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	<title>Archives des Dr Mounir Hanablia - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Dr Mounir Hanablia - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>‘‘Target Iran’’ &#124; L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 07:31:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La campagne militaire actuelle américano-sioniste contre l’Iran avait déjà été envisagée par le président Bush fils. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/target-iran-ladministration-bush-projetait-deja-dabattre-le-regime-iranien/">‘‘Target Iran’’ | L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’auteur de ‘‘Target Iran’’, Scott Ritter, est un ex-officier des services de renseignements des Marines américains, en Irak lors de la guerre du Golfe, devenu inspecteur des Nations-Unies en Irak entre 1994 et 1998. Son livre publié en 2006, s’est avéré prophétique. Ainsi la campagne militaire actuelle américano-sioniste contre l’Iran avait déjà été envisagée dans ses moindres détails par l’administration du président Bush fils immédiatement après les attaques du 11 septembre 2001, lorsqu’il avait désigné les pays composant l’axe du mal, l’Irak, l’Iran, et la Corée du Nord, puis défini la nouvelle doctrine américaine de défense, celle de la guerre préventive,&nbsp;qu’Israël n’avait jamais cessé d’appliquer depuis sa création en 1948.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-18517201"></span>



<p>Le premier élément de l’axe du mal de Bush,&nbsp;la Corée du Nord, finit par quitter le traité de non-prolifération nucléaire lorsqu’il apparut évident à son président que l’aide économique promise à son pays contre l’abandon de son programme nucléaire n’était qu’un chantage déguisé destiné à lui faire quitter le pouvoir.&nbsp;</p>



<p>Il faut dire que la Corée du Nord n’étant pas un Etat riche n’intéressait que peu l’administration américaine qui estimait les troupes dont elle disposait en Corée du Sud suffisantes pour brider les gesticulations belliqueuses du voisin nordiste dont on avait appris à s’accommoder des quelques essais balistiques ou nucléaires comme autant de nuisances ennuyeuses mais sans conséquences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran dans le viseur depuis 1994</h2>



<p>Les Etats Unis et Israël avaient déjà l’Iran dans le viseur depuis 1994 lorsque les Iraniens avaient tenté de se fournir en missiles sur le marché ex soviétique après l’implosion de l’Union Soviétique, puis essayé une collaboration dans les domaines balistique et nucléaire avec la Corée du Nord qui avait finalement tourné court.</p>



<p>En fait, l’Etat sioniste depuis cette époque, grâce à ses puissants relais américains, en utilisant comme relais un soi-disant Conseil de la résistance iranienne pourtant investi par une organisation labellisée terroriste par le Département d’Etat , Mujahedin Khalq, n’a cessé d’attirer l’attention sur les dangers selon lui représentés par le programme nucléaire iranien visant à développer la bombe atomique, particulièrement lorsque l’administration américaine a commencé en 2002 à préparer son opinion publique à une prochaine campagne militaire contre l’Irak de Saddam Hussein.</p>



<p>En fait, les Israéliens étaient parfaitement conscients que l’Irak ne représentait plus aucune menace militaire crédible, mais les gesticulations guerrières de leur puissant allié dans l’après 11-Septembre et la frénésie de la guerre mondiale contre le terrorisme concordaient avec leurs desseins, non seulement d’interrompre le programme nucléaire iranien, mais aussi et surtout d’abattre le régime des Mollahs. Et à ce titre l’invasion de l’Irak en 2003 et la chute de Saddam Hussein avaient constitué le précédent nécessaire, par l’usage d’une campagne de désinformation aussi massive que les armes de destruction en servant de prétexte et finalement demeurées introuvables.</p>



<p>Or depuis l’occupation de ce pays, il apparaissait que le régime iranien voisin de l’Irak constituerait inévitablement la prochaine cible du bellicisme américain. D’autant que l’Iran, signataire du traité de non-prolifération nucléaire, commençait sur la question de l’enrichissement de son uranium à avoir maille à partir avec les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), aiguillonnés par l’administration américaine et son bouillant représentant à l’Onu, le néo-conservateur John Bolton, auteur de la fameuse étude dite <em>‘‘American New Century’’</em>.</p>



<p>L’Iran avait accepté de se soumettre aux inspections de l’AIEA parce que la Troïka européenne composée de la France, la Grande-Bretagne, et l’Allemagne, lui avaient reconnu par la déclaration de Téhéran le droit à disposer du nucléaire, conformément aux lois internationales qui n’excluaient pas l’enrichissement du combustible. Néanmoins, ils en avaient demandé l’arrêt, étant susceptible de conduire à la production de la bombe atomique, en assurant qu’en échange ils collaboreraient au programme nucléaire iranien, qu’ils établiraient avec le pays des relations commerciales sans restriction, tout en facilitant son adhésion à l’Organisation internationale du commerce (OIC).</p>



<p>Mais c’était compter sans la détermination américano-israélienne de torpiller tout effort de conciliation, d’abord en niant les droits&nbsp;de l’Iran, en prenant comme prétexte l’existence d’un programme nucléaire secret dont l’AIEA n’aurait pas connaissance, avec pour preuves les traces d’uranium fortement enrichi détectés par les inspecteurs ainsi que la disparition d’un kilo et demi de combustible.</p>



<p>Le tandem américano-israélien exigeait de l’AIEA le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’Onu afin que ce dernier prenne les mesures de rétorsion nécessaires, pouvant aller comme dans le cas de l’Irak à l’intervention militaire.</p>



<p>Or pour l’Agence l’Iran avait certes tenté de dissimuler certains aspects de son programme, mais rien dans le droit international ne lui faisait obligation de se soumettre aux inspections auxquelles d’une manière générale il avait collaboré sans jamais renoncer à la possibilité d’y mettre fin.</p>



<p>Néanmoins ce que demandaient les Américains c’était d’apporter la preuve que l’Iran n’était pas en train d’acquérir l’arme nucléaire, et naturellement l’Agence n’était pas en mesure de le faire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un climat de défiance générale</h2>



<p>En fait, il est apparu que l’intransigeance américano-israélienne sur le nucléaire avait pour objectif d’instaurer le climat de défiance générale qui conduirait comme dans le cas précédent à l’intervention militaire et au remplacement du régime iranien par un autre, soumis et prooccidental ; au nom de la libération du peuple de ses oppresseurs.</p>



<p>Cependant ce plan de déstabilisation fut mis à mal par les difficultés rencontrées par les occupations en Irak et en Afghanistan, devenues rapidement impopulaires en Amérique même et occasionnant des pertes humaines et matérielles exorbitantes.</p>



<p>Dans ces conditions il est apparu que la campagne envisagée contre le troisième élément de l’axe du mal était au-dessus des forces à la disposition d’une administration aussi belliciste que celle de Bush fils.</p>



<p>Néanmoins la résistance en Irak fut portée au passif du régime iranien qui en fut tenu pour responsable, tout comme il le fut lorsque le Hezbollah s’opposa victorieusement à l’invasion israélienne, d’abord en obligeant les envahisseurs à évacuer le sud Liban après 18 ans d’occupation en 2000, ensuite en les empêchant de le réoccuper en 2006 lors de la guerre des 33 jours.</p>



<p>C’est ainsi que l’Iran, en plus du contentieux sur le nucléaire fut dès lors considéré par le Lobby sioniste et ses alliés néoconservateurs américains comme la tête de tous les mouvements de résistance contre l’occupation américano-sioniste, dans les différents pays occupés, qu’il conviendrait d’écraser préalablement pour établir le nouveau Moyen-Orient sous pavillon israélien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le monde vers l’abime</h2>



<p>Le livre s’est conclu sur la nécessité pour l’Amérique de dissocier ses intérêts de ceux d’Israël et de mettre un terme à l’influence néfaste du lobby pro-israélien sur la politique américaine.</p>



<p>Cependant, c’est en tenant compte de l’importance de l’Iran que le président Obama préféra en 2015, en collaborant avec les Européens, résoudre la question du nucléaire dans ce pays par le Plan d’action globale conjoint, un contrôle international en échange d’une levée progressive des sanctions économiques, en dépit des véhémentes protestations de Netanyahou. Ce à quoi Obama aurait répondu&nbsp;; <em>«si on ne le fait pas ce sera la guerre et les missiles iraniens pleuvront sur Israël»</em>.</p>



<p>Le premier ministre israélien eut le dernier mot lorsque Donald Trump se retira de l’accord conclu par son prédécesseur en aggravant les sanctions internationales. Et il finit par l’entraîner dans une guerre qu’aucun intérêt américain ne justifiait.</p>



<p>Nous en sommes actuellement à une trêve de cinq jours dont rien ne dit qu’elle sera définitive et à de nouvelles négociations. Lorsqu’on a vu la tournure prise par les précédentes, on ne peut pas être très optimistes.</p>



<p>Le président américain aurait-il pris la mesure des dégâts causés à l’économie de son propre pays par la hausse vertigineuse des prix des hydrocarbures consécutive à la fermeture du Détroit d’Ormuz ? Même le bombardement de la centrale nucléaire de Dimona ne semble pas avoir mis fin à la folie meurtrière d’un premier ministre israélien probablement en proie à un syndrome de Massada évolué. Jusqu’à quand une poignée de sionistes criminels auront ils toute latitude de conduire le monde vers l’abime ? </p>



<p><strong><em>‘‘Target Iran: The Truth About the White House&rsquo;s Plans for Regime Change’’, de Scott Ritter, Nation Books, 12 septembre 2006, 316 pages.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S0rD40bZSt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/">‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/embed/#?secret=U2efW1iRD4#?secret=S0rD40bZSt" data-secret="S0rD40bZSt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Guerre du Golfe &#124; Le supplice chinois de Trump</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/guerre-du-golfe-le-supplice-chinois-de-trump/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 07:15:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Et si la guerre en Iran était un plan états-unien sacrifiant l’Ukraine, affaiblissant l’Europe et soumettant le Moyen-Orient à la guerre</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/guerre-du-golfe-le-supplice-chinois-de-trump/">Guerre du Golfe | Le supplice chinois de Trump</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Et si la guerre actuelle en Iran était un plan mûrement établi par les stratèges états-uniens sacrifiant l’Ukraine, livrant l’Europe à la dépendance du gaz russe, et soumettant tous les Etats pétroliers du Moyen-Orient aux saccages de la guerre, avec en perspective un gigantesque marché de reconstruction dont les entreprises américaines seraient bien évidemment les premières&nbsp;à bénéficier.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-18480709"></span>



