<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des coopération internationale - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/cooperation-internationale/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/cooperation-internationale/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Wed, 26 Mar 2025 10:52:12 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des coopération internationale - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/cooperation-internationale/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Migrants irréguliers &#124; Kaïs Saïed déplore le faible taux de rapatriements</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/migrants-irreguliers-kais-saied-deplore-le-faible-taux-de-rapatriements/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/migrants-irreguliers-kais-saied-deplore-le-faible-taux-de-rapatriements/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 10:52:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[coopération internationale]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[immigration illégale]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[migrants irréguliers]]></category>
		<category><![CDATA[mohamed ali Nafti]]></category>
		<category><![CDATA[OIM]]></category>
		<category><![CDATA[politique étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[rapatriement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15984742</guid>

					<description><![CDATA[<p>Saïed souligne l’impérieuse nécessité de renforcer la coopération avec les pays et les organisations concernées pour démanteler les réseaux criminels exploitant les migrants. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/migrants-irreguliers-kais-saied-deplore-le-faible-taux-de-rapatriements/">Migrants irréguliers | Kaïs Saïed déplore le faible taux de rapatriements</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président Saïed a déploré le faible nombre de retours volontaires de migrants irréguliers (1544 depuis le début de l’année 2025), appelant les organisations internationales, dont l’OIM, à redoubler d’efforts pour soutenir les initiatives tunisiennes.</em></strong></p>



<span id="more-15984742"></span>



<p>«La bataille de libération nationale menée en Tunisie doit être soutenue par l’action diplomatique», a déclaré le président de la République, Kaïs Saïed, lors de sa rencontre, mardi 25 mars 2025, au palais de Carthage, avec le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti.</p>



<p>Le chef de l’Etat, qui a réaffirmé le rôle crucial des ambassadeurs dans la défense des intérêts nationaux, a rappelé les constantes de la politique étrangère tunisienne, notamment l’indépendance de la décision nationale et la diversification des partenariats internationaux. Il a également plaidé pour une évaluation continue du rendement des ambassadeurs tunisiens et au renforcement de la coopération internationale pour faciliter le retour des migrants irréguliers.</p>



<p><em>«L&rsquo;enjeu n’est pas de créer de nouvelles ambassades ou de nommer des ambassadeurs, mais d’exiger des résultats tangibles entre la remise des lettres de créance et la fin de la mission»</em>, a lancé le chef de l’Etat, laissant ainsi entendre qu’un certain nombre de représentants à l’étranger ne s’inscrivent pas clairement et avec l’efficacité requise dans le processus de réforme globale qu’il a mis en route depuis qu’il a pris entre ses mains tous les leviers du pouvoir dans le pays, le 25 juillet 2021. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le président a également ordonné une meilleure coordination entre les institutions de l’État pour mieux accompagner les Tunisiens à l’étranger et améliorer les services qui leur sont fournis, avertissant que toute négligence ou manquement de la part des missions diplomatiques envers les citoyens <em>«ne saurait rester impunie»</em>.</p>



<p>Evoquant le problème de l’immigration illégale, sujet critique et crucial s’il en est, le président Saïed a déploré le faible nombre de retours volontaires de migrants irréguliers (1544 depuis le début de l’année 2025), appelant les organisations internationales, dont l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), à redoubler d’efforts pour soutenir les initiatives tunisiennes. Il a également souligné l’impérieuse nécessité de renforcer la coopération avec les pays et les organisations concernées pour démanteler les réseaux criminels qui exploitent ces migrants, indique un communiqué de la Présidence de la République.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/migrants-irreguliers-kais-saied-deplore-le-faible-taux-de-rapatriements/">Migrants irréguliers | Kaïs Saïed déplore le faible taux de rapatriements</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/migrants-irreguliers-kais-saied-deplore-le-faible-taux-de-rapatriements/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kaïs Saïed : «Oui à l’aide internationale, non à l’ingérence» (vidéo).</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/kais-saied-oui-a-laide-internationale-non-a-lingerence-video/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/kais-saied-oui-a-laide-internationale-non-a-lingerence-video/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 10:14:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[coopération internationale]]></category>
		<category><![CDATA[diktats]]></category>
		<category><![CDATA[Férid Belhaj]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[ingérence étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Ousmane Dione]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14837306</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour Kaïs Saïed, l’aide internationale est toujours la bienvenue, mais l’ingérence étrangère dans les choix souverains de la Tunisie est inacceptable. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/kais-saied-oui-a-laide-internationale-non-a-lingerence-video/">Kaïs Saïed : «Oui à l’aide internationale, non à l’ingérence» (vidéo).</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kaïs Saïed a réitéré, mardi 10 décembre 2024, ce qui est désormais sa doctrine en matière de coopération internationale&nbsp;: l’aide internationale est toujours la bienvenue, mais l’ingérence étrangère dans les choix souverains de la Tunisie est inacceptable.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/videos/901552138823731" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<span id="more-14837306"></span>



