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	<title>Archives des clan Caïd Essebsi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des clan Caïd Essebsi - Kapitalis</title>
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		<title>Et Joe Chahed marqua un but à Kamel Eltaïef </title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jul 2018 16:30:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le trône de Kamel Eltaïef est-il en train de vaciller? Hier soir, 28 juillet 2018, Hichem Fourati a obtenu la confiance de l’ARP, tous les observateurs avertis savent que c’est un pas décisif dans la dé-kémalisation du ministère de l’Intérieur, épicentre de l’influence de l’homme de réseaux.  Par Imed Bahri Le but a été inscrit hier...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/et-joe-chahed-marqua-un-but-a-kamel-eltaief/">Et Joe Chahed marqua un but à Kamel Eltaïef </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-166890" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Youssef-Chahed-Kamel-Eltaief.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le trône de Kamel Eltaïef est-il en train de vaciller? Hier soir, 28 juillet 2018, Hichem Fourati a obtenu la confiance de l’ARP, tous les observateurs avertis savent que c’est un pas décisif dans la dé-kémalisation du ministère de l’Intérieur, épicentre de l’influence de l’homme de réseaux. </strong></em></p>
<p>Par <strong>Imed Bahri </strong></p>
<p><span id="more-166889"></span></p>
<p>Le but a été inscrit hier soir peu après 21H à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Hichem Fourati, candidat de Youssef Chahed devenu bête noire des lobbies et lui-même commis de l’Etat n’ayant aucune accointance avec aucun lobby, obtient la confiance de l’Assemblée après une guerre livrée pour faire capoter sa nomination. Une guerre débutée mardi soir à peine sa nomination rendue publique. Que pèse désormais M. Eltaïef au ministère de l’Intérieur?</p>
<h3>Kamel Eltaïef et le ministère de l’Intérieur</h3>
<p>Véritable cœur d’influence de l’homme de réseaux Kamel Eltaïef depuis des décennies, le ministère de l’Intérieur semble lui échapper. À l’apogée du régime Ben Ali et de la puissance de l’ancienne première dame Leila Ben Ali et en pleine disgrâce, M. Eltaïef  a pu conserver les siens au sein de la lugubre bâtisse de l’avenue Bourguiba. Au lendemain du 14 janvier, son influence au sein de ce département, véritable Etat profond, est allée crescendo. Mis à part la parenthèse du très maladroit et très bavard Farhat Rajhi, qui a critiqué dans une vidéo M. Eltaïef et auquel il a attribué d’une manière exagérée un gouvernement de l’ombre, M. Eltaïef a toujours gardé la main sur sa chasse gardée.</p>
<p>Même sous la présidence de Moncef Marzouki et lorsque les islamistes gouvernaient le pays et qu’Ali Laaryadh dirigeait le ministère de l’Intérieur, il n’y a pas eu de dé-kémalisation de ce ministère. Car M. Eltaïef possède une intelligence politique et sait tirer bénéfice de chaque phase politique vécue par le pays et de chaque conjoncture que traverse la nation.</p>
<p>Après le 14 janvier et avec le vent de la liberté qui a soufflé sur le pays et avec la volonté de démocratisation du pays qui était conjuguée à l’affaiblissement de l’Etat, une opportunité a été saisie au sein des institutions sécuritaires, celle de créer les fameux syndicats des différents corps sécuritaires.</p>
<p>La naissance des syndicats sécuritaires a dépassé le taux de fertilité de l’Inde. Ils ont poussé comme des champignons. Il y a même des corps qui comptent plus d’un syndicat.</p>
<p>De cette gabegie des syndicats sécuritaires naîtra une véritable guerre des polices car chaque syndicat rebat nos oreilles en nous prenant pour des naïfs en disant qu’ils œuvrent par pur amour désintéressé de la patrie, or c’est faux, chaque syndicat représente un lobby, un clan et chaque clan a ses propres marionnettistes. Une aubaine pour M. Eltaïef  qui pour combattre les islamistes qui ont tout fait pour s’emparer de l’appareil sécuritaire et donc de raser son influence, a saisi l’occasion que lui présentait l’émergence des syndicats sécuritaires pour mener sa guerre de survie au sein de son cœur d’influence, le ministère de l’Intérieur.</p>