<p>On n’en est plus à une mystification près. Le plus étonnant dans la mort annoncée puis démentie du premier ministre sioniste , ce n’est pas les six doigts de la main dont l’a doté la cyberguerre, mais plutôt la manière avec laquelle il est apparu sur les télévisions occidentales, et sans doute israéliennes, en train de siroter un café dans un lieu inconnu en s’exprimant en hébreu pour dire qu’il <em>«mourait d’envie»</em> de prendre un café, montrant à la caméra ses cinq doigts, et, avec un regard complice et un geste suggestif signifiant la raclée, qu’il était pressé parce qu’il devait s’occuper de choses en cours en Iran et au Liban.</p>



<p>Pas de journalistes, pas d’interview, pas d’accompagnant. En fait, personne ne pourra témoigner l’avoir vu. Et cette apparition pose donc problème pour ce qu’elle a été : plutôt fantomatique !&nbsp;</p>



<p>Les dirigeants iraniens, eux, ont été plus courageux ; avec l&rsquo;aviation ennemie vrombissant au-dessus de leurs têtes et les caméras de Téhéran investies par les hackers de la CIA et du Mossad, ils ont osé descendre dans la rue à la rencontre de citoyens subissant stoïquement des bombardements terroristes. On peut dire qu’ils se sont plus conformés à l’image du chef de guerre du XX<sup>e</sup> siècle établie par Winston Churchill durant les bombardements nazis de Londres, que ne l’a fait le dirigeant sioniste qui s’en est toujours prétendu l’admirateur et le disciple.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mort en cache souvent un autre</h2>



<p>Pourtant, si la rumeur de sa mort a dépassé le niveau du vraisemblable pour atteindre celui du probable, c’est que la réalité de la guerre en Israël aujourd’hui ne soustrait aucun habitant du pays à ses dangers. C’est donc peut être ce qu’on a voulu signifier au sioniste moyen imbu de ses préjugés racistes islamophobes et de son inébranlable conviction en une hypothétique supériorité juive le plaçant au-dessus de tout jugement humain quand il s’agit d’assassiner des Arabes : que son premier ministre n’étant pas plus à l’abri que lui, il n’aurait qu’à se terrer dans son abri en espérant que les missiles iraniens qui pleuvent dru malgré le <em>«dôme de fer»</em> rouillé censé le protéger ne lui tombent pas sur la tête. Il reste que Netanyahu, s’il s’agit bien de lui, aurait pu être à Londres, Paris, Berlin, ou Washington, ou bien encore sur l’un des porte-avions&nbsp;américains croisant en Méditerranée.</p>



<p>Ayant rempli sa mission, celle de mener un président américain sur le sentier de la guerre pour la défense des intérêts israéliens, sa présence n’est plus indispensable, la conduite de la guerre incombant aux généraux.</p>



<p>Cependant, si l’on s’en réfère aux déclarations attribuées à Scott Ritter, l’ancien espion des marines devenu inspecteur des Nations Unies en Irak puis opposant résolu et déclaré après les mensonges de Bush Fils et Tony Blair sur les armes irakiennes, ce n’est pas Netanyahu mais son frère qui serait mort, ainsi que le monstrueux et abject ministre judéo-nazi Ben Gvir. Or de ces deux derniers, il n’y a encore aucune nouvelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Saignée interminable au Moyen-Orient</h2>



<p>On peut bien sûr légitimement se demander dans quelle perspective s’insèrent les déclarations les plus crédibles sur cette guerre, celles d’anciens militaires et diplomates américains, qui disposent donc des sources nécessaires pour en avoir une idée précise sur le terrain, de laquelle ils brossent d’ailleurs des tableaux qui pour être vagues n’en sont pas moins globalement plausibles. Il est difficile de penser qu’ils agissent contre les intérêts de leur pays, même en ayant à sa tête une administration aussi controversée que l’actuelle. Et on a vu de quel bois l’administration américaine se chauffait quand il s’agissait de renseignements confidentiels divulgués au public. Le cas Julian Assanges est là pour le confirmer.</p>



<p>Si donc, on considère que le rôle de ces analystes serait dans une certaine mesure de nous dérouter, on peut considérer que l’intérêt des stratèges du Pentagone serait de faire passer pour les lubies d’un Président à moitié fou ou en butte à un chantage -il en a vu pourtant d’autres- un plan mûrement établi sacrifiant l’Ukraine, livrant l’Europe à la dépendance du gaz russe, et soumettant tous les Etats pétroliers du Moyen-Orient aux saccages de la guerre, avec en perspective un gigantesque marché de reconstruction dont les entreprises américaines seraient bien évidemment les premières&nbsp;à bénéficier.</p>



<p>Ce qui rend la perspective de la folie affleurant&nbsp;la méthode probable, c’est que les stratèges américains ont bien pris soin de régler&nbsp;la question du Venezuela avant de se lancer dans leur guerre du Golfe Persique.</p>



<p>Dans ces conditions, le supplice chinois de Trump serait-il une saignée interminable au Moyen-Orient, en occultant une autre, prochaine,&nbsp;à Taiwan ?</p>



<p>Il faudrait pour cela que l’armée chinoise dispose d’un accès illimité au carburant nécessaire à la guerre, dont Trump s’attache méthodiquement à réquisitionner les robinets. Mais le jeu en vaudrait la chandelle puisque l’île contrôle 90% du marché mondial des&nbsp;microprocesseurs. Le monde n’est décidément pas au bout de ses (mauvaises) surprises.</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique. &nbsp;&nbsp;</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UZjqVw8QA0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/un-homme-daffaires-des-emirats-nous-ne-servirons-pas-de-chair-a-canon-dans-les-guerres-dautrui/">Un homme d’affaires des Emirats | «Nous ne servirons pas de chair à canon dans les guerres d’autrui»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un homme d’affaires des Emirats | «Nous ne servirons pas de chair à canon dans les guerres d’autrui» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/un-homme-daffaires-des-emirats-nous-ne-servirons-pas-de-chair-a-canon-dans-les-guerres-dautrui/embed/#?secret=aJGaK6c8Bi#?secret=UZjqVw8QA0" data-secret="UZjqVw8QA0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ &#124; Des présidents américains qui se ressemblent</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 06:36:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Saddam Hussein]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Etats Unis dirigent les affaires du pétrole dans le monde, en dehors de leurs frontières  et des contraintes du droit international. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/">‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Il est inévitable que les Etats Unis dirigent les affaires du pétrole dans le monde, même en dehors des limites de leur souveraineté territoriale ou des contraintes du droit international», écrivait Georges S Walden , Pdg de Socony Vacuum en 1945.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>* &nbsp;&nbsp;</p>



<span id="more-18445188"></span>



<p>La guerre actuelle en Iran semble émerger d’un scénario catastrophe lié aux prestations d’un président américain que son incompétence et son arrogance auraient malencontreusement conduit sur le sentier de la guerre, cornaqué par un premier ministre israélien aussi retors et cynique que piétinant allègrement le droit international.</p>



<p>Pourtant le déroulement actuel du conflit n’est pas sans évoquer un célèbre précédent, celui de la guerre du Golfe débutée avec l’invasion du Koweït en 1991 par l’armée de Saddam Hussein à la suite d’un double différend, frontalier et sur les quotas de production pétrolière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Invasion suite à un différend pétrolier</h2>



<p>On fera abstraction du rôle du président égyptien Moubarak torpillant pour le compte de son parrain américain toute possibilité de solution pacifique. Ou bien celui du président français Mitterrand induisant en erreur les Irakiens sur les intentions américaines ; avaient-ils besoin de le croire alors qu’il était membre de la coalition internationale ?</p>



<p>La guerre selon l’auteur était évitable et Saddam Hussein était prêt à évacuer le Koweït. Mais l’administration américaine en a décidé autrement. La bataille s’était conclue début 1992 à l’issue d’une campagne aérienne massive de cinq semaines par la destruction de l’infrastructure civile, militaire, industrielle, de l’Irak, et l’armée irakienne avait subi des pertes importantes avant d’être finalement encerclée par les troupes de la coalition internationale menée par les Etats Unis d’Amérique, regroupant nombre de pays arabes, et agissant sous l’égide du Conseil de sécurité de l’Onu.</p>



<p>Néanmoins les irakiens avaient épargné suffisamment de forces pour écraser le soulèvement chiite du sud avec l’accord tacite des vainqueurs qui avant de se retirer avaient décrété une zone d’exclusion aérienne au nord instaurant un véritable réduit protégeant les milices kurdes révoltées contre le pouvoir de Bagdad. Et la Turquie plutôt frileuse quand il s’agit de Kurdes n’avait pas bronché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Invasion à la recherche d’armes imaginaires</h2>



<p>Saddam Hussein sera pris et exécuté après l’invasion et l’occupation de son pays en 2003 par les forces américaines et britanniques, survenues à l’issue de 12 années d’embargo ayant occasionné plus de morts infantiles que la guerre. N’étant pas mandatée par l’Onu, cette invasion à la recherche d’armes imaginaires dans le contexte de l’hystérie antiterroriste post-11 septembre 2001, avait été qualifiée d’illégale, et nombreux avaient été ceux qui&nbsp;avaient pensé que le président Bush Fils avait fait le travail pour Israël. On sait ce qu’il est advenu de l’occupation américaine.&nbsp;Il est néanmoins important de noter que le président Bush Père agissant dans le contexte de la libération du Koweït et du mandat de l’Onu en 1991 n(avait pas hésité à ordonner l’assassinat du président irakien, et seule la chance avait épargné à ce dernier de mourir sous les bombes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le démembrement programmé de l’Iran</h2>



<p>Prétendre que l’administration américaine actuelle serait moins respectueuse du droit international, ou plus soumise au diktat du lobby sioniste que ses devancières, est d’autant plus démenti par les faits que la campagne actuelle contre l’Iran semble se dérouler selon le scénario irakien de 1991, avec la destruction du pays, et son démembrement programmé.</p>



