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	<title>Archives des Congrès pour la république - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Congrès pour la république - Kapitalis</title>
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		<title>Blocage politique en Tunisie : Marzouki revient au galop</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Apr 2021 06:49:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Passé pour mort politiquement à de nombreuses reprises, Mohamed Moncef Marzouki trouve le moyen de re-pointer du nez. Et, comme à chaque occasion, il ne manque pas d’administrer la preuve qu’il est à côté de plaque et qu’il a raté une autre chance de se taire, de se faire oublier. Hier, mercredi 27 avril 2021,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/29/blocage-politique-en-tunisie-marzouki-revient-au-galop/">Blocage politique en Tunisie : Marzouki revient au galop</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/Moncef-Marzouki.jpg" alt="" class="wp-image-173400"/><figcaption><em>Au secours, Marzouki s&rsquo;y voit déjà !</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Passé pour mort politiquement à de nombreuses reprises, Mohamed Moncef Marzouki trouve le moyen de re-pointer du nez. Et, comme à chaque occasion, il ne manque pas d’administrer la preuve qu’il est à côté de plaque et qu’il a raté une autre chance de se taire, de se faire oublier.</em></strong></p>



<span id="more-347314"></span>



<p>Hier, mercredi 27 avril 2021, l’ancien président de la république par intérim a signé une publication sur son compte Facebook (FC) où il commente le blocage politique opposant le président Kaïs Saïed, d’une part, au chef islamiste Rached Ghannouchi, président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), et le chef du gouvernement Hichem Mechichi, d’autre part.</p>



<p>Dans ce post FC, notre inénarrable <em>«Tartour»</em> (pantin) national écrit notamment que <em>«le régime militaire en Egypte fait usage des armes de l’intimidation et de la terreur pour imposer son pouvoir par le putsch»</em> et qu’<em>«il y a, en Tunisie, certaines parties enclines à mettre en place un régime semblable.»</em></p>



<p>Moncef Marzouki étaye ses propos en ajoutant qu’il s’inquiète que, <em>«dans notre pays, il y ait un groupe d’anciens fascistes, de nouveaux populistes et des démocrates traîtres qui souhaitent établir pareille dictature.»</em></p>



<p>Le droit-de-l’hommiste, passé à côté de l’Histoire pour avoir choisi de s’allier à Ennahdha en faisant partie de la Troïka –la coalition tripartite d’Ennahdha, du Congrès pour la République (CpR) et d’Ettakatol de 2011 à 2014– et pour avoir collectionné d’innombrables casseroles impardonnables durant son passage au Palais de Carthage, affirme qu’<em>«il est encore temps de barrer la route à ces tentatives»</em>. Il propose même de servir la noble cause de <em>«la reprise du flambeau de la révolution»</em>. Rien que ça !</p>



<p>À l’image d’autres has-been comme lui qui, en l’espace de dix ans, ont perdu leur crédibilité et leur aura, Moncef Marzouki cherche une nouvelle chance, une place dans un éventuel redémarrage révolutionnaire, de manière à terminer le boulot commencé en 2011, et qui consiste à ruiner le pays.</p>



<p>Une dissolution de l’Assemblée peut arriver, des élections législatives ou présidentielles anticipées peuvent se tenir, et Moncef Marzouki souhaiterait être de la partie, ce jour-là. Et c’est tout le bien qu’on lui souhaite, car il ne fait aucun doute que même avec le soutien des islamistes, sur lequel il compte sans doute en multipliant les appels du pied en leur direction, il sera battu à plates coutures.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>M. Dh.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/29/blocage-politique-en-tunisie-marzouki-revient-au-galop/">Blocage politique en Tunisie : Marzouki revient au galop</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Portrait croisé : Mohamed et Samia Abbou ou les deux font la paire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Mar 2019 12:55:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès pour la république]]></category>
		<category><![CDATA[Hamadi Jebali]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Abbou]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
		<category><![CDATA[Samia Abbou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les discussions avec Mohamed Abbou, on imagine que c’est Samia qui monopolise la parole. Si son mari ose l’interrompre, elle lui cloue le bec. Elle ne va pas subir sous son propre toit le même traitement que celui que lui inflige le respect du temps de parole à l’Assemblée ! Par Yassine Essid Notre...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-200747" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Mohamed-et-Samia-Abbou.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Dans les discussions avec Mohamed Abbou, on imagine que c’est Samia qui monopolise la parole. Si son mari ose l’interrompre, elle lui cloue le bec. Elle ne va pas subir sous son propre toit le même traitement que celui que lui inflige le respect du temps de parole à l’Assemblée !</strong></em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-200746"></span></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-118739 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Yassine-Essid.jpg" alt="" width="200" height="250" />Notre démocratie brinquebalante, bizarrement vendue comme concept d’avenir pour les autres pays arabes, s’avère un idéal bien vague et un modèle désolant au vu du mode de fonctionnement de la représentation du peuple: une véritable escroquerie et une cruelle insulte envers tous les électeurs, passés et à venir.</p>
<p>En fait, depuis 2014, on n’a fait que transformer l’Assemblée nationale constituante (ANC) en Assemblée des représentants du peuple (ARP). Les vocations de l’une et de l’autre avaient pourtant changé, mais les mœurs sont restées identiques à elles-mêmes. Les éternelles joutes parlementaires d’hier, où se succédaient de part et d’autres les cris d’indignation, les critiques virulentes, les contestations, les empoignades voire les propos calomnieux, perdurent inlassablement. Quant au spectacle que donnent les députés de l’ARP aujourd’hui, qui traitent sans égard ni ménagement ministres et chefs de gouvernement, qui s’interpellent, hurlent, vocifèrent, vilipendent, et ne peuvent discuter sans se jeter des invectives à la figure, il est devenu pour le Tunisien l’objet ordinaire du débat démocratique.</p>
<p>Les choses ont changé depuis 2011, mais certains ténors et sopranos, qui sévissaient du temps de la Constituante, sont toujours là, contribuant aux problèmes, défauts, ratés, et blocages d’une Assemblée souveraine qui brille par l’absentéisme honteux de ses représentants. Leur comportement, toujours accessible par une médiatisation excessive, n’est pas sans écœurer ceux qui ont encore le respect des convenances qui régissent la vie en société.</p>
<p>Dans cet aréopage figurent quelques figures marquantes. Certains élus (es) auraient eu bien besoin d’effectuer un parcours initiatique en tissant avec les électeurs de leurs circonscriptions un lien intime et gagner ainsi une vraie légitimité de savoir politique. Il aurait fallu aussi leur enseigner quelques rudiments de civisme et de civilités : savoir mieux se conduire en public, user de relations saines, changer de ton en parlant et infléchir leur langage.</p>
<h3>Un couple emblématique de la classe politique</h3>
<p>Morceaux choisis.</p>
<p>Sait-on jamais ce qui se passe vraiment dans un couple emblématique de la classe politique, particulièrement ceux qui durent? Derrière les apparences, il y a une mécanique subtile : discussions ouvertes, désaccords occasionnels, mais un engagement profond fondé sur la confiance et la complicité et qui surmonte toujours les épreuves. Leur bonheur se sent, se palpe, irradie.</p>
