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	<title>Archives des dinar - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des dinar - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Le dinar tunisien est-il la monnaie la plus forte d’Afrique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 09:46:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[taux de change]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'affirmation que le dinar tunisien est la monnaie la plus forte d’Afrique a donné lieu à beaucoup de controverses parmi les Tunisiens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/11/le-dinar-tunisien-est-il-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique/">Le dinar tunisien est-il la monnaie la plus forte d’Afrique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La récente déclaration de la Première ministre devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) selon laquelle le dinar tunisien et la monnaie la plus forte d’Afrique a donné lieu à beaucoup de controverses et a interpellé tous les Tunisiens, qu’ils soient économistes, experts ou de simples citoyens. Qu’en est-il vraiment&nbsp;? Quelle est la différence entre valeur nominale et valeur réelle d’une monnaie&nbsp;? Comment se déterminent les taux de change d’une monnaie ? Quelle est la marge de manœuvre réelle de la Banque centrale de Tunisie (BCT), etc. Autant de question auxquelles l’auteur, économiste universitaire et expert international, répond par une approche qui a au moins le mérite d’être didactique et pédagogique.</em></strong></p>



<p><strong>Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-17876756"></span>



<p>Dans l’actualité économique actuelle, marquée par de vifs débats sur le Projet de Lois des Fiances pour l’année 2026 (PLF2026), tout observateur relève la multiplication des déclarations optimistes, voire triomphalistes, faites par plusieurs membres du gouvernement, et qui sont destinées, à mon sens, à faire avaler à l’opinion publique la pilule de l’augmentation de plusieurs taxes et la création de nouvelles, ni plus ni moins.</p>



<p>Cela va de la <em>«fake news»</em> de l’agence de presse officielle Tap qui annonce officiellement que la Tunisie a remboursé 125% de l’encours de sa dette extérieure pour l’année 2025, ce que des sources du FMI ne confirment pas, aux déclaration du gouverneur de la BCT durant les assemblées annuelles de BM et du FMI à Washington qui évoque <em>«la résilience de l’économie tunisienne» et «la capacité de la Tunisie</em> <em>à maintenir une croissance durable</em>»&nbsp; (voir mon article&nbsp;: <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/30/embellie-de-leconomie-de-la-tunisie-le-vrai-du-faux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>Embellie de l’économie de la Tunisie&nbsp;: le vrai&nbsp; du faux»</em>)</a> à la déclaration récente de la cheffe du gouvernement devant L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et le Conseil national des régions et des districts (NRD) selon laquelle «<em>le dinar tunisien est la plus forte monnaie en Afrique par rapport au dollar américain, malgré que le pays ne bénéficie ni de ressources pétrolières, ni d’exportation à forte valeur ajoutée à l’instar de certains pays de la région</em>.»</p>



<p>Une telle déclaration laisse sous-entendre que le pouvoir d’achat du dinar et le niveau de vie de Tunisiens sont les plus élevés d’Afrique, ce que les millions de Tunisiens qui ont des difficultés à joindre les deux bouts et dont le niveau de vie ne cesse de se détériorer d’une année à l’autre ne sont pas près de confirmer. Elle interpelle aussi les économistes et experts internationaux qui suivent de près l’évolution de la conjoncture économique en Tunisie et ailleurs.</p>



<p>Sans vouloir mettre en cause l’honnêteté intellectuelle de la cheffe du gouvernement, à mon avis une brave femme dont on ne peut que saluer le courage d’avoir accepté cette responsabilité dans un contexte aussi difficile et incertain que traverse le pays et qui se trouve coincée entre un super président qui lui dicte le moindre de ses faits et gestes et un gouvernement qu’il lui a imposé et qui obéit au doigt et à l’œil aux instructions venues du palais, il n’en demeure pas moins que ce genre de déclaration peut tromper l’opinion sur la santé réelle de notre économie et la stabilité de notre monnaie et constitue de mon point de vue ce que j’appelle dans plusieurs de mes articles un «<em>mensonge scientifique</em>», car basé sur une fausse interprétation &nbsp;des chiffres, qui eux, sont bien réels (voir dans Kapitalis&nbsp;: <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/03/les-statistiques-officielles-sont-une-forme-de-mensonges-scientifiques/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>Les chiffres officiels, une forme de mensonge scientifique»</em></a>).</p>



<p>Ainsi, dans le cas d’espèces, Mme la cheffe de gouvernement s’est basée à priori dans sa déclaration sur le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/le-dinar-tunisien-en-tete-des-10-monnaies-les-plus-fortes-en-afrique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">classement</a> publié par «<em>Forbes Currency Calculator</em>» et relayé par «<em>Business Insider</em>», selon lequel le dinar tunisien s’est hissé au premier rang des monnaies les plus fortes d’Afrique en septembre 2025.</p>



<p>Toute la question est donc de savoir comment se détermine la valeur d’une monnaie et si les taux de change officiels reflètent bien cette valeur</p>



<p>Pour y répondre, je vais adopter l’approche la plus didactique et pédagogique possible, afin de contribuer un tant soit peu à élever la culture économique générale du public tunisien qui, il faut bien l’admettre, en a bien besoin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La valeur d’une monnaie</h2>



<p>Historiquement et pendant des siècles, la valeur d’une monnaie était déterminée par la quantité d’or qu’elle permet d’acquérir et le volume de pièces de monnaie qu’un prince est autorisé à frapper dans un pays était directement lié au volume des réserves en or détenues par les autorités de ce pays</p>



<p>Ce système monétaire international qu’on appelle «<em>le système d’étalon-or»</em> s’est effondré lors du Crash de 1929 qui a abouti à de graves récessions économiques dans tous les pays industriels, accompagnées d’hyper inflation et de chômage massif, et qui est l’une des causes principales du déclanchement de la deuxième guerre mondiale en 1939</p>



<p>Les pays vainqueurs de celle-ci, menés par les Etats-Unis, se sont réunis en 1944 à Bretton Woods et ont mis en place un nouveau système monétaire international, appelé «<em>système de change-or</em>» selon lequel seul le dollar américain est défini par rapport à l’or selon une parité fixe d’une (une once d’or = 36 USD) et toutes les autres monnaies du monde sont reliés au dollar suivant un taux de change fixe, donc indirectement relié à l’or.</p>



<p>Ce système qui accordait aux Etats-Unis un avantage exorbitant dans le sens où ils étaient le seul pays au monde à pouvoir se procurer autant de dollars qu’ils le veulent sans avoir à exporter davantage de marchandises au reste du monde ou d’acquérir davantage d’or, s’est effondré &nbsp;en 1971, lorsque Charles de Gaule a demandé la conversion en or de toutes les réserves de dollars détenues par la Banque de France, ce que le FED (Banque centrale américaine) ne pouvait pas satisfaire, ayant noyé le monde de dollars, notamment pour financer les guerres de Corée et du Vietnam. Le président américain de l’époque, Richard Nixon, n’a pas eu d’autres choix que de décréter unilatéralement la fin de la convertibilité du dollar en or.</p>



<p>Depuis, le monde est entré dans un système de changes flexibles où, toutes les monnaies, y compris le dollar, sont <em>«fiduciaires»</em> c’est-à-dire qu’elles tirent leur valeur de la confiance des opérateurs économiques dans les économies des pays qui l’ont émises<em>. </em>Dans ce nouveau système monétaire qui est toujours en vigueur, l’or monétaire (diffèrent de l’or commercial pour fabriquer des bijoux ou certains composants électroniques) continue à jouer un rôle mais uniquement comme valeur refuge pour certains spéculateurs et investisseurs en vue de se prémunir contre de fortes dépréciations des devises qu’ils détiennent (actuellement, l’once d’or a dépassé les 4000 USD&nbsp;!). <em>&nbsp;</em></p>



<p>Toujours est-il que selon le système monétaire actuel, la valeur d’une monnaie se définit comme étant «<em>la quantité de biens et services qu’une unité monétaire permet d’acquérir», </em>ce que les économistes appellent «<em>le pouvoir transactionnel</em>» d’une monnaie<strong><em>. </em></strong>Celle-ci dépend en premier lieu du niveau général des prix et de la confiance des agents économiques intérieurs et extérieurs dans les capacités de croissance et de création de richesses de l’économie de ce pays, ainsi que de la capacité des autorités monétaires à maîtriser l’inflation et défendre le pouvoir d’achat et la parité de leur monnaie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le taux de change est-il un bon indicateur de la valeur d’une monnaie&nbsp;?</h2>



