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	<title>Archives des croissance - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 18 May 2026 10:56:17 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des croissance - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’ordre énergétique mondial après la guerre d’Iran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 06:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’expert en énergie Jason Bordoff livre une analyse minutieuse des répercussions de la guerre d’Iran sur l’ordre mondial énergétique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/19/lordre-energetique-mondial-apres-la-guerre-diran/">L’ordre énergétique mondial après la guerre d’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’expert en énergie Jason Bordoff, directeur du Center on Global Energy Policy relevant de l’Université de Columbia, a livré une analyse minutieuse des répercussions de la guerre d’Iran sur l’ordre mondial énergétique. Dans son article intitulé «Les gagnants et les perdants du nouvel ordre pétrolier mondial» paru dans le </em></strong><a href="https://www.wsj.com/business/energy-oil/the-winners-and-losers-of-oils-new-world-order-3841f80f" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Wall Street Journal (WSJ)</em></strong></a><strong><em>, il indique que l’Asie a été la première et la plus durement touchée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18786133"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, la région dépendait du Moyen-Orient pour environ 60% de ses importations de pétrole. Les perturbations ne se sont pas limitées au pétrole brut, elles ont également touché les produits raffinés comme le diesel et le kérosène dont les prix ont plus que doublé depuis janvier.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays riches, la hausse des prix du pétrole se traduit généralement par une inflation plus élevée et une croissance économique plus faible. Dans les pays à faible revenu importateurs d’énergie, la crise se manifeste par de réelles pénuries d’approvisionnement&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; au Bangladesh, la climatisation était limitée à 25 degrés Celsius&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; au Laos, la semaine scolaire est passée de cinq à trois jours&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le Sri Lanka a décrété le mercredi jour férié afin d’économiser l’énergie&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; au Pakistan, les matchs de cricket, sport national, se déroulent dans des stades quasi vides, les supporters ayant été invités à les suivre depuis chez eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les États-Unis : résilients… mais pas à l’abri</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La production de pétrole de schiste, qui a réduit les importations américaines de pétrole du Moyen-Orient depuis le boom des années 2000, a offert une certaine protection à Washington. Cependant, le prix de l’essence a déjà grimpé à plus de 4,50 $ le gallon, contre moins de 3 $ avant la guerre, alourdissant le budget mensuel d’une famille américaine moyenne de plus de 150 $.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’impact le plus significatif de cette crise ne réside peut-être pas dans la flambée immédiate des prix mais plutôt dans les bouleversements stratégiques qu’elle imposera aux politiques énergétiques mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même que le monde a radicalement repensé ses politiques énergétiques après les chocs pétroliers des années 1970, une perturbation de cette ampleur obligera les gouvernements à revoir leurs stratégies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a vingt ans, les États-Unis importaient environ 60% du pétrole qu’ils consommaient. Aujourd’hui, ils sont le premier producteur mondial de pétrole et un important exportateur net d’énergie. La part du pétrole dans l’économie américaine diminue progressivement depuis quelques décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette surabondance de l’offre signifie que les pénuries d’approvisionnement mettront plus de temps à atteindre le territoire américain. Si les consommateurs paient plus cher à la pompe, les dégâts économiques globaux sont moins importants car une part significative de ces sommes profitent désormais aux producteurs nationaux plutôt qu’étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix du gaz naturel ont également fortement augmenté en Europe et en Asie, mais sont restés quasiment inchangés aux États-Unis, un écart de prix qui a permis aux Américains d’économiser des milliers de milliards de dollars depuis le début de la révolution du pétrole de schiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, dans un marché mondial interconnecté, le consommateur américain paie toujours plus cher lorsque les approvisionnements à l’étranger sont perturbés. Et les outils disponibles pour faire face à des perturbations de cette ampleur sont rares.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la flambée des prix, les décideurs politiques pourraient être tentés de recourir à des solutions extrêmes, économiquement et géopolitiquement désastreuses, comme l’interdiction des exportations de pétrole américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À long terme, la crise actuelle offre l’occasion de trouver un terrain d’entente entre deux points de vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier soutient que la position des États-Unis est renforcée par l’augmentation de la production de pétrole et de gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second soutient que les États-Unis auraient été moins vulnérables aux chocs s’ils avaient réduit leur dépendance au pétrole en améliorant le rendement énergétique, en augmentant l’utilisation des véhicules électriques et en développant les transports publics et ferroviaires.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VLOcZh1BlZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/">Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/embed/#?secret=pol2VhnVpy#?secret=VLOcZh1BlZ" data-secret="VLOcZh1BlZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Canada et Mexique : la nécessaire diversification</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que grand producteur de pétrole et de gaz, le Canada semble être dans une meilleure position que la plupart des pays. Selon Goldman Sachs, il figure parmi les économies les plus susceptibles de bénéficier de la hausse des prix du pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mexique, en revanche, est confronté à une situation plus difficile. Bien qu’il produise du pétrole brut, le déclin de sa production et ses capacités de raffinage limitées le rendent dépendant des importations d’essence et de diesel, principalement en provenance des États-Unis. Cela le rend vulnérable non seulement aux fluctuations des cours mondiaux du pétrole mais aussi aux pénuries de produits raffinés, à la hausse des prix sur la côte du Golfe du Mexique et à une possible résurgence, aux États-Unis, des appels à la restriction des exportations de carburant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise pourrait renforcer les appels, dans les deux pays, à diversifier leurs marchés et à réduire leur dépendance aux États-Unis, notamment par la construction d’oléoducs vers la côte ouest américaine pour exporter le pétrole canadien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mexique, les préoccupations sécuritaires accéléreront le développement du gaz de schiste national, tandis que le gouvernement poursuit sa politique de <em>«souveraineté énergétique»</em> en développant le raffinage et en investissant dans la compagnie pétrolière nationale Pemex, malgré le coût de cette approche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Amérique du Sud et Centrale : valoriser les ressources nationales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Amérique du Sud est fortement dépendante des importations de produits pétroliers raffinés, ce qui engendre des pressions financières et politiques en raison de la hausse des prix. Cependant, elle possède également d’importantes réserves de pétrole et de gaz, ainsi que de vastes ressources en énergies renouvelables et hydroélectriques. De plus, de nombreux projets pétroliers et gaziers futurs sont situés hors du Golfe et donc hors de portée du détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela confère à la région une importance stratégique accrue si les approvisionnements du Moyen-Orient entraînent une prime de risque plus élevée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt des investisseurs pour des pays comme le Brésil, le Guyana (État souverain à ne pas confondre avec la Guyane française) et l’Argentine devrait s’étendre à d’autres producteurs potentiels tels que le Suriname.