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	<title>Archives des coût de la vie - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des coût de la vie - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie &#124; Peut-on réduire la pauvreté sans s’attaquer aux inégalités ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 12:21:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[répartition des revenus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, la question de la lutte contre la pauvreté se pose avec acuité et dans une hypocrisie collective, structurelle et bien huilée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/17/tunisie-peut-on-reduire-la-pauvrete-sans-sattaquer-aux-inegalites/">Tunisie | Peut-on réduire la pauvreté sans s’attaquer aux inégalités ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En Tunisie, la question de la lutte contre la pauvreté se pose avec acuité et dans une hypocrisie collective, structurelle et bien huilée. En apparence, il y a une unanimité politique : tout le monde veut réduire la pauvreté, ici et maintenant. Aucun parti, aucun gouvernement, aucun responsable public n’ose dire le contraire. Mais dans les faits, personne ne veut toucher aux «acquis» et inégalités structurelles qui génèrent cette pauvreté avilissante, bien ancrée partout en Tunisie.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-18248332"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Depuis quinze ans, chaque plan de développement, chaque loi de finances, chaque discours officiel promet la protection des plus vulnérables et promeut un modèle social généreux et inclusif. Un beau discours, et de belles envolées rhétoriques, mais qui restent lettres mortes, des mots qui se diluent dans l’ambiance et le vacarme des instabilités gouvernementales, ministres, partis, lois, réglementations éphémères.</p>



<p>Ce faisant, la pauvreté progresse, s’installe, se banalise. Ce n’est pas un accident. C’est le résultat logique d’un système politique qui parle de justice sociale sans jamais vouloir en payer le prix politique et institutionnel.</p>



<p>La première vérité dérangeante est celle-ci : la Tunisie post-2011 ne lutte pas contre la pauvreté, elle la gère. Elle la contient quand elle peut, la compense quand elle déborde, mais elle ne s’attaque jamais aux mécanismes qui la produisent. Pourquoi ? Parce que cela impliquerait de toucher aux inégalités. Et les inégalités, en Tunisie, sont un sujet tabou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gini, le chiffre que les politiques occultent</h2>



<p>Il existe pourtant un indicateur simple, froid, têtu et implacable : le coefficient de Gini. Il mesure la répartition des revenus&nbsp;: 0 signifie l’égalité parfaite, 1 l’inégalité extrême.</p>



<p>En Tunisie, ce coefficient oscille depuis plus de vingt ans entre 0,32 et 0,35. Avant 2011, après 2011, avant et après les plans de développement. Autrement dit : la révolution n’a rien, absolument rien modifié la structure des écarts de revenus. Et ce depuis 15 ans…</p>



<p>Cela pose une question fondamentale : comment prétendre réduire durablement la pauvreté dans un pays où les inégalités restent structurellement intactes ?</p>



<p>La réponse est simple : on ne peut pas. On peut distribuer des aides, faire des discours enflammés, repousser les seuils, maquiller les chiffres et engueuler les institutions internationales qui utilisent ces indicateurs. Mais tant que la répartition des revenus ne change pas, la pauvreté revient, sort dans la vie au quotidien, mécaniquement, au moindre choc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2016-2020 : l’illusion de la croissance inclusive</h2>



<p>Le Plan de développement 2016–2020 est un cas d’école. Il promettait une croissance de 5 %, la création de centaines de milliers d’emplois et une réduction de la pauvreté sous les 10 %. Pour devenir ministre, l’économiste Mahmoud Ben Romdhane a prévu un décollage vertical avec 7% de taux de croissance. Et ce type d’expert domine les élites et les penseurs censés être dignes, neutres et objectifs.</p>



<p>Dans la réalité, la croissance moyenne a plafonné autour de 2 % (avec une moyenne annuelle de 0 durant la décennie des Frères musulmans en Tunisie), l’inflation cumulée a dépassé 20 %, et le taux de pauvreté a franchi la barre des 20 %. Le dinar a perdu plus de 60 % de sa valeur de change, en 15 ans, et le tout suit, et devient plus cher et plus inaccessible aux plus démunis.</p>



<p>Mais le plus grave n’est pas l’échec des objectifs. C’est l’absence totale d’autocritique. À aucun moment, le débat public n’a porté sur la fiscalité, sur les rentes, sur la redistribution, sur la concentration des revenus. On a expliqué l’échec par la conjoncture, la crise mondiale, le terrorisme, la pandémie. Tout, sauf les choix structurels.</p>



<p>Pendant ce temps, le coefficient de Gini est resté stable. Traduction : les riches n’ont pas perdu, les pauvres ont augmenté. La crise n’a pas nivelé. Elle a élargi la base.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Après 2021 : le renoncement assumé</h2>