<p>Le taux de change est le prix à payer en une certaine monnaie pour acquérir une unité d’une autre monnaie. Tout comme pour le prix d’un baril de pétrole ou d’un kilogramme de tomates ou de tout autre produit, il est déterminé par <em>la confrontation de l’offre et de la demande de cette monnaie sur le marché des changes</em>.</p>



<p>Si la demande de monnaie nationale s’accroît, par exemple pour convertir des devises reçues suite à un accroissement des exportations de biens ou de services ou d’un nouvel emprunt ou don extérieurs, <em>toutes choses égales par ailleurs</em>, son cours s’apprécie ou augmente. Inversement, si c’est la demande de devises qui s’accroit, par exemple pour faire face à des importations supplémentaires ou rembourser un emprunt extérieur, <em>toutes choses égales par ailleurs</em>, le cours de la monnaie nationale se déprécie ou baisse.</p>



<p>Globalement, il apparaît que la variable déterminante en matière de taux de change est le solde de la balance des paiements (égal au solde la balance commerciale + les recettes touristiques + les virements reçus des nationaux expatriés + les nouveaux emprunts extérieurs ou dons contractés- les encours en principal et intérêts des emprunts extérieurs remboursés).</p>



<p>Dans certains pays à devises fortes et convertibles, il arrive que les banques centrales interviennent sur les marchés de change pour soutenir leurs monnaies en offrant d’acheter ou de vendre leurs propres monnaies si elles jugent que les taux de change fixés par le marché sont défavorables à leur économie. &nbsp;</p>



<p>Malheureusement, le dinar tunisien n’étant pas convertible, notre BCT ne peut pas recourir à de telles pratiques&nbsp;: elle ne peut pas acheter des devises en payant par des dinars qu’aucun opérateur extérieur n’accepterait et les maigres réserves de devises qu’elle détient sont destinées à faire face au paiement de nos importations et au remboursement des échéances des crédits extérieurs, avec un solde de sécurité d’à peine trois mois d’importation (105 jours actuellement).</p>



<p><em>A la lumière de ces explications, il apparaît clairement que s’attribuer les mérites d’une stabilisation relative du dinar par rapport aux principales devises, comme le font souvent les responsables de la BCT, et l’imputer même à </em>«l’efficacité de sa politique monétaire»<em>, comme l’a déclaré son gouverneur à Washington, relève tout simplement d’une manipulation de l’opinion publique, qui ne maîtrise pas ces questions techniques.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les déterminants<em> </em>taux de change</h2>



<p>Ils sont au nombre de trois&nbsp;:</p>



<ol style="list-style-type:lower-alpha" class="wp-block-list">
<li><em>Le solde de la balance des paiements</em>&nbsp;: le déficit de notre compte courant est <strong>réel et structurel</strong> : la Tunisie importe plus de biens et services (et rembourse les échéances de la dette extérieure) qu’elle ne reçoit. Ainsi, durant les <strong>neuf premiers mois de 2025</strong><strong>, </strong>le déficit commercial a atteint &#8211;<strong>16 728 millions de dinars</strong>, contre -13 497 millions de dinars sur la même période en 2024, soit une augmentation de +23,9%. Le taux de couverture (exportations / importations) décline également, baissant à 73,5 % à fin septembre 2025 contre 77,5 % un an auparavant (<em>voir mon article&nbsp;: <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/30/embellie-de-leconomie-de-la-tunisie-le-vrai-du-faux/">«Embellie de l’économie de la Tunisie&nbsp;: le vrai&nbsp; du faux»</a>).</em></li>



<li><em>Le différentiel de taux d’inflation</em> : en matière d’inflation, ce qui compte le plus ce n’est pas tellement la valeur absolue de l’inflation enregistrée dans un pays, mais le différentiel d’inflation par rapport aux pays partenaires de son commerce extérieur. Par exemple, enregistrer un taux d’inflation de 4,9%, comme cela fût le cas en Tunisie au mois d’octobre 2025, ne serait pas si grave si les pays européens avec qui nous réalisons près de 70% de notre commerce extérieur enregistrent un taux d’inflation de même ordre ou supérieur. Le problème est que le taux d’inflation moyen observé actuellement dans les pays européens s’élève à 2,1%, ce qui impliquera, toutes choses égales par ailleurs, une perte de compétitivité de nos produits et une dépréciation de notre monnaie de la différence, soit 2,8%.</li>



<li>L<em>e déficit budgétaire&nbsp;</em>: Le PLF2026 prévoit un déficit budgétaire de <strong>11,015 milliards DT</strong>, soit 4,9% du PIB, un taux largement supérieur à la norme internationale en matière de bonne gestion des finances publiques, qui s’élève selon l’UE, à 3% du PIB (critère de Maastricht). Plus grave encore, en vertu de l’article 12 de cette LPF2026, la totalité de ce déficit budgétaire sera financé par la BCT sous forme de facilités de trésorerie à accorder sans intérêt au Trésor, remboursables sur 15 ans, dont 3 ans de grâce. C’est ce qu’on appelle le <em>mécanisme de la planche à billet</em> qui est un processus hautement inflationniste puisqu’il consiste à créer, par un simple un jeu d’écriture comptable sur le compte du Trésor détenu à la BCT, une nouvelle quantité de monnaie sans aucune contrepartie réelle (accroissement de la production ou des exportations ou des flux invisibles). Un tel déficit budgétaire et surtout un tel mécanisme de son financement créeront sans aucun doute une pression inflationniste qui tirera la valeur du dinar vers le bas.</li>
</ol>



<p><em>Par rapport à ces trois variables macroéconomiques explicatives du taux de change du dinar, tous les clignotants sont au rouge et la BCT, dont le rôle se réduit à tenir les comptes de la balance des paiements et à enregistrer les entrées et sorties de devises, n’y pourra rien, à moins de réformes structurelles de note économie.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Valeur nominale versus valeur réelle du dinar</h2>



<p>C’est la question de fond que soulève la déclaration de la cheffe du gouvernement devant l’ARP et qui est de nature à induire en erreur l’opinion publique.</p>



<p>La valeur nominale est le taux de change officiel exprimé en équivalent dinars pour un USD. Actuellement, il est de l’ordre de 3 TND (plus exactement<strong> 2,9189 TND</strong> au 30 octobre 2025, source BCT). Il dépend de de la divisibilité de l’unité monétaire adoptée par chaque pays. Par exemple un dollar US vaut environ 130 dinars algériens, 10 dirhams marocains, 5 dinars libyens, 60 naitras nigériennes, etc. <em>Dans ce sens, Mme la cheffe du gouvernement n’a pas menti en disant que la valeur nominale du dinar est supérieure à celle de toutes les autres monnaies en Afrique.</em></p>



<p>Là, elle se trompe (involontairement, n’étant pas une économiste&nbsp;?) et risque d’entraîner toute l’opinion publique avec elle, c’est lorsqu’elle en déduit que le dinar est la monnaie la plus forte d’Afrique.</p>



<p>En effet, il y a une différence de taille entre la valeur nominale et la valeur réelle d’une monnaie. Pour s’en rendre compte, il suffit d’exprimer le taux de change non pas en dinars, mais en millimes qui est la véritable unité de compte monétaire en Tunisie&nbsp;: exprimé ainsi, un USD vaut 3000 millimes, ce qui ramènerait la Tunisie en bas du classement africain par valeur nominale.</p>



<p>En fait, et comme expliqué plus haut, la valeur réelle d’une monnaie se mesure par son pouvoir d’achat qui dépend du niveau général des prix. Si une bouteille de Coca-Cola coûte 3 dinars en Tunisie (soit environ un dollar) et que la même bouteille coûte 5 dirhams marocains (soit environ un demi dollar), alors le dirham marocain a une valeur réelle plus forte même si la valeur nominale du dinar est plus élevée. Ce sont des évidences qui n’échappent pas à l’opinion publique qui n’est pas dupe. De sorte que, les déclarations de la cheffe du gouvernement ne trompent personne et ne font que nuire davantage à la crédibilité des discours officiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dinar tunisien face au dollar américain</h2>



