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	<title>Archives des commerce transfrontalier - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des commerce transfrontalier - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Quel rôle pour la Tunisie dans la gestion de la crise en Libye ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/quel-role-pour-la-tunisie-dans-la-gestion-de-la-crise-en-libye/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 08:20:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[commerce transfrontalier]]></category>
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		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la nouvelle dynamique diplomatique autour de la Libye, la Tunisie doit veiller éviter qu'un changement extérieur ne se transforme en vulnérabilité intérieure. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/quel-role-pour-la-tunisie-dans-la-gestion-de-la-crise-en-libye/">Quel rôle pour la Tunisie dans la gestion de la crise en Libye ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La nouvelle dynamique diplomatique autour de la Libye place la Tunisie devant une question qui dépasse la seule politique étrangère : comment éviter qu’une évolution extérieure ne se transforme en vulnérabilité intérieure ?</em></strong> <em>(Photo: Poste frontalier de Ras Jedir).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-19754656"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis cherchent à rapprocher les autorités de l’Est et de l’Ouest libyens, à favoriser l’unification des institutions et à ouvrir la voie à des élections nationales. La Turquie, l’Égypte et les puissances européennes poursuivent parallèlement leurs propres objectifs. Cette recomposition peut contribuer à stabiliser la Libye. Elle peut aussi modifier les équilibres sécuritaires, économiques et diplomatiques autour de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait toutefois réducteur de considérer cette séquence comme une simple rivalité entre puissances. Le véritable enjeu pour Tunis est de savoir si elle dispose de suffisamment de marges de manœuvre pour tirer profit d’une éventuelle stabilisation libyenne, absorber ses effets négatifs et défendre ses intérêts lorsque les décisions se prennent ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté ne consiste pas à ne dépendre de personne. Elle consiste à disposer de suffisamment de ressources, de partenaires, de compétences et d’instruments pour que la dépendance ne devienne pas une vulnérabilité subie. C’est à cette aune qu’il faut apprécier la nouvelle stratégie américaine en Libye.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas confondre stabilisation et solution automatique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première réaction devrait être pragmatique. Pourquoi la Tunisie rejetterait-elle une initiative susceptible de rapprocher les Libyens et de mettre fin à une division qui nourrit l’insécurité ? Après des années d’échec, toute avancée vers l’unification des institutions et l’organisation d’élections mérite d’être encouragée. Washington dispose de canaux de discussion et d’une capacité d’influence que Tunis ne possède pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une stabilisation annoncée ne constitue pas encore une stabilité acquise. Un accord politique peut rester fragile, une coordination sécuritaire peut demeurer incomplète et une réunification institutionnelle peut ne pas produire d’autorité effective sur l’ensemble du territoire. Les effets réels d’un règlement se mesureront moins aux déclarations qu’à la capacité des institutions libyennes à contrôler les frontières, à garantir la circulation et à prévenir les crises locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a donc aucun intérêt à s’opposer par principe à l’initiative américaine. Elle doit la soutenir lorsqu’elle favorise un processus inclusif, libyo-libyen et placé dans un cadre multilatéral. Mais elle doit aussi se préparer à plusieurs scénarios, y compris celui d’une transition incomplète, d’une stabilisation partielle ou d’un nouvel équilibre dominé par des acteurs extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté tunisienne commence ici : ne pas confondre l’espoir d’une solution avec la disparition du risque.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La frontière, premier canal de transmission du risque</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, la Libye n’est pas un dossier diplomatique lointain. Elle constitue une réalité économique, sociale et sécuritaire quotidienne. Les régions du Sud vivent au rythme des échanges transfrontaliers, des mouvements de personnes et de l’activité du poste de Ras Jedir. Chaque fermeture, chaque tension locale et chaque changement dans le rapport de force libyen se répercute immédiatement sur les familles, les commerçants et les entreprises des deux côtés de la frontière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait considérer Ras Jedir comme un problème bilatéral et administratif, distinct des grandes négociations géopolitiques. Ce serait une erreur. La frontière est précisément le point où les arrangements politiques libyens deviennent une