<p>Il reste à savoir si l’Etat iranien qui en plus d’un relief propice à la résistance dispose de bien plus de moyens militaires et humains, sera capable d’imposer aux agresseurs une solution politique sauvegardant ses intérêts vitaux.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’, de Mohamed Heikal, éd. Flamingo, 400 pages, 8 février 1993.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>L’assassinat de Khamenei, un jour d’infamie qui aura des conséquences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 06:53:23 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre actuelle contre l’Iran menée par Trump à l'instigation de Netanyahu, réalise d’autres objectifs que ceux proclamés par ses auteurs. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/lassassinat-de-khamenei-un-jour-dinfamie-qui-aura-des-consequences/">L’assassinat de Khamenei, un jour d’infamie qui aura des conséquences</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La guerre américaine actuelle contre l’Iran décidée sans consultation du Congrès, à l&rsquo;instigation de Netanyahu, réalise d’autres&nbsp;objectifs que ceux proclamés par ses auteurs, en particulier l’interdiction de tout approvisionnement chinois en pétrole dans le Golfe hors de tout contrôle américain, ainsi que le renforcement de la supériorité militaire d’Israël sur les pays de la région, à même de lui permettre d’annexer sans opposition notable&nbsp;les territoires arabes de l&rsquo;Euphrate au Nil ainsi que le dit la Bible, selon ses seuls intérêts et besoins, en s’assurant les conditions économiques adéquates à son développement au détriment des peuples de la région.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-18430050"></span>



<p>Les férus de la seconde guerre mondiale se souviendront du célèbre passage du discours du Président Roosevelt, qualifiant le 7 décembre 1941, date de l’attaque japonaise contre Pearl Harbour, de <em>«jour d’infamie»</em>.</p>



<p>En effet des discussions avaient lieu entre des représentants des deux nations au moment où l’attaque s’était produite. Les Iraniens et les Américains s’étaient séparés à l’issue de discussions difficiles sans conclure, et pourtant ces derniers&nbsp;n’ont pas hésité à déclencher les hostilités, en arguant d’une<em> «fenêtre d&rsquo;opportunité»</em>.&nbsp;</p>



<p>Il y a des normes dans les relations internationales que l’on pensait définitivement établies. Depuis la paix de Westphalie de 1648,&nbsp;les rapports entre États obéissent à certaines règles dans le but d’éviter les conflits armés, et lorsqu’ils sont inévitables, d’atténuer les horreurs semblables à celles dont la Guerre de Trente Ans a été le théâtre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le droit international ignoré par les puissants</h2>



<p>Ainsi un protocole a été établi visant à épargner l’intégrité physique des rois, afin que les réalités issues des conflits armés qui sont l’exception se traduisent&nbsp;par des accords perpétuant la paix. Ce ne fut pas là une nouveauté.</p>



<p>Si on en revient aux guerres féodales en Europe, les seigneurs et les rois, faits prisonniers, étaient épargnés puis libérés contre rançons conséquentes.</p>



<p>Or depuis le génocide de Gaza perpétré par l’armée israélienne utilisant les armes américaines les plus sophistiquées, ces normes que l’on qualifie depuis la création de l’Onu de droit international sont ignorées non par les instances chargées de les établir et de les contrôler, mais par les belligérants les plus puissants.</p>



<p>Il y a eu l’enlèvement du président vénézuélien en exercice par l’armée américaine agissant sous les ordres du président Trump.</p>



<p>On se souvient qu’en juin dernier à l’issue de la guerre des 12 jours menée par Israël contre l’Iran, l’armée américaine avait effectué un bombardement massif sur les installations nucléaires de Ferdaous et Natanz alors que des discussions se poursuivaient pour obtenir l’abandon du programme iranien d’enrichissement de l’uranium.</p>



<p>Il y a trois jours une opération militaire américaine de grande envergure a débuté par l’assassinat des plus hauts dirigeants iraniens, et particulièrement Ali Khameneï, l’autorité ultime de l’Etat dans son pays, dans un bombardement massif de son domicile où pas moins de trente bombes de grande puissance ont été utilisées. Qu’ils aient été qualifiés de <em>«clique de voyous»</em> par le commanditaire de leur exécution importe peu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vengeur tombé de la Bible</h2>



<p>Le fait notable est la mort de l’ancien président Ahmadinejad dans les mêmes circonstances à son domicile dans un bombardement. Il était devenu la bête noire des sionistes lorsqu’il avait appelé à la destruction de l&rsquo;État d’Israël.</p>



<p>Ainsi et dans une guerre du XXI<sup>e</sup>&nbsp;siècle menée grâce à la collaboration d’Amazon, Google, Elon&nbsp;Musk et l’intelligence artificielle, Netanyahu s’adjugeait-il l’aura d’un vengeur tombé de la Bible. Or le droit divin ne s’accorde que peu avec les conventions de Genève protégeant les populations civiles contre les méfaits de la guerre, en particulier lorsqu’il s’agit d’usurpation de territoire et de nettoyage ethnique. Et on peut donc comprendre l’insistance du Président Trump à créer ce fameux Conseil de la Paix réservé aux milliardaires, et à liquider les instances internationales issues de l’Onu qui ont inculpé son sbire et mentor de génocide.</p>



<p>Dans ces conditions il paraît douteux qu’il y eût eu préalablement à cela une quelconque volonté de résoudre pacifiquement le conflit.</p>



<p>Il faut en effet noter que les discussions engagées pour obtenir la dénucléarisation de l’Iran avaient abouti à des concessions substantielles par ce pays. Elles auraient donc pu se poursuivre pour en obtenir davantage. Mais selon de nombreux commentateurs, la guerre avait déjà été décidée depuis le 29 janvier dernier, date de la visite effectuée par Netanyahu à Mar-a-Lago, lieu de résidence de Donald Trump.</p>



<p>Il faut donc convenir que tout cela n’avait été qu’une mise en scène destinée à permettre à l’armée américaine de parfaire ses préparatifs. Une fois&nbsp;achevés, la mise en branle de la machine de&nbsp;guerre devenait inévitable.</p>



<p>Il est inutile de rappeler toutes les péripéties qui ont jalonné le cours des relations irano-américaines, en 1953 avec le renversement de Mossadegh, ou depuis 1979, date de la révolution islamique,&nbsp;la prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran, la mort des 250 marines dans une attaque suicide à Beyrouth en 1983, en passant par le soutien américain apporté à Saddam Hussein pour envahir l’Iran durant une guerre de huit ans.</p>



<p>Néanmoins, lorsque ses ambitions nucléaires eurent été avérées, ce pays a été soumis à un embargo international visant à asphyxier son économie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De fausses négociations pour préparer une vraie agression</h2>



<p>Le Plan d’action global commun&nbsp;établi sur un programme nucléaire contrôlé par les inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique en 2015 et avalisé par le président Obama, dont on pensait qu’il marquerait la fin du contentieux, a été dénoncé par son successeur Trump immédiatement après son élection, à l’instigation du premier ministre israélien Netanyahu. L’embargo contre l’Iran a donc été renforcé. Jusqu’à ce que l’annonce par Netanyahu du projet de normalisation politique avec l’Arabie Saoudite et du programme de corridor économique depuis les rives de l’Océan Indien jusqu’à&nbsp;Israël, à travers la péninsule arabique, les Emirats arabes unis et la Jordanie, constitue le facteur décisif&nbsp;à l’origine du 7 octobre 2023, et de l’irruption du Hamas, du Hezbollah, et des Houthis du Yémen, sur le théâtre des opérations.</p>



<p>Le programme envisagé ferait&nbsp;d’Israël la plaque tournante économique et financière du Moyen Orient au même titre que Singapour en Asie, tout en marginalisant le Canal de Suez et le détroit d’Ormuz, une perspective&nbsp;que nul régime politique en Iran ne peut accepter, pour ne pas&nbsp;dire l’un quelconque déjà soumis à un embargo sévère et ayant d’autant plus de raisons de miser sur l’énergie nucléaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On n’en finira pas de sitôt avec la question iranienne</h2>



<p>La question iranienne peut donc être momentanément écrasée sous les bombes, mais elle n’en continuera pas moins à l’avenir à se poser avec acuité, même après le départ des mollahs. Il ne faut pas oublier que l’ambition du Shah d&rsquo;Iran était déjà de doter son pays de la technologie nucléaire et on peut se demander si cela n’avait pas été la véritable raison&nbsp;pour laquelle il avait été délaissé par ses parrains américains.</p>



<p>D’autre part, la question de la légitimité de l’usage de la violence par les grandes puissances, en dehors des lois internationales, reste posée. Le gouvernement israélien renvoie l’origine de la guerre au 7 octobre et à la pluie de missiles qui s’est abattue sur son territoire depuis Gaza, le Sud Liban, et le Yémen.</p>



<p>En réalité, sa&nbsp;gestion génocidaire de la guerre à Gaza n’a eu dès&nbsp;le départ qu’un but, créer les conditions politiques et militaires adéquates nécessitant l’intervention américaine pour frapper l’Iran et abattre son régime. Or, des raisons propres, l’Amérique en avait: l’&rsquo;interdiction aux Chinois de l’accès au pétrole iranien; le rétablissement de son prestige, terni par son incapacité à assurer la liberté de navigation à l’entrée de la mer Rouge, sérieusement entravée par les Houthis; le solde définitif des comptes avec ceux jugés responsables de la prise d’otage de l’ambassade en 1979, des enlèvements et des attentats de Beyrouth dans les années 80 qui constituaient pourtant des réponses à l’invasion israélienne du Liban et à la destruction de Beyrouth en 1982.</p>



<p>De tout ceci on peut conclure plusieurs choses. La guerre américaine actuelle décidée sans consultation du Congrès, à l&rsquo;instigation de Netanyahu, réalise d’autres&nbsp;objectifs que ceux proclamés par ses auteurs, en particulier l’interdiction de tout approvisionnement chinois en pétrole dans le Golfe hors de tout contrôle américain, ainsi que le renforcement de la supériorité militaire d’Israël sur les pays de la région, à même de lui permettre d’annexer sans opposition notable&nbsp;les territoires arabes de l&rsquo;Euphrate au Nil ainsi que le dit la Bible, selon ses seuls intérêts et besoins, en s’assurant les conditions économiques adéquates à son développement au détriment des peuples de la région. Que le colonialisme israélien et l’impérialisme américain aient trouvé là une occasion&nbsp;de plus de réaliser leurs objectifs ne peut être nié.</p>