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Venezuela, en revanche, est un facteur imprévisible. Sous sa nouvelle direction, qui cherche à attirer les investissements étrangers, ses exportations ont frôlé le million de barils par jour en mars, leur plus haut niveau depuis 2019, malgré des risques toujours élevés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chine : une stratégie qui a fait ses preuves</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les répercussions de la crise sur la Chine sont mitigées. Importateur net massif de pétrole, la facture des importations chinoises a fortement augmenté en raison de la hausse des prix et de la perte d’accès au pétrole iranien à prix réduit. En avril, la facture des importations de pétrole brut de la Chine a progressé de 13% par rapport à l’année précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Pékin possède d’immenses réserves de pétrole. Tout en réduisant ses importations grâce à l’exploitation de ses réserves et à la diminution de l’activité de ses raffineries, la Chine a également commencé à revendre une partie de ses cargaisons de pétrole contractuelles à d’autres pays, souvent avec profit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise renforcera, au lieu de fragiliser, la stratégie énergétique de la Chine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine s’efforce depuis des années de maîtriser la croissance de sa consommation de pétrole, et celui-ci représente désormais une part plus faible de son mix énergétique qu’aux États-Unis ou en Europe. Elle a également électrifié avec succès une grande partie de son parc automobile et de son réseau électrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 15<sup>e</sup> plan quinquennal chinois, publié peu après le début de la guerre, préconisait la construction d’une <em>«puissance énergétique»</em> grâce à la <em>«flexibilité stratégique»</em> et à <em>«la&nbsp; souveraineté technologique»</em> fondées sur les énergies non fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les perturbations des approvisionnements en pétrole et en gaz ne feront que renforcer ces ambitions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inde : stabilité relative dans un contexte de fragilité régionale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Inde est plus vulnérable que la Chine. L’Inde importe environ 90% du pétrole qu’elle consomme et, avant la guerre, près de la moitié de ces importations transitaient par le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise a contraint New Delhi à dépendre davantage de la Russie mais sans bénéficier des conditions préférentielles obtenues après l’invasion de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, l’Inde dispose de capacités financières, de réserves et d’une chaîne d’approvisionnement plus diversifiées que ses voisins plus pauvres comme le Pakistan, le Bangladesh et le Sri Lanka, ce qui réduit le risque de graves pénuries.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la flambée des prix du pétrole exacerbe l’inflation, met à rude épreuve le budget et alourdit le coût des subventions aux consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une solution à long terme pourrait nécessiter la diversification des sources d’énergie et l’accélération de la transition vers l’énergie solaire, les batteries, les véhicules électriques et le transport ferroviaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Japon : réserves épuisées et fardeaux croissants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Japon dépend des importations pour plus de 85% de ses besoins énergétiques et la majeure partie de son pétrole a transité par le détroit d’Ormuz en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les États-Unis, le Japon a été le deuxième plus important contributeur à la mobilisation d’urgence des réserves stratégiques de l’Agence internationale de l’énergie, soit l’équivalent d’environ 70 jours de consommation intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre a fait exploser le coût des importations et de l’électricité, alors même que les Japonais sont déjà confrontés à l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise renforcera les arguments en faveur de la remise en service de davantage de réacteurs nucléaires, de l’accélération des projets éoliens et solaires offshore ainsi que de l’amélioration de la résilience du réseau et des capacités de stockage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la vulnérabilité du Japon, en tant qu’île pauvre en ressources, persistera, l’incitant à privilégier l’efficacité énergétique, l’électrification et la constitution de réserves plus importantes.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QzKYr8kOvw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/13/guerre-diran-les-geants-europeens-du-petrole-se-goinfrent/">Guerre d’Iran | Les géants européens du pétrole se goinfrent !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’Iran | Les géants européens du pétrole se goinfrent ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/13/guerre-diran-les-geants-europeens-du-petrole-se-goinfrent/embed/#?secret=vw5WHfPm45#?secret=QzKYr8kOvw" data-secret="QzKYr8kOvw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Russie : un cadeau pour Poutine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rares sont ceux qui ont tiré un profit aussi évident de la guerre que Vladimir Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant la guerre, les recettes pétrolières russes avaient chuté à leur plus bas niveau depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022 et l’économie russe était au bord de la récession mais la guerre contre l’Iran fut une aubaine pour Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision américaine d’alléger les sanctions sur le pétrole russe a permis à Moscou de vendre ses cargaisons à des prix plus élevés et les recettes fiscales russes sur le pétrole ont doublé en avril. Cependant, ces gains pourraient être temporaires. Les attaques ukrainiennes, les sanctions et le manque de technologies et d’investissements ont accéléré le déclin à long terme de l’industrie pétrolière russe et les raffineries russes fonctionnent désormais à leur plus bas niveau depuis 2009.</p>



<h2 class="wp-block-heading">États du Golfe : surmonter le goulot d’étranglement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des États du Golfe subissent des pertes importantes mais à des degrés divers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont dans une meilleure situation car ils ont investi dans des oléoducs vers la mer Rouge et le golfe d’Oman, ce qui leur permet de contourner le détroit d’Ormuz pour environ la moitié de leurs exportations d’avant-guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oman, situé hors du détroit, a vu ses recettes pétrolières augmenter de 80% par rapport à l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, les exportations irakiennes se sont effondrées, tandis que les exportations de pétrole et de produits raffinés du Koweït sont quasiment à l’arrêt depuis dix semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les exportations de gaz naturel liquéfié du Qatar sont également interrompues et la réparation des installations endommagées pourrait prendre beaucoup de temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des capacités de stockage saturées, les pays du Moyen-Orient ont été contraints de réduire leur production d’environ 13 millions de barils par jour. Même après la réouverture du détroit, le rétablissement de la pleine production pourrait prendre des mois, notamment en Irak et au Koweït en raison d’infrastructures vétustes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Iran : La carte d’Ormuz</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La situation de l’Iran est complexe. Le pays subit d’importantes pertes de revenus en raison de l’embargo américain sur ses exportations mais a initialement profité de la hausse des prix et de l’allègement de certaines sanctions, vendant une partie de ses cargaisons à des prix nettement supérieurs aux remises habituelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme les installations pétrolières et les infrastructures de l’île de Kharg n’ont pas été gravement endommagées, l’Iran pourrait rétablir rapidement ses exportations si le détroit d’Ormuz est rouvert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Téhéran pourrait cependant sortir de la crise avec un nouveau levier d’influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays a évoqué la possibilité d’imposer des <em>«droits de transit»</em> en échange du maintien de l’ouverture du détroit. Même si la guerre se termine sans un tel accord, l’Iran a démontré que sa capacité à fermer le détroit d’Ormuz pourrait être aussi puissante que la menace nucléaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Europe : accélérer la transition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe est moins dépendante du pétrole d’Ormuz que l’Asie, mais elle est confrontée à une hausse des coûts due à la concurrence pour les approvisionnements disponibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne le kérosène, l’Europe apparaît particulièrement vulnérable en raison de sa dépendance aux importations du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie a averti en avril que l’Europe ne disposait plus que de <em>«six semaines de réserves de kérosène»</em>, ce qui entraînerait de nouvelles hausses de prix et des annulations de vols.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix de l’électricité, qui avaient explosé après la guerre en Ukraine, n’ont pas connu une augmentation aussi spectaculaire cette fois-ci, le choc gazier s’étant quelque peu atténué et les sources alternatives ayant partiellement compensé la pénurie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise va accélérer la transition énergétique de l’Europe vers l’électrification de son économie et le développement de ses propres ressources, y compris une réévaluation du nucléaire dans certains pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cela crée une nouvelle vulnérabilité : la dépendance à l’égard de la Chine pour les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques et les terres rares.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5IoIK8AxLC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=xjqNfVaCPY#?secret=5IoIK8AxLC" data-secret="5IoIK8AxLC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Afrique : deux continents en un seul</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays exportateurs de pétrole et de gaz d’Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale –tels que l’Algérie, la Libye, le Nigeria et l’Angola– pourraient bénéficier de la hausse des prix et de nouveaux investissements. Par contre, les importateurs plus proches du Golfe, comme l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya et la Zambie, subissent une pression considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux pays, même producteurs, importent la majeure partie des carburants raffinés qu’ils consomment. La crise renforcera les appels à la construction de nouvelles raffineries et au développement des énergies renouvelables. Un projet de raffinerie géante est déjà en cours en Afrique de l’Est, et le Ghana, l’Angola et l’Ouganda pourraient suivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays africains les plus pauvres, chaque projet d’énergie solaire, de batteries ou de bus électriques réduit leur vulnérabilité aux futurs chocs pétroliers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un monde de l’énergie plus fragmenté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus la guerre avec l’Iran se prolonge, plus le monde de l’énergie sera divisé selon des lignes géopolitiques et géographiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine verra dans cette guerre la preuve que l’hégémonie américaine est devenue une source de chaos plutôt que de stabilité, tandis que la crainte des risques associés au pétrole et au gaz incitera davantage de pays à adopter des technologies propres dominées par Pékin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays riches réagiront en diversifiant leurs approvisionnements, en constituant des réserves et en accélérant le développement d’alternatives, tandis que les pays les plus pauvres seront souvent contraints de choisir l’option la moins chère plutôt que la plus sûre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les importateurs seront prêts à payer plus cher pour la diversification, tandis que les exportateurs investiront dans la construction de routes commerciales contournant les points de passage stratégiques comme le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux États-Unis, la leçon la plus importante est peut-être que même les plus grands producteurs mondiaux ne peuvent se prémunir contre les chocs d’un marché mondial interconnecté.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/19/lordre-energetique-mondial-apres-la-guerre-diran/">L’ordre énergétique mondial après la guerre d’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Tunisie &#124; L’art de stagner avec bonne conscience</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/tunisie-lart-de-stagner-avec-bonne-conscience/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 08:36:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Maktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie s’appauvrit: un pays qui croît à 2,6% par an quand son potentiel tourne autour de 5% recule avec les apparences du mouvement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/tunisie-lart-de-stagner-avec-bonne-conscience/">Tunisie | L’art de stagner avec bonne conscience</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il paraît que les 2,6% de croissance économique en glissement annuel au second trimestre 2026 sont suffisants. Pour certains économistes et journalistes, c’est une «reprise» à célébrer. Reprise de quoi, exactement ? Du sommeil collectif ? De la sieste institutionnelle ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D.</p>



<span id="more-18785528"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">A ce rythme, la Tunisie s’appauvrit de facto. Un pays qui croît à 2,6% par an quand son potentiel tourne autour de 5% ne progresse pas : il recule avec les apparences du mouvement. C’est le tapis roulant à l’envers — vous pédalez, vous transpirez, vous affichez de la bonne volonté, et la salle d’attente du développement reste pleine à craquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chiffre, d’abord, dans toute sa brutalité arithmétique. Pour qu’une économie comme celle de la Tunisie crée de l’emploi net — c’est-à-dire absorbe les quelque 100 000 nouveaux entrants annuels sur le marché du travail — il faut croître à un minimum de 4% à 4,5% de façon soutenue. En dessous de ce seuil, le chômage ne diminue pas : il se redistribue entre les catégories, se déguise en <em>«emploi informel»</em>, s’exile vers Sfax ou Tunis, ou prend le bateau. À 2,5% de moyenne annuelle sur la dernière décennie, la Tunisie n’a pas créé de richesse : elle a organisé la pénurie. Et avec une certaine élégance administrative, il faut le reconnaître.