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	<title>Archives des émancipation des femmes - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des émancipation des femmes - Kapitalis</title>
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		<title>L’émancipation des femmes &#124; Quatre siècles pour sortir de l’ombre (2/3)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’émancipation de la femme est l’histoire d’un passage : de la femme définie par l’homme à la femme définie par elle-même. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/lemancipation-des-femmes-quatre-siecles-pour-sortir-de-lombre-2-3/">L’émancipation des femmes | Quatre siècles pour sortir de l’ombre (2/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La modernité politique européenne, en proclamant la liberté, a ouvert malgré elle une contradiction immense. Elle a parlé de l’homme abstrait, du citoyen, de la raison, du contrat social, mais elle a longtemps oublié que la moitié de l’humanité n’était pas admise dans cette abstraction. C’est dans cette faille que s’est engouffrée la pensée féministe naissante : non pas pour demander une faveur, mais pour rappeler à la modernité ses propres promesses.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18882425"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de l’émancipation des femmes en Europe et en Amérique n’est pas une marche tranquille vers la lumière. Elle ressemble plutôt à une longue lutte contre l’évidence fabriquée, contre cette idée si ancienne qu’elle finit par paraître naturelle : l’homme serait né pour commander, la femme pour obéir ; l’homme pour penser l’universel, la femme pour habiter le particulier ; l’homme pour la cité, la femme pour la maison. Pendant des siècles, cette répartition n’a pas seulement organisé les familles, elle a structuré le droit, la religion, l’école, le travail, la politique, la langue et même l’imaginaire amoureux. La domination masculine n’a pas seulement enfermé les femmes dans des rôles sociaux ; elle a produit un monde où ces rôles semblaient aller de soi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, à partir du XVIIᵉ siècle, puis surtout avec les Lumières, une question commence à fissurer l’ordre ancien : si les hommes naissent libres et égaux en droits, pourquoi cette égalité s’arrêterait-elle devant les femmes ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La modernité politique européenne, en proclamant la liberté, a ouvert malgré elle une contradiction immense. Elle a parlé de l’homme abstrait, du citoyen, de la raison, du contrat social, mais elle a longtemps oublié que la moitié de l’humanité n’était pas admise dans cette abstraction. C’est dans cette faille que s’est engouffrée la pensée féministe naissante : non pas pour demander une faveur, mais pour rappeler à la modernité ses propres promesses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand les Lumières oublient les femmes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe des Lumières est là : elles ont donné aux femmes des armes intellectuelles tout en refusant souvent de leur reconnaître une pleine égalité. La raison, l’autonomie, l’éducation, le progrès, les droits naturels : tous ces mots pouvaient servir à libérer les femmes. Mais dans la pensée dominante, ils restaient fréquemment réservés aux hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rousseau, par exemple, pouvait défendre l’éducation d’Émile à l’autonomie tout en assignant Sophie à la douceur, à la modestie et au service de l’homme. La femme devait être formée non pour elle-même, mais pour plaire, accompagner, consoler, élever les enfants. La philosophie de la liberté gardait donc, au cœur d’elle-même, un espace de servitude domestique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément contre cette incohérence que Mary Wollstonecraft publie en 1792 <em>A Vindication of the Rights of Woman</em>. Son argument est d’une force décisive : si les femmes paraissent frivoles, faibles ou dépendantes, ce n’est pas par nature, mais parce qu’on les a élevées ainsi. L’infériorité féminine n’est pas une vérité biologique ; elle est le résultat d’une organisation sociale et éducative. Wollstonecraft réclame pour les femmes une éducation rationnelle, capable de les rendre indépendantes, responsables et dignes d’être considérées comme des êtres moraux complets (Wollstonecraft, 1792). Avec elle, la question féminine sort du registre de la plainte privée pour devenir une question politique : on ne peut pas