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	<title>Archives des captagon - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des captagon - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>En Syrie, la guerre contre le Captagon est loin d&#8217;être gagnée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 07:50:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les usines de Captagon, la drogue qui faisait vivre le régime d'Al-Assad en Syrie, sont loin d'avoir toutes été démantelées.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/26/en-syrie-la-guerre-contre-le-captagon-est-loin-detre-gagnee/">En Syrie, la guerre contre le Captagon est loin d&rsquo;être gagnée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Durant la guerre civile syrienne et avec la multitude des sanctions internationales et afin de maintenir son régime financièrement viable, Bachar Al-Assad a transformé la Syrie en narco-État. Le pays est devenu une immense usine de Captagon. Au lendemain de sa chute, des laboratoires de fabrication de cette drogue ont été découverts et filmés dans des sites militaires mais aussi dans des propriétés appartenant à son frère Maher qui chapeautait le trafic.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17331220"></span>



<p>Le Captagon a inondé la Syrie et tout le Moyen-Orient et empoisonné les relations d’Assad avec les pays arabes. C’était l’une des principales raisons de la lassitude de ces pays à l’endroit de son régime qui lui avaient demandé que le trafic cesse mais il avait laissé faire. Huit mois après la chute du régime, l’empire de la drogue légué par Bachar Al-Assad joue sa survie. </p>



<p>Aujourd’hui, bien que le pays soit en gestation, les nouvelles autorités qui ont d’excellentes relations avec les autres pays de la région, mènent une guerre contre cette drogue. Le <a href="https://www.ft.com/content/d81e3c6c-c157-4281-92ec-135d70b497cb"><em>Financial Times</em></a> (<em>FT</em>) a consacré une enquête à cette guerre qui montre que la filière a subi de sérieux revers mais elle est confrontée aux aléas de la réalité syrienne tels que la corruption endémique ou bien la difficulté du nouveau pouvoir à contrôler l’ensemble du territoire.&nbsp;</p>



<p>Par une froide soirée d’hiver de décembre dernier, Ahmed –pseudonyme d’un ancien soldat syrien– déambulait incognito dans les ruelles de Damas. À ce moment-là, le régime sous lequel il avait servi s’était brutalement effondré et les rebelles armés qu’il redoutait depuis longtemps étaient entrés dans la capitale et avait renversé le président Bachar Al-Assad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’un des plus grands foyers de drogue au monde</h2>



<p>Selon son récit, rapporté par le <em>FT</em>, Ahmed aurait retiré son uniforme militaire pour se déguiser et avalé la moitié d’une pilule de Captagon, comme il l’avait fait des centaines de fois lors de moments de tension. Il aurait dit avec un sourire ironique que cela lui avait donné l’illusion d’avoir l’énergie et le courage d’affronter n’importe quel rebelle. </p>



<p>Cette pilule n’était pas seulement un moyen de fuir la réalité mais plutôt le reflet de l’héritage du régime qui a dirigé la Syrie pendant longtemps.</p>



<p>La journaliste Raya Jalabi rapporte dans son enquête menée essentiellement à Damas, Soueida et Deir Ezzor qu’en 14 ans de guerre, Assad a transformé son pays en l’un des plus grands foyers de drogue au monde, la production de Captagon étant à elle seule évaluée à 5 milliards de dollars par an.</p>



<p>L’usage de la drogue ne se limitait pas au trafic, elle a même atteint l’armée elle-même, les commandants distribuant gratuitement les pilules aux soldats ou les mélangeant à du thé et des gâteaux avant les combats pour lutter contre la faim et l’insomnie.&nbsp;</p>



<p>Toutefois, depuis ce jour de décembre, la Syrie a connu une transformation spectaculaire, représentée par une guerre globale contre la drogue menée par le nouveau président, Ahmed Al-Charaa, qui cherche à démanteler l’empire laissé par Assad.</p>



<p>Selon le <em>FT</em>, Al-Charaa a promis que l’un de ses combats les plus importants serait de <em>«purger la Syrie de la drogue»</em>. Il s’est tenu devant la mosquée des Omeyyades à Damas pour déclarer que <em>«la Syrie était une importante usine de Captagon, et aujourd’hui, par la grâce de Dieu, elle est en cours de purge»</em>.</p>