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cinq raisons pour lesquelles le moteur tousse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Première raison, et mère de toutes les autres : l’investissement est en soins palliatifs. La formation brute de capital fixe, qui mesure l’effort d’investissement productif, s’est effondrée depuis 2011. On est passé de près de 25% du PIB à moins de 18%. Autrement dit, la Tunisie consomme ce qu’elle ne produit pas encore, et n’équipe pas ce qu’elle prétend vouloir produire demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ajoutez à cela des taux d’intérêt réels qui rendent le crédit aussi accessible que la villa de Carthage pour un instituteur de Kasserine, et la boucle est bouclée : pas d’investissement, pas de croissance, pas d’emploi. CQFD tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième raison : la productivité du travail, ce baromètre discret de la vitalité économique, est en chute libre. Un travailleur tunisien produit aujourd’hui moins de valeur ajoutée par heure qu’il y a dix ans en termes réels. Non pas parce que les Tunisiens sont paresseux — ils savent travailler quand on leur en donne les moyens — mais parce que les équipements vieillissent, les formations sont inadaptées, les technologies d’hier remplacent les technologies d’avant-hier, et l’organisation du travail dans les entreprises publiques relève parfois de l’archéologie industrielle. Sans gains de productivité, la croissance économique reste un vœu pieux, comme promettre la démocratie sans liberté de la presse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième raison : la politique monétaire et fiscale travaille en mode autopunition. La Banque centrale, pour juguler une inflation importée et alimentée par les spéculateurs qui ont colonisé les marchés du lait, du poulet, des légumes et de tout ce qui se mange, a maintenu des taux directeurs élevés. Résultat : le crédit aux entreprises est rationné, l’investissement privé s’est réfugié dans l’immobilier ou à l’étranger, et les banques, sagement, préfèrent prêter à l’État plutôt qu’aux entrepreneurs. Pourquoi risquer sur une start-up quand les bons du Trésor paient sans discuter ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrième raison : l’État a cessé d’investir pour survire à ses propres dépenses. Les transferts sociaux, les subventions généralisées, la masse salariale publique dévorante ont cannibalisé le budget d’investissement. Il ne reste presque rien pour les routes, les hôpitaux, les écoles, les systèmes d’irrigation — c’est-à-dire les infrastructures qui démultiplient la productivité privée. Un entrepreneur ne peut pas être compétitif quand ses camions s’embourbent sur des routes d’un autre siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinquième raison, enfin : l’économie informelle a dévoré l’économie formelle comme un ver dans un fruit. Près de 40% de l’activité économique échappe à la fiscalité, à la traçabilité, à la réglementation. Cela signifie moins de recettes fiscales, moins de capacité de l’État à investir, et une concurrence déloyale systémique qui décourage précisément ceux qui jouent le jeu : les entreprises formelles, les employeurs déclarés, les contribuables honnêtes. En Tunisie, la vertu fiscale est encore trop souvent une punition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que la stagnation coûte vraiment</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le danger de cette glissade silencieuse n’est pas seulement économique. Il est démographique d’abord : la Tunisie a encore une fenêtre d’opportunité sur son <em>«dividende démographique»</em> — une population active relativement jeune — mais cette fenêtre se ferme. Si la croissance ne crée pas d’emplois maintenant, dans dix ans ce sera trop tard : la pyramide des âges aura basculé, les charges sociales auront explosé, et les jeunes d’aujourd’hui seront soit partis, soit amers. Le cerveau, lui, prend le bateau sans visa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le danger est sécuritaire ensuite : un pays qui appauvrit sa classe moyenne, qui laisse s’étendre les zones de marginalisation à Kasserine, à Gafsa, à Tataouine, joue avec le feu. La pauvreté chronique est le meilleur terreau du ressentiment, et le ressentiment est la matière première de l’instabilité. L’histoire récente de la Tunisie en est la démonstration en accéléré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est enfin humain, au sens le plus concret : services de santé qui s’effondrent, hôpitaux publics sans médicaments, écoles sans manuels ni enseignants formés, pouvoir d’achat rongé mois après mois par une inflation qui frappe d’abord les ménages les plus modestes. La paupérisation n’est pas une métaphore : c’est une réalité que les chiffres de l’INS éclairent avec une brutalité que nos gouvernants semblent contempler avec la sérénité du myope devant un incendie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le miroir inconfortable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant. Il serait trop commode de tout mettre sur le dos de la mal gouvernance — réelle, documentée, incontestable — et d’absoudre le reste. Car la croissance économique n’est pas un cadeau que l’État distribue : c’est le produit collectif de millions de comportements quotidiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un Tunisien qui fraude le fisc prive son voisin d’un hôpital. Un entrepreneur qui déclare la moitié de ses salariés sous-finance l’école de ses propres enfants. Un fonctionnaire qui traite le bureau comme une sieste payée dégrade le service public que son fils utilisera demain. L’État ce n’est pas eux, là-haut, dans leurs ministères climatisés : l’État, c’est vous. C’est le tissu de comportements, de disciplines, de solidarités et d’honnêtetés ordinaires qui font tourner une société ou l’enfoncent dans le déclin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a besoin de productivité — dans les usines, dans les champs, dans les bureaux, dans les salles de classe. Elle a besoin de civisme fiscal : payer ses impôts n’est pas une faveur faite à l’État, c’est le prix d’une civilisation. Elle a besoin d’investisseurs qui croient en elle assez pour s’y engager, et de citoyens qui croient en eux-mêmes assez pour exiger mieux — de leurs gouvernants, certes, mais aussi d’eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 2,6%, la Tunisie survit. À 5%, elle vivrait. La différence tient autant aux réformes structurelles qu’aux petites décisions quotidiennes de onze millions de personnes. Commencez par là.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Blog de l’auteur&nbsp;</strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T.</a></em></p>
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		<title>La Tunisie à la traîne de nombreux pays africains</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/13/la-tunisie-a-la-traine-de-nombreux-pays-africains/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est aujourd’hui en dessous des pays les plus dynamiques d'Afrique en matière de croissance économique et d’investissement. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie, jadis en tête des pays africains en termes de dynamisme économique, est aujourd’hui nettement en dessous des pays les plus dynamiques du continent en matière de croissance économique et d’investissement. Des données chiffrées, collectées par l’économiste Salah Dargouth, brossent un tableau inquiétant de cette chute vertigineuse.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18766054"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Avec une croissance économique moyenne allant 1,5 et 2,5% au cours des dix dernières années, la Tunisie se trouve largement distancée par les champions du continent, à savoir l’Ethiopie et le Rwanda (~7%), l’Ouganda (~6-7%), le Bénin, la Côte d’Ivoire et la Tanzanie (~6 %) et le Kenya &nbsp;(~5 %).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci explique en partie cela&nbsp;: la Tunisie est également largement distancée par ces mêmes pays en termes de part de l’investissement dans le PIB&nbsp;: ~13-14 %, contre ~40 % pour la Tanzanie, ~25-26 % pour le Bénin, ~25 % pour le Rwanda, ~23-24 % pour la Côte d’Ivoire, ~22-24 % pour l’Ouganda, ~20-21 % pour l’Ethiopie et ~17-18 % pour le Kenya.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, notre pays investit aujourd’hui proportionnellement beaucoup moins que le Rwanda, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Kenya l’Ouganda et surtout la Tanzanie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le contraste devient encore plus frappant lorsqu’on regarde l’évolution historique»</em>, explique Salah Dargouth qui précise&nbsp;: <em>«Dans les années 1990-2010, la Tunisie investissait souvent entre 23 % et 26 % du PIB. En 2010, le taux dépassait encore 26 %. En 2024, il est tombé autour de 13-14 %, soit presque la moitié des décennies 1990-2010.