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	<title>Archives des Croisades - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Croisades - Kapitalis</title>
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		<title>Introduction à l’œuvre d’Amin Maalouf</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Dec 2024 07:52:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La principale qualité d’Amin Maalouf c’est son regard synoptique et anticipateur du monde qui vient à chaque époque.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/25/introduction-a-loeuvre-damin-maalouf/">Introduction à l’œuvre d’Amin Maalouf</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Amin Maalouf ne fait pas dans le syncrétisme humaniste, vu comme étant une réflexion niaise, faible et romantique. Loin s’en faut ! Il ressort les spécificités de chaque culture, bien entendu on parle d’Orient et d’Occident, sans pour autant promouvoir la confrontation. C’est un travail d’orfèvrerie et de nuance fine qui rassure et qui castre toute envie d’opposition.</em></strong></p>



<p><strong>Sami Kouki</strong><strong></strong></p>



<span id="more-14977380"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Sami-Kouki.jpg" alt="" class="wp-image-14977397" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Sami-Kouki.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Sami-Kouki-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Sami-Kouki-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>J’ai lu toute l’œuvre d’Amin Maalouf, enfin presque; il me manque juste un livret d’opéra, <em>‘‘Adriana Mater’’</em> que je n’ai pu acquérir. J’ai commencé le 24 septembre plus précisément. J’ai tout repris depuis le début, pour certains livres comme <em>‘‘Samarcande’’, ‘‘Les identités meurtrières’’</em> ou encore <em>‘‘Les jardins de lumière’’</em>, je les ai relus. Je voulais enchaîner les livres du même auteur dans l’espoir de mieux cerner sa pensée, sans aucune déperdition.</p>



<p>L’œuvre d’Amin Maalouf est assez conséquente, et on peut en faire une taxinomie en quatre branches : les romans (essais) historiques; les essais; le Liban; et des romans d’anticipation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les romans historiques :</h2>



<p>Les romans historiques de Maalouf, ne sont pas des contes, figés dans un moment précis, l’époque où leurs faits se déroulent, même s’il un formidable conteur. C’est une véritable matière à réflexion sur notre temps, un tremplin entre une période passée et un pendant qui ne peut en être détaché. C’est fait en douceur, avec de la magnanimité, loin de toute auto-flagellation ou de ressentiment mais sans tomber, pour autant dans le piège de la glorification niaise, chauvine et improductive.</p>



<p>Il nous pousse à regarder, à la fois avec un microscope, les évènements d’époque pour mieux les cerner et, avec un œil macroscopique, l’holisme de la marche d’histoire, sa répétition et ses attaches immuables. Il y a un côté structuraliste, Braudelien, chez Maalouf qu’on ne peut occulter.</p>



<p>&#8211; <em>‘‘Les jardins de lumière’’</em> (1991) : la vie de Mani, théologien du troisième siècle après J.-C., père de la doctrine manichéiste, conception qui admet le dualisme antagoniste d&rsquo;un principe du bien et d&rsquo;un principe du mal. Mani est un humaniste qui visa à réconcilier les religions de son temps. Le ton de l’œuvre de Maalouf est donné : une lutte intellectuelle contre la binarité (quand bien même le roman porte sur un personnage dont la vision est binaire et qu’on appelle, en psychologie tout délire dans lequel le malade voit le monde divisé en deux fractions qui s&rsquo;affrontent à son sujet, manichéisme délirant). Une lutte contre l’essentialisme et le choc des cultures.</p>



<p>&#8211; <em>‘‘Les croisades vues par les arabes’’</em> (1983) : cet essai historique, très documenté, présente les croisades entamées en 1096 du point de vue oriental. De l’invasion, à l’occupation, la riposte, la victoire jusqu’à l’expulsion à la fin du treizième siècle. Maalouf analyse les enjeux politiques de l’époque, les luttes fratricides, la sauvagerie et l’anéantissement qui sont à mille lieues de l’image chevaleresque qu’on associe aux croisades.</p>



<p>&#8211; <em>‘‘Samarcande’’</em> (1988) : c’est l’orient du onzième siècle sous l’extrémisme de la secte des assassins par Hassan Sabbah, le magnifique Omar Khayyam, le poète du vin, de l’amour et le libre penseur qu’il était. Et puis un manuscrit dont on retrouve la trace au début du XXe siècle. Œuvre contemporaine finalement parce qu’on retrouve, dans notre époque, les mêmes ingrédients de manigances politiques, de luttes pour le pouvoir et de la poésie comme remède qui nous aiderait à supporter l’absurdité de notre pendant.</p>