<p>Au cours de son entretien avec le vice-président de la Banque mondiale (BM) pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena), Le Sénégalais <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/22/banque-mondiale-ousmane-dione-effectue-sa-premiere-visite-a-tunis/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ousmane Dione</a>, qui a succédé à ce poste au Tunisien Férid Belhaj, le président de la république a déclaré que les perspectives de coopération entre la Tunisie et la BM devront s’inscrire dans le cadre des choix du peuple tunisien et non dans le cadre des «diktats» du Fonds monétaire international (FMI), qu’il a d’ailleurs rejetés dès octobre 2022, lorsqu’il a mis son veto contre un prêt de 1,9 milliard de dollars de l’institution financière, assorti d’un engagement de l’Etat tunisien à mettre en route une série de réformes structurelles relatives à la levée des subventions, à la baisse de la masse salariale du secteur public et à la cession de certaines entreprises publiques en difficulté.</p>



<p>Saïed, qui a rejeté ces réformes douloureuses, qui auraient pu provoquer des tensions sociopolitiques dans le pays, a mis l’accent sur les orientations de l’Etat dans le domaine social, notamment, dans les secteurs de la santé, de l’éducation, du transport et de la sécurité sociale, indique un communiqué de la présidence de la république rendant compte de cette rencontre.</p>



<p>Les relations de coopération entre la Tunisie et le Groupe de la BM qui datent de plus de 70 ans, notamment avec l’Association internationale de développement (IDA) et qui ont abouti au financement de plusieurs projets de développement dans plusieurs domaines, comme l’éducation, a rappelé le chef de l’Etat, en mettant l’accent sur<em> «les transformations majeures et complexes</em> [dans le monde] <em>qui nécessitent l’adoption d&rsquo;approches économiques basées sur de nouveaux concepts et méthodes.»</em></p>



<p><em>«Ces approches devront rompre avec les anciennes pratiques qui se sont avérées limitées et ont montré leur échec. Elles doivent placer la dimension sociale parmi leurs premières priorités»</em>, a-t-il ajouté, insistant ainsi sur le rôle social de l’Etat et rejetant le libéralisme ayant dominé l’économie mondiale la fin des années 1980.</p>



<p>De son côté, Dione a souligné que l’entretien a permis de discuter du contrat social, des mécanismes d’avancement sur un ensemble de dossiers qui devraient permettre d’améliorer davantage la situation économique et sociale de tous les Tunisiens.</p>



<p>L’entretien permis de passer en revue les dossiers de l’emploi, de la relance économique, de la santé, de l’éduction et de la protection sociale, ainsi que l’impact des changements climatiques, a indiqué Dione. Selon une vidéo partagée par la présidence de la république, le responsable de la BM a mis l’accent sur la nécessité de réfléchir conjointement sur de nouveaux concepts et approches dynamiques et innovantes qui permettront d’insuffler une transformation à l’ensemble de l’économie tunisienne. <em>«Nous croyons fermement au potentiel de la Tunisie et à un avenir radieux et meilleur pour tous les Tunisiens»</em>, a-t-il souligné, exprimant la disposition de son institution à coopérer davantage avec notre pays conformément à ses objectifs et à mettre en oeuvre le pacte social et les mécanismes permettant d&rsquo;améliorer la situation socio-économique des Tunisiens.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Kamel-Maddouri-Ousmane-Dione-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-14837398" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Kamel-Maddouri-Ousmane-Dione-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Kamel-Maddouri-Ousmane-Dione-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Kamel-Maddouri-Ousmane-Dione-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Kamel-Maddouri-Ousmane-Dione-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Kamel-Maddouri-Ousmane-Dione-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Kamel-Maddouri-Ousmane-Dione-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Kamel-Maddouri-Ousmane-Dione.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Maddouri insiste sur le rôle social de l&rsquo;Etat </h2>



<p>Cette vision tunisienne en matière de réformes sociales et économiques a, d’ailleurs, été au centre de la réunion tenue, au Palais du gouvernement à la Kasbah, entre le chef du gouvernement, Kamel Maddouri et la délégation de la BM conduite par M. Dione, en présence de nombre de ministres.</p>



<p>Dione a saisi l’occasion pour formuler le souhait d’explorer les opportunités disponibles pour élargir et diversifier les domaines de coopération avec la Tunisie de manière à englober l’investissement dans l’infrastructure et à renforcer les capacités de financement des petites et moyennes entreprises tout en veillant à garantir les conditions d’un travail décent. Il a également promis de soutenir la Tunisie dans la modernisation des services rendus par les établissements publics de la santé, de l’eau ainsi que d’autres services publics prioritaires.&nbsp;</p>



