raison de son refus de réhabiliter, en réintégrant avec des grades supérieur, les 240 militaires impliqués dans la tentative de complot contre la sûreté de l’Etat, dite<em> «l’affaire de Barraket Essahel»</em>, et en les indemnisant (le coût total de cette opération est estimé à 70 millions de dinar).</p>



<p>Comme il était de notoriété publique c’était Sihem Bensedrine qui a été missionnée par Rached Ghannouchi dès 2006 pour <em>«instruire»</em> ce dossier sous la couverture de Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) alors qu’elle se trouvait en résidence dans la ville de Hambourg, salariée par on ne sait quelle officine allemande.</p>



<p>Ces mêmes raisons ont conduit 3 mois plus tôt le ministre de la Défense, Abdelkrim Zbidi à devancer le Général Ammar en démissionnant le 5 mars 2013. La déstabilisation de l’armée nationale a culminé avec le limogeage d’un groupe de généraux par Moncef Marzouki</p>



<p>&#8211; Au terme de 18 ans de règne absolu sur la Qatar l’Emir Hamad Ben Khalifa Al-Thâni a été déposé, selon certaines sources, par les Américains. Son fils Tamîm (33 ans) est nommé nouveau régent. Comme le voulait la coutume ancestrale tribale des Qataris, les membres de la famille régnante ont frotté leur nez contre celui des chefs des tribus alliées et tout est rentré dans l’ordre sous l’œil bienveillant des chefs de la confrérie terroriste des Frères Musulmans</p>



<p><strong>Le 30</strong> : plus de 30 millions d’Egyptiens descendent sur la place Tahrir pour réclamer le départ de Mohamed Morsi et la sortie des Frères musulmans du paysage politique. L’armée égyptienne apporte son soutien au peuple. C’est un séisme qui bouleverse les plans de l’organisation des Frères musulmans et de ses filiales à travers le monde, y compris en Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Juillet 2013 :</h3>



<p><strong>Le 2</strong> : 300 agressions, menaces de mort, intimidations et filatures rapprochées prenant pour cibles les journalistes et les hommes des médias ont été recensés par le Syndicat national des journalistes tunisiens (CNJT).</p>



<p><strong>Le 3</strong> : le ministre de la Défense et de l’Industrie militaire et chef d’Etat major des forces armées égyptiennes Abdelfattah Al-Sissi ordonne la destitution et la mise aux arrêts du président Mohamed Morsi Al-Ayyât, après que ce dernier ait refusé de quitter le pouvoir et d’organiser un référendum sur le maintien des Frères musulmans au pouvoir.</p>



<p><strong>Le 7</strong> : prenant acte de la division au sein du mouvement du peuple &#8211; Harakat Al-Châab, sur fond de rapprochement stratégique d’une partie des militants du mouvement islamiste d’Ennahdha, Mohamed Brahmi présente sa démission de son poste de secrétaire général et entame la fondation, avec entre autres Zouheir Hamdi et Mourad Amdouni, du Courant Populaire (Al-Tayyâr Al-Châabî)</p>



<p><strong>Le 21</strong> : agression physique à Denden contre le cheikh Farid El Béji, l’imâm connu pour ses positions hostiles au wahhabisme et aux courants salafistes. Son agresseur nommé Hassen Oueslati a été interpellé trois jours plus tard.</p>



<p><strong>Le 24</strong> : l’auteur de ses lignes publie dans le journal Kapitalis une tribune intitulée <em><a href="http://www.kapitalis.com/tribune/17299-tunisie-tribune-ils-veulent-nous-juger-jugeons-les.html" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">«Ils veulent nous juger, juger les !»</a></em> dans laquelle je réclame la dissolution de l’Assemblée constituante, et appelle les autorités judiciaires à poursuivre en justice Ali Larayedh chef du gouvernement de la<em> «troïka» </em>à dominante islamiste, Rached Ghannouchi, murschid (guide) de la section tunisienne de la confrérie internationale des Frères musulmans, de Mustapha Ben Jâafar, président de l’Assemblée Constituante, et Moncef Marzouki, président provisoire, en raison de leur responsabilité dans la ruine du pays. À la suite de cela a été lancée une vaste campagne de dénigrement organisée par les services de la présidence de la république contre Ridha Kéfi, directeur du présent journal électronique, et l’auteur de ces lignes. Elle a cessé brutalement le lendemain 25 juillet, après la diffusion de la nouvelle de l’assassinat de Mohamed Brahmi.</p>



<p><strong>Le 25</strong> : quittant son domicile sis à la Cité Al-Ghazala pour aller s’entretenir avec un voisin qui venait, selon les premiers éléments de l’enquête, de l’appeler au téléphone, Mohamed Brahmi (1955, Sidi Bouzid), nassérien de gauche, député à l’Assemblée Constituante, coordinateur du Courant populaire (Al-Tayyâr al-Châabi) et membre de la direction du Front Populaire, tombe sous les balles dans un traquenard tendu par deux exécuteurs. Les sicaires l’exécutèrent froidement, en plein jour à la manière rituelle des cartels colombiens. Les tueurs, visage découvert, ont fait feu sur Brahmi à 14 reprises à l’aide de deux armes de poing un Smith et un Beretta 9mm.</p>



