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	<title>Archives des corporatisme - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des corporatisme - Kapitalis</title>
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		<title>Les architectes en Tunisie, une famille… trop soudée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Aug 2025 12:11:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[appel d’offres]]></category>
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		<category><![CDATA[corporatisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ilyes Bellagha]]></category>
		<category><![CDATA[loi du silence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La profession d'architecte en Tunisie est devenue une grande famille recomposée, avec ses mariages arrangés, ses pactes de sang et ses secrets bien gardés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/08/les-architectes-en-tunisie-une-famille-trop-soudee/">Les architectes en Tunisie, une famille… trop soudée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il fut un temps où l’on parlait de confraternité. D’un lien noble, fondé sur le respect, la compétence, la solidarité entre pairs. Aujourd’hui, le mot a changé de sens. Ce n’est plus un serment d’éthique : c’est une promesse de silence.</em></strong></p>



<p><strong>Ilyes Bellagha</strong> *</p>



<span id="more-17171868"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Dans notre milieu, la profession se transforme peu à peu en une grande famille recomposée, avec ses mariages arrangés, ses pactes de sang et ses secrets bien gardés. On ne défend plus un métier, on protège les siens. Le cousin, le gendre, le camarade de promo. Ceux du réseau. Ceux du <em>«groupe»</em>. Ceux qui font semblant d’être en désaccord, mais se retrouvent à chaque commission.</p>



<p>Ce n’est plus une institution, c’est un mariage permanent. Une tribu urbaine où l’Ordre agit comme une belle-famille : autoritaire, opaque, conservatrice. On distribue les projets comme des dots, on fait passer les concours comme des alliances, et on couvre les fautes comme on étouffe un scandale dans un souper.</p>



<p>Et gare à celui qui ose parler. Une règle tacite règne, une loi du silence qu’on n’ose même plus questionner : ne pas laver le linge sale en public.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des logiques claniques</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p>Briser cette règle, c’est commettre une profanation. C’est trahir une sorte de serment d’adhésion non écrit, hérité des logiques claniques: <em>«Tais-toi, même si tu sais»</em>. Celui qui la transgresse reçoit, symboliquement, le baiser de la mort : mise à l’écart, harcèlement, boycott. Il devient persona non grata dans les cercles.</p>



<p>Certains diront : <em>«Mais il y a des conflits ! Les architectes se déchirent !»</em></p>



<p>Oui. Mais comme dans toute famille toxique, ce sont des disputes de pouvoir, pas des débats de fond. Ce sont des conflits de sang, pas d’idées.</p>



<p>On se bat pour un strapontin, qu’on imagine trône. Il faut donc qu’il rapporte quelque chose — autrement, pourquoi tant de rage pour l’atteindre? Sûrement qu’il y a du prestige, mais aussi du pouvoir, des passe-droits, des marchés à orienter, et parfois, appelons les choses : des rétrocommissions à blanchir.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tsvNE8z8Cy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/larchitecture-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-citoyennete/">L’architecture en Tunisie à l’épreuve de la citoyenneté</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’architecture en Tunisie à l’épreuve de la citoyenneté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/larchitecture-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-citoyennete/embed/#?secret=b6yFtAhAIw#?secret=tsvNE8z8Cy" data-secret="tsvNE8z8Cy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Chacun cherche à se rapprocher du <em>«principe»</em>, du centre, de ce feu tiède où se brassent les appels d’offres, les signatures et les petits arrangements. Et pour cela, beaucoup acceptent de devenir de simples lurons : amuseurs dociles, instruments décoratifs d’un pouvoir clanique.</p>



<p>Mais ce n’est pas tout. Il faut appeler les choses par leur nom : Le corporatisme est pour une société ce que la lèpre est pour la peau. Il ronge lentement les corps vivants de la démocratie. Il isole, il anesthésie, il déforme. Il protège les plus forts et invisibilise les plus justes.</p>



