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	<title>Archives des Boabdil - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Boabdil - Kapitalis</title>
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		<title>Rétrospective : Sayyida Al-Hurra, la guerrière de la contre-Reconquista</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Mar 2023 09:54:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sayyida Al-Hurra, reine de Tétouan, fut l’unique reine gouvernante d’un Etat musulman de toute l’Histoire, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/04/retrospective-sayyida-al-hurra-la-guerriere-de-la-contre-reconquista/">Rétrospective : Sayyida Al-Hurra, la guerrière de la contre-Reconquista</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En mémoire de «la Noble Dame» ou de «la dame émancipée», l’unique reine gouvernante d’un Etat musulman de toute l’Histoire, Sayyida Al-Hurra Bint Ali Ibn Rachid, née à Grenade en 1485, morte Tétouan (Maroc) en 1542, fût la reine de Tétouan et de sa région de 1515 à 1542.</em></strong></p>



<p>Pa<strong>r Abdellaziz Guesmi *</strong></p>



<span id="more-6789810"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg" alt="" class="wp-image-5434153" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La perte du paradis de l’enfance andalouse dont elle fut chassée en 1492 est le Fil d’Ariane de sa vie, une&nbsp; blessure, née de cet arrachement qui déterminera ses choix et ses actions.</p>



<p>Mais, face à sa haine sans limite envers les usurpateurs espagnols, elle est destituée en 1542 suite à un complot familial ourdi par des traîtres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une féroce envie de revanche</h2>



<p>Descendante d’une famille andalouse expulsée d’Espagne, toute sa vie est marquée par la volonté de prendre sa revanche sur les chrétiens ibériques. Théoricienne de la contre-Reconquista, son combat pour expulser les Espagnols et les Portugais de Sebta et de Melilla, comme préalable à la libération d’Al-Andalus, est à méditer.</p>



<p>Considérée comme l’une des personnalités les plus importantes de l’Occident musulman de son époque, Sayyida est connue aussi pour son alliance avec le corsaire ottoman Kheireddine dit Barberousse, dans leur lutte commune pour dominer la Méditerranée et empêcher l’expansion des Européens.</p>



<p>Sayyida Al-Horra est la fille du prince Ali Ben Moussa Ben Rachid el-Idrissi El-Alami Ben Mchich, de l’aristocratie andalouse, qui a combattu à Grenade, aux côtés du dernier roi, Boabdil, pour arrêter l’avancée des chrétiens dans les ultimes bastions musulmans en Andalousie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="frLiTLKMlU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/retrospective-la-chute-de-grenade/">Rétrospective : la chute de Grenade</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rétrospective : la chute de Grenade » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/retrospective-la-chute-de-grenade/embed/#?secret=ItkH3y6QQP#?secret=frLiTLKMlU" data-secret="frLiTLKMlU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ali était le prince de Chefchaouen, petite ville rifaine, et de sa région qui incluait aussi Tétouan et les tribus qui vivaient entre Sebta, Tanger, Asilah et Ksar Elkebir.</p>



<p>Sa mère était d’origine espagnole. Convertie à l’islam, elle avait pris le nom de Zahra Fernández. Deux enfants naissent du mariage d’Ali et de Zahra : Ibrahim et Al-Horra. Le lieu de naissance est important car toute sa vie a été déterminée par les événements de sa petite enfance. En filigrane, on sent une béance à combler. Une féroce envie de revanche.</p>



<p>Au décès de son père, et contrairement aux règles de succession dynastique, elle est désignée Sultane-gouvernante avant même son frère, tellement elle était apte au pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libre de la tutelle des hommes</h2>