<p>Ils sont mari et femme, ils sont tous les deux juristes de formation qui appartenaient au même parti et qui représentent actuellement un courant politique commun. Ils n’évitent aucun sujet mais partagent les mêmes idées, expriment les mêmes goûts et les mêmes préférences, apprécient et détestent les mêmes personnes, choisissent leurs fréquentations en fonction du partage de valeurs conjointes. Il leur arrive parfois de changer d’avis, mais toujours en couple. Sauf que rien n’est joyeux dans leur vie, car ils prennent tout au sérieux, imaginent toujours le pire, mènent de conserve une guerre sans merci pour transformer le pays à leur manière: instauration de mécanismes de lutte contre la fraude fiscale, préservation du pouvoir d’achat des citoyens, accélération du rythme de développement régional, installation d’une justice indépendante, traque sans merci de tous les acteurs corrompus et redressement de tous les contrevenants. Bref, tous les lieux communs des politicards, tous les poncifs des programmes électoraux auxquels nous sommes habitués. Le mieux cependant, serait que Mohamed ou Samia Abbou accèdent au pouvoir. On les verra alors à l’œuvre. Et puis, surtout, ce serait tellement reposant!</p>
<p>Mohamed Abbou est une personnalité politique entretenant une opposition radicale, c’est-à-dire celle qui ne reconnaît aucune alliance y compris avec l’instance gouvernante. Il demeure cloîtré dans une posture énonciative qui le pousse à la conquête du pouvoir en faisant usage de violentes diatribes, entre autres à l’encontre du chef de l’Etat et des Premiers ministres.</p>
<h3>On doit à Abbou la semaine des quatre jours et demi de travail</h3>
<p>Secrétaire général du Congrès pour la république (CPR), lorsque Moncef Marzouki en était le leader, fondateur du Courant démocratique, Mohamed Abbou cherche légitimement, comme un tas de gens, à traduire ses ambitions en une réalité concrète de futur président de la république, en déconseillant à son épouse de bien vouloir s’abstenir de faire de même. Il a été ministre sous la <em>«Troïka»</em> (la coalition conduite par les islamistes d’Ennahdha) chargé de la Réforme administrative et prônait à l’époque la transparence, la neutralité et l’intégrité, mais a dû démissionner, au bout de trois mois, en raison du refus du gouvernement Hamadi Jebali d’autoriser la création d’une Commission de contrôle du rendement administratif et de la lutte contre la corruption.</p>
<p>On lui doit cependant la semaine des quatre jours et demi de travail, si l’on compte l’absence de leur poste des pieux fonctionnaires – et ils le deviennent tous le vendredi – qui partent pour leur prêche du vendredi.<br />
Mohamed Abbou est surtout un opposant systématique et… confidentiel. On oublie jusqu’à son existence n’eût été ses interventions médiatiques qui ne nous apprennent rien. Il est comme ces éléphants cachés dans les herbes, on ne les voit pas mais on entend très bien leurs borborygmes du ventre.</p>
<p>Depuis 2013, il n’a pas cessé de se distinguer en soutenant des opinions souvent incompatibles ou basées sur une morale pieuse. Il lui est arrivé, par exemple, de déclarer que la corruption, le mensonge et les pots-de-vin seraient d’autant plus répréhensibles que l’islam nous incite à les bannir.</p>
<h3>En guerre contre tous, gouvernement et opposition, et se déclarant seule alternative</h3>
<p>Se réclamant d’un courant d’opposition idéologiquement bien incertain et qui se réduit à des banalités de l’esprit, comme la promesse de <em>«changer l’atmosphère générale, de renforcer les fondements de l’Etat, d’établir la justice sociale et de donner de l’espoir au peuple»,</em> il n’hésite pas à engager une guerre contre tous, attaque gouvernement et opposition, se déclare comme la seule alternative crédible, estime qu’il est seul capable de prendre en main l’avenir du pays et de le gouverner.</p>
<p>Son parcours politique est marqué par ses multiples volte-face d’adolescent capricieux : démission et contre-démission, dissidence, changement de courant politique mais incapacité de rallier un consensus autour d’un système politique fortement charpenté sur fond d’une stratégie clairement explicitée. Il faut avouer, à sa décharge, que les autres partis ne font pas mieux.</p>
<p>Ses rapports avec Ennahdha sont aussi instables qu’ambiguës. Il lui est arrivé d’accuser ce mouvement d’être arrogant et de nous mettre en garde sur ses tendances hégémoniques. Il retrouve également chez les dirigeants d’Ennahdha les pratiques et les modes de répression de l’ère Ben Ali qu’ils n’hésiteraient pas à exercer contre leurs adversaires politiques. En janvier 2018, Samia Abbou, menacée de mort, critique le silence des islamistes et assure que le mouvement Ennahdha exploite la religion à des fins politiques. Or, en novembre de la même année, Mohamed Abbou innocente les islamistes de toute implication dans les meurtres de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, ce qui ne l’empêchera pas d’affirmer plus tard, et sans ambages, qu’Ennahdha ne disposerait pas seulement d’un appareil secret, mais qu’il continue à fonctionner comme une organisation secrète !</p>
<p>Ce qui est personnel ne saurait être politique, mais lorsqu’on parle de Samia Abbou, particulièrement en période pré-électorale, on évoque non plus une individualité, mais un couple, <em>«les Abbous»</em>.</p>
<h3>Samia Abbou : une sauvage énergie qui fait de l’ombre à son époux</h3>
<p>Parler maintenant de Samia Abbou, c’est mettre en récit une innovation : l’intrusion de l’épouse dans le champ politique. La <em>publicisation</em> du couple, devenue superflue, ne met pas en exergue des relations inégalitaires, des images de femme auxiliaire, allant à l’encontre de l’idéal paritaire, sauf si son époux accède, comme il en rêve, à la présidence de la république, alors elle endossera la figure de la <em>First Lady</em>. La complémentarité des rôles serait alors revendiquée et assumée.</p>
<p>En attendant, Samia Abbou concentre plus d’attention que son époux, sous l’angle d’une potentialité de légitimité et plus de mise en visibilité.</p>
<p>Par rapport à Mohamed Abbou, Samia est une personnalité d’une autre trempe, ni pure ni bienveillante.</p>
<p>Déployant une sauvage énergie, elle ne cesse de faire de l’ombre à son mari, ce qui devrait susciter chez lui des sentiments jaloux. Tout en étant une élue du peuple, elle est également une personnalité politique, mais sans aucune envergure idéologique, s’inscrivant essentiellement dans la logique du discrédit.</p>
<p>Quelle conception a-t-elle de son activité de représentante du peuple aux dimensions multiples? Comment apprécie-t-elle un organe institutionnel dont la fonction est de légiférer? Que pense-t-elle des pouvoirs qui lui sont donnés, et de son rôle tout à la fois national et local?</p>
<p>Pour elle, le parlement n’est pas un lieu où s’expriment des idées censées orienter la politique nationale, il y a mieux à faire. Ainsi, de tous les rôles dévolus aux membres de l’instance législative, comme celui de proposer les lois, les étudier, les discuter et délibérer, seul le rôle du parlement comme tribune trouve grâce à ses yeux, du moment qu’il lui permet d’haranguer gouvernement et opposition, d’utiliser l&rsquo;Assemblée comme caisse de résonance pour ses revendications ou les aspirations de son courant politique tout en lui assurant une indéniable célébrité. Elle tient à y faire entendre sa voix autant que possible sans autre but que celui d’être écoutée essentiellement par l’usage de propos offensants. C’est sa façon de concevoir la fonction militante pour défendre ce qui lui paraît conforme aux intérêts des veuves et des orphelins, d’être en somme leur porte-parole.</p>