<p>Sur les plateaux d’une balance symbolique, il y a les corporations, souvent de confession fasciste, repliées, violentes, intouchables. Et de l’autre côté, les citoyens : désarmés, moqués, assignés à se taire.</p>



<p>Et ce n’est pas qu’un problème moral, c’est aussi un ratage économique.</p>



<p>Quand un architecte s’accroche au gain facile, à l’appel d’offres biaisé, au projet politique, il doit ensuite le blanchir. Il exfiltre l’argent hors des circuits productifs : achat d’un terrain au nom de la belle-famille, rénovation d’un bien sous couvert, consommation de luxe.</p>



<p>Cet argent ne crée aucune plus-value. Il ne retourne jamais à la communauté. Il est capté, figé, stérilisé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le poison lent du corporatisme</h2>



<p>Le corporatisme, contrairement à ce qu’on croit, bloque la circulation des richesses. Il n’est pas moteur de développement : il en est le poison lent.</p>



<p>Et la culture dans tout cela ?</p>



<p>Elle devient une caution décorative, un outil de valorisation pour les puissants, un prétexte pour des projets sans âme. L’État s’imagine qu’elle pourra servir à décorer le néant, stabiliser un peu de paix sociale, attirer l’œil de quelque mécène étranger. Mais la vérité, c’est que cette politique culturelle est un échec intégral.</p>



<p><em>«La crise consiste précisément dans le fait que l&rsquo;ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître. Dans cet interrègne surgissent les phénomènes morbides les plus variés»</em>, disait Antonio Gramsci.</p>



<p>Nous y sommes. L’ancien monde refuse de mourir. Le nouveau est encore sans voix. Et entre les deux, surgissent les formes morbides : les clans professionnels, les postures creuses, les médiocres qui s’accrochent aux titres sans jamais porter le moindre projet vivant.</p>



<p>Alors il faut choisir. Soit on se tait et on mange avec eux, soit on parle et on construit contre eux.</p>



<p>Moi, j’ai choisi. Je suis architecte, oui — mais je suis d’abord citoyen. Et ce n’est pas dans une réunion de famille que je veux exercer ma parole.</p>



<p><em>* Architecte.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VRP4d3sfe8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/la-responsabilite-de-larchitecte-face-au-paysage-urbain-degrade-en-tunisie/">La responsabilité de l’architecte face au paysage urbain dégradé en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La responsabilité de l’architecte face au paysage urbain dégradé en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/la-responsabilite-de-larchitecte-face-au-paysage-urbain-degrade-en-tunisie/embed/#?secret=Ec9ZdZq51z#?secret=VRP4d3sfe8" data-secret="VRP4d3sfe8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Bochra Belhaj Hmida : «Le corporatisme des sécuritaires favorise l&#8217;impunité»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Apr 2022 11:39:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Belhaj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[corporatisme]]></category>
		<category><![CDATA[impunité]]></category>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Bochra-Belhaj-Hmida.jpg" alt="" class="wp-image-80447"/></figure></div>



<p><strong><em>L&rsquo;avocate Bochra Belhaj Hmida a estimé que l&rsquo;impunité n&rsquo;est pas nouveau en Tunisie, estimant que le pays aurait vraiment dû en finir avec ce phénomène après la révolution et que, si cela s&rsquo;était réalisé, le citoyen aurait jouit pleinement de ses droits grâce à des procès équitables.</em></strong></p>



<span id="more-388198"></span>



<p>Dans une déclaration accordée à Mosaïque FM, la militante des droits de l&rsquo;homme a assuré que ce qui caractérise la situation actuelle en Tunisie, ce sont l&rsquo;impunité, l&rsquo;absence de procès équitables, le non-respect des principes de droit et «<em>les procès sur Facebook</em>».</p>



<p>Belhaj Hamida a, par ailleurs, appelé à consolider la culture des droits de l&rsquo;homme et à travailler pour changer la mentalité sécuritaire afin que la Tunisie ait une sécurité républicaine.</p>