<p>À la fin, les islamistes partiront et l’influence de M. Eltaïef restera.</p>
<p>Aujourd’hui Youssef Chahed, et ce depuis des mois, procède à une dé-kémalisation méthodique et profonde du ministère de l’Intérieur. M. Eltaïef se sent dépossédé du bijou le plus précieux de son influence et de sa puissance. M. Chahed, déclara la guerre à M. Eltaïef, le 3 mars dernier, en débarquant celui qui était très proche de M. Eltaïef, que certains considèrent comme ses yeux à l’Intérieur, Taoufik Dabbabi, directeur général de la sûreté nationale, qui constituait avec Lotfi Brahem, ministre de l’Intérieur, le binôme le plus pro-Kamel Eltaïef de l’Histoire du ministère de l’Intérieur. Même sous M. Ben Ali, de 1987 jusqu’au début des années 1990 quand il était l’homme le plus puissant de la République après le président Ben Ali , M. Eltaïef a dû composer avec ses ennemis que M. Ben Ali nommait à la tête du ministère de l’Intérieur pour faire l’équilibre. M. Eltaïef a dû composer avec ses ennemis Chedli Naffati et Abdallah Kallel. Mais en ayant, il y a quelques mois à peine, le duo Brahem-Dabbabi à la tête de l’Intérieur, M. Eltaïef  disposait d’une influence sans pareille au sein de ce département, au sein de l’appareil sécuritaire et au sein de l’appareil d’Etat, une influence enviée et crainte.</p>
<p>Tout le monde à Tunis savait que M. Eltaïef  a repris de sa superbe et est redevenu un des principaux détenteurs du pouvoir du pays. Ce qui a dérangé M. Chahed qui voyait que M. Brahem, désormais maître du ministère constituant l’Etat profond de la République et soutenu par le lobby le plus puissant du pays, constituait un danger pour sa pérennité en tant que chef de gouvernement et pour sa survie politique tout court.</p>
<h3>La dé-kémalisation du ministère de l’Intérieur</h3>
<p>M. Chahed, en bon tacticien sous-estimé par ses adversaires, commença le 3 mars par limoger M. Dabbabi, c’était le premier pas entrepris vers la dé-kémalisation du ministère de l’Intérieur. Le très pro-Kamel Eltaïef, Lotfi Brahem, se retrouva non plus en duo mais seul aux commandes. Le 6 juin dernier, M. Chahed débarqua à son tour M. Brahem.</p>
<p>L’influence de M. Eltaïef à la tête du ministère de l’Intérieur se retrouvait amputée. M. Chahed ne s’est pas arrêté là, il a continué et a opéré une série de nominations afin de combler des vides à la tête de postes sécuritaires. Ces nominations ont été vécues comme anti-Kamel Eltaïef par ce dernier et par ses proches, d’ailleurs les pages Facebook sponsorisées qui défendaient aveuglement M. Brahem et insultaient M. Chahed ont décrié ces nominations et ont présenté M. Brahem comme un lion et M. Chahed comme un amateur qui ne comprend rien à rien. In fine, M. Eltaïef a vu son influence s’effriter.</p>
<p>Dernier épisode, mardi 24 juillet, M. Chahed nomme le commis de l’Etat et énarque de formation M. Hichem Fourati, ministre de l’Intérieur et saisit l’ARP pour un vote de confiance. La campagne anti-Fourati s’emballe. Il faut lui barrer la route. Il est nommé par Chahed donc c’est un homme de Chahed. Il ne faut pas que M. Fourati obtienne le vote de confiance pour punir M. Chahed et pour que la dé-kémalisation du ministère de l’Intérieur ne se poursuive pas.</p>
<p>Naturellement le chef du gouvernement informe le président de la République de son choix. En vertu de la Constitution, quand il s’agit du ministre des Affaires étrangères et du ministre de la Défense, il faut non seulement informer le président mais avoir son aval mais quand il s’agit de la nomination à la tête d’un autre ministère y compris l’Intérieur, il faut juste informer le président et non pas avoir son aval.</p>
<p>Pour bousiller et compromettre la nomination de M. Fourati et nuire au chef du gouvernement Youssef Chahed, l’âme damnée de M. Eltaïef, Noureddine Ben Ticha, devenu on ne sait-comment conseiller du président, a déclaré que Youssef Chahed a juste informé le président ni plus ni moins. Saïda Garrache, porte-parole de la Présidence rectifia le tir en disant que toutes les conditions de la nomination sont remplies et par conséquent, qu’elle est conforme à la loi. La tentative de M. Ticha, en soufflant sur les braises, n’a pas abouti. Un flop total. L’amateurisme de M. Ticha a affecté l’institution présidentielle.</p>