<p>Cependant, les liquidations bibliques des dirigeants et des présidents risquent&nbsp;de ne pas s’avérer suffisantes au Moyen-Orient ou ailleurs pour dissuader les peuples de lutter pour recouvrer leurs droits nationaux et s’assurer les moyens de défendre leurs pays contre les agresseurs. Et l’intelligence artificielle est une arme à double tranchant. Si le président américain et le Premier ministre israélien forts d’une supériorité technologique qui ne peut être qu’éphémère, continuent d’assassiner ainsi leurs ennemis, il faut s’attendre à ce qu’un jour ou l’autre, ils soient eux-mêmes liquidés. Cela s’était déjà produit à Dallas en novembre 1963. L’Amérique continuera sans doute à mener des guerres d’agression. Mais si les peuples de la terre n’ont plus foi en sa parole, comment pourra-t-elle s’assurer sans s’épuiser les collaborations nécessaires à sa paix et à sa sécurité ?&nbsp; &nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w6DJhZmPMN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/du-nil-a-leuphrate-lamerique-israel-et-les-etats-du-golfe-contre-liran/">Du Nil à l’Euphrate | L’Amérique, Israël et les Etats du Golfe contre l’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Du Nil à l’Euphrate | L’Amérique, Israël et les Etats du Golfe contre l’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/du-nil-a-leuphrate-lamerique-israel-et-les-etats-du-golfe-contre-liran/embed/#?secret=QSlMXlBnzF#?secret=w6DJhZmPMN" data-secret="w6DJhZmPMN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Du Nil à l’Euphrate &#124; L’Amérique, Israël et les Etats du Golfe contre l’Iran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 07:38:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[Pakistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre contre les musulmans depuis la déclaration Balfour en 1917 se poursuit avec l’attaque israélo-américaine contre l’Iran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/du-nil-a-leuphrate-lamerique-israel-et-les-etats-du-golfe-contre-liran/">Du Nil à l’Euphrate | L’Amérique, Israël et les Etats du Golfe contre l’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La guerre menée contre les pays musulmans depuis la déclaration Balfour en 1917 a connu un nouveau développement avec l’attaque aérienne américaine contre l’Iran, soutenue semble-t-il par l’aviation israélienne opérant on peut le supposer beaucoup plus dans le registre politique que véritablement militaire.</em></strong> <em>(Ph. Le Proche et Moyen-Orient sur un volcan israélo-américain). </em>  </p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-18421172"></span>



<p>Sauver les apparences s’avère dans le contexte essentiel, en mettant en exergue la participation de l’Etat sioniste, désormais ouvertement accusé par de nombreux Américains de faire assumer son sale boulot à leur pays.</p>



<p>En effet, que peut apporter l’armée sioniste à l&rsquo;armada américaine ?</p>



<p>Tout cela était attendu. La mise en scène a suivi un scénario comparable à ce qui s’était passé lors de la seconde guerre du Golfe en 1991. Diabolisation de la cible, menaces y compris nucléaires, puis déclenchement de l’agression au moment propice après des discussions purement formelles servant à donner le change.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;alliance de fondamentalismes</h2>



<p>Les ripostes iraniennes contre les bases américaines ont déjà été condamnées par l’Arabie Saoudite et les pays du Golfe les abritant qui les ont considérées comme attentatoires à leur souveraineté.</p>



<p>On peut en déduire que les États du Golfe sont partie prenante dans le conflit, et que, connaissant le Président Trump, ils en assument le coût financier.</p>



<p>La seule grande surprise aura été le déclenchement de la guerre entre le Pakistan et l’Afghanistan un ou deux jours avant l’attaque américaine. Il s’est avéré que le régime moyenâgeux et en faillite des Talibans était capable d’envoyer des drones contre ses adversaires, et s’il est encore trop tôt pour en déterminer l’origine, l’implication de l’Inde est très probable. Il s’agirait là de l’alliance contre nature de deux fondamentalismes, le musulman et le hindou. </p>



<p>Hasard ou pas, quelques jours avant, le Premier ministre indien Modi, le boucher du Gujarat, dont l’islamophobie n’est plus à démontrer, s’était en effet rendu en visite&nbsp;officielle en Israël.&nbsp;</p>



<p>Si on considère que le Pakistan constitue le lieu de transit de la <em>«Road and Belt»</em> qui par voie terrestre relie le Xinjiang à la mer d’Oman et au port de Gwadar, le conflit pakistano-afghan s’insère alors parfaitement dans une logique visant à en interdire l’accès à la Chine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Pakistan, prochain sur la liste ?</h2>



<p>Le lien est donc désormais bien établi entre le Golfe arabo-persique&nbsp;et l’encerclement du colosse chinois à partir de l’Afghanistan.</p>



<p>L’État iranien privé de ses infrastructures essentielles et de ses voies de communications résistera-t-il&nbsp;?</p>



<p>L’objectif clairement défini par les agresseurs est la chute du régime. Cela dépendra aussi beaucoup du peuple iranien, dont le patriotisme n’est plus à&nbsp;démontrer.&nbsp;Mais si l’Iran tombe, il est à parier que le prochain sur la liste sera le Pakistan, puissance nucléaire dont la destruction servira autant les intérêts des sionistes que des fanatiques hindous.&nbsp;</p>



<p>Quant à la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Egypte, elles n’ont qu’à bien se tenir&nbsp;! &nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KK8SkxPirJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/liran-confirme-le-deces-de-khamenei-et-entame-la-transition/">L’Iran confirme le décès de Khamenei et entame la transition</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran confirme le décès de Khamenei et entame la transition » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/liran-confirme-le-deces-de-khamenei-et-entame-la-transition/embed/#?secret=WKeHosMsCN#?secret=KK8SkxPirJ" data-secret="KK8SkxPirJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/du-nil-a-leuphrate-lamerique-israel-et-les-etats-du-golfe-contre-liran/">Du Nil à l’Euphrate | L’Amérique, Israël et les Etats du Golfe contre l’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/la-quatrieme-guerre-du-golfe-cest-deja-demain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 08:12:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Gvir]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Etats-Unis bombarderont l’Iran à l'instigation de ses maîtres Israéliens (et quasi nazis) Netanyahu, Smotrich et Ben Gvir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/la-quatrieme-guerre-du-golfe-cest-deja-demain/">La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Etats-Unis bombarderont-ils l’Iran? A écouter sur Google le Colonel Douglas Mc Gregor, retraité de l’armée US, ce serait inévitable. Selon lui le Président Trump serait cornaqué dans le brouillard de son ignorance, par une coalition du renseignement regroupant la CIA, le MI-6 et le Mossad, appuyant bien entendu les dires du faiseur de guerre en chef, le premier ministre israélien Netanyahu, et la coalition terroriste assurant sa survie politique, les quasi nazis Smotrich et Ben Gvir.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-18351761"></span>



<p>Ces affirmations pessimistes&nbsp;sont en grande partie appuyées par d’anciens agents du renseignement américain, toujours sur Google. Mais on avait déjà eu tous ceux qui nous avaient parlé de reculade américaine, de protection chinoise ou russe concédée à l’Iran grâce à un matériel hyper sophistiqué,&nbsp;de gesticulation déplacée, comme Scott Ritter, l’ancien inspecteur de l’armement en Irak, qui avait affirmé que l’armada américaine était aussi inutilisable dans le Golfe qu’une Ferrari pour faire une course dans un parking souterrain.</p>



<p>Tout ceci semble donc faire partie d’une préparation psychologique et l’implication&nbsp;de la Chine et de la Russie,&nbsp;tout à fait hypothétique,&nbsp;n’aurait d’autre but que de donner de la consistance à la menace.</p>



<p>La première possède déjà au Pakistan une fenêtre sur la mer d’Oman et c’est à Taiwan qu’elle choisirait de toute évidence pour affronter l’ogre américain.</p>



<p>La seconde a d’autres chats à fouetter&nbsp;et on peut se demander si un nouveau&nbsp;Yalta n’a pas eu lieu Ukraine&nbsp;contre Golfe. Et si on considère que d’anciens militaires ou du renseignement américain ne peuvent&nbsp;en aucun cas nuire aux intérêts de leur gouvernement, étant astreints à des clauses le leur interdisent, force est de constater qu’on est en face d’un plan préétabli et en général, on prépare plus l’opinion mondiale à la guerre, et la meilleure manière est de la convaincre que toutes les voies vers la paix ont été épuisées.</p>



<p>Naturellement l’avènement des technologies de l’information et de la communication a ajouté&nbsp;un facteur inédit aux conflits armés au point de faire considérer le cyber espace comme un front au même titre que mer, terre, et air.</p>



<p>Néanmoins, la mobilisation de l’opinion publique occidentale contre l’Irak en 1990 avant même l’invasion du Koweït&nbsp;semble constituer à peu de choses près le modèle propagandiste suivi actuellement lors de la crise iranienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran aujourd’hui comme hier l’Irak</h2>



<p>L’Irak sortait d’une guerre de neuf ans, endetté avec une armée suréquipée et escomptant&nbsp;sur sa production d’hydrocarbures pour se renflouer. Il trainait surtout la réputation d’avoir utilisé des armes chimiques contre sa propre population. Qui plus est l’Irak avait vu sa centrale nucléaire en chantier Osirak détruite en 1981 par l’aviation israélienne avant même sa mise en service. Naturellement son aventure au Koweït, fruit d’une provocation lui en concédant le feu vert, l’avait amené là où les néo-conservateurs et les sionistes américains avaient voulu qu’il se situât, sans aucune possibilité de recul puisque les Etats arabes s’étaient soumis au diktat de Washington.</p>



<p>Durant 4 mois, les Américains avaient concentré en Arabie Saoudite les troupes et la logistique nécessaires un objectif proclamé, la libération du Koweït, et un autre non avoué, l’affaiblissement définitif et la mise sous tutelle de l’Irak.</p>



<p>Mais face aux réticences de l’opinion publique américaine, pour qui ce conflit qui s’annonçait avait un fort relent de pétrole et servait Israël, le président Bush père étant lui-même un pétrolier, avait accepté d’engager <em>«les discussions de la dernière chance»</em> pour sauver la paix&nbsp;et avait envoyé négocier son secrétaire aux Affaires étrangères James Baker négocier avec son homologue irakien Tarek Aziz.</p>



<p>Ayant déjà décidé de la guerre, le président Bush voulait apparaître comme un homme de paix en sachant&nbsp;pertinemment que Saddam Hussein, le véritable responsable de la guerre, nul le contestera, en refuserait les conditions convenues par Washington et Tel Aviv.</p>