<p>Criblé de balles, Mohamed Brahmi s’écroule en murmurant : »آش ثمه،آش ثمه،لا،لا » (<em>«Qu’est ce qui se passe, pourquoi ? non non !»</em>). Il décédera avant l’arrivée de la voiture de secours au centre de soins. La nouvelle de son assassinat connue, des salafistes-jihadistes montent des tentes pour fêter son assassinat et rendre grâce à Dieu ! Dans les heures qui ont précédé l’assassinat plusieurs témoins ont relevé une surveillance accrue et inhabituelle autour du siège central du parti islamiste Ennahdha à Montplaisir par les forces de l’ordre.</p>



<p>Une dizaine de jours plus tôt, une information parvenue aux services spéciaux renseignait sur la planque où se terrait le terroriste franco-tunisien Aboubakr Al-Hakim, un appartement prêté par une tierce personne. Une unité spéciale de la brigade anti-terroriste emmenée par un policier en civil se rendait sur place. Toutefois, le policier, en mèche avec le jihadiste, dirigera l’unité d’intervention sur une autre adresse située juste en face de la vraie planque d’Al-Hakim. Averti à temps, ce dernier s’est sauvé en sautant par une fenêtre donnant sur une rue parallèle, abandonnant dans sa fuite un fusil kalachnikov et sa <em>«chlaka»</em>. On apprend plus tard qu’Al-Hakim, impliqué personnellement et directement dans le meurtre de Mohamed Brahmi, s’est réfugié dans le massif montagneux du Chaâmbi, ensuite il se terra pendant quelques temps à Sidi Bouzid et à Sidi Ali Ben Aoun, fief du cheikh salafiste takfiriste Al-Boukhari Al-Idrissi, avant d’être finalement exfiltré en Libye d’où il rejoindra l’organisation de l’Etat islamique Daech à Rakka.</p>



<p>À l’occasion du deuxième anniversaire de l’assassinat de Brahmi, le quotidien <em>Al-Chourouk</em> a rendu publiques d’après ses sources sécuritaires des nouvelles révélations sur les circonstances de cet assassinat : un certain Q.M, commerçant momentanément séparé de son épouse, prêta son appartement vacant sis à la cité El-Ghazala à deux individus, Saber Mechirgui et Karim Klai, qui prétendaient être poursuivis par les brigades anti-terroristes pour leur participation à l’attaque de l’ambassade américaine. Quelques temps après leur installation, Boubakr Al-Hakim faisait son apparition dans l’appartement occupé par les deux présumés terroristes. Intrigué par des mouvements inhabituels, le propriétaire a décidé de reprendre son bien. Il en avait fait part successivement à deux hauts responsables des Services. Nullement surpris, ceux-ci lui confirmèrent qu’ils étaient au courant que l’appartement était bourré d’armes et d’explosifs mais qu’ils n’avaient pas reçu d’ordre d’intervenir.</p>



<p>En outre, et toujours selon la même source d’autres personnalités telle que Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT, figuraient sur une liste de noms à abattre. Ce sont Raouf Talbi (A.T) alias<em> «Le docteur»,</em> un certain Anis, et Ezzedine Abdellaoui qui étaient chargés de l’exécution de cette mission.</p>



<p>Trois fusils mitrailleurs kalachnikov de type AK-47, un sac bourré de chargeurs et des munitions, deux grenades à goupillions, plusieurs pistolets automatiques, des couteaux de guerre, et deux cent kilos d’explosifs destinés à piéger la voiture de Houcine Abassi le jour des funérailles de Brahmi, des commissariats et des bases militaires ont été découverts. En plus des noms déjà cités plus haut, il fallait ajouter ceux de Lotfi Zine, Salmane Marrakchi, Marouene Haj Salah, Mohamed Amine Guesmi, Ridha Al-Sebtaoui, Mohamed Akkari et Jamel M.</p>



<p><strong>Le 26</strong> : constitution du Front de salut national regroupant outre le Front populaire, l’Union pour la Tunisie (Al-Joumhouri, Nidaa Tounes, Al-Massar, Parti socialiste, Parti des patriotes-démocrates) ainsi que des nombreuses organisations et associations de la société civile.</p>



<p>À Sidi Bouzid : Mohamed Belmufti, militant du Front populaire, est atteint par une bombe lacrymogène de la police en plein visage au cours des funérailles symboliques de Mohamed Brahmi. Et il en mourra peu de temps après.</p>



<p><strong>Le 27 </strong>: inhumation du secrétaire général du Courant populaire et député de la Constituante au carré des martyrs d’El-Jallaz. Les deux plus grande coalitions politiques du pays l’Union pour la Tunisie (UPT) et le Front Populaire lancent la constitution d’une large coalition des forces politiques baptisée le Front de salut national (FSN) et annoncent le sit-in d’Al-Rahil, en face de l’Assemblée Constituante au Bardo. Trois mots d’ordre : démission de gouvernement de la <em>«troïka»</em>, formation d’un gouvernement de salut national et dissolution de l’Assemblée Constituante.Sur les pas des forces politiques de l’intérieur, les représentants des partis politiques et des associations de la société civile de la diaspora tunisienne et les acteurs politiques indépendants mettent sur pied la Coordination-France du FSN.</p>



<p>&#8211; Hédi Bel Abbès, ex-secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères dans le gouvernement de la «troïka», démissionne de son poste de porte-parole du CpR : «n’étant pas schizophrène je ne pouvais plus défendre l’indéfendable», déclare t-il à la presse.</p>