<p>Elle a également souligné la nécessité d&rsquo;une magistrature juste, indépendante, créative qui ne soit pas soumise à la pression de Facebook, de l&rsquo;opinion publique et du pouvoir exécutif, affirmant que ces principes représentent une garantie fondamentale pour mettre fin à l&rsquo;impunité.</p>



<p>L&rsquo;ancienne députée (2014 &#8211; 2019) a, dans le même contexte, dénoncé le phénomène de «corporatisme» dans le domaine de la sécurité, qui se traduit par le soutien des policiers à leurs collègues qui enfreignent la loi et commettent des agressions contre les citoyens, perpétuant ainsi le phénomène de l&rsquo;impunité.</p>
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		<item>
		<title>Médecins : mourir face au coronavirus, à la gloire du corporatisme ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/26/medecins-mourir-face-au-coronavirus-a-la-gloire-du-corporatisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 10:44:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[SARS CoV 2]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les médecins, opérant en première ligne et plus exposés que les autres, continuent de tomber au champ d’honneur de la guerre contre le virus Sars Cov 2… Et face à cette situation, dommageable au pays tout entier, et pas seulement à la profession médicale, qui perd ainsi certains de ses piliers, on ne peut pas...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/26/medecins-mourir-face-au-coronavirus-a-la-gloire-du-corporatisme/">Médecins : mourir face au coronavirus, à la gloire du corporatisme ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Medecins-Covid-19.jpg" alt="" class="wp-image-346875"/></figure></div>



<p><strong><em>Les médecins, opérant en première ligne et plus exposés que les autres, continuent de tomber au champ d’honneur de la guerre contre le virus Sars Cov 2… Et face à cette situation, dommageable au pays tout entier, et pas seulement à la profession médicale, qui perd ainsi certains de ses piliers, on ne peut pas blanchir l’autorité politique de toute responsabilité, surtout que la campagne de vaccination peine à avancer, faute d’un nombre suffisant de vaccins, et que le dispositif de protection et de lutte contre la pandémie présente de graves lacunes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-346874"></span>



<p>Les docteurs <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/04/25/coronavirus-le-bureau-du-crom-de-tunis-annonce-le-deces-de-dr-habib-jenayah/">Habib Jenayah</a> et <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/04/25/la-gynecologie-tunisienne-en-deuil-dr-habib-latrous-emporte-par-le-coronavirus/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Habib Latrous</a>, viennent de décéder. Que leurs âmes reposent en paix ! Mais suffit-il de le dire pour être en règle avec soi-même ? Si on a bien spécifié que la mort du premier était due au virus Sars Cov 2, la cause du décès du second n’a pas été précisée sur le faire part du décès.</p>



<p>Le décès d’un médecin quelle qu’en soit la cause est toujours une tragédie parce qu’il signifie pour la collectivité la perte d’une chance supplémentaire de survie et de guérison, et pour tous ses patients, avec qui s’étaient établis des liens de confiance et d’affection, une période d’inquiétude et d’incertitude relativement à leur avenir. Quand il s’agit de praticiens chevronnés qui se sont formés à l’étranger, c’est toute une expérience et un savoir-faire accumulés au cours des années qui disparaissent avec eux et qui ne seront que difficilement remplaçables.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La médecine tunisienne n’a pas fini de compter ses morts</h3>



<p>Il est à tout le moins dommageable pour l’avenir de la pratique médicale dans le pays que les médecins expérimentés du secteur libéral n’aient pas l’occasion de former les jeunes, et ceci est dû à une organisation de la médecine prétendant accaparer la compétence au niveau de son versant académique, et poussant la jeunesse à émigrer vers des contrées plus accueillantes, sans espoir de retour. Mais en cette période de pandémie une perte dans la corporation médicale prend un relief particulier parce qu’elle rappelle que dans la guerre contre le coronavirus les médecins se situent en première ligne, et que étant plus exposés que les autres, ils nécessitent en principe plus de mesures de protection, qu’ils sont prioritaires par rapport au reste de la population, et que malgré toutes les mesures de prévention possibles, le risque zéro n’existe pas.</p>