<p>Ainsi peut-on parler, pour désigner ces personnages évoluant dans la sphère publique par l’intermédiaire des médias, qu’en tant qu’élue de la nation elle est une femme publique et en tant que Samia Abbou une femme publicisée.</p>
<h3>Elle vocifère, elle attaque, elle accuse, elle vilipende, elle insulte…</h3>
<p>Samia Abbou est donc une passionnaria, mais qui ne brille ni par sa personnalité ni par son éloquence ni par ses idées, mais par ses comportements d’opposante systématique à tout et tous et qui refuse de se plier aux règles. Elle est habitée par on ne sait quelle cause, obsédée jusqu’à l’excès par on ne sait quelle conviction, fait profession de sa colère et de son indignation. Sa stratégie consiste à traquer le mal sans relâche et ses occurrences médiatiques se comptent maintenant par centaines.</p>
<p>On ne peut lui attribuer aucun sobriquet car elle n’est pas <em>«femme de pouvoir»</em> comme l’est Angela Merkel: sauveuse, porteuse d’espoir, créditée d’un certain nombre de valeurs que porteraient mal les hommes : proximité, connaissance du terrain, sens du concret, du social, qui incarnait l’espoir d’un renouveau et sa présence vue comme la condition d’une démocratie authentique. Elle supporterait encore moins le surnom <em>«La dame de fer»</em> attribué jadis à Margaret Thatcher : dure, froide, inflexible, décidée et autoritaire, archétype d’un pouvoir féminin bien plus redoutable que celui des hommes et qui, dans un pays en situation d’instabilité, a réussi à redresser l’économie britannique en mettant en place une série de réformes radicales.</p>
<p>Elle n’est pas non plus une intellectuelle, incarnant la distance par rapport aux événements, réfléchissant sur les événements, envisageant autrement son activité, c’est-à-dire son rôle dans l’espace social et politique. En revanche, elle est dans l’attitude d’enfermement positiviste des juristes. Sauf que, bien qu’avocate, elle adhère à sa façon à l’esprit de l’<em>habeas corpus</em>. Pour elle, toute personne est présumée coupable jusqu&rsquo;à ce que son innocence ait été légalement établie.</p>
<p>Son riche répertoire des stigmates, qui alimentent avec constance la chronique politique, traduit une conduite discutable et un comportement inadmissible de la part d’une élue du peuple, qui sont incompatibles avec les valeurs prônées par la République. Il est difficile dans ce cas pour les gouvernants d’obtenir l’obéissance des populations aux lois et aux valeurs qu’eux-mêmes ne respecteraient qu’imparfaitement.</p>
<p>Ainsi sous le regard des téléspectateurs sensibles à la diffamation, qui à chaque fois ont l’impression de vivre un moment exceptionnel, Samia Abbou fait feu de tout bois, et les trois minutes de paroles sont bien insuffisantes pour donner libre cour au fiel qui l’étrangle. Aux ministres, elle rappelle qu’en tant que mandataire du peuple elle a tous les droits, dont celui de demander qu’ils lui rendent des comptes.</p>
<p>Toujours munie de dossiers, de pièces à convictions, d’éléments d’accusations irrécusables, elle se conduit comme un procureur de la Haute Cour demandant la mort de quelqu’un. Ses questions au gouvernement deviennent alors des sentiments négatifs, des reproches, des accusations. Bref, de vrais réquisitoires.</p>
<p>Elle s’attaque à tous les ministres, reprochant à l’un son laxisme, à un autre l’absence des suivis concernant certains dossiers, à un troisième sa mauvaise gestion, sa pratique du népotisme, ses entente secrètes avec des industriels. Elle accuse des lobbies de pomper les réserves de devises du pays avec la bénédiction du pouvoir, demande aux membres du gouvernement de déclarer leurs biens à l’étranger, accuse des députés du bloc de la Coalition nationale de corruption, affirme que le recul de la retraite profite davantage à ceux eux qui ont été recrutés après la révolution, que la crise de l’enseignement secondaire n’est qu’un complot ourdi par le ministre en personne pour détruire le système éducatif tunisien. Elle évoque par ailleurs la possibilité du retrait de confiance à Mohamed Ennaceur, le président de l’ARP, accuse son vice-président de comploter avec les islamistes, exige l’ouverture d’une enquête en soulignant, là aussi, être en possession d’éléments de preuve indiquant<em> «une entente entre Abdelfattah Mourou et le bloc Ennahdha pour semer la discorde parmi le peuple tunisien».</em></p>
<p>Dans les discussions avec son mari on imagine que c’est elle qui monopolise la parole. S’il ose l’interrompre, elle lui cloue le bec. Elle ne va subir sous son propre toit le même traitement que celui que lui inflige le respect du temps de parole à l’ARP! Une règle d’autant plus frustrante, qu’elle a tellement de choses à dire, d’histoires à raconter, de pratiques à dénoncer, de dossiers à révéler, de défaillances du gouvernement à confirmer, avec toujours des preuves irréfutables à l’appui.</p>
<p>Il y a dans tout cela de quoi fonder en politique un couple heureux sur le court et le long terme. Ce couple existe pourtant, c’est sûr, nous en avons rencontré. Les écouter, c’est recevoir une leçon de sagesse et d’espoir. Sans ironie, aucune !</p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vEYqjwXgeU"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/24/la-tunisie-du-noir-au-gris-paradis-fiscaux-financement-du-terrorisme-et-cyber-securite/">La Tunisie du noir au gris : Paradis fiscaux, financement du terrorisme et cyber-sécurité</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie du noir au gris : Paradis fiscaux, financement du terrorisme et cyber-sécurité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/24/la-tunisie-du-noir-au-gris-paradis-fiscaux-financement-du-terrorisme-et-cyber-securite/embed/#?secret=QyY3dUZji9#?secret=vEYqjwXgeU" data-secret="vEYqjwXgeU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y1vKMSK31n"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/17/youssef-chahed-en-france-en-mode-commis-voyageur/">Youssef Chahed en France en mode commis-voyageur</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Youssef Chahed en France en mode commis-voyageur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/17/youssef-chahed-en-france-en-mode-commis-voyageur/embed/#?secret=MKyfh3I4N1#?secret=Y1vKMSK31n" data-secret="Y1vKMSK31n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8Wau4wZ5h5"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/10/la-politique-pour-les-nuls-expliquee-a-slim-azzabi/">La politique pour les nuls expliquée à Slim Azzabi</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La politique pour les nuls expliquée à Slim Azzabi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/10/la-politique-pour-les-nuls-expliquee-a-slim-azzabi/embed/#?secret=icpxhRG6P5#?secret=8Wau4wZ5h5" data-secret="8Wau4wZ5h5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/03/portrait-croise-mohamed-et-samia-abbou-ou-les-deux-font-la-paire/">Portrait croisé : Mohamed et Samia Abbou ou les deux font la paire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Clôture du budget de 2013 : La «Troïka» rattrapée par sa mauvaise gouvernance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/24/cloture-du-budget-de-2013-la-troika-rattrapee-par-sa-mauvaise-gouvernance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Apr 2018 11:34:30 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Mongi Rahoui]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Chaker]]></category>