<p>Une campagne acharnée a effectivement été lancée, aboutissant à la confiscation de 200 millions de comprimés entre janvier et août 2025, soit 20 fois la quantité confisquée l’année précédente, selon le <em>FT</em>, citant le New Lines Institute, un groupe de réflexion américain basé à Washington.</p>



<p>La production et le trafic de drogue en Syrie ont chuté jusqu’à 80% après des raids visant des laboratoires de Captagon dans des bastions de l’ancien régime et la destruction de millions de comprimés, selon des informations citées par l’enquête auprès de trafiquants de drogue, de responsables de la sécurité, de responsables locaux et de chercheurs.</p>



<p>Les laboratoires qui se trouvaient dans l’aéroport militaire de Mezzeh et des villas appartenant à Maher Al-Assad et à ses hommes ont également été détruits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des milices armées continuent d’exploiter des réseaux de Captagon</h2>



<p>L’enquête précise qu’il est bien plus facile de lancer une guerre contre la drogue que de la gagner. Malgré le ralentissement de la production de drogue, producteurs et trafiquants continuent d’échapper aux arrestations, exploitant le vide sécuritaire dans les zones que le nouveau gouvernement ne parvient toujours pas à contrôler.</p>



<p>Un responsable du ministère de l’Intérieur à Deir Ezzor a déclaré au journal britannique que la plus grande menace n’est plus l’EI mais les milices armées qui continuent d’exploiter des réseaux de Captagon. Il a ajouté: <em>«Dans chaque usine de captagon que nous attaquons, nous trouvons un arsenal d’armes»</em>.</p>



<p>Dans le sud, près de la frontière jordanienne, le trafic de Captagon s’est poursuivi par l’intermédiaire de réseaux liés à l’ancien régime. Ces réseaux ont survécu grâce à leurs activités dans des zones échappant au contrôle du gouvernement.</p>



<p>Des pilules sont toujours introduites en contrebande de l’autre côté de la frontière grâce à des méthodes innovantes, notamment des drones et même des ballons télécommandés.</p>



<p>Bien que les tentatives de contrebande aient considérablement diminué, la pauvreté a facilité le recrutement de jeunes hommes comme passeurs, facturant des milliers de dollars pour transporter un sac de 30 kilos de pilules.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des garde-frontières complices ferment les yeux</h2>



<p>Selon le <em>FT</em>, certains gardes-frontières syriens connus pour accepter des pots-de-vin sont restés en poste en raison d’une pénurie de personnel. Un ancien passeur a déclaré au journal : <em>«Nous connaissions les gardes complices et nous n’avons eu affaire qu’à eux. Ils sont toujours en poste à la frontière et ferment les yeux»</em>.&nbsp;</p>



<p>Des failles sont suspectées au sein des unités antidrogue. Un officier de Qalamoun a déclaré au journal qu’il n’avait pas pu arrêter un important trafiquant qui avait transféré ses usines au Liban car il avait reçu des avertissements avant chaque raid.</p>



<p>Loin de la frontière, les Syriens continuent de payer le prix de l’empire de la drogue créé par Al-Assad. Le pays ne compte que quatre centres de traitement des addictions, tandis que les hôpitaux ne dispensent généralement que deux semaines de traitement initial, sans programme de réadaptation.</p>



<p>Le docteur Ghamdi Far’al, directeur de l’hôpital Ibn Rushd de Damas, a déclaré: <em>«Les ressources existantes sont totalement insuffisantes pour faire face à l’ampleur du fléau en Syrie mais l’État a du mal à se le permettre»</em>.&nbsp;</p>



