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	<title>Archives des Chedly Ayari - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Chedly Ayari - Kapitalis</title>
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		<title>La BCT annonce le décès de Chedly Ayari : «Nous perdons l&#8217;un des bâtisseurs de notre Nation»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jan 2021 15:41:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chedly Ayari, ancien ministre sous Bourguiba et ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (2012-2018) est décédé ce jeudi 28 janvier 2021, à l’âge de 87 ans, annonce la BCT, dans un communiqué «C’est avec une profonde tristesse et beaucoup d’émotion que la Banque Centrale de Tunisie a appris la disparition de Si Chedly...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/28/la-bct-annonce-le-deces-de-chedly-ayari-nous-perdons-lun-des-batisseurs-de-notre-nation/">La BCT annonce le décès de Chedly Ayari : «Nous perdons l&rsquo;un des bâtisseurs de notre Nation»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/02/chedly-ayari.jpg" alt="" class="wp-image-138530"/></figure>



<p><strong><em>Chedly Ayari, ancien ministre sous Bourguiba et ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (2012-2018) est décédé ce  jeudi 28 janvier 2021, à l’âge de 87 ans, annonce la BCT, dans un communiqué</em></strong></p>



<span id="more-333998"></span>



<p><em>«C’est avec une profonde tristesse et beaucoup d’émotion que la Banque Centrale de Tunisie a appris la disparition de Si Chedly AYARI, ancien Gouverneur. Nous perdons un ancien Gouverneur. Mais, nous perdons aussi le politicien et le diplomate. Surtout un professeur émérite et un doyen qui a tant fait pour le développement des sciences économiques</em>», lit-on dans le communiqué de la BCT, qui affirme que M. Ayari fait partie de cette «<em>génération de bâtisseurs de notre Nation, qui au lendemain de l’Indépendance, avait grandement besoin de ses enfants. Et lui, il était de ceux-là, qui ont contribué avec abnégation et dévouement à l’essor de notre pays</em>».</p>



<p>Professeur des universités en économie et droit à l&rsquo;université de Tunis et doyen de la faculté de droit et des sciences économiques et de gestion de Tunis de 1965 et 1967, Chedly ayari était Membre de l&rsquo;Union générale des étudiants de Tunisie puis membre du bureau politique et du comité central du Parti socialiste destourien, Chedly Ayari, qui a milité pour l&rsquo;indépendance de la Tunisie avait été noommé, par le président Bourguiba, plusieurs ministère : ministre du Plan (1969-1970, 1974-1975), Ministre de la Jeunesse et des Sports (1970), Ministre de l&rsquo;Éducation nationale (1970-1971) et Ministre de l&rsquo;Économie (1972-1974).</p>



<p>Chedly Ayari qui était membre de la Chambre des conseillers, avait également occupé des responsabilités diplomatiques, notamment en tant que conseiller économique de la délégation tunisienne auprès des Nations unies (ONU) à New York entre 1960 et 1964 et ambassadeur auprès de la Commission européenne et des royaumes de Belgique et du Luxembourg en 1972.</p>



<p>En 1962 il présida la commission pour le développement industriel auprès de l&rsquo;ONU, puis la Banque arabe pour le développement économique en Afrique entre 1982 et 1987, avant de devenir directeur exécutif du groupe de la Banque mondiale entre 1964 et 1965 et membre du bureau consultatif de la Banque africaine de développement.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/28/la-bct-annonce-le-deces-de-chedly-ayari-nous-perdons-lun-des-batisseurs-de-notre-nation/">La BCT annonce le décès de Chedly Ayari : «Nous perdons l&rsquo;un des bâtisseurs de notre Nation»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Où est passée cette magnifique œuvre qu’est la nation tunisienne ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/09/ou-est-passee-cette-magnifique-oeuvre-quest-la-nation-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2020 16:42:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Mongi Slim]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a fêté, le 6 avril 2020, le 20e anniversaire de la mort de son premier président de la république, Habib Bourguiba, à un moment où elle aurait eu besoin d’un leader… un vrai ! Les hommes d’Etat visionnaires et volontaires ne se bousculent pas au portillon. Nous en sommes, malheureusement, bien loin, pour...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/Habib-Bourguiba-statut-equestre.jpg" alt="" class="wp-image-41627"/></figure>



<p><strong><em> La Tunisie a fêté, le 6 avril 2020, le 20e anniversaire de la mort de son premier président de la république, Habib Bourguiba, à un moment où elle aurait eu besoin d’un leader… un vrai ! Les hommes d’Etat visionnaires et volontaires ne se bousculent pas au portillon. Nous en sommes, malheureusement, bien loin, pour ceux qui ne se sont pas avérés être des hommes d’Etat d’envergure et que la jeunesse tunisienne pensait candidement vouloir éjecter en 2019… pour ne pas dire «déjecter».</em></strong></p>



<p> Par <strong>Ghazi Mabrouk </strong>* </p>



<span id="more-293383"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/Ghazi-Mabrouk.jpg" alt="" class="wp-image-51943" width="200"/></figure></div>



<p> Alors qu’en pleine crise de démondialisation, on commémore  les vingt ans de la disparition du nationaliste Habib Bourguiba, celui-ci revient sur le devant de la scène et redevient le curseur du <em>«tout tunisien»</em>, devant la déconfiture annoncée de la mondialisation post-coronavirale. <br> Permettons-nous, tout d’abord, une pensée particulière et compassée pour les jeunes de Tunisie, qui croient encore &#8211; et rêvent toujours – d’une véritable incarnation de leurs aspirations, avec tant de constance et de détermination. </p>



<p> Ceci, en dépit des désenchantements successifs de la mondialisation, face à la politique que subissent nos jeunes tunisiens. Ceci également, en dépit des jungles de Calais, des boat-peoples, de l’effritement des pan-mondialisme, pan-arabisme, pan-europisme, pan-africanisme, et autres <em>«pan»,</em> qui ont louvoyé, titubé – puis fini par trébucher – dans les  méandres de ce qu’ils avaient pensé pouvoir baptiser du mot de<em> «Révolution»</em>. Ils auraient tant souhaité façonner leur futur, dans un Etat tunisien à la hauteur de leurs espérances, souverain et libre de ses choix par rapport à l’étranger. </p>



<p> De grandes franges de la génération précédente s’étaient couchées, durant dix ans, devant les manquements qui avaient généré ces désillusions de la jeunesse populaire. En un moment, de surcroît, où les classes moyennes, sont désormais réduites à la portion congrue. </p>



<p> La <em>«Révolution tunisienne»</em> a plus de neuf ans et toutes ses dents sont déjà sorties depuis longtemps !</p>



<p> L’écume des cheveux blancs des dirigeants successifs doit donc se faire humble, devant l’ampleur du tsunami des espérances portées par l’imaginaire des jeunes de cette génération et leur volonté de lutter pour le devenir de leur Tunisie. Cette Tunisie historique, tant glorifiée par le visionnaire nationaliste Habib Bourguiba, en son temps. Pour lui c’était <em>«Non ! à la mondialisation et Oui ! à la Nation tunisienne jalousement gardée, maîtresse de son devenir dans le reste du monde.»</em></p>



<p> La Révolution tunisienne – continuons malgré tout à l’appeler comme ça – a  plus de neuf ans et toutes ses dents sont déjà sorties depuis longtemps ! Les dents acérées de la personne humaine, désormais collective, afin de ne pas laisser tuer l’espoir de manière pernicieuse.</p>



<p> Pourtant ceux qui se déclarent l’incarner ne l’ont pas  concrétisée dans les faits. Et les attentes de ceux qui ont véritablement fait la révolution sur le terrain s’interrogent. Sera-t-elle restée inachevée? Les horizons se seront-ils évanouis dans la brume des ambitions des nouveaux venus? Serait-ce en fait une Révolution sans jasmin? </p>



<p> La <em>«calinothérapie»</em> nouvellement pratiquée, à coups d’embrassades et accolades, n’arrive plus à escamoter le sentiment – de plus en plus vivace – d’un risque de confiscation des espoirs des jeunes tunisiennes et tunisiens, engagés dans le sillage de la responsabilité.</p>



<p> Les coups de boutoirs des jeunes des régions et des <em>«damnés de la terre»</em>, sont de plus en plus nombreux et virulents… au risque d’accompagner une segmentation de la société civile et du pouvoir. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Mondialisation ? Quelle mondialisation «post-coronavirum» ?</h3>



<p> Le révélateur qu’est le coronavirus a fait, qu’après les Pères Combattants de l’Indépendance, nos jeunes sont devenus à leur tour – aujourd’hui –  les symboles d’une souveraineté qui doit appartenir à l’ensemble des Tunisiens et non aux facteurs exogènes de l’idéologie mondialisatrice. </p>



<p> Mais méfions-nous cependant de <em>«l’enthousiasme mortel»</em> qu’évoquait déjà Frantz Fanon.</p>



<p> Dans ce contexte, comment la politique étrangère de la Tunisie pourrait-elle rester imperméable au <em>«post-coronavirum»</em>? Comment le destrier de la diplomatie économique de la Tunisie pourrait-il être lancé, tel un étalon conquérant tous crins au vent ? </p>



<p> Comment les approches et stratégies d’influences relationnelles nouvelles et modernes pourraient-elles être préemptées ? Et comment l’image de la Tunisie à l’étranger se refléterait-elle au travers du prisme de sa politique étrangère actuelle ? Un prisme qui se heurte, fatalement, à la multiplicité de ses facettes.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Bourguiba-Ghazi-Mabrouk.jpg" alt="" class="wp-image-293394" width="500"/><figcaption><em>L&rsquo;auteur reçu par Habib Bourguiba au Palais de Carthage.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading"> «La bave du crapaud n’atteint pas la magnificence de l’Aigle» !</h3>



<p> Pour la Tunisie, avoir une image flamboyante constitue-t-elle réellement une nécessité ? Au vu de ce qui transparaît actuellement, pour certains dirigeants tunisiens du moment, la réponse semblerait s’orienter vers le <em>«Non» </em>! </p>



<p> Mais veut-on vraiment activer les compétences en vase clos, alors que – comme le dit l’adage –<em> «les ratés ne vous rateront pas» </em>?</p>



<p> Il y a bien des pays qui ne font pas une priorité de leur image, dans leurs approches diplomatiques mais, par-delà son image historique et culturelle millénaire, la Tunisie d’après l’Indépendance s’est avérée fortement liée à l’image qu’elle renvoie d’elle. </p>