<p>Toutefois, le lobbying au sein du clan soutenant la famille Caïd Essebsi qui livre une interminable guerre d’usure à M. Chahed a tout fait pour faire capoter la nomination de M. Fourati à l’Assemblée mais à la fin M. Fourati a fini par avoir la confiance de l’Assemblée et il est devenu ministre de l’Intérieur comme l’a voulu M. Chahed.</p>
<p>La dé-kémalisation du ministère de l’Intérieur a connu un pas décisif et important avec la nomination de M. Fourati mais ce n’est aucunement la fin de l’influence de M. Eltaïef au ministère de l’Intérieur dont l’ampleur des réseaux n’a d’égale que leur discrétion. Egalement M. Eltaïef est un homme opiniâtre et qui ne lâche jamais prise&#8230;</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Hi55zfcm8o"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/vote-de-confiance-a-hichem-fourati-les-difficultes-de-chahed-ne-sont-pas-terminees/">Vote de confiance à Hichem Fourati : Les difficultés de Chahed ne sont pas finies</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vote de confiance à Hichem Fourati : Les difficultés de Chahed ne sont pas finies » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/vote-de-confiance-a-hichem-fourati-les-difficultes-de-chahed-ne-sont-pas-terminees/embed/#?secret=UZfkoZfyve#?secret=Hi55zfcm8o" data-secret="Hi55zfcm8o" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1K5oZv9M8s"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/hichem-fourati-le-bon-choix-qui-derange/">Hichem Fourati, le bon choix qui dérange</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hichem Fourati, le bon choix qui dérange » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/hichem-fourati-le-bon-choix-qui-derange/embed/#?secret=BwOcFG6llS#?secret=1K5oZv9M8s" data-secret="1K5oZv9M8s" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QQBOYA6e1Q"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/15/noureddine-ben-ticha-nouveau-saida-sassi-de-la-tunisie/">Noureddine Ben Ticha, nouveau Saïda Sassi de la Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Noureddine Ben Ticha, nouveau Saïda Sassi de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/15/noureddine-ben-ticha-nouveau-saida-sassi-de-la-tunisie/embed/#?secret=JOFGLlcb7N#?secret=QQBOYA6e1Q" data-secret="QQBOYA6e1Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/et-joe-chahed-marqua-un-but-a-kamel-eltaief/">Et Joe Chahed marqua un but à Kamel Eltaïef </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie, de la résistance au changement au discrédit général</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jul 2018 10:30:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, la préférence pour la stabilité, l’attachement aux habitudes confortables et l’absence d’une remise en cause des compétences et des situations acquises, sont les axes de toute stratégie de… changement. Par Yassine Essid Ma défunte mère, bien qu’analphabète sans être ignare, avait cette représentation singulière qui lui permettait de saisir les vérités essentielles de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/la-tunisie-de-la-resistance-au-changement-au-discredit-general/">La Tunisie, de la résistance au changement au discrédit général</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-166852" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Youssef-Chahed-Assemblee.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>En Tunisie, la préférence pour la stabilité, l’attachement aux habitudes confortables et l’absence d’une remise en cause des compétences et des situations acquises, sont les axes de toute stratégie de… changement.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-166851"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-118739 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Yassine-Essid.jpg" alt="" width="200" height="250" />Ma défunte mère, bien qu’analphabète sans être ignare, avait cette représentation singulière qui lui permettait de saisir les vérités essentielles de la vie. De nature conservatrice, croyant obstinément que l’ordre social est indépendant de la volonté humaine, elle était rétive à tout changement qu’elle jugeait de prime abord inquiétant, menaçant, voire suspect. D’ailleurs, elle ne manquait jamais de nous rappeler, à l’annonce d’un remaniement à la tête de l’Etat ou au sein du gouvernement, qu’on aurait tort de nous réjouir trop vite. Elle argumentait cette salutaire fatalité dans l’immobilité des choses en usant de cet exclusif et étonnant raccourci biblique, que d’aucuns jugeraient quasi blasphématoire: <em>«Ijî moussa trahham ‘alâ far’oun»</em> (<em>«Vient Moïse,</em> disait-elle,<em> tu dois exalter le Pharaon»</em>).</p>