		<category><![CDATA[troïka]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie Telecom]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de l’examen du projet de clôture du budget pour l’exercice 2013, la «Troïka», coalition gouvernementale constituée des partis Ennahdha, Ettakattol et le Congrès pour la république (CPR), qui avait gouverné provisoirement le pays de 2012 à 2014, est rattrapée par sa mauvaise gouvernance. Par Khémaies Krimi Le député du Front populaire Mongi Rahoui, qui...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/24/cloture-du-budget-de-2013-la-troika-rattrapee-par-sa-mauvaise-gouvernance/">Clôture du budget de 2013 : La «Troïka» rattrapée par sa mauvaise gouvernance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-57713" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/07/Ben-Jaafar-Marzouki-Jebali.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Lors de l’examen du projet de clôture du budget pour l’exercice 2013, la «Troïka», coalition gouvernementale constituée des partis Ennahdha, Ettakattol et le Congrès pour la république (CPR), qui avait gouverné provisoirement le pays de 2012 à 2014, est rattrapée par sa mauvaise gouvernance.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Khémaies Krimi</strong></p>
<p><span id="more-150471"></span></p>
<p>Le député du Front populaire Mongi Rahoui, qui est en même temps président de la commission parlementaire des finances, de la planification et du développement, a révélé, vendredi 20 avril 2018, que <em>«la commission a émis des réserves quant à la clôture du budget de l’Etat au titre de l’exercice 2013, et ce, après avoir décelé plusieurs défaillances dans la gestion».</em> Il a ajouté que la commission a décidé de soumettre ses remarques à une séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Le débat promet d’être houleux.</p>
<p>Quant aux défaillances relevées, elles concernent, selon Mongi Rahoui, les recrutements, les nominations illégales, l’utilisation des finances publiques sans permission, la mise de véhicules administratifs à la disposition d’autres personnes que les ayants droit et la non-déclaration des informations relatives à la gestion du budget, conformément à la loi.</p>
<h3>La Cour des comptes signale de nombreux dépassements</h3>
<p>Ces réserves relayent les conclusions d’un rapport rendu public en février 2016 par la Cour des comptes sur ce même exercice budgétaire, qui avait, déjà, signalé d’importants manques à gagner et pertes pour l’Etat.</p>
<p>Ces pertes ont été enregistrées dans trois secteurs : transport, assurance-maladie et douane. Ils ont concerné des transferts d’argents illégaux, des recrutements non déclarés et une somme de 800 millions de dinars tunisiens (MDT) dépensée au titre du budget de l’année 2013, mais en l’absence de tout document y afférent.</p>
<p>Interpellé sur cette question quand il était ministre des Finances, en 2015, feu Slim Chaker a indiqué qu’il s’agissait du solde du montant de la recette de privatisation partielle de l’office Tunisie Telecom placé dans un compte spécial à la Banque centrale de Tunisie (BCT).</p>
<p>Autres révélations de ce rapport de la Cour des comptes : les dettes de la Douane tunisienne ont atteint 4.041 MDT dont seulement 0,01% ont été remboursés, tandis que les dépenses douteuses de la Caisse nationale d’assurance maladie (régime public, privé et tiers payant) ont dépassé 155 MDT entre les années 2009/2013, ce qui constitue un manque à gagner pour l’assurance maladie dans un contexte de fort déficit.</p>
<p>Le rapport a signalé des dysfonctionnements au niveau de la compensation dont les dépenses ont doublé entre les années 2010 et 2013 pour atteindre 1.450MDT au titre de l’année 2013, soit 2% du PIB du pays.</p>
<h3>Pour une culture de résultat</h3>
<p>Cela pour dire que les réserves de la commission parlementaire, tout autant que les révélations du rapport de la Cour des comptes ne manquent pas d’enjeux en ce sens où c’est la première fois que les deux institutions (Assemblée et Cour des comptes) remettent en question un projet de loi sur la clôture d’un budget.</p>
<p>Au temps de Bourguiba et de Ben Ali, les projets de lois portant clôture des budgets faisaient l’objet d&rsquo;informations courtes et insipides diffusées par l’agence Tap, sans aucun commentaire.<br />
De telles pratiques ont consacré, des décennies durant, l’impunité des gouvernements et l’absence de reddition de comptes pour mauvaise gestion ou pour d&rsquo;autres manquements aux règles de la bonne gouvernance.</p>
<p>Pourtant, la clôture du budget qui doit faire état de la conformité des projets budgétisés et le degré de leur réalisation, au cours d’un exercice donné, est une étape budgétaire aussi importante que les trois autres étapes, en l’occurrence, la conception, l’adoption par le parlement et son exécution par le gouvernement.</p>
<p>Dans le souci de conférer, dorénavant, aux comptes de l’Etat l&rsquo;efficience et la transparence requises, nous ne pouvons que saluer l’émission de ces réserves car elles contribuent, un tant soit peu, à l’instauration de la culture du résultat chez les gestionnaires et au renforcement de la reddition des comptes.</p>
<p>Est-il nécessaire de signaler que le Conseil fédéral allemand (Bundesrat) s’est interdit, conformément à une loi adoptée en 2016 et complétant la loi sur<em> «la règle d’or»</em> adoptée en 1949, de voter la clôture de budgets en déficit ou comportant de graves dépassements.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/24/cloture-du-budget-de-2013-la-troika-rattrapee-par-sa-mauvaise-gouvernance/">Clôture du budget de 2013 : La «Troïka» rattrapée par sa mauvaise gouvernance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Kamel Eltaïef, le poil à gratter des islamistes tunisiens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/28/kamel-eltaief-le-poil-a-gratter-des-islamistes-tunisiens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Jul 2017 12:12:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès pour la république]]></category>
		<category><![CDATA[Hamma Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[Harak]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Daimi]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Eltaief]]></category>
		<category><![CDATA[Néjib Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[Radhia Nasraoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kamel Eltaief est l&#8217;ennemi juré de Chafik Jarraya, le baron de la contrebande ami des islamistes.  Il n’y a pas qu’en Turquie que les islamistes ne sont pas kémalistes. En Tunisie aussi, c’est le cas. Sauf que chez nous, il ne s’agit pas de Kemal Atatürk mais de Kamel Eltaïef. Par Chedly Mamoghli * L’homme...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-107492" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Kamel-Eltaief-Chafik-Jarraya.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Kamel Eltaief est l&rsquo;ennemi juré de Chafik Jarraya, le baron de la contrebande ami des islamistes. </em></p>
<p><em><strong>Il n’y a pas qu’en Turquie que les islamistes ne sont pas kémalistes. En Tunisie aussi, c’est le cas. Sauf que chez nous, il ne s’agit pas de Kemal Atatürk mais de Kamel Eltaïef.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Chedly Mamoghli</strong> *</p>
<p><span id="more-108070"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-108073" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Chedly-mamoghli.jpg" alt="" width="200" height="122" />L’homme d’affaires et lobbyiste politique est un personnage qui, depuis les années 1980, ne laisse personne indifférent et dont la discrétion peut alimenter interrogations légitimes, gêne et incompréhension. Elle peut aussi alimenter les commérages et les fantasmes les plus farfelus qu’adorent servir certains politiques à l’opinion publique et à une certaine presse si friande des médisances.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pourquoi cette fixation sur Kamel Eltaïef ?</strong></p>
<p>Dimanche soir, 23 juillet 2017, je lisais un article dans un journal électronique de la place reprenant et décortiquant un statut Facebook de Imed Daïmi.</p>