<p>Ce qu’il faut retenir, et que Mme la cheffe du gouvernement s’est bien gardée de mentionner, est que le dinar tunisien a perdu 50% de sa valeur en 10 ans, soit depuis 2015 (1USD=1,95 TND, contre 2,918 actuellement). </p>



<p>Ceci étant, il est vrai que l’année 2025 a enregistré une stabilité, toute relative d’ailleurs, du dinar face au dollar : le taux de change a oscillé en 2025 de 2,856 TND, son niveau le plus bas à 3,037 TND, son niveau le plus élevé, contre 2,918 actuellement.</p>



<p>Tout en se félicitant de cette stabilité relative, comme tous les Tunisiens, il est de mon devoir d’économiste de faire remarquer qu’une telle stabilité relative du dinar n’est pas due à de meilleurs performances de l’économie tunisienne (davantage d’exportations, baisse du déficit commercial, baisse du déficit budgétaire, etc., ce que les chiffres ne confirment pas) comme le laisse entendre la déclaration de notre cheffe de gouvernement devant l’ARP, ou à l’efficacité de la politique monétaire, comme l’a proclamé le gouverneur de la BCT dans son discours à Washington, mais à une conjoncture internationale particulièrement favorable qui s’est traduite par une baisse du dollar simultanément à une baisse du cours international du pétrole (autour de 60 USD). De sorte que s’il faut remercie quelqu’un pour le bon comportement du dinar face au dollar en 2025, 2025, ce n’est pas la cheffe du gouvernement pour le succès de la mise en œuvre la stratégie du <em>«compter sur soi»</em> du président Kais Saïd, ni le gouverneur de notre<br>BCT pour l’efficacité de sa politique monétaire, mais bien Trump qui applique une politique délibérée de baisse du dollar pour réduire le déficit du commerce extérieur des Etats-Unis et de baisse du prix du pétrole pour réduire la capacité de la Russie à financer la guerre d’Ukraine.</p>



<p>En gros, ce n’est pas le dinar qui s’est maintenu ou apprécié face au dollar, grâce à de meilleures performances de notre économie en 2025, comme l’affirme notre Première ministre, mais c’est le dollar qui s’est déprécié face à toutes les monnaies du monde, y compris le dinar. La nuance est de taille même si le résultat est le même.</p>



<p>La meilleure conclusion à cet article est peut-être de rappeler que l’illustre homme politique et président de la République Française, Jacques Chirac, a eu l’honnêteté intellectuelle de déclarer publiquement «<em>qu’en politique, la parole n’engage que ceux qui y croient»).</em> Certes, on ne demande pas autant à nos hommes politiques, mais de grâce, ne prenez pas les Tunisiens, en particulier les économistes d’entre eux, pour ce qu’ils ne sont pas.</p>



<p>Sans un minimum de courage politique et de franchise pour dire la vérité aux Tunisiens, le discours politique n’est plus crédible et l’opinion publique n’a plus confiance dans ses gouvernants. C’est la survie du régime politique de Kais Saïd qui est en jeu.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uMzH74y0L7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/09/le-dinar-tunisien-nest-pas-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique-en-2025/">Le dinar tunisien n’est pas la monnaie la plus forte d’Afrique en 2025</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le dinar tunisien n’est pas la monnaie la plus forte d’Afrique en 2025 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/09/le-dinar-tunisien-nest-pas-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique-en-2025/embed/#?secret=36d62Foyit#?secret=uMzH74y0L7" data-secret="uMzH74y0L7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/11/le-dinar-tunisien-est-il-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique/">Le dinar tunisien est-il la monnaie la plus forte d’Afrique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le dinar tunisien n’est pas la monnaie la plus forte d’Afrique en 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Nov 2025 10:31:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[inflation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est le rand sud-africain (ZAR) qui est la monnaie la plus forte d’Afrique cette année, et non le dinar tunisien. Explications... </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/09/le-dinar-tunisien-nest-pas-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique-en-2025/">Le dinar tunisien n’est pas la monnaie la plus forte d’Afrique en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«L’affirmation selon laquelle le dinar serait la monnaie la plus forte d’Afrique en 2025 est trompeuse. Il s’agit d’une fausse information. Comment est-ce possible ?», affirme l’auteur dans ce post publié sur sa page <a href="https://www.facebook.com/larbi.benbouhali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Facebook</a> et que nous reproduisons ci-dessous.</em></strong></p>



<p><strong>Larbi Benbouhali *&nbsp;</strong></p>



<span id="more-17855909"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Je sais que la Première ministre, Sarra Zaâfrani Zenzeri, qui a fait cette affirmation, la semaine écoulée, devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) **, est ingénieure et ne maîtrise pas les sciences monétaires, mais la personne qui a rédigé son discours lui a fourni de fausses informations.</p>



<p>1. C’est le rand sud-africain (ZAR) qui est la monnaie la plus forte d’Afrique cette année, et non le dinar tunisien (TND). Tous les indicateurs montrent que l’Afrique du Sud affiche un excédent commercial de USD$ 1,2 milliard de dollars américains en septembre 2025 et que ses exportations ont bondi de + 9,4 %. Cet excédent commercial s’élevait à USD$ 7 milliards de dollars américains en 2024. La Banque centrale sud-africaine dispose de 125 tonnes de réserves d’or et l’inflation en Afrique du Sud est de 3,4 % en septembre 2025.</p>



<p>2. La notation de crédit de l’Afrique du Sud est Ba2, soit quatre niveaux au-dessus de celle de la Tunisie (le revenu par habitant sud-africain en 2025, à USD$ 5 700, est nettement supérieur au PIB par habitant tunisien USD$ 3,800).</p>



<p>3. La Tunisie souffre d’un déficit chronique de sa balance commerciale et d’un déficit de sa balance commerciale énergétique depuis de nombreuses années. Ses exportations ont stagné, au deuxième trimestre de cette année.</p>



<p>4. Le taux d’inflation en Tunisie, à 4,9 %, est bien supérieur à celui de nos partenaires commerciaux, ce qui signifie que le dinar s’est déprécié par rapport aux devises de ces derniers.</p>



<p>L’inflation en Europe est de 2,1 %, celle de la Chine de -0,3 % (notre plus important déficit commercial se situe avec la Chine), celle de la Libye de 1,8 %, celle de l’Algérie de 3,7 % (90 % du gaz naturel provient d’Algérie) et celle du Maroc de 2,2 %.</p>



<p>5. Les termes de l’échange de l’Afrique du Sud avec le reste du monde sont bien meilleurs que ceux de la Tunisie. L’Afrique du Sud a perçu davantage de revenus pour ses ressources naturelles (or, charbon, platine), tandis que la Tunisie a perçu moins de revenus pour son huile d’olive, ses phosphates et ses produits manufacturés exportés vers l’Europe.</p>



<p>6. Le dinar tunisien a perdu 45 % de sa valeur par rapport à l’or. La Tunisie ne dispose que de 6 tonnes de réserves d’or monétaire, contre 125 tonnes pour l’Afrique du Sud, 173 tonnes pour l’Algérie et 146 tonnes pour la Libye. (Source : Conseil mondial de l’or, Banque des règlements internationaux – BRI, Basle et FMI).</p>



<p>7. Tous les économistes du monde savent que la Banque centrale de Tunisie a accordé au gouvernement 14 000 million de dinars pour le paiement des salaires et des subventions en 2024 et 2025, et 11 000 millions de dinars supplémentaires en 2025, ce qui affaiblira le dinar tunisien par rapport aux autres devises.</p>



<p>Par ailleurs, la masse monétaire tunisienne (M2/M3), qui s’établissait à 10,7 % en septembre, est nettement supérieure à celle de nos partenaires commerciaux. De plus, les 26 000 millions de dinars en circulation dans l’économie informelle dépassent les 106 jours de réserves de change de la Banque centrale de Tunisie (BCT), ce qui risque d’alimenter l’inflation des prix alimentaires.</p>