<p>On est toujours à la merci d’un lot de vaccin inefficace ou mal administré, à une maladie inhibant l’immunité, quand le variant de virus en cause n’est pas lui-même tout simplement résistant aux anticorps générés par la vaccination. Mais comme les variants se multiplient du fait de la contamination massive issue du comportement barbare des populations qui refusent de se plier aux normes prophylactiques, et de l’absence de volonté politique de les faire respecter, il est à craindre que dans un avenir proche et malgré la vaccination, de tels drames ne cessent de se produire. Et les mesures de protection doivent donc toujours demeurer de rigueur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La position égoïstement ambiguë des propriétaires des cliniques privées</h3>



<p>En effet, on ne peut que difficilement blanchir l’autorité politique de toute responsabilité, particulièrement quand, face aux critiques de plus d’une dizaine d’associations de la société civile, le chef de gouvernement Hichem Mechichi a dû reconnaître que les cliniques privées n’aidaient pas l’État dans la lutte contre la pandémie, et qu’il pourrait à l’avenir recourir à des réquisitions. Ce à quoi le président du syndicat des propriétaires de cliniques a répondu que le chef du gouvernement attaquait par de tels propos l’ensemble de la médecine libérale et qu’il ne faisait ainsi que semer la division au sein de la corporation. Il aurait pu tout aussi bien ajouter qu’il avait proposé dès le début de la pandémie que les établissements privés soient remboursés de leurs frais sur la même base qui a cours pour les hôpitaux publics mais que son offre avait été dédaignée. </p>



<p>On ignore encore si une telle proposition était ou non véritablement sérieuse de la part d’institutions habituellement peu enclines à sacrifier leurs intérêts financiers, mais si on en croit ce qu’ont déclaré des médecins membres de la commission nationale de lutte contre la pandémie, on est actuellement dans les hôpitaux publics souvent obligé de faire le tri entre les patients relativement à l’accès aux respirateurs dans les cas graves nécessitant une ventilation artificielle. Et il n’a jamais été fait mention de tentatives d’adresser ceux qui ne trouvaient pas de respirateurs disponibles dans les hôpitaux et qui étaient condamnés à mourir, aux cliniques privées, pour peu qu’elles ne soient pas elles-mêmes submergées, ni d’y réquisitionner des lits.</p>



<p>Si donc une telle volonté se fait soudainement jour à l’échelon politique, le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne soit encore suivie d’aucun début d’exécution. En revanche, le discours du syndicat des <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/04/18/la-loi-des-cliniques-a-larp-iii-consolider-financierement-le-cote-obscur-de-la-medecine-liberale/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliniques privées</a> se posant en représentant de l’ensemble de la médecine libérale apparaît une nouvelle fois inopportun.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une imposture lourde de conséquences</h3>



<p>En matière de prévention de risque professionnel et du respect des normes prophylactiques, il n’ y a aucune commune mesure entre un médecin protégé de sa seule bavette avec ou non une visière, exerçant au fond de son cabinet situé dans un quartier populaire, dans une ville de l’intérieur ou dans un petit village, et son collègue consultant dans un cabinet huppé de la capitale avec une clientèle sélect et opérant dans une clinique privée dont il est l’un des actionnaires principaux. Et c’est même l’assimilation de sociétés commerciales, dont l’objectif naturel est le profit à tout prix, à une profession payant le prix du sang de son dévouement, qui constitue une imposture lourde de conséquences.</p>



<p>Il faudrait que Boubaker Zakhama accepte de se départir de sa double casquette quand il parle en tant que président du syndicat des cliniques, en n’endossant que celle de l’homme d’affaires. Ce serait de sa part faire montre de plus de respect envers l’Ordre des Médecins auquel il est affilié, ainsi qu&rsquo;à ses collègues tombés au champ d’honneur de la guerre contre le virus.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/26/medecins-mourir-face-au-coronavirus-a-la-gloire-du-corporatisme/">Médecins : mourir face au coronavirus, à la gloire du corporatisme ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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