<p>L’actuel député, ancien secrétaire-général du Congrès pour la république (CPR) et ancien directeur du cabinet présidentiel à l’époque du président provisoire Moncef Marzouki, développe le moins que l’on puisse dire un trouble obsessionnel à l’égard d’Eltaïef doublé d’une haine viscérale. Il lui souhaite ouvertement la prison, se délecte en disant que la cellule attenante à celle de Chafik Jarraya serait le meilleur endroit pour préserver Kamel Eltaïef d’un éventuel kidnapping. Il parle de <em>«ghorfet améliyet»</em> (salle d’opération) qu’il dirige, use et abuse d’un vocabulaire qui pourrait laisser libre cours aux fantasmes dont certaines personnes raffolent.</p>
<p>Et Imed Daïmi n’est pas le seul, les islamistes et leur appendice, le CPR, depuis rebaptisé Harak Tounes Al-Irada, se sont assignés une mission bien déterminée, faire écrouer le lobbyiste. On se souvient de ce que Mohamed Ben Salem, dont le passage à la tête du département de l’Agriculture a marqué l’histoire agronomique tunisienne, a dit au chef du gouvernement Youssef Chahed, la semaine dernière, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Et quand on n’est pas dupe, on se pose des questions: pourquoi cette fixation sur Kamel Eltaïef?</p>
<p>Et bien c’est simple, il y a un grand scandale, celui de la Banque franco-tunisienne (BFT), qui va coûter des centaines de millions de dollars à l’Etat, et dans lequel serait impliqué le gendre de Ben Salem et le pote de Daïmi, l’ancien ministre des Domaines de l’Etat, Slim Ben Hmidène.</p>
<p>Il y a aussi le très grave dossier Syphax Airlines, qui nous rappelle la grandeur et la décadence d’une autre compagnie que nos frères algériens connaissent si bien, Khalifa Airlines.</p>
<p><strong>Une stratégie de la diversion </strong></p>
<p>Ils veulent faire oublier aux Tunisiens ces scandales et ces dossiers explosifs en inventant des histoires pleines de fantasmes sur Eltaïef. Stratégie de la diversion. Certes, le concerné a toujours été influent mais il ne faut pas délirer et lui prêter tout et n’importe quoi.</p>
<p>A seulement 32 ans, il a été la cheville ouvrière de la destitution de l’ancien président Habib Bourguina, le 7 novembre 1987, et a été le véritable «patron» de celui qui a succédé à ce dernier, Zine El Abidine Ben Ali, jusqu’à 1992, avant de narguer l’ancien dictateur et de se mettre au service de l’opposition. Il a ainsi aidé tous les opposants, des plus libéraux et aux plus gauchistes. Ils peuvent toujours essayer de minimiser son rôle, cela ne marchera pas. Ils sont tous ses copains : de Néjib Chebbi à Radhia Nasraoui qui, en 2000, prit sa défense, lorsqu&rsquo;il avait publié une opinion sur la corruption de la famille de Ben Ali, à l’époque de «<em>sénéwét el jamr»</em> (années de braise), alors que son époux Hamma Hammami était entré dans la clandestinité.</p>
<p>Ce dernier a aussi mis à disposition de l’opposition tunisienne ses relais dans la presse française.</p>
<p>Egalement, homme de réseaux et bénéficiant d’un entregent varié, il a toujours entretenu de bons rapports avec les Américains et toujours été proche du pouvoir algérien.</p>
<p>Cependant, il connaît ses limites et ne s’aventure pas dans les domaines où d’autres se sont faits piéger, ce n’est pas un contrebandier et n’est pas lié à l’envoi de la chair à canon en Syrie. Il n’a pas un frère qui a une association louche à la réputation sulfureuse et financée par la fondation de Cheikha Mozah et sur laquelle pèsent de lourds soupçons sur d’éventuelles collusions avec les réseaux terroristes et l’envoi des jeunes gens en Syrie.</p>
<p>Eltaïef n’a pas inscrit son fils au Lycée Cailloux tout en insultant la France et la francophonie et en se la jouant le Don Quichotte de la langue arabe en traitant les francophones d’orphelins de la France.</p>
<p>En définitive, Kamel Eltaïef est influent et a un réseau qu’il s’est constitué au fil des ans mais il ne faut pas non plus délirer et lui prêter les pouvoirs des méchantes des dessins animés de Disney. Il ne faut pas tomber dans le ridicule. Tout ce qui est exagéré est insignifiant, dit l’adage. Mais on l’a bien compris, Eltaïef est aux islamistes tunisiens ce que Fetullah Gülen est à Erdogan. Si jamais malheur arrive à la Tunisie et que les islamistes accaparent le pouvoir et s’enracinent, créeront-ils peut-être un chef d’inculpation <em>«collusion avec Kamel Eltaïef</em>» comme le fait aujourd’hui l’idole des islamistes tunisiens en Turquie avec Gülen pour se débarrasser de ses adversaires?</p>
<p><em>* Juriste.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Une histoire d’armes : Adnen Mansar sera entendu par la justice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 May 2017 07:57:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adnen Mansar]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès pour la république]]></category>
		<category><![CDATA[Harak Tounès Al-Irada]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Adnen Mansar doit être entendu par le juge à propos du contenu de l’enregistrement fuité où il est question de détention d’armes par des membres de son parti. Suite à l’enregistrement fuité dans lequel le président du comité politique du parti Harak Tounes Al-Irada, le ministère public a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire. Dans cet...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/27/une-histoire-darmes-adnen-mansar-sera-entendu-par-la-justice/">Une histoire d’armes : Adnen Mansar sera entendu par la justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-98506" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Adnen-Mansar.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Adnen Mansar doit être entendu par le juge à propos du contenu de l’enregistrement fuité où il est question de détention d’armes par des membres de son parti.</strong></em></p>
<p><span id="more-98505"></span></p>
<p>Suite à l’enregistrement fuité dans lequel le président du comité politique du parti Harak Tounes Al-Irada, le ministère public a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire.</p>
<p>Dans cet enregistrement, qui date de 2014, où le président du comité politique du parti Harak Tounes Al-Irada, et directeur du cabinet de l’ex-président provisoire Moncef Marzouki, discutait avec des militants du Congrès pour la république (CPR), «<em>ancêtre</em>» du Harak, ces derniers affirmaient posséder des armes à feu qu’ils pourraient utiliser en riposte à une éventuelle falsification des élections législatives et présidentielles devant se tenir fin 2014.</p>
<div class="embed">
<div class="video">
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</div>
</div>
<p>&nbsp;<br />
Mansar, qui semble croire fort que son parti allait gagner ces élections, laissait entendre qu’un éventuel échec donnerait la preuve que celles étaient truquées. C’est, d’ailleurs, cet argument que lui et son parti ont fait valoir pour expliquer leur cuisant échec lors de ces élections.</p>
<p>La gravité des propos tenus dans cet enregistrement et la réaction complice de Mansar semblent avoir convaincu la justice de la nécessité d’ouvrir une enquête, de convoquer l’intéressé et de l’entendre sur les circonstances de la réunion au cours de laquelle l’histoire des armes a été évoquée et qui sont les personnes qui y ont pris part.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Abderrazek Krimi </strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Isie : Les dessous de la «démission» de Sarsar</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/13/isie-les-dessous-de-la-demission-de-sarsar/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 May 2017 12:37:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chafik Sarsar]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès pour la république]]></category>
