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	<title>Archives des Djamal Guettala - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Djamal Guettala - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Kamel Daoud, le chroniqueur d’un double exil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 09:33:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kamel Daoud a un côté casse-gueule, en rupture de ban avec tout, et de préférence avec les siens, auxquels il a tant à reprocher.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/22/kamel-daoud-le-chroniqueur-dun-double-exil/">Kamel Daoud, le chroniqueur d’un double exil</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il a un côté casse-gueule, en rupture de ban avec tout, et de préférence avec les siens, auxquels il reproche leur dogmatisme intellectuel et leur conservatisme politique. La langue déliée, trop au goût de certains, Kamel Daoud dit tout, et ne craint pas de déranger les bien-pensants de tout bord, son ego surdimensionné lui tenant souvent lieu de boussole.</em></strong> <em> </em></p>



<p><strong>Djamal Guettala &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<span id="more-17082384"></span>



<p>Dans la préface magistrale de son dernier livre, <em>‘‘Avant qu’il ne soit trop tard. Chroniques 2015-2025’’</em> (Les Presses de la Cité, avril 2025), Kamel Daoud offre un texte de haute tension intellectuelle. À la fois méditation sur l’exil, alerte politique, et profession de foi littéraire, cette ouverture se lit comme un manifeste : lucide, engagé, dérangeant.</p>



<p>On y retrouve l’écrivain tel qu’en lui-même : libre, insituable, habité par l’Algérie, mais désormais ancré en France, ce pays qu’il décrit comme un <em>«Éden terrestre»</em> autant qu’un territoire de luttes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Être persan au XXIe siècle</h2>



<p>Dans cette longue préface, Kamel Daoud ne chronique pas seulement une décennie française tourmentée. Il chronique aussi ses propres fractures, ses vertiges, son regard de survivant de la décennie noire algérienne, ses inquiétudes face aux répliques qu’il croit percevoir dans l’Hexagone.</p>



<p>Dès l’ouverture, Daoud convoque Montesquieu et ses <em>‘‘Lettres persanes’’</em>, dans lesquelles un regard étranger interroge les travers d’un pays. Ce jeu du miroir, il le reprend à son compte. Il s’imagine en Persan des temps modernes, observant la France d’un œil inquiet, aimant mais lucide. Il s’interroge : qu’est-ce qu’une chronique française écrite par un Algérien ? À quoi peut prétendre une voix exilée qui refuse d’être réduite au rôle de victime, de donneur de leçon ou de héros postcolonial ?</p>



<p><em>«Je suis ici depuis peu, c’est ma deuxième chance, c’est mon purgatoire, mon Éden terrestre»</em>, écrit-il, d’un ton à la fois désabusé et tendre. La France devient alors terrain d’observation, mais aussi de projection, miroir inversé de son Algérie natale, où l’Histoire s’est figée dans une épopée intouchable, laissant peu de place aux voix libres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fantômes d’hier, alertes pour demain</h2>



<p>Mais ce regard n’est pas seulement littéraire. Il est hanté par les souvenirs d’une guerre civile : celle qu’il a vécue en Algérie dans les années 1990.</p>



<p>L’islamisme, il le connaît. Il l’a vu naître, prospérer, semer la terreur. Il en parle non comme une obsession, mais comme une vigilance acquise dans la douleur : <em>«J’ai survécu à ses prêches, à ses armées, à son humour sinistre.»</em></p>



<p>En France, il retrouve les symptômes d’un basculement possible : complaisance médiatique, extrémismes symétriques, culpabilité mal digérée, instrumentalisation de la mémoire. Il voit s’avancer ce qu’il nomme un <em>«remake français»</em> des dérives algériennes. Et il tire la sonnette d’alarme, sans complaisance ni haine : <em>«Un pays peut être perdu en un instant.»</em></p>



<p>Pour Daoud, les islamistes ne sont pas des croyants mais des stratèges. Ils se jouent des failles des démocraties, exploitent les frustrations, colonisent les imaginaires. Leur rejet de la France ne vise pas seulement son passé colonial, mais surtout ce qu’elle représente : la laïcité, la liberté, l’égalité. Ils haïssent ce pays précisément parce qu’il a bâti un contre-modèle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une chronique ou un cri d’amour ?</h2>