<p>&#8211; <em>‘‘L’amour de loin’’</em> (2001). Livret d’opéra. Jaufré Rudel, prince de Blaye et troubadour, au XIIe siècle, tombe éperdument amoureux d’une femme qu’il n’avait jamais vue auparavant et qu’il finit par rencontrer à Tripoli pour mourir dans ses bras. C’est une ode à l’amour, qu’il soit de près ou de loin.</p>



<p><em>‘‘Léon l’africain’’</em> (1986). La vie de Hassen Al Wazzen de la Grenade de la chute (1492) jusqu’à Rome du pape Léon X, de Raphaël le peintre florentin et la renaissance italienne du Cinquecento. Un voyage exquis de ce formidable personnage, d’une intelligence rare et d’un destin hors du commun. Il faudra peut-être revivre son voyage, personnellement, en le commençant à la cité palatine d’Alhambra, ré-imaginer la vie à cette époque sous les Nasrides et leur dernier prince Boabdil et la Reconquista d’Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, pour le finir à Rome, au Vatican, à la chapelle Sixtine.</p>



<p><em>‘‘Le périple de Baldassare’’</em> (2000) : Nous sommes au Liban du XVIIème siècle, à Gibelet, c’est le point de départ du périple de Baldassare Embriaco, génois d’orient, à la recherche d’un manuscrit, qui le ramène en la Méditerranée de l’empire turc jusqu’en Angleterre en pleine guerre contre les Hollandais, en passant par la Gênes de ses ancêtres. Un personnage quelquefois boulet, digne d’un Pierre Richard dans <em>‘‘La Chèvre’’ </em>et extrêmement attachant !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les essais:</h2>



<p>Ils sont en nombre de quatre : <em>‘‘Les identités meurtrières’’</em> (1998); <em>‘‘Le dérèglement du monde’’</em> (2009); <em>‘‘Le naufrage des civilisations’’</em> (2019); et <em>‘‘Le labyrinthe des égarés’’</em> (2023).</p>



<p>Maalouf a écrit des essais avec un rythme, non aléatoire, d’un essai par décennie, sauf le dernier qui fut publié cinq ans après le pénultième et pour des raisons d’urgence dont je vais parler après.</p>



<p>La principale qualité d’Amin Maalouf c’est son regard synoptique et anticipateur du monde qui vient (pour reprendre le titre de l’essai d’Alain Minc), à chaque époque. Un regard analytique et se transforme en prophétie synthétique. Maalouf a su saisir <em>«l’esprit de l’époque»</em>, le <em>«Zeitgeist»</em> en Allemand, c’est-à-dire les aspects microscopiques, unitaires qui régissent une époque, une décennie, une période, c’est le quantum de l’instant, la plus petite unité de mesure de l’âme de l’humanité à un moment donné.</p>



<p>C’était la bataille, le repli plutôt, identitaire, le besoin d’appartenance collective avec ses externalités négatives telles que le repli religieux ou national. C’était en 1998, soit trois ans avant l’évènement majeur pour l’humanité : le 11 septembre 2001. Maalouf nous invite à prendre un peu de recul par rapport aux évènements, par rapport à certains complexes d’infériorité qui se traduisent par un ressentiment meurtrier, la prolifération du conspirationnisme et une envie de vengeance fondée sur le rejet de la défaite.</p>



<p>Maalouf ne fait pas dans le syncrétisme humaniste, vu comme étant une réflexion niaise, faible et romantique. Loin s’en faut ! Il ressort les spécificités de chaque culture, bien entendu on parle d’Orient et d’Occident, sans pour autant promouvoir la confrontation. C’est un travail d’orfèvrerie et de nuance fine qui rassure et qui castre toute envie d’opposition. Il évoque les principes fondamentaux qui réunissent les humains : la liberté, la justice et les mécanismes nécessaires pour les mettre en œuvre : la démocratie et les juridictions équitables.</p>



<p>Dans <em>‘‘Le dérèglement du monde’’</em>, Maalouf situe l’année où tout a basculé en 1979, c’est Khomeiny qui rentre triomphant en Iran, c’est Thatcher qui prend les rênes en Grande-Bretagne et le triomphe du capitalisme, suivi de l’élection de Reagan aux États-Unis. L’année 1979 c’est aussi la Mecque prise d’assaut par des extrémistes religieux, ses 300 morts, cette libération assistée par le GIGN français et comment l’Arabie Saoudite est entrée, politiquement, dans un fondamentalisme qui affecte jusqu’à aujourd’hui nos vies. L’entrée en guerre des Soviétiques dans le bourbier afghan, ses conséquences sur les Américains.</p>