<h3>Les tristes exemples d’une régression en paliers</h3>
<p>C’est ainsi que l’histoire de la vie politique depuis l’indépendance s’impose comme une triple reproduction de cette sentence : Bourguiba, grand libérateur et despote éclairé, devenu avec le temps l’otage sénile de son entourage proche, est poussé à se démettre. Ben Ali, dictateur impitoyable, dont certains regrettent aujourd’hui l’esprit de discipline, s’est conduit en parrain à la tête d’un système de pillage en bande organisée qui avaient fini par primer sur l’action du gouvernement. Arrive enfin, par la voie d’une monarchie déguisée en démocratie, Béji Caïd Essebsi, un chef d’Etat aux prérogatives réduites mais néanmoins pervers et tyrannique.</p>
<p>Les trois chefs d’Etat constituent, sur le plan de la pratique politique, les tristes exemples d’une régression en paliers. Le présidentialisme personnalisé du premier avait fini par générer la politique de coercition et de prévarication du deuxième qui, à son tour, avait permis au troisième d’entamer un processus pur et simple du dépérissement de l’Etat et de ses institutions en liquidant complètement et irrévocablement les quelques précieux acquis sauvegardés, malgré tout, par ses deux prédécesseurs.</p>
<p>Lorsqu’un pays n’avance pas, la résistance au changement devient alors problématique. Elle est perçue comme un obstacle à l’amélioration des conditions de vie de la population. Depuis plus d’un mois, il n’est question que du remaniement partiel ou total du gouvernement. De multiples raisons s’y mêlent qui ne renvoient pas toutes à des stratégies de persuasion rationnelle.</p>
<h3>Les grossières combines cousues de fil blanc du clan Caïd Essebsi</h3>
<p>Pendant le mandat de Béji Caïd Essebsi on n’aurait connu, du moins jusqu’à présent, <em>«que»</em> deux premiers ministres. Le premier, Habib Essid, un homme pourtant reconnu comme étant sans envergure, est promu à la tête d’un gouvernement qui s’est montré finalement incapable de redresser le pays. Une année et demi après sa prise de fonction, des bruits discontinus avaient couru sur son prochain départ et furent longtemps démentis par le couple Caïd Essebsi et Ghannouchi qui persistèrent à nier les faits en allant jusqu’à vanter ses nombreux mérites. On connait la suite.</p>
<p><em>Bis repetita</em> ? Youssef Chahed, nommé depuis le 3 août 2016, est depuis plus d’un mois au centre de polémiques, d’intrigues, de jalousies, de discordes, d’interférences, de cabales de toutes espèces pour sa mise à l’écart. Les appels, venus d’ici ou là, à ce qu’il vide au plus tôt les lieux, étaient devenus de plus en plus insistants. Ils se trouvent surchargés par les exigences, tour à tour dérisoires ou fantasmatiques, de nombreux belligérants en l’absence de toute volonté politique qui puisse permettre la mise en place d’un dialogue de fond à propos du type de gestion future qu’ils conçoivent pour le pays avec ou sans lui.<br />
On y trouve d’abord les grossières combines cousues de fil blanc du clan Caïd Essebsi et ses pratiques indécentes à désespérer.</p>
<p>Le Père du fils n’a fait jusque-là qu’ajouter des problèmes qu’il s’efforce ensuite de résoudre, à l’instar d’un médecin vénal administrant des poisons à ses patients pour ensuite leur proposer des traitements.</p>
<p>Il y a ensuite les actes de sommation faite à Chahed par les députés de Nidaa Tounes habitués à manifester une curieuse tendance aux revirements, à rester tantôt ondoyants, tantôt indécis sur toutes sortes de résolutions.</p>
