<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Dr Boubaker Zakhama - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/dr-boubaker-zakhama/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/dr-boubaker-zakhama/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 26 Apr 2021 10:44:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Dr Boubaker Zakhama - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/dr-boubaker-zakhama/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Médecins : mourir face au coronavirus, à la gloire du corporatisme ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/26/medecins-mourir-face-au-coronavirus-a-la-gloire-du-corporatisme/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/26/medecins-mourir-face-au-coronavirus-a-la-gloire-du-corporatisme/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 10:44:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cliniques privées]]></category>
		<category><![CDATA[corporatisme]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Boubaker Zakhama]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Jenayah]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Latrous]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[médecins libéraux]]></category>
		<category><![CDATA[SARS CoV 2]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=346874</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les médecins, opérant en première ligne et plus exposés que les autres, continuent de tomber au champ d’honneur de la guerre contre le virus Sars Cov 2… Et face à cette situation, dommageable au pays tout entier, et pas seulement à la profession médicale, qui perd ainsi certains de ses piliers, on ne peut pas...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/26/medecins-mourir-face-au-coronavirus-a-la-gloire-du-corporatisme/">Médecins : mourir face au coronavirus, à la gloire du corporatisme ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Medecins-Covid-19.jpg" alt="" class="wp-image-346875"/></figure></div>



<p><strong><em>Les médecins, opérant en première ligne et plus exposés que les autres, continuent de tomber au champ d’honneur de la guerre contre le virus Sars Cov 2… Et face à cette situation, dommageable au pays tout entier, et pas seulement à la profession médicale, qui perd ainsi certains de ses piliers, on ne peut pas blanchir l’autorité politique de toute responsabilité, surtout que la campagne de vaccination peine à avancer, faute d’un nombre suffisant de vaccins, et que le dispositif de protection et de lutte contre la pandémie présente de graves lacunes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-346874"></span>



<p>Les docteurs <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/04/25/coronavirus-le-bureau-du-crom-de-tunis-annonce-le-deces-de-dr-habib-jenayah/">Habib Jenayah</a> et <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/04/25/la-gynecologie-tunisienne-en-deuil-dr-habib-latrous-emporte-par-le-coronavirus/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Habib Latrous</a>, viennent de décéder. Que leurs âmes reposent en paix ! Mais suffit-il de le dire pour être en règle avec soi-même ? Si on a bien spécifié que la mort du premier était due au virus Sars Cov 2, la cause du décès du second n’a pas été précisée sur le faire part du décès.</p>



<p>Le décès d’un médecin quelle qu’en soit la cause est toujours une tragédie parce qu’il signifie pour la collectivité la perte d’une chance supplémentaire de survie et de guérison, et pour tous ses patients, avec qui s’étaient établis des liens de confiance et d’affection, une période d’inquiétude et d’incertitude relativement à leur avenir. Quand il s’agit de praticiens chevronnés qui se sont formés à l’étranger, c’est toute une expérience et un savoir-faire accumulés au cours des années qui disparaissent avec eux et qui ne seront que difficilement remplaçables.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La médecine tunisienne n’a pas fini de compter ses morts</h3>



<p>Il est à tout le moins dommageable pour l’avenir de la pratique médicale dans le pays que les médecins expérimentés du secteur libéral n’aient pas l’occasion de former les jeunes, et ceci est dû à une organisation de la médecine prétendant accaparer la compétence au niveau de son versant académique, et poussant la jeunesse à émigrer vers des contrées plus accueillantes, sans espoir de retour. Mais en cette période de pandémie une perte dans la corporation médicale prend un relief particulier parce qu’elle rappelle que dans la guerre contre le coronavirus les médecins se situent en première ligne, et que étant plus exposés que les autres, ils nécessitent en principe plus de mesures de protection, qu’ils sont prioritaires par rapport au reste de la population, et que malgré toutes les mesures de prévention possibles, le risque zéro n’existe pas.</p>



<p>On est toujours à la merci d’un lot de vaccin inefficace ou mal administré, à une maladie inhibant l’immunité, quand le variant de virus en cause n’est pas lui-même tout simplement résistant aux anticorps générés par la vaccination. Mais comme les variants se multiplient du fait de la contamination massive issue du comportement barbare des populations qui refusent de se plier aux normes prophylactiques, et de l’absence de volonté politique de les faire respecter, il est à craindre que dans un avenir proche et malgré la vaccination, de tels drames ne cessent de se produire. Et les mesures de protection doivent donc toujours demeurer de rigueur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La position égoïstement ambiguë des propriétaires des cliniques privées</h3>