<p> Quasiment sans ressources notables et avec des ambitions de développement immenses, le premier Président de la Tunisie moderne avait immédiatement pris la mesure de la portée de l’image que la politique étrangère du pays pourrait susciter en matière de diplomatie économique. Il a, par exemple, ouvert la voie à l’industrie touristique et a ainsi créé une des sources de rentabilité et de développement autrefois quasi-ignorées en masse. Et ceci par-delà sa dimension limitée dans un monde en pleine explosion exponentielle.</p>



<p> Sans aucun complexe, le Combattant Suprême nationaliste Habib Bourguiba, s’était tourné vers l’espace que l’on appelait alors<em> «Le Monde Libre»</em>. Il le considérait comme le plus à même de servir les intérêts de son pays. Il a été le premier à comprendre que la Tunisie doit<em> «se placer»</em>. </p>



<p> Il a développé un véritable lobbying avant l’heure. Il a été avant-gardiste en la matière. Peu de gens connaissent Cécil Hourani, ce Libanais qui avait été le directeur du Bureau Arabe à New-York, avant de devenir, à l’Indépendance, le conseiller personnel de Bourguiba à Tunis. Et pourtant, il a constitué un relais indéniable entre Bourguiba et la plupart des réseaux d’influence occidentaux. </p>



<p> Bourguiba a su imposer l’image de la Tunisie et lui permettre de passer de l’ombre à la lumière. Qui ne se souvient du panache de la remontée triomphale de l’avenue Broadway à Manhattan en mai 1961 – cinq années seulement après l’Indépendance – en voiture décapotable, suivi d’un cortège officiel interminable ? Un Bourguiba, saluant debout la foule des Américains, massés de chaque côté du parcours. En hommage à notre si petit pays, devenu si grand de par sa politique étrangère. Alors que l’on confondait encore là-bas : Tunisie et Tasmanie. </p>



<p> N’était-ce pas là une image singulière de notre pays, conduit par celui qui appartenait à la Race des Seigneurs, et qui en fait pâlir plus d’un aujourd’hui, en ce moment même ?</p>



<p> Celui dont le Général de Gaule disait dans ses Mémoires : <em>«J’avais, en face de moi, un lutteur, un politique, un homme d’Etat, et un visionnaire, dont l’envergure dépasse les dimensions de son pays» !</em></p>



<p> Il est vrai qu’il ne pouvait pas dire autrement de Bourguiba, que certains ignares et incultes accusent d’avoir fourni à la France le fer que Gustave Eiffel avait utilisé en 1887 pour construire la Tour. Bourguiba est né 16 ans après ! Mais laissons les imbéciles mourir heureux de leur propre déficience mentale.</p>



<p> A tous ceux-là disons que : <em>«La bave du crapaud n’atteint pas la magnificence de l’Aigle».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le «soft power» !</h3>



<p> L’image de la Tunisie a été portée par sa politique étrangère et par des actions lobbying d’envergure, orchestrées par Habib Bourguiba Junior aux Etats-Unis et par Hédi Mabrouk en France. Cette image de la Tunisie a été symbolisée par des figures comme Madame Mendès-France, Hooker Doolittle  et Dag Hammarskjöld, avec lesquels il a été mené une politique d’influence feutrée avant date. Il avait même chez lui – à la maison – un relais auprès des Rois et Emirs du Moyen-Orient, en la personne de Wassila Bourguiba, également proche de Kadhafi. Ce que l’on appelle maintenant le <em>«soft power». </em></p>



<p> Cette image de la Tunisie a longtemps été incarnée par la présence voulue et préméditée de grands militants, à la tête de nombreuses organisations internationales, tels que Mongi Slim à la présidence de l’Assemblée générale des  Nations Unies en 1961, Bahi Ladgham à la présidence de la Mission de cessez-le feu Jordanie-Palestine en 1970, Habib Chatty à la présidence de l’Organisation de la Conférence islamique en 1979, Chedly Ayari à la présidence de la Banque arabe de développement de l’Afrique, Chedly Klibi au secrétariat général de la Ligue Arabe, Habib Boularès, Habib Ben Yahia, Taïeb Baccouche à l’Union du Maghreb Arabe, …et tant d’autres encore</p>



<p> Autant d’ambassadeurs de l’image qui confirment – de par leur position – la place préemptée par la Tunisie sur la scène internationale, pour la porter au firmament des étoiles montantes des Nations libérées. </p>



<p> L’appui à l’indépendance de la Mauritanie, le contingent militaire onusien des Tunisiens au Congo, le discours de Jéricho, l’appui à l’Angola et à l’Erythrée, l’obtention du soutien des Etats-Unis au Conseil de Sécurité de l’ONU dans l’affaire du bombardement de Hammam-Chatt, pour ne citer que ceux-là. </p>



<p> Ce non-véto américain exceptionnel au Conseil de Sécurité de l’ONU, que feu-Béji Caïd Essebsi aurait voulu s’attribuer en exclusivité, mais qui était l’œuvre de Bourguiba en prise directe au plus haut niveau de l’Etat américain.</p>



<p> Il avait fait passer à Ronald Reagan ce message clair : <em>«Je serais extrêmement déçu si vous opposiez un véto et ceci aura indéniablement des conséquences au niveau géopolitique de ma part»</em>. Une stratégie d’influence qui relève d’un savoir faire inné du président Bourguiba face au président Reagan.</p>



<p> Dans sa grandeur prémonitoire Bourguiba<em> «irradiait»</em> l’image de la Tunisie, interdisant tout <em>«droit de cuissage»</em> sur notre pays. En opposition avec la méthode, à la fois de Méphistophélès et de Raspoutine. Métaphore terriblement funeste, lorsqu’on la compare maintenant à un système érigé de manière poncepilatienne, dans les arcanes des relais mondialistes à l’étranger. Ponce Pilate lui-même n’aurait pas fait mieux, en matière de duplicité corruptive. Et de plus, ceci passe par ce que nous appellerons pudiquement la<em> «déférence relationnelle»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Rattrapés par la patrouille !</h3>



<p> Comme quoi les snipers politiques peuvent être dissimulés dans l’ambulance même des pouvoirs. Mais ils finissent généralement par être <em>«rattrapés par la patrouille»</em>! Et – en tout cas – c’est ce qu’espéraient les révoltés de 2011.</p>



<p> Et la <em>«patrouille»</em> les a-t-elle réellement rattrapés en ce 14 janvier 2011 censé être libérateur ? Ce jour où l’image de la Tunisie a crevé les écrans dans le monde et où sa notoriété et sa popularité ont explosé sur tous les continents. Qu’a-t-on donc fait de cette image ? </p>



<p> La politique étrangère de la Tunisie a ondoyé sur la crête de cette vague porteuse en deux temps : avant et après les élections de 2012. Dans un premier temps, elle a eu droit au clonage de sa politique étrangère sur l’image qu’elle renvoyait, pour passer ensuite à la diplomatie parallèle qui a voulu engager des reconversions géopolitiques en direction des pays du Moyen-Orient, loin des partenaires principaux de l’Union européenne. </p>



<p> C’était comme mettre dans sa propre poche une grenade dégoupillée, loin d’une véritable stratégie d’influence et de lobbying pour la diplomatie économique. </p>



<p> Depuis ce moment, <em>«celui qui n’entend plus parler de lui-même se croit sourd»</em>, comme dirait Talleyrand, le Prince des diplomates. Est-ce le cas dans l’œillard, au centre de la meule du pouvoir ?</p>



<p> Mais, comme il y a toujours un <em>«effet caméléon» </em>entre le monde de la politique et celui de la diplomatie. Sauf à <em>«murmurer à l’oreille des chevaux»</em>, pour mieux les enfourcher ensuite, sabre au clair. En tout cas, ce sera toujours mieux que d’avoir l’oreille d’un autre type… d’équidé. </p>



<p> La Tunisie aurait eu besoin aujourd’hui d’un Leader… un vrai ! Les Hommes d’Etat visionnaires et volontaires ne se bousculent pas au portillon. Nous en sommes, malheureusement, bien loin, pour ceux qui ne se sont pas avérés être des hommes d’Etat d’envergure et que la jeunesse tunisienne pensait candidement vouloir éjecter en 2019… pour ne pas dire <em>«déjecter».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"> La couleur du chat importe peu, pourvu qu&rsquo;il attrape la souris </h3>



<p> Mais pouvaient-ils imaginer vraiment le faire seuls ? Dans la mesure où, avec un vélo à plusieurs sièges, on doit pédaler dans le même sens ? Ils ont oublié qu’être tunisien n’est pas seulement une nationalité, c’est aussi un métier lorsqu’on aime sa Patrie !</p>



<p> Il faudra bien finir par sortir de l’optimisme béat quant à l&rsquo;avenir… sans occulter le pessimisme ambiant et lutter contre la décadence plurielle, même si actuellement <em>«le Roi est nu».</em> Il est vrai que pour certains, la couleur du chat importe peu, pourvu qu’il attrape la souris !</p>



<p> Pour paraphraser le discours célèbre d’un Premier ministre français devant le Conseil de Sécurité de l’ONU à la veille de la Guerre du Golfe, nous pourrions dire comme lui : <em>«Et c’est un vieux pays, la Tunisie, d’un vieux continent comme le nôtre, l&rsquo;Ifriqiya, qui vous le dit aujourd&rsquo;hui». </em></p>



<p> La flèche qui a été décrochée, depuis l’arc tendu à la force des bras par de vrais patriotes est entrée droit dans le cœur du peuple tunisien. Mais elle nous a inévitablement meurtris, par l’évanescence de sa symbolique historique. </p>



<p> La résurgence de cette magnifique œuvre qu’est la Nation tunisienne souveraine, dont la majesté aura vite repris sa place, grâce à cette solidarité unificatrice des citoyens tunisiens et de ceux qui la partagent parmi nous.</p>



<p> Il est impératif de mettre du bleu dans le ciel de cette Tunisie. Il va donc falloir se mettre au service de ce qui est plus grand que soi car, s’il y a un Paradis, c’est justement parce qu&rsquo;il y a un Enfer. C’est ce que l’on appelle un anti-message <em>«en creux» !</em> </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un miroir sans tain ?</h3>



<p> La perte de confiance est latente et l’image de la Tunisie en pâtit. Et, par conséquent, de quelle mondialisation et de quelle diplomatie économique parle-t-on ?</p>



<p> Plus que jamais la Tunisie doit projeter la réhabilitation de son histoire républicaine. Celle de la glorieuse épopée de la lutte pour l’Indépendance. Celle des résistants valeureux aux despotismes. Celle des martyrs de la liberté. </p>



<p> Si les gouvernants veulent distinguer la véritable image que reflète actuellement la Tunisie, il suffirait qu’ils se regardent eux-mêmes dans leur propre miroir… à moins qu’il ne s’agisse d’un miroir sans tain !</p>