<p>Le Plan de développement 2023–2025 marque une rupture, mais pas celle qu’on croit. Ce n’est pas une rupture économique, c’est une rupture morale. On ne promet plus de réduire significativement la pauvreté. On promet de la&nbsp;<em>«stabiliser»</em>.</p>



<p>Autrement dit : on accepte qu’un Tunisien sur cinq vive sous le seuil de pauvreté, et qu’un Tunisien sur deux vive dans la peur d’y tomber.</p>



<p>Avec une inflation cumulée dépassant 25 % en trois ans, cette promesse est déjà intenable. Les aides sociales augmentent, mais moins vite que le coût de la vie. Les salaires réels baissent. Les subventions sont rationalisées. Et les responsables politiques continuent d’affirmer que les catégories vulnérables sont protégées.</p>



<p>C’est ici que la contradiction devient insupportable : on affirme protéger les pauvres tout en laissant l’inflation faire le travail inverse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande lâcheté : refuser la redistribution</h2>



<p>Pourquoi le coefficient de Gini ne baisse-t-il pas ? Parce que personne ne veut le faire baisser. Les gouvernements préfèrent parler d’aides ciblées plutôt que de fiscalité progressive. De compensation plutôt que de redistribution. De solidarité abstraite plutôt que de transferts réels.</p>



<p>La fiscalité tunisienne reste faiblement progressive. L’évasion fiscale est massive. L’économie informelle prospère sans contribuer équitablement à l’effort collectif. Et l’essentiel de la charge repose sur les salariés formels et les entreprises structurées — c’est-à-dire sur une classe moyenne qui s’effondre lentement.</p>



<p>Voilà la vérité que le discours politique refuse d’assumer : la Tunisie finance la lutte contre la pauvreté en appauvrissant ses classes moyennes, tout en préservant les rentes.</p>



<p>Les propulseurs de la lutte contre la pauvreté sont en quasi-panne. Le système éducatif produit des docteurs et des ingénieurs inemployables et voués au chômage, et on laisse faire, pour éviter les choses qui fâchent l’UGTT.</p>



<p>L’accès au logement social est à son minimum, et les Tunisiens ne peuvent pas payer des taux d’intérêt usuraires de 12 à 15% pour construire ou acquérir un logement. Entassement dans les logements, ce qui réduit le bien-être, et des conditions minimales pour permettre l’épanouissement et le travail pour les enfants, les familles, les aînés et les malades…</p>



<p>Les systèmes éducation, santé et services sociaux sont en état de délabrement continu et leurs prestations deviennent simplement honteuses pour un pays qui a fait sa révolution, justement pour plus de dignité et de prospérité.</p>



<p>Pourquoi la pauvreté ne recule jamais&nbsp;?</p>



<p>Parce que les politiques publiques traitent les symptômes, jamais la cause. Les leaders traitent du sujet avec des discours populistes et de la pensée magique.</p>



<p>Parce qu’on ajoute des programmes sans changer les règles du jeu.</p>



<p>Parce qu’on évite soigneusement tout débat sur la concentration des richesses.</p>



<p>Le coefficient de Gini est absent des discours, absent des objectifs, absent des bilans. Comme si l’égalité n’était pas un indicateur de performance politique. Or, tant que ce chiffre reste stable, toute promesse de réduction durable de la pauvreté est mensongère.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vraie question est politique</h2>



<p>La vraie question n’est donc pas technique. Elle est politique : les dirigeants tunisiens veulent-ils réellement réduire les inégalités, ou simplement éviter une explosion sociale ?</p>



<p>Gérer la pauvreté permet de survivre politiquement. Réduire les inégalités oblige à affronter les intérêts établis. Et jusqu’ici, le choix est clair.</p>



<p>La pauvreté en Tunisie n’est pas une fatalité. Elle est le produit d’un choix collectif : celui de préserver l’ordre économique existant tout en multipliant les discours compassionnels. Les plans de développement échouent parce qu’ils sont conçus pour ne pas déranger.</p>



<p>Tant que le débat public refusera de parler clairement de redistribution, de fiscalité équitable, de rentes et d’inégalités mesurées — tant que le coefficient de Gini restera un chiffre honteux qu’on cache sous le tapis — la pauvreté continuera d’augmenter, avec une régularité presque exemplaire.</p>



<p>La Tunisie n’a pas un problème de diagnostic. Elle a un problème de courage. Au sujet de la lutte contre la pauvreté, les leaders politiques et les médias de Tunis n’ont pas un problème d’auditoire, ils ont un problème de crédibilité… quand il s’agit de parler de pauvreté… ou de l’inégalité telle que mesurée par le coefficient Gini.</p>