<p><strong>Le 28</strong> : retrait de l’ANC de 51 élu(e)s du bloc démocratique. Démarrage du Sit-in Al-Rahil au Bardo appelé aussi «I’tisâm al-masîr».</p>



<p><strong>Le 29</strong> : embuscade sanglante au Mont Chaâmbi, 8 militaires tués, dont deux égorgés et trois blessés. Une vidéo mise en ligne sur Facebook montrait Mourad Gharsalli égorgeant deux soldats. Quatre jours après l’assassinat de Mohamed Brahmi. L’abjection et la lâcheté du massacre, baptisé par les terroristes (<em>«ghazouat Badr»</em>), perpétré par la <em>«colonne Okba Ibn Nafâa»</em> affiliée à Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) terrée dans les massifs montagneux de Kasserine (Salloum, Samama, et Chaâmbi) a révulsé les consciences. Le rejet de l’horreur gagnant toutes les couches de la société tunisienne, a engendré un vaste élan de solidarité et de sympathie envers l’armée nationale. Des jeunes recrues et des cadets de l’armée crient vengeance.</p>



<p>&#8211; L’armée tunisienne poursuit son pilonnage des caches terroristes au Mont Châambi. Début de coopération militaire et sécuritaire avec l’armée algérienne.</p>



<p><strong>31 juillet</strong> : à M’hammedia près de Fouchana (Ben Arous), une bombe artisanale explose au passage d’un véhicule de la gendarmerie nationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Août 2013 :</h3>



<p><strong>Le 1er</strong> : lors de son interrogatoire le 1er avril 2015, Abdelkrim Abidi, soupçonné d’appartenir à la police parallèle mise sur pied par Ennahdha, révèle que quelques jours après l’assassinat de Mohamad Brahmi, Rached Ghannouchi a eu une entrevue avec Aboû Iyadh à Akkouda (Sahel) en présence d’un cadre du ministère des Affaires religieuses basé à Sousse.</p>



<p><strong>Le 3</strong> : découverte d’une cache d’armes à Sousse, il s’agit de deux fusils mitrailleurs kalachnikov, des munitions et d’uniformes militaires</p>



<p>Le 4 : arrestation à El Ouardia (Grand Tunis) d’un groupe terroriste dont Ezzedine Abdellaoui (39 ans) poursuivi dans le cadre de l’assassinat de Chokri Belaid, ancien policier reconverti dans le jihadisme, membre d’Ansâr Charia, Abdellaoui à avoué sa participation au meurtre. Des armes de guerre ont été saisies. Un half track saute sur une mine, deux soldats tués, Abdelaziz Dhahri et Hichem M’chirigui.</p>



<p>&#8211; À Goubellat, le chef de poste de la garde nationale et un agent sont abattus par des terroristes.</p>



<p><strong>Le 6</strong> : manifestations monstre à Tunis, on parle de 150.000 personnes, pour exiger la démission du gouvernement et la constitution d’un gouvernement de Salut national. Mustapha Ben Jaâfar, président de la Constituante, suspend sine die les travaux de l’Assemblée et fait fermer le bâtiment à clef</p>



<p><strong>Le 13</strong> : deuxième manifestation monstre en hommage à la femme tunisienne «Hrayer tounes ». La police estime le cortège à 520.000 personnes. Une marée humaine s’étire de Bab Sâadoun à l’Assemblée au Bardo.</p>



<p>&#8211; L’armée égyptienne évacue par la force le sit-in des Frères musulmans et fait place nette aux places Al-Nahdha et Râbâa, des affrontements entre forces de l’ordre et miliciens islamistes armés font 700 morts. Des hommes armés dont des snipers tirent sur les soldats égyptiens. Des séquences vidéo diffusées sur les réseaux sociaux montrent des activistes islamistes tuant à coup de pistolet d’autres islamistes pour les attribuer ensuite à l’armée et à la police. Ces séquences jettent une lumière nouvelle sur la présence des mercenaires étrangers dépêchés par le Qatar pendant les journées sanglantes de janvier ayant fait des centaines des victimes en Tunisie.</p>



<p>&#8211; Arrestation dans les jours qui suivent de 1500 activistes islamistes pro-Morsi, dont plusieurs dizaines de dirigeants de premier plan. 439 policiers et soldats sont tués. Au cours des nettoyages de la Place Râbâa, l’armée a découvert des caches d’armes, des chambres de torture et des cabines dédiées au <em>«Jihad al-nikah»</em>, au viol et à la prostitution. Des témoignages accablants viendront confirmer l’existence des véritables lupanars «halal» sur les lieux mêmes des concentrations des Frères.</p>



<p><strong>Le 15</strong> : alors que la colère gronde à Tunis, le président de Nidaa Tounes répond à une invitation au président du Mouvement Ennahdha de le rejoindre à Paris pour discuter de la situation politique du pays après l’assassinat de Mohamed Brahmi (les versions sur la paternité de l’invitation diffèrent) : Ghannouchi soutient que c’est Caid Essebsi qui l’a invité. </p>