<p>Le Captagon devenant rare et coûteux, beaucoup se sont tournés vers des alternatives plus dangereuses et moins chères comme la méthamphétamine (crystal meth). Parmi eux figure l’ancien soldat syrien Ahmed, dont la consommation de crystal meth lui a fait perdre plusieurs dents. Ahmed a déclaré au <em>FT</em> : <em>«Le message du nouveau gouvernement est clair : la drogue ne sera pas tolérée dans la nouvelle Syrie. Mais après tout ce que nous avons traversé, cela ne suffit pas à nous dissuader»</em>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eaV9rGT1cU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/saisie-au-liban-de-1-8-million-de-comprimes-de-captagon-destines-a-la-tunisie-precisions-de-la-douane-tunisienne/">Saisie au Liban de 1.8 million de comprimés de captagon destinés à la Tunisie : Précisions de la douane tunisienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Saisie au Liban de 1.8 million de comprimés de captagon destinés à la Tunisie : Précisions de la douane tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/saisie-au-liban-de-1-8-million-de-comprimes-de-captagon-destines-a-la-tunisie-precisions-de-la-douane-tunisienne/embed/#?secret=fLcYudLqgX#?secret=eaV9rGT1cU" data-secret="eaV9rGT1cU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Drogue en Tunisie │ Le besoin d’extase dans une société épuisée </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/25/drogue-en-tunisie-%e2%94%82-le-besoin-dextase-dans-une-societe-epuisee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 May 2025 08:39:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine encore, les saisies de drogues se multiplient en Tunisie. Le fléau n’épargne plus personne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/25/drogue-en-tunisie-%e2%94%82-le-besoin-dextase-dans-une-societe-epuisee/">Drogue en Tunisie │ Le besoin d’extase dans une société épuisée </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce mois encore, les saisies de drogues se multiplient en Tunisie. Le 15 mai 2025, les unités de la Garde nationale ont démantelé deux réseaux internationaux de trafic de drogues opérant entre la Tunisie, un pays européen et un autre arabe.&nbsp; On saisit, on interpelle, on confisque. On fait ce qu’on peut. On croit agir. Mais qu’est-ce qu’on soigne, au juste ?&nbsp;</em></strong></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><strong>Manel Albouchi *</strong></p>



<span id="more-16604770"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Derrière chaque prise, il y a un manque. Derrière chaque comprimé, une tentative de consolation. Et dans les regards perdus de ces jeunes qu’on fige en délinquants, il y a un cri sourd que la société refuse d’entendre.&nbsp;</p>



<p>Je ne suis pas là pour excuser, ni pour exécuter. Je suis là pour écouter.&nbsp;</p>



<p>Et loin des clichés, les consommateurs de ces substances ne sont pas tous issus de milieux marginalisés. Il y a des étudiants, mais aussi des cadres, des médecins, des juges… Le fléau n’épargne plus personne.</p>



<p>Le monde est devenu addictif. Ce n’est pas seulement une question de drogue. C’est un climat général, un bruit de fond, un appel constant à combler un vide. Café, alcool, sexe, sport, travail…&nbsp; tout peut devenir addiction quand le lien est abîmé.&nbsp;</p>



<p>Et en Tunisie, ce lien l’est profondément. Le tissu social s’effiloche. Les jeunes errent sans projet. Les adultes s’épuisent à survivre. Les familles se replient. Le politique déçoit. La parole publique s’effondre. La société s’étiole… de fatigue, d’ennui, de contradictions.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une société morte d’ennui</h2>



<p>La Tunisie actuelle est une société tendue entre le vide et l’hypercontrôle. Trop de règles qui ne tiennent plus debout. Trop d’interdits, mais plus de transcendance. Une parole vidée de sens, une écoute absente. Une parole qui juge ou se tait. Une écoute qui ne fait que surveiller.&nbsp;</p>



<p>Alors que reste-t-il ? Une société morte d’ennui. De non-sens. De contradictions insupportables. On dit <em>«non»</em> à tout, mais on ne propose rien. On promet la lumière, mais on vit dans des pièces sans fenêtres.&nbsp;</p>



<p>Il ne s’agit pas de simple délinquance. Il s’agit d’un besoin spirituel. D’un besoin d’élévation. L’homme ne peut pas vivre sans extase. Même dans les traditions les plus anciennes, la transe, la danse, la prière, la poésie… toutes étaient des tentatives d’ouverture.&nbsp;</p>



<p>Mais aujourd’hui, on a remplacé le chant par l’écran, la transe par la poudre, la vision par un cachet. On cherche à <em>«toucher le ciel»</em>, mais on rase le sol. Et quand on chute, on tombe de très haut.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un cercle vicieux aggravé par la guerre&nbsp;</h2>