<p><em>* Economiste universitaire. </em></p>



<p><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur </em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494">Economics for Tunisia</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nXfcwc0T2B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/zawali-la-belle-allegorie-tunisienne-de-la-pauvrete/">Zawali, la belle allégorie tunisienne de la pauvreté </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Zawali, la belle allégorie tunisienne de la pauvreté  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/zawali-la-belle-allegorie-tunisienne-de-la-pauvrete/embed/#?secret=3Vf4nROqhG#?secret=nXfcwc0T2B" data-secret="nXfcwc0T2B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Les causes de la hausse du coût de la vie en Tunisie    </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/16/les-causes-de-la-hausse-du-cout-de-la-vie-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 11:45:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[taux de croissance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, les politiques économiques mises en œuvre sont en contradiction avec les objectifs annoncés. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les défis économiques, l’inflation élevée et les mauvaises politiques publiques aggravent la crise économique et financière en Tunisie et rendent la vie quotidienne des Tunisiens de plus en plus difficile.</em></strong></p>



<span id="more-15196791"></span>



<p>La rhétorique politique des autorités tunisiennes se concentre sur le renforcement du rôle social de l’État et sur le compter sur soi pour ne pas recourir au Fonds monétaire international. Cependant, des experts soutiennent qu’il s’agit de simples slogans politiques qui n’ont pas de réel impact sur le terrain et que les politiques économiques mises en œuvre sont en contradiction avec les objectifs annoncés.</p>



<p>Ces experts attribuent la hausse continue des prix, qui a érodé le pouvoir d’achat des Tunisiens, ainsi que la détérioration des services publics tels que les transports, la santé et l’éducation, la faible croissance économique et le maintien des taux de chômage élevés à ce qu’ils considèrent comme un échec des politiques économiques.</p>



<p>Le gouvernement avait pour objectif un taux de croissance d’environ 2,1% pour 2024, mais ce taux n’a pas été atteint. Ce qui va obliger le gouvernement allait à réviser ses estimations car elles n’étaient pas réalistes, estime l’économiste Ridha Chkondali, cité par Al Jazeera, soulignant que les prévisions de croissance de la Banque mondiale pour l’année dernière étaient de seulement 1,2%.</p>



<p>L’expert considère que la situation économique et financière de la Tunisie est très mauvaise, ajoutant que les politiques gouvernementales reposent sur des mesures d’austérité telles que la réduction des importations et la diminution constante de la dépendance au financement extérieur en raison de l’absence d’accord avec le FMI. Cela a conduit à une augmentation des emprunts intérieurs, ce qui a réduit le financement des investissements privés, les banques préférant prêter au gouvernement plutôt qu’au secteur privé pour éviter les risques dans de tels cas.</p>



<p>Les analystes attribuent la faible performance économique de la Tunisie à des faiblesses structurelles, la base de production du pays étant bloquée dans des activités à faible valeur ajoutée. Les entreprises connaissent une stagnation, aggravée par l’augmentation des impôts.</p>



<p>Des secteurs stratégiques comme le phosphate font du surplace, la production tombant à des niveaux record en raison des mouvements sociaux, de la mauvaise gouvernance, de vétusté des équipements et de manque de projets de développement.</p>



<p>Chkondali écarte la possibilité que la Tunisie atteigne un taux de croissance de 3,2% l’année prochaine, comme prévu dans le budget de l’Etat pour 2025. Il estime que les politiques économiques actuelles ne sont pas en mesure de résoudre la crise et qu’elles sont de nature à plutôt l’aggraver.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Investissement et climat des affaires</h2>



<p>Les rapports financiers officiels montrent une baisse notable des investissements nationaux et étrangers en Tunisie ces dernières années.</p>



<p>Selon le rapport de la Banque centrale de Tunisie, le taux d’épargne nationale n’est que de 4,6% du PIB, ce qui est un indicateur de la faiblesse du financement interne de l’économie et de l’investissement.</p>



<p>Ridha Chkondali affirme que des pays ayant une économie similaire à la Tunisie ont un taux d’investissement d’environ 25 % du PIB, alors que ce pourcentage est tombé à moins de 15% dans notre pays.<em> «Cette baisse reflète le manque de confiance des investisseurs dans la détérioration du climat des affaires en raison des obstacles administratifs et autres»</em>, explique-t-il.</p>



<p>Le gouvernement a mis en œuvre plusieurs mesures dans la loi de finances 2025, telles que la création d’un fonds de protection sociale pour les travailleurs agricoles, d’un fonds d’assurance chômage et de lignes de crédit pour les jeunes entrepreneurs et les pauvres. Il a également introduit des mesures fiscales pour améliorer le pouvoir d’achat.</p>