<p>Son nom est toujours précédé dans les sources arabes par «<em>Sayyida</em>» ou «<em>Sitt</em>». Le premier la range parmi les «<em>maîtres</em>» (<em>Al-Asyâd</em>), qualificatif accordé aux descendants d’une lignée prophétique. Pour certaines sources, les parents lui ont donné le nom d’Al-Horra en souvenir de la première Aicha Al-Horra qui était la mère du sultan Abou Abdallah (Boabdil) Ben Al Ahmar, dernier roi de Grenade. Ce nom avait, du reste, un très bon écho chez la communauté andalouse, installée à l’époque à Chefchaouen et à Tétouan. Il l’a prédestinée à être libre de la tutelle des hommes.</p>



<p>Mariée à Hassan Ben Ali Al-Mandri, un Grenadin installé à Tétouan, Sayyida retrouve un milieu andalou cultivé et raffiné comme celui où elle avait grandi en Espagne musulmane. Ce mariage permet à son mari, neveu du fondateur de Tétouan, de devenir gouverneur, représentant du père de Sayyida Al-Hurra. Au décès de son mari, Sayyida épouse le sultan de Fès, mais refuse de l’accompagner à sa capitale, ce qui représente une réelle manifestation d’indépendance de la part d’une femme de l’époque.</p>



<p>Maîtrisant parfaitement l’espagnol, ce qui lui a facilité la communication avec la population locale essentiellement d’origine andalouse et avec l’Espagne elle-même lors des discussions diplomatiques ou pour libérer les captifs chrétiens du royaume, Sayyida était profondément marquée par l’histoire d’Al-Andalus. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-6789984" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Une haine sans limite envers les spoliateurs espagnols</h2>



<p>Sayyida Al-Hurra est décrite comme l’ennemie jurée des Espagnols et une instigatrice pour la revanche. Sa principale occupation était de lutter contre les chrétiens par tous les moyens dont elle disposait, dont la guerre qui consistait à attaquer la marine marchande. Elle disposait, à Martil, d’un port adapté à ce type de guerre et avait de nombreux navires prêts à se lancer jour et nuit dans des opérations contre les côtes espagnoles. La guerre ne l’empêchait pas de veiller à bien gérer sa ville. Elle réussit la gageure d’être le chef incontesté dans la région grâce à sa détermination et à des alliances précieuses, celles du sultan de Fès et du fameux Kheireddine dit Barberousse, qui opérait à partir d’Alger et dont le seul nom provoquait la terreur chez les plus grands amiraux européens.</p>



<p>Face à son refus de toute concession et à sa haine sans limite envers les spoliateurs espagnols, elle est destituée en 1542 suite à un complot familial ourdi par le père de son gendre Al-Mandri et par son demi-frère Mohammed Ben Rachid, allié à Don Alfonso de Noronha, gouverneur portugais de Sebta et aux Saadiens.</p>



<p>Sayyida meurt en 1542 dans l’ingratitude, mais elle est toujours dans notre mémoire.</p>



<p><em>* Proviseur à Grenoble.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pm5cQmwRCy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/06/alhambra-le-massacre-des-abencerage-et-la-chute-dal-andalus/">Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/06/alhambra-le-massacre-des-abencerage-et-la-chute-dal-andalus/embed/#?secret=Ql89jRUILX#?secret=pm5cQmwRCy" data-secret="pm5cQmwRCy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Rétrospective : la chute de Grenade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 07:54:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a 530 ans, dans la nuit du 1er au 2 janvier 1492, Grenade est tombée. Sans combats.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/retrospective-la-chute-de-grenade/">Rétrospective : la chute de Grenade</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a 530 ans, dans la nuit du 1er au 2 janvier 1492, Grenade est tombée. Sans combats. Ainsi s’achève, par la faute de ses gouvernants, l’histoire d’Al Andalus : 1 million de musulmans et de juifs disparus, assassinés, chassés de leurs terres. Leur destin tragique n’a cessé depuis de torturer la mémoire de leurs descendants.</em></strong> <em>(Illustration : La capitulation de Grenade par Francisco Pradilla y Ortiz &#8211; Boabdil remettant les clés de Grenade à Ferdinand II d&rsquo;Aragon et Isabelle de Castille</em>).</p>