<p><em> *Docteur en sciences politiques de l’Université de Paris, professeur émérite des universités en diplomatie économique et public-affairs, conseiller spécial du secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe et Haut-Représentant auprès ce l’Union Européenne, membre du comité directeur du Cercle Diplomatique, délégué général de l’Observatoire européen du Maghreb à Bruxelles, spécialiste des Fonds souverains… </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/09/ou-est-passee-cette-magnifique-oeuvre-quest-la-nation-tunisienne/">Où est passée cette magnifique œuvre qu’est la nation tunisienne ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les chiffres clés des devises en Tunisie présentés par Marouane El Abassi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/16/les-chiffres-cles-des-devises-en-tunisie-presentes-par-marouane-el-abassi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jul 2019 08:33:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Auditionné hier, lundi 15 juillet 2019, par la commission parlementaire des finances, de la planification et du développement, Marouane El Abassi, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a révélé des chiffres clés sur l’état des devises dans le pays. En voici l’essentiel… Le montant des devises qui circulent dans l’informalité, c’est-à-dire en dehors...</p>
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<p><strong><em>Auditionné hier, lundi 15 juillet 2019, par  la commission parlementaire des finances, de la planification et du développement, Marouane El Abassi, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT)  a révélé des chiffres clés sur l’état des devises dans le pays. En voici l’essentiel…  </em></strong><br></p>



<span id="more-225338"></span>



<p> Le montant des devises qui circulent dans l’informalité, c’est-à-dire en dehors des banques de la place est estimée entre 10 et 15 milliards de dinars.<br></p>



<p> Le nombre des nouveaux bureaux de change qui seront ouverts en Tunisie est estimé à 32 dont 13 dans le seul Grand-Tunis. <br></p>



<p> Les achats de devises par ces bureaux se sont élevés à 5 millions de dinars tunisiens (MDT) au mois de mai et à 7 MDT en juin. Pour le mois de juillet, la BCT s’attend à la collecte entre 25 et 30 MDT en devises. <br></p>



<p> En matière de rentrées de devises, la Tunisie a connu deux périodes depuis le soulèvement du 14 janvier 2011. Une période positive, en 2011, au cours de laquelle les Libyens ont transféré en Tunisie d’importants fonds en devises.<br></p>



<p> La seconde,<em> «catastrophique»</em>, remonte à 2014 au cours de laquelle des fonds estimés entre 5 et 6 milliards de dinars sont rentrés en Tunisie mais ont été très vite transférés  à l’étranger.<br></p>



<p> Ces transferts à l’étranger ont coûté à la Tunisie son blacklistage parmi les paradis fiscaux par l’Union européenne et par le Gafi en tant que pays exposé au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme.<br></p>



<p> La question qui se pose dès lors à ce propos : que faisait la banque centrale de Chedly Ayari à l’époque ? Laissait-elle faire ? Et dans ce cas, pour quelle raisons ou pour le compte de qui et de quelles parties ? Une en quête ne s’impose-t-elle pas à ce sujet ?<br></p>