<p>Cependant, l’expert affirme que le faible soutien du gouvernement aux pauvres en termes de réductions d’impôts sur leurs salaires sera contrebalancé par des augmentations de prix pour de nombreux services, en particulier les services médicaux, dont les prix ont récemment augmenté. On s’attend même à ce que la Tunisie connaisse des augmentations consécutives des prix de divers services, tels que ceux des médecins du secteur privé. Ce qui porterait le taux d’inflation à 7 % en 2025, un taux élevé qui ne correspond pas aux niveaux de revenus de la plupart des Tunisiens.</p>



<p>Chkondali estime que le gouvernement avance dans la mauvaise direction pour résoudre le problème de l’inflation en augmentant les salaires ou en augmentant les taux d’intérêt par la Banque centrale. Au lieu de cela, il aurait dû améliorer la qualité des services publics dans les transports, la santé et l’éducation pour empêcher les citoyens de recourir aux services coûteux du secteur privé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Discours et pratiques officiels</h2>



<p>Romdhane Ben Omar, porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), cité par Al Jazeera, estime qu’il existe une contradiction entre les slogans du gouvernement et ce qu’il pratique sur le terrain. Le gouvernement parle de réalisations et de mesures en faveur des citoyens, alors que ces derniers ne ressentent que la détérioration des leurs conditions de vie, explique-t-il, ajoutant que le gouvernement parle de renforcer le rôle social de l’État alors que les citoyens souffrent des prix élevés dus à leur dépendance aux services du secteur privé, que ce soit dans les transports, la santé ou l’éducation, en raison de la détérioration des services publics. <em>«Le citoyen ressent dans sa vie quotidienne la baisse du pouvoir d’achat et la détérioration des services»</em>, insiste-t-il.</p>



<p>Ben Amor estime que la rhétorique politique du gouvernement actuel est en contradiction flagrante avec ce qu’il promeut dans l’opinion publique sur la priorité à donner à la justice sociale, à la réalisation du bien-être et au développement des services publics, par rapport à la réalité que vivent les Tunisiens dans leur vie quotidienne, avec des politiques qui les accablent d’impôts, de hausse des prix et de manque de biens essentiels. Aussi n’exclut-il pas l’escalade des protestations sociales dans un avenir proche.</p>



<p>L’expert économique Ridha Chkondali note, pour&nbsp; sa part, que l’autorité politique en Tunisie brandit le slogan du compter sur soi sans s’engager dans des négociations avec le FMI, tout en suivant une politique d’austérité et en s’efforçant de réduire la masse salariale dans le secteur public, des mesures que le FMI a souvent demandées au gouvernement.</p>



<p>La réduction constante de la dépendance au financement extérieur, en raison de l’absence d’accord avec le FMI, a conduit à une augmentation des emprunts intérieurs auprès de la Banque centrale et des banques locales. Cela a rendu difficile pour les entreprises économiques l’accès au financement pour l’investissement et la création d’emplois, a-t-il souligné.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La position du gouvernement</h2>



<p>Selon les déclarations de la ministre des Finances, Sihem Boughdiri Nemsia, lors de la discussion de la loi de finances 2025 devant le Parlement, la loi de finances comprend plusieurs mesures financières et fiscales pour renforcer la justice fiscale, améliorer le pouvoir d’achat, encourager l’investissement, soutenir la création d’entreprises locales, continuer à renforcer les fondements de l’État social et renforcer la durabilité des finances publiques.</p>



<p>La ministre a confirmé que la loi de finances 2025 vise à soutenir l’inclusion financière et économique des groupes à faible revenu et des personnes handicapées, à promouvoir les projets, à encourager l’initiative privée des jeunes et des femmes et à accélérer l’emploi.</p>