<p>Il semble que le cheminement actuel du conflit avec l’Iran obéisse à la même logique. Une véritable diabolisation du régime iranien accusé d’être responsable du massacre des féministes, puis de sa propre population, a eu lieu. On avait parlé de chute imminente du régime ainsi qu’on l’avait fait après la guerre des 12 jours, mais, outre les destructions sévères en Israël causées par les missiles hypersoniques,&nbsp;les bombardiers américains avaient échoué à mettre un terme au programme nucléaire iranien malgré la destruction de quelques installations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump otage du lobby sioniste</h2>



<p>Actuellement depuis quelques semaines , et sous réserve d’images ou d’informations virtuelles, la flotte américaine se concentre à l’entrée du golfe Persique avec la menace explicite brandie par le Président Trump, de destructions sans précédent en Iran dans le cas où&nbsp; le pays ne se soumettrait pas au diktat américano-sioniste: désarmement, fin du programme nucléaire et&nbsp;balistique, mise sous tutelle de la production d’hydrocarbures, et en prime pour Tel Aviv, chute du régime et rétablissement du Shah Pahlavi ou à tout le moins une structure confédérale lâche de type syrien, libanais, ou irakien, rendant dans les faits &nbsp;plusieurs régions clés du pays quasiment indépendantes.</p>



<p>Tout ceci arrive à un moment où le Président Trump, qui n’est ni Bush père ni Reagan ni Eisenhower ni Nixon pour avoir imposé leurs volontés à Tel Aviv, se trouve affaibli par le scandale Epstein éclaboussant le gotha américain et international, et vu les circonstances, il est douteux qu’il puisse, pour peu qu’il le veuille, s’opposer aux volontés d’un lobby sioniste dont il est déjà l’otage médiatique et judiciaire.</p>



<p>Face à cela, le renchérissement&nbsp;du prix du pétrole consécutif à une hypothétique fermeture du détroit d’Ormuz, à laquelle le retour sur le marché du pétrole vénézuélien pallie déjà préventivement, n’aura que peu d’effets.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le monde arabe déjà mort</h2>



<p>L’enjeu n’est en effet pas le nucléaire iranien, c’est l’érection d’Israël en tant que Singapour du Moyen-Orient, une plate-forme économique et financière par où transiterait tout le commerce de la région. Cette perspective aboutissant à la mise hors circuit du détroit d’Ormuz&nbsp;avait donné des sueurs froides aux stratèges iraniens et les avait engagés sur la voie de la guerre par le biais de leurs substituts de la région. Pendant ce temps, le monde arabe, enjeu du conflit, est déjà mort.&nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



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		<title>Venezuela &#124; L’enlèvement du couple Maduro, ou le retour du Gringo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 09:07:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Maduro]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Américains s’estiment chez eux en Amérique Latine au point d’en faire juger les dirigeants récalcitrants par leur propre justice.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On pensait que Trump bluffait dans l’affaire du Venezuela et que les Etats-Unis n’iraient&nbsp;pas jusqu’à intervenir militairement en dehors de l’embargo sur les exportations de pétrole et de quelques bateaux de pêcheurs ou de trafiquants de temps à autre bombardés et coulés pour les besoins de la cause. On se trompait.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-18199853"></span>



<p>Le moindre&nbsp;des paradoxes n’est pas de voir le président américain réduire son homologue venezuélien à affronter la même justice avec laquelle à la fin de son mandat il aura maille à partir. Ce qui importe c’est que la justice américaine dispose depuis quelques décennies et avec la complicité du Congrès Américain de l’arsenal législatif (Foreign Corrupt Practice Act) nécessaire pour juger, condamner, et détenir, tous ceux à travers le monde que l’administration américaine, ou les grands intérêts privés américains, considèrent comme étant susceptibles de leur nuire.</p>



<p>L’un des exemples les plus célèbres à ce sujet est la manière avec laquelle Général Electric s’était assuré le contrôle de la division ‘Energie’ du groupe français Alstom.&nbsp;Les Européens qui avaient les premiers le devoir de réagir contre cela se sont tus. Or depuis la mise en accusation d’Israël et de Benjamin Netanyahu par la Cour pénale internationale, le droit international a cessé d’être&nbsp;l’outil commode que la superpuissance américaine parfois soucieuse de s’assurer une caution universelle, utilise pour donner l’illusion d’un monde&nbsp;civilisé usant des rigueurs de la Loi contre les Etats ou les gouvernements parias.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le passé explique le présent et éclaire l’avenir</h2>



<p>Trujillo avait certes été assassiné en République Dominicaine en 1961.&nbsp;Diem l’a été au Sud Vietnam. Allende au Chili est mort&nbsp;lors d’un coup d’État militaire organisé par la CIA et cela s’est&nbsp;révélé politiquement coûteux. Saddam Hussein a été pris et livré à ses ennemis chiites. Kadhafi a été lynché de la manière que l’on sait par les milices islamistes soutenues par Sarkozy et Bernard-Henry Lévy. Bachar El Assad s’est enfui à Moscou pour échapper au sort semblable&nbsp;que Daech lui destinait.</p>



<p>Le précédent significatif par sa ressemblance avec l’enlèvement de Maduro est, cependant, celui de Noriega du Panama, un agent de la CIA qui avait fait&nbsp;assassiner son prédécesseur Torrijos avant de devenir président et d’être accusé d’être un trafiquant de drogue.&nbsp;Capturé à la fin des années 80 par l’armée américaine lors de l’invasion du Panama, il avait été jugé, condamné, et détenu aux Etats Unis.</p>



<p>L’administration américaine&nbsp;n’a pas agi différemment en s’emparant du président Maduro afin de s’assurer le contrôle de ce pays riche en pétrole. Le prétexte, le trafic de drogue et le terrorisme, importent peu; au Mexique, pays limitrophe par où transite la majeure partie de la drogue à destination des Etats-Unis et où les trafiquants circulent au grand jour et disposent d’une puissance de feu supérieure à la police qu’ils affrontent régulièrement dans des batailles rangées, Trump n’intervient pas.</p>



<p>En fait, la guerre contre l’Iran, le Hamas et le Hezbollah avait démontré la capacité des Israéliens disposant de la technologie américaine à frapper à la tête de leurs ennemis grâce à une évidente supériorité de ses moyens informatiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump alimente l’hostilité contre les Etats-Unis</h2>



<p>Nous sommes devant deux cas de figures. Le premier est que ce sont donc tous les dirigeants du monde qui peuvent, un jour, après une brève opération de police menée par les unités d’élite de l’armée américaine disposant de moyens d’information en temps réel, se retrouver – quand ils ne sont pas assassinés&nbsp;– devant un procureur américain pour des charges dont ils auront&nbsp;pu jusque-là ignorer l’existence.</p>



<p>Il est douteux sans être&nbsp;impossible que Trump désire&nbsp;inspirer cette&nbsp;crainte qui ne peut à court terme que susciter l’hostilité générale contre les Américains, même auprès de leurs propres alliés.</p>



<p>Le second cas de figure est que ces derniers, les Américains, les Gringos ainsi qu’on les appelle au Mexique,&nbsp;s’estiment chez eux en Amérique Latine au point d’en faire juger les dirigeants récalcitrants par leur propre justice. On aurait en effet pu éliminer Maduro, mais ce qui importait aux yeux de ce qu’il convient d’appeler ses ravisseurs était de démontrer le caractère immanent et transcendant, autrement dit quasiment divin, de la souveraineté américaine au moins en Amérique du Sud par rapport à toutes les autres.</p>



<p>C’est là une autre traduction de la <em>«destinée manifeste de l’Amérique»</em>, et de sa traduction politique dans l’hémisphère occidental, dite <em>«doctrine de Monroe»</em>. Mais un vieux dicton romain dit bien: <em>«Si tu désires la paix, prépare la guerre !»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment résister à une domination américaine ?</h2>



<p>Il ne faut pas compter sur la bonne volonté des puissances impériales pour se protéger. Que peuvent faire à cette fin les États en faillite ? D’aucuns estiment qu’il n’y a d’autre choix que de s’insérer dans le projet économique et politique dominant, celui de la vente du pays aux intérêts étrangers. D’autres, qu’il faut résister quitte à s’allier avec tous ceux qui le font contre cette domination globale. Encore faudrait-il en avoir les moyens. Toute la question est là.</p>



<p>Il serait illusoire de prétendre se protéger contre un débarquement d’une armée disposant de la panoplie technologique complète du XXI<sup>e</sup> siècle. Mais il vaut mieux l’astreindre&nbsp;à le faire pour éliminer un dirigeant qui ne leur siérait pas plutôt que le voir enlever d’une manière ignominieuse&nbsp;ou éliminer par un bombardement.</p>



<p>Il demeure donc prioritaire de se fixer des objectifs minimums, et le premier est de protéger ses propres dirigeants.</p>



<p>Depuis l’usage massif des nouvelles technologies de l’information, ceux qui nous observent lisent en nous comme dans un livre ouvert. La nécessité est donc de s’assurer une maîtrise minimale de l’information capable de sauvegarder une partie de nos secrets. Cela suppose une capacité dans le chiffrement informatique qu’une nation dont la population est éduquée peut raisonnablement acquérir, en attendant le développement des ordinateurs quantiques, par définition inviolables.</p>



<p>Avec la dessalaison de l’eau de mer et la maîtrise de l’énergie solaire, cela constituerait plus que le braiement de quelques excités dans les rues régulièrement réunis pour la circonstance ou de quelques&nbsp;politicards maniant la rhétorique anti impérialiste, les bases du respect effectif de la souveraineté.</p>



<p>Certes on en est loin, mais il faudrait déjà commencer par s’y préparer. Toute la question est de savoir si le peuple d’un pays a ou non la volonté de ne pas se laisser réduire en esclavage, sinon exterminer comme l’avaient été il n’y a pas si longtemps les Indiens.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



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		<title>‘‘La grande discorde’’ &#124; Sainteté, ambitions, et légitimité, dans l’islam des premiers temps</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/la-grande-discorde-saintete-ambitions-et-legitimite-dans-lislam-des-premiers-temps/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 08:52:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[grande discorde]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Djaït]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Khawarij]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[orientalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Quraychite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fitna ou discorde aux premières heures de l’islam, traitée avec brio et maestria dans ‘‘La grande discorde’’ du grand historien tunisien Hichem Djaït. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/la-grande-discorde-saintete-ambitions-et-legitimite-dans-lislam-des-premiers-temps/">‘‘La grande discorde’’ | Sainteté, ambitions, et légitimité, dans l’islam des premiers temps</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La fitna ou discorde aux premières heures de l’islam, mettant en scène Othmane, Ali et Moawiya, est traitée&nbsp;avec brio et maestria dans ‘‘La grande discorde’’, ouvrage du grand historien tunisien, le regretté Hichem Djaït (éd. Gallimard, col. Bibliothèque des Histoires, Paris 1989, 417 p.), malgré le caractère lacunaire, critiquable et souvent partisan des sources historiques disponibles.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-18119663"></span>