<p style="text-align:right"> <strong>Khémaies Krimi </strong></p>
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		<title>Une BCT forte pour sauver le modèle économique et démocratique tunisien</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Dec 2018 12:53:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BCT]]></category>
		<category><![CDATA[Chafik Jarraya]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Ayari]]></category>
		<category><![CDATA[Fadhel Abdelkefi]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane Abassi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La classe politique tunisienne devrait mettre en œuvre au plus vite des réformes économiques et judiciaires audacieuses pour garantir l’avenir du pays et sa stabilité… Par Francis Ghilès * Les membres de la classe politique tunisienne nouvellement créée sont des héros déchus des huit années écoulées depuis le jour où une révolte populaire a mis...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/18/une-bct-forte-pour-sauver-le-modele-economique-et-democratique-tunisien/">Une BCT forte pour sauver le modèle économique et démocratique tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><em><strong>La classe politique tunisienne devrait mettre en œuvre au plus vite des réformes économiques et judiciaires audacieuses pour garantir l’avenir du pays et sa stabilité…</strong></em></p>
<p>Par <strong>Francis Ghilès</strong> *</p>
<p><span id="more-189455"></span></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-134482 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/01/Francis-Ghiles.jpg" alt="" width="200" height="200" />Les membres de la classe politique tunisienne nouvellement créée sont des héros déchus des huit années écoulées depuis le jour où une révolte populaire a mis fin à l’ancien régime de Zine El-Abidine Ben Ali.</p>
<p>De nombreux Tunisiens – dont l’immense majorité de jeunes, c’est-à-dire ceux-là mêmes qui, en 2010-11, ont eu le courage de faire front aux milices de Ben Ali– n’ont que mépris pour la classe politique tunisienne. Lors des récentes échéances électorales [les municipales du 6 mai 2018, ndlr], seul un tiers de l’électorat tunisien a pris la peine de voter, la jeunesse affichant son désenchantement par une abstention en masse.</p>
<p>Dans ce contexte, un personnage inattendu a fait irruption sur la scène: Marouane Abassi, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) dont la compétence n’est disputée par personne. L’homme qui me reçoit, voici un mois, ne semble guère nourrir d’ambition politique personnelle. Il s’efforce tout simplement d’aider l’Etat tunisien à naviguer dans des eaux qui peuvent s’avérer traitresses en cette période économique agitée.</p>
<h3>Financement du déficit</h3>
<p>Dans son livre récemment publié <em>‘‘Le modèle tunisien’’,</em> l’économiste Hachemi Alaya écrit que Marouane Abassi <em>«s’applique à donner un véritable contenu à la notion d’indépendance de la Banque centrale.»</em> En effet, depuis sa nomination à la tête de cette institution, le successeur de Chedly Ayari a augmenté de 100 points de base le taux directeur, le portant de 5,75% à 6,75%, pour lutter contre l’inflation et nettement limité l’accès au crédit et notamment le crédit accordé par les banques à l’état, réduisant ainsi sensiblement le recours abusif de ce dernier au financement du déficit. Alaya note que cette politique a évité à la Tunisie la dégradation par l’agence de notation Fitch.</p>
<p>Le nouveau gouverneur de la BCT a également accompli un travail remarquable en améliorant la coordination entre les différents ministères dans leurs efforts de réponse aux conditions du Fonds monétaire international (FMI), qui a prêté à la Tunisie 4,2 milliards de dollars [soit plus de 12,5 milliards de dinars tunisiens, MdDT], depuis 2011. En tant qu’ancien responsable de la Banque mondiale, il a aussi fait montre d’une connaissance approfondie des institutions internationales.</p>
<p>Ayant coordonné l’élaboration d’un rapport de la Banque Mondiale sur les conséquences négatives, pour l’économie tunisienne, de la crise en Libye, M. Abassi est très proche d’un dossier crucial tant sur le plan économique que sécuritaire, à savoir une plus faible croissance du PIB, la montée de la contrebande transfrontalière et autres risques sécuritaires. La BCT a entamé des négociations avec la partie libyenne sur un accord de facto qui permettrait à la Tunisie de payer son pétrole libyen en dinars tunisiens, afin d’épargner les précieuses réserves tunisiennes en devises étrangères.</p>
<p>Un accord tacite similaire existait entre les deux pays jusqu’à la chute de Ben Ali et il mérite d’être reconduit. Les flux commerciaux et financiers – y compris les transferts de fonds des travailleurs tunisiens en Libye, les investissements et les liens familiaux et économiques entre les régions pauvres du sud tunisien avec le voisin riche en pétrole – demeurent d’une grande importance, tout autant que les considérations sécuritaires récentes, étant donné que la Libye est devenue depuis quelques années un couloir aller/retour pour les djihadistes tunisiens vis-à-vis du Moyen Orient.</p>
<h3>Les relations bilatérales</h3>
<p>La contrebande avec la Libye et l’Algérie perdurera tant que les subventions accordées par ces trois Etats à certains produits – notamment le pétrole et les denrées alimentaires – ne seront pas alignées. En tout état de cause, un accord-cadre avec la Libye devrait renforcer la sécurité en Tunisie.</p>
<p>Cela dit, le gouverneur insiste qu’il tient à coopérer avec ses homologues maghrébins, soulignant le rôle décisif joué depuis 2003 par le gouverneur de la Banque centrale du Maroc, Abdellatif Jouahri, qui a fait de cette institution un partenaire incontournable dans la gouvernance de l’économie du Royaume.</p>
<p>Marouane Abassi reste optimiste quant aux possibilités de renforcer la coopération entre banques centrales de la région, mais attache une importance particulière à renforcer les relations économiques avec l’Algérie, où des centaines d’entreprises tunisiennes sont installée. En l’absence de l’ouverture de la frontière entre l’Algérie et le Maroc, rien n’empêcherait les trois pays du Maghreb oriental de travailler en plus étroite collaboration. Une telle coopération aurait également l’avantage de consolider la sécurité mutuelle des trois pays, de réduire l’activité économique informelle – qui représente jusqu’à la moitié du PIB tunisien– et de générer les emplois dont les pays de la région ont désespérément besoin.</p>
<p>Certains responsables du gouvernement tunisien souhaitent pouvoir convaincre les principaux créanciers internationaux – le FMI et les banques européennes et arabes – de rééchelonner la dette de la Tunisie, qui se monte à plus de 30 milliards de dollars [soit plus de 90 MdDT, ndlr] et dont l’intérêt annuel dépasse le milliard de dollars [ou 3 MdDT, ndlr]. L’enveloppe salariale de la fonction publique, les compensations et le service de la dette dévorent la totalité des revenus annuels de l’Etat tunisien.</p>
<p>Par conséquent, le moteur de l’investissement est en panne – une situation fâcheuse et lourdes de menaces à terme pour un pays dont l’enracinement démocratique est fragile. Les querelles publiques opposant le chef de l’Etat et le premier ministre ont transformé le débat politique en un spectacle pitoyable où les véritables préoccupations des citoyens tunisiens passent au second plan. La lutte contre la corruption – que d’aucuns pensaient, à la suite de l’arrestation de Chafik Jarraya, qu’elle serait la caractéristique marquante du gouvernement de Youssef Chahed – semble à bout de souffle.</p>
<h3>Fracture économique et sociale</h3>
<p>L’an dernier, le chef du gouvernement n’a pas vraiment soutenu son ministre des Finances, Fadhel Abdelkéfi, qui a été victime de ce que l’on peut qualifier de cabale juridique. Le système judiciaire n’a pas été réformé. S’ajoute à ce constat une corruption rampante. Dans de telles conditions, l’avenir de l’unique démocratie du monde arabe reste très incertain. Les médias en Tunisie sont peut être libres, mais il n’en demeure pas moins qu’ils sont aux mains d’intérêts privés non avoués – ils ont trop souvent tendance à calomnier plutôt qu’à informer.</p>
<p>Le niveau de vie de nombreux Tunisiens est pire que ce qu’il était en 2010. Les fractures économique et sociale qui séparent les régions côtières riches du pays de ses zones pauvres de l’intérieur ne semblent pas susciter l’intérêt de certains membres de la classe politique tunisienne qui ignorent connaissent peu cette Tunisie de l’intérieur et ne sont guère plus au courant des questions économiques.</p>
<p>Chaque année, des dizaines de milliers d’hommes et de femmes compétents votent avec leurs pieds. En cette période troublée que traverse la Tunisie, une banque centrale forte et indépendante peut sembler de peu d’importance. C’est tout le contraire qui est vrai. Si la classe politique tunisienne osait expliquer un plan de réformes économiques et judiciaire courageux et faire preuve de pédagogie, il n’est pas exclus que les citoyens, dont le niveau moyen d’éducation est bon et ou les femmes jouissent de droits qu’elles ont dans peu d’autres pays arabes, écoutent, pour une fois et avec intérêt ce que leurs dirigeants politiques ont a leur dire.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Article traduit de l’anglais par</em> <strong>Marwan Chahla</strong> <em>(traduction revue par l’auteur).</em></p>
<p><em>*Francis Ghilès est un des plus grands experts européens en affaires maghrébines. Chercheur associé principal auprès du Centre for International Affairs de Barcelone, il s’est spécialisé dans les domaines de la sécurité, l’énergie et les tendances politiques dans les pays d’Afrique du nord et de la Méditerranée occidentale.</em></p>
<p><em>**Les titre et intertitres sont de l’auteur.</em></p>
<p><em><strong>Source</strong></em>: <a href="https://www.middleeasteye.net/columns/tunisia-s-central-bank-beacon-hope-1969739134" target="_blank" rel="noopener">‘‘Middle East Eye’’</a>.</p>
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		<title>Tunisie : L’INS n’est pas seul responsable des statistiques non-crédibles</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/22/tunisie-lins-nest-pas-seul-responsable-des-statistiques-non-credibles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 09:48:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Ayari]]></category>
		<category><![CDATA[Hédi Saïdi]]></category>
		<category><![CDATA[institut national de la statistique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On accuse souvent les cadres de l’Institut national de la statistique (INS) de maquiller les chiffres, ce qu’ils ont d’ailleurs fait pendant des décennies, mais ils se défendent : l’Institut est prisonnier d’un statut qui limite son autonomie vis-à-vis du gouvernement. Une réforme s’impose… Par Khémaies Krimi Diabolisés, des décennies durant, par les chercheurs, les...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/22/tunisie-lins-nest-pas-seul-responsable-des-statistiques-non-credibles/">Tunisie : L’INS n’est pas seul responsable des statistiques non-crédibles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-185081" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Institut-de-la-statistique.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>On accuse souvent les cadres de l’Institut national de la statistique (INS) de maquiller les chiffres, ce qu’ils ont d’ailleurs fait pendant des décennies, mais ils se défendent : l’Institut est prisonnier d’un statut qui limite son autonomie vis-à-vis du gouvernement. Une réforme s’impose…</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Khémaies Krimi</strong></p>
<p><span id="more-185075"></span></p>
<p>Diabolisés, des décennies durant, par les chercheurs, les médias et l’opinion publique pour la publication de chiffres ne correspondant guère à la réalité, les cadres de l’INS ont été, enfin, autorisés à communiquer sur leurs activités et à s’expliquer devant les médias, sur les griefs qui leur sont reprochés.</p>
<p>Ils ont été bien inspirés d’avoir mis à profit la célébration, le 16 novembre 2018, de la Journée africaine de la statistique pour communiquer et organiser, à Tunis, en partenariat avec la Cité des Sciences, une grande campagne de sensibilisation autour du thème : <em>«Des statistiques officielles de haute qualité incluant la transparence, la bonne gouvernance et le développement complet».</em></p>
<p>En marge de cette campagne, les cadres de l’INS, conduits par leur directeur général Hédi Saïdi, ont initié une conférence-débat avec les journalistes sur la problématique des méthodologies suivies par l’INS pour déterminer trois indicateurs majeurs : l’inflation, l’emploi, et le commerce extérieur.</p>
<p>Pour mémoire, la Tunisie, qui jouit d’une longue expérience en matière de statistiques , puisque la création de l’INS remonte à 1969, a été régulièrement et sévèrement critiquée pour la mauvaise qualité de ses statistiques, voire pour leur non-crédibilité.</p>