<p>Par <strong>Abdellaziz Guesmi </strong>*</p>



<span id="more-6751332"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg" alt="" class="wp-image-5434153" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Mohammed XII de Grenade ou Boabdil, connu aussi sous le nom de Abou Abdallah Mohammed Ben Abî Al-Hasan Ali est le vingt-deuxième et dernier émir de Grenade. Il est surnommé Az-Zughbî (l’infortuné) ou El Chico (Le Jeune) par les Castillans.</p>



<p>Avide de gloire, imbu de sa personne et vaniteux, l’imbécile de Boabdil décide d’attaquer Lucena, un mois après son accession au trône de Grenade. Mais pour Az-Zoughbi qu’il était, là malchance est au rendez-vous, et c’est une défaite sévère.</p>



<p>Son beau-père, Ali Atar est mort au combat. Boabdil est fait prisonnier par les Castillans. Dès qu’il est informé de la catastrophe de Lucena, El Viejo (le père, donc), se hâte de reprendre son trône en 1484, mais pas pour longtemps, car il le perd de nouveau en 1485 au profit de… son frère Mohammed Az-Zaghal (le courageux), qui se fait proclamer sultan avec l’appui du sinistre vizir Abou Al-Qasim Bannigas.</p>



<p>En 1487, Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille finissent par libérer Boabdil et l’aident même à reprendre le trône, à la condition que Grenade devienne vassale et qu’il renonce à défendre Malaga, (dirigée par son… oncle !!). En outre, Boabdil est obligé par les rois catholiques de donner Ahmed, son bébé de deux ans, en otage.</p>



<p>Les villes musulmanes tombent les unes après les autres. La chute du port de Malaga coupe les relations du royaume avec le Maghreb et empêche toute aide. Fin 1487, Almeria/AlMariya&nbsp; et Guadix/ Wadi-Ich tombent. En 1489, Almuñécar/Hisn Al-Munkkab et Salobreña/Salubania tombent.</p>



<p>Le 26 avril 1491 commence le siège final de Grenade. Ce jour-là, la reine Isabelle de Castille jure de ne pas se baigner ni changer de vêtements jusqu’à ce que la ville soit prise.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="500" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sultans-de-dynastie-nasride.jpg" alt="" class="wp-image-6751607" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sultans-de-dynastie-nasride.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sultans-de-dynastie-nasride-300x250.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sultans-de-dynastie-nasride-580x483.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure></div>


<p>Fin 1491, la situation dans Grenade devient très précaire quand le blé, l’orge, le millet et l’huile viennent à manquer. Le passage par l’Alpujarra/Abou Charra est devenu impraticable, la neige ayant commencé à tomber et ayant coupé les communications avec cette région musulmane.</p>



<p>Dans la nuit du 1er au 2 janvier 1492, guidés par Ibn Koumasa et Abou Al-Qasim Al-Moulihe, deux vizirs de Boabdil, le grand commandeur de Léon, Don Gutierrez de Cardenas et quelques fonctionnaires castillans, entrent secrètement dans Grenade par un chemin peu fréquenté.</p>



<p>Au petit jour, Boabdil livre les clés de l’Alhambra à Don Gutierrez dans la tour de Comares. Sans combatte, le lâche.</p>



<p>La capitulation de Grenade est proclamée le 2 janvier 1492. Le comte de Tendilla et ses troupes entrent ensuite dans l’Alhambra. Boabdil laisse sa ville intacte aux mains de ses adversaires, moyennant un traité de capitulation qui garantit les droits des habitants : ceux-ci peuvent rester en conservant leur religion, leurs autorités juridico-religieuses, leurs biens et même leurs armes (sauf les armes à feu). En théorie&#8230;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="300" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Bannieres-et-armoiries-Nasrides-de-Grenade..jpg" alt="" class="wp-image-6751565" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Bannieres-et-armoiries-Nasrides-de-Grenade..jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Bannieres-et-armoiries-Nasrides-de-Grenade.-300x150.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Bannieres-et-armoiries-Nasrides-de-Grenade.-580x290.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Bannières et armoiries Nasrides de Grenade.</em></figcaption></figure></div>