réalité tunisienne. Si l’unification institutionnelle ne garantit pas une autorité stable sur les postes-frontières, une chaîne de commandement identifiable et des règles commerciales prévisibles, elle restera incomplète du point de vue tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie doit donc traiter la frontière comme une infrastructure stratégique. Cela suppose de sécuriser les accès, moderniser les procédures douanières, améliorer la traçabilité des flux et maintenir des canaux permanents avec les autorités locales libyennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte contre les trafics doit être renforcée, mais elle ne peut pas se traduire par une fermeture indiscriminée qui pénaliserait les populations et l’économie légale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La maîtrise du risque ne consiste pas à supprimer les échanges. Elle consiste à rendre les échanges plus transparents, plus prévisibles et moins dépendants des rapports de force locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une éventuelle stabilisation de la Libye pourrait relancer les échanges et soutenir l’économie du Sud tunisien. Mais cette opportunité ne se concrétisera pas automatiquement. Si le commerce transfrontalier reste informel, concentré sur quelques points de passage et dépendant de décisions sécuritaires imprévisibles, la Tunisie continuera à subir les crises au lieu de bénéficier de la reprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc construire des amortisseurs économiques : développer des plateformes logistiques, renforcer les entreprises locales, formaliser une partie des échanges et créer des mécanismes de soutien pour les opérateurs touchés par les fermetures temporaires. La diversification des débouchés est également indispensable. Les régions frontalières ne peuvent pas dépendre d’un seul passage, d’un seul marché ou d’une seule configuration politique à Tripoli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est pas de réduire le lien avec la Libye. Elle est de faire en sorte que ce lien devienne une force économique organisée plutôt qu’une dépendance exposée à chaque tension.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2ivEpmZCrR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/28/la-tunisie-cherche-a-faciliter-une-solution-politique-en-libye/">La Tunisie cherche à faciliter une solution politique en Libye</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie cherche à faciliter une solution politique en Libye » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/28/la-tunisie-cherche-a-faciliter-une-solution-politique-en-libye/embed/#?secret=NO4fF477jG#?secret=2ivEpmZCrR" data-secret="2ivEpmZCrR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La neutralité comme capacité de choix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tunis a raison de préserver une position équilibrée à l’égard des différents acteurs libyens. Dans un pays encore divisé, choisir prématurément un camp réduirait sa marge de manœuvre et exposerait ses intérêts à un changement de rapport de force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la neutralité n’a de valeur que si elle permet de choisir. Une neutralité passive risque de transformer la Tunisie en simple observatrice d’un processus conduit par Washington, Ankara, Le Caire et les institutions internationales. Elle conserverait ses relations avec tout le monde, mais pèserait réellement sur personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse ne consiste pas à multiplier les déclarations de souveraineté. Elle consiste à renforcer les instruments qui donnent un contenu à cette souveraineté : expertise sur les questions frontalières, capacité de négociation, coordination interinstitutionnelle, présence diplomatique régulière en Libye et propositions concrètes sur la sécurité et le commerce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne peut pas imposer une solution. Elle peut toutefois rendre certaines solutions plus crédibles et certaines dérives plus coûteuses. Sa proximité géographique, ses relations avec l’Ouest libyen et son expérience des échanges transfrontaliers lui donnent une utilité spécifique. Encore faut-il la convertir en influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle architecture sécuritaire libyenne impliquera nécessairement des partenaires extérieurs. La Tunisie a besoin de coopération avec la Libye, l’Algérie, les institutions internationales et, sur certains dossiers, les États-Unis et la Turquie. Refuser cette coopération au nom d’une souveraineté abstraite serait irréaliste. Mais coopérer ne signifie pas accepter une architecture conçue ailleurs. Si les priorités sécuritaires sont définies principalement par Washington ou Ankara, Tunis pourrait se retrouver devant des décisions déjà prises concernant la surveillance des frontières, la présence étrangère, la lutte contre les trafics ou la gestion des migrations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut ici appliquer le même principe que dans les relations économiques : la diversification n’est pas le rejet d’un partenaire, mais la condition d’un partenariat plus équilibré. La Tunisie doit parler avec tous les acteurs