<p>Elle a souligné le recours continu à la politique du compter sur soi pour contrôler les équilibres financiers, réduire la dette extérieure, soutenir le rôle social de l’État, stabiliser les prix et continuer à soutenir les biens essentiels et le carburant pour soutenir le pouvoir d’achat des citoyens, ainsi que pour continuer à remplir les obligations de la dette extérieure malgré les pressions croissantes.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong>: <a href="https://www.watanserb.com/en/2025/01/13/the-rising-cost-of-living-in-tunisia-whats-behind-it/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Watan </a><em>(journal arabe paraissant à Washington). </em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/16/les-causes-de-la-hausse-du-cout-de-la-vie-en-tunisie/">Les causes de la hausse du coût de la vie en Tunisie    </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La zakat en Tunisie ou le devoir religieux au service de l’économie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/08/la-zakat-en-tunisie-ou-le-devoir-religieux-au-service-de-leconomie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Apr 2024 10:00:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le montant de la zakat fixé cette année en Tunisie est très faible. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/08/la-zakat-en-tunisie-ou-le-devoir-religieux-au-service-de-leconomie/">La zakat en Tunisie ou le devoir religieux au service de l’économie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En espèce, deux dinars (60 cents d’euro) multipliés par le nombre de personnes à charge, et on obtient le<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/03/tunisie-le-mufti-de-la-republique-fixe-le-montant-de-zakat-el-fitr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> montant de la zakat </a>à offrir aux «nécessiteux», à titre d’aumône de solidarité avant la prière de l’Aid Al-Fitr (10 avril), cette fête célébrant la fin du ramadan, de cette année 1445 de l’Hégire. C’est le Mufti de la République de Tunisie qui a fixé ce modique montant  de 2 DT jugé «ridiculement bas »! Augmenter la zakat ne doit pas être vu comme un sacrilège…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-12371944"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Deux dinars par an et par individu, c’est trop peu pour certains,<em> «ridicule»</em> pour d’autres, c’est <em>«humiliant»</em> pour les populations tunisiennes vivant sous le seuil de pauvreté et dans l’indigence à longueur d’année. Pourquoi c’est <em>«trop peu»</em> ?</p>



<p>Deux dinars? Un montant dérisoire, insignifiant par son pouvoir d’achat: à peine le prix de deux ou trois œufs de poule, le prix d’un litre de lait ou 10 centilitres d’huile d’olives.</p>



<p>C’est le dixième du pourboire qu’on laisserait en un soir, pour un serveur dans un restaurant à Sidi Bou Saïd, au port El-Kantaoui, ou à Djerba.</p>



<p>Au Maroc, pays plus pauvre que la Tunisie (en PIB per capita), la zakat Al-Fitr est fixée à l’équivalent de 6,5 dinars tunisiens (20 dirhams). En Algérie, ce même quanta est fixé à l’équivalent de 3,6 dinars tunisiens ou 2 <em>«saa»</em> d’aliments essentiels (2 kgs). En France, le montant est fixé à l’équivalent de plus de 80 dinars par personne à charge.</p>



<p>Comment peut-on justifier alors le calcul de ces 2 dinars et quels sont leurs impacts économiques associés. Des questions légitimes et curieuses qui respectent le culte et le rite de l’islam sunnite dominant en Tunisie.</p>



<p>Le Mufti de la République de Tunisie n’a pas donné les détails de ses calculs, mais de toute évidence son institution n’a pas tout compris des notions liées à l’inflation et encore moins au pouvoir d’achat. Comme dans le reste des instituions de l’Etat tunisien d’aujourd’hui, on a l’impression que ces notions économiques basiques sont occultées, bafouées. On préfère parler idéologie ou football en ces temps de <em>«vaches maigres».</em></p>



<p>Les taux d’inflation en Tunisie se maintiennent à des niveaux élevés, fluctuant entre 7,5 et 9% en moyenne depuis 2020, et le dinar a perdu quasiment 62% de sa valeur depuis 2011.</p>



<p><em>«Sacrée zakat, non je n’en veux pas»,</em> répliquent certains nécessiteux avertis et qui espéraient plus!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les incontournables de la zakat</h2>



<p>La zakat constitue le troisième pilier de la religion musulmane et, et ce n’est pas rien pour l’islam et les pratiquants à la grandeur du monde musulman (presque un milliard de pratiquants, de par le monde).</p>



<p>Pour les Tunisiens, c’est extrêmement important de payer la zakat et démontrer sa générosité et engagement pour la solidarité et la <em>«justice»</em> sociales.</p>



<p>Alors que le mois de ramadan touche à sa fin, de nombreux musulmans à travers le monde essaient de trouver le juste prix à payer pour la zakat, une forme de charité obligatoire ou d’aumône d’un Islam divisé par ses différentes allégeances et obédiences.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lhIc7sBo7i"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/20/creation-du-fonds-de-zakat-au-kram-ou-le-commerce-des-indulgences-1-2/">Création du Fonds de Zakat au Kram ou le commerce des indulgences (1/2)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Création du Fonds de Zakat au Kram ou le commerce des indulgences (1/2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/20/creation-du-fonds-de-zakat-au-kram-ou-le-commerce-des-indulgences-1-2/embed/#?secret=WcdHCoqJj5#?secret=lhIc7sBo7i" data-secret="lhIc7sBo7i" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il existe deux types de zakat dans l’islam :</p>