<p>Les musulmans restent encore quelques temps, dispersés un peu partout dans la péninsule. Les Roi catholiques finissent pourtant par renier les capitulations signées avec Boabdil, car cette population avait attiré sur elle les jalousies des nobles et grands d’Espagne qui voulaient s’accaparer ses biens. Et elle est, surtout, toujours… musulmane&nbsp;!</p>



<p>On oblige assez rapidement les musulmans à faire un choix, soit de partir au Maghreb, soit se convertir au christianisme. Ils refusent. Ils mourront.</p>



<p>S’ensuit une terrible répression qui pousse les anciens Andalous à se rebeller. Plusieurs centaines de milliers sont assassinés. En 1609 un édit du roi Philippe II d’Espagne oblige tous les descendants de musulmans de quitter l’Espagne sous peine de mort. Ils résisteront seuls. Ils mourront seuls.</p>



<p>* <em>Proviseur à Grenoble.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5X8q19C81J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/06/alhambra-le-massacre-des-abencerage-et-la-chute-dal-andalus/">Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/06/alhambra-le-massacre-des-abencerage-et-la-chute-dal-andalus/embed/#?secret=trMRlux7Rq#?secret=5X8q19C81J" data-secret="5X8q19C81J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MCoMUhokUQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/la-chute-du-califat-de-cordoue-lautre-grande-discorde-de-lislam/">‘‘La chute du califat de Cordoue’’: l’autre grande discorde de l’islam</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La chute du califat de Cordoue’’: l’autre grande discorde de l’islam » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/la-chute-du-califat-de-cordoue-lautre-grande-discorde-de-lislam/embed/#?secret=Al48COigPK#?secret=MCoMUhokUQ" data-secret="MCoMUhokUQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus  </title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2023 08:52:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur le massacre des Abencerage et la chute d'Al-Andalus. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Al-Andalus, il y a 530 ans, à la veille du désastre de 1492 : le massacre de 36 chevaliers de la noblesse arabe des Abencérage (les Benserraj, Benserradj, Abencerrajes, ou Banou Serraj) par Boabdil, El Chico, l’infortuné, dernier roi de Grenade.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Abdellaziz Guesmi </strong>*  </p>



<span id="more-5964801"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg" alt="" class="wp-image-5434153" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Grenade est à feu et à sang. Les rois catholiques et leurs soldats assiègent la ville. Dans l’Alhambra, Boabdil, au lieu de défendre Al Andalus, soupçonnant sa sultane, la comploteuse Aixa (Aïcha), d’avoir une relation amoureuse avec un Abencérage, massacre, dans une salle du palais, 36 nobles des Abencérage&nbsp;pour se venger.</p>



<p>En réalité, la puissante famille des Abencérage est victime d’un complot ziride&nbsp;: elle est accusée de vouloir renverser Boabdil pour sauver Al-Andalus.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Querelles entre Arabes et Berbères</h2>



<p>Les Abencérage étaient une tribu arabe du royaume de Grenade établie en Espagne depuis le VIIIe siècle. Elle était opposée à celle des Zirides (des Berbères Sanhadja). Ces deux factions faisaient et défaisaient les sultans de Grenade au gré de leurs alliances du moment. Les querelles entre Arabes et Berbères ensanglantent Grenade de 1480 à 1492 et hâtent la chute du royaume.</p>



<p>L’extermination&nbsp;de valeureux chevaliers Abencérage dans un bain de sang fait l’objet d’une anecdote liée à la salle située au sud de la cour des lions dans le palais de l’Alhambra qui porte leur nom&nbsp;: <em>«La fontaine d’apparat ne laissait plus couler de l’eau, mais leur sang&#8230;»</em>.</p>