<p>Pour autant, Daoud n’écrit pas contre la France. Il écrit pour elle. Il la connaît, la lit, la parcourt, la rêve. Il la critique comme on secoue un être aimé que l’on refuse de voir sombrer. Il écrit pour <em>«ne pas tout perdre encore une fois»</em>.</p>



<p>Son livre n’est pas une lamentation : c’est un acte de foi dans la possibilité de la lucidité. Il revendique le droit de nommer le danger sans être accusé d’alimenter la haine, de défendre la nuance sans être soupçonné de trahison. Car, dit-il, l’exil algérien en France est un paradoxe permanent. En Algérie, il se sent <em>«en retard»</em> sur l’Histoire. En France, il se découvre <em>«en avance»</em> sur les tragédies à venir. Il est le fantôme d’un désastre passé, devenu messager d’un avenir à éviter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chroniqueur sur une ligne de crête</h2>



<p>Cette préface est aussi une réflexion sur le journalisme. Kamel Daoud refuse les simplismes et les lignes éditoriales figées. Il veut <em>«goûter le plaisir de la nuance et du style»</em>, tracer une ligne de crête entre actualité et distance, entre émotion et raisonnement. C’est là qu’il retrouve Camus, son maître tutélaire : celui qui réclamait à la fois justice et vérité, qui écrivait que les journaux sont <em>«la voix d’une nation»</em>.</p>



<p>Dans cette voix, Daoud place son souffle. Pas celui d’un <em>«bon Arabe»</em> ou d’un <em>«mauvais Arabe»</em>, mais celui d’un écrivain libre, délié des assignations, habité par les deux rives de la Méditerranée, refusant de trahir l’une pour flatter l’autre.</p>



<p>Avec <em>‘‘Avant qu’il ne soit trop tard’’</em>, Kamel Daoud livre plus qu’un livre : un signal, une tentative de lucidité face au chaos rampant, une défense de la liberté comme condition première de l’écriture. Et une main tendue à ce pays qu’il veut aider à ne pas sombrer. Avant qu’il ne soit trop tard.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UXBkpIkPnl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/kamel-daoud-laffaire-sansal-revele-une-double-faillite-algerienne-et-francaise/">Kamel Daoud | «L’affaire Sansal révèle une double faillite algérienne et française»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kamel Daoud | «L’affaire Sansal révèle une double faillite algérienne et française» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/kamel-daoud-laffaire-sansal-revele-une-double-faillite-algerienne-et-francaise/embed/#?secret=Zueg9mEokL#?secret=UXBkpIkPnl" data-secret="UXBkpIkPnl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p></p>
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		<title>Entretien &#124; Yasmina Khadra entre résistances et insubordinations</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/13/entretien-yasmina-khadra-entre-resistances-et-insubordinations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 07:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur d’amande]]></category>
		<category><![CDATA[Djamal Guettala]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[Yasmina Khadra]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entretien avec le grand romancier algérien Yasmina Khadra autour de son dernier roman "Cœur d'amande". </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/13/entretien-yasmina-khadra-entre-resistances-et-insubordinations/">Entretien | Yasmina Khadra entre résistances et insubordinations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Yasmina Khadra, auteur algérien à succès connu pour ses romans puissants et engagés, revient avec un roman profondément intime, ‘‘Cœur d’amande’’, où il nous plonge dans l’histoire de Nestor, un personnage marqué par la différence et la résilience. À travers cet entretien, nous explorons l’inspiration du romancier, les valeurs qui traversent son roman et sa vision des sujets contemporains qui façonnent son écriture.</em></strong></p>



<p>Entretien réalisé par <strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-15875891"></span>



<p><strong><em>Kapitalis : Quelle a été votre source d’inspiration pour le personnage de Nestor, un être hors du commun, marqué par le rejet et la résilience ?</em></strong></p>