qui comptent, éviter de dépendre d’un seul canal et faire en sorte que les engagements sécuritaires soient transparents, ciblés et compatibles avec ses intérêts propres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté moderne ne signifie pas l’autarcie. Elle signifie pouvoir choisir ses dépendances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cadre régional : un instrument, pas un substitut à la stratégie tunisienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne dispose ni du poids militaire de la Turquie, ni de la profondeur stratégique de l’Égypte, ni des ressources diplomatiques des États-Unis. Elle peut toutefois compenser cette faiblesse relative par une diplomatie de coalition. Le mécanisme de concertation avec l’Algérie et l’Égypte doit devenir un instrument opérationnel, et non rester un cadre de déclarations générales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les divergences entre les trois pays sont réelles. L’Algérie regarde prioritairement vers sa profondeur sahélienne et ses impératifs de sécurité. L’Égypte est davantage attentive à l’Est libyen. La Tunisie est directement exposée à l’Ouest, à Ras Jedir et aux flux transfrontaliers. Cette différence de perspective ne condamne pas la concertation ; elle impose de lui donner un agenda limité et concret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sécurité des frontières, continuité des passages, lutte contre les trafics, échanges d’informations et soutien à un processus politique inclusif peuvent constituer ce socle commun. Tunis doit toutefois y défendre sa propre voix et ne pas se fondre dans une position régionale uniforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a souvent abordé le dossier libyen sous l’angle de la prévention : empêcher l’instabilité de franchir la frontière, limiter les effets économiques des crises et éviter de s’impliquer dans les rivalités libyennes. Cette prudence était compréhensible. Elle ne suffit plus dans une phase où de nouveaux équilibres sont en train de se former.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains objecteront que Tunis doit d’abord résoudre ses propres difficultés économiques et institutionnelles avant de prétendre jouer un rôle régional. Mais la question libyenne n’est pas un luxe diplomatique. Elle touche directement la sécurité, le commerce, l’emploi, les migrations et la stabilité des régions frontalières. Investir dans une politique libyenne plus structurée relève donc de la protection des intérêts fondamentaux du pays.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GYhVK1AT0m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/">L’avenir de la Libye en suspens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’avenir de la Libye en suspens » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/embed/#?secret=fL0N7Nx4dy#?secret=GYhVK1AT0m" data-secret="GYhVK1AT0m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Tunis doit passer d’une diplomatie de réaction à une diplomatie d’initiative. Cela implique de proposer un agenda tunisien pour la frontière, de défendre une solution politique inclusive, de diversifier les partenariats et de faire de la stabilité de Ras Jedir un intérêt régional reconnu par tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a pas vocation à imposer une solution à la Libye. Elle a en revanche le devoir de ne pas laisser d’autres acteurs définir seuls un règlement qui touchera directement sa sécurité, son économie et sa cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La neutralité peut rester le principe directeur de la politique tunisienne. Mais elle doit être une neutralité engagée, organisée et capable de produire des résultats. Dans la nouvelle séquence libyenne, la véritable faiblesse de la Tunisie ne serait pas de manquer de puissance. Ce serait de confondre la retenue avec l’effacement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté tunisienne ne se proclamera pas au moyen d’une rupture avec ses partenaires. Elle se construira par des frontières mieux administrées, des échanges mieux organisés, des alliances diversifiées et une capacité accrue à transformer la proximité géographique en influence politique et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux recompositions libyennes, Tunis ne doit ni choisir un protecteur ni prétendre pouvoir agir seule. Elle doit construire les marges de manœuvre qui lui permettront de dialoguer avec tous, de dépendre de plusieurs et de subir moins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informaticien, cadre de banque publique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/quel-role-pour-la-tunisie-dans-la-gestion-de-la-crise-en-libye/">Quel rôle pour la Tunisie dans la gestion de la crise en Libye ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le secteur informel en Tunisie entre le marteau et l’enclume</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/07/le-secteur-informel-en-tunisie-entre-le-marteau-et-lenclume/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Feb 2022 10:48:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Ben Zakour]]></category>
		<category><![CDATA[commerce informel]]></category>