&nbsp;Or, dans la plupart des expériences internationales, un taux d’investissement inférieur à 15% du PIB est généralement insuffisant pour soutenir durablement une forte croissance. De même, les pays qui connaissent des transformations économiques rapides maintiennent souvent des taux supérieurs à 25%. Les “miracles économiques” asiatiques dont bien sûr la Chine ont souvent dépassé 30-35%.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Avec une croissance du PIB de 4-5% et un taux d’investissement de 20-30%, le Maroc est aussi un cas intéressant de croissance relativement soutenue et d’investissement élevé en Afrique du Nord»</em>, fait également remarquer l’ancien expert de la Banque Mondiale. Il ajoute&nbsp;:<em> «Le Maroc se distingue par un taux d’investissement parmi les plus élevés d’Afrique ; de grands projets d’infrastructure (TGV, ports, autoroutes, énergie solaire, dessalement) ; une industrialisation rapide (automobile, aéronautique, phosphates) ; une forte montée des exportations industrielles ; sans oublier les préparatifs massifs pour la Coupe du Monde 2030.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, enchaîne M. Darghouth&nbsp;: <em>«En comparaison, la Tunisie souffre depuis plusieurs années d’une économie en dormance et d’une croissance lente; d’un faible investissement public et privé ; d’une résistance à attirer les IDE ; d’une administration étouffante et sclérosée ; d’une diabolisation du secteur privé ;&nbsp;et d’une instabilité réglementaire et financière.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion est sans appel&nbsp;: <em>«Le contraste entre les deux pays est particulièrement visible dans les infrastructures, la dynamique industrielle et le développement technologique.»</em>&nbsp;</p>
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		<title>Croissance 2026 &#124; Le FMI tempère l’optimisme de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/17/croissance-2026-le-fmi-tempere-loptimisme-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 12:15:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chocs extérieurs]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[inflation pouvoir d’achat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le FMI, la croissance réelle de la Tunisie devrait s'établir à 2,1 % en 2026, très inférieure aux 3,3 % fixés par les autorités. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/17/croissance-2026-le-fmi-tempere-loptimisme-de-la-tunisie/">Croissance 2026 | Le FMI tempère l’optimisme de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse les prévisions économiques de la Tunisie pour 2026 et préconise une trajectoire plus prudente que celle envisagée par le gouvernement. Selon le profil de pays du FMI, la croissance réelle de la Tunisie devrait s&rsquo;établir à 2,1 % en 2026, nettement inférieure à l’objectif de 3,3 % fixé par les autorités tunisiennes pour l’année en cours. L’inflation, les chocs externes et la fragilité de l’économie pèsent sur le pays.</em></strong></p>



<span id="more-18647047"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ces données laissent présager un possible ralentissement par rapport à 2025, année où l’économie tunisienne avait progressé de 2,5 % selon l’Institut national de la statistique, grâce notamment à la contribution de l’agriculture (huile d’olive) et des services (tourisme).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’analyse du FMI, outre une croissance plus modérée, les prix à la consommation restent sous surveillance et devraient augmenter en moyenne de 6,5 % en 2026, un niveau qui continue de comprimer le pouvoir d’achat et de limiter les possibilités de relance de la demande intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La divergence entre Washington et Tunis reflète deux interprétations différentes de la capacité du pays à véritablement accélérer sa croissance à court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, le gouvernement met en avant l’investissement, le tourisme et la reprise de certains secteurs productifs ; alors que le FMI maintient une évaluation plus prudente, conforme à un contexte international marqué par la hausse des prix de l’énergie et l’accroissement des risques pour les économies émergentes importatrices de pétrole et de gaz. Et c&rsquo;est le cas de la Tunisie qui doit importer plus de 60 % de ses besoin énergétiques dans un contexte de renchérissement des cours de pétrole et de gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son rapport sur <em>« Les perspectives de l&rsquo;économie mondiale publié » </em>publié le 16 avril 2026 sous le titre <em>« L’économie mondiale menacée par la guerre »</em>, le FMI a récemment revu à la baisse ses prévisions pour 2026 concernant les économies émergentes et en développement, soulignant la vulnérabilité des pays importateurs nets d’énergie aux chocs géopolitiques et aux fluctuations des prix des matières premières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, le message du FMI est clair&nbsp;: la reprise est en cours, mais elle demeure fragile. La comparaison entre les prévisions du FMI (2,1&nbsp;%) et celles du gouvernement (3,3&nbsp;%) confirme que 2026 sera une année cruciale pour évaluer la crédibilité de la stratégie économique adoptée par le gouvernement tunisien, dans un contexte d’équilibre encore délicat entre croissance, stabilité des prix et besoin de financement.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/17/croissance-2026-le-fmi-tempere-loptimisme-de-la-tunisie/">Croissance 2026 | Le FMI tempère l’optimisme de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’économie tunisienne s’est accrue de 2,5% en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/15/leconomie-tunisienne-sest-accrue-de-25-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 12:46:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[INS]]></category>
		<category><![CDATA[PIB]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année 2025, contre un taux de 2,6 % prévu par la BM.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/15/leconomie-tunisienne-sest-accrue-de-25-en-2025/">L’économie tunisienne s’est accrue de 2,5% en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année 2025, selon l’Institut national de la statistique (INS), contre un taux de 2,6 % prévu par la Banque Mondiale.</em></strong></p>



<span id="more-18363931"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les indicateurs de la croissance économique au 4<sup>e</sup> trimestre de 2025, publiés ce dimanche 15 février 2026 par l’INS, les estimations montrent que le Produit intérieur brut (PIB) en volume a enregistré une croissance de 2,7% sur un an au cours du 4<sup>e</sup> trimestre de l’année 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par rapport au 3<sup>e</sup> trimestre de 2025, le PIB en volume s’est accru de 1%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur cette base, l’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année écoulée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que la Banque mondiale a prévu une croissance économique en Tunisie de 2,6 % pour 2025, soutenue par une légère amélioration de l&rsquo;activité. À moyen terme (2026-2027), la croissance devrait rester modérée, autour de 2,4 %, dans un contexte de contraintes de financement et de réformes structurelles nécessaires, a ajouté la BM.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/15/leconomie-tunisienne-sest-accrue-de-25-en-2025/">L’économie tunisienne s’est accrue de 2,5% en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’économie tunisienne freinée par une administration inefficace   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/06/leconomie-tunisienne-freinee-par-une-administration-inefficace/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 10:10:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La performance de l’économie tunisienne est restée décevante en 2025, freinée par l'inefficacité persistante de l’administration. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/06/leconomie-tunisienne-freinee-par-une-administration-inefficace/">L’économie tunisienne freinée par une administration inefficace   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En 2025, l’économie tunisienne devrait croître d’environ 2,2 %, marquant une légère amélioration après une performance décevante en 2024, mais restant en deçà du potentiel du pays, freinée par des inefficacités persistantes en matière de gouvernance et d’administration</em></strong>. </p>