<p>L’entrevue – parrainée selon certaines sources par plusieurs personnalités dont Slim Riahi (qui aurait mis à disposition de Ghannouchi son jet privé pour joindre Paris), Nabil Karoui, Pdj de la chaîne privée Nessma, ami du diplomate espagnol Bernardino León, représentant de l’Union européenne (UE) pour la région sud de la Méditerranée, ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement socialiste présidé par Luis Rodriguez Zapatero et connaisseur du Maghreb, il aurait, en tant que monsieur bon office de l’UE, rempli un rôle assez important dans cette rencontre. L’entrevue eut lieu dans un hôtel parisien. Plusieurs autres rencontres secrètes entre les deux hommes suivront à Tunis, mais rien n’a filtré.</p>



<p>Caïd Essebsi déclarera plusieurs mois plus tard que ces rencontres se sont déroulés dans <em>«une ambiance franche et amicale»</em>, mais <em>«nous nous sommes tombés d’accord sur rien»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Toutefois de l’avis de plusieurs observateurs politiques, cette rencontre voulue par Ghannouchi a ouvert un canal inespéré de dialogue entre les Frères musulmans et Caïd Essebsi. En tendant la perche aux islamistes, le président de Nidaa Tounes a peut-être passé sans le savoir ni le vouloir ou tout le contraire, un pacte sur le futur partage du pouvoir. Il a tendu la perche à l’édifice croulant de la <em>«troïka»</em>, lui évitant un effondrement fracassant.</p>



<p>La chute de la maison islamiste sous les coups de butoir de la fureur d’une nation meurtrie, blessée au fond d’elle-même par un deuxième assassinat politique en l’espace de six mois a été reporté…</p>



<p><strong>Le 24</strong> : deuxième manifestation monstre, partie de Bab Sâadoun en direction du Bardo.</p>



<p><strong>Le 27</strong> : l’organisation jihadiste Ansar Charia est classée organisation terroriste. Est-ce à dire qu’Ennahdha estime qu’après l’assassinat de Belaid et de Brahmi Ansar Charia a rempli son contrat ?</p>



<p>* <em>Extrait de l’essai (non-édité) intitulé «Contre-révolution islamiste et résistance populaire : Chroniques politiques».</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/29/lete-2013-en-tunisie-un-flash-back-pour-rafraichir-les-memoires/">L&rsquo;été 2013 en Tunisie : Un flash-back pour rafraîchir les mémoires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>« The Guardian » : Béji Caïd Essebsi, figure majeure de la transition vers la démocratie après la révolution de 2011 en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/25/the-guardian-beji-caid-essebsi-figure-majeure-de-la-transition-vers-la-democratie-apres-la-revolution-de-2011-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jul 2019 13:55:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caid Essbsi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le journal britannique « The Guardian » vient de consacrer un article au décès de Béji Caid Essebsi, aujourd&#8217;hui, jeudi 25 juillet 2019. Il évoque le parcours politique du défunt président de la république et le décrit comme une figure majeure de la transition vers la démocratie, durant la période post révolutionnaire. On en a traduit ci-après...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/25/the-guardian-beji-caid-essebsi-figure-majeure-de-la-transition-vers-la-democratie-apres-la-revolution-de-2011-en-tunisie/">« The Guardian » : Béji Caïd Essebsi, figure majeure de la transition vers la démocratie après la révolution de 2011 en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/07/Beji-Caid-Essebsi-The-Gardian.jpg" alt="" class="wp-image-228378"/></figure>



<p><strong><em>Le journal britannique « The Guardian » vient de consacrer un article au décès de Béji Caid Essebsi, aujourd&rsquo;hui, jeudi 25 juillet 2019. Il évoque le parcours politique du défunt président de la républi</em></strong><strong><em>q</em></strong><strong><em>ue et le décrit comme une figure majeure de la transition vers la démocratie, durant la période post révolutionnaire. On en a traduit ci-après l&rsquo;essentiel.</em></strong></p>



<span id="more-228334"></span>



<p>« <em>Le premier chef d&rsquo;État démocratiquement élu du pays a joué un rôle majeur après la chute de Ben Ali</em>« , écrit<em> « The Guardian »</em>.  Et ajoute : <em>« Bien qu’il soit un laïc affirmé, Caïd Essebsi a cédé le pouvoir à un gouvernement dirigé par des islamistes tunisiens. Cet acte, selon de nombreux analystes, était crucial pour assurer la stabilité dans ce petit pays d’Afrique du Nord.</em></p>



<p><em>Il a ensuite repris contact avec les dirigeants islamistes pour éviter une rupture politique, avant de lancer son propre parti, le parti laïciste Nidaa Tounes (Appel de la Tunisie), et de tenter de remporter la présidence, ce qui fut fait en 2014.</em></p>



<p><em>Malgré les appels de son parti, en juin, à se représenter, il a déclaré qu’il ne se présenterait pas à un second mandat à la présidentielle cette année, affirmant que le pays avait besoin de quelqu&rsquo;un plus jeune.</em></p>



<p><em>Caid Essebsi n&rsquo;avait ni rejeté ni promulgué un code électoral modifié, adopté par le Parlement en juin 2019, qui exclurait des urnes plusieurs candidats des plus influents (&#8230;), notamment Nabil Karoui, accusé de blanchiment d’argent ce mois-ci. Le magnat des médias a formé un parti politique et a déclaré son intention de participer au scrutin. »</em></p>