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		<category><![CDATA[FTDES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une nouvelle étude a été publiée, début février, sur le secteur informel en Tunisie, par un spécialiste en la matière, Abderrahmane Ben Zakour (voir ses écrits dans Kapitalis). Cette étude de 80 pages, datée de décembre 2021, été éditée par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES). Organisme non gouvernementale créé en...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/07/le-secteur-informel-en-tunisie-entre-le-marteau-et-lenclume/">Le secteur informel en Tunisie entre le marteau et l’enclume</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/02/Secteur-informel.jpg" alt="" class="wp-image-379899"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une nouvelle étude a été publiée, début février, sur le secteur informel en Tunisie, par un spécialiste en la matière, Abderrahmane Ben Zakour (<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/01/05/tunisie-lutte-contre-la-contrebande-et-formalisation-des-barons-informels/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">voir ses écrits dans Kapitalis</a>). Cette étude de 80 pages, datée de décembre 2021, été éditée par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES). Organisme non gouvernementale créé en 2011, le FTDS se proclame «neutre, indépendant de tout parti politique et de toute institution religieuse». Ce qui lui permet de s’affranchir de toute réserve, comme on pourra le lire dans cette étude.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Samir Gharbi</strong></p>



<span id="more-379895"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce document intitulé <em>« Le secteur informel en Tunisie: Autorité de l’état ou autorité de l’informel? »</em> permet de <em>«cadrer»</em> les connaissances sur un secteur largement utilisé par les Tunisiens dans leur vie quotidienne et abondamment analysé par les institutions financières internationales (la Banque mondiale vient de lui dédier une base de données spécifique) tout comme notre Institut national de la statistique (INS), dont la dernière remonte à 2019. Mais l’ouvrage de Ben Zakour, qui exprime avec courage certains faits, pèche cependant par manque de précision et de mise en perspective des données (sources et dates).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici quelques <em>«morceaux choisis»</em> pour les lecteurs de Kapitalis&nbsp;:</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le poids du secteur informel</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Après la révolution de 2011, la Tunisie a vu la part du secteur informel passer de 30% à 53% du PIB.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ce dernier taux est exact, cela implique qu’au moins 66 milliards de dinars (23 milliards de dollars) de PIB (donc en termes de valeur ajoutée) ont échappé au contrôle de l’Etat en 2021&nbsp;! ll s’agit, j’ai précisé, de valeur ajoutée… En volume d’affaires, le chiffre serait colossal… Vérification faite auprès de la Banque mondiale, le poids du secteur informel est estimé entre 30 et 40 % du PIB.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Après la révolution, il y a eu une  »démocratisation » et une prolifération du commerce de contrebande dirigé par de nouveaux barons qui nient l’existence et la légitimité de l’Etat.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Rôle de l’ARP dans la protection du secteur informel</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les élections de 2019 ont permis à quelques contrebandiers d’être élus dans l’Assemblée des représentants du peuple.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Peut-on imaginer que l’ARP dont plus de 40% des membres sont des hommes d’affaires, est à même d’élever le niveau de la sanction? De même, quand on sait que ces hommes d’affaires ont largement financé la campagne électorale de tel ou tel parti politique, parfois même ils ont financé des partis politiques opposés les uns aux autres pour se protéger contre d’éventuelles sanctions fiscales (…). Quel sens peut-on donner à la démocratie quand l’argent est un facteur déterminant dans toute forme d’élection ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Sans oublier la volonté des barons à manipuler les hommes politiques et les députés de l’ARP : de la part des barons de l’informel, il s’agit d’une tentative de s’immiscer et de contrôler la politique.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les représentants du peuple avaient préféré garder le régime forfaitaire insignifiant applicable aux 500 000 unités économiques. Ils ont défendu leurs propres intérêts, puisqu’ils détiennent une grande partie de ces unités.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Fraudes douanières et contrebande.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Selon des spécialistes et experts, depuis 2011, les fraudes douanières se chiffrent à environ un milliard de dinars : un grand manque à gagner fiscal perdu par l’Etat.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’Etat est pris en otage par la mafia de la contrebande.