<p>Il y a également quelques stars de la posture qui contestent sans raison, ou sur la base d’un règlement de compte personnel, refusent de reconnaître la prétention de Chahed à rester en place et réclament par conséquent avec vigueur son départ.</p>
<p>Il y a enfin le diktat à peine voilé de l’UGTT placé sous le couvert d’un vague mais persistant prétexte de salut national.<br />
Quant aux islamistes, devenus un élément incontournable de l’architecture du pouvoir au point d’annoncer avant tout le monde le nombre des ministres qui seront concernés par le remaniement (six ou cinq), ils sont plus que jamais décidés à se démarquer de toute solution extrême. Ils se déclarent farouches opposants au départ de Chahed, se placent opportunément au nom d’une démocratie apaisée et, sous prétexte de ne pas perturber les réformes en cours, se rangent naturellement aux côtés de l’actuel chef de Gouvernement.</p>
<h3>Une gouvernance hésitante dans un monde en pleine évolution</h3>
<p>Au regard des raisons invoquées, il s’avère particulièrement injuste et hasardeux d’appeler à démettre Chahed qui, d’ailleurs a habilement cherché, pour répéter Valery Giscard d’Estaing, à <em>«laisser les choses basses mourir par leur propre poison»</em>.</p>
<p>Néanmoins, tout n’est pas tout blanc ou tout noir. Il faut reconnaître que depuis sa prise de fonction, Chahed, dont l’humilité n’est pas la principale vertu, n’a pas suffisamment intégré la réflexion sur l’articulation entre conquête et exercice de pouvoir.</p>
<p>Il s’est laissé enfermer dans les plis de ses dossiers, pratique une gouvernance hésitante dans un monde en pleine évolution géopolitique, technique et économique, sans trop se poser la question pour savoir ce qui manque réellement au peuple en faisant fi des difficultés structurelles profondes qui accablent le pays et des contradictions flagrantes qui n’arrêtent pas de bouleverser la société.</p>
<p>Pendant toute la durée de sa fonction, Chahed n’a jamais semblé perturbé par le manque de compétence flagrant, parfois absolu, de plusieurs de ses têtes pensantes. Malgré tous ces déboires, il donne l’impression de chercher à résister, à tenir et à maintenir tendu le ressort de sa survie au sein d’une nation promise à s’enfoncer lentement sans l’espoir de voir les tendances s’inverser. Or La politique vaut plus que de simples souhaits couchés sur le papier où la démagogie prime sur une saine gestion.</p>
<p>Comme un grand, Chahed a manifesté sa totale et exclusive autorité en nommant un nouveau ministre de l’Intérieur. Une nomination confirmée hier soir, samedi 28 juillet 2018, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) par 148 voix.</p>
<p>Reprenant les arguments de Rached Ghannouchi sur la nécessité de sauvegarder la stabilité du pays, il a jugé encore une fois utile d’exposer devant les députés la belle pérennité de son maintien dans la fonction en nous renvoyant à l’adage <em>«après moi le déluge».</em> Le revoilà donc transformé en marchand de bonheur qui s’engage à nous procurer la certitude d’un avenir radieux et nous rassurer que le train d’un Etat ne roule pas tout seul sans conducteur.</p>
<h3>Le pays est dans une mouise noire en matière économique et sociale</h3>
<p>À l’adresse de ses impitoyables détracteurs autant qu’à ses soutiens encore incertains, Chahed les a mis en garde en leur rappelant que tout remaniement du gouvernement serait préjudiciable à la marche des affaires du pays et mettrait inévitablement en péril les nécessaires réformes tant attendues. N’eût-été la gravité de la situation, la prise en compte de la lancinante stagnation, le recul dans tous les secteurs d’activité économique, l’état de découragement de la population ainsi que les marasmes qui dévorent les principales institutions du pays, de telles déclarations seraient à même de susciter une hilarité jusqu’ici retenue à grand-peine.</p>
<p>Tous les Tunisiens constatent de plus en plus que le pays est dans une mouise noire en matière économique et sociale. Le pourcentage de son endettement, le taux de son inflation, la proportion de ses chômeurs, la marge de manœuvre réduite pour juguler la dépréciation alarmante du dinar, la dégradation de la qualité de vie, j’en passe et des meilleures.</p>