<p style="text-align: right;"><em>Traduit de l&rsquo;anglais par </em><strong>Amina Mkada</strong> <em>(avec « <span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://www.theguardian.com/world/2019/jul/25/tunisia-president-beji-caid-essebsi-dies" target="_blank" rel="noopener noreferrer">The Guardian »</a></span>).</em></p><p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/25/the-guardian-beji-caid-essebsi-figure-majeure-de-la-transition-vers-la-democratie-apres-la-revolution-de-2011-en-tunisie/">« The Guardian » : Béji Caïd Essebsi, figure majeure de la transition vers la démocratie après la révolution de 2011 en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Béji Caid Essebsi : «La menace d’Ennahdha ne marchera pas avec moi»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 17:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caid Essbsi]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ne supportant plus son alliance avec Ennahdha, devenue trop contraignante et coûteuse sur le plan politique, car elle lui a fait perdre la confiance d’une grande partie de son électorat, Béji Caïd Essebsi multiplie les signes d’hostilité envers les islamistes. Présidant aujourd’hui, jeudi 29 novembre 2018, au Palais de Carthage, le conseil de la sécurité...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/29/beji-caid-essebsi-la-menace-dennahdha-ne-marchera-pas-avec-moi/">Béji Caid Essebsi : «La menace d’Ennahdha ne marchera pas avec moi»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-186483" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Beji-Caid-Essebsi-1.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Ne supportant plus son alliance avec Ennahdha, devenue trop contraignante et coûteuse sur le plan politique, car elle lui a fait perdre la confiance d’une grande partie de son électorat, Béji Caïd Essebsi multiplie les signes d’hostilité envers les islamistes.</strong></em></p>
<p><span id="more-186482"></span></p>
<p>Présidant aujourd’hui, jeudi 29 novembre 2018, au Palais de Carthage, le conseil de la sécurité nationale, le président de la république, Beji Caid Essebsi, a vivement répliqué au <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/11/27/ennahdha-pointe-limplication-de-carthage-dans-les-polemiques-politiques/" target="_blank" rel="noopener">communiqué d’Ennahdha</a> publié hier, mercredi 28 novembre, suite à l’audience, accordée la veille, par le chef de l’Etat, au Comité pour la défense des martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi.</p>
<p><em>«Je l’ai accueilli </em>(ledit comité, Ndlr)<em> comme je le fais avec tout le monde. Il m’a fait parvenir des documents, je ne peux pas les ignorer. Cela parle de l’organisation secrète d’Ennahdha qui n’est plus un secret pour le monde entier, mais il semble que cette audience a scandalisé Ennahdha et il l’a fait savoir dans une déclaration qui comprend une menace à mon adresse&#8230; Je ne le permets pas»,</em> a réagi Béji Caid Essebsi, sur un ton ferme.</p>
<p><em>«S’ils pensent que par ce discours, ils vont m’empêcher de dormir, ils se trompent»,</em> a-t-il encore répliqué. Et d’ajouter :<em> «Avec moi ça ne marche pas de cette façon»</em>, avant de conclure que les tribunaux vont <em>«examiner la question de cet organisation secrète».</em></p>
<p>On peut estimer que le stratagème de Bajbouj a réussi. Ne supportant plus son alliance avec Ennahdha, devenue trop contraignante et coûteuse sur le plan politique, car elle lui a fait perdre la confiance d’une grande partie de son électorat, ce dernier a multiplié les signes d’hostilité envers les islamistes.</p>
<p>L’audience accordée au comité de défense de Belaid et Brahmi, proche du Front populaire, ennemi juré d’Ennahdha, a constitué un casus belli inacceptable pour ce mouvement. La suite on la connaît…</p>
<p>Dans cette nouvelle guéguerre, de nouveaux épisodes sont à prévoir et peut-être à craindre&#8230; si l&rsquo;enquête judiciaire avance dans une direction qui accule les islamistes dans leurs derniers retranchements.</p>
<p>L&rsquo;exercice, évidemment périlleux, requiert beaucoup de doigté. Pourvu que les décervelés de Nidaa Tounes ne s&rsquo;y associent pas trop !</p>
<p style="text-align: right;"><strong>H. M.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="skNTryEX3Q"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/29/beji-caid-essebsi-ennahdha-ma-menace-dans-son-dernier-communique/">Béji Caïd Essebsi : Ennahdha m&rsquo;a menacé dans son dernier communiqué !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Béji Caïd Essebsi : Ennahdha m&rsquo;a menacé dans son dernier communiqué ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/29/beji-caid-essebsi-ennahdha-ma-menace-dans-son-dernier-communique/embed/#?secret=7nCGM99Ce6#?secret=skNTryEX3Q" data-secret="skNTryEX3Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oGIVfelwhi"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/26/ennahdha-a-sacrifie-khedher-pour-proteger-un-proche-de-ghannouchi/">Ennahdha a sacrifié Khedher pour protéger un proche de Ghannouchi</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ennahdha a sacrifié Khedher pour protéger un proche de Ghannouchi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/26/ennahdha-a-sacrifie-khedher-pour-proteger-un-proche-de-ghannouchi/embed/#?secret=xezzZLoZ6H#?secret=oGIVfelwhi" data-secret="oGIVfelwhi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/29/beji-caid-essebsi-la-menace-dennahdha-ne-marchera-pas-avec-moi/">Béji Caid Essebsi : «La menace d’Ennahdha ne marchera pas avec moi»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Sommet de la Francophonie : Macron rend hommage à la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Oct 2018 10:49:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caid Essbsi]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[obscurantisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’occasion de l’ouverture du Sommet de la Francophonie, les 11 et 12 octobre 2018, à Erevan en Arménie, le président français Emmanuel Macron a rendu hommage à la Tunisie pour sa lutte contre l’obscurantisme et en faveur des droits de la femme. Emmanuel Macron a réitéré, ce matin, son soutien au chef de l’Etat tunisien,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/11/sommet-de-la-francophonie-macron-rend-hommage-a-la-tunisie/">Sommet de la Francophonie : Macron rend hommage à la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-178038" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Macron-BCE.