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Environ 300 000 </em><em>litres de carburant sont introduits chaque jour de la Libye vers la Tunisie, soit 110 millions de litres par an.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le volume de change journalier oscille entre 1 et 3 millions de dinars soit annuellement environ 750 millions de dinars. La monnaie a une cotation journalière : un taux de change informel journalier fixé la veille.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le chiffre d’affaires annuel des transactions commerciales dans la zone de Ras Jedir &#8211; Ben Guerdane est estimé à 1 100 millions de dinars.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Des estimations chiffrées faites par Joussour évaluent le chiffre d’affaires total du commerce de la contrebande à 6,5 milliards de dinars soit environ 15 à 20 % des flux de marchandises distribuées par le commerce intérieur.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les revenus annuels générés par la contrebande et les importations illégales sont de l’ordre de 2 milliards de dinars.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le tabac engendre un manque à gagner pour l’Etat de l’ordre de 500 millions de dinars.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les produits pétroliers couvrent 25% de la demande globale du pays avec des revenus de l’ordre de 300 millions de dinars distribués entre quelques dizaines de barons grossistes.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La totalité du manque à gagner pour l’Etat (fiscalité et droit de douanes) est de l’ordre de 220 milliards de dinars.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Selon le gouverneur de la Banque centrale (2018), les liquidités qui ne transitent pas par le circuit bancaire varient entre 3 et 4 milliards de dinars.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Terrorisme et criminalité.</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le commerce transfrontalier est largement infiltré par le crime organisé et le terrorisme. De ce fait l’Etat se retrouve largement dépassé…»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Sur 17 000 associations, 20 seulement respectent les exigences juridiques. Plusieurs associations servent comme couvertures pour le blanchiment de l’argent de la contrebande, d’autres financent le terrorisme et le crime organisé.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Déliquescence de l’Etat et puissance des barons de l’informel</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La croissance ou plutôt la puissance de l’informel en Tunisie s’est accompagnée d’une introduction dans la politique, dans le terrorisme et d’un certain contrôle de l’Etat; le tout couronné par une corruption généralisé. Cependant, sans perdre l’espoir d’assister à un réveil d’un Etat de droit, nous avons proposé plusieurs solutions concrètes, qui, si elles seraient appliquées, permettrait à l’Etat de formaliser, de contrôler l’informel tout en augmentant sensiblement les recettes fiscales.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur de l’étude propose de distinguer entre <em>«les bons barons de l’informel (BBI) et les mauvais barons de l’informel (MBI)»</em>. Il demande à l’Etat de négocier avec les BBI un arrangement qui permette de les réintégrer à l’économie formelle. Car les BBI font <em>«du pur commerce illégal de frontière»</em>. Certes, <em>«ils se sont enrichis au détriment de la douane et du fisc»</em>, mais il suffirait de négocier un deal fiscal pour résoudre leur situation. Mais est-ce durable&nbsp;? Celui qui a goûté aux fruits interdits peut-il accepter la normalité?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux MBI, <em>«il est hors de question de négocier»</em> avec eux. Ils ont <em>«un lien direct ou indirect avec le terrorisme (trafic d’armes, relations avec les terroristes, etc.)»</em> et ils <em>«mettent en péril la sécurité de l’Etat, des citoyens et du territoire national»</em>. <em>«Leur sort devra être traité par le tribunal militaire.»</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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<p class="wp-block-paragraph"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fxPJneMNEs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/03/tunisie-au-coeur-de-la-crise-que-faire/">Tunisie au cœur de la crise : que faire ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie au cœur de la crise : que faire ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/03/tunisie-au-coeur-de-la-crise-que-faire/embed/#?secret=PMmqy2pklU#?secret=fxPJneMNEs" data-secret="fxPJneMNEs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p class="wp-block-paragraph"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Oj0FXe2Gyt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/01/larmada-des-fonctionnaires-en-tunisie/">L’armada des fonctionnaires en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’armada des fonctionnaires en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/01/larmada-des-fonctionnaires-en-tunisie/embed/#?secret=SWIGc2xBcA#?secret=Oj0FXe2Gyt" data-secret="Oj0FXe2Gyt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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