<p>En effet, on ne peut que difficilement blanchir l’autorité politique de toute responsabilité, particulièrement quand, face aux critiques de plus d’une dizaine d’associations de la société civile, le chef de gouvernement Hichem Mechichi a dû reconnaître que les cliniques privées n’aidaient pas l’État dans la lutte contre la pandémie, et qu’il pourrait à l’avenir recourir à des réquisitions. Ce à quoi le président du syndicat des propriétaires de cliniques a répondu que le chef du gouvernement attaquait par de tels propos l’ensemble de la médecine libérale et qu’il ne faisait ainsi que semer la division au sein de la corporation. Il aurait pu tout aussi bien ajouter qu’il avait proposé dès le début de la pandémie que les établissements privés soient remboursés de leurs frais sur la même base qui a cours pour les hôpitaux publics mais que son offre avait été dédaignée. </p>



<p>On ignore encore si une telle proposition était ou non véritablement sérieuse de la part d’institutions habituellement peu enclines à sacrifier leurs intérêts financiers, mais si on en croit ce qu’ont déclaré des médecins membres de la commission nationale de lutte contre la pandémie, on est actuellement dans les hôpitaux publics souvent obligé de faire le tri entre les patients relativement à l’accès aux respirateurs dans les cas graves nécessitant une ventilation artificielle. Et il n’a jamais été fait mention de tentatives d’adresser ceux qui ne trouvaient pas de respirateurs disponibles dans les hôpitaux et qui étaient condamnés à mourir, aux cliniques privées, pour peu qu’elles ne soient pas elles-mêmes submergées, ni d’y réquisitionner des lits.</p>



<p>Si donc une telle volonté se fait soudainement jour à l’échelon politique, le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne soit encore suivie d’aucun début d’exécution. En revanche, le discours du syndicat des <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/04/18/la-loi-des-cliniques-a-larp-iii-consolider-financierement-le-cote-obscur-de-la-medecine-liberale/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliniques privées</a> se posant en représentant de l’ensemble de la médecine libérale apparaît une nouvelle fois inopportun.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une imposture lourde de conséquences</h3>



<p>En matière de prévention de risque professionnel et du respect des normes prophylactiques, il n’ y a aucune commune mesure entre un médecin protégé de sa seule bavette avec ou non une visière, exerçant au fond de son cabinet situé dans un quartier populaire, dans une ville de l’intérieur ou dans un petit village, et son collègue consultant dans un cabinet huppé de la capitale avec une clientèle sélect et opérant dans une clinique privée dont il est l’un des actionnaires principaux. Et c’est même l’assimilation de sociétés commerciales, dont l’objectif naturel est le profit à tout prix, à une profession payant le prix du sang de son dévouement, qui constitue une imposture lourde de conséquences.</p>



<p>Il faudrait que Boubaker Zakhama accepte de se départir de sa double casquette quand il parle en tant que président du syndicat des cliniques, en n’endossant que celle de l’homme d’affaires. Ce serait de sa part faire montre de plus de respect envers l’Ordre des Médecins auquel il est affilié, ainsi qu&rsquo;à ses collègues tombés au champ d’honneur de la guerre contre le virus.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/26/medecins-mourir-face-au-coronavirus-a-la-gloire-du-corporatisme/">Médecins : mourir face au coronavirus, à la gloire du corporatisme ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/26/medecins-mourir-face-au-coronavirus-a-la-gloire-du-corporatisme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Covid-19 réveille les malentendus entourant la médecine libérale en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/13/le-covid-19-reveille-les-malentendus-entourant-la-medecine-liberale-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/13/le-covid-19-reveille-les-malentendus-entourant-la-medecine-liberale-en-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2020 14:33:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Code de déontologie médicale]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Boubaker Zakhama]]></category>
		<category><![CDATA[médecine libérale]]></category>
		<category><![CDATA[médecins libéraux]]></category>
		<category><![CDATA[propriétaires des cliniques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=293928</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’un des drames actuels de la médecine libérale en Tunisie est que justement elle soit désormais représentée par les propriétaires des cliniques, parce que tout simplement, dans l’économie financiarisée actuelle, leurs chiffres d’affaires pèsent de loin plus que ceux de tous les autres médecins réunis aux yeux d’abord des autorités, c’est un fait, ensuite du...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/13/le-covid-19-reveille-les-malentendus-entourant-la-medecine-liberale-en-tunisie/">Le Covid-19 réveille les malentendus entourant la médecine libérale en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/08/Medecin.jpg" alt="" class="wp-image-62516"/></figure>