<p>8. L’agence de notation Fitch Ratings tire la sonnette d’alarme pour la Tunisie quant aux contraintes qui pèsent sur le système bancaire tunisien, conséquence de la politique économique de Kaïs Saïed. Cette politique repose sur le principe de <em>«autosuffisance»</em> et sur le recours à la stratégie de création monétaire de la Banque centrale de Tunisie pour octroyer des prêts sans intérêt à l’État.</p>



<p>9. L’inflation en Tunisie atteint 4,9 %. Ce taux est beaucoup trop élevé par rapport à nos partenaires commerciaux, notamment l’UE, notre principal partenaire commercial. Le dinar tunisien s’est déprécié de 3,5 % cette année par rapport à l’euro. Cela signifie que la Tunisie a versé 1 820 millions de dinars supplémentaires à ses créanciers de l’UE pour compenser les pertes liées aux fluctuations des taux de change. Cela implique un recours accru à l’emprunt pour le budget 2026 et un déficit budgétaire plus important pour 2026 et 2027.</p>



<p>En termes nominaux, le PIB est en croissance, mais en termes réels, il stagne. Le PIB tunisien en 2025 est identique à celui de 2019 et la dette augmente chaque année depuis cinq ans, les nouveaux emprunts servant à rembourser les anciens. (source : ministère des Finances).</p>



<p>10. L’agence de notation Fitch Ratings alerte le gouvernement tunisien sur les tensions qui pèsent sur le système bancaire en raison de la hausse des créances douteuses augmentées à 15% (source : BCT) et de la multiplication des faillites des petites entreprises. La dette publique devrait atteindre 147 000 millions de dinars cette année.</p>



<p>Que peuvent faire la BCT et le gouvernement tunisien pour maîtriser l’inflation et renforcer le dinar ?</p>



<p>1. Si la BCT souhaite maintenir un taux d’intérêt élevé (7,5 %), elle peut utiliser un autre instrument de politique monétaire pour maîtriser l’inflation : elle peut racheter la dette de la Banque nationale agricole (BNA) auprès de l’Office de Céréales (ODC) et octroyer des prêts à taux réduits aux agriculteurs afin d’accroître leur production alimentaire et ainsi freiner l’inflation des prix des denrées alimentaires.</p>



<p>2. La BCT et le ministère des Finances peuvent accorder des prêts à taux réduits à la Steg, l’Etap, Tunisair et la Stir pour les aider à réduire leur endettement et à faire baisser le coût de l’énergie et l’inflation pour leurs consommateurs.</p>



<p>3. Le ministère des Finances doit réduire l’impôt sur les sociétés et aider toutes les entreprises cotées à la Bourse de Tunis (BVMT) à développer leurs activités sur les marchés libyen et algérien afin de réaliser des économies d’échelle, de réduire leurs coûts de production, d’accroître les rentrées de devises étrangères à la BCT, d’apprécier le dinar et de ramener l’inflation à 2 %.</p>



<p>* <em>Australian Company director &#8211; ACH group.</em></p>



<p>** En fait, Mme Zenzeri a repris sans vérification une information de presse erronée dans cet <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/pourquoi-le-dinar-tunisien-est-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article paru dans Kapitalis</a>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2nbz1NIWVN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/pourquoi-le-dinar-tunisien-est-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique/">Pourquoi le dinar tunisien est la monnaie la plus forte d&rsquo;Afrique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi le dinar tunisien est la monnaie la plus forte d&rsquo;Afrique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/pourquoi-le-dinar-tunisien-est-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique/embed/#?secret=kbQvQxMXXm#?secret=2nbz1NIWVN" data-secret="2nbz1NIWVN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/09/le-dinar-tunisien-nest-pas-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique-en-2025/">Le dinar tunisien n’est pas la monnaie la plus forte d’Afrique en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Les revenus du tourisme et les envois de fonds des expatriés couvrent 44% de la dette</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/13/tunisie-les-revenus-du-tourisme-et-les-envois-de-fonds-des-expatries-couvrent-44-de-la-dette/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 09:47:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[dette extérieure]]></category>
		<category><![CDATA[dinar]]></category>
		<category><![CDATA[envois de fonds des expatriés]]></category>
		<category><![CDATA[recettes du tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les recettes cumulées du tourisme et les envois de fonds des expatriés couvrent 44 % du service de la dette extérieure tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/13/tunisie-les-revenus-du-tourisme-et-les-envois-de-fonds-des-expatries-couvrent-44-de-la-dette/">Tunisie | Les revenus du tourisme et les envois de fonds des expatriés couvrent 44% de la dette</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les recettes cumulées du tourisme et les envois de fonds des expatriés couvrent 44 % du service de la dette extérieure, selon les indicateurs monétaires et financiers de la Banque centrale de Tunisie (BCT).</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<span id="more-15876867"></span>



<p>A fin février, le service de la dette extérieure a atteint 4 974,9 millions de dinars, tandis que les envois de fonds cumulés des expatriés ont atteint 1 264 millions de dinars.</p>



<p>Les envois de fonds ont connu une augmentation de 6,2 % par rapport à la même période en 2024, tandis que les revenus du tourisme ont augmenté de 5,6 %.</p>



<p>Les données de la BCT indiquent également une appréciation notable du dinar par rapport à toutes les principales devises de prêt. Le dinar s&rsquo;est apprécié de 0,28% par rapport au dollar américain, portant le taux de change à 3,8 dinars pour un dollar. La monnaie nationale s’est appréciée de 0,69% par rapport à l’euro, abaissant le taux à 3,35 dinars pour un euro.</p>



<p>Cette tendance est attribuée à la poursuite de la maîtrise du déficit de la balance des paiements extérieure qui, selon les dernières données de la BCT, est passé de 3,5 milliards de dinars à fin 2023 (2,3% du PIB) à 2,7 milliards de dinars (1,7% du PIB) à fin 2024.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/13/tunisie-les-revenus-du-tourisme-et-les-envois-de-fonds-des-expatries-couvrent-44-de-la-dette/">Tunisie | Les revenus du tourisme et les envois de fonds des expatriés couvrent 44% de la dette</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Marouane Abassi recadré par le CA de la BCT</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/03/tunisie-marouane-abassi-recadre-par-le-ca-de-la-bct/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Feb 2024 09:14:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[BCT]]></category>
		<category><![CDATA[dinar]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Nemsia]]></category>
		<category><![CDATA[taux de change]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie rappelle à l’ordre le gouverneur de la BCT, Marouane Abassi. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/03/tunisie-marouane-abassi-recadre-par-le-ca-de-la-bct/">Tunisie : Marouane Abassi recadré par le CA de la BCT</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Réuni vendredi 2 février 2024, le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a rappelé à l’ordre le gouverneur de la BCT, Marouane Abassi, en soulignant dans un communiqué que le mandat de l’Institut d’émission est de veiller à la stabilité des prix et qu’il doit rester vigilant quant aux répercussions latentes de l’octroi de facilités au profit de la Trésorerie, que M. Abassi avait été «vendre», quelques jours plus tôt, à l’Assemblée en en minimisant les effets négatifs sur la politique monétaire.</em></strong></p>



<span id="more-11498175"></span>



<p>Le CA de la BCT a indiqué, dans son communiqué, avoir pris connaissance du projet de loi portant autorisation à la BCT d’octroyer des facilités au profit de la Trésorerie, mettant l’accent sur l’importance d’assurer la stabilité macroéconomique et financière afin de renouer avec une croissance saine et durable. Il a, à cet égard, appelé à la nécessité d’entamer <em>«les réformes qui s’imposent»</em>, réformes qui, faut-il le rappeler, le gouvernement s’entête à ne pas vouloir mettre en œuvre compte tenu de leurs impacts sociaux.</p>