<p>Il est vrai que les plumes n’avaient commencé à se délier qu’à la fin du Califat des Omeyyades ce qui renvoie les témoignages les moins distants des faits à une cinquantaine d’années. C’est d’autant plus remarquable que l’auteur est arrivé à analyser d’une manière claire les lignes de force économiques, sociologiques, politiques, et culturelles, qui traversaient la société musulmane de l’époque, et qui ont conditionné bien souvent le déroulement des événements.</p>



<p>Naturellement et malgré cela, si cet ouvrage a le mérite de synthétiser un récit bien souvent obscurci par le langage utilisé et les contradictions véhiculés par les différents auteurs traitant du sujet, il n’en demeure pas moins qu’il ne met pas fin à la controverse entourant la signification de ce qu’on ne peut qualifier que de drame ; loin de là.</p>



<p>En tant qu’Historien appartenant à la sphère culturelle musulmane, il s’est fait fort d’essayer de s’opposer d’une manière rationnelle aux opinions dépréciatives&nbsp;des orientalistes dont parmi eux les chrétiens n’ont jamais considéré l’islam que comme un faux message, et&nbsp;les laïcs comme une religion propice à la violence et au fanatisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une explosion de fureur</h2>



<p>La tâche, il est vrai n’a pas été aisée et les résultats se sont avérés peu concluants. Fallait-il rechercher à tout prix une quelconque éthique dans cette explosion de fureur ? Le meurtre était en soi un fait grave, en l’occurrence commis par des Egyptiens, des gens venant d’un pays considéré alors plutôt comme périphérique, et dont on ne voit pas quels ressentiments graves ils pouvaient nourrir vis-à-vis d’un pouvoir qu’ils ne subissaient pas directement. La suite nous apprendra que la plupart des responsables contre lesquels on appellera vengeance venaient d’Irak.</p>



<p>Il est vrai que Othmane avait fauté en introduisant le népotisme pratiqué dans les empires voisins, romain et perse, dans sa gestion de la chose publique au profit de sa propre famille, et tout le monde s’accorde sur cela. Othmane voulait de toute évidence instaurer par rapport à ses deux devanciers la pratique d’un pouvoir de style impérial et il n’a pas hésité à humilier et à infliger des châtiments corporels à ceux qui le critiquent, y compris quelques-uns parmi les Compagnons les plus prestigieux du Prophète.</p>



<p>Il s’agissait là du premier acte de violence physique qui de par sa dimension symbolique concomitante ouvrait la voie à bien d’autres. Si les Compagnons destinés au Paradis selon les termes mêmes du Prophète n’étaient plus assurés de l’inviolabilité de leurs personnes, comment celui qui n’avait dû sa nomination à la charge suprême de la communauté des croyants que pour en avoir fait partie, aurait-il pu assurer la sienne propre ? Pour faire bonne mesure il a introduit parmi les bénéficiaires des prébendes des personnages dont l’évocation dans le Coran était accompagnée d’anathèmes.&nbsp;Le fait qu’il ait été obligé de ne pas s’opposer aux mêmes châtiments contre son propre frère utérin, accusé en tant que gouverneur de Koufa d’avoir conduit la prière en état d’ébriété, ne lui a de toute évidence pas racheté les faveurs de l’opinion publique qui compte, celle des Compagnons, dont plusieurs ne lui avaient pas pardonné la compilation du Coran aux dépens de toutes les autres versions en circulation.</p>



<p>Ou le Calife ignorait que son frère était un saoulard invétéré, ou bien il le savait et estimait néanmoins que l’intérêt de l’islam, assimilé au sien propre, était au-dessus des prescriptions du Coran. A moins évidemment d’envisager qu’à cette époque-là l’interdiction de la boisson n’eût pas été aussi rigoureuse qu’elle le deviendra&nbsp;plus tard ; ou n’eût simplement pas existé si on veut aller jusqu’au bout du raisonnement qu’une telle hypothèse induit relativement à la compilation du Coran.</p>



<p>Ce faisant à des désaccords politiques s’était surajoutée une dimension religieuse prêtant au conflit un caractère irrévocable que même la disparition de l’une des parties, Ali, n’apaisera&nbsp;pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un légitimisme consanguin</h2>



<p>L’auteur a argué d’un légitimisme historique relativement à ce dernier. Il eût été plus juste de parler d’un légitimisme consanguin, autrement dit de la résurgence de la vieille <em>«asabiyya»</em> (esprit de clan) arabe initiée par Othmane puisque l’entrée en lice de la veuve du prophète, Aïcha, réclamant le prix du sang du calife assassiné, soutenue par le tandem Talha et Zoubeir, deux apôtres promis au paradis et paradoxalement morts en affrontant d’autres musulmans, allait abattre le premier légitimisme, celui de la précédence de Ali, et baliser la route au second, celui de Moawia, qualifié de politique et aristocratique, autrement dit Quraychite.</p>



<p>Il est douteux que sans la troïka de la bataille du Chameau, Moawia pût jamais trouver les circonstances favorables dont il allait brillamment profiter pour accéder au sommet du pouvoir. Mais Moawia avait, pendant près de 20 ans, administré le Cham, une région frontalière avec l’empire Byzantin et qui pour vivre constamment sur le pied de guerre bénéficiait des meilleures armées, ainsi que d’un esprit de corps, une conscience collective individualisable depuis l’époque des rois de Ghassane, qu’on pourrait qualifier de proto-nationale, ainsi que l’argent assuré par la conquête de l’Egypte.</p>



<p>Face à la Mésopotamie, appelée Irak, seule capable de lui faire face,&nbsp;Moawia ne trouvait qu’une ville de Koufa travaillée par le neutralisme de Abou Moussa Al Ashari, et qui avec Basra, fatiguée de la guerre, n’aspirait qu’à jouir des bénéfices de la conquête de l’empire Perse, particulièrement après le massacre de leurs propres enfants, ces précurseurs de Daech, à Nahrawane, par Ali, son adversaire.</p>



<p>Le rôle attribué à ceux qui allaient devenir les Khawarij, au début connus comme Qurra&nbsp;ou lecteurs littéralistes du Coran, ne semble pas avoir dépassé celui de l’étincelle, mettant le feu aux poudres. Les Qurra avaient après avoir appelé à l’arbitrage selon le Livre sacré à Siffine, en avaient refusé le résultat.</p>



<p>Mais si tout le cheminement de l’Historien a eu pour but d’arriver à la conclusion que les terroristes de l’islam, ceux qui ont assassiné Othmane puis Ali au nom d’une exigence, l’application littérale du texte coranique dans l’exercice du pouvoir, en faisant fi du légitimisme historique et du politique aristocratique, n’ont jamais été qu’une minorité combattue et rejetée par l’immense majorité des musulmans, il faut bien constater que contrairement aux thèses soutenues, il n’y a rien eu d’éthique dans la violence meurtrière déchainée, à Siffine, au Chameau, pour l’honneur dans ces deux champs de bataille selon l’auteur puisqu’il n’y avait pas eu d’exactions contre les survivants, ou à Nahrawane, quand le massacre avait eu pour raison la volonté des Khawarij de se battre jusqu’au dernier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un empire plus arabe que musulman</h2>



<p>Mais au-delà de l’incapacité de Ali de mobiliser ses propres partisans, ou bien celle, atavique, des Compagnons de pérenniser l’œuvre fondatrice par l’élaboration d’institutions qui en dehors de la monarchie eussent assuré la continuation du pouvoir sans heurts, une nécessité que les vicissitudes ayant fait suite à la mort du prophète avaient pleinement révélée, une réalité demeure: c’est bien la conception monarchique du pouvoir de Moawia s’appuyant sur le bloc syrien qui, tout à fait logiquement, a empêché l’empire plus arabe que musulman de s’effondrer, alors même qu’il n’avait pas encore atteint la plénitude de son expansion. Même si la présence simultanée de deux califes autoproclamés, Ali et Moawia, durant deux années, préjugeait&nbsp;du morcellement essentiellement politique qui ne manquerait pas ultérieurement de le frapper.</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</em></p>



<p><strong><em>‘‘La Grande Discorde &#8211; Religion et politique dans l&rsquo;Islam des origines’’, Hichem Djaït, Col. Folio/Histoire, Paris 30 octobre 2008, 544 pages.</em></strong></p>



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		<title>‘‘Le trône d’Adoulis’’ &#124; L’islam, entre mythe et déni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 07:54:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VIIe siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/08/le-trone-dadoulis-lislam-entre-mythe-et-deni/">‘‘Le trône d’Adoulis’’ | L’islam, entre mythe et déni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VII<sup>e</sup> siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées écrasées par les impôts, épuisées par les conséquences horribles des guerres incessantes entre Perses et Byzantins, divisées par les querelles christologiques entre chrétiens orthodoxes et monophysites,&nbsp;et n’aspirant qu’à la paix. On peut certes qualifier d’impérialisme ce qui amena les armées arabes au Maghreb et en Espagne. Mais furent-elles moins fondées à y aller que ne le furent les Romains ?</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia*</strong></p>



<span id="more-18060222"></span>



<p>C’est toujours&nbsp;avec une certaine gêne qu’on envisage l’histoire de l’islam lorsqu’on est musulman d’ascendance ou de conviction; une gêne qui ne le cède qu’à la haine irrationnelle que cette religion induit de nouveau dans les sphères du pouvoir et chez les influenceurs occidentaux, dont la traduction la plus manifeste est le génocide perpétré à Gaza et les innombrables actes d’agression que l’armée sioniste n’a&nbsp;cessé de perpétrer contre les peuples et les pays du Moyen-0rient.</p>



<p>Or l’identité&nbsp;musulmane constituant en fin de compte la cible ultime de ces guerres qu’on a nommées antiterroristes, ainsi que le démontre la judaïsation de la Palestine et de Jérusalem, il est désormais à tout le moins de mauvais ton par l’introduction d’un autre récit fondateur, de remettre en cause la légitimité historique d’une religion dont la conscience collective qu’elle insuffle à des&nbsp;peuples ethniquement différents et politiquement morcelés lorsqu’ils se réclament d’une langue commune, constitue&nbsp;toujours bon an mal an le socle de la résistance de ces peuples au colonialisme.</p>