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		<category><![CDATA[Isie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si la vraie fausse démission de Chafik Sarsar était un dégât collatéral de la guéguerre que se livrent Ennahdha et le CPR pour le contrôle de l’Instance des élections ? Par Sami Ben Slama * En utilisant un jargon militaire, on ne pourrait s’empêcher de penser que la démission de Chafik Sarsar, le président...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/13/isie-les-dessous-de-la-demission-de-sarsar/">Isie : Les dessous de la «démission» de Sarsar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-16399" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/09/Elections-2014.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Et si la vraie fausse démission de Chafik Sarsar était un dégât collatéral de la guéguerre que se livrent Ennahdha et le CPR pour le contrôle de l’Instance des élections ?</strong> </em></p>
<p>Par<strong> Sami Ben Slama</strong> *</p>
<p><span id="more-96129"></span></p>
<p>En utilisant un jargon militaire, on ne pourrait s’empêcher de penser que la démission de Chafik Sarsar, le président de l’Instance supérieure indépendant des élections (Isie) et de ses assistants était un «<em>tir ami»</em>, c’est-à-dire une attaque réussie venue de son propre camp.</p>
<p>En réalité, cette démission et malgré toutes ses conséquences désastreuses sur le processus de transition démocratique, ne représente que la partie apparente d’un iceberg, qui s’est déjà fissuré et qui fond. Elle n&rsquo;est pour notre malheur que le prolongement, au sein de cette institution vitale pour notre jeune démocratie, d&rsquo;une querelle politique, qui s&rsquo;est ouvertement déclarée il y a quelques mois, entre les anciens «<em>alliés</em>» composant la défunte <em>«troïka</em>», l’ancienne coalition gouvernementale conduite par le parti islamiste Ennahdha.</p>
<p><strong>La guéguerre des anciens alliés</strong></p>
<p>Pour être précis, cette démission n’est qu’un dégât collatéral, pour rester dans le jargon militaire, des tentatives de l’ancien président provisoire Moncef Marzouki visant à s’accaparer une partie de l’électorat naturel d’Ennahdha entamées lors des dernières élections en 2014.</p>
<p>Au sein de l’Isie, chacun, en soldat exemplaire, a sa part du combat. C’est une guerre larvée qui dure depuis la fin des élections entre deux camps, celui des membres choisis et appuyés par Ennahdha (M. Sarsar &amp; Cie), qui a perdu trois éléments par tirage au sort en février 2017, et le camp du Congrès pour la république CPR (Riadh Bouhouchi et Cie) qui reproche à M. Sarsar la défaite de M. Marzouki aux élections.</p>
<p>Ce dernier camp, issu d’une nouvelle concorde temporaire et contre-nature entre le CPR et les repêchés de l’ancienne Isie, a très bien manœuvré tactiquement. Il a même réussi à établir une alliance-surprise, fragile certes, mais très efficace avec deux au moins des trois nouveaux membres.</p>
<p>L’enjeu pour les deux camps n’étant autre, et il faut le préciser, que la défense d’intérêts strictement personnels et partisans lors des prochaines échéances électorales et n’a aucun lien avec l’intérêt général.</p>
<p>Ce <em>«harak»</em> (mouvement) des membres du conseil, sans jeu de mots aucun, a essayé d’affaiblir un président déjà faible et sans réelle personnalité, et de le mettre directement sous la botte en usant judicieusement des mécanismes démocratiques en vigueur au sein du conseil de l’Isie.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-96137" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/conf-isie-sarsar-1.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le trio «démissionnaire»: Mourad Ben Moula, Chafik Sarsar et Lamia Zargouni. </em></p>
<p><strong>Une démission bien ordonnée</strong></p>
<p>Ennahdha, considérant l’Isie II comme sa chasse gardée, n’étant pas en reste en matière d’habileté et de réactivité, a vu l’extrême danger que représentait la perte totale de son influence sur l’instance. Et cela dès la démission forcée du directeur exécutif des opérations infiltré depuis le début par ses soins. Elle n’a pas accepté de perdre aussi les précieuses prérogatives de son cher bien-aimée président et a répliqué et très rapidement et très adroitement.</p>
<p>Elle a lui a <em>«ordonné»</em> de démissionner le matin de sa sortie controversée et de l’annoncer dans le point de presse programmé le jour même pour présenter le calendrier électoral.</p>
<p>Certains esprits mal attentionnés affirmeraient même que les deux autres démissionnaires, Lamia Zargouni et Mourad Ben Moula, n’étaient même pas au courant de leur démission. Ils n’auraient appris la mauvaise nouvelle et dans le bureau même de M. Sarsar que 10 minutes avant de descendre rencontrer les journalistes.</p>
<p>En effet, au moins un membre démissionnaire était attelé toute la matinée à bavarder sereinement dans le hall et était euphorique à l&rsquo;idée d’enclencher à nouveau le processus électoral, quelques minutes avant sa convocation subite à rejoindre le président.</p>
<p>Ennahdha a réussi son coup brillamment. Elle a réussi à mettre l’autre camp, qui se croyait gagnant, en difficulté. Les félons se sont vus immédiatement accusés de corruption, d’atteinte au processus électoral et d’être responsables du probable report des élections. C’était un choc extrême et tellement violent qu’ils en sont restés bouche-bée, eux qui arpentaient les couloirs des plateaux télés tout le long de la semaine. Ils n’ont même pas réussi à répliquer, se bornant à s’excuser platement auprès de l’honorable président et à le supplier de revenir.</p>
<p><strong>Ennahdha fait basculer la balance</strong></p>
<p>Ennahdha ne lâche jamais les siens même pas ceux gagnés par appât du gain ou par simple calcul; et surtout pas ses bébés-éprouvettes sortis de son néant à elle.</p>
<p>La Tunisie en a vu des crises autour de ses institutions pseudo-indépendantes, aucune d’elle n’a vu la tenue d’une réunion aussi rapide que celle décidée par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour écouter les justifications ahurissantes de M. Sarsar concernant sa démission.</p>
<p>Il y avait péril en la demeure, tout était bon pour le mouvement pour permettre à ces députés d’étaler leur savoir-faire en matière de propagande et de désinformation pour sauver un soldat unique en son genre et pour orienter l’opinion publique dans la bonne direction. Elle a fait basculer la balance et a réussi le coup de maître de faire revenir le président en larmes avec les excuses de la patrie.</p>
<p>En même-temps, elle a mis l’autre patrie dans de beaux draps et gageons qu’elle aura d’énormes difficultés à se remettre de ce coup vraiment génial. Cependant, la partie n’est pas encore finie et on assistera sûrement à quelques rebondissements.</p>
<p>Quant aux opinions exprimées çà et là, par solidarité fraternelle ou par conviction, altérées par l’absence d’informations exactes sur un sujet aussi délicat, par les politiques ou au sein de la société civile, elles nous enseignent une chose : tout le monde est prêt à s’occuper de toutes les futilités inimaginables et préfère ignorer les vrais enjeux; c’est plus rassurant ! Et il n’est pas si difficile ainsi de trouver les causes réelles du si long règne de notre médiocratie nationale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/13/isie-les-dessous-de-la-demission-de-sarsar/">Isie : Les dessous de la «démission» de Sarsar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Adnen Mansar ou le niveau zéro de la politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jan 2017 15:45:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adnen Mansar]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès pour la république]]></category>
		<category><![CDATA[CpR]]></category>
		<category><![CDATA[Harak Tounès Al-Irada]]></category>
		<category><![CDATA[Kef]]></category>