<h3>Un pays quadrillé, des indicateurs maquillés&#8230;</h3>
<p>Dans son essai <em>‘‘La force de l’obéissance, économie politique de la répression en Tunisie’’</em>, la chercheuse française Béatrice Hibou a résumé les carences dont souffre la production des données, au temps de Ben Ali, par cette belle formule : <em>«Quadrillage, verrouillage et maquillage».</em></p>
<p>Il s’agissait pour Ben Ali de quadriller le pays et sa population à travers des instruments de contrôle et de répression (police, administration, parti unique), de verrouiller la presse et toute expression politique et de maquiller les chiffres, les données, les situations en construisant constamment une image positive du pays et des gouvernants.</p>
<p>Malheureusement, après le soulèvement du 14 janvier 2011, cette instrumentalisation de l’INS et partant de la production de données s’est poursuivie de plus belle. C’est, en tout cas, la perception qu’ont beaucoup de Tunisiens et même certains chercheurs et experts économiques.</p>
<p>C’est au niveau du calcul de certains indicateurs stratégiques que l’Institut a été particulièrement défaillant. Ainsi, pour calculer le taux de pauvreté dans le pays, l’INS a utilisé une méthodologie monétaire en vertu de laquelle est pauvre en Tunisie celui qui dispose de 2 à 3 dollars par jour, une communauté qui ne représente que 4% de la population tunisienne. Par contre, s’il avait utilisé la méthodologie du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) considérant comme pauvre celui qui n’accède pas à certains services vitaux tels que l’éducation, la santé, les prestations administratives, le taux de pauvreté en Tunisie avoisinerait les 20% et même 30% d’après certaines sources indépendantes.</p>
<p>Autre indicateur dont le calcul a été maquillé, celui du nombre d’analphabètes, l’INS cite le chiffre de 2 millions de tunisiens qui n’ont jamais été à l’école mais écarte de cette population la communauté des illettrés, des personnes incultes qui ne savent ni écrire ni lire, des Tunisiens qui ont, le plus souvent, interrompu leur scolarité particulièrement au niveau primaire. Le nombre des abandons scolaires est estimé chaque année à 100.000. Si on fait le calcul à partir de l’année 1990, ils seraient, aujourd’hui, aux alentours de 3 millions. Et la Tunisie compterait aujourd’hui plus de 5 millions d’analphabètes et d’illettrés… sans aucune valeur ajoutée.</p>
<p>Le calcul de l’inflation est également pointé du doigt par les utilisateurs des données statistiques. Ils considèrent que ce taux, estimé actuellement et officiellement à 7,4% (8,1% selon le FMI), serait en fait de l’ordre de 14 à 15% en moyenne tous produits confondus (subventionnés, administrés, libéralisés, de luxe…). Cet écart est du au fait que le panier pris en compte par l’INS pour le calcul de l’indice de prix ne prend pas en compte les nouveaux produits de consommation (internet, loisirs…).</p>
<p>Concernant l’emploi, les carences ont été révélées après le soulèvement du 14 janvier 2011. Avant cette date il n’y avait pas de statistiques sur le nombre de chômeurs ni dans les délégations ni dans les gouvernorats du pays. Par ailleurs, la méthodologie utilisée laisse à désirer en ce sens où, à titre indicatif, en vertu de celle utilisée par l’INS, est considérée sans emploi la personne sondée à l’heure où elle est interrogée par l’enquêteur de l’INS.</p>
<p>Et pour ne rien oublier, les statistiques du commerce extérieur sont également maquillées. Ainsi le déficit courant ne serait pas de l’ordre de 14 milliards de dinars comme le prétend l’INS mais bien plus (au-delà de 20 milliards de dinars selon certains sources). L’Institut aurait pris la malheureuse habitude d’inscrire les exportations des entreprises opérant sous le régime de l’<em>off-shore</em> au chapitre des exportations locales alors qu’elles n’ont aucun impact sur le budget de l’Etat. Car, conformément aux accords établis dans ce domaine, les sociétés étrangères implantées dans le pays ne rapatrient pas en Tunisie les recettes de leurs ventes à l’étranger.</p>
<p>Les Tunisiens ont découvert ce scandale lors de leur classement, en décembre 2017, dans la liste des paradis fiscaux en raison entre autres des avantages fiscaux et financiers accordés généreusement aux entreprises étrangères établies en Tunisie et, indirectement, aux maisons mères implantées dans les pays d’origine.</p>
<p>On peut aussi parler, à ce propos, des recettes du tourisme que certains tours opérateurs et hôteliers ont la fâcheuse tendance à ne pas rapatrier dans le pays. L’INS n’en parle pas dans ses statistiques. Tout le monde se rappelle le coup de gueule de l’ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) Chedly Ayari quant il avait interpellé les députés en leur demandant assez maladroitement du reste: <em>«Où sont les recettes du tourisme ?»</em> (<em>«Ouini flouss tourisme ?»</em>), alors qu’il était le mieux placé pour le savoir.</p>
<h3>Les fournisseurs de données seraient les maquilleurs de chiffres</h3>
<p>Face à toutes ces récriminations, les cadres de l’INS se sont bien défendus. Pour eux, la non-fiabilité des données ne relève pas de leur responsabilité mais des fournisseurs de ces données, et particulièrement, les ministères du Commerce et des Finances, la douane, la Banque centrale…</p>
<p>Selon eux, s’il y a maquillage, c’est en amont qu’il a été décidé.</p>
<p>Concernant la méthodologie, ils estiment que celles utilisées par l’INS sont conformes aux normes internationales et que même leur choix est déterminé par le commanditaire, en l’occurrence le gouvernement. C’est ce dernier qui choisit la méthodologie et les conclusions des enquêtes qui jouent à son avantage.</p>
<p>Au niveau des ressources humaines, ils ont déploré l’absence de recrutement de cadres et d’ingénieurs statisticiens depuis 2010, le non-remplacement des départs de statisticiens de qualité qui ont migré vers d’autres pays plus rémunérateurs et plus accueillants, et l’inexistence de stratégies de formation et de formation continue. À ce propos, ils ont rappelé que les quelques sessions de formation ayant eu lieu n’ont été possibles que grâce aux agences spécialisées étrangères. Et déploré l’absence de coordination et de communication entre les structures officielles en charge de la production de données statistiques, sous le prétexte du secret administratif.</p>
<p>Résultat : plusieurs indicateurs et informations d’une extrême importance ne sont pas communiqués à l’INS. Même avec l’intervention du Conseil national de la statistique, notent-ils, pour coordonner les travaux, la coopération inter-administrations n’est pas effective.</p>
<h3>Pour une indépendance totale de l’INS</h3>
<p>Les experts de l’INS estiment, par ailleurs, que la loi 1999 qui régit l’activité statistique ne garantit pas ni l’indépendance professionnelle de l’Institut, ni son autonomie en matière de gouvernance. Son directeur général est nommé par le gouvernement et obéit, par conséquent, à ses directives.</p>
<p>Sur la base de l’ensemble de toutes ces justifications, les cadres de l’INS réclament la révision du statut de l’organisme public en vue de garantir à sa gouvernance l’indépendance requise et à ses statistiques, la transparence et la crédibilité souhaitées.</p>
<p>L’enjeu de cette indépendance est de taille lorsqu’on sait qu’il y va de la crédibilité de la Tunisie, qui abrite, depuis fin octobre 2018, le siège de l’Institut africain des statistiques (IAS), première institution spécialisée de l’Union africaine. Cette structure a été investie de la délicate mission stratégique de collecter les données statistiques dédiées à la mise au point de stratégies de développement dans le continent.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lX2GMglpEo"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/14/cite-des-sciences-de-tunis-journee-africaine-de-la-statistique/">Cité des Sciences de Tunis : Journée africaine de la statistique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cité des Sciences de Tunis : Journée africaine de la statistique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/14/cite-des-sciences-de-tunis-journee-africaine-de-la-statistique/embed/#?secret=LON3p75VBk#?secret=lX2GMglpEo" data-secret="lX2GMglpEo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pxX6BeZ3Vy"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/12/statistiques-de-lins-qui-manipule-qui/">Statistiques de l’INS : Qui manipule qui ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Statistiques de l’INS : Qui manipule qui ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/12/statistiques-de-lins-qui-manipule-qui/embed/#?secret=YJ7KA3s2rq#?secret=pxX6BeZ3Vy" data-secret="pxX6BeZ3Vy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zUnqlw7mtV"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/05/ouverture-des-donnees-statistiques-la-tunisie-classee-14e-sur-125-pays/">Ouverture des données statistiques : La Tunisie classée 14e sur 125 pays</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ouverture des données statistiques : La Tunisie classée 14e sur 125 pays » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/05/ouverture-des-donnees-statistiques-la-tunisie-classee-14e-sur-125-pays/embed/#?secret=tzILNrfVI3#?secret=zUnqlw7mtV" data-secret="zUnqlw7mtV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Secteur bancaire : Quand Taoufik Baccar évalue ses successeurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Jun 2018 18:15:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Ayari]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Kamel Nabli]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un rapport de 60 pages, réalisé sous la direction de Taoufik Baccar et remis récemment au président de la république, dresse un bilan négatif de l’évolution du système bancaire au cours des sept dernières années et propose des réformes urgentes à y apporter. Par Khémaies Krimi Actuel président du Centre international Hédi Nouira d’études sur...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/29/secteur-bancaire-quand-taoufik-baccar-evalue-ses-successeurs/">Secteur bancaire : Quand Taoufik Baccar évalue ses successeurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-162330" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Taoufik-Baccar.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Un rapport de 60 pages, réalisé sous la direction de Taoufik Baccar et remis récemment au président de la république, dresse un bilan négatif de l’évolution du système bancaire au cours des sept dernières années et propose des réformes urgentes à y apporter.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Khémaies Krimi</strong></p>
<p><span id="more-162328"></span></p>
<p>Actuel président du Centre international Hédi Nouira d’études sur le développement, Taoufik Baccar qui fut, sous le règne de Ben Ali, ministre du Développement économique en 1995, ministre des Finances en 1999 et gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) de 2004 à 2011, semble regretter le plus son poste à la tête de l’Institut d’émission.</p>
<p>C’est du moins ce que laisseraient deviner les critiques qu’il a faites, indirectement et sans les nommer, de la gestion de ses trois successeurs, Mustapha Kamel Nabli, Chedly Ayari et Marouane El Abbassi, dont le mandat commence à peine mais qui risque de subir l’impact négatif des réformes initiées par ses deux prédécesseurs.</p>
<p>Ces critiques sont contenues dans un rapport intitulé <em>«Programme de redressement économique»,</em> présenté récemment au président de la république, qui est, certes, un travail collectif auquel ont pris part 17 experts multidisciplinaires, mais qui porte l’empreinte reconnaissable du dernier gouverneur de la BCT de Ben Ali.</p>
<h3>Limites de la politique Go and stop</h3>
<p>Taoufik Baccar reproche à son premier successeur d’avoir contribué à l’adoption de la politique «Go and stop, qui est passée, selon lui, par la phase go mais jamais par la phase stop, et qui s’est traduite par la relance de la croissance par la demande intérieure (consommation) et par l’augmentation sans précédent des dépenses publiques, et l’occultation des deux autres facteurs de croissance : l’exportation et l’investissement.</p>
<p>Pour remédier à cette situation, il propose de rééquilibrer le modèle de développement économique et de le <em>«baser concomitamment sur les trois sources de croissance : exportation, investissement et consommation.»</em></p>
<p>Il s’agit d’engager – pour le moyen et le long terme – des stratégies pour l’amélioration de la compétitivité, pour le développement de l’investissement (simplification des procédures de création de PME/PMI) et pour la promotion des exportations.</p>
<p>Au sujet de ce dernier facteur, le rapport propose de prendre des mesures de court terme visant à booster les exportations en exigeant, entre autres, des franchises, une compensation industrielle. En d’autres termes : ne les autoriser à vendre dans le pays qu’à condition qu’elles consentent d’y investir.</p>
<h3>La loi sur les banques à revisiter</h3>