<p>Le moment serait donc mal choisi d’en parler,&nbsp;si tant est qu’il y eût jamais eu un bon moment pour le faire. Néanmoins il se trouve que le taire ne contribue pas à déconstruire l’arbitraire du récit adverse, celui des ennemis, ni le caractère illégitime de leurs prétentions. Car si la teneur du programme sioniste est de faire revenir les différents peuples qu’on prétend subjugués par l’islam à leurs cultures antérieures, de Berbères, d’Araméens, de Coptes, d’Assyriens, de Chaldéens, de Mèdes, de Perses, et de Hittites, il faudrait commencer par parler des conquêtes macédoniennes, qu’on a justifiées comme étant la grande contre-offensive ayant fait suite aux guerres médiques, à l’origine ainsi qu’on l’a prétendu, de l’esprit européen.</p>



<p>Selon ce récit, l’armée grecque aurait été composée de citoyens libres se battant pour leur liberté (il n’y avait pas d’Etat unitaire en Grèce mais des cités), celle du Grand Roi étant un ramassis d’esclaves et au mieux de mercenaires. Le résultat ne pouvait faire de doute. Puis il y a eu, faisant suite à la conquête d’Alexandre le Grand et son rêve d’Etat Universel, les États hellénistiques&nbsp;d’Orient dont la politique d’assimilation par l’usage de la langue et des coutumes grecques a suscité en Palestine le courroux des prêtres juifs contraints pour marquer leur différence et sauvegarder leur identité monothéiste d’imposer des règles ségrégationnistes, telles la circoncision, l’interdiction du porc, celle des mariages mixtes et des repas avec les idolâtres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La défense de l&rsquo;Occident</h2>



<p>Enfin est survenue&nbsp;Rome dont on a prétendu qu’elle a repris à son propre compte l’œuvre civilisatrice gréco-macédonienne en Orient, ainsi que la défense de l’Occident. L’occupation romaine a laissé à la postérité des monuments, des aqueducs, une solide tradition juridique. Mais elle a suscité les résistances des peuples&nbsp;vaincus écrasés par les impôts et dont les innombrables révoltes furent réduites par le fer et par le feu à l’intérieur d’un empire appelé à s’étendre indéfiniment.</p>



<p>En Afrique il y eut Syphax, Jugurtha, Tacfarinas, Garmoul, pour ne citer que quelques-uns de ceux qui périrent&nbsp;sous le joug romain.</p>



<p>A l’extérieur, Rome a fait face à la pression constante exercée par les peuples germaniques, et surtout à la grande réaction de l’Empire Perse, d’abord des Parthes Arsacides issus du Khorassan, puis celle des Sassanides descendus des montagnes du Fârs, dont les prétentions impériales universelles s’appuyaient sur une religion élaborée,&nbsp;le Mazdéisme, unifiée autour d’un livre sacré, l’Avesta, et soutenue par un clergé organisé et intolérant.</p>



<p>Rome a cru trouver son salut dans la conversion de ses empereurs au christianisme, une religion réputée d’amour censée fondre les différents peuples de l’Empire dans une foi commune en mettant fin au bain de sang perpétuel au moins à l’intérieur de ses limites.</p>



<p>En réalité, les controverses théologiques autour de la trinité et les natures du Christ furent jusqu’au VI<sup>e</sup> siècle de l’ère universelle âpres et fournirent aux différents peuples, en particulier orientaux, à l’instar des Arméniens ou des Egyptiens, l’occasion d’affirmer leurs personnalités <em>«nationales»</em> face au facteur grec au pouvoir à Byzance.</p>



<p>La conversion des Arabes de Ghassane établis au Cham, alliés aux Byzantins orthodoxes, au christianisme monophysite, et des Lakhmides d’Irak alliés des&nbsp;Perses probablement au nestorianisme, seul christianisme toléré dans leur empire, aurait pu ainsi fournir le cadre théologique nécessaire à la formation d’un royaume&nbsp;unifiant toute la péninsule arabique sous une même autorité. Il n’en fut rien. Etats croupions au service de puissances étrangères, et chargés de garder les frontières de leurs suzerains contre les incursions des nomades, ils n’avaient rien pour jouir de la considération de ces derniers.</p>



<p>Pour ceux qui prétendent que les Arabes ne furent que des envahisseurs, le prince Qais originaire de Kinda s’était vu offrir le phylarcat de Palestine par l’empereur byzantin Justin pour services rendus&nbsp;avant l’avènement de l’islam. Autrement dit il aurait été en droit d’y fonder un royaume au nom de la seule légitimité reconnue par les historiens occidentaux, celle issue de l’empire romain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’irrédentisme éthiopien</h2>



<p>En réalité, le seul état indépendant de la péninsule arabique à cette époque était celui de Himyar au Yémen qui face à l’irrédentisme éthiopien, issu d’un Etat chrétien monophysite co-riverain de la mer Rouge, s’était converti au judaïsme.</p>



<p>Le Roi Youssef Dhu Nuwas s’était lancé dans une persécution généralisée contre ses sujets chrétiens qui avait atteint son point culminant avec le bûcher de Najrane, un autodafé gigantesque contre ceux que le Coran avait qualifiés de <em>Ashab Al Oukhdoud</em>. Cela avait fourni le prétexte à une croisade et les armées du Négus chrétien monophysite éthiopien Kaleb, transportées par la flotte byzantine envoyée en mer Rouge par l’empereur chrétien orthodoxe Justinien, avaient débarqué au Yémen et renversé l’Etat de Himyar.</p>



<p>En réalité, les Byzantins n’avaient pas été mécontents de renverser un royaume client de leurs ennemis perses afin d’établir leur contrôle sur la mer Rouge et cette guerre s’était insérée dans l’affrontement entre les deux empires à vocation universelle.</p>



<p>Mais les choses n’en étaient pas restées là. Un général éthiopien, Abraha, avait établi un Etat chrétien indépendant au Yémen, une sorte de Rhodésie avant l’heure, en se détachant de son suzerain, le négus d’Ethiopie, dont les armées, envoyées soumettre le rebelle, s’y étaient ralliées.</p>



<p>Abraha avait envoyé ses forces, qualifiées par le Coran de <em>Ashab Al Fil</em>, les gens de l’Eléphant, vers le Nord. Une épidémie, vraisemblablement aviaire selon le Coran, les y avait décimés et ce qui apparaissait comme une légende est devenu une possibilité corroborée par la découverte des virus auxquels l’humanité a été récemment confrontée.</p>



<p>La tradition musulmane dit que les Ethiopiens étaient venus détruire la Kaaba et la Mecque. Dans quel but ? Dans la lutte entreprise pour le contrôle du commerce de la mer Rouge, était-ce pour supprimer un rival commercial, un concurrent religieux, ou les deux ?</p>



<p>Si la Mecque était en passe de devenir un pôle politique au sein de la péninsule, il est douteux que cela eût pu susciter l’inquiétude du maître du Yémen, du moment que ses sujets arabes, pour ne pas dire éthiopiens, parlaient une langue étrangère pour les&nbsp;gens du Hijaz, et écrivaient une écriture sudarabique que ces derniers ne comprenaient pas.</p>



<p>Le grand écrivain égyptien&nbsp;Taha Hussein avait soulevé avec justesse cette discordance yéménite dont il avait tiré les conclusions lui valant d’être mis à l’index par les religieux de son pays, celle d’une poésie supposée antéislamique créée de toute pièce après la conquête musulmane.</p>



<p>Pourtant la suite des événements devait démontrer que la&nbsp;Mecque ne pouvait, dès cette époque, qu’avoir acquis la puissance potentielle qui allait plus tard se traduire sous son égide par l’unification de la totalité de la péninsule Arabe.</p>



<p>Quoiqu’il en soit, le reflux éthiopien amorcé par la défaite et la mort d’Abraha s’était traduit sur le plan politique par le rétablissement grâce à une armée perse du royaume juif de Himyar sous l’autorité d’un nouveau souverain, Sayf Dhi Yazane. Or ce protectorat perse, sans doute irrémédiablement affaibli, ne fera plus parler de lui, même lorsque les juifs de Médine et de Khaybar auront eu le plus besoin de son aide. D’où l’hypothèse vraisemblable d’une culture sud-arabique déclinante sous l’influence de la culture arabe en provenance du nord, celle que nous connaissons, sans doute véhiculée par le christianisme en provenance de Kinda et de Ghassane et d’Al Hira peut être via la Mecque et que les souverains du Yémen, juifs puis Ethiopiens, par la persécution ou par la conquête, n’auront pu stopper.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’apparition de l’islam</h2>



<p>Se pose alors évidemment la question de l’apparition de l’islam, une religion monothéiste évoluant pour son propre compte, au sein du plus grand sanctuaire idolâtre d’Arabie alors que le judaïsme&nbsp;était fermement établi dans la péninsule et que le christianisme en provenance du Cham et d’Irak, y était en pleine expansion.</p>



<p>On peut comprendre que les marchands de la Mecque, représentés par la tribu Qoraïch, pris en tenaille entre les ambitions impériales byzantine et perse, avaient jugé leur position commerciale suffisamment menacée pour&nbsp;pousser&nbsp;au moins certains parmi eux à tenter d’unifier sous leur égide l’ensemble des tribus qui échappaient&nbsp;jusque-là à la domination des deux empires, afin de&nbsp;s’assurer&nbsp;le contrôle des routes commerciales entre la Méditerranée, la mer Rouge et l’océan Indien.</p>



<p>L’idolâtrie jusque-là pratiquée en Arabie n’aurait pas pu constituer le cadre politique nécessaire à ce programme, en raison de son caractère pluraliste mais aussi anachronique, alors qu’une grande partie des tribus d’Arabie avait déjà adopté le monothéisme et que la plus grande partie du Moyen-Orient était incorporée à l’empire byzantin chrétien, le mazdéisme perse étant quant à lui trop étranger aux traditions sémitiques.</p>



<p>Ce qu’on appelle le hanafisme, ce monothéisme teinté de monachisme vécu à l’échelon personnel par les croyants en rupture de ban avec leur société polythéiste environnante, en étant qualifié de religion d’Abraham, avait constitué le paradigme fondateur&nbsp;légitimant&nbsp;la nouvelle foi, mais uniquement après la rupture définitive avec les tribus juives qui en rejetant l’apostolat du prophète avaient refusé de cautionner le grand projet d’unification arabe.</p>