<p>Quant aux campagnes de lutte menées à grand train contre ceci ou cela, à l’aide de discours ronflants et de démonstrations enthousiastes mobilisant argent et énergies, elles se terminent la plupart du temps en queue-de-poisson.</p>
<p>Nous sommes ainsi devenus les témoins résignés d’un long glissement, d’écroulements successifs dont Chahed partage la responsabilité avec des ministres qui prétendent gouverner mais qui joignent à leur incompétence leur totale déconnexion d’avec la réalité du pays. Le présent bilan de son gouvernement, si on l’oppose aux boulevards de promesses jadis exprimées, s’avère un gros flop.</p>
<p>Chahed a été mal inspiré d’accompagner à l’ARP son candidat au poste de ministre de l’Intérieur. Une démarche inhabituelle mais qui pourrait s’expliquer par le dessein de vouloir obtenir, par personne interposée, la confiance de l’Assemblée, de préférence par des applaudissements frénétiques, pour la politique qu’il mène à la tête de son gouvernement. Or il s’est retrouvé exposé aux diatribes violentes, souvent injurieuses, lancée avec rudesse et sans ménagement par les députés remontés. Fiasco sur toute la ligne. Tous pourris !</p>
<p>La préférence pour la stabilité, l’attachement aux habitudes confortables et l’absence d’une remise en cause des compétences et des situations acquises, comptent parmi les principales sources de résistance liée à la stratégie mise en œuvre par Chahed pour conduire le changement. Or en dépit de tous les revers subis, il persiste à se claquemurer dans d’impossibles espérances. Il nous rappelle ces joueurs invétérés qui sont obsédés par le besoin de jouer, plus encore pour se refaire quitte à y laisser leur peau.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="e5qjJU0UcS"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/vote-de-confiance-a-hichem-fourati-les-difficultes-de-chahed-ne-sont-pas-terminees/">Vote de confiance à Hichem Fourati : Les difficultés de Chahed ne sont pas finies</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vote de confiance à Hichem Fourati : Les difficultés de Chahed ne sont pas finies » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/vote-de-confiance-a-hichem-fourati-les-difficultes-de-chahed-ne-sont-pas-terminees/embed/#?secret=UZ33Avstt5#?secret=e5qjJU0UcS" data-secret="e5qjJU0UcS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AmbX0hVWrx"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/22/beji-caid-essebsi-ou-leffarante-insignifiance-de-la-politique/">Béji Caïd Essebsi ou l’effarante insignifiance de la politique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Béji Caïd Essebsi ou l’effarante insignifiance de la politique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/22/beji-caid-essebsi-ou-leffarante-insignifiance-de-la-politique/embed/#?secret=XsVHYHslDK#?secret=AmbX0hVWrx" data-secret="AmbX0hVWrx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fXB7DwdhSI"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/16/tunisie-ennahdha-et-les-marchands-de-dieu/">Tunisie : Ennahdha et les marchands de Dieu</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Ennahdha et les marchands de Dieu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/16/tunisie-ennahdha-et-les-marchands-de-dieu/embed/#?secret=8fibWgVBJP#?secret=fXB7DwdhSI" data-secret="fXB7DwdhSI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vFMxmM0M9n"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/01/la-tunisie-a-t-elle-besoin-dun-nouveau-chef-de-gouvernement/">La Tunisie a-t-elle besoin d’un nouveau chef de gouvernement ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie a-t-elle besoin d’un nouveau chef de gouvernement ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/01/la-tunisie-a-t-elle-besoin-dun-nouveau-chef-de-gouvernement/embed/#?secret=40UpuS0S9W#?secret=vFMxmM0M9n" data-secret="vFMxmM0M9n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/29/la-tunisie-de-la-resistance-au-changement-au-discredit-general/">La Tunisie, de la résistance au changement au discrédit général</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Hamma Hammami pleure sa Tunisie chez Nabil Karoui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jul 2018 19:19:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[clan Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Front populaire]]></category>