<p><em><strong>Yasmina Khadra</strong> : </em>La même source qui m’a inspiré l’ensemble de mes personnages : la vie, le monde alentour et l’attention que je porte aux êtres et aux choses. J’ai toujours été interpellé par les disgrâces, qu’elles soient physiques ou culturelles. Je ne comprendrai jamais ce besoin qu’ont les gens de décider arbitrairement de ce qui est normal et de ce qui ne l’est pas. La nature, comme le hasard, fait bien les choses. C’est notre étroitesse d’esprit qui refuse de l’admettre. Un nain est une personne à part entière. Pourquoi ne voir en lui qu’une misérable anomalie? J’ai écrit <em>‘‘Cœur d’amande’’</em> pour restituer Nestor à lui-même, le soustraire à ce regard stupide et blessant qui l’intercepte dès qu’il met le pied dehors.</p>



<p><strong><em>Votre roman met en lumière des liens humains forts. Pourquoi avez-vous choisi de centrer votre récit sur ces valeurs ?</em></strong></p>



<p>Parce que ces valeurs menacent de compter pour des prunes, désormais. L’humanité renonce progressivement à ses repères pour se focaliser sur ce qui la dénature. L’empathie, la compassion, l’indignation se voient museler tous les jours un peu plus tandis que la loi du plus fort foule aux pieds les conventions internationales et l’ensemble des protocoles. Avec un Ubu à la Maison Blanche, les lendemains vont devoir apprendre à déchanter.</p>



<p>Par ailleurs, (et là, c’est un comble), lorsque le pays des droits de l’Homme légitime le génocide, <em>«excommunie»</em> le bon sens et embastille la conscience, il est de mon devoir de rappeler que seule la solidarité saine et juste est en mesure de nous réconcilier avec ce qui faisait la noblesse de notre âme.</p>



<p><strong><em>Montmartre comme décor : ce quartier parisien occupe une place importante dans le roman. Qu’apporte-t-il à l’histoire de Nestor ?</em></strong></p>



<p>J’adore Montmartre, aussi bien pour ses sites touristiques que pour la diversité de son peuple. Lorsque la grisaille de Paris assombrit mes pensées, je saute dans le métro et cours me réinventer à la Goutte d’Or, me ressourcer à Anvers, me dégourdir à Pigalle et raviver mes inspirations à Barbès. Ce quartier vit pleinement sa vie, avec ses hauts et ses bas, ses vendeurs à la sauvette et ses prophètes insolés, ses joies et ses peines. Je ne pouvais pas trouver meilleur décor pour l’histoire de mes personnages. J’ai installé Nestor au cœur de la promiscuité la plus criarde pour qu’il y apparaisse comme la singularité la plus probante. J’ai aimé l’entourer d’amour et de camaraderie là où, parfois, on le renvoie d’emblée à sa caricature. C’est précisément dans l’adversité que Nestor puise la force de relever les défis.</p>



<p><strong><em>Après des œuvres marquées par la guerre et la violence, ce roman adopte un ton plus personnel. Qu’est-ce qui vous a amené à cette transition ?</em></strong></p>



<p>Il n’y a pas de transition. J’aime prendre le risque de me diversifier. Je me sens à l’aise dans tous les genres littéraires et je passe avec bonheur du roman classique au polar, de la biographie à la nouvelle, de <em>‘‘Cousine K’’</em> à <em>‘‘L’Olympe des infortunes’’</em> aux styles totalement différents. C’est ma façon à moi de mettre à l’épreuve mon potentiel.</p>



<p><strong><em>Nestor trouve refuge dans l’écriture. Est-ce un écho à votre propre parcours ?</em></strong></p>



<p>L’écriture, pour moi, n’a pas été qu’un refuge. C’était surtout de l’insubordination caractérisée, une question existentielle. J’ai été soldat dès l’âge de neuf ans. J’ai évolué dans une école-caserne qui me prédestinait à une carrière d’officier, un monde aux antipodes de la vocation d’écrire, or, j’étais né pour écrire. Fallait-il renoncer à cette fibre naturelle ou bien la nourrir contre vents et marées ? Je crois avoir opté pour ce qui, aujourd’hui, me venge de ce que le sort m’avait confisqué à un âge où je ne pouvais que subir et me taire.</p>