<span id="more-18329302"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette croissance est soutenue par le recul de l’inflation, l’amélioration progressive de la balance des transactions courantes et la vigueur persistante du secteur des services, qui représente environ 65 % du PIB, tiré par le tourisme, les services financiers et certains segments industriels, notamment mécaniques et électriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tourisme demeure un pilier essentiel, contribuant à hauteur d’environ 14 % au PIB et bénéficiant de la hausse des recettes et de l’emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investissements directs étrangers se sont accélérés, notamment dans les secteurs manufacturier, énergétique et agricole, reflétant la situation stratégique de la Tunisie, ses accords commerciaux et les réformes réglementaires progressives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, la dynamique du secteur privé reste freinée par un endettement public important qui évince le crédit, une économie informelle conséquente estimée entre 40 et 60 % de l’activité économique totale, et des inefficacités persistantes en matière de gouvernance et d’administration qui limitent la croissance et la productivité des PME.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, malgré une stabilité macroéconomique en amélioration et quelques réformes positives, des réformes structurelles plus profondes demeurent essentielles pour que la Tunisie parvienne à une croissance plus forte, plus inclusive et plus durable à moyen terme.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/06/leconomie-tunisienne-freinee-par-une-administration-inefficace/">L’économie tunisienne freinée par une administration inefficace   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; La faible croissance économique limite les bénéfices des banques (S&#038;P)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/tunisie-la-faible-croissance-economique-limite-les-benefices-des-banques-sp/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 11:22:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[prêts bancaires]]></category>
		<category><![CDATA[S&P Global Ratings]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18325439</guid>

					<description><![CDATA[<p>S&#038;P Global Ratings prévoit que la croissance des prêts bancaires tunisiens restera modérée, à environ 3 % par an en 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/tunisie-la-faible-croissance-economique-limite-les-benefices-des-banques-sp/">Tunisie | La faible croissance économique limite les bénéfices des banques (S&amp;P)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><a href="https://www.spglobal.com/ratings/en/regulatory/article/tunisian-banking-outlook-2026-slow-economic-growth-constrains-earnings-s101666317">S&amp;P Global Ratings</a> prévoit que la croissance des prêts bancaires tunisiens restera modérée, à environ 3 % par an en 2026, reflétant une croissance économique modeste – l’agence anticipe une croissance du PIB de 1,7 % en 2026, hors chocs externes ou internes majeurs.</em></strong></p>



<span id="more-18325439"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette faible croissance, conjuguée à l’absence de progrès sur les réformes structurelles clés, entraîne un faible niveau d’investissement public et privé et limite la capacité des banques à générer des bénéfices plus importants, estime S&amp;P, qui constate toutefois une reprise de la consommation privée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La récente baisse des taux d’intérêt par la banque centrale devrait alléger le coût du crédit pour les entreprises et les particuliers, même si une inflation relativement élevée et des critères d’octroi de crédit peu rigoureux continuent de peser sur ce coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un contexte de liquidités extérieures difficile, la Tunisie a assuré le service de sa dette commerciale extérieure entre 2024 et 2025. Ce service a été rendu possible grâce à des emprunts directs auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et à une augmentation des transferts de fonds, contribuant ainsi à stabiliser ses réserves de change.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dépendance excessive à l&rsquo;égard de la BCT </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les échéances à court terme sont modestes, s’élevant à 816,7 millions de dollars pour 2026 et à moins de 350 millions de dollars pour 2027, ce qui atténuera la pression budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, une dépendance excessive à l&rsquo;égard de la BCT pourrait nuire à la crédibilité de la monnaie et alimenter l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a également utilisé la majeure partie de ses réserves disponibles, ce qui la rend vulnérable aux fluctuations de l’environnement international, telles qu’une forte hausse des prix du pétrole ou un ralentissement marqué de l’économie européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, S&amp;P prévoit que les banques continueront d’être confrontées à des risques élevés liés à l’instabilité macroéconomique et à une faible qualité des actifs en raison du niveau élevé de créances douteuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S&amp;P prévoit, par ailleurs, que le niveau élevé de créances douteuses (NPL) représentera près de 16 % du portefeuille de prêts total au cours des 12 à 24 prochains mois, et que le coût du risque restera élevé, à environ 150 points de base.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les retards importants pris dans les réformes réglementaires ont entravé la capacité des banques à radier les prêts anciens, estime l’agence. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques ont constitué des provisions ces dernières années sous la supervision de la BCT, mais le ratio de provisionnement pour pertes sur prêts (NPL) demeure modeste, à 55 % à la mi-2025. Cette couverture limitée restreint la capitalisation des banques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une rentabilité limitée freine la capitalisation  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">S&amp;P prévoit une baisse négligeable de la rentabilité en 2026, suite à la récente diminution du taux directeur. Par ailleurs, l’importance des réseaux d’agences et la rigidité des structures de coûts continueront d’absorber plus de 40 % des revenus des banques, limitant ainsi leurs bénéfices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques tunisiennes accusent également un retard par rapport à leurs homologues des marchés émergents en matière de digitalisation de leurs offres, ce qui restreint davantage leurs résultats. S&amp;P prévoit un rendement des actifs de 1 % et un rendement des capitaux propres de 11 % en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rentabilité limitée entravera la capacité des banques à améliorer sensiblement leur capitalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ratios de solvabilité et de fonds propres de catégorie 1 du système bancaire se sont améliorés en 2024, atteignant respectivement 14,5 % et 11,9 % à la fin de l&rsquo;année, contre 14,2 % et 11,3 % à la fin de 2023. Cependant, S&amp;P considère la capitalisation globale comme faible compte tenu des risques importants qui pèsent sur l’environnement opérationnel des banques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, plusieurs petites banques fonctionnent en deçà des exigences minimales d’adéquation des fonds propres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que l’agence n’anticipe pas de risque majeur pour la stabilité financière, cela souligne la difficulté pour l’autorité de régulation bancaire de mettre en œuvre la réglementation, malgré les réformes récentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hausse de l’exposition souveraine des banques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition souveraine des banques tunisiennes demeure nettement inférieure à celle des marchés émergents comparables, notamment l’Égypte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’exposition directe des banques aux obligations souveraines et aux