<p>i) la <em>zakat-al-maal</em>, qui est la zakat sur la richesse d’une personne, et</p>



<p>ii) la zakat-al-fitr, qui est spécifiquement liée au ramadan.</p>



<p>Alors que la <em>zakat-al-maal</em> varie en fonction de la richesse d’une personne, le montant de la <em>zakat-al-fitr</em> est spécifique, chaque musulman étant tenu de donner le montant minimum avant l’Aïd Al-Fitr, qui marque la fin du ramadan. Deux dinars, comme montant minimum, il fallait le dire!</p>



<p>Pour la <em>zakat-al-maal</em>, cependant, vous auriez besoin d’une quantité minimale de richesse, sur laquelle le montant de la zakat est calculé, de façon obligatoire. Ce montant est appelé <em>«nissab»</em>.</p>



<p>Le <em>nissab </em>a été fixé par le prophète Mahomet à la valeur de 85 g d’or 24 carats, ou encore 612 grammes d’argent.</p>



<p>Aujourd’hui, et considérant les cours de l’or, cela équivaut à soit environ 19 650 dinars tunisiens.</p>



<p>Le prix de l’or s’est envolé. Mais pas seulement, le dinar tunisien s’est effondré, depuis sa création en 1958. A sa création le dinar tunisien valait un peu plus que 3 dollars américains, aujourd’hui, il faut presque 3,3 dinars pour se procurer un dollar américain.</p>



<p>La zakat est due une fois par an hégirien, ce qui est plus court que le calendrier solaire de 11 jours.</p>



<p>Le jour où l’argent détenu et les économies d’une personne atteindront le <em>nissab</em>, ce sera sa date d’échéance de la zakat, et elle devra payer la zakat après une année hégirienne, à la même date.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’assiette «imposable»</h2>



<p>Le calcul de la zakat n’est pas basé sur le montant de votre salaire annuel; il se base plutôt sur le montant d’argent liquide que vous avez à la date d&rsquo;échéance de la zakat. C’est le revenu disponible, plutôt liquide.</p>



<p><em>«La zakat n’est pas liée aux salaires déposés, mais à la somme d’argent liquide qui n’a pas été dépensée»</em>, me dit l’imam d’une mosquée à Midoun, Djerba, ajoutant que <em>«tout l’argent qui a déjà été dépensé tout au long de l’année n’est pas inclus dans le calcul de la zakat»</em>.</p>



<p>Le montant de la zakat due en argent est de 2,5%, chaque année hégirienne. Dit simplement, on prend le montant que vous avez avec vous (quand il dépasse le <em>nissab</em>), on le divise par 40, et le résultat sera la zakat totale à donner aux personnes méritantes telles que les pauvres et les nécessiteux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="npXGeKKdaI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/21/creation-du-fonds-zakat-au-kram-ou-le-commerce-des-indulgences-2-2/">Création du fonds zakat au Kram ou le commerce des indulgences (2-2)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Création du fonds zakat au Kram ou le commerce des indulgences (2-2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/21/creation-du-fonds-zakat-au-kram-ou-le-commerce-des-indulgences-2-2/embed/#?secret=EepBLeS8FB#?secret=npXGeKKdaI" data-secret="npXGeKKdaI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Par exemple si vous disposez de 25 000 dinars en surplus à vos dépenses sur un an, vous prenez les 5,350 dinars (25 000 &#8211; 19 650) et vous les divisez par 40 (100/2,5) et vous obtenez 140 dinars. C’est le montant à payer, pour un Tunisien ou une Tunisienne qui possède 25 000 dinars, après avoir couvert toutes ses dépenses et ses dettes.</p>



<p>Les bijoux disponibles au sein du ménage ne sont pas soumis à la zakat, selon plusieurs <em>«oulémas»</em> (savants) de l’islam.</p>



<p>Les pierres précieuses, les propriétés foncières et le patrimoine immobilier détenus par un musulman ne sont pas soumis à la zakat.</p>



<p>En somme, la zakat est à taux fixe (<em>flatte rate</em>) et ne s’impose que sur les montants d’argent disponibles et accumulés après les dépenses effectuées par une personne ou un ménage. Ce n’est donc pas un taux variable qui se module selon les revenus et les richesses des différentes catégories. Aussi, exclut-on de son calcul notre patrimoine, bijoux, actions, placements, capitaux investis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une cagnotte annuelle grandissante</h2>



<p>En Tunisie, et rien que pour la zakat Al-Fitr de cette année, on peut estimer le montant en jeu à un minimum de 20 millions de dinars (2 dinars 10 millions de Tunisiens et Tunisiennes concernés).</p>