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>A l’occasion de l’ouverture du Sommet de la Francophonie, les 11 et 12 octobre 2018, à </strong></em><em><strong>Erevan </strong></em><em><strong>en Arménie, le président français Emmanuel Macron a rendu hommage à la Tunisie pour sa lutte contre l’obscurantisme et en faveur des droits de la femme.</strong></em><span id="more-178028"></span></p>
<p>Emmanuel Macron a réitéré, ce matin, son soutien au chef de l’Etat tunisien, Béji Caïd Essebsi, et le félicitant pour son courage et sa persévérance.</p>
<p>Ce vibrant hommage a été rendu à la Tunisie en présence de 83 autres Etats et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la francophonie, réunis aujourd’hui et demain, sous le thème : «<em>Vivre ensemble, respecter la solidarité, les valeurs humanitaires et la diversité comme fondement de la paix et de la prospérité dans l’espace francophone».</em></p>
<p>«<em>Alors que nous vivons la montée de l’obscurantisme, le président tunisien s’est dressé avec courage et a pris des textes fondamentaux pour le droit des femmes</em>», a indiqué le président français, et d’ajouter en s’adressant à M. Caïd Essebsi, également présent au XVIIe Sommet de la Francophonie, dans la capitale arménienne, Erevan : «<em>Nous serons là, Président. Ne cédez rien dans ce combat</em>».</p>
<div class="embed">
<div class="video"><iframe loading="lazy" style="border: none; overflow: hidden;" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FPresidence.tn%2Fvideos%2F1932416456839510%2F&amp;show_text=0&amp;width=560" width="560" height="315" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
</div>
<p>Rappelons que le pays du jasmin abritera le XVIIIème Sommet de la Francophonie en 2020, qui célébrera son 50<sup>e</sup> anniversaire.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="38viZaS8EX"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/12/au-dela-des-polemiques-une-lecture-juridique-du-rapport-de-la-colibe/">Au-delà des polémiques : Une lecture juridique du rapport de la Colibe</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Au-delà des polémiques : Une lecture juridique du rapport de la Colibe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/12/au-dela-des-polemiques-une-lecture-juridique-du-rapport-de-la-colibe/embed/#?secret=nlBB8oOvkr#?secret=38viZaS8EX" data-secret="38viZaS8EX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="g57WEq8wOB"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/31/emmanuel-macron-visite-detat-tunisie-aujourdhui-demain/">Emmanuel Macron en visite d&rsquo;Etat en Tunisie aujourd&rsquo;hui et demain</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Emmanuel Macron en visite d&rsquo;Etat en Tunisie aujourd&rsquo;hui et demain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/31/emmanuel-macron-visite-detat-tunisie-aujourdhui-demain/embed/#?secret=v2onRz4AL5#?secret=g57WEq8wOB" data-secret="g57WEq8wOB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/11/sommet-de-la-francophonie-macron-rend-hommage-a-la-tunisie/">Sommet de la Francophonie : Macron rend hommage à la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>«Fatwa» de Layouni : Ennahdha tente de sauver la face</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/17/fatwa-de-layouni-ennahdha-tente-de-sauver-la-face/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Aug 2018 14:08:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caid Essbsi]]></category>
		<category><![CDATA[charia]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[égalité]]></category>
		<category><![CDATA[Fathi Layouni]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Kram]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[maire]]></category>
		<category><![CDATA[parti islmaiste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fathi Layouni et Rached Ghannouchi. Après les déclarations de Fathi Layouni, maire du Kram, sur l&#8217;interdiction du mariage d&#8217;une musulmane avec un non musulman, le parti islamiste Ennahdha tente de sauver la face en publiant aujourd’hui, vendredi 17 août 2018, un communiqué où il réitère son attachement à l’application de la loi. Le maire islamiste...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/17/fatwa-de-layouni-ennahdha-tente-de-sauver-la-face/">«Fatwa» de Layouni : Ennahdha tente de sauver la face</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-169743" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/Ghannouchi-Layouni.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Fathi Layouni et Rached Ghannouchi.</em></p>
<p><em><strong>Après les déclarations de Fathi Layouni, maire du Kram, sur l&rsquo;interdiction du mariage d&rsquo;une musulmane avec un non musulman, le parti islamiste Ennahdha tente de sauver la face en publiant aujourd’hui, vendredi 17 août 2018, un communiqué où il réitère son attachement à l’application de la loi.</strong></em><span id="more-169732"></span></p>