<p>S’agissant des réalisations accomplies durant le mandat de Chedly Ayari, Taoufik Baccar critique les termes des deux lois adoptées: celle sur les banques et celle sur le statut de la BCT.</p>
<p>Le rapport estime que des modifications devraient «être apportées à la loi bancaire et en particulier à la règle du capital minimum pour le porter au moins à 150 MDT contre 50 MDT prévu par ladite loi.» Il s’agit, on l’a compris, d’éviter l’émiettement du marché, qui compte plus d’une vingtaine d’établissements bancaires, et de faire en sorte que la restructuration future du secteur favorise la recherche de tailles plus importantes (fusion-absorption notamment).</p>
<p>Concrètement, le rapport suggère trois actions : la cession des participations minoritaires dans les banques, notamment celles mixtes, la privatisation de la Banque d’Habitat et de la Banque Zitouna, et, enfin, le regroupement, dans des holdings publics, de la BFPME, la BTS, la Sotugar et le Foprodi, d’un côté, et de l’autre, de la STB, de la BNA et de BFT.</p>
<p>Le rapport recommande, par ailleurs, d’expurger de la loi bancaire toutes les dispositions qui ne relèvent pas de son domaine et qui trouvent leur place naturelle dans des textes à caractère réglementaire (arrêtés, circulaires…), comme les normes prudentielles de Bâle.</p>
<h3>Une Banque centrale indépendante du gouvernement</h3>
<p>La loi sur le statut de la Banque centrale n’est pas également du goût des auteurs de ce rapport, dont bien sûr Taoufik Baccar. Ces derniers proposent d’y réviser le mandat même de cette institution financière.<em> «L’abandon de l’objectif consistant à prêter appui à la politique de l’Etat dans la dernière révision des statuts de la BCT aurait mérité une mure réflexion dans un contexte où l’économie nationale connaît ses pires souffrances»</em>, souligne le rapport. Il relève, également, dans ce même contexte, que <em>«sur le plan de la gouvernance, il n’y a pas eu d’évolution remarquable, bien au contraire, le gouvernement a renforcé sa mainmise sur les organes dirigeants de cette institution dans le sillage du glissement des pouvoirs du chef de l’Etat sous la constitution de 1959, vers le chef du gouvernement sous celui de la constitution de 2014.»</em> Ce qui, bien sûr, «a fragilisé l’indépendance organique de la politique monétaire», relève le rapport. Qui ajoute : <em>«D’un côté, les nouveaux statuts entretiennent une confusion assez remarquable entre l’indépendance de la Banque centrale et celle de la politique monétaire qui, elle seule, réclame des aménagements institutionnels à même de lui conférer l’effectivité et la crédibilité souhaitées».</em></p>
<p><em>«En conséquence, recommande le rapport, il est indiqué de revoir le modèle de gouvernance de la Banque centrale, en consacrant une séparation rigide entre le gouvernement et les organes délibérant exécutif de l’Institut d’Emission; l’indépendance de cette institution devant en effet s’exprimer d’abord à l’égard du gouvernement. La nomination et la révocation du gouverneur et des membres du Conseil devrait relever du Président de la République et de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP)»</em>.</p>
<p>Le message est on peut plus clair&#8230;</p>
<h3>La critique, après coup, est facile</h3>
<p>Néanmoins, et abstraction faite des critiques de ce rapport de 60 pages, il importe de rappeler que Taoufik Baccar, contrairement à ses successeurs (mandat de 7 ans ensemble), a bénéficié à lui seul d’une longue période stabilité (plus de 7 ans), et partant d’une longue marge de manœuvre qui lui aurait permis d’engager toutes les réformes monétaires souhaitées pour le pays : institution du ciblage de l’inflation, développement des mécanismes de couverture des risques liés à la volatilité des prix à l’international, création d’une agence de Trésor spécialisée dans la gestion de la dette, formation des cadres bancaires à la monnaie cryptée… Malheureusement, il n’a rien fait de tout cela. Comme quoi, <em>«il ne faut jamais lancer de pierre quant on habite une maison de verre</em>».</p>
<p>Au final, nous invitons le dernier gouverneur de la BCT de Ben Ali à méditer cette célèbre citation de l’ancien président français Georges Pompidou : <em>«Il ne suffit pas d’être un grand homme, il faut l’être au bon moment».</em></p>
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		<title>Tunisie: Contexte favorable pour l’émission d’un emprunt obligataire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 May 2018 09:30:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[balance des paiements]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Ayari]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[emprunt obligataire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Banque centrale de Tunisie (BCT) a déclaré hier, lundi 28 mai 2018, que le moment est opportun pour l’émission d’obligations d’une valeur d’1 milliard de dollars afin de combler le déficit budgétaire et celui de la balance des paiements. La BCT a également rendu publique sa décision de maintenir au même niveau son taux...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/29/tunisie-contexte-favorable-pour-lemission-dun-emprunt-obligataire/">Tunisie: Contexte favorable pour l’émission d’un emprunt obligataire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-105978" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Devises.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La Banque centrale de Tunisie (BCT) a déclaré hier, lundi 28 mai 2018, que le moment est opportun pour l’émission d’obligations d’une valeur d’1 milliard de dollars afin de combler le déficit budgétaire et celui de la balance des paiements.</strong></em></p>
<p><span id="more-156774"></span></p>
<p>La BCT a également rendu publique sa décision de maintenir au même niveau son taux directeur, c’est-à-dire à 5,75%.</p>
<p>Cet emprunt obligataire avait déjà été annoncé fin 2017 et, à l’origine, son lancement était prévu pour la deuxième quinzaine de mars dernier&#8230; Le départ de Chedly Ayari, à la mi-février, et son remplacement par Marouane Al-Abassi à la tête de la BCT ont été une des raisons principales du report de cette émission…</p>
<p><em>«A présent, la situation est appropriée de recourir au marché financier mondial pour répondre aux besoins de financement du pays, notamment à la lumière de la pression croissante exercée sur les avoirs en devises et les liquidités du marché financier interne»</em>, ajoute le communiqué de la BCT, qui n’indique pas précisément la date de cette émission obligataire.</p>
<p>Pour l’année 2018, le gouvernement tunisien prévoit que le déficit budgétaire sera ramené à 4,9% du produit intérieur brut (PIB), alors qu’il était à 6% en 2017. Dans le même temps, notre pays vise à accroître le PIB à près de 3%, l’an prochain, contre 2,3% l’an dernier.</p>
<p>La décision, prise hier par la BCT, de maintenir les taux d’intérêt à leurs niveaux intervient après que le FMI ait insisté sur la nécessité de les augmenter, étant donné le taux d’inflation record de 7,7% atteint en avril.<br />
(1 dollar US = 2,558 dinars tunisiens (DT).</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p><em><strong>Article lié:</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qoo6Y5m9KD"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/24/tunisie-emettra-emprunt-obligataire-d1-milliard-de-dollars/">La Tunisie émettra un emprunt obligataire d’1 milliard de dollars</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie émettra un emprunt obligataire d’1 milliard de dollars » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/24/tunisie-emettra-emprunt-obligataire-d1-milliard-de-dollars/embed/#?secret=uEnVjTFs7Z#?secret=qoo6Y5m9KD" data-secret="qoo6Y5m9KD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/29/tunisie-contexte-favorable-pour-lemission-dun-emprunt-obligataire/">Tunisie: Contexte favorable pour l’émission d’un emprunt obligataire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Ex-post : L’incroyable dilemme du FMI en Tunisie !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/22/ex-post-lincroyable-dilemme-du-fmi-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Mar 2018 10:53:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Ayari]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds monétaire international]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Youssef Chahed et Christine Lagarde à Tunis en janvier 2018. Au moment de plancher sur l’octroi de la 3e tranche du prêt de 2,9 Mds $US, le FMI fait face à un véritable dilemme en Tunisie : quels sont les trade-offs et compromis possibles entre aider pour réformer et aider pour endetter? Par Asef Ben...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/22/ex-post-lincroyable-dilemme-du-fmi-en-tunisie/">Ex-post : L’incroyable dilemme du FMI en Tunisie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-135909" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/01/Youssef-Chahed_Christine-Lagarde.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Youssef Chahed et Christine Lagarde à Tunis en janvier 2018.</em></p>
<p><em><strong>Au moment de plancher sur l’octroi de la 3e tranche du prêt de 2,9 Mds $US, le FMI fait face à un véritable dilemme en Tunisie : quels sont les trade-offs et compromis possibles entre aider pour réformer et aider pour endetter?</strong></em></p>
<p>Par <strong>Asef Ben Ammar,</strong> Ph.D *</p>
<p><span id="more-144846"></span></p>
<p>Dans le cadre de son appui économique au gouvernement tunisien, le Fonds monétaire international (FMI) fait actuellement face à un sérieux dilemme! Lors de la <a href="https://www.imf.org/external/NP/SEC/bc/eng/index.aspx">rencontre de son conseil d’administration, prévue ce 23 mars</a>, le FMI devrait choisir entre deux alternatives diamétralement opposées. Soit, octroyer au gouvernement actuel les 320 MM $US (3e tranche d’un prêt de 2,9 Mds $US), alors que ce dernier n’a pas livré les réformes structurelles et les résultats économiques qu’il a promis. Soit, reporter encore une fois, le décaissement de cette 3e tranche, au risque de sceller le sort de l’actuelle équipe ministérielle, au pouvoir depuis 20 mois, mais très critiquée pour son inefficacité et <em>«incompétence»</em> dans la gouvernance économique du pays. En filigrane, le risque de nouvelles instabilités politiques qui viennent jeter de l’huile sur le feu des tensions socio-économiques, déjà préoccupantes.</p>
<h3>Aider pour réformer ou aider pour endetter?</h3>
<p>Deux questions taraudent les esprits : 1- quels sont les non-dits du dilemme du FMI en Tunisie?, 2- quels sont les<em> trade-offs</em> et compromis possibles, entre <em>aider pour réformer</em> et <em>aider pour endetter</em>?</p>
<p>Incroyable mais vrai, 7 ans après la révolution du jasmin en Tunisie, le FMI pourrait indirectement avoir le dernier mot au sujet de la survie ou la destitution d’un gouvernement d’unité nationale, présidé par Youssef Chahed.</p>
<p>Ce gouvernement n’a pas réformé et a plutôt aggravé les indicateurs économiques, au lieu de les améliorer. Ainsi, l’éventuel report du décaissement de la 3e tranche éclaboussera sérieusement le chef du gouvernement et enfoncera davantage son équipe ministérielle et conseillers économiques.</p>
<p>Déjà critiqué, ce gouvernement est tenu en haleine par la décision du FMI (23 mars). Le temps est compté; puisque les partis d’opposition, ainsi que les deux organisations syndicales (des travailleurs et des patrons) s’affairent déjà à se positionner pour le prochain remaniement ministériel.</p>
<p>Le tout arrive alors, que le gouvernement commence à manquer de devises pour importer et honorer le service de la dette.</p>
<p>Plus que 48 heures et on saura si le FMI autorise ou pas le décaissement de la 3e tranche de son prêt de 2,9 Mds de $US. En tant que tel, le montant de 320 MM de $US n’est pas extraordinaire; il ne dépasse pas l’équivalent-devise d’une semaine d’importation. Mais, le décaissement de cette tranche aura au moins deux répercussions implicites.</p>
<p>La première a trait au fait que le feu vert du FMI peut faciliter la sortie de la Tunisie sur les marchés monétaires pour mobiliser de nouveaux financements sous forme de prêts (et à moindres coûts)!</p>
<p>La seconde a trait au fait qu’une décision positive du FMI donnerait un petit répit aux finances publiques et surtout de l’espoir de survie au gouvernement Chahed.</p>
<p>Par contre, une décision négative du FMI fragilisera grandement le gouvernement d’union nationale (GUN). Un gouvernement qui bat de l’aile, depuis les contestations anti-austérité de janvier 2018, et depuis qu’il a perdu la confiance du syndicat des travailleurs, l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), et du syndicat des patrons, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica).</p>
<p>Une telle décision plomberait davantage la dynamique des partenaires de la coalition instituée par la Feuille de route de Carthage (FRC), en juin 2016.</p>
<p>Auquel cas, le gouvernement Chahed serait destitué ou remanié en profondeur, plus tôt que prévu, entraînant dans sa «chute» les ententes de la FRC, et leur consensus désormais <em>«périmé»</em>.</p>