		<category><![CDATA[Hamma Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Nessma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est sur Nessma, une chaîne hors-la-loi, comme l’a qualifiée l’autorité de la régulation audiovisuelle, dirigée par un individu au-dessus de la loi, Nabil Karoui, qui diffame et ne paye pas le fisc, que Hamma Hammami a décidé de s’exprimer pendant une heure et donner ses leçons. Par Chafik Karoui L’inamovible et indéboulonnable patron de l’extrême-gauche...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/hamma-hammami-pleure-sa-tunisie-chez-nabil-karoui/">Hamma Hammami pleure sa Tunisie chez Nabil Karoui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-166704" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Hamma-Hammami-Nabil-Karoui-Che.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>C’est sur Nessma, une chaîne hors-la-loi, comme l’a qualifiée l’autorité de la régulation audiovisuelle, dirigée par un individu au-dessus de la loi, Nabil Karoui, qui diffame et ne paye pas le fisc, que Hamma Hammami a décidé de s’exprimer pendant une heure et donner ses leçons.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Chafik Karoui</strong></p>
<p><span id="more-166700"></span></p>
<p>L’inamovible et indéboulonnable patron de l’extrême-gauche tunisienne était aujourd&rsquo;hui, vendredi 27 juillet 2018, invité pendant une heure sur Nessma, chaîne porte-voix de son propriétaire et dirigeant, Nabil Karoui.</p>
<p>Le donneur de leçons gauchiste, qui prône et bassine l’humanité toute entière avec son discours sur la justice fiscale, s’est exprimé sur la chaîne d’un type dont les problèmes fiscaux sont devenus un cas d’école et un débat national.</p>
<p>En se rendant chez M. Karoui, il l’encourage et le renforce politiquement. Il se rend aussi chez une pièce maîtresse du clan Caïd Essebsi. M. Hammami renforce et légitime un homme qui transgresse la loi et qui bénéficie d’une impunité totale.</p>
<p>M. Hammami cautionne M. Karoui et ses agissements illégaux en se rendant chez lui. Il a été interrogé par Khalifa Ben Salem, ancien membre de la Chambre des Conseillers de M. Ben Ali (chambre haute du Parlement) et qui n’a rien à voir ni de près ni de loin avec le journalisme mais que M. Karoui a décidé de reconvertir dans «le journalisme» et d’en faire son présentateur vedette et d’en faire l&rsquo;interviewer du président de la République. Autre caprice de Nabil : il en fait le directeur de rédaction de Nessma.</p>
<p>Comble du ridicule et là on pouvait en rire jusqu’aux larmes car c’était la blague du jour, Hamma a déclaré en criant : <em>«Aujourd&rsquo;hui les médias sont menacés»</em> et il l’a dit chez M. Karoui, est-ce Nessma qui est menacé? Ou bien les médias comme Kapitalis qui critiquent M. Karoui et le clan Caïd Essebsi ?</p>
<p>M. Hammami pleure sa Tunisie et déclare chez M. Karoui: <em>«On</em> (le Front populaire) <em>tire la sonnette d’alarme, la patrie est en train d’être vendue parcelle par parcelle»</em>. La chaîne de M. Karoui est devenue le temple du patriotisme.</p>
<p>À moins que M. Karoui &#8211; dont la crédibilité personnelle et celle de sa chaîne ont été entachées ces derniers temps avec les plateaux s’acharnant (et non pas critiquant ce qui est son droit) sur le gouvernement et en diffamant ceux qui les critiquent en accusant de la manière la plus malhonnête et sans aucune preuve certains médias dont Kapitalis d&rsquo;avoir reçu de l’argent de la part de M. Chahed &#8211; a menacé Hammami de l’interdire de son antenne s’il ne venait pas le soutenir en cette période difficile pour lui.</p>
<div class="embed">
<div class="video"><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/vGiZTtD3PiU?rel=0&amp;showinfo=0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
</div>