<p>La drogue prospère souvent là où le chaos s’installe, où les institutions s’effondrent et où la violence devient le quotidien. Gaza, avant d’être ravagée par la guerre et le massacre, a été envahie par une vague massive de consommation de drogues, notamment le Captagon, ce puissant psychostimulant syrien. Cette invasion chimique a fragilisé davantage une population déjà sous tension extrême, exacerbant la désolation et la perte de repères. </p>



<p>La drogue, dans ce contexte, est à la fois symptôme et moteur du chaos : elle alimente la désorganisation sociale, affaiblit les corps et les esprits, et prépare le terrain pour la déshumanisation que la guerre achèvera. Ce lien entre drogue et conflit n’est pas un hasard, mais un cercle vicieux qui se nourrit de la souffrance collective et de l’effondrement du lien social.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une religion de substitution&nbsp;</h2>



<p>A la manière de Lacan  je dirais : <em>«Le toxicomane veut jouir du signifiant lui-même.»  </em></p>



<p>Quand plus rien ne fait lien, la drogue devient Dieu. Elle remplit le vide. Elle occupe le corps. Elle donne l’illusion d’unité. Elle fait fonction d’Autre, là où l’Autre est absent.&nbsp;</p>



<p>Le toxicomane ne cherche pas juste un plaisir. Il cherche une fusion. Un retour au sein maternel. Une étreinte sans séparation.&nbsp;</p>



<p>Mais cette étreinte est chimique, sans passage par la castration symbolique, donc sans humanisation possible.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="guNyV17C91"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/02/tunisie-la-toxicomanie-bientot-consideree-comme-une-maladie/">Tunisie : la toxicomanie bientôt considérée comme une maladie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la toxicomanie bientôt considérée comme une maladie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/02/tunisie-la-toxicomanie-bientot-consideree-comme-une-maladie/embed/#?secret=M6ZBeqL0cJ#?secret=guNyV17C91" data-secret="guNyV17C91" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des voiles sur la perception&nbsp;</h2>



<p>Sur les portes de la perception, William Blake écrivait : <em>«Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l’homme comme elle est, infinie.»</em> </p>



<p>La dépendance est un faux nettoyage. Un dégagement brutal, toxique. Ce n’est pas l’extase naturelle, celle de la pleine conscience, du souffle, de l’amour vrai. C’est une extase en négatif, une chute, une morsure dans le réel.&nbsp;</p>



<p>Les drogues, au fond, viennent parfois tenter de faire sauter les voiles mais elles en créent d’autres, plus épais encore.&nbsp;Voiles sur la vision, voiles sur l’écoute, voiles sur la parole.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une société sans rituel&nbsp;</h2>



<p>Le problème n’est pas la drogue en soi. C’est l’absence d’alternative. Nous vivons dans une société morte de ses rites. Il n’y a plus de lieu pour dire le traumatisme, pour danser la colère, pour pleurer ensemble. Il n’y a plus de récit pour contenir la douleur. Plus d’espace symbolique pour la métamorphose. Alors chacun gère comme il peut. Chacun s’auto-administre un calmant, un stimulant, un somnifère émotionnel.&nbsp;Mais les dommages sont visibles : déscolarisation, violences, troubles psychiatriques, dérives morales, solitude.&nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eiED3N4Y7W"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/02/la-lutte-contre-la-drogue-en-tunisie-et-dans-le-monde/">La lutte contre la drogue en Tunisie et dans le monde  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La lutte contre la drogue en Tunisie et dans le monde   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/02/la-lutte-contre-la-drogue-en-tunisie-et-dans-le-monde/embed/#?secret=pvvPOQ4Jkq#?secret=eiED3N4Y7W" data-secret="eiED3N4Y7W" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le retour au lien&nbsp;</h2>



<p>Le soin de l’addiction n’est pas une punition. Ce n’est pas l’exclusion. C’est le retour au lien. Un retour à soi, à l’histoire, à la parole, à la présence d’un Autre fiable.Un travail de reconstruction, de symbolisation, d’humanité.&nbsp;</p>