<p><strong><em>Quel message cherchez-vous à transmettre sur la perception de la différence et la quête de soi?</em></strong></p>



<p>Il n’y pas de message, il y a un constat. C’est l’éternel <em>«être ou ne pas être»</em> auquel je reviens avec instance. Je n’invente rien, je ne fais que rappeler ce qui est censé nous aider à nous relever lorsqu’on fléchit.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-15875905" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>« Coeur d&rsquo;amande » co-édité en France, en Tunisie et en Algérie.</em></figcaption></figure></div>


<p><strong><em>Comment jugez-vous l’accueil réservé à votre roman par les lecteurs et la critique ?</em></strong></p>



<p>Il a été très bien accueilli par le lectorat malgré qu’il ait été copieusement ignoré par la presse parisienne. Je n’ai fait que deux radios et cinq petites minutes à <em>La Grande Librairie</em>, sur un plateau inapproprié. Mais bon, on ne va pas soulever encore et encore les tapis pour voir si les trappes sont toujours cadenassées ou pas. J’ai un lectorat qui me soutient et ça me convient très bien comme ça. Par ailleurs, la critique a été très enthousiasmante en Belgique et en Suisse. Le roman continue son petit bonhomme de chemin, persuadé d’atteindre tranquillement et les cœurs et les esprits.</p>



<p><strong><em>Votre œuvre, souvent classée dans le genre du roman noir engagé, explore des thématiques politiques et sociétales profondes. Que représente pour vous le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/28/yasmina-khadra-recoit-le-prix-pepe-carvalho-2025/">prix Pepe Carvalho</a>, et pensez-vous que la reconnaissance du genre policier a évolué ces dernières années ?</em></strong></p>



<p>Il vous suffit de jeter un coup d’œil sur la liste des récipiendaires de ce prix pour constater combien il est prestigieux. Que des géants de la littérature, en dépit des ségrégations intellectuelles. En vérité, il n’y a pas de genre mineur en littérature, ni de <em>«blanche»</em> ni de <em>«noire»</em>, il n’y a que le talent. Le polar m’a appris sur la nature humaine et sur les arcanes des sociétés autant que les romans classiques. Je suis fier de rejoindre des auteurs tels qu’Andrea Camilleri, Henning Mankell, James Ellroy, Joyce Carol Oates (finaliste du prix Nobel 2024), Denis Lehane, Michael Connelly, et d’autres références incontestées.</p>



<p><strong><em>Travaillez-vous sur un nouveau roman dans la même veine ou envisagez-vous d’explorer d’autres thématiques ?</em></strong></p>



<p>Le 2 avril, aux éditions Mialet-Barrault, sortira <em>‘‘Morituri’’</em> dans une nouvelle mouture, réajustée et enrichie d’une centaine de pages. Parallèlement, je suis en train de finir la nouvelle version de <em>‘‘Double blanc’’</em>, largement remaniée. Le commissaire Brahim Llob me manque atrocement. Son humour et son air désabusé éveillaient en moi ce courage et cette lucidité qui m’avaient permis de tenir debout durant la décennie noire. J’ai envie de le ressusciter et d’aller de l’avant en laissant derrière moi le chahut d’une humanité déraisonnable et suicidaire qui, du jour au lendemain et sans crier gare, aura mis sous scellés sa conscience et ses valeurs afin que naisse, à la nuit qui s’avance, le spectre des illusions perdues. Ce sera ma façon, à moi, de faire un pied de nez aux absurdités zélées et de dire non à ce Nouvel ordre mondial qui, sans morale et sans interdits, risque de compromettre le devenir de nos enfants et des générations prochaines.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/13/entretien-yasmina-khadra-entre-resistances-et-insubordinations/">Entretien | Yasmina Khadra entre résistances et insubordinations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Création littéraire et respect de la vie privée : l’affaire Kamel Daoud et Saâda Arbane (Vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/18/creation-litteraire-et-respect-de-la-vie-prive-laffaire-kamel-daoud-et-saada-arbane-video/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 08:26:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Djamal Guettala]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
		<category><![CDATA[Saâda Arbane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kamel Daoud, accusé de s’inspirer des événements de la vie de Saâda Arbane, malgré son refus expressément signifié. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/18/creation-litteraire-et-respect-de-la-vie-prive-laffaire-kamel-daoud-et-saada-arbane-video/">Création littéraire et respect de la vie privée : l’affaire Kamel Daoud et Saâda Arbane (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le débat autour du roman ‘‘Houris’’ de l’écrivain algérien Kamel Daoud, accusé de s’inspirer des événements de la vie de Saâda Arbane, malgré son refus expressément signifié, a relance le vieux débat sur les limites de la transposition de la réalité dans la littéraire et le droit des victimes à la vie privée.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-14654324"></span>