<p>D’après un communiqué de la présidence du gouvernement, la réunion a permis également de passer en revue les défis et les opportunités, notamment en matière de transition écologique, de sécurité énergétique et&nbsp;des énergies renouvelables.</p>



<p>On a ainsi évoqué les perspectives de développement du système hydrique et des équipements publics prioritaires vitaux tels que le transport, la santé, l’éducation, l’emploi des jeunes.</p>



<p>Exposant les&nbsp;fondements et les principes-clés de l’approche de développement prônée par le chef de l’Etat, M. Maddouri a parlé des politiques et des programmes économiques centrés sur le citoyen et le rôle social de l’Etat, ajoutant que cette approche s’est fixée pour objectif ultime la consécration des valeurs de justice sociale, du travail décent, de la couverture sociale généralisée, de la promotion des services publics de qualité. Il a, à ce propos, cité&nbsp;l’institution de la protection sociale au profit des ouvrières agricoles et la mise sur pied d’un système d’assurance en cas de perte d&#8217;emploi pour les licenciés économiques.</p>



<p>Le chef du gouvernement a rappelé les dispositions de l’article 17 de la Constitution en vertu duquel l&rsquo;État œuvre à garantir la coexistence entre le public et le privé, à assurer leur complémentarité sur la base de la justice sociale et s’emploie à offrir un climat d’affaires stimulant et transparent permettant de bâtir une économie nationale solide.</p>



<p>Maddouri a, en outre, rappelé que les choix et orientations économiques de la Tunisie sont fixés conformément à la vision du président de la république et basés sur la souveraineté nationale.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/kais-saied-oui-a-laide-internationale-non-a-lingerence-video/">Kaïs Saïed : «Oui à l’aide internationale, non à l’ingérence» (vidéo).</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/kais-saied-oui-a-laide-internationale-non-a-lingerence-video/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les dix péchés capitaux de la diplomatie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/16/les-dix-peches-capitaux-de-la-diplomatie-tunisienne/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/16/les-dix-peches-capitaux-de-la-diplomatie-tunisienne/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2020 10:36:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[coopération internationale]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie économique]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[ministère des affaires étrangères]]></category>
		<category><![CDATA[partenariats bilatéraux]]></category>
		<category><![CDATA[relations internationales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=316609</guid>

					<description><![CDATA[<p>La plupart des observateurs et analystes conviennent que la diplomatie tunisienne a perdu son lustre et son efficacité d&#8217;antan et semble, à la faveur notamment du limogeage houleux des représentants permanents tunisiens à New York et du débat suscité par le mouvement annuel des chefs de postes diplomatiques et consulaires, susciter des doutes quant à...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/16/les-dix-peches-capitaux-de-la-diplomatie-tunisienne/">Les dix péchés capitaux de la diplomatie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Ministere-des-affaires-etrangeres.jpg" alt="" class="wp-image-315124"/><figcaption><em>Siège du ministère des Affaires étrangères. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>La plupart des observateurs et analystes conviennent que la diplomatie tunisienne a perdu son lustre et son efficacité d&rsquo;antan et semble, à la faveur notamment du limogeage houleux des représentants permanents tunisiens à New York et du débat suscité par le mouvement annuel des chefs de postes diplomatiques et consulaires, susciter des doutes quant à sa capacité de défendre et servir les intérêts de la Tunisie à l&rsquo;étranger.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-316609"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-316611"/></figure></div>



<p>Ce ministère de souveraineté, vivier d&rsquo;une élite jadis internationalement respectée pour son professionnalisme et son patriotisme, souffre actuellement de maux qui lui ont été infligés et qui hypothèquent son rendement et sa crédibilité. On en citera, notamment, les déficiences et même les dérives de l’administration tunisienne après le 14 janvier 2011, en matière de gestion des ressources humaines. Cette situation est exacerbée par un statut particulier anachronique des agents du ministère des Affaires étrangères (datant depuis 1991) et injuste envers les diplomates de carrière (recrutés par voie de concours national très sélectif) qui facilite toutes sortes d&rsquo;aberrations faisant parfois accéder aux grades diplomatiques les plus élevés et assumer de hautes fonctions à Tunis et à l’étranger des agents administratifs et des fonctionnaires qui n’ont pas les qualifications académiques et professionnelles normalement requises chez un diplomate.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;appauvrissement du vivier et la baisse du niveau général</h3>