<p>Ce travail, nous devons le faire collectivement.&nbsp;Créer des lieux de parole. Réinvestir l’éducation affective. Offrir des soins accessibles. Redonner du sens. Réparer le lien social. Et surtout… redonner à chacun un espace d’expression intérieure.&nbsp;Sinon, ce ne seront pas seulement les jeunes qui tomberont. Ce seront tous les piliers de la société, un à un, dans un bruit sourd, celui des choses qui tombent.&nbsp;</p>



<p>* <em>Psychothérapeute, psychanalyste.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/25/drogue-en-tunisie-%e2%94%82-le-besoin-dextase-dans-une-societe-epuisee/">Drogue en Tunisie │ Le besoin d’extase dans une société épuisée </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Saisie au Liban de 1.8 million de comprimés de captagon destinés à la Tunisie : Précisions de la douane tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/saisie-au-liban-de-1-8-million-de-comprimes-de-captagon-destines-a-la-tunisie-precisions-de-la-douane-tunisienne/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/saisie-au-liban-de-1-8-million-de-comprimes-de-captagon-destines-a-la-tunisie-precisions-de-la-douane-tunisienne/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Oct 2022 12:23:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Saisie au Liban de 1.8 million de comprimés de captagon destinés à la Tunisie : Précisions de la douane tunisienne</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/saisie-au-liban-de-1-8-million-de-comprimes-de-captagon-destines-a-la-tunisie-precisions-de-la-douane-tunisienne/">Saisie au Liban de 1.8 million de comprimés de captagon destinés à la Tunisie : Précisions de la douane tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Dans une déclaration à Kapitalis, le colonel-major Haithem Zannad porte-parole de la direction générale de la douane tunisienne s&rsquo;est exprimé sur l&rsquo;annonce faite hier par le ministre de l’intérieur libanais Bassem Mawlawi sur son compte Twitter</strong></em>,<strong><em> relative </em></strong><em><strong>à la saisie, à Beyrouth, de 1.8 million de comprimés de captagon, destinés à la Tunisie.</strong></em></p>



<span id="more-4443897"></span>



<p>Bassam Mawlawi a précisé que deux personnes impliquées dans cette affaire ont été arrêtées par la brigade anti-drogues au port de Beyrouth après la saisie dans des machines industrielles de cette grande quantité de captagon, appelée «<em>la drogue des terroristes»</em>.</p>



<p>Du côté tunisien, après que l&rsquo;affaire ait éclaté sur les réseaux sociaux, la Direction des enquêtes douanières et le bureau du renseignement douanier ont entamé les investigations officielles via les canaux nationaux et internationaux, indique Haithem Zannad ce vendredi 7 octobre 2022 à Kapitalis, en précisant que cela servira à recueillir les éléments nécessaires en vue d&rsquo;ouvrir une enquête en coordination avec le parquet afin de déterminer les possibles implications de personnes physiques ou morales dans cette affaire.</p>



<p>Sur un autre plan le porte parole de la DGDT a tenu à rassurer quant aux procédures frontalières menées par les services de la douane en collaboration avec les services sécuritaires et militaires dans le cadre de la lutte nationale contre le trafic de drogue.</p>



<p>«<em>Les services de la douane utilisent différents moyens comme les technologies avancées, les scanners, les chiens détecteurs de drogue, les appareils détecteurs de traces de stupéfiants, en plus des ressources humaines et des services de renseignements»</em>, a-t-il ajouté, en rappelant qu&rsquo;au cours des 9 premiers mois de 2022, la douane a saisi dans les différents postes frontaliers terrestres, maritimes et aériens, 81 kilos de cocaïne, 13 kilos de marijuana, et 480.000 comprimés de stupéfiants.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



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<p><em><strong>*Photos publiées sur le compte Twitter du ministre de l&rsquo;Intérieur libanais</strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/saisie-au-liban-de-1-8-million-de-comprimes-de-captagon-destines-a-la-tunisie-precisions-de-la-douane-tunisienne/">Saisie au Liban de 1.8 million de comprimés de captagon destinés à la Tunisie : Précisions de la douane tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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