programmes d’emprunt nationaux atteignait environ 30 milliards de dinars tunisiens (TND) en juin 2025, soit 16,5 % du total de leurs actifs – une hausse significative par rapport aux 12,7 % enregistrés fin 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, S&amp;P estime que l’exposition directe des banques au secteur public et aux entités liées à l’État (ELE) s’élevait à près de 19 milliards de TND, soit 17 % du total des prêts, au 30 juin 2025. Sans soutien de l’État, certaines de ces expositions pourraient peser sur la qualité des actifs des banques, car la situation financière de certaines ELE demeure fragile. On comprend donc que le gouvernement n’envisage pas de restructurer ni de liquider ces entités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques tunisiennes dépendent de la BCT en raison de leurs sources de financement limitées. Les dépôts de la clientèle, principale source de financement de ces banques, affichent une croissance stable et devraient augmenter d’environ 5 % en 2026. Toutefois, ces dépôts sont insuffisants pour financer intégralement les activités de prêt des banques, ce qui les oblige à recourir régulièrement à la BCT pour obtenir des financements complémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dépendance s’explique par la taille réduite du marché des capitaux local et l’accès restreint aux financements extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S&amp;P prévoit que la dette extérieure nette, provenant principalement de sociétés offshore, d’expatriés tunisiens et de lignes de crédit d’institutions multilatérales, dépassera légèrement 15 % du total des prêts domestiques en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement provenant de sociétés mères étrangères demeure limité par rapport aux marchés émergents comparables, mais les actionnaires étrangers détiennent près d’un tiers des actions du système bancaire tunisien.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Hachemi Alaya &#124; « Le modèle économique et social tunisien est en mode crash »</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/hachemi-alaya-le-modele-economique-et-social-tunisien-est-en-mode-crash/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 10:18:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[modèle économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La prévision de croissance économique tunisienne en 2026-2027 est la plus basse d'Afrique et du Moyen-Orient.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/hachemi-alaya-le-modele-economique-et-social-tunisien-est-en-mode-crash/">Hachemi Alaya | « Le modèle économique et social tunisien est en mode crash »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La croissance économique tunisienne en 2026-2027, en termes de croissance réelle du PIB, selon les prévisions de la Banque Mondiale (BM), dans ses «Perspectives économiques mondiales» publiées début janvier 2026, est, à de rares exceptions près, la plus basse d’Afrique et de la région Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena).</em></strong></p>



<span id="more-18289945"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la croissance mondiale devrait ralentir cette année à 2,6 % et que les pays des régions Mena et Afrique subsaharienne devraient connaître une croissance plus soutenue et grimper à 3,6 % en 2026 puis 3,9 % en 2027, la croissance du PIB réel tunisien devrait fléchir, en 2026, à 2,5% après 2,6% attendu pour 2025. Ce ralentissement devrait même se poursuivre pour se situer à 2,2% en 2027. Et ce, en raison de la persistance du chômage, du manque d’opportunités économiques, de l&rsquo;insuffisance des services publics, de la  stagnation économique qui perdure depuis bientôt deux décennies, ainsi que de l&rsquo;endettement et de l&rsquo;inflation&#8230; </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«En Afrique subsaharienne, seulement quatre pays sur 47, feraient moins bien que la Tunisie : Afrique du Sud, Botswana, Lesotho et la Guinée Équatoriale&nbsp;»</em>, constate l’économiste Hachemi Alaya dans son bulletin hebdomadaire <em>‘‘Ecoweek’’</em> (n° 04-26 du 25 janvier 2026), qui parle d’un modèle économique et social tunisien <em>«&nbsp;en mode crash&nbsp;»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les cinq menaces identifiées par le Global Risks Report 2026, qui pèsent sur la Tunisie témoignent de l’incapacité structurelle du modèle économique et social tunisien à générer une croissance durable, créatrice d’emplois. L’aggravation inédite de la dépendance énergétique de la Tunisie interpelle les choix stratégiques du pays en matière de transport et menace l’avenir industriel du pays. La Tunisie n’a jamais été aussi dépendante d’une Chine qui de facto, répugne à l’inscrire dans sa mappemonde. La Tunisie ne cesse d’accumuler les retards dans les technologies à fort potentiel de croissance. Enfin et non des moindres, l’État-social n’a guère réussi à améliorer le ‘‘progrès social’’ du Tunisien si l’on en croit le rapport Social Progress Index 2026 publié cette semaine&nbsp;»</em>, écrit le célèbre économiste.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B. &nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/hachemi-alaya-le-modele-economique-et-social-tunisien-est-en-mode-crash/">Hachemi Alaya | « Le modèle économique et social tunisien est en mode crash »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ahmed El Karm &#124; «L’Etat doit soutenir davantage l’entreprise»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/ahmed-el-karm-letat-doit-soutenir-davantage-lentreprise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 13:08:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed El Karm]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[CTFCI]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2026]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le déséquilibre entre les politiques sociales et économiques pourrait contraindre l'Etat tunisien à emprunter davantage à l’étranger. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/ahmed-el-karm-letat-doit-soutenir-davantage-lentreprise/">Ahmed El Karm | «L’Etat doit soutenir davantage l’entreprise»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ahmed El Karm, membre dirigeant de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), a affirmé que la loi de finances 2026 a pris de nombreuses mesures sociales, comme les augmentations salariales, mais n’a pas pensé à en assurer la pérennité. Celle-ci ne saurait être garantie que par la croissance et la productivité, car l’État ne peut fournir un service sans production, a-t-il expliqué.</em></strong></p>



<span id="more-18212342"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le déséquilibre entre les politiques sociales et économiques pourrait contraindre l’État à recourir davantage à l’emprunt extérieur, ce dont il se serait volontiers passé dans la situation actuelle des finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi faudrait-il accorder la priorité aux mesures visant à promouvoir l’investissement et l’emploi dans l’élaboration du projet de loi de finances 2027, a-t-il souligné dans une déclaration de presse, ce jeudi 8 janvier 2026, à Tunis, en marge d’une réunion organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) sur la loi de finances 2026 et ses répercussions sur l’économie et les entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed El Karm a souligné la nécessité de soutenir la productivité afin de renforcer le budget de l’État, garant de la stabilité sociale et du financement des services sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a exhorté l’État à adopter, dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement, d’autres mesures incitant les investisseurs et les exportateurs, afin que ces derniers puissent accroître leurs ressources en devises étrangères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est encore possible de modifier et de réformer la politique fiscale afin de donner à l’investissement et au développement économique les mêmes chances qui ont été données aux mesures sociales dans la loi de finances de 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed Karm estime, par ailleurs, que la mise en œuvre de la loi de finances de 2026 incombe à la Chambre des représentants, car toute imperfection dans sa mise en œuvre aggraverait le déséquilibre entre les mesures sociales et les mesures économiques approuvées, même si celles-ci sont relativement limitées et très en-deçà des attentes des acteurs économiques, selon ses termes.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/ahmed-el-karm-letat-doit-soutenir-davantage-lentreprise/">Ahmed El Karm | «L’Etat doit soutenir davantage l’entreprise»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Un Etat social sans croissance forte est une fiction</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/tunisie-un-etat-social-sans-croissance-forte-est-une-fiction/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 10:22:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Etat social]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[pression fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[services publics]]></category>