fonder une société libre sur l’ignorance organisée d’une moitié de ses membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Révolution française donne à cette contradiction une intensité spectaculaire. On proclame les droits de l’homme et du citoyen, mais les femmes restent exclues de la citoyenneté politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Olympe de Gouges répond en 1791 par sa <em>Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne</em>, dont la formule célèbre — <em>«la femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits»</em> — retourne le langage révolutionnaire contre son propre oubli. Mais la Révolution, qui avait ouvert l’espace public aux femmes dans les clubs, les cortèges et les débats, referme rapidement la porte. Olympe de Gouges est guillotinée en 1793. Les clubs féminins sont interdits. La citoyenneté moderne naît donc en partie d’une exclusion : l’universel est proclamé, mais il reste masculin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du droit d’apprendre au droit de voter</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au XIXᵉ siècle, l’émancipation féminine s’organise autour de deux grandes revendications : l’accès à l’éducation et l’accès aux droits civils et politiques. L’une ne va pas sans l’autre. Une femme privée d’instruction demeure dépendante ; une femme instruite mais privée de droits reste une mineure sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les sociétés européennes et américaines, le Code civil, les normes familiales et les traditions religieuses enferment encore largement les femmes dans l’obéissance au père puis au mari. La femme mariée ne dispose pas pleinement de ses biens, de son corps, de ses enfants ni de son travail. Elle existe juridiquement à travers l’homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que John Stuart Mill publie en 1869 <em>The Subjection of Women</em>. Son texte est fondamental parce qu’il inscrit l’égalité des sexes dans la logique libérale de la liberté individuelle. Pour Mill, la subordination des femmes n’est pas seulement injuste pour elles ; elle est nuisible à toute la société. Une société qui empêche la moitié de ses talents de se développer se prive elle-même d’intelligence, d’énergie et de progrès. Mill compare la domination masculine à une survivance archaïque, incompatible avec les principes modernes de liberté et d’égalité (Mill, 1869). Sa pensée donne une légitimité philosophique puissante aux mouvements suffragistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat pour le vote devient alors l’un des grands symboles de l’émancipation. Aux États-Unis, la convention de Seneca Falls en 1848 marque un moment fondateur. Les militantes y affirment que les femmes doivent être reconnues comme citoyennes à part entière. En Grande-Bretagne, les suffragistes puis les suffragettes multiplient pétitions, campagnes, manifestations, désobéissance civile, parfois au prix de la prison et de la violence policière. Leur lutte montre que le droit de vote n’est pas simplement un bulletin déposé dans une urne ; il signifie l’entrée des femmes dans la définition même de la loi. Voter, c’est ne plus seulement subir l’ordre social, c’est participer à sa fabrication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette conquête est lente. La Nouvelle-Zélande accorde le droit de vote aux femmes en 1893, les États-Unis en 1920, le Royaume-Uni progressivement entre 1918 et 1928, la France seulement en 1944. Ce décalage rappelle une chose essentielle : les démocraties occidentales ont longtemps été des démocraties incomplètes. Elles pouvaient célébrer la souveraineté du peuple tout en excluant les femmes de ce peuple politique. Le suffrage féminin n’est donc pas une simple réforme ; il est une correction tardive d’une contradiction fondatrice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le travail, le corps et la sortie du destin domestique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le XXᵉ siècle déplace la question féminine vers d’autres terrains : le travail, le corps, la sexualité, la famille, la représentation culturelle. Les deux guerres mondiales jouent ici un rôle ambigu. Elles obligent les femmes à entrer massivement dans des espaces de production, à remplacer les hommes mobilisés, à tenir des usines, des administrations, des services. Mais une fois la guerre terminée, les sociétés tentent souvent de les renvoyer vers le foyer, comme si leur présence dans le monde du travail n’avait été qu’une parenthèse patriotique. L’émancipation avance ainsi par secousses : la nécessité ouvre des portes que l’ordre social essaie ensuite de refermer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est après la Seconde Guerre mondiale que Simone de Beauvoir donne au féminisme l’une de ses formulations les plus décisives. Dans <em>Le Deuxième Sexe</em>, publié en 1949, elle écrit : <em>«On ne naît pas femme : on le devient.»