<p>Tandis que certains perçoivent le roman <em>‘‘Houris’’</em> comme une œuvre de fiction inspirée de la réalité, d’autres considèrent que l’exploitation de souffrances personnelles d’une femme sans son consentement constitue une violation de l’éthique.</p>



<p>La littérature, comme tout autre art, est un miroir du réel, mais elle n’en est pas prisonnière. À travers l’histoire, les romanciers se sont inspirés d’événements et de personnages réels pour les remodeler dans un contexte littéraire nouveau. En Algérie, plusieurs exemples illustrent cette dynamique : Albert Camus, qui a trouvé dans un crime réel l’inspiration pour le personnage de Meursault dans <em>‘‘L’Étranger’’</em>; Kateb Yacine, qui a façonné le personnage de Nedjma dans son roman homonyme en s’inspirant du vécu de sa cousine; Tahar Ouettar, qui a abordé l’exécution des marxistes dans son roman ‘‘<em>Al Laz</em>’’.</p>



<p>Dans la même veine, Kamel Daoud a utilisé des éléments du réel pour construire une fiction littéraire, notamment dans son roman <em>‘‘Meursault, contre-enquête’’</em>. Et il a fait de même dans son dernier roman <em>‘‘Houris’’</em>, qui vient d’être<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/04/lecrivain-algerien-kamel-daoud-remporte-le-prix-goncourt-2024-pour-houris/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> couronné du prix Goncourt</a> en France. Mais cette fois-ci, son acte a suscité un scandale en Algérie qui risque d’entacher sa réputation. &nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Atteinte à la vie privée</h2>



<p>Saâda Arbane, survivante d’un massacre de la décennie noire, affirme que Kamel Daoud s’est inspiré de son histoire personnelle sans son autorisation. Elle dit même lui avoir signifié clairement son refus lorsqu’il lui a fait part de son intention d’utiliser son histoire dans un roman. Et bien que ce roman ne mentionne pas explicitement le nom de la jeune femme, les similitudes dans les détails contenus dans le roman et le vécu tragique de Saâda ont suscité la colère de celle-ci qui entend poursuivre le romancier en justice. C’est, en tout cas, ce qu’elle a raconté dans une <a href="https://youtu.be/IyRWHAndCBs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vidéo</a> ayant circulé ces derniers jours dans les réseaux sociaux, où elle raconte ses liens avec Kamel Daoud, à travers son épouse. Cette dernière est la psychiatre qui traite Saâda depuis le début de son drame et qui a intercédé entre sa patiente et son époux pour permettre à ce dernier d’exploiter une histoire censée rester un secret personnel.</p>



<p>Il y a là, entendons-nous, un premier problème&nbsp;: celui de la divulgation du secret médical auquel Mme Daoud ne peut pas se dérober. Elle a trahi sa patiente et abusé de sa confiance. Et c’est impardonnable de tout point de vue.</p>



<p>Sur le plan de la création littéraire, un romancier n’a certes pas besoin du consentement explicite de quiconque pour s’inspirer d’événements réels ou de faits divers, tant que l’œuvre dépasse le cadre d’un récit documentaire pour transfigurer les faits et leur donner une dimension artistique et philosophique. Cependant, la question morale et éthique persiste : un écrivain a-t-il le droit d’exploiter les souffrances d’une personne sans son accord?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Violation du secret professionnel</h2>