<p>Lors d’une séance d&rsquo;audition organisée, mercredi, par la commission parlementaire des Finances et du Budget et consacrée à ce projet de loi, le gouverneur de la BCT, Marouane Abassi avait fait savoir que le prêt de 3000 millions de dinars (MDT) – sur 10 ans avec un taux d’intérêt nul – que le gouvernement compte contracter auprès de l’Institut d’émission n’exacerbera pas l’inflation, mais entraînera une baisse des réserves en devises de 14 jours d’importation. Il a aussi admis que ce prêt aura <em>«une incidence sur le taux de change»</em>, euphémisme pour dire qu’il accélèrera le glissement du dinar, donc, forcément, dopera l’inflation, contrairement à ses affirmations.</p>



<p>A fin janvier 2024, les réserves de change ont atteint 25,9 milliards de dinars (ou 118 jours d’importation), contre 22,4 milliards et 97 jours, une année auparavant, selon la BCT.</p>



<p>Au cours de cette même séance, la ministre des Finances, Sihem Nemsia a indiqué que ce prêt de 3000 millions de dinars permettra de rembourser la dette au titre d’emprunts obligataires émis sur le marché international en février 2017, et qui arrive à échéance le 16 février courant.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lEh48P7cIU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/02/tunisie-la-monetisation-du-deficit-budgetaire/">Tunisie: la monétisation du déficit budgétaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie: la monétisation du déficit budgétaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/02/tunisie-la-monetisation-du-deficit-budgetaire/embed/#?secret=wPLtzl5YRI#?secret=lEh48P7cIU" data-secret="lEh48P7cIU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le projet de loi autorisant exceptionnellement la BCT à accorder des facilités au profit du trésor public permettra à l’Institut d&rsquo;émission d’accorder au gouvernement des avances, en cas de besoin, a dit Nemsia, ajoutant que ce texte de loi prévoit d’approuver une autorisation exceptionnelle à la BCT en vue d’accorder des facilités au Trésor public d&rsquo;une valeur de 7 milliards de dinars, remboursable sur une période de 10 ans sans intérêts, et avec une période de grâce de trois ans. Cette enveloppe servira à financer une partie du déficit budgétaire au titre de l’exercice 2024.</p>



<p>Traduire&nbsp;: l’Etat va continuer à s’endetter pour… payer ses dettes antérieures, et nullement pour financer l’économie, redresser les entreprises publiques, dont l’écrasante majorité est en quasi-faillite, et relancer l’investissement public en berne, comme on l’aurait souhaité.</p>



<p>C’est cette gestion au jour le jour et au bord du précipice que le gouvernement nous vante aujourd’hui en se félicitant, comme le fait Mme Nemsia, en en tirant une certaine fierté, que la Tunisie est en train de payer toutes ses dettes. Notre argentière nationale ne se pose cependant pas la question de savoir à quel prix ces dettes sont-elles payées : celui de l’hypothèque de l’avenir des Tunisiens. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="I7wuU3oOFh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/02/tunisie-la-planche-a-billets-se-dechaine-estime-ezzeddine-saidane/">Tunisie : la planche à billets se déchaîne, estime Ezzeddine Saïdane</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la planche à billets se déchaîne, estime Ezzeddine Saïdane » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/02/tunisie-la-planche-a-billets-se-dechaine-estime-ezzeddine-saidane/embed/#?secret=teW5RTnY8L#?secret=I7wuU3oOFh" data-secret="I7wuU3oOFh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/03/tunisie-marouane-abassi-recadre-par-le-ca-de-la-bct/">Tunisie : Marouane Abassi recadré par le CA de la BCT</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : le dinar baisse de 3,2% face à l’euro et de 1,1% face au dollar (9 mois 2023)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/09/tunisie-le-dinar-baisse-de-32-face-a-leuro-et-de-11-face-au-dollar-9-mois-2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 12:27:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[dinar]]></category>
		<category><![CDATA[dollar]]></category>
		<category><![CDATA[euro]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le taux de change du dinar tunisien s’est déprécié de 3,2% en moyenne par rapport à l’euro au cours des 9 premiers mois de 2023. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/09/tunisie-le-dinar-baisse-de-32-face-a-leuro-et-de-11-face-au-dollar-9-mois-2023/">Tunisie : le dinar baisse de 3,2% face à l’euro et de 1,1% face au dollar (9 mois 2023)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le taux de change du dinar tunisien s’est déprécié de 3,2% en moyenne par rapport à l’euro au cours des 9 premiers mois de 2023, contre une appréciation de 1,8% l’année précédente.</em></strong></p>



<span id="more-10465290"></span>



<p>C’est ce qu’indique, ce jeudi 9 novembre 2023, la Banque centrale de Tunisie dans une note sur l’évolution économique et monétaire.</p>



<p>Le dinar s’est également déprécié de 1,1% par rapport au dollar américain à fin septembre 2023, contre une baisse plus forte de 9,6% à fin septembre 2022.</p>



<p>En moyenne mensuelle (septembre 2023 par rapport à août 2023), le taux de change du dinar a augmenté de 0,4% par rapport à l’euro et a baissé de 1,5% par rapport au dollar américain.</p>



<p>Enfin, le taux de change du dinar s’est affaibli de 4,3% par rapport à l’euro en septembre 2023 par rapport à septembre 2022, et s’est renforcé de 3,3% par rapport au dollar américain.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/09/tunisie-le-dinar-baisse-de-32-face-a-leuro-et-de-11-face-au-dollar-9-mois-2023/">Tunisie : le dinar baisse de 3,2% face à l’euro et de 1,1% face au dollar (9 mois 2023)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rétrospective : Vaut mieux perdre son latin que ses dinars !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/retrospective-vaut-mieux-perdre-son-latin-que-ses-dinars/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2023 09:37:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[dinar]]></category>
		<category><![CDATA[drachme]]></category>
		<category><![CDATA[drakhmế]]></category>
		<category><![CDATA[Musée de la Monnaie]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Origine, histoire et évolutions du dinar, la monnaie tunisienne, à travers les époques et les cultures méditerranéennes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/retrospective-vaut-mieux-perdre-son-latin-que-ses-dinars/">Rétrospective : Vaut mieux perdre son latin que ses dinars !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le dinar, monnaie officielle tunisienne depuis 1958, son origine, son histoire et ses évolutions à travers les époques et les cultures méditerranéennes.</em></strong> <em>(Illustration : Musée de la Monnaie à Tunis).</em></p>



<p>Par <strong>Abdellaziz Guesmi</strong> *  </p>



<span id="more-7202441"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg" alt="" class="wp-image-5434153" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>En décidant à plusieurs reprises d’augmenter ses taux directeurs, la très libérale Banque centrale de Tunisie (BCT) ne risque-t-elle pas de freiner la croissance (en enchérissant le coût du crédit…tout en espérant valoriser une épargne inexistante !), d’aggraver l’inflation (qui n’est pas d’origine monétaire, mais liée aux importations inconsidérées) et de déprécier un peu plus, le dinar, la monnaie nationale?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aux sources du dinar</h2>



<p>Le dinar qui a perdu, depuis 2011, 52% de sa valeur, a subi, sur la longue durée de l’Histoire, des transformations sémantiques et faciales surprenantes.</p>



<p>En effet, on croit que le mot dinar vient de l’arabe, mais ce n’est pas de l’arabe… c’est du latin. Même si c’est l’arabe qui a réintroduit les mots concernés dans les langues&nbsp; romanes! Car, si la latin a emprunté à la langue arabe, celle-ci a fait de même au grec, au latin, à l’araméen ou au sumérien.</p>



<p>En effet, si le mot <em>draham </em>(argent) est issu de <em>drachme, </em>du grec ancien <em>drakhmế</em>; le mot <em>dinar</em> vient lui du latin <em>denier</em>, somme d’argent !</p>



<p><em>Denier</em> a été naturalisé arabe et son usage légitimé par Mâlik Ibn Anas, fondateur de l’école du droit dite malékite, qui a dit: <em>«Le dinar est appelé dinar car il est (un mot composé des mots) dîn (religion) et nâr (feu de l&rsquo;enfer).»</em> Autrement dit&nbsp;: l’argent gagné honnêtement est bon et celui malhonnête est mauvais.</p>



<p>Le dinar était à l&rsquo;origine une monnaie romaine en argent de 2 à 3 g, le <em>denarius</em>. Sous l’empereur Auguste (-23/14), son pouvoir d’achat était important.</p>