<p>La Salle des Abencérage  est en face de la Salle des Deux Sœurs et elle est ainsi appelée parce que la tradition populaire raconte que des chevaliers Abencérage ont été tués dans cette salle. Il existe une tache de rouille qui couvre une partie du bassin en marbre au milieu de la salle et qui est considérée comme une tache de sang de ces chevaliers.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="400" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Massacre-des-Abencerage-Peinture-de-Maria-Fortuny.jpg" alt="" class="wp-image-5964962" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Massacre-des-Abencerage-Peinture-de-Maria-Fortuny.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Massacre-des-Abencerage-Peinture-de-Maria-Fortuny-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Massacre-des-Abencerage-Peinture-de-Maria-Fortuny-580x387.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Massacre des Abencerage, une peinture de Maria Fortuny.</em></figcaption></figure></div>


<p>Les murs de la salle sont couverts de plâtrières et d’une plinthe d’azulejos du XVIe siècle, du style de la Renaissance. Une magnifique coupole de <em>«muqarnas»</em> (éléments en nid de poule, stalactites) repose sur huit trompes qui sont également de muqarnas. Sur ces trompes est écrite l’inscription :<em> «Il n’y a plus d’aide que celle qui vient de Dieu, le clément et miséricordieux »</em>.</p>



<p>Les fenêtres, situées où la coupole commence, laissent passer une lumière faible qui éclaire les muqarnas et crée une atmosphère magique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les derniers Abencérage</h2>



<p>Les Maures d’Espagne (ceux qui n’ont pas été massacrés) se dispersent en Afrique. Les tribus des Zirides et des Goméles s’établissent dans le royaume de Fez, dont elles tiraient leur origine. Les Vanégas et les Alabès s’arrêtent sur la côte, depuis Oran jusqu’à Alger. Enfin, les Abencérage se fixent dans les environs de Tunis sous le nom de&nbsp; Benserraj ou Serraj.</p>



<p>François-René de Chateaubriand a écrit en 1826 <em>Les Aventures du dernier Abencérage</em>. C’est une fiction relatant les aventures d’un survivant de la famille Abencérage après la prise de Grenade en 1492.</p>



<p>L’écrivain français revient dans ses <em>Poésies diverses </em>sur le drame d’Alhamra et des Abencérage, dont nous extrayons ces vers&nbsp;: &nbsp;</p>



<p><em>«O bel Alhambra !<br>O palais d’Allah !<br>Cité des fontaines !<br>Fleuve aux vertes plaines !<br>Un chrétien maudit<br>D’Abencérage<br>Tient l’héritage :<br>C’était écrit !»</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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		<title>«Blood and Faith» : La normalisation de l&#8217;épuration ethnique en Europe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Mar 2022 07:06:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le plus inquiétant dans le discours du populisme européen haineux actuel, à l&#8217;instar de celui d&#8217;Eric Zemmour, le candidat à la présidentielle française d&#8217;avril prochain, c&#8217;est qu&#8217;il reprend les mêmes arguments et propose les mêmes solutions que ceux naguère utilisés en Espagne pour en expulser les populations arabo-berbéro-musulmanes d’Andalousie, jugées différentes et inassimilables. Par Dr...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Blood-and-Faith.jpg" alt="" class="wp-image-383669"/></figure></div>



<p><strong><em>Le plus inquiétant dans le discours du populisme européen haineux actuel, à l&rsquo;instar de celui d&rsquo;Eric Zemmour, le candidat à la présidentielle française d&rsquo;avril prochain, c&rsquo;est qu&rsquo;il reprend les mêmes arguments et propose les mêmes solutions que ceux naguère utilisés en Espagne pour en expulser les populations arabo-berbéro-musulmanes d’Andalousie, jugées différentes et inassimilables.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-383668"></span>