<p>Naturellement cette rupture s’était traduite par la consécration de la Mecque, en tant qu’épicentre du culte d’Abraham, au détriment de Jérusalem.</p>



<p>A la légitimité issue du judaïsme adoptée par les souverains yéménites de Himyar dans le but de raffermir leur indépendance face aux prétentions éthiopiennes, on avait ainsi substitué une autre légitimité universelle mise au service de l’unification arabe, celle d’un Dieu non pas propriété exclusive d’Israël, mais de tous les peuples.</p>



<p>On peut donc penser que l’islam en tant que religion évoluant pour son propre compte est issu d’un échec, celui de l’investissement du judaïsme au service de la cause arabe. Le succès des armes avait rallié les marchands de la Mecque, initialement opposés à un projet qui leur inspirait de la crainte, et avait réduit les oppositions locales centrées sur des prédications concurrentes, à l’instar de celle de Musaylima à Yamama. Et lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VII<sup>e</sup> siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées écrasées par les impôts, épuisées par les conséquences horribles des guerres incessantes entre Perses et Byzantins telles que la peste, divisées par les querelles christologiques entre chrétiens orthodoxes et monophysites,&nbsp;et n’aspirant qu’à la paix. On peut certes qualifier d’impérialisme ce qui amena les armées arabes au Maghreb et en Espagne. Mais furent-elles moins fondées à y aller que ne le furent les Romains ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;islam au service de la cause arabe</h2>



<p>L’imprévu est que, de religion au service de la cause arabe, l’islam entre Djakarta et Casablanca, ait rallié des peuples si différents dans un même espérance ou une même identité, même en l’absence d’autorité politique ou religieuse commune.</p>



<p>Il est donc faux de dire que les Arabes n’avaient rien à faire au Moyen-Orient. Ils avaient plus à y faire que les Grecs ou les Perses qui avaient, les premiers, conféré à leurs guerres un antagonisme religieux.</p>



<p>Quant au caractère hérétique de l’islam selon l’Eglise, il n’est issu que d’anathèmes prononcés par des conciles d’évêques et de prélats&nbsp;s’affrontant&nbsp;pour s’assurer les faveurs impériales et échouant à s’entendre sur les personnes et les natures du Christ.</p>



<p>Pour ce qui est de la légitimité issue d’Israël, dont il serait dépourvu, la référence à Abraham prouve bien que ce que l’islam remet en question dans le judaïsme n’est rien de plus que l’autorité des Rabbins qui en avaient fait une religion réservée et sectaire au lieu d’être ouverte sur le reste de l’humanité, une espérance qui avait été à l’origine du message chrétien, rejeté par les rabbins pour les mêmes raisons.&nbsp;</p>



<p>En fin de compte c’est bien un antagonisme d’un autre âge institué par l’Eglise et les rabbins fait d’anathèmes et d’imprécations qui sert de socle à la haine aujourd’hui réapparue au sein d’un Occident prétendument devenu laïc, contre l’une des plus grandes communautés religieuses du monde. &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Le Trône d’Adoulis: Les guerres de la mer Rouge à la veille de l’Islam’’, de Glen Bowersock, traduit en français par Pierre-Emmanuel Dauzat, éd. Albin Michel, Paris, 1<sup>er</sup> octobre 2014, 208 pages.</em></strong></p>



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		<title>In Memoriam &#124; Zohra Trad, une indomptable Méditerranéenne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/25/in-memoriam-zohra-trad-une-indomptable-mediterraneenne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 07:09:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Kef]]></category>
		<category><![CDATA[Souk Ahras]]></category>
		<category><![CDATA[Zohra Trad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’auteur rend ici un hommage posthume à sa mère, une Franco-Tunisienne dont le destin exemplaire de fille du 20e siècle. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/25/in-memoriam-zohra-trad-une-indomptable-mediterraneenne/">In Memoriam | Zohra Trad, une indomptable Méditerranéenne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’auteur rend ici un hommage posthume à sa mère, une Franco-Tunisienne dont le destin exemplaire de fille du 20<sup>e</sup> siècle fut intimement lié à cette Méditerranée où sa vie s’écoula, paisible et riche de l’amour des siens et de toutes celles et ceux qu’elle a toujours aidés, avec générosité, honnêteté, rigueur intellectuelle et sens de la justice.</em></strong> <em>(Ph. El Kef).</em></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *&nbsp;</p>



<span id="more-17543217"></span>



<p>Maman, combien formidable fut ton destin. Fille de médecin originaire du Kef installé à Souk Ahras, née à Paris de mère française, tu passas les&nbsp;quatre premières années de ta vie dans un petit village du Midi de la France sous la garde de tes grands-parents. Puis tes parents te récupérèrent et ce fut là ton premier déchirement. Tu&nbsp;te réfugias à la campagne avec ta famille lorsque probablement, fin 1942 ou en 1943 avec l’opération Torche, la maison familiale fut bombardée par l’aviation allemande attirée par la fumée après l’explosion d’un dépôt de munitions dans la gare du quartier.</p>



<p>Ton père sous le régime de Vichy fut le seul à refuser de signer la pétition initiée par ses collègues européens demandant l’interdiction d’activités d’un de leurs confrères israélites, qui finit par devenir horloger.</p>



<p>Tu fus placée au collège à Constantine où tu appris à connaître le racisme européen, mais aussi à respecter tes camarades quelles que fussent leurs communautés. Puis tu fus placée au lycée de la Rue de Russie où tu te découvris des affinités avec les enfants de de la bourgeoisie tunisoise moderniste, en particulier ceux de la famille de feu Mahmoud Messaadi.</p>



<p>Malgré cela, attirée par un égalitarisme affiché ainsi qu’une défense de l’indépendance tunisienne, tu possédas&nbsp;une carte du Parti communiste, sans t’y livrer à aucune activité. C’était là une manifestation de ton idéalisme, parfois naïf, un trait essentiel de ta personnalité.</p>



<p>Tu finis par épouser le jeune médecin destourien que ton père t’avait présenté, parce que tu pensais respecter ainsi sa volonté.</p>



<p>A l’indépendance, tu aliénas&nbsp;une partie de toi même parce que ni les Français ni les Tunisiens ne toléraient alors pour leurs ressortissants d’autre nationalité que la leur. Tu choisis donc la nationalité tunisienne au prix d’une déclaration de renonciation, mais sans abandonner celle de ta mère auprès des autorités de son pays, qui t’en portèrent grief. Deux de tes enfants, Tunisiens nés avant l&rsquo;indépendance, eurent plus tard ainsi la nationalité française lorsqu’ils la sollicitèrent, alors que le troisième, né après, fut déclaré indigne du droit du sang gaulois qui coulait pourtant aussi dans ses veines.</p>



<p>Aliénée par le racisme,&nbsp;l’arbitraire administratif, le&nbsp;poids de l’autorité paternelle, et le conservatisme, ta révolte s’exprima dans le soutien que tu ne cessas d’apporter à la cause féministe, à travers tes articles dans la revue <em>Faiza</em>, puis au sein de la revue <em>Raja</em>, où, peut être par pur choix tactique, tu essayas un moment de concilier probablement sans grande conviction&nbsp;tes velléités révolutionnaires avec le message idéalisé de l’Islam.</p>



<p>Découvrant l&rsquo;importance de la culture dans une perspective de changement, tu entrepris d’en révéler la richesse des racines à travers le musée d’art et de traditions populaires que tu eus le loisir d’installer dans la ville du Kef dont ton père était originaire. C’était après ta période dans l’enseignement, au cours de laquelle tu contribuas&nbsp;à faire prendre conscience à beaucoup d’élèves d’un quartier populaire de la capitale des potentialités dont ils étaient les dépositaires qui leur permirent de devenir plus tard des personnalités éminentes du pays.</p>



<p>Étant&nbsp;toi-même&nbsp;professeur de français, tu défendis&nbsp;la cause de ceux parmi les élèves qui, bons partout, s’efforçaient de rejoindre la filière mathématique et scientifique qu’on prétendait leur interdire, grâce à laquelle ils prirent finalement rendez-vous avec leur brillant destin. Puis tu choisis de repartir en France, afin de tenter de te réconcilier avec la part de toi même dont tu avais été privée, celle du Nord sans renier pour autant celle que tu ramenais du Sud,&nbsp;en recherchant la sérénité de l’esprit, dans l’anonymat. Mais un drame familial finit par te faire retourner d’où tu venais, afin d’aider à élever le petit-fils que tu ne connaissais pas encore. Tu n’en contribuas pas moins au dialogue euro-méditerranéen à partir du Kef au moment même au début des années 90 où les Européens, en cherchant une alliance avec les pays sud méditerranéens, tentaient de desserrer l’étreinte américaine qu’ils percevaient pesante avec la guerre du Golfe puis de Yougoslavie.</p>



<p>En fin de compte, tu y trouvas également&nbsp;l’affection de deux autres petites-filles. Tu eus même le bonheur de faire la connaissance de trois de tes arrière-petits-enfants. C’est donc au Sud de la Méditerranée que ton destin hors du commun finit par s’accomplir pour s’achever le jour même où l’une de tes petites filles soutenait sa thèse de doctorat en médecine.</p>



<p>La fin fut paisible mais ses prodromes le furent moins. Cela faisait déjà quelques mois que l’inexorable se profilait, et pas toujours de la plus agréable des manières,&nbsp;mais qui aurait imaginé que cela se passât ce jour-là alors que la veille les choses semblaient se passer plutôt bien ?</p>



<p>Tu ne nous a légué ni propriétés, ni comptes en banques, ni villas, ni appartements. Tout ce que tu as gagné, tu t’en es toujours servie pour aider des personnes défavorisées, qu’elles fussent ou non de ta famille. Nous avons hérité de ta générosité, de ton honnêteté, de ta rigueur intellectuelle, de ton sens de la justice, de tes révoltes, associés à un souci de la culture et de l’information sans lequel on ne pourrait comprendre ni corriger le monde mouvant dans lequel nous évoluons.</p>



<p>Tu m’as appris à être fier de demeurer humain dans un monde qui l’est moins.&nbsp;Ta mémoire m’accompagnera jusqu’à la fin de mes jours et inspirera tes arrière petites filles. Merci Maman !&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>
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