<p>Le mot a été employé dans plusieurs langues dont le grec, ou l’arabe, et il est cité dans le Coran. Vers le VIII<sup>e </sup> siècle est frappé le dinar or, sous la dynastie Omeyyades (756/1031), d’un poids de 4,25 g. Le dinar va alors se répandre dans tout le bassin méditerranéen.</p>



<p>Dinar est emprunté par le français en 1697, mais connu sous Charlemagne (mort en 814), à l’arabe <em>dinar,</em>&nbsp; <em>«pièce de monnaie en or, qui avait cours dans les pays arabes»</em>, probablement par l’intermédiaire du bas latin.</p>



<p>On retrouve en espagnol le mot <em>dinero</em>, lequel désigne aujourd’hui la monnaie, l’argent au sens générique, et anciennement la pièce d’argent à partir du XII<sup>e</sup> siècle, de même qu’en portugais, avec <em>dinheiro</em>. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="450" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Dinar-Tunisien.jpg" alt="" class="wp-image-7202796" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Dinar-Tunisien.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Dinar-Tunisien-300x169.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Dinar-Tunisien-768x432.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Dinar-Tunisien-580x326.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<p class="has-text-align-center"><em>Le dinar tunisien d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</em> </p>



<h2 class="wp-block-heading">Définitions du dinar:</h2>



<p>&nbsp;&#8211; <em>«Poids et monnaie arabes»</em> (B. d’Herbelot, <em>Bibliothèque orientale</em>).</p>



<p>&#8211;&nbsp; Monnaie d’or frappée à la fin du VII<sup>e </sup>siècle par les califes arabes et dont la valeur a souvent varié.</p>



<p>&#8211; Ancienne unité de poids en usage dans divers pays arabes et qui équivalait à une drachme et demie, soit approximativement 5,8 grammes.</p>



<p>&#8211; Unité monétaire principale de divers pays (Tunisie, Irak, Jordanie, Algérie).</p>



<p>Le dinar tunisien a eu plusieurs  prédécesseurs. Je citerai le rial (<em>riyâl, terme persan)</em> ou piastre (<em>sebili</em>) utilisé jusqu’au 1<sup>er</sup> juillet 1891, date à laquelle il est remplacé par le franc tunisien. Le dinar d’aujourd’hui est devenu monnaie officielle de la Tunisie depuis le 1<sup>er</sup> novembre 1958.</p>



<p>Pour les curieux, il existe à Tunis, un joli musée de la monnaie, qui enrichira bien leurs connaissances. Il est situé dans la partie orientale du nouveau bâtiment de la Banque centrale de Tunisie sur l’avenue Mohamed V. Et présente 2000 pièces de monnaies de différentes époques : punique, romaine, vandale, byzantine, médiévale, moderne et contemporaine. Il présente aussi 200 billets provenant de la Tunisie et de différents pays du Maghreb et d’Europe. </p>



<p>Le volet technique relatif à la fabrication et à la destruction de la monnaie est également bien mis en évidence et expliqué grâce à l’exposition des outils permettant de procéder à ces opérations.</p>



<p><strong><em>Avec Wikipedia.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/retrospective-vaut-mieux-perdre-son-latin-que-ses-dinars/">Rétrospective : Vaut mieux perdre son latin que ses dinars !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : la valeur du dinar continue de s’éroder face au dollar et à l’euro</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/14/tunisie-la-valeur-du-dinar-continue-de-seroder-face-au-dollar-et-a-leuro/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Mar 2023 08:10:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[dinar]]></category>
		<category><![CDATA[dollar]]></category>
		<category><![CDATA[euro]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[marché monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[réserves de change]]></category>
		<category><![CDATA[TMM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le taux de change du dinar tunisien s’est fortement déprécié en un an face au dollar américain et à l’euro. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/14/tunisie-la-valeur-du-dinar-continue-de-seroder-face-au-dollar-et-a-leuro/">Tunisie : la valeur du dinar continue de s’éroder face au dollar et à l’euro</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le taux de change du dinar tunisien s’est fortement déprécié en un an face au dollar américain et à l’euro. Alors que le taux d’inflation continue sur sa tendance haussière ainsi que le taux du marché monétaire.</em></strong></p>



<span id="more-6940906"></span>



<p>Selon des données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT), lundi 13 mars 2023, 1 dollar valait 2,956 dinars au 9 mars 2022 alors qu’il est désormais valorisé à 3,140 dinars,.</p>



<p>La valeur du dinar a également baissé face à l’euro. En effet, 1 euro s’échange actuellement contre 3,322 dinars, alors qu’il y a un an il valait 3,259 dinars.</p>



<p>En revanche, le taux de change du dinar s’est amélioré par rapport au yen japonais, puisque 1 000 yen japonais valent actuellement 22,843 dinars (alors qu’ils valaient 25,318 dinars à la même période l’an dernier).</p>



<p>Par ailleurs, la BCT a fait état d’une baisse des réserves de change à 95 jours d’importations (22,1 milliards de dinars) au 13 mars, contre 128 jours d’importations (23,3 milliards de dinars) à la même période l’an dernier.</p>



<p>Quant au taux du marché monétaire (TMM), il poursuit sa tendance haussière, atteignant 8,08%, contre 6,26%, le 13 mars 2022.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/14/tunisie-la-valeur-du-dinar-continue-de-seroder-face-au-dollar-et-a-leuro/">Tunisie : la valeur du dinar continue de s’éroder face au dollar et à l’euro</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Moez Hadidane : «La hausse du taux d’intérêt ne freinera pas l’inflation»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/moez-hadidane-la-hausse-du-taux-dinteret-ne-freinera-pas-linflation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Dec 2022 08:13:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[dinar]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Moez Hadidane]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intérêt directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le nouveau relèvement du taux d’intérêt directeur ne pourra pas freiner une inflation en grande partie importée en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/moez-hadidane-la-hausse-du-taux-dinteret-ne-freinera-pas-linflation/">Moez Hadidane : «La hausse du taux d’intérêt ne freinera pas l’inflation»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Moez Hadidane a déclaré que la décision de la Banque centrale de Tunisie (BCT) de relever une nouvelle fois le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/30/tunisie-la-bct-releve-son-taux-directeur-a-8-et-le-taux-minimum-de-remuneration-de-lepargne-a-7/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">taux d’intérêt directeur</a> était très attendue en raison du taux d’inflation élevé, mais elle n’aura pas l’efficacité espérée, et pourra même avoir des répercussions négatives sur les emprunts et les investissements.</em></strong></p>



<span id="more-5879784"></span>



<p>L’expert en économie et marchés financiers, interrogé par l’agence Tap, vendredi 30 décembre 2022, a déclaré que la décision du conseil d’administration (CA) de la BCT de relever le taux d’intérêt directeur à 8% va de soi, d’autant plus que le taux d’inflation pour le mois de novembre 2022 a augmenté à 9,8%.</p>



<p>La BCT cherche à réduire l’écart entre le taux d’inflation et l’ancien taux directeur, qui était au niveau de 7,25%, en approuvant une augmentation de 75 points de base, se rapprochant ainsi du taux d’inflation.</p>



<p>Le CA de la BCT aurait pu relever davantage le taux d’intérêt directeur de la banque, notant que cela figure parmi les rôles les plus importants de la BCT pour juguler l’inflation, en plus de la mise en œuvre des recommandations du Fonds monétaire, international (FMI), estime Hadidane, qui souligne que l&rsquo;augmentation du taux d’intérêt directeur ne serait pas assez efficace, d’autant plus que l’inflation en Tunisie n’est pas due à la demande, mais est tirée par plusieurs autres facteurs, notamment le coût élevé de la production, les prix élevés de certains matériaux importés et la dépréciation du dinar. Il s’agit d’une inflation en grande partie importée contre laquelle cette mesure monétaire ne pourra rien.</p>



<p>Hadidane a noté que l’augmentation de ce pourcentage aura un impact négatif sur les entreprises économiques et les personnes physiques à court terme, plus que sur la lutte contre l’inflation, actuelle et à venir, qui est le but recherché par la BCT en augmentant le taux d’intérêt directeur de 75 points de base.</p>