<p>Le maire islamiste a indiqué, hier, avoir donné l’instruction au chargé de l’état civil de sa mairie de refuser de marier une tunisienne musulmane à un non-musulman, si ce dernier ne présente pas une attestation de Dar Al-Ifta prouvant qu&rsquo;il s&rsquo;est converti à l&rsquo;islam. Sa déclaration a fait couler beaucoup d’encre et suscité la colère de beaucoup de Tunisiens qui lui reprochent de ne pas appliquer la loi, car la circulaire N°216  de novembre 1973 interdisant le mariage d&rsquo;une musulmane avec un non-musulman a été abrogée le 14 septembre 2017.</p>
<p>Hier soir, le maire du Kram, avocat de son état, censé être attaché au respect de la loi, a tenté de rattraper le coup en affirmant qu’il a, justement, voulu respecter la loi, notamment les articles 5 et 21 du Code du statut personnel (CSP), qui ne peuvent, selon ses dires, être abrogés par la circulaire de septembre 2017.  Selon ces deux articles, le mariage devient nulle s&rsquo;il est en contradiction avec des exigences de la charia, affirme l&rsquo;avocat.</p>
<p>«<em>Je suis un homme de droit et un homme d’Etat. Je suis donc garant de l’application de la loi et du respect de la constitution qui est ma ligne directrice. Si vous voulez changer la loi, faites vos propositions à l’Assemblée»</em>, a-t-il dit dans une vidéo publiée sur son compte Facebook.</p>
<p>Ce matin, c’est Ennahdha qui s&rsquo;est invité dans la polémique pour essayer de calmer les esprits très remontés contre le zélé maire islamiste. Le parti islamiste s&rsquo;est en effet fendu d&rsquo;un communiqué où il déplore les déclarations de Layouni et précisé que la Tunisie est un Etat civil soumis à des lois qu’il faut respecter.</p>
<p>Ennahdha a aussi déploré les déclarations du maire Layouni hostiles à Béji Caïd Essebsi. Me Layouni avait appelé l’Assemblée à recourir à l’article 88 de la constitution pour voter une motion de censure contre le président de la république et mettre fin à son mandat, <em>«parce que le président, par son initiative créant la Commission des libertés individuelles et de l&rsquo;égalité (Colibe) s’est opposé à la charia (loi islamique)»</em>, a-t-il dit … !</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mfxuVQTDdq"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/16/fatwa-de-fathi-layouni-youssef-chahed-appele-a-intervenir/">«Fatwa» de Fathi Layouni : Youssef Chahed appelé à intervenir</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Fatwa» de Fathi Layouni : Youssef Chahed appelé à intervenir » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/16/fatwa-de-fathi-layouni-youssef-chahed-appele-a-intervenir/embed/#?secret=O1DRsL8HWC#?secret=mfxuVQTDdq" data-secret="mfxuVQTDdq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dHEjrz0t7M"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/16/mariage-dune-musulmane-avec-un-non-musulman-la-fatwa-de-layouni/">Mariage d&rsquo;une musulmane avec un non-musulman : La « fatwa » de Layouni</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mariage d&rsquo;une musulmane avec un non-musulman : La « fatwa » de Layouni » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/16/mariage-dune-musulmane-avec-un-non-musulman-la-fatwa-de-layouni/embed/#?secret=V0S4O5XHdV#?secret=dHEjrz0t7M" data-secret="dHEjrz0t7M" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/17/fatwa-de-layouni-ennahdha-tente-de-sauver-la-face/">«Fatwa» de Layouni : Ennahdha tente de sauver la face</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Macron vs Caïd Essebsi : Le choc des communications</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Feb 2018 09:36:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caid Essbsi]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[médina de Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le rythme effréné de la visite de la récente Macron en Tunisie pourrait faire croire à de la spontanéité et à de l’improvisation, or tout était organisé comme du papier à musique. Par Slaheddine Dchicha * Parmi les cinq chefs d’État les plus âgés du monde figurent deux Arabes. Le président Béji Caid Essebsi (92...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-136876" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/02/Macron-en-Tunisie.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le rythme effréné de la visite de la récente Macron en Tunisie pourrait faire croire à de la spontanéité et à de l’improvisation, or tout était organisé comme du papier à musique.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Slaheddine Dchicha</strong> *</p>
<p><span id="more-136874"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-83824 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/02/Slaheddine-Dchicha-1.jpg" alt="" width="200" height="256" />Parmi les cinq chefs d’État les plus âgés du monde figurent deux Arabes. Le président Béji Caid Essebsi (92 ans) et l’émir du Koweït le Cheikh Sabah Al Ahmad (89 ans). Mais depuis la démission forcée, à la fin de 2017, du plus âgé, Robert Mugabe (93 ans), Béji Caid Essebsi (BCE) est devenu le doyen.</p>
<p>Ironie du sort ou de l’histoire, BCE président d’une des nations les plus jeunes et à la tête de la plus récente démocratie vient d’accueillir pour une visite d’Etat de deux jours, le 31 janvier et le 1er février 2018, l’un des plus jeunes chefs d’Etat en la personne du Français Emmanuel Macron qui préside, lui, aux destinées d’une des plus vieilles démocraties.</p>
<p>Mais on le sait depuis Corneille, <em>«la valeur n’attend pas le nombre des années»</em> et il aurait été fort inélégant d’insister sur l’écart d’âge entre les deux présidents si précisément cet écart n’était pas un facteur déterminant pour comprendre le style de chacun et pour apprécier ce très chargé voyage-éclair.</p>
<h3>La lenteur et l’hyperactivité</h3>