<p><strong><em> L’un des drames actuels de la médecine libérale en Tunisie est que justement elle soit désormais représentée par les propriétaires des cliniques, parce que tout simplement, dans l’économie financiarisée actuelle, leurs chiffres d’affaires pèsent de loin plus que ceux de tous les autres médecins réunis aux yeux d’abord des autorités, c’est un fait, ensuite du public. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-293928"></span>



<p> On en avait pris l’habitude : depuis le Moyen-âge, le bon peuple avait toujours eu tendance, avec les épidémies de peste qui frappaient d’une manière cyclique différents pays du monde, de rechercher des  boucs  émissaires. C’est ainsi que les juifs, les sorcières, les lépreux, et même les droguistes herboristes (ancêtres des pharmaciens) ou les coiffeurs utilisateurs de poudre jaune, se voyaient accusés de propager la maladie, et finissaient parfois lynchés par des foules déchaînées, ou rôtis sur les bûchers de l’inquisition… avec la complicité tacite ou active d’autorités laïques ou religieuses plus soucieuses de détourner la <em>furia populi</em>, autant pour masquer leur impuissance à enrayer la progression du mal, que pour  les débarrasser de leurs créanciers, de ceux dont elles convoitaient les biens, ou qu’elles percevaient comme des rivaux idéologiques ou politiques, quand elle ne les jugeaient  pas simplement comme des bouches inutiles dont la disparition ne mécontenterait personne. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Primum non nocere (En premier, ne pas nuire)</h3>



<p> La pandémie au Covid-19, réveillant des peurs et des réflexes en réalité ancestraux, suscite déjà des comportements contraires à la morale et à l’ordre public, comme ceux  étalés à l’occasion des morts à qui on refuse l’enterrement, et semble en passe de susciter de nouvelles cibles destinées à être livrées en pâture à la vindicte publique.</p>



<p> Cette fois, il paraîtrait que les médecins de libre pratique, dont plusieurs ont pris la décision de déserter les cabinets privés où ils exercent habituellement au nom du principe <em>«primum non nocere» </em>(en premier ne pas nuire), en raison du risque de contamination encouru par les patients, soient mis sur la sellette par une partie de l’opinion publique, mécontente de ne plus pouvoir consulter comme elle en avait pris l’habitude depuis des années, et de se rassurer sur son état de santé. </p>



<p> Il faudrait donc justifier en quoi un médecin, hospitalier ou de libre pratique, fût ou non libre de refuser une consultation à un patient quelconque, sans encourir les foudres de la loi. En temps normal, le Code de déontologie médicale, entériné par le ministre de la Santé Publique après avoir été soumis à l’approbation du Tribunal administratif, et dont la promulgation a fait l’objet d’un décret présidentiel publié dans le Journal Officiel, laisse la liberté au médecin de refuser la consultation, dans certains cas, comme celui où le malade soit déjà pris en charge, ou quand son diagnostic ou son traitement sont contredits, ou encore quand  ses prescriptions ne sont pas respectées, sous la réserve expresse évidemment qu’une telle abstention n’implique pour le malade aucun risque immédiat. </p>



<p> Mis à part cela, le Code de déontologie médicale fait toujours obligation au médecin, dans sa pratique quotidienne, ou dans le cas des urgences, de respecter et de faire respecter la prophylaxie, c’est-à-dire les mesures qui préviennent en principe la diffusion des maladies contagieuses, comme l’asepsie ou la déclaration auprès des autorités sanitaires de certaines maladies infectieuses. </p>



<p> Ce dernier principe en période de risque infectieux majeur est crucial, et il demeure donc nécessaire de savoir dans quelle mesure, en période de pandémie au Covid-19, le médecin au sein de son cabinet soit capable d’empêcher la diffusion d’un virus  en phase d’expansion à l’échelle de la planète, et qui aux Etats-Unis seulement, a fait à ce jour plus de 500.000 victimes et 20.000 morts. </p>