<p>L’accusation portée contre l’épouse de Kamel Daoud, soupçonnée d’avoir profité de son statut de médecin pour divulguer des détails confidentiels sur Saâda, soulève des enjeux juridiques et éthiques. Encore faut-il établir un lien direct, évident et indiscutable entre l’histoire de Saâda et celle de l’héroïne du roman de Kamel Daoud. Ce que la concernée soutient à l’appui de son accusation&nbsp;: les quelques menus changements introduits par Daoud (noms, lieux, etc.) ne font que rendre encore plus évidentes les similitudes existant entre le vécu de Saâda et celui de l’héroïne du roman <em>«incriminé»</em>.</p>



<p>Les analystes suggèrent que le refus de Saâda de voir son histoire relatée dans un roman pourrait être lié à ce que l’on appelle le <em>«syndrome de l’amnésie post-traumatique»</em>. Les victimes préfèrent souvent enfouir leurs souvenirs douloureux plutôt que de les affronter. Cette problématique s’inscrit dans un contexte plus large en Algérie, où les massacres de la décennie noire restent largement tabous, offrant un terrain favorable à l’impunité des coupables.</p>



<p>Saâda affirme que la sortie du roman a remué le couteau dans la plaie, en lui rappelant les détails de la tragédie qu’elle a vécue, et que depuis, elle ne retrouve plus le sommeil, ne mange presque plus et a du mal à se concentrer sur quoi que ce soit. Ce dont son mari a témoigné dans la même vidéo. &nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Limites de la liberté de création</h2>



<p>Pour Kamel Daoud, comme pour d’autres écrivains, la littérature est un moyen de confronter l’Histoire et de raviver des mémoires face à la menace de l’oubli. Pourtant, la question demeure : comment concilier la liberté de création littéraire avec le respect de la vie privée des individus?</p>



<p>L’affaire Kamel Daoud et Saâda Arbane dépasse le simple débat littéraire, en posant des questions fondamentales sur la relation entre l’art et la réalité, ainsi que sur les limites éthiques de la transposition de la réalité dans une œuvre artistique. Même si dans une société marquée par des traumatismes collectifs, la littérature reste un moyen nécessaire pour interroger le passé et essayer de le comprendre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="سعادة عربان تكسر حاجز الصمت .. القصة الحقيقية وراء رواية حوريات للكاتب كمال داود" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/IyRWHAndCBs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>Entretien : Karim Benkrimi et les blessures de l&#8217;enfance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 12:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Djamal Guettala]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Karim Benkrimi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entretien avec avec l'écrivain algérien Karim Benkrimi à propos de son livre On ne guérit pas de son enfance’’. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À travers son œuvre autobiographique ‘‘On ne guérit pas de son enfance’’, Karim Benkrimi nous ouvre les portes de son parcours personnel, en partageant ses luttes intérieures, ses réflexions profondes sur la guérison des blessures d’enfance, et l’importance de la thérapie dans ce processus. Il explore également le rôle central de l’écriture dans la gestion des émotions. Dans cet échange inspirant, nous discuterons de ses perspectives sur la santé mentale, son processus créatif, ainsi que ses projets futurs. Voici un dialogue sincère avec un auteur qui ne craint pas la vulnérabilité.</em></strong></p>



<p><em>Propos recueillis par </em><strong>Djamal Guettala</strong><em></em></p>



<span id="more-14217075"></span>



<p><strong><em>Kapitalis&nbsp;: Pourquoi avoir choisi d’écrire un livre autobiographique ? Était-ce un besoin de thérapie ou un moyen de partager votre expérience?</em></strong></p>



<p><strong>Karim Benkrimi</strong> : J’ai ressenti un besoin impérieux d’écrire cette autobiographie. En premier lieu, c’était une forme de thérapie pour moi. Ensuite, cela m’a permis de partager mon expérience avec le public, dans l’espoir que cela puisse résonner avec ceux qui ont traversé des épreuves similaires.</p>



<p><strong><em>Pourquoi le choix de ce titre? Quel message souhaitez-vous transmettre à travers lui?</em></strong></p>