</em> Cette phrase n’est pas un slogan superficiel, mais une révolution philosophique. Beauvoir distingue le donné biologique de la construction sociale. Le féminin n’est pas une essence éternelle ; il est produit par l’éducation, les mythes, les institutions, les attentes masculines, les récits religieux et littéraires. La femme a été constituée comme <em>«Autre»</em>, c’est-à-dire comme être défini par rapport à l’homme, tandis que l’homme s’est posé comme sujet universel (Beauvoir, 1949).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Beauvoir, l’émancipation ne consiste plus seulement à obtenir des droits semblables à ceux des hommes. Elle consiste aussi à déconstruire les images, les normes, les pièges invisibles qui fabriquent la féminité comme destin. Car on peut donner le vote aux femmes tout en continuant à leur apprendre qu’elles doivent être discrètes, disponibles, séduisantes, maternelles, patientes, sacrificielles. On peut leur ouvrir les universités tout en les jugeant coupables si elles négligent la maison. On peut leur reconnaître une liberté abstraite tout en contrôlant leur corps. C’est pourquoi les féminismes du XXᵉ siècle s’intéressent autant à la vie intime qu’à la vie publique. La famille, le mariage, la maternité, la contraception, l’avortement, la sexualité deviennent des enjeux politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les années 1960 et 1970 marquent alors une nouvelle vague. Aux États-Unis, en France, en Italie, en Allemagne, dans les pays nordiques, des mouvements féministes contestent la domination masculine dans toutes ses dimensions. Ils réclament l’égalité salariale, le droit à la contraception, le droit à l’avortement, la reconnaissance du viol comme crime, la lutte contre les violences conjugales, l’accès réel aux responsabilités professionnelles et politiques. Le slogan <em>«le privé est politique»</em> résume cette transformation. Il signifie que ce qui se passe dans la maison, dans le couple, dans la chambre, dans la maternité, n’est pas extérieur à la politique. La domination ne vit pas seulement dans les parlements ; elle vit aussi dans les gestes quotidiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des droits formels à l’égalité réelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de la fin du XXᵉ siècle, les sociétés européennes et américaines disposent progressivement d’un cadre juridique beaucoup plus égalitaire. Les femmes votent, étudient, travaillent, divorcent, possèdent, dirigent, créent, écrivent, gouvernent. Dans plusieurs pays, les lois reconnaissent l’égalité professionnelle, sanctionnent le harcèlement, protègent la liberté reproductive, organisent la parité ou encouragent la présence des femmes dans les institutions. Il serait injuste de nier l’ampleur du chemin parcouru. En quatre siècles, les femmes sont passées, dans une grande partie de l’Occident, du statut de mineures sociales à celui de citoyennes reconnues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’égalité juridique n’épuise pas la question. Une société peut proclamer l’égalité et produire encore de l’inégalité par ses habitudes, ses hiérarchies, ses représentations. Les femmes peuvent avoir les mêmes diplômes que les hommes et se heurter au plafond de verre. Elles peuvent travailler autant et gagner moins. Elles peuvent être libres en droit et menacées dans la rue, au travail ou dans le couple. Elles peuvent accéder à l’espace public et y subir une violence symbolique ou numérique destinée à les faire taire. L’émancipation change alors de nature : il ne s’agit plus seulement de conquérir des droits absents, mais de rendre effectifs des droits déjà proclamés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que les analyses contemporaines du genre deviennent importantes. Joan W. Scott a montré que le genre n’est pas seulement une différence entre hommes et femmes, mais une manière d’organiser le pouvoir, de classer les rôles, de donner une signification politique aux corps (Scott, 1986). Autrement dit, l’inégalité ne repose pas uniquement sur des lois injustes ; elle repose aussi sur des catégories