<p>Tous ces évènements, cette année principalement, ont crée le dérèglement du monde. Un dérèglement identitaire, économique avec le triomphe de l’ultralibéralisme et climatique enfin.</p>



<p><em>‘‘Le naufrage des civilisations’’</em>, on retrouve Maalouf pessimiste quant l’avenir du monde. Le diagnostic est sans équivoque : le monde est foutu ! Plus rien ne va ! La déshumanisation triomphante, la perte de repères, le conflit des civilisations tellement chéri par les belliqueux et rejeté par les humanistes dont il fait partie, est en train de prendre le dessus. Maalouf ressort les maux qui ont fait qu’on en arrive à ce constat, le communisme comme politique et l’anticommunisme maccarthyste comme réflexe. Ça a été la source principale de l’échec de toute tentative de réforme dans le monde dit oriental : Mossadegh en Iran des années 50 comme opportunité manquée, Nasser en Egypte également, mais de sa faute cette fois.</p>



<p>Maalouf a rompu le cycle d’un essai tous les dix ans pour écrire, cinq ans après, un autre qui redonne espoir ! L’historien reprend du service et essaie de dire, à travers &nbsp;<em>‘‘Le Labyrinthe des égarés’’</em> que tout n’est pas finalement foutu ! L’histoire nous a démontré que l’on peut ressortir des ténèbres par notre intelligence et par l’évitement de l’arrogance triomphatrice. <em>«Les dieux rendent arrogant celui dont ils veulent la perte!»</em>, c’est la sagesse grecque qui nous le rappelle.</p>



<p>A travers l’exemple japonais de la période meiji, les Russes de la révolution, la Chine de Sun Yat-Sun et les États-Unis, Maalouf nous démontre la capacité des humains d’aller outre leur condition à condition de ne pas laisser l’arrogance des victoires prendre le dessus et raviver l’envie de domination.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Liban&nbsp;:</h2>



<p>Maalouf est amoureux de son pays natal et nous le fait aimer à travers ses écrits. C’est d’abord à travers <em>‘‘Le rocher de Tanios’’</em>, le Goncourt de 1993, un conte sur le Liban du XIXe siècle, sous l’empire (emprise) ottoman(e). Une histoire de beauté, de soumission et enfin de courage.</p>



<p><em>‘‘Les échelles du levant’’</em> ou le parcours d’un gentilhomme libanais de la résistance en France à la folie dans un asile au Liban. L’amour d’une fille qui s’est fixée comme mission de retrouver son père.</p>



<p><em>‘‘Les désorientés’’</em> ou le retour aux sources d’une bande d’amis de la diaspora libanaise sous fond de souvenirs de guerre civile avec toutes ses conséquences sur les hommes et femmes du Liban et sur le Liban lui-même comme expérience magnifique du vivre ensemble, de l’effacement de toute tentation identitaire exclusive !</p>



<p>Enfin <em>‘‘Origines’’</em>, que Maalouf n’avait pas voulu intituler <em>‘‘Racines’’</em> parce que, comme une bonne partie de nous, nous sommes de sempiternels étrangers, les racines évoquent l’attachement inhibiteur, castrateur. Origine est le mot adéquat, celui d’un point de départ vers l’immensité du monde.</p>



<p><em>‘‘Origines’</em> est le livre le plus personnel de Maalouf, il nous présente de manière on ne peut plus tendre, sa famille, depuis les arrière-grands-parents et l’oracle de départ qui suit les habitants du levant.</p>



<p>S’il y a un livre à lire d’Amin Maalouf, un seul ? <em>‘‘Léon l’africain’’</em> pour moi, sans la moindre hésitation !</p>