<p>Ce titre m’est apparu comme une évidence. Il reflète l’idée que les blessures d’enfance laissent des traces indélébiles, mais il est tout de même possible de les surmonter. Mon but est de faire comprendre au lecteur que bien que la guérison soit possible, elle est loin d’être facile. Elle demande de la patience, de la persévérance, et un engagement envers soi-même.</p>



<p><strong><em>Comment l’écriture vous a-t-elle aidé à gérer vos angoisses et à surmonter les moments difficiles ?</em></strong></p>



<p>L’écriture a été pour moi un puissant exutoire. C’est par la catharsis que j’ai pu extérioriser mes angoisses et mes émotions refoulées. Elle m’a offert un espace sûr où je pouvais organiser mes pensées et trouver une forme de paix intérieure.</p>



<p><strong><em>Avez-vous hésité à dévoiler autant de vous-même ? Comment avez-vous géré cette vulnérabilité ?</em></strong></p>



<p>Oui, se dévoiler demande un certain courage. Mais une fois qu’on accepte de se montrer tel que l’on est, la vulnérabilité devient une force. C’est en embrassant ma vulnérabilité que j’ai trouvé l’audace de m’exprimer pleinement et d’admettre mes limites.</p>



<p><strong><em>Votre livre est ponctué d’anecdotes et de digressions. Comment avez-vous décidé des moments à mettre en lumière et de ceux à garder plus intimes ?</em></strong></p>



<p>Les anecdotes et digressions servent à rendre le récit plus vivant et plus accessible. J’ai choisi de mettre en avant les moments les plus marquants de mon parcours, tout en gardant certains souvenirs plus intimes pour moi. Cela permet aussi d’apporter une certaine légèreté dans l’écriture, tout en explorant des thèmes complexes.</p>



<p><strong><em>La psychanalyse semble avoir joué un rôle clé dans votre parcours. Que diriez-vous à quelqu’un qui hésite à entamer ce type de thérapie ?</em></strong></p>



<p>La psychanalyse m’a énormément aidé à comprendre mon inconscient et à dénouer des conflits intérieurs. À ceux qui hésitent, je dirais qu’il faut faire preuve de courage et de patience. La guérison prend du temps, mais elle commence par accepter de se confronter à soi-même et à ses douleurs. Si la psychanalyse semble trop longue ou coûteuse, la psychothérapie moderne peut aussi être une alternative plus flexible.</p>



<p><strong><em>Pensez-vous qu’on puisse vraiment guérir des blessures de l’enfance, ou est-ce un travail constant ?</em></strong></p>



<p>La guérison des blessures d’enfance est un processus long et complexe. C’est un travail constant qui nécessite du temps et de la persévérance. Cependant, avec un soutien thérapeutique adéquat et la volonté de changer, il est possible de surmonter ces blessures.</p>



<p><strong><em>Quelle est votre vision actuelle de la santé mentale en Algérie, et quels conseils donneriez-vous à ceux qui souffrent en silence ?</em></strong></p>



<p>La santé mentale en Algérie reste un sujet encore trop peu pris au sérieux. De nombreuses personnes souffrent en silence, faute de sensibilisation et d’accès aux soins. Je conseille à ceux qui souffrent de ne pas rester seuls et d’aller consulter un spécialiste. Il est également crucial que les parents soient attentifs aux signes avant-coureurs chez leurs enfants, car une maladie mentale, tout comme une maladie physique, doit être traitée avec sérieux et compassion.</p>



<p><strong><em>Vous êtes cadre dirigeant à la Banque de l’agriculture et du développement rural. Comment avez-vous concilié les exigences de votre carrière avec vos défis personnels?</em></strong></p>



<p>Heureusement, ma vie professionnelle n’a pas eu d’incidence négative sur mon écriture. J’ai appris à gérer les deux de manière harmonieuse, et je dirais même que mon travail nourrit parfois mon inspiration pour écrire.</p>



<p><strong><em>Qu’espérez-vous que les lecteurs retiennent de votre livre, et quelle aide espérez-vous leur apporter à travers votre témoignage ?</em></strong></p>