mentales. Le masculin est souvent associé à l’autorité, à la rationalité, à la force, à la décision ; le féminin à l’émotion, au soin, à la dépendance, à la beauté. Tant que ces associations continuent à structurer l’école, les médias, le langage, l’entreprise et la famille, l’égalité reste fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le féminisme contemporain a aussi élargi son regard. Il ne parle plus seulement de « la femme » comme si toutes les femmes vivaient la même expérience. Les mouvements issus des femmes noires américaines, des femmes immigrées, des femmes ouvrières, des minorités sexuelles, ont rappelé que l’oppression peut se croiser avec la race, la classe, la religion, l’origine, l’orientation sexuelle ou le handicap. Une femme bourgeoise blanche du XIXᵉ siècle ne vivait pas la même condition qu’une femme esclave, domestique, ouvrière ou colonisée. L’histoire de l’émancipation occidentale elle-même doit donc être lue avec prudence : elle a produit de grandes avancées, mais elle a parfois oublié celles qui ne correspondaient pas au modèle dominant de la femme instruite, blanche et européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mouvements récents, notamment autour de la dénonciation des violences sexuelles et du harcèlement, ont montré que la question féminine n’appartient pas au passé. Elle revient sous d’autres formes, dans les entreprises, les universités, les réseaux sociaux, les industries culturelles, la politique. Les femmes ne demandent plus seulement à entrer dans les institutions ; elles demandent que ces institutions cessent de fonctionner selon des codes masculins impunis. L’émancipation devient alors une transformation de la culture elle-même. Il ne suffit pas qu’une femme puisse occuper une place ; il faut que cette place ne soit pas construite contre elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une victoire inachevée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que les quatre derniers siècles nous enseignent, c’est que l’émancipation des femmes n’a jamais été offerte. Elle a été pensée, écrite, criée, organisée, payée. Elle a été portée par des philosophes, des écrivaines, des ouvrières, des militantes, des juristes, des enseignantes, des journalistes, des anonymes. Elle a avancé grâce à des livres, des procès, des manifestations, des grèves, des campagnes, des lois, mais aussi grâce à des gestes plus silencieux : une fille qui entre à l’université, une femme qui refuse un mariage imposé, une mère qui apprend à sa fille qu’elle n’est pas née pour se diminuer, une salariée qui réclame son salaire, une victime qui parle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’émancipation féminine est donc l’une des grandes aventures morales de la modernité. Elle oblige les sociétés démocratiques à se regarder sans complaisance. Car une démocratie ne se mesure pas seulement à ses élections, mais à la manière dont elle traite celles et ceux qui furent longtemps tenus à l’écart de la parole publique. L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas une question secondaire, ni une mode, ni une guerre des sexes. Elle touche au cœur même de la justice. Elle demande si nous acceptons encore qu’un être humain voie son avenir limité par son corps, son sexe ou les attentes héritées de la tradition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le statut actuel des femmes en Europe et en Amérique est sans doute le plus égalitaire que ces sociétés aient connu dans leur histoire. Mais cette égalité reste travaillée par des contradictions. Les droits peuvent reculer. Les libertés reproductives peuvent être contestées. Les violences peuvent se déplacer. Les stéréotypes peuvent survivre sous des formes modernes. La domination masculine n’est plus toujours explicite ; elle devient parfois polie, managériale, médiatique, algorithmique, esthétique. Elle ne dit plus nécessairement «tu n’as pas le droit » ; elle dit parfois <em>«ce n’est pas pour toi», «tu n’es pas assez disponible», «tu es trop ambitieuse», «tu es trop âgée», «tu n’es pas assez séduisante», «tu déranges»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi l’émancipation n’est pas un chapitre clos. Elle est une vigilance. Elle exige de relire les philosophes, de corriger les institutions, d’interroger les habitudes, de transmettre autrement. Elle ne cherche pas à inverser la domination, mais à rendre possible une humanité moins mutilée. Car la domination masculine n’a pas seulement privé les femmes de liberté ; elle a