<p>Nous partageons, ci-haut, la vidéo de l’intervention de M. Hammami chez M. Karoui et là nous offrons gratuitement des vus à la chaîne de M. Karoui. Chez Kapitalis, nous ne sommes pas des gens rancuniers, nous sommes des gens fair-play. M. Karoui nous a accusés gentiment d’être jaloux et envieux de sa personne, de sa chaîne et de son site dans sa réponse à Kapitalis que nous avions publiée et bien il doit savoir que bien au contraire on veut que son média soit le premier du pays et qu’il soit la première fortune de la planète, plus riche que Jeff Bézos et Bill Gates réunis mais… juste qu&rsquo;il paye ses impôts 🙂</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/hamma-hammami-pleure-sa-tunisie-chez-nabil-karoui/">Hamma Hammami pleure sa Tunisie chez Nabil Karoui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La gauche cautionne-t-elle le népotisme du clan Caïd Essebsi ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jul 2018 19:31:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ammar Amroussia]]></category>
		<category><![CDATA[clan Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Front populaire]]></category>
		<category><![CDATA[Hamma Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Fourati]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Rahoui]]></category>
		<category><![CDATA[népotisme]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hamma Hammami/Mongi Rahoui/Ammar Amroussia. Le Front populaire (FP), front politique qui regroupe la majorité des partis de gauche depuis 2012, ainsi que l’UGTT, syndicat gauchiste et prônant une politique étatiste, ne bronchent et ne disent rien quant au népotisme du clan Caïd Essebsi. Le fait que le président Caïd Essebsi agit désormais non plus en...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/26/la-gauche-cautionne-t-elle-le-nepotisme-du-clan-caid-essebsi/">La gauche cautionne-t-elle le népotisme du clan Caïd Essebsi ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-166569" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Hammami-Rahoui-Amroussia.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Hamma Hammami/Mongi Rahoui/Ammar Amroussia.</em></p>
<p><em><strong>Le Front populaire (FP), front politique qui regroupe la majorité des partis de gauche depuis 2012, ainsi que l’UGTT, syndicat gauchiste et prônant une politique étatiste, ne bronchent et ne disent rien quant au népotisme du clan Caïd Essebsi.</strong></em></p>
<p><span id="more-166568"></span></p>
<p>Le fait que le président Caïd Essebsi agit désormais non plus en président de tous les Tunisiens mais en sa qualité de chef de clan, en soutenant aveuglement son fils ce qui a ravagé Nidaa Tounes, le premier parti politique du pays, ce qui a donné lieu à une guerre fratricide qui déchire l&rsquo;exécutif et l’appareil d&rsquo;Etat et qui est à l’origine de l’impasse politique paralysant le pays pendant des mois… Tout cela ne semble pas émouvoir ou provoquer la moindre réaction chez les donneurs de leçons notoires de cette gauche qui ont toujours brillé par leur arrogance et leur insolence.</p>
<p>Où sont les Hamma Hammami? Les Mongi Rahoui qui crie très fort d’habitude et dont la voix devient soudainement et bizarrement inaudible quand il s’agit du clan Caïd Essebsi et du fils Hafedh? Ou le Ammar Amroussia qui a hurlé, hier soir, mercredi 25 juillet 2018, dans la jungle politique tunisienne, que le FP n’accordera pas la confiance au nouveau ministre de l’Intérieur Hichem Fourati?</p>
<p>Ces trois là, et leurs camarades, on ne les a même pas entendus miauler quand il s’agit du népotisme qui ravage le pays actuellement? Où est l’UGTT qui donne son avis sur tout y compris sur le plat du jour et qui se mêle même des détails les plus insignifiants de ce qui peut se passer dans le pays? Pourquoi cette omerta de la part de la gauche et du syndicat gauchiste qu’est l’UGTT?</p>
<p>Est-ce par simple calcul politique de bas étage, car ils veulent le départ du chef du gouvernement Youssef Chahed, qu’ils ferment les yeux et se taisent sur les dépassements politiques inadmissibles et inacceptables du fils du président?</p>
<p>La gauche tunisienne ne rate pas une seule occasion pour nous décevoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Imed Bahri</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/26/la-gauche-cautionne-t-elle-le-nepotisme-du-clan-caid-essebsi/">La gauche cautionne-t-elle le népotisme du clan Caïd Essebsi ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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