		<category><![CDATA[subvention]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sans croissance forte, le projet d’État social préconisé par le président Kaïs Saïed reste de la pure gesticulation politique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/tunisie-un-etat-social-sans-croissance-forte-est-une-fiction/">Tunisie | Un Etat social sans croissance forte est une fiction</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Renforcer l’État social, comme le préconise aujourd’hui le régime en place en Tunisie, est un objectif légitime. Mais sans croissance d’au moins 3 %, il restera un projet sans fondations… de la pure gesticulation politique. Vouloir protéger les plus vulnérables sans relancer la croissance finit par affaiblir l’ensemble du tissu économique, y compris ceux que l’on prétend défendre.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-18184043"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Depuis trois années, le discours politique officiel en Tunisie insiste sur la nécessité d’édifier un État social fort, protecteur, équitable, capable de garantir la dignité, l’accès aux services publics et la justice sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet, porté avec constance par le président Kaïs Saïed, répond à une aspiration réelle et profonde de larges franges de la population. Mais à force de privilégier l’intention politique sans en affronter les contraintes économiques, une question centrale demeure trop souvent éludée : un modèle social renforcé est-il possible sans croissance économique significative ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse, aussi inconfortable soit-elle, est non. Sans une croissance annuelle d’au moins 3 % (et plusieurs années de suite), le renforcement du modèle social tunisien relève davantage de la simple rhétorique que de la politique publique effective.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vivre au-dessus de ses moyens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle social — subventions, services publics, protection sociale, investissements dans la santé, l’éducation et les infrastructures — a un coût. Ce coût n’est pas idéologique, il est comptable. Or, dans une économie à croissance faible, voire stagnante, l’État ne crée pas suffisamment de richesses nouvelles pour financer durablement ces engagements. Il ne fait alors que redistribuer une richesse existante qui s’amenuise, aggravant mécaniquement les tensions budgétaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, la croissance tunisienne évolue en dessous de son potentiel. Elle est insuffisante pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail, encore moins pour réduire le chômage structurel, améliorer les revenus et élargir l’assiette fiscale. Dans ce contexte, chaque dinar supplémentaire dépensé pour le social est financé soit par l’endettement, soit par la compression d’autres dépenses, soit par une pression fiscale accrue sur une économie déjà fragilisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est là : vouloir protéger les plus vulnérables sans relancer la croissance finit par affaiblir l’ensemble du tissu économique, y compris ceux que l’on prétend défendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les subventions généralisées, par exemple, deviennent de plus en plus coûteuses dans un contexte inflationniste et bénéficient souvent davantage aux ménages les plus aisés qu’aux plus pauvres. Sans croissance, leur réforme devient politiquement risquée et économiquement explosive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Modèle de survie ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une croissance d’au moins 3 % n’est pas un chiffre arbitraire. Elle correspond, dans le cas tunisien, au seuil minimal permettant de stabiliser les finances publiques, de créer des emplois nets et d’augmenter les recettes fiscales sans alourdir la pression sur les acteurs existants. En dessous de ce seuil, l’État court après les urgences, gère la pénurie et transforme le modèle social en simple mécanisme de survie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, le discours dominant tend parfois à opposer croissance et justice sociale, comme si la première était suspecte et la seconde moralement supérieure. Cette opposition est intellectuellement séduisante, mais économiquement dangereuse. Il n’y a pas de justice sociale durable sans création de richesse. La redistribution ne précède pas la production ; elle en dépend.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le renforcement du rôle de l’État, tel qu’il est envisagé aujourd’hui, suppose un secteur productif dynamique, capable d’investir, d’exporter, d’innover et de créer de l’emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela implique un climat de confiance, une visibilité réglementaire, un accès au financement et une administration efficace. Sans ces conditions, la croissance restera molle, et le modèle social restera sous-financé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le risque majeur est alors celui d’un État social sans moyens, contraint de multiplier les annonces sans pouvoir les traduire en politiques effectives. Les attentes sociales augmentent, mais les ressources stagnent. Ce décalage alimente frustration, perte de crédibilité et tensions sociales. À terme, c’est le modèle lui-même qui se délégitime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sans croissance forte, point de salut</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas de renoncer à l’ambition sociale portée par le président, ni de l’opposer à une vision purement libérale de l’économie. Il s’agit de rappeler une évidence souvent oubliée : la croissance n’est pas un luxe, c’est une condition de souveraineté sociale. Sans elle, l’État devient dépendant de financements extérieurs, de mesures d’urgence et d’arbitrages douloureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n’est donc pas de savoir si la Tunisie veut un modèle social fort. La société tunisienne a déjà répondu. La vraie question est de savoir comment créer les conditions d’une croissance inclusive, soutenable et durable, capable de financer ce modèle sans l’asphyxier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l’absence d’une stratégie claire de relance de l’investissement, de modernisation productive et d’intégration économique, le modèle social restera une promesse fragile. Et les promesses sociales, lorsqu’elles ne reposent pas sur des bases économiques solides, finissent toujours par se retourner contre ceux qu’elles prétendent protéger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Renforcer l’État social est un objectif légitime. Mais sans croissance d’au moins 3 %, il restera un projet sans fondations… de la pure gesticulation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur</em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="j5bE6DqVvw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/tunisie-un-etat-social-combien-ca-coute/">Tunisie | Un Etat social, combien ça coûte ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Un Etat social, combien ça coûte ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/tunisie-un-etat-social-combien-ca-coute/embed/#?secret=RHD2d7T5vD#?secret=j5bE6DqVvw" data-secret="j5bE6DqVvw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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