<p>La BCT a opté pour une hausser de 75 points de base d’un coup, en anticipant la poursuite de l’inflation au cours de l’année 2023, et c’est une démarche volontariste de la part de l’institut d’émission.</p>



<p>Hadidan prévoit une augmentation du taux d’intérêt sur le marché monétaire, entrera en vigueur à partir de fin janvier et début février 2023, à un niveau d’environ 8% voire plus.</p>



<p>Le taux d&rsquo;intérêt sur le marché monétaire aura des répercussions sur les entreprises qui ont des prêts bancaires et qui souffrent de difficultés de liquidité, compte tenu notamment des efforts de financement de l’État auprès des banques et de l’augmentation continue des impôts et des taxes.</p>



<p>L&rsquo;État, à son tour, supportera une charge supplémentaire en augmentant significativement le taux d’intérêt lors de l’émission de bons du Trésor, qu’ils soient à moyen terme, compris entre 3 et 7 ans, ou à long terme, couvrant une période de 7 ans ou plus.</p>



<p>Hadidane a conclu en disant que l’augmentation du taux d’intérêt réduira la demande de prêts par les entreprises pour financer les opérations d’approvisionnement, ce que la BCT considère parmi les mesures contribuant à la réduction du déficit commercial et des importations, en plus d’être dans l&rsquo;intérêt du dinar tunisien.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="q3rMOrFGMx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/30/tunisie-la-bct-releve-son-taux-directeur-a-8-et-le-taux-minimum-de-remuneration-de-lepargne-a-7/">Tunisie : La BCT relève son taux directeur à 8% et le taux minimum de rémunération de l’épargne à 7%</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La BCT relève son taux directeur à 8% et le taux minimum de rémunération de l’épargne à 7% » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/30/tunisie-la-bct-releve-son-taux-directeur-a-8-et-le-taux-minimum-de-remuneration-de-lepargne-a-7/embed/#?secret=DUQQH1pxgs#?secret=q3rMOrFGMx" data-secret="q3rMOrFGMx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/moez-hadidane-la-hausse-du-taux-dinteret-ne-freinera-pas-linflation/">Moez Hadidane : «La hausse du taux d’intérêt ne freinera pas l’inflation»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : les réserves de change augmentent à 101 jours d’importations</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/29/tunisie-les-reserves-de-change-augmentent-a-101-jours-dimportations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2022 10:16:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[dinar]]></category>
		<category><![CDATA[importations]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[réserves de change]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les réserves de change de la Tunisie ont augmenté à 101 jours d’importations, au 28 décembre 2022. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/29/tunisie-les-reserves-de-change-augmentent-a-101-jours-dimportations/">Tunisie : les réserves de change augmentent à 101 jours d’importations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les réserves de change de la Tunisie ont augmenté à 101 jours d’importations, au 28 décembre 2022, pour une valeur de 22,8 milliards de dinars, contre 97 jours à 22,08 milliards de dinars le 27 décembre.</em></strong></p>



<span id="more-5859971"></span>



<p>A la même date l’an dernier, les réserves de change s’élevaient à 22,4 milliards de dinars et couvraient 131 jours d’importations, selon les indicateurs monétaires et financiers publiés mercredi par la Banque centrale de Tunisie (BCT).</p>



<p>Les réserves de change diminuent depuis plusieurs mois alors que le déficit commercial s’est aggravé en raison de la forte hausse des importations et de la dépréciation du dinar face aux principales devises internationales.</p>



<p>La BCT a également fait état d’une hausse des recettes touristiques à 4,11 milliards de dinars au 20 décembre, contre 2,23 milliards de dinars à la même date l’an dernier.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/29/tunisie-les-reserves-de-change-augmentent-a-101-jours-dimportations/">Tunisie : les réserves de change augmentent à 101 jours d’importations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie: SOS, le dinar ne vaut plus rien !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/07/tunisie-sos-le-dinar-ne-vaut-plus-rien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 10:09:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[dépréciation]]></category>
		<category><![CDATA[dinar]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[réserves en devises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2011 et à nos jours, le dinar a perdu 52% de sa valeur face au dollar américain. Depuis le 25 juillet 2021, le dinar a accéléré sa chute perdant 22%.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/07/tunisie-sos-le-dinar-ne-vaut-plus-rien/">Tunisie: SOS, le dinar ne vaut plus rien !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis 2011 et à nos jours, le dinar a perdu 52% de sa valeur face au dollar américain. Depuis le 25 juillet 2021, le dinar a accéléré sa chute perdant 22%, et Fitch prévoit une autre dépréciation forcée de 10% d’ici deux mois. Comme ses prédécesseurs, Kaïs Saïed ne fait rien pour défendre le dinar, cette devise nationale, emblématique d’un patriotisme économiquement souverain, comme initié par Bourguiba, depuis 1958, année de création du dinar. La déchéance du dinar coûte très cher à la Tunisie et aux Tunisiens. SOS, le dinar ne vaut plus rien…</em></strong></p>



<p><strong>Par Moktar Lamari</strong></p>



<span id="more-4849182"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>Défendre le dinar, c’est défendre le pouvoir d’achat du Tunisien. En ces temps de disette, c’est bien le pouvoir d’achat qu’on veut en Tunisie. C’est cela que le peuple tunisien veut pour son bien-être, pour survivre en ces temps de pénurie, de chômage endémique, de perte d’espoir et d’émigration massive, par tous les moyens.</p>



<p>Le Tunisien moyen sait qu’un dinar fort, c’est bénéfique pour son pouvoir d’achat et pour remplir son couffin! C’est la vérité, le reste est démagogie et populisme primaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dinar a été sacrifié sur l’autel du pouvoir</h2>



<p>L’incompétence et la complaisance des politiciens de la Tunisie d’aujourd’hui y sont pour beaucoup dans la déroute du dinar.</p>



<p>Défendre le dinar, c’est aussi protéger la valeur des actifs tunisiens (entreprises, actions, patrimoine), pour ne pas les brader sur les marchés internationaux, à des fonds vautours et des multinationales assoiffées de gains faciles !</p>



<p>Défendre le dinar c’est honorer la valeur ajoutée des Tunisiennes et Tunisiens, et faire tout pour ne pas déprécier la valeur marchande du <em>made in Tunisia</em>. Un dinar plus faible profite aux consommateurs européens, qui achètent le poisson, l’huile d’olive, les agrumes, des séjours touristiques… à des prix dérisoires. Ce qui appauvrit les producteurs et les travailleurs tunisiens, et réduit la demande locale.</p>



<p>Dévaluer le dinar c’est rendre les produits importés plus chers, par rapport aux capacités des ménages et finir par générer les pénuries et les spéculations. C’est aussi une façon de pénaliser l’investissement des entreprises qui ne peuvent plus renouveler leurs équipements importés pour rester dans la compétition.</p>



<p>Dans un récent débat de promotion de son dernier livre, Taoufik Baccar, l’ex-ministre des Finances et ancien gouverneur de la Banque centrale, estime que la dévaluation du dinar imposée en 2016-18, par la Banque centrale a coûté à la Tunisie 18 milliards de dinars (20% du PIB). Il explique cela par deux raisons. Un : cette dévaluation n’a pas encouragé les exportations, comme l’a promis le gouverneur de la BCT. Deux : cette dévaluation a bradé les produits tunisiens destinés à l’exportation (huiles d’olive, agrumes, poissons, phosphate, etc.) et permis à plusieurs bailleurs de fonds internationaux de tirer profit de cette dévaluation pour mettre la main sur des actions, des actifs et des entreprises ayant injustement perdu de leur valeur réelle par la manipulation du taux de change par la Banque centrale, dans l’indifférence des gouvernements en place. A se demander si c’est de cela qu’il s’agit quand on évoque l’indépendance de la BCT.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iUHVAFqHbL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/23/tunisie-le-dinar-dans-loeil-du-cyclone/">Tunisie : le dinar dans l’œil du cyclone!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le dinar dans l’œil du cyclone! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/23/tunisie-le-dinar-dans-loeil-du-cyclone/embed/#?secret=yW675YadSA#?secret=iUHVAFqHbL" data-secret="iUHVAFqHbL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ceci explique cela : la Tunisie se trouve en déficit chronique de devises en dépit des dévaluations successives censées attirer les investisseurs internationaux et les devises avec. Et pour cause, le dinar a été sacrifié sur l’autel du pouvoir pour le pouvoir, par les 12 gouvernements qui ont gouverné la Tunisie post 2011. Ils ont tous dépensé sans compter, ignoré l’économie, accumulé déficit budgétaire se dopant d’une dette toxique.</p>