<p>Cela dit, le décaissement de la 3e tranche ne réglera pas grand-chose dans le paysage macro-économique, déjà assez mal au point; il ne pourra pas, non plus, infléchir les principaux <em>trends</em> négatifs: déficit budgétaire de 7% du PIB, inflation de 8%, dette de 70% du PIB, chômage de 15%, déficit commercial béant, un dinar ayant perdu 21% de sa valeur en un an, etc.<br />
De surcroit, le timing de la décision du FMI ne sera pas politiquement «neutre»! Pour cause, la décision du FMI aura un impact électoral certain, tant au niveau des élections municipales à venir (dans 7 semaines), qu’au niveau de la reconfiguration des trajectoires et parties prenantes devant gérer l’économie tunisienne d’ici les échéances électorales de 2019 (présidentielle et législative).<br />
Le FMI tiendra-t-il compte de ces paramètres politiques, dans ses décisions et délibérations? Très probablement oui!</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-107424 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Youssef-Chahed-Dominique-Lagarde.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Première poignée de main entre Chahed et Lagarde à Davos en janvier 2017. </em></p>
<h3>Trade-off, compromis ou compromissions?</h3>
<p>Les dernières années, le FMI a mené en Tunisie plusieurs investigations économiques approfondies. Objectif : optimiser son appui à la gouvernance économique.</p>
<p>Le FMI a ouvert une représentation permanente en Tunisie pour éviter, dans la mesure du possible, ses erreurs de jugements passés. Notamment quand un ex-directeur général du FMI décidait des appuis économiques à apporter à la Tunisie en fonction de ses affinités et privilèges de toutes natures, que lui procurait le régime de Ben Ali.</p>
<p>En 2008, M. Strauss Khan s’est lié d’amitié complice avec Ben Ali, et est reparti de la Tunisie avec plusieurs présents et faveurs de valeur (offerts par Ben Ali). On peut le comprendre (sans le justifier), c’était la façon de Ben Ali d’acheter les satisfécits du FMI; et c’était aussi celle du directeur général du FMI (en 2008) qui est capable d’allouer illico presto les prêts, les satisfécits et les soutiens financiers à la Tunisie, entre autres.</p>
<p>On se rappellera tous les éloges de Strauss Kahn qualifiant la politique économique de Ben Ali de miraculeuse (le miracle tunisien), le tout pour cautionner ouvertement, la corruption, la dictature, la malversation et les collusions au sommet de l’État juste avant la révolte du jasmin. Dix ans sont passés et les choses ont changé drastiquement! Et les compromis ne peuvent plus virer aux compromissions, comme jadis en 2008.</p>
<p>Aujourd’hui, les procédures de transparence ont évolué positivement, et parions que le FMI diffuserait prochainement son rapport d’évaluation, ayant justifié l’autorisation de décaissement ou pas de la 3e tranche. Parions aussi que le FMI se prononcera clairement sur l’état d’avancement des engagements tenus par Chahed et l’ex-gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, en direction du FMI, dans la lettre qu’ils ont cosignée le 29 mai, 2017.</p>
<h3>Un package de réformes axées sur plusieurs chantiers</h3>
<p>Le FMI avait recommandé à la Tunisie un package de réformes axées sur plusieurs chantiers, dont cinq ont retenu l’attention de l’opinion publique.</p>
<p><em><strong>1- Public-privé</strong></em>. Le FMI a appelé de ses vœux, le recentrage de l’État tunisien sur ses missions essentielles, soutenant qu’au lieu d’éparpiller les efforts et de saupoudrer les moyens, l’État doit concentrer son action sur le Bien public; et laisser faire les acteurs privés, entreprises et associations, agir pour la production du Bien privé.</p>
<p>Ce simple principe stipule, entre autres, que l’État ne peut pas tout faire (emploi, investissement, production, etc.). Mais, ce principe économique n’est malheureusement pas encore assimilé par un grand nombre des ministres du Gouvernement Chahed, et encore moins par les députés présents au Parlement, qui croient que l’État doit tout faire.</p>
<p>Ce principe reste tabou, peu expliqué, peu partagé… et plusieurs ministres et députés ne sont pas en mesure de faire cette distinction conceptuelle, et concevoir les frontières du rôle de l’État.</p>
<p>En revanche, et depuis peu, la Tunisie ouvre la porte aux partenariats public-privé pour une trentaine de mégaprojets, qui vont voir le jour progressivement. Et cela constitue un appel d’air pour l’investissement et la croissance en Tunisie post-2011.</p>
<p><em><strong>2- Entreprises publiques.</strong></em> Le FMI a aussi recommandé que les entreprises, industries, banques&#8230; produisant des biens et services privés doivent être confiées au secteur privé. Soit la privatisation d’une trentaine de sociétés d’État, presque toutes déficitaires, mal gérées et vivant aux crochets des taxes payés par les contribuables. Ici aussi, les progrès ne sont pas au rendez-vous!</p>
<p>Le gouvernement n’a pas convaincu à ce sujet, n’a presque rien fait de concret, notamment pour mobiliser les revenus de vente de ces entreprises (pour combler son déficit budgétaire) et en évitant de gaspiller davantage de taxes dans le comblement des déficits de plusieurs entreprises et banques publiques.</p>
<p><em><strong>3- Administration publique</strong></em>. Le FMI a, et dans différents documents laissé savoir que l’administration publique peut <em>«faire plus avec moins»</em> ! Le FMI a appelé à réduire les pervers d’une administration publique pléthorique, inefficace, politisée, opaque, gangrenée par la corruption, etc.</p>
<p>Le FMI a recommandé la modernisation des pratiques administratives et l’attrition de la masse salariale, mais ici aussi, le gouvernement n’a pas encore engagé des efforts favorisant un nouveau management public axé sur les résultats et évaluant de façon systématique l’efficience des politiques, programmes, organisations et gestionnaires, y compris les ministres et hauts dignitaires de l’État.</p>
<p>L’administration publique constitue de plus en plus une contrainte handicapant les réformes.</p>
<p><em><strong>4- Équilibres macroéconomiques</strong></em>. L’économie de la Tunisie post-2011 est marquée par la multiplication des déficits (budgétaires, commerciaux, monétaires, etc.). Le FMI, tout comme plusieurs bailleurs de fonds déplorent les déficits, l’endettement grandissant et appellent de leurs vœux le rétablissement des équilibres, en rationalisant les dépenses, en réduisant les gaspillages et en menant une gestion axée sur les résultats.</p>
<p>Les pays européens ont aussi constaté l’ampleur des défis, en mettant la Tunisie dans la liste noire de l’évasion fiscale, la liste noire du blanchiment d’argent. Le marché parallèle prospère au grand jour au vu et au su de tous, y compris, le FMI qui ne fait quasiment rien pour inciter le gouvernement à mieux gérer le secteur informel et à formaliser ses transactions, notamment par les lois du marché et le principe de la concurrence.</p>
<p><em><strong>5- Flexibilité monétaire.</strong></em> Les dernières années, le FMI a prôné la flexibilité du dinar, et a tout fait comme si l’inflation devenait une solution (pas un problème), notamment pour dégonfler le salaire réel (ajustement par l’inflation) et éroder la dette gouvernementale libellée en dinar. C’est probablement dans le secteur monétaire, et grâce à la BCT que les réformes du FMI ont eu le plus de chance de passer et de se concrétiser.</p>
<p>Contrairement à M. Chahed, M. Ayari a tenu à ses promesses vis-à-vis du FMI, mais cela lui a coûté son poste, limogé de manière expéditive il y a de moins de 7 semaines. Le dinar a perdu en douze mois 22% de sa valeur, l’inflation plafonne à 8%, les réserves en devises s’étiolent (réserves de 76 jours, contre 110 jours il y a deux ans). Le volume des devises circulant hors des circuits bancaires constitue quasiment le double de ce qui est recensé et contrôlé par la Banque centrale. Les produits de la finance islamique envahissent les transactions et le divorce entre épargne et investissement se fait sentir de plus en plus, privant le pays de plusieurs leviers de croissance.</p>
<h3>What’s next ?</h3>
<p>Le 23 mars, et lors de son conseil d’administration, le FMI notera certainement, et de manière très positive les changements et réformes observés en matière des politiques monétaires (flexibilité du dinar, inflation, taux directeur rehaussé, etc.). Mais, ira-t-il jusqu’à <em>«tolérer»</em> et pas <em>«sanctionner»</em> les retards des réformes et les errements gouvernementaux en matière de politiques fiscales (budgétaires notamment) et de politiques économiques (privatisation, incitations à l’investissement, etc.)?</p>
<p>Les décideurs du FMI auront tendance à faire un trade-off stratégique mettant en équivalence les progrès rapidement réalisés au niveau des politiques monétaires, et les retards encore persistants dans les réformes économiques et fiscales.</p>
<p>Tout porte à croire que la décision du décaissement de la 3e tranche du prêt FMI sera actée rapidement. Cela dit, on peut s’attendre à un verdict nuancé et assorti d’une mention <em>«admis par rachat»</em>; voulant dire que le gouvernement tunisien doit impérativement repenser ses politiques économiques, réformer ses stratégies de gouvernance budgétaire et dépolitiser ses équipes ministérielles en charge des réformes économiques, fiscales et monétaires.</p>
<p><em>* Analyse en économie politique.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="T7wLl2iMNY"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/12/feuille-de-route-de-carthage-quel-bilan-economique-2-ans-apres/">Feuille de route de Carthage : Quel bilan économique 2 ans après ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Feuille de route de Carthage : Quel bilan économique 2 ans après ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/12/feuille-de-route-de-carthage-quel-bilan-economique-2-ans-apres/embed/#?secret=4ldjITRSbK#?secret=T7wLl2iMNY" data-secret="T7wLl2iMNY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="J84AIngcWv"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/ex-post-leconomie-tunisienne-lacharnement-monetariste/">Ex post : L’économie tunisienne et l’acharnement monétariste !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ex post : L’économie tunisienne et l’acharnement monétariste ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/ex-post-leconomie-tunisienne-lacharnement-monetariste/embed/#?secret=6xebc11A8W#?secret=J84AIngcWv" data-secret="J84AIngcWv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hmNWwaDl1W"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/27/ecueils-perils-de-leconomie-tunisienne-selon-fitch/">Ecueils et périls de l’économie tunisienne selon Fitch </a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ecueils et périls de l’économie tunisienne selon Fitch  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/27/ecueils-perils-de-leconomie-tunisienne-selon-fitch/embed/#?secret=ioNagsgq6S#?secret=hmNWwaDl1W" data-secret="hmNWwaDl1W" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/22/ex-post-lincroyable-dilemme-du-fmi-en-tunisie/">Ex-post : L’incroyable dilemme du FMI en Tunisie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : Ciblage de l’inflation pour une meilleure maîtrise des déficits</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Mar 2018 10:03:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Ayari]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane El-Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour réduire le déficit commercial et maîtriser l’inflation, que certains responsables du gouvernement ont tendance à justifier, il est peut-être temps d’adopter la technique du ciblage de l’inflation. Par Khémaies Krimi La première conférence de presse du nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) Marouane El Abassi, tenue le 8 mars 2018, à...</p>
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<p><em><strong>Pour réduire le déficit commercial et maîtriser l’inflation, que certains responsables du gouvernement ont tendance à justifier, il est peut-être temps d’adopter la technique du ciblage de l’inflation.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Khémaies Krimi</strong></p>
<p><span id="more-143056"></span></p>
<p>La première conférence de presse du nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) Marouane El Abassi, tenue le 8 mars 2018, à Tunis, a connu un succès relatif. Elle a certes permis de donner des éclairages instructifs sur la décision de l’Institut d’émission d&rsquo;augmenter le taux directeur, mais surtout de révéler un important dysfonctionnement au niveau de la gouvernance macroéconomique.</p>
<p>Ce dysfonctionnement, perceptible à travers l’absence de coordination entre les monétaristes de la BCT et les budgétistes du gouvernement, le nouveau gouverneur de la BCT a promis d’y remédier.</p>
<h3>L’économie réelle n’est pas du ressort de la Banque centrale</h3>