aussi appauvri les hommes en les enfermant dans des modèles de force, de silence et de pouvoir. Libérer les femmes, c’est donc libérer la société entière d’une vieille fiction : celle qui prétend que l’humanité aurait besoin d’un sexe pour commander et d’un autre pour servir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’émancipation de la femme est finalement l’histoire d’un passage : de la femme définie par l’homme à la femme définie par elle-même ; de la dépendance prescrite à l’autonomie conquise ; de la présence tolérée à la citoyenneté pleine ; du silence imposé à la parole légitime. Cette histoire n’est ni linéaire ni terminée. Mais elle a déjà transformé en profondeur l’idée même de justice. Et peut-être est-ce là son apport le plus précieux : elle nous rappelle qu’aucune société ne devient libre en laissant dans l’ombre la moitié de ses visages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bibliographie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Beauvoir, Simone de. <em>Le Deuxième Sexe</em>. Paris, Gallimard, 1949.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mill, John Stuart. <em>The Subjection of Women</em>. Londres, Longmans, Green, Reader and Dyer, 1869.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Scott, Joan W. “Gender: A Useful Category of Historical Analysis.” <em>The American Historical Review</em>, 1986.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Wollstonecraft, Mary. <em>A Vindication of the Rights of Woman</em>. </strong><strong>Londres, J. Johnson, 1792.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Précédent article de la série :</strong> </p>



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		<title>Tunisie : Le 13 août, une révolution permanente</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Aug 2021 14:05:23 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/13/tunisie-le-13-aout-une-revolution-permanente/">Tunisie : Le 13 août, une révolution permanente</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Habib-Bourguiba-Femmes.jpg" alt="" class="wp-image-359348"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 13 août 1956 est une date historique dans notre pays. La femme y naît comme un être humain à part entière, l&rsquo;égale de l&rsquo;homme. C&rsquo;est donc une journée hautement symbolique, et pas seulement pour les femmes. Aussi importante que celles de l&rsquo;indépendance nationale, le 20 mars 1956, et de la proclamation de la république, le 25 juillet 1957.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Raouf Chatty </strong>*</p>



<span id="more-359347"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Le 13 août 1956 a été promulgué le Code du statut personnel (CSP), qui émancipe la femme tunisienne, enfin considérée comme une personne humaine à part entière jouissant des mêmes droits que l&rsquo;homme, ou presque, car le combat pour l&rsquo;égalité des sexes est encore loin d&rsquo;être achevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CSP a consacré l&rsquo;abolition de la polygamie et l&rsquo;institution du divorce devant la justice, une véritable révolution à l&rsquo;époque, en comparaison avec le statut de la femme encore en vigueur dans tous les pays musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie est ainsi entrée dans une ère nouvelle, grâce à la volonté, à la détermination et à l&rsquo;engagement lucide d&rsquo;un grand leader politique, Habib Bourguiba, justement considéré comme le libérateur de la femme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres facteurs ont facilité l&rsquo;entrée de la Tunisie dans cette nouvelle ère, en particulier sa position géographique au cœur de la Méditerranée, sa proximité de l&rsquo;Europe, l&rsquo;ouverture de son  territoire sur des peuples venus, à travers l&rsquo;histoire, de la Phénicie, de Rome, de Grèce, d&rsquo;Espagne, de Turquie et de France, d&rsquo;où cet esprit de modération et ce tempérament pacifique, tolérant et clément qui caractérisent la personnalité tunisienne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Tunisie dans le club des nations civilisées</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette journée du 13 août 1956 est symbolique, et pas uniquement&nbsp;pour la femme tunisienne qui a vu, depuis cette date, son statut révolutionné, mais aussi pour l&rsquo;homme et la société tunisienne dans son ensemble, qui avaient commencé à changer et à se moderniser progressivement, faisant entrer la Tunisie de plein pied dans le club