<p>Oui, voyage-éclair car court, chargé, intense et car l’action et la rapidité sont désormais la marque de fabrique de ce président hyperactif. En effet, pendant ces deux jours, Emmanuel Macron a mené sa visite officielle au pas de charge. Il n’était pas <em>«En Marche»</em>, il n’a pas marché, il a couru entraînant parfois dans son sillage BCE qui n’en pouvait mais.</p>
<p>Ce dynamisme et cette énergie se retrouvent partout, lors de son discours devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), lors de la conférence de presse commune et lors du bain de foule dans la Médina de Tunis. Il ne se lassait pas de serrer des mains et de demander si ça allait… et jamais il ne se séparait de son sourire et de sa bonne humeur.</p>
<p>Ce rythme effréné pourrait faire croire à de la spontanéité et à de l’improvisation et donner ainsi un sentiment humain au personnage et une dimension humaniste à sa visite, en fait tout était conforme à un plan de communication rigoureux et organisé comme du papier à musique.</p>
<h3>Selfie et folklore</h3>
<p>Les cérémonies et les déambulations dans les lieux du pouvoir (Palais de Carthage, Dar Dhiafa) ou dans les rues et les lieux publics (Bardo, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/02/01/tunisie-macron-a-decouverte-de-medina-de-tunis/">Médina</a>) ne doivent pas faire croire que les selfies ou le port de la chéchia étaient des gestes improvisés et gratuits… car après tout pourquoi se prendre en selfie au palais de Carthage alors que tous les photographes français et tunisiens accrédités pour couvrir l’événement avaient immortalisé le moindre geste des deux présidents, sinon pour se rajeunir par ce geste juvénile et ringardiser du même coup l’hôte, BCE. Et pourquoi enfoncer une chéchia crânement – c’est le cas de le dire – sur le crâne sinon pour folkloriser davantage BCE engoncé dans son costume trois pièces et surtout sa Dame déguisée pour l’occasion en mannequin de Samia Ben Khalifa en revêtant une de ses Follas, alors que Madame Macron, comme l’ont répété ad nauseam les médias tunisiens, conciliait les couleurs du drapeau national avec la fashion la plus mondialisée du regretté styliste tuniso-parisien Azzedine Alaïa.</p>
<h3>Storytelling et imprévus</h3>
<p>Comme chacun le sait, désormais les plans communication réservent une part de lion au récit, comme disent les communicants et les sémioticiens. Or les histoires, les contes, on le sait, ont pour fonction de bercer les enfants, de les faire endormir et pour faire endormir les consciences tunisiennes, en l’occurrence ces enfants que sont leurs représentants, Macron les a enfumés en leur racontant une belle histoire, celle de la mondialisation heureuse, c’est-à-dire libérale; celle de <em>«nous»</em> : les deux rives de la Méditerranée, la rive nord et la rive sud; des Franco-tunisiens; de Rome et Carthage. Unies. Conciliées. Il leur a même promis de déterrer la Carthage détruite, couverte de sel et ensevelie par Rome… C’est dire ! Mais c’est une image parlante pour qui sait voir et interpréter !</p>
<p>Et d’ailleurs l’enfumage a commencé avant d’arriver en Tunisie; il a commencé en France, par hasard, dans les rues de Clermont-Ferrand, le Président Macron a rencontré par hasard une Tunisienne et il l’a amenée dans ses bagages et certains médias ont cru à cette fable et l’ont médiatisée, c’est dire!</p>
<h3>Couacs et autres imprévus</h3>
<p>Les mêmes médias – très friands de théories du complot – ont dû attribuer les quelques dysfonctions de la machine communicationnelle à des esprits maléfiques et malfaisants. Car, en effet, il y a eu quelques grains de sable: les pleurs poignants de cette mère qui voulait des papiers à ses fils partis, la journée <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/02/01/visite-de-macron-tunisie-ecoles-francaises-greve/"><em>«école morte»</em> des écoles française</a> et enfin l’appel à la libération du plus ancien prisonnier politique en France, George Ibrahim Abdallah… et dont visiblement Emmanuel Macron ignorait l’existence et jusqu’au nom…</p>
<p><em>* Universitaire.</em></p>
<p><em><strong>Article lié:</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sWo6StNNQp"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/04/macro-tunisie-discours-de-methode/">Tunisie-France : Emmanuel Macron ou le discours de la méthode</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-France : Emmanuel Macron ou le discours de la méthode » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/04/macro-tunisie-discours-de-methode/embed/#?secret=yy4qJt6Maa#?secret=sWo6StNNQp" data-secret="sWo6StNNQp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis:</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P46lBb0zVK"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/20/caid-essebsi-et-macron-cest-kif-kif/">Caïd Essebsi et Macron, c’est kif-kif !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Caïd Essebsi et Macron, c’est kif-kif ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/20/caid-essebsi-et-macron-cest-kif-kif/embed/#?secret=HEDX2h4ZPe#?secret=P46lBb0zVK" data-secret="P46lBb0zVK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uyqZdo2N65"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/07/arabie-saoudite-un-putsch-deguise-en-campagne-anti-corruption/">Arabie saoudite : Un putsch déguisé en campagne anti-corruption</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Arabie saoudite : Un putsch déguisé en campagne anti-corruption » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/07/arabie-saoudite-un-putsch-deguise-en-campagne-anti-corruption/embed/#?secret=45bleNYM7E#?secret=uyqZdo2N65" data-secret="uyqZdo2N65" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/05/macron-vs-caid-essebsi-choc-communications/">Macron vs Caïd Essebsi : Le choc des communications</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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