		<category><![CDATA[Majdouline Cherni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Majdouline Cherni fout des complexes à Adnen Mansar.  Adnen Mansar vient d’abaisser le débat politique en Tunisie à un niveau sans précédent en accusant Majdouline Cherni d’avoir changé de prénom. Par Faïk Henablia * Selon les dires de l’ex-conseiller de l’ex-président provisoire de la république, l’inénarrable Moncef Marzouki, l’actuelle ministre de la Jeunesse et des...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-79568 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Majdouline-Cherni-Adnene-Mansar.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Majdouline Cherni fout des complexes à Adnen Mansar. </em></p>
<p><strong><em>Adnen Mansar vient d’abaisser le débat politique en Tunisie à un niveau sans précédent en accusant Majdouline Cherni d’avoir changé de prénom.</em> </strong></p>
<p>Par <strong>Faïk Henablia</strong> *</p>
<p><span id="more-79567"></span></p>
<p>Selon les dires de l’ex-conseiller de l’ex-président provisoire de la république, l’inénarrable Moncef Marzouki, l’actuelle ministre de la Jeunesse et des Sports aurait substitué Majdouline à Mabrouka, son prénom véritable!</p>
<p>Le ridicule ne tuant pas et à défaut de compétence, d’imagination et d’idées, certains politiciens font le pari d’occuper le devant de la scène en n’étant pas trop regardants sur les moyens.</p>
<p>Il est vrai que son parti, Harak Tounes Al-Irada, a, à priori, peu de chance de faire oublier le Congrès pour la république (CPR), son illustre prédécesseur, et encore moins d’égaler ses brillants succès électoraux. Mais au-delà du sort de ce parti, dont à peu près tout le monde se moque, l’attitude de M. Mansar appelle quelques observations.<br />
D’abord, elle traduit une misogynie évidente : aurait-il eu cette brillante idée si le destinataire de ses foudres avait été un homme? Rien n’est moins sûr. Parions plutôt qu’il eût sans doute trouvé d’autres angles d’attaque plus <em>«classiques»</em>.</p>
<p>Le tort de Majdouline Charni n’est pas tant, à ses yeux, d’être ministre, que d’être ministre femme et il convient de la traiter en femme, en ayant recours à ce type d’argument.</p>
<p>Ensuite, cette attitude de M. Mansar témoigne d’une haine du véritable symbole que représente la ministre. Celle-ci a, à ses yeux, l’immense tort d’être sœur de martyr, l’officier de la garde nationale Socrate Cherni, un martyr tombé sous les balles d’un tueur peut-être déjà amnistié par l’ancien président provisoire, son patron.</p>
<p>La présence de la ministre, rappel constant de cet épisode noir, est, de ce point de vue, un formidable obstacle à l’ambition présidentielle de son chef.</p>
<p>Par ailleurs, Majdouline Cherni avait eu auparavant, en tant que secrétaire d’Etat chargée des martyrs de la révolution, l’inqualifiable insolence se s’opposer à certaines prétentions du camp de M. Mansar en matière d’indemnisation.</p>
<p>Cette attitude révèle que, pour Adnen Mansar, des noms tels que «<em>Mabrouka</em>», «<em>M’barka</em>», ou d’autres, qui sont, par ailleurs, des prénoms parfaitement respectables, sont catalogués «<em>ruraux</em>» ou <em>«pays profond»</em>, faisant nécessairement mauvais effet en «<em>ville</em>» et condamnant par conséquent leurs porteuses à en changer au plus vite, sous peine de moquerie, voire de discrédit, pour peu qu’elles aient de l’ambition.</p>
<p>Bref, on ne s’appelle pas Mabrouka, si on veut faire carrière. Il convient au contraire prendre un nom <em>«urbanisé»,</em> <em>«civilisé»</em>, un nom de <em>«ville»</em>.</p>
<p>Notons au passage l’ignorance de mon Mansar, ou son oubli, de la géographie de la Tunisie, lui qui pense que le Kef se réduit à une campagne, à un <em>«bled»</em> perdu. Il convient de lui rappeler qu’il n’en est rien et que de surcroît des noms tels que Mabrouka ou M’barka, n’y sont pas honteux.</p>
<p>L’attitude de M. Mansar trahit, enfin, son profond mépris pour la région d’origine de la ministre. Pour lui, travailler à Tunis est un privilège, surtout lorsque l’on vient du Kef et il va soi que la ministre ne peut qu’avoir honte du prénom «<em>keffois</em>» qu’il a décidé de lui attribuer.</p>
<p>Il y a de cela quelques années, Jean-Marie Le Pen, ancien chef de l’extrême droite française, s’était gaussé du chanteur Patrick Bruel, en le citant par son véritable nom, Patrick Benguigui, allusion sournoise, dans son esprit antisémite, à son origine juive algérienne. Comparaison n’est pas raison, mais la sotte sortie de M. Mansar participe de la même pernicieuse volonté de brouiller l’image de l’autre, de l’abaisser au regard d’une son idéologie discriminatoire voire raciste.</p>
<p><em>* Gérant de portefeuille associé.</em></p>
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		<title>Chahed : «Aucun ministre ne quittera le gouvernement»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[zohra abid]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Nov 2016 11:58:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès pour la république]]></category>
		<category><![CDATA[CpR]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Lassaad Yaakoubi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chef du gouvernement Youssef Chahed a déclaré aujourd’hui aux médias qu’aucun ministre ne quittera son gouvernement. En réponse à la campagne de dénigrement menée par des syndicalistes proches du parti islamiste Ennahdha, du Congrès pour la république (CpR) et de Harak Tounes Al-Irada, appelant au changement du ministre de l’Education Neji Jalloul, Youssef Chahed a déclaré,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-66400" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/09/Youssef-Chahed-Wataniya-1.jpg" alt="youssef-chahed-wataniya-1" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le chef du gouvernement Youssef Chahed a déclaré aujourd’hui aux médias qu’aucun ministre ne quittera son gouvernement.</strong></em></p>
<p><span id="more-73459"></span></p>
<p>En réponse à la campagne de dénigrement menée par des syndicalistes proches du parti islamiste Ennahdha, du Congrès pour la république (CpR) et de Harak Tounes Al-Irada, appelant au changement du ministre de l’Education Neji Jalloul, Youssef Chahed a déclaré, aujourd’hui, en marge de l’inauguration de l’autoroute reliant Béja et Jendouba, qu’aucun ministre ne quittera le gouvernement.</p>
<p>Rappelons que le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire Lassaad Yaakoubi, proche du CpR, a récemment appelé le chef du gouvernement à remplacer d’urgence le ministre de l’Education. Suite à ces déclarations, des milliers d’élèves, poussés par leurs enseignants, ont fait l’école buissonnière et sont sortis dans les rues pour appeler à la destitution du ministre.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-64976" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/09/Youssef-Chahed-Neji-Jalloul.jpg" alt="youssef-chahed-neji-jalloul" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Youssef Chahed et Neji Jalloul.</em></p>
<p>Des rumeurs ont également été propagées, par les mêmes milieux, annonçant le remplacement prochainement de Neji Jalloul par l’islamiste Mohamed Goumani, enseignant de l’éducation civique dans les collèges.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A.</strong></p>
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		<title>Qui a tué Lotfi Nagdh ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2016 12:26:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larayedh]]></category>
		<category><![CDATA[Chokri Belaid]]></category>
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		<category><![CDATA[CpR]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Nagdh]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Brahmi]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les LPR: Une milice violente au service d&#8217;un pouvoir.  L’acquittement des meurtriers présumés de Nagdh vient nous rappeler les circonstances qui ont rendu possible, en 2012 et 2013, une série de crimes d’Etat. Par Salah El-Gharbi Au-delà des attendus du jugement acquittant les présumés coupables du meurtre de l’ex- représentant de Nidaa Tounes à Tataouine,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-72208 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Troika-Milices.jpg" alt="troika-milices" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les LPR: Une milice violente au service d&rsquo;un pouvoir. </em></p>