<p>Mon souhait est que les lecteurs comprennent qu’ils ne sont pas seuls dans leurs luttes. À travers mon témoignage, j’espère leur offrir un miroir de leurs propres expériences, et les encourager à ne jamais abandonner, même face à la douleur. Il y a toujours de l’espoir, même dans les moments les plus sombres.</p>



<p><strong><em>Envisagez-vous d’écrire d’autres livres ? Si oui, sur quels sujets aimeriez-vous vous concentrer à l’avenir ?</em></strong></p>



<p>Oui, j’ai récemment terminé un roman que je suis impatient de partager avec le public. J’aimerais également écrire des essais à l’avenir, peut-être sur des sujets qui touchent à la psychologie et aux dynamiques sociales. Inchallah, d’autres projets verront le jour.</p>



<p><strong><em>‘ On ne guérit pas de son enfance’’, de Karim Benkrimi, éd. El Amir, Marseille.  </em></strong></p>
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		<title>Le monde arabe entre dévastations, ingérences et trahisons</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/30/le-monde-arabe-entre-devastations-ingerences-et-trahisons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 08:24:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Djamal Guettala]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[monde arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce diagnostic révèle un sentiment de désespoir face à la situation dans le monde arabe, caractérisé par des luttes internes, des ingérences extérieures et un manque de solidarité interne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/30/le-monde-arabe-entre-devastations-ingerences-et-trahisons/">Le monde arabe entre dévastations, ingérences et trahisons</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un diagnostic de la situation actuelle dans le monde arabe fait apparaître des enjeux complexes et des blocages tragiques sur les plans politique, économique et  humanitaire. Comment est-on arrivés là et comment allons-nous faire pour sortir de l’impasse ? Le pire c’est qu’on ne semble même pas pressés de nous poser cette question&#8230;</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-14089052"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Djamal-Guettala-1.jpg" alt="" class="wp-image-14089064" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Djamal-Guettala-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Djamal-Guettala-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Djamal-Guettala-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La situation en Palestine est souvent décrite comme un génocide en raison des violences répétées et des conditions de vie difficiles des Palestiniens sous occupation israélienne. Les conflits israélo-palestiniens continuent d’être une source majeure de souffrance.</p>



<p>Le Liban est en proie à une crise économique, politique et sociale profonde, aggravée par les séquelles des conflits passés et l’absence de gouvernance efficace.</p>



<p>La guerre en Syrie a dévasté le pays, entraînant des millions de réfugiés et des destructions massives, ainsi qu’une crise humanitaire sans précédent.</p>



<p>L’Irak a connu une instabilité prolongée suite aux invasions, notamment américaines, et aux conflits sectaires, laissant le pays dans un état de désespoir.</p>



<p>La Libye est dans une situation de chaos, avec des luttes de pouvoir entre différentes factions, rendant la situation sécuritaire et humanitaire très préoccupante.</p>



<p>Le rôle des pays comme l’Arabie Saoudite, l’Égypte et les Émirats dans des conflits régionaux, notamment au Yémen et au Soudan, est souvent critiqué pour leur soutien à des régimes oppressifs ou leur implication dans des conflits internes.</p>



<p>La guerre au Yémen a provoqué l’une des pires crises humanitaires actuelles, exacerbée par l’intervention militaire des deux grands voisins, l’Iran et l’Arabie saoudite.</p>



<p>Des pays comme la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, et d’autres sont souvent mentionnés comme n’ayant pas un rôle significatif sur la scène politique régionale actuelle, souvent en raison de leurs propres défis internes.</p>



<p>Ce diagnostic révèle un sentiment de désespoir face à la situation dans le monde arabe, caractérisé par des luttes internes, des ingérences extérieures et un manque de solidarité entre les nations arabes censés appartenir à un ensemble régional structuré autour d’une fantomatique Ligue des Etats arabes. Les conséquences sont tragiques pour des millions de personnes qui subissent les effets des conflits en cours, sans espoir d’en sortir.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/30/le-monde-arabe-entre-devastations-ingerences-et-trahisons/">Le monde arabe entre dévastations, ingérences et trahisons</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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