<p>Ils ont tous ou presque tricoté des lois, des mesurettes et des constitutions sur mesure… Les résultats sont criants : les gouvernements de l’après-2011, y compris le gouvernement de Bouden, continuent de démolir les fondamentaux économiques et les trajectoires de croissance sans rien bâtir, sans reconstruire. Ils ont concocté des institutions malléables et ne font rien pour les fondamentaux de l’économie, du bien-être collectif et individuel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dinar utilisé comme une variable d’ajustement</h2>



<p>La Banque centrale a utilisé la dévaluation du dinar comme variable d’ajustement pour couvrir les échecs des politiques monétaires, économiques et budgétaires.</p>



<p>La BCT a laissé flotter le dinar et se <em>«noyer»</em> doucement et sûrement! Sans venir à son aide et sans se soucier des impacts néfastes de ces dépréciations sur le pouvoir d’achat du citoyen.</p>



<p>La loi 2016 sur l’indépendance de BCT a été votée dans la précipitation par les islamistes de Ghannouchi, et sous la pression du FMI. Cette loi assume une responsabilité historique dans la déroute du dinar.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Depuis 2016 le dinar a perdu 30% de sa valeur. Depuis, La BCT a acquis une certaine indépendance du gouvernement.</li>



<li>Mais depuis lors, la BCT s’est mise à la solde du FMI et des bailleurs de fonds pour prôner toujours plus de flexibilité du dinar, traduction : plus de dévaluation et donc un moindre coût pour la force de travail, pour le <em>made in Tunisia</em>.</li>



<li>L’institution d’émissions a réuni les conditions qui font que le dinar ne peut que se déprécier dans un trend continu qui ne trompe pas. Toutes ces dépréciations successives sont génératrices d’inflation et de dégradation du pouvoir d’achat.</li>



<li>Toutes ces poussées inflationnistes sont nourries par la dépréciation du dinar. Et toutes ces poussées inflationnistes ont généré des hausses successives du taux directeur pour, dit-on, contrer l’inflation.</li>



<li>Résultat : effondrement de l’investissement et aubaine pour permettre au le cartel des banques d’engranger des bénéfices colossaux, alors que l’économie n’arrive plus à créer de la croissance.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Piteux état… des réserves en devises</h2>



<p>Les derniers mois, tous on a vu les réserves de devises détenues par la BCT dégringoler dangereusement. Et selon la même logique, moins de réserves en devises, c’est plus de risques de dépréciation du dinar.</p>



<p>Les dernières semaines, la BCT fait de son mieux en resserrant la vis aux d’autorisations pour échanger des devises contre des dinars. Trop peu, trop tard…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YOs0xl5iaG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/16/tunisie-kais-saied-sacrifie-le-dinar/">Tunisie: Kaïs Saïed sacrifie le dinar !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie: Kaïs Saïed sacrifie le dinar ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/16/tunisie-kais-saied-sacrifie-le-dinar/embed/#?secret=5Isgmg4u9g#?secret=YOs0xl5iaG" data-secret="YOs0xl5iaG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>La BCT ne voulait pas gaspiller ses réserves en devises, justement pour contrer les méfaits de la guerre en Ukraine et la hausse des cours des produits alimentaires et énergétiques. Mais elle joue le jeu du monétarisme pur et dur, un monétarisme balisé par les diktats du FMI. Et les médias de masse sont acquis à la cause, par complaisance et souvent par ignorance.</p>



<p>La crise économique qui secoue le pays favorise la fuite des capitaux, et cela se mesure par le volume de devises et d’or, saisis par les services douaniers alors que ceux-ci sont destinés à l’exportation dans les régions frontalières, portuaires et aéroportuaires.</p>



<p>Dans l’immédiat et pour le court terme, la BCT doit arrêter l’hémorragie des devises. Elle doit réduire l’accès aux devises pour les secteurs non productifs, non essentiels et grands consommateurs de devises.</p>



<p>Elle doit rationner l’expatriation des profits des multinationales, et doit autoriser moins d’exportation en devises des profits des banques et sociétés multinationales implantées en Tunisie.</p>



<p>En même temps, la BCT doit encourager, par des taux de change avantageux, par exonération de frais bancaires, tous ceux qui sont capables d’exporter et de drainer des devises étrangères vers la Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un taux de change modulable et pondérable</h2>



<p>Contrairement au concept du taux de change flexible, je propose, dans ce contexte précis, un taux de change modulable et pondérable selon les priorités économiques et selon les contingences, le temps de sortir de la crise actuelle.</p>



<p>Vous l’aurez compris, je propose que la BCT se retrousse les manches pour innover dans la modulation et la pondération de ses taux de change. Elle doit pondérer, moduler pour optimiser, en connaissance de cause et avec un sens de l’anticipation proactive et rationnelle.</p>



<p>La BCT peut par exemple faire en sorte que le dollar requis pour aller suivre la Coupe du monde de football au Qatar soit payé plus cher. Exemple, 40% plus cher.</p>



<p>Plus de 25 000 Tunisiens prévoient de s’y rendre, en achetant des milliers de dollars chacun. Ce déplacement souvent fait par une couche aisée de la population est une activité de loisir (sinon de luxe). Le peu de devises encore disponible doit privilégier l’importation des denrées rares et essentielles.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="f5AHPweYo3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/08/tunisie-hausse-des-taux-directeurs-chute-du-dinar/">Tunisie : Hausse des taux directeurs, chute du dinar</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Hausse des taux directeurs, chute du dinar » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/08/tunisie-hausse-des-taux-directeurs-chute-du-dinar/embed/#?secret=H23GvvmcCi#?secret=f5AHPweYo3" data-secret="f5AHPweYo3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Des Tunisiens et des Tunisiennes meurent tous les jours parce qu’ils n’ont pas les médicaments requis et importés pour des chimiothérapies, pour des maladies chroniques banales, pour les pièces détachées des scanners et autres équipements médicaux. La Tunisie ne les importe plus faute de devises et faute priorisation des activités essentielles versus celles les moins essentielles. Les devises doivent prioriser les biens nécessaires (santé et alimentation), plutôt que les loisirs et les biens de luxe</p>



<p>La BCT peut aussi réduire les frais bancaires et même appuyer par des primes les exportateurs capables d’augmenter la marge leurs volumes de biens exportés. Une question d’arbitrage et de seuils à fixer de façon continue et rigoureuse. Le budget de l’État aussi peut concevoir des incitatifs dans ce cadre et de concert avec la BCT.</p>



<p>Les 1,7 million de Tunisiens et Tunisiennes résidents à l’étranger peuvent aussi être encouragés à rapatrier beaucoup plus de leurs épargnes en devises fortes. Le taux de change peut être modifié, ici aussi, par des truchements dans les agios et frais bancaires de gestion des comptes et des opérations. Une opération de marketing et une campagne de communication peuvent aider à mousser le patriotisme de ces expatriés pour sortir le dinar de sa trajectoire baissière, aidant indirectement le pouvoir d’achat.</p>



<p>L’idée ici consiste à inciter les expatriés à soutenir les réserves en devise, et indirectement le dinar et le pouvoir d’achat de leurs proches et familles d’origine.</p>



<p>On peut innover davantage, en sortant de la flexibilité du dinar conçue mur-à-mur, et favoriser un taux de change favorable au dinar, et conçu de manière modulable et pondérable.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire au Canada.</em></p>



<p><strong><em><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=635518011457019&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blog de l&rsquo;auteur. </a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/07/tunisie-sos-le-dinar-ne-vaut-plus-rien/">Tunisie: SOS, le dinar ne vaut plus rien !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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