<p>S’agissant du premier point, les tenants et aboutissants de l’augmentation du taux directeur de 75 points de base, M. El Abassi l’a justifiée par la hausse de l’inflation dont le taux est passé de 6,4% en décembre 2017 à 7,1% en février 2018, contre 4,6% seulement en février 2017 et une moyenne de 3,7% en 2016.</p>
<p>Ce taux est appelé, selon le gouverneur de la BCT, à augmenter durant les prochains mois à un rythme crescendo, particulièrement durant les périodes de consommation de pointe : le mois de ramadan et les vacances estivales. Il ne sera stabilisé et révisé à la baisse que vers la fin de l&rsquo;année en cours. Il atteindra une moyenne à 7,2% pour toute l’année 2018, selon les estimations.</p>
<p>Le principal poste à l’origine de cette augmentation enregistrée en mars 2018, c’est la hausse des prix des produits alimentaires, qui ne sont pas du ressort de la BCT, insiste pour dire l’équipe de la BCT. Les mesures prises dans le cadre de la Loi de Finance 2018 en matières fiscale et douanière (augmentation du taux de TVA, des droits de consommations, des droits de douanes) ont également favorisé l’évolution de l’inflation.</p>
<p>Pour l’équipe de la Banque centrale, le défi réside donc dans la maîtrise de l’inflation, et l’augmentation du taux directeur de 5% à 5,75% vise à maîtriser l’évolution de son taux.</p>
<p>Concernant le deuxième point, le nouveau locataire de la BCT a déploré l’absence de coordination entre la politique monétaire, dont l’Institut d’émission a la charge, et la politique budgétaire qui est du ressort du gouvernement. En principe, les deux politiques interagissent et forment ensemble<em> «le policy-mix»</em>, ou l’art de gérer au mieux la macroéconomie d’un pays.</p>
<p>La politique monétaire étant l’action par laquelle l’autorité monétaire (BCT) agit sur l’offre de monnaie dans le but de remplir son objectif de triple stabilité (stabilité des taux d’intérêts, stabilité des taux de change et stabilité des prix), tandis que la politique budgétaire se soucie d’atteindre un autre triple objectif : croissance, emploi, équilibre des échanges extérieurs.</p>
<p>Marouane El Abassi a tenu à rappeler ces principes théoriques de base pour dire qu’en fait si lui et son équipe font leur job, ceux qui ont la charge de la politique budgétaire ne font pas le leur avec assez de responsabilité et de rigueur: <em>«L’économie réelle n’est pas à la Banque centrale»</em>, a-t-il martelé, jetant ainsi une pierre dans le jardin du gouvernement.</p>
<p>M. El Abassi a relevé, à ce propos, que la maîtrise de l’inflation ne relève pas uniquement des attributions de la BCT, mais également du secteur productif, lequel n’est pas en train d’optimiser le potentiel d’exportation qu’il recèle.</p>
<p>Dans ce contexte, il a indiqué que le déficit courant, estimé à plus de 10% du PIB, en raison de la chute des revenus du phosphate, la baisse des recettes touristiques et l’accroissement du coût des importations, est devenu intolérable. Pourtant, dit-il, il existe beaucoup de niches à valoriser à l’export pour réduire ce déficit. Au nombre de celles-ci, il a cité l’urgence d’agir sur le coût de la logistique portuaire (port commercial de Radès) qui représente un manque à gagner en devises de plus de 400 millions de dollars. Il s’agit aussi d’optimiser le potentiel du tourisme (120.000 lits à vendre) et des industries extractives (phosphate et autres).</p>
<p>Les textiliens sont également interpellés dans la mesure où ils ne se démènent pas beaucoup alors qu’il existe actuellement, à la faveur de la reprise économique dans la zone euro, principal débouché de cette filière, une forte demande des produits textiles.</p>
<p>Dans cet esprit, la démarche analytique du nouveau gouverneur de la Banque centrale rappelle celle de son prédécesseur qui a toujours pointé du doigt les responsables de la politique budgétaire, les accusant de ne rien faire pour contenir les importations inutiles et accroître les exportations.</p>
<p>Tout le monde se rappelle le coup de gueule de Chedly Ayari quant il a avait déclaré au parlement <em>«Où est l’argent du tourisme ?»</em> (<em>«Wini flouss ettourisme?»</em>).</p>
<h3>S’inspirer de l’expertise étrangère pour maîtriser l’inflation</h3>
<p>Et c’est là, peut-être, le principal défaut des monétaristes de la Banque centrale qui ont tendance à se blanchir et à se déresponsabiliser, en faisant assumer aux budgétistes tous les malheurs du pays.</p>
<p>Pourtant, eux aussi sont responsables des problèmes macroéconomiques. Aussi ont-ils intérêt à cesser de se lamenter et à adopter de nouveaux mécanismes pour la maîtrise de l’inflation.</p>
<p>L’idéal serait de s’inspirer de l’expertise développée, dans cette perspective, par d’autres pays qui sont parvenus à résoudre ce problème de maîtrise de l’inflation de manière structurelle en adoptant une technique de la New-Zélande dénommée <em>«ciblage de l’inflation»</em>. Ce mécanisme est, d’ailleurs, fortement recommandée par le FMI. De quoi s’agit-il?</p>
<p>Le ciblage de l’inflation consiste à fixer un taux d’inflation au début de chaque année administrative et à tout faire pour ne pas le dépasser durant tout l&rsquo;exercice. Les avantages sont nombreux. Le plus important consiste dans la responsabilisation, sur un pied d&rsquo;égalité, des monétaristes et budgétistes, appelés à coordonner leur action afin de réaliser, moyennant un faible taux de fluctuation, le taux d’inflation préalablement fixé.</p>
<p>En Tunisie, il a été question du ciblage de l’inflation en 2007 lorsque le FMI avait débattu avec les responsables du pays un package de réformes monétaires structurelles articulé autour de six principales réformes: restructuration des banques publiques, réforme de la politique de change, convertibilité totale du dinar, lutte contre l’inflation à travers l’institution de son ciblage, amélioration de la productivité totale des facteurs de production et réduction du chômage.</p>
<p>Cette stratégie, qui a connu quelques résultats au niveau de la réflexion, a été interrompue de manière brutale après le soulèvement du 14 janvier 2011. Le moment est peut-être venu pour dépoussiérer le dossier et le reprendre avec plus de détermination.</p>
<p>La seule condition à réunir pour garantir son succès est de le faire sans la contribution de certains ministres conseillers du chef du gouvernement actuel lesquels ont tendance à s’accommoder avec les déficits, à les banaliser et à les justifier abusivement pour ne rien faire.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ffGwhoqcou"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/11/tunisie-politique-monetaire-des-remedes-douteux-a-des-maux-chroniques/">Tunisie-Politique monétaire : Des remèdes douteux à des maux chroniques</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Politique monétaire : Des remèdes douteux à des maux chroniques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/11/tunisie-politique-monetaire-des-remedes-douteux-a-des-maux-chroniques/embed/#?secret=75UwQqVql9#?secret=ffGwhoqcou" data-secret="ffGwhoqcou" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VutbiJP4Gf"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/08/tunisie-la-hausse-du-taux-directeur-pour-maitriser-linflation/">Tunisie : La hausse du taux directeur pour maîtriser l’inflation</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La hausse du taux directeur pour maîtriser l’inflation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/08/tunisie-la-hausse-du-taux-directeur-pour-maitriser-linflation/embed/#?secret=lnwAOLEnSD#?secret=VutbiJP4Gf" data-secret="VutbiJP4Gf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/12/tunisie-ciblage-de-linflation-pour-une-meilleure-maitrise-des-deficits/">Tunisie : Ciblage de l’inflation pour une meilleure maîtrise des déficits</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Politique monétaire : Des remèdes douteux à des maux chroniques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Mar 2018 09:59:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Ayari]]></category>
		<category><![CDATA[dévaluation du dinar]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane El-Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[réserves en devises]]></category>
		<category><![CDATA[surendettement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Remarques sur la première conférence de presse du nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi. Remèdes douteux à des maux chroniques. Par Mohamed Chawki Abid * Au vu des solutions préconisées pour les problèmes chroniques de la baisse des réserves en devises, de la hausse de l’inflation et de la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/11/tunisie-politique-monetaire-des-remedes-douteux-a-des-maux-chroniques/">Tunisie-Politique monétaire : Des remèdes douteux à des maux chroniques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-142969" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/Marouane-El-Abassi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Remarques sur la première conférence de presse du nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi. Remèdes douteux à des maux chroniques.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Chawki Abid</strong> *</p>
<p><span id="more-142968"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-70465 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Mohamed-Chawki-Abid-1.jpg" alt="" width="200" height="200" />Au vu des solutions préconisées pour les problèmes chroniques de la baisse des réserves en devises, de la hausse de l’inflation et de la dévaluation de la monnaie nationale, le dinar tunisien (DT), il est à craindre que le nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi, ne marche sur les pas de son prédécesseur, dont la politique monétaire n’est pas étrangère à la crise économique et financière actuelle de la Tunisie</p>
<h3>1) Réserves en devises = 77 jours d’importations :</h3>
<p>Après avoir usé du matelas de devises pour relever le DT, le gouverneur de la BCT a enfin compris que les solutions théoriques à une problématique macroéconomique peuvent empirer la situation. Constatant un déficit courant de 10%, il a reconnu que l’Institut d’Emission ne pourra continuer à soutenir le DT au vu d’un recul tragique des réserves de change.</p>
<h3>2) Inflation’2019 ≈ 6,5% :</h3>
<p>Concernant la hausse des prix, il admet qu’il ne peut contenir l’inflation sans correction du TMM, et décide d’augmenter le taux directeur à 5,75%, croyant à tort que l’inflation est d’origine monétaire (alors que tirée principalement par le poids des importations) et pensant pouvant la ramener de 7,2% en 2018 à 6,5% en 2019.</p>
<p>Malheureusement, nous observons encore des promesses hypothétiques. Si les importations de biens de consommation secondaires ne sont pas substantiellement comprimées, la pression sur la balance des paiements persistera et, de ce fait, le DT continuera à glisser, entraînant inéluctablement une accentuation de l’inflation. Je ne dirais pas que nous terminerons l’année avec une inflation à deux chiffres, mais je redoute fort que nous ne soyons pas en dessous de 10% à fin 2018.</p>
<h3>3) Recours au surendettement :</h3>
<p>Au lieu d’exhorter le ministère du Commerce à commencer à tailler dans les importations superflues, il semble vouloir marcher sur les pas de son prédécesseur en faisant de nouveau le plein de crédits improductifs, que certains qualifient de bouffée d&rsquo;oxygène.</p>
<p>Drôle de bouffée. Chercher à lever des crédits extérieurs pour boucher les trous, causés principalement par l’amplification du déficit courant, relève de l’irresponsabilité, voire du terrorisme économique. Je crains qu’il ne soit plus myope que son prédécesseur Chedly Ayari.</p>
<p><em>* Ingénieur économiste.</em></p>
<p>Articles liés:</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uA5xokDiyc"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/08/tunisie-la-hausse-du-taux-directeur-pour-maitriser-linflation/">Tunisie : La hausse du taux directeur pour maîtriser l’inflation</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La hausse du taux directeur pour maîtriser l’inflation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/08/tunisie-la-hausse-du-taux-directeur-pour-maitriser-linflation/embed/#?secret=vIJljxU2hQ#?secret=uA5xokDiyc" data-secret="uA5xokDiyc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oaGJQU6bMl"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/tunisie-nouvelle-hausse-taux-directeur-lhorizon-sobscurcit/">Tunisie-Nouvelle hausse du taux directeur : L’horizon s’obscurcit</a></p></blockquote>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="g8rwo3VhcU"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/ex-post-leconomie-tunisienne-lacharnement-monetariste/">Ex post : L’économie tunisienne et l’acharnement monétariste !</a></p></blockquote>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/11/tunisie-politique-monetaire-des-remedes-douteux-a-des-maux-chroniques/">Tunisie-Politique monétaire : Des remèdes douteux à des maux chroniques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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