<p><em>* Professeur universitaire en finance.</em><br></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sn7zwstdTF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/04/litterature-amin-maalouf-je-suis-un-homme-dinterrogation-et-non-de-conviction/">Littérature : Amin Maalouf : «Je suis un homme d’interrogation et non de conviction»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Littérature : Amin Maalouf : «Je suis un homme d’interrogation et non de conviction» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/04/litterature-amin-maalouf-je-suis-un-homme-dinterrogation-et-non-de-conviction/embed/#?secret=9SkaUDvWr2#?secret=sn7zwstdTF" data-secret="sn7zwstdTF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘Edward I and the forging of Britain’’: Un roi avide, batailleur, islamophobe et antisémite</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/06/edward-i-and-the-forging-of-britain-un-roi-avide-batailleur-islamophobe-et-antisemite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Aug 2023 06:34:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le règne de Edward I (1239-1307) préfigure l'ambiguïté fondamentale de la politique anglaise qui persiste jusqu'à nos jours. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/06/edward-i-and-the-forging-of-britain-un-roi-avide-batailleur-islamophobe-et-antisemite/">‘‘Edward I and the forging of Britain’’: Un roi avide, batailleur, islamophobe et antisémite</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Le règne de Edward I (1239-1307) préfigure bien cette ambiguïté fondamentale de la politique anglaise qui persiste jusqu&rsquo;à nos jours et dont le dernier exemple se situe en Ukraine : la défense des intérêts de la Couronne, certes, mais sans aucun égard pour la vie humaine.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-9251922"></span>



<p>Un roi qui fut poignardé par un agent du sultan égyptien Baïbars durant les Croisades mais survécut, qui a combattu en Gascogne, en Flandre, et aux quatre coins de la Grande Bretagne, d’abord contre les seigneurs qui voulaient subordonner le pouvoir de son père Henry III au leur, à travers le Parlement, ensuite contre les Gallois révoltés, puis contre les Ecossais refusant la dissolution de leur Etat dans celui de leur puissant voisin anglais, enfin contre les Français pour défendre ses droits sur la Gascogne. Sa politique d&rsquo;alliance avec les Mongols pour prendre à revers l’islam ne se concrétisa pas. Durant son règne, l’armée anglaise, si on peut la qualifier ainsi, fut toujours en butte aux désertions sur une grande échelle, les troupes n’étant que rarement payées, ainsi qu’à la disette.</p>



<p>Le règne d’Edward I d’Angleterre fut bien une suite de guerres interminables, mais aussi de tentatives incessantes pour lever les impôts nécessaires à leur conduite et leur conclusion, en usant de menaces, ou de représailles. S’il a respecté les prérogatives du Parlement, c’est tout simplement qu’il avait compris que l’impôt était plus facile à obtenir avec son aval.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PD6S1LSaob"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/10/langleterre-dalfred-le-grand-a-charles-iii-lattarde/">L’Angleterre, d’Alfred le Grand à Charles III «l’Attardé»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Angleterre, d’Alfred le Grand à Charles III «l’Attardé» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/10/langleterre-dalfred-le-grand-a-charles-iii-lattarde/embed/#?secret=ocFxhkAeBU#?secret=PD6S1LSaob" data-secret="PD6S1LSaob" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">D’un champ de bataille à un autre</h2>



<p>Pour la première fois de l’Histoire, la Grande Bretagne et l’Irlande furent réunifiées, au moins provisoirement, sous une autorité politique commune, celle de la Couronne d’Angleterre. Mais cette union eut un prix, le massacre de caractère raciste des populations originelles galloises de langue celtique considérées comme barbares et impropres à la civilisation qui luttaient pour le respect de leurs coutumes et leur indépendance et qui furent soumises à un régime colonial d’occupation et d’expropriation des terres ressemblant étrangement à celui qui plus tard fut appliqué en Palestine au détriment des Arabes par les colons sionistes. Cela n’empêcha nullement leur recrutement en tant que soldats dans les guerres contre les Ecossais, préfigurant la politique impériale plus tard suivie en Inde d’utilisation des populations les unes contre les autres au bénéfice de la couronne britannique. Le paradoxe en est qu’après toutes les horreurs de la conquête, l’héritier du trône d’Angleterre continue d’être nommé Prince de Galles.</p>



<p>Les juifs payèrent également un tribut conséquent à la politique royale. Ayant le monopole de l’usure, interdite aux chrétiens par l’Eglise, ils furent écrasés d’impôts et finirent par vendre leurs créances au rabais aux seigneurs chrétiens qui y trouvèrent une occasion de s’enrichir à bon compte en expropriant les débiteurs. La Reine Eléonore,&nbsp;à titre d’exemple, en retira les plus grands profits.</p>