<p>Autre mal, l’appauvrissement du ministère des Affaires étrangères en personnel qualifié et en diplomates hommes et femmes ayant fait leurs preuves avec la double obligation de remplacer les départs à la retraite (avec une rigueur assez remarquable sans faire bénéficier la plupart d’entre eux des possibilités de maintien dans le service public pourtant autorisé par le code de la fonction publique) par des bénéficiaires de l’amnistie législative générale et des agents administratifs à la formation souvent inadaptée au travail diplomatique qui nécessite une grande culture générale et une capacité d’analyse et de communication orale et écrite multilingue.</p>



<p>Les quelques recrutements, par voie de concours des secrétaires des affaires étrangères, sont loin de combler le déficit en personnel qualifié et les couloirs pratiquement vides du ministère l’attestent alors qu’il y a une vingtaine d’années ces mêmes couloirs bourdonnaient comme une ruche d’abeilles avec une dose élevée d’adrénaline et de fierté de servir et de défendre son pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La cacophonie des pouvoirs et le choc des prérogatives</h3>



<p>Le troisième mal, le «tricéphalisme» du pouvoir créé par la constitution tunisienne de 2014, et qui ne facilite guère les affaires, avec un président de la république chargé de la direction de la politique extérieure, un chef de gouvernement chargé de la politique gouvernementale et d la direction de l&rsquo;administration tunisienne et une assemblée parlementaire qui prétend dicter la politique à suivre par le gouvernement et jouit du droit de lui retirer sa confiance en cas d’insatisfaction de la conduite de la politique gouvernementale y compris dans le domaine des relations internationales.<br>Par ailleurs, le libéralisme excessif dans l’action gouvernementale (pour ne pas dire la cacophonie) tolère que de nombreux ministères et institutions puissent mener leur propre diplomatie (sous couvert de coopération internationale) sans coordination préalable avec le ministère des Affaires étrangères. Les dérapages sont multiples et leur poursuite risque de causer des dégâts incalculables.</p>



<p>Il y a aussi le problème des compétences économiques amputées depuis 1992 par le détachement de la coopération internationale au profit d&rsquo;un nouveau ministère dédié à la Coopération internationale et l’Investissement extérieur, alors que le ministère des Affaires étrangères avait jusqu’à cette date un secrétariat d’Etat à la coopération internationale avec des diplomates de très haut niveau et d’une compétence internationalement reconnue.</p>



<p>Sixième mal et pas des moindres, la culture politique en vigueur qui privilégie assez souvent les slogans anachroniques et ne tient pas suffisamment compte de l’évolution des rapports de forces ainsi que des contraintes et des priorités de la Tunisie sur la scène internationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’absence de vision et de projet d’avenir pour le pays</h3>



<p>Pour ne rien arranger, il n’existe pas un consensus national sur les principes directeurs ou fondamentaux de la politique étrangère, ni un projet d’avenir pour la Tunisie qui aiderait à fixer les priorités et les choix en matière de déploiement géographique de notre représentation diplomatique et consulaire, de partenariats bilatéraux ou multilatéraux et d’initiatives et priorités diplomatiques.</p>



<p>L’absence de garde-fous institutionnels contre toute dérive du processus décisionnel concernant les relations internationales et toute action ou discours susceptible de porter préjudice aux intérêts de la Tunisie sur la scène internationale, est un autre mal de notre diplomatie.</p>



<p><em>Last but not least</em>, cette diplomatie souffre de l’évocation de concepts et de slogans restés sans contenu concret et prêtant assez souvent à équivoque ou manipulation, comme l’identité arabo-musulmane, le soutien aux causes justes et en premier lieu la cause palestinienne, la présence de la Tunisie sur le continent africain ou, pour certains dans un élan lyrique, <em>«la conquête du marché africain»</em>, la diplomatie économique, la défense des peuples contre les régimes oppresseurs (Syrie, Egypte, etc.). Ceci est dû, en grande partie, à une appréciation insuffisante de l’état actuel des relations internationales chez une grande partie de la classe politique tunisienne et aux réminiscences d’une culture arabo-musulmane où le verbe et le discours incantatoire tiennent souvent lieu de praxis.</p>



<p>En fin de compte, une diplomatie crédible et efficace ne dépend pas uniquement de la personne du ministre des Affaires étrangères ou de l’ambassadeur ou du représentant permanent, mais reflète plutôt la situation d’un pays qui connait ses intérêts et priorités et se donne les moyens humains et matériels de leur concrétisation.</p>



<p>Lorsque nous aurons atteint ce stade d’organisation administrative, de maturité politique et de détermination dans nos vision et action internationales, nous pourrons alors être, en toute objectivité et équité, intraitables avec nos diplomates et sanctionner tout manquement aux instructions et aux priorités nationales.</p>



<p>* <em>Diplomate.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/16/les-dix-peches-capitaux-de-la-diplomatie-tunisienne/">Les dix péchés capitaux de la diplomatie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/16/les-dix-peches-capitaux-de-la-diplomatie-tunisienne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