<p>En 1492, Grenade, la dernière ville arabo-berbéro-musulmane d’Andalousie, capitale du Royaume Nasride, ouvrait ses portes aux armées de la Castille et de l’Aragon, après un siège de plusieurs mois. Il s’agissait d’une reddition négociée scellée par un traité.</p>



<p>Les habitants recevaient la promesse de ne pas être chassés du pays et de voir leurs vies, leurs coutumes et leur religion respectées. Ceux qui désiraient partir recevaient l’assurance de se rendre librement au Maghreb.</p>



<p>Concernant les biens, le droit de la guerre de l’époque imposait en principe aux vaincus la mise à disposition de tous leurs biens au bénéfice des vainqueurs. Les grandes propriétés&nbsp;étaient immédiatement rattachées au domaine royal, seuls les seigneurs de l’ex-Royaume de Grenade qui se convertissaient au christianisme gardaient le droit d’en disposer. Seule une infime partie acceptait de le faire et la plupart des grandes familles musulmanes quittaient le pays, les plus fortunées, à commencer par le Roi Abou Abdallah Al Ahmar passé à la postérité sous le nom de Boabdil.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La conversion en masse des musulmans</h2>



<p>Les gens communs , le plus souvent des commerçants, des petits artisans et des ouvriers agricoles, ceux qui préféraient rester pour différentes raisons, parce qu’en général ils n’avaient pas où aller ou qu’ils ne pouvaient pas s’acquitter des frais du voyage, se voyaient ainsi privés de l’élite de leur peuple, et se retrouvaient sous la dépendance de leurs nouveaux maîtres chrétiens pour le compte de qui ils devaient continuer à accomplir les tâches qui avaient toujours été les leurs, nécessaires à la bonne marche des domaines où ils avaient toujours vécu.</p>



<p>La masse des musulmans entrait ainsi dans le régime féodal au profit des seigneurs espagnols qui s’accommodaient très bien de respecter leurs coutumes du moment qu’ils leur étaient indispensables, par leur savoir-faire et leur expérience, pour accroître leurs richesses. Et au cours des dix premières années les choses se déroulaient plutôt conformément au traité, malgré le prosélytisme des prêtres en faveur de la foi chrétienne.</p>



<p>Plusieurs mosquées étaient converties en Églises et les musulmans trouvaient de moins en moins de lieux de culte répondant à leurs besoins, et il leur devenait difficile de bénéficier d’une vie communautaire.</p>



<p>Mais au début du XVIe siècle l’Eglise était convaincue que son objectif, la conversion en masse des musulmans, ne serait pas accomplie par le moyen jusque-là utilisé, celui de la persuasion. En matière de contrainte religieuse, l’Eglise catholique avait déjà l’expérience des juifs à qui on ne laissait d’autre choix que la conversion ou le départ, et celle des cathares d’Occitanie, qui finissaient sur le bûcher.</p>



<p>Un service ecclésiastique avait été mis en place, qualifié de Saint Office, avec mission d’enquêter sur les pratiques religieuses des habitants et de traquer ceux qui se faisaient passer faussement pour des chrétiens, avant de les livrer à la justice royale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des convertis toujours suspects</h2>



<p>L’Eglise persuadait aisément l’autorité royale de la nécessité de procéder à la conversion massive des musulmans, en usant de moyens coercitifs. C’est ainsi que ces derniers se virent dans l’obligation d’abandonner tous leurs attributs communautaires et toutes leurs pratiques religieuses, d’adopter des noms espagnols, et de s’abstenir de lire ou de parler l’arabe.</p>



<p>Le reniement complet des clauses du traité de reddition de Grenade déclenchait alors le premier grand soulèvement dans les montagnes Alpujarra, situées entre Grenade, Malaga et Almeria. Après deux années de combats impitoyables, les musulmans étaient battus par l’armée royale, ses chefs exécutés, emprisonnés ou déportés. Les survivants étaient dispersés aux quatre coins du territoire ibérique, dans des régions où ils seraient minoritaires.</p>