<p> La réponse est bien évidemment que le médecin de libre pratique devrait porter pour chaque malade dans son cabinet une combinaison isolante qu’il lui faudrait changer pour chaque malade, ainsi que son personnel, et il devrait faire procéder à la désinfection au minimum de sa salle d’examen après chaque consultation. </p>



<p> Mais même en considérant les mesures minimales  de prophylaxie, absolument insuffisantes pour enrayer l’infection, ainsi que l’a prouvé la contamination et la mort d’un nombre important de personnel soignant dans les hôpitaux du monde entier, celles de changer pour chaque examen les gants, les bavettes, et les calots, il faudrait encore en justifier le surcoût auprès d’une population toujours plus encline à accepter les hausses des coûts des commodités essentielles, comme celle conséquente en pleine période d’épidémie, de l’eau potable, que celles que les médecins voudraient répercuter sur leurs honoraires de consultation médicale du fait des nécessités conjoncturelles. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Le surcoût peut-il être un argument médical ?</h3>



<p> Ce dernier argument, celui du surcoût, est évidemment mauvais, venant d’un médecin, c’est celui des économistes, ou plutôt des hommes d’affaires, qui n’ont eu de cesse de se lamenter depuis le début de l’épidémie relativement aux dégâts économiques à l’échelon nationale, que le confinement engendrerait, et il fait basculer le débat de la nécessaire préservation de la vie humaine, menacée cette fois à l’échelle mondiale, vers un marchandage digne de marchands de tapis sur le surenchérissement des prix du consommable, ainsi que l’a prouvé la dernière intervention publique du président du Syndicat des propriétaires des cliniques. </p>



<p> L’un des drames actuels de la médecine libérale est que justement elle soit désormais représentée par les propriétaires des cliniques, parce que tout simplement, dans l’économie financiarisée actuelle, leurs chiffres d’affaires ainsi que ceux de leurs  tributaires (médecins de libre pratique), parents (médecins et pharmaciens ), alliés (APC hospitaliers), amis (actionnaires), pèsent de loin plus que ceux de tous les autres médecins réunis aux yeux d’abord des autorités, c’est un fait, ensuite du public. </p>



<p> Mais l’autre jour, le Dr Boubaker Zakhama a clairement signifié dans son argumentaire que son patriotisme demeurait tributaire de ses équilibres financiers. Etant à la tête d’une importante institution médicale, il a sans doute raison de le faire, mais en l’affirmant, il cesse d’être médecin et il ne me représente donc pas. </p>



<p> En période d’épidémie, le patriotisme du simple médecin libéral, celui auquel le Dr Zakhama dans son institution ne fait jamais appel pour des consultations ou des urgences, est d’abord dans les cas urgents, de bien traiter et défendre les intérêts de ses malades hospitalisés au sein des cliniques, afin qu’ils ne subissent pas des surfacturations inutiles, ensuite de fermer son cabinet de consultation médicale et d’en assumer les coûts financiers, quand il le peut, afin d’éviter qu’en venant chez lui, les malades ne s’infectent. La consultation par téléphone suffit largement en ces temps troublés pour faire le tri entre les malades urgents, et les autres. </p>



<p>Le risque est bien évidemment de perdre tout ou partie de sa clientèle, et on s’en aperçoit bien sur les pages des journaux électroniques ou des réseaux sociaux, quand d’aucuns, dont l’activité privée complémentaire  est actuellement mise en veilleuse, et dans la perspective de la reprise post Covid-19,  se retrouvent dans l’opportunité d’étaler un patriotisme de bon aloi pavant les voies de leurs ambitions, en invitant  allègrement  les patients à regagner l’hôpital public sans risque, par le biais des filières non Covid; une invitation sans aucun doute prématurée alors que des collègues chefs de service spécialistes des maladies infectieuses affirment que le pic de la pandémie est prévu pour début mai. </p>



<p> Si donc un jour je devais faire étalage de patriotisme, ce ne serait que celui des humbles, sans perspective d’accroître mes revenus, ni d’en tirer avantage pour la suite de ma carrière, ou pour fuir mes responsabilités. </p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/13/le-covid-19-reveille-les-malentendus-entourant-la-medecine-liberale-en-tunisie/">Le Covid-19 réveille les malentendus entourant la médecine libérale en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/13/le-covid-19-reveille-les-malentendus-entourant-la-medecine-liberale-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