<p>Les juifs finirent par être expulsés en masse, donnant ainsi à la couronne le prétexte de lever de nouveaux impôts pour le manque à gagner, et de bénéficier des subventions importantes fournies par le Pape de Rome, en principe pour financer la nouvelle Croisade,&nbsp;qui n’eut jamais lieu.</p>



<p>L’Irlande fut le second champ d’application de la politique coloniale. Partiellement occupée par des seigneurs anglais qui n’obéissaient qu’à leurs propres lois, tous ses produits servirent à ravitailler les troupes royales durant leurs guerres, et les populations locales furent ainsi réduites à la famine. Néanmoins tout comme pour les Gallois, des soldats irlandais furent recrutés et jouèrent un rôle important dans les terribles guerres écossaises.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bvr89MD4ul"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/16/the-anglo-saxons-langleterre-au-moyen-age-ou-la-genese-dune-nation-coloniale/">‘‘The Anglo Saxons’’ : l’Angleterre au Moyen-âge ou la genèse d’une nation coloniale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The Anglo Saxons’’ : l’Angleterre au Moyen-âge ou la genèse d’une nation coloniale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/16/the-anglo-saxons-langleterre-au-moyen-age-ou-la-genese-dune-nation-coloniale/embed/#?secret=mWX1KSi4Cm#?secret=bvr89MD4ul" data-secret="bvr89MD4ul" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La politique fiscale au nom de la défense des intérêts de la Couronne poursuivie par le Roi d’Angleterre pour financer ses guerres faillit parfois mener le pays vers la guerre civile, mais le Roi souvent au bord du gouffre ne craignit pas de faire machine arrière face à ses seigneurs qui voyaient parfois en lui un personnage non crédible prompt à trahir ses promesses. Il faut dire que nombre d’entre eux étaient des étrangers, savoyards, oncles du Roi, provençaux ses cousins, ou encore Gascons ou Normands, liés en outre par le destin commun né dans les champs de bataille et les joutes guerrières. Pourtant aucun seigneur ne se souleva contre lui pour lui contester son trône, et il le doit peut être aux guerres que son père Henry III dut mener contre Simon de Montfort, auxquelles lui-même participa.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sans aucun égard pour la vie humaine</h2>



<p>Est-ce pour préserver la paix du royaume contre les ambitions de ses seigneurs qu’il les emmena d’un champ de bataille à un autre jusqu’à ceux des Croisades? Il dut reconnaître ou réactualiser à la fin de sa vie les <em>«chartes»</em> déjà concédées depuis le XIIe&nbsp;siècle par John Lackland (Jean sans Terre), autrement dit la Magna Carta, et les chartes des Forêts.</p>



<p>Néanmoins, il fut sans concessions avec l’Eglise qui, refusant de se soumettre à ses exigences financières, vit une partie de ses biens confisquée et la protection des prélats supprimée. L’anglicanisme de Henry VIII aurait trois siècles plus tard, de qui tenir, tout autant d’ailleurs que Cromwell.</p>



<p>Tout compte fait, malgré le caractère terroriste des représailles commises contre les opposants à l’absolutisme et les résistants à l’occupation anglaise au pays de Galles et en Ecosse (décapitations, démembrements, éviscérations, émasculations, mises en scène obscènes et expositions des cadavres), qui n’empêchèrent pas ce dernier pays de consacrer son indépendance pour les&nbsp;trois siècles à venir, Edward I fut bien celui qui instaura les règles politiques qui allaient guider ses successeurs: unification des îles britanniques et de l’Irlande autour de la couronne anglaise; opposition à la puissance française en Europe, particulièrement en Flandre; collaboration avec le Parlement en matière de vote des impôts; interventionnisme en Méditerranée et au Moyen-Orient. Il préfigure bien cette ambiguïté fondamentale de la politique anglaise qui persiste jusqu&rsquo;à nos jours et dont le dernier exemple se situe en Ukraine : la défense des intérêts de la Couronne, certes, mais sans aucun égard pour la vie humaine.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘A Great and Terrible King: Edward I and the Forging of Britain’’, de Marc Morris, éd. Pegasus Books, 14 juin 2016, 480 pages.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Irw7gxC03T"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/the-isles-comment-albion-est-devenue-anglaise/">«The Isles» : Comment Albion est devenue anglaise</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «The Isles» : Comment Albion est devenue anglaise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/the-isles-comment-albion-est-devenue-anglaise/embed/#?secret=w9jHuuafox#?secret=Irw7gxC03T" data-secret="Irw7gxC03T" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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