<p>La société était divisée en deux catégories: celle des vieux chrétiens dont on estimait le sang pur, dont le loyalisme ne se discutait pas, et celle des convertis, toujours suspects, en butte à la surveillance tatillonne du Saint Office ou inquisition, à la recherche de toute manifestation de la foi musulmane. C’est ainsi que les habitants dont les cheminées ne fumaient pas durant les journées de Ramadan étaient suspectés, de même que ceux qui se signalaient par leur propreté corporelle.</p>



<p>Cet état de choses se prolongeait jusqu’en 1609, année à laquelle les autorités décidaient d’expulser en masse tous les convertis. Il semble que les raids des corsaires maghrébins sur les côtes ibériques aient bénéficié de nombreuses complicités parmi les néo-convertis, au point de susciter une grande inquiétude sur leur participation à un éventuel débarquement ottoman.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les marches de la mort</h2>



<p>Le dernier soulèvement musulman dans la Sierra Morena était alors écrasé de la même manière par l’armée royale , dans le sang. Et tous les convertis étaient regroupés puis emmenés jusqu’aux ports du sud dans de véritables marches de la mort, en laissant tous leurs biens, avant d’être embarqués sur des bateaux à destination du Maghreb, pour y être abandonnés dans le dénuement le plus total. Les chroniqueurs chrétiens ont estimé leur nombre à près de 400.000, mais il semble qu’il ait été beaucoup plus important. Après leur expulsion, la péninsule ibérique devenait un territoire sans musulmans, conformément aux objectifs de l’église catholique.&nbsp; Cela n’a pas été &nbsp;sans conséquences. Un grande partie du savoir faire commercial, agricole et artisanal a été perdue. La société ibérique s’est refermée sur elle-même autour des normes du catholicisme imposées par l’Etat et n’en est véritablement sortie qu’après la mort du général Franco.</p>



<p>Il faut à cet égard savoir que le terme Mauro qualifiant les musulmans voulait dire Brun. Ainsi les blancs envahisseurs du nord venus des Pyrénées et des territoires au-delà, pour construire des châteaux en Espagne, allaient proclamer la pureté de leur sang, au détriment des populations du sud, avant de finir par les expulser.</p>



<p>Quant à la question des envahisseurs, elle sera toujours débattue. Les Arabes et les Berbères se sont fondus dans la population locale, qui au même titre qu’au Maghreb et selon le même processus, s’est arabisée et islamisée. Dans ces conditions les armées du nord cis et trans pyrénéen, venues coloniser le territoire ibérique, n’avaient aucun droit d’expulser les populations véritablement autochtones à la peau brune, elles n’auront été composées que d’envahisseurs, souvent des Croisés à l’instar de ce qui s’était passé en Palestine, Syrie et Morée, avec la constitution des royaumes francs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le populisme européen haineux</h2>



<p>La fondation du Royaume d’Espagne lors de la chute de Grenade n’aura été que le premier volet d’une entreprise coloniale englobant l’Amérique centrale et méridionale. Mais il ne s’agit là que de passé. L’Europe a légitimé cette conquête, comme elle le ferait plus tard pour celle de la Palestine par les sionistes; tout autant qu’elle délégitimerait celle de l’Ukraine par les Russes, sans doute avec de meilleures raisons.</p>



<p>Le plus inquiétant, c’est le discours du populisme européen haineux, à l&rsquo;instar de celui d&rsquo;Eric Zemmour, le candidat à la présidentielle française d&rsquo;avril prochain, qui reprend les mêmes arguments et propose les mêmes solutions que ceux naguère utilisés en Espagne pour en expulser les populations jugées différentes et inassimilables.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong><em>« Blood and Faith : The Purging of Muslim Spain » de Matthew Carr, éd. Paperback, juillet 2011, Paperback, 368 pages.</em></strong></li></ul>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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