<p><em><strong>L’acquittement des meurtriers présumés de Nagdh vient nous rappeler les circonstances qui ont rendu possible, en 2012 et 2013, une série de crimes d’Etat.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong></p>
<p><span id="more-72207"></span></p>
<p>Au-delà des attendus du jugement acquittant les présumés coupables du meurtre de l’ex- représentant de Nidaa Tounes à Tataouine, la question persiste et persistera aussi longtemps que les auteurs du crime resteront impunis : qui a tué Lotfi Nagdh?</p>
<div class="embed">
<div class="video">
<iframe loading="lazy" frameborder="0" width="560" height="315" src="//www.dailymotion.com/embed/video/x52f4ag" allowfullscreen></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/x52f4ag_video-qui-demontre-l-assassinat-de-lotfi-nagdh_news" target="_blank">Vid&eacute;o qui d&eacute;montre l&#039;assassinat de Lotfi Nagdh</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/editeur-kapitalis" target="_blank">editeur-kapitalis</a></i>
</div>
</div>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Des barbouzes au service d’Ennahdha et du CpR</strong></p>
<p>La proclamation, hier soir, du verdict du tribunal de 1ère instance de Sousse vient de nous ramener à la triste réalité, celle de l’époque où le pouvoir «<em>anarcho-islamiste</em>» sévissait dans le pays, où les barbouzes des soi-disant <em>«défenseurs de la révolution»</em> terrorisaient les femmes et les hommes qui n’adhèrent pas à leurs «<em>idées</em>», où des types surexcités, téléguidés par le parti islamiste Ennahdha, au pouvoir, et son allié du moment, le Congrès pour la république (CpR), exécutent, lâchement et en pleine rue, un homme dont le seul crime était de ne pas s’être laissé posséder par leur folie meurtrière.</p>
<p>Aussi grand fut le chagrin de beaucoup de Tunisiens, affligés par ce qu’ils ressentent comme injustice, il n’est pas permis que la raison soit sacrifiée sur l’autel de la démagogie.</p>
<p>Certes, il est normal que les politiques sautent sur l’occasion et cherchent à récupérer cet événement tragique, soit en se mettant du côté de la victime, soit de celui des coupables présumés. Accuser la justice de partialité et l’exécutif d’irresponsabilité, voire même de complicité, serait faire le jeu des meurtriers et celui de leurs commanditaires. Il serait absurde, quand on est en démocrate, de reprocher à l’exécutif de ne pas s’immiscer dans une affaire qui relève de la justice.</p>
<p><strong>Une enquête mal conduite, orientée et bâclée</strong></p>
<p>Dans l’affaire du meurtre de Nagdh, la vraie responsabilité, il faut l’attribuer à l’enquête qui a pris 4 longues années et a été mal conduite. En effet, orienté et bâclé, le travail des enquêteurs, dont le zèle pour les autorités de l’époque, n’était un secret pour personne et n’était pas à même de faciliter le travail du juge. On se rappelle encore des déclarations contradictoires et parfois même grotesques, comme celle du ministre de l’Intérieur de l’époque, l’islamiste Ali Larayedh, affirmant que Nagdh est décédé suite à une crise cardiaque (sic !). A l’évidence, ce serait la lâcheté de certains intervenants sur ce dossier qui aurait tué une seconde fois un homme et endeuillé une famille.</p>
<p>Quoi qu’on fasse, ce meurtre, s’il restait impuni, serait, comme l’assassinat de Chokri Belaid et celui de Mohamed Brahmi, perpétrés, quelques mois plus tard, par la même mouvance islamiste aujourd’hui encore au pouvoir, un point noir dans cette période de transition démocratique qui n’honore ni Ennahdha, ni les excités du parti de l’ancien <em>«président»</em> Moncef Marzouki.</p>
<p>Le meurtre de Nagdh est même, par certains aspects, plus atroce, puisque l’homme a été exécuté à quelques mètres des agents de l’ordre qui assistaient, ce jour-là, au déroulement des événements, sans broncher. Ils étaient alors au service de leurs maîtres… islamistes.</p>
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		<title>Nouri accuse Marzouki d&#8217;être derrière les agitations à Ben Guerdane</title>
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		<dc:creator><![CDATA[zohra abid]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Sep 2016 10:01:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Guerdane]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès pour la république]]></category>
		<category><![CDATA[CpR]]></category>
		<category><![CDATA[Harak Tounès Al-Irada]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Daimi]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mourad Nouri, co-fondateur du Congrès pour la République (CpR), a demandé, mardi, à Moncef Marzouki, de ne pas mettre en danger l&#8217;unité de la Tunisie. Dans un post publié hier sur sa page Facebook, Mourad Nouri a envoyé un message codé au fondateur du CPR et ancien président de la république par intérim. «Je vous prie de ne pas jouer...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-64086" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/09/Mourad-Nouri-et-Moncef-Marzouki.jpg" alt="Mourad-Nouri-et-Moncef-Marzouki" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Mourad Nouri, co-fondateur du Congrès pour la République (CpR), a demandé, mardi, à Moncef Marzouki, de ne pas mettre en danger l&rsquo;unité de la Tunisie.</strong></em></p>
<p><span id="more-64080"></span></p>
<p>Dans un post publié hier sur sa page Facebook, Mourad Nouri a envoyé un message codé au fondateur du CPR et ancien président de la république par intérim.</p>
<p><em>«Je vous prie de ne pas jouer avec le feu. L’unité de la Tunisie est une ligne rouge. Le slogan  »Nantasser aw nantasser »</em> (Nous vaincrons ou nous vaincrons, de Harak Tounes Al-Irada, le parti fondé récemment et conduit par Marzouki, Ndlr),<em> se concrétise aujourd’hui sur le terrain au sud du pays. Sois patriote! Appelle tes fidèles à cesser de mettre le feu aux camions qui construisent le pont de l’unité entre le nord et le sud. Souviens-toi de ce que je t’ai dit en 2010 ! Nous voulons une révolution contre la dictature et non de la répartition de la dictature. Aujourd’hui, le sud est en feu et tu ne fais rien. On gagne avec la démocratie et non avec la politique de la terre brûlée»</em>, a-t-il écrit, accusant ainsi, au passage, Moncef Marzouki d&rsquo;être derrière la flambée de violence, cette semaine, à Ben Guerdane, fief de son bras droit, Imed Daimi, secrétaire général du CpR.</p>
<p>Ce post, qui semble avoir atteint sa cible, n&rsquo;a pas manqué de provoquer la colère des partisans de Moncef Marzouki qui, dans une avalanche de commentaires, ont qualifié Mourad Nouri de sale et de détraqué mental, qui a besoin de se faire soigner au Razi (hôpital psychiatrique). Ambiance!</p>
<p>Cette réaction violente a obligé Mourad Nouri à préciser sa pensée en expliquant qu’il n’a jamais eu l’intention de nuire à la personnalité de Moncef Marzouki, mais qu&rsquo;il a seulement voulu lui rappeler qu&rsquo;il bénéficie d’un grand appui dans cette région du sud et qu&rsquo;il peut agir pour aider à calmer les esprits surchauffés. <em>«J’ai voulu attirer l’attention de Moncef Marzouki pour qu&rsquo;il fasse quelque chose afin d’apaiser la tension qui peut déraper à tout moment»</em>, a-t-il dit, dans ce qui ressemble à un rétropédalage.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/07/nouri-accuse-marzouki-detre-derriere-les-agitations-a-ben-guerdane/">Nouri accuse Marzouki d&rsquo;être derrière les agitations à Ben Guerdane</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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