<p>Deux dinars ce n’est pas beaucoup en soi! Mais, pour le pays dans son ensemble, on peut saluer le potentiel de cette source de financement.</p>



<p>Merci au Mufti de la République de <em>«valoriser»</em> ce potentiel d’investissement, pour en faire un levier économique qui aide la Tunisie à capitaliser sur la zakat de façon intelligence et halal, dans le respect de l’esprit de cette forme de solidarité sociale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xg32OKzuXB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/10/loi-de-finances-2020-le-parlement-rejette-la-creation-dun-fonds-de-zakat-et-dons-propose-par-ennahdha/">Loi de finances 2020 : Le parlement rejette la création d&rsquo;un «fonds de zakat et dons», proposé par Ennahdha</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Loi de finances 2020 : Le parlement rejette la création d&rsquo;un «fonds de zakat et dons», proposé par Ennahdha » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/10/loi-de-finances-2020-le-parlement-rejette-la-creation-dun-fonds-de-zakat-et-dons-propose-par-ennahdha/embed/#?secret=ISbbVrbRpO#?secret=xg32OKzuXB" data-secret="xg32OKzuXB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Cinq pistes peuvent être envisagées, si on tolère l’idée de la modernisation de la zakat, sans la dévoyer&nbsp;:</p>



<p>1- dans tous les cas, le montant actuel fixé comme minimum pour la zakat Al-Fitr est ridiculement bas, insignifiant. D’où l’importance de l’indexer avec le taux d’inflation (7-9%) et avec les prix des produits alimentaires essentiels;</p>



<p>2- la zakat peut être encouragée par une défiscalisation officielle des montants consentis. Les personnes ou les entreprises qui veulent donner plus pour la zakat méritent d’être reconnus par une mesure qui exonère fiscalement les montants consentis;</p>



<p>3- canaliser la zakat vers des fondations et œuvres charitables opérant dans les domaines de la santé, de l’éducation et des services sociaux. On peut envisager que chaque dinar issu de la zakat investi dans une fondation, la collectivité en mette autant. Et cela se fait ailleurs, l’Etat peut ainsi catalyser et capitaliser ces aumônes à vocation religieuse;</p>



<p>4- formaliser la zakat par le billet de plateforme web 2.0 et d’applications dédiées pour accélérer les opérations de la zakat et visibiliser les flux et ramifications dans le tissu économique. La collectivité peut sensibiliser et valoriser cet acte de donation et de solidarité collective. Et cela relève de la responsabilité de l’Etat, du ministère des Finances et pas seulement du Mufti de la République;</p>



<p>5- les deux millions d’expatriés vivant à l’étranger, peuvent être incités à orienter leur zakat vers Tunisie. Et cela peut se faire par des indicatifs variés. Exemple, réduire les frais bancaires de transfert de près de 5% à 1%. Ou encore, exonérer des frais de douanes, les équipements médicaux, éducatifs, et autres financés par la zakat des expatriés et importés en Tunisie.</p>



<p>En ajoutant, la <em>fidya</em> (<em>caffara</em>), aumône que paient les musulmans malades et incapables de faire le carême du ramadan, les montants ainsi accumulés par ces prélèvements liés au ramadan peuvent devenir importants. La <em>fidya</em> peut frôler les 10 dinars par jour de jeûne non pratiqué. Et ils sont nombreux à vouloir payer la <em>fidya</em>, plutôt que de ne pas prendre leurs pilules contre le diabète, le cholestérol… ou l’hypertension! </p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur :</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=928456202163197&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisie.</a>  </p>



<p><em>* Economiste universitaire. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/08/la-zakat-en-tunisie-ou-le-devoir-religieux-au-service-de-leconomie/">La zakat en Tunisie ou le devoir religieux au service de l’économie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les risques auxquels la Tunisie sera confrontée entre 2023 et 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/12/les-risques-auxquels-la-tunisie-sera-confrontee-entre-2023-et-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jan 2023 09:23:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[coût de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[Forum économique mondial]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[matières premières]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les principaux risques auxquels la Tunisie sera confrontée au cours de la période 2023-2025.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/12/les-risques-auxquels-la-tunisie-sera-confrontee-entre-2023-et-2025/">Les risques auxquels la Tunisie sera confrontée entre 2023 et 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les rapports internationaux sur la situation économique en Tunisie sont plus alarmistes les uns que les autres, alors que le gouvernement continue de s’auto-féliciter en broyant du vent et en tirant des plans sur la comète. La dernière sonnette d’alarme a été lancée par le Forum économique mondial (FEM).</em></strong></p>



<span id="more-6041877"></span>



<p>Dans la 18e édition de son Global Rapport sur les risques 2023, publié mercredi 11 janvier, le FEM estime que <em>«la crise de la dette, l’effondrement de l’État, les graves crises d’approvisionnement en matières premières, la crise du coût de la vie et l’inflation rapide et/ou soutenue»</em> sont les principaux risques auxquels la Tunisie sera confrontée au cours de la période 2023-2025, celle couverte par son dernier Plan de développement publié récemment. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ces risques ont été identifiés grâce à une enquête auprès des chefs d’entreprise menée , en septembre 2022 par l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), en sa qualité de partenaire officiel du Forum.</p>



<p>L’édition 2022 du rapport avait mis l’accent sur <em>«l’effondrement de l’État, la crise de la dette, le chômage, la stagnation économique prolongée et la prolifération de l’activité économique illicite»</em> comme principaux risques auxquels la Tunisie est confrontée.</p>



<p>Le rapport du FEM est basé sur l&rsquo;enquête annuelle sur la perception des risques mondiaux (GRPS), qui recueille des informations clés auprès de plus de 1 200 experts du réseau du Forum.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un point d’inflexion critique</h2>



<p>La 18e édition du Rapport sur les risques mondiaux met en lumière les nombreux domaines où le monde se trouve à un point d’inflexion critique. Il considère ce contexte de tensions géopolitiques latentes et de confluence de risques socio-économiques. Il identifie les risques perçus les plus graves pour les économies et les sociétés au cours des deux prochaines années. L’attention collective mondiale est canalisée vers la <em>«survie»</em> des crises d’aujourd’hui : coût de la vie, polarisation sociale et politique, approvisionnements alimentaires et énergétiques, croissance timide et confrontation géopolitique, entre autres.</p>



<p>Il souligne également que <em>«l’attention et les ressources indispensables sont détournées des risques émergents ou en accélération rapide pour les écosystèmes naturels, la santé humaine, la sécurité, les droits numériques et la stabilité économique qui pourraient devenir des crises et des catastrophes au cours de la prochaine décennie»</em>.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/12/les-risques-auxquels-la-tunisie-sera-confrontee-entre-2023-et-2025/">Les risques auxquels la Tunisie sera confrontée entre 2023 et 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Une famille tunisienne de 4 membres a besoin d’un salaire mensuel de 3 500 dinars</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/28/une-famille-tunisienne-de-4-membres-a-besoin-dun-salaire-mensuel-de-3-500-dinars/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 07:42:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONSO]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[coût de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Riahi]]></category>
		<category><![CDATA[Numbeo]]></category>
		<category><![CDATA[OTOC]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[salaires]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’inflation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une famille tunisienne composée de 4 membres résidant à Tunis a besoin pour satisfaire ses besoins vitaux, sans compter le loyer, d’un revenu mensuel d’au moins 3448 dinars.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/28/une-famille-tunisienne-de-4-membres-a-besoin-dun-salaire-mensuel-de-3-500-dinars/">Une famille tunisienne de 4 membres a besoin d’un salaire mensuel de 3 500 dinars</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon le président de l’Organisation tunisienne d’orientation des consommateurs (Otoc), Lotfi Riahi, citant le site <a href="https://www.numbeo.com/cost-of-living/in/Tunis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Numbeo</a>, l&rsquo;’indice mondial du coût de la vie dans son édition 2020, une famille tunisienne composée de 4 membres résidant à Tunis a besoin pour satisfaire ses besoins vitaux, sans compter le loyer, d’un revenu mensuel d’au moins 3448 dinars.</em></strong></p>



<span id="more-4325094"></span>



<p>Lotfi Riahi, dans un entretien avec <a href="http://News https://www.assabahnews.tn/ar/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Assabah</a> aujourd’hui, mercredi 28 septembre 2022, a ajouté que les résultats de cet indicateur surviennent alors que le taux d’inflation a augmenté davantage au cours des deux dernières années et que le pouvoir d’achat s’est encore détérioré, ce qui signifie qu’au cours de l’année en cours, les besoins financiers de la famille ont beaucoup augmenté alors que par le plus grand nombre de salariés et d&#8217;employés ne perçoit pas 3 000 dinars par mois.</p>



<p>Citant l’Observatoire tunisien des services financiers, Lotfi Riahi a rappelé que 950 000 familles tunisiennes ont vu un ou plusieurs de leurs membres recourir à l’emprunt. D’où aussi le taux d’endettement élevé des familles auprès des banques.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/28/une-famille-tunisienne-de-4-membres-a-besoin-dun-salaire-mensuel-de-3-500-dinars/">Une famille tunisienne de 4 membres a besoin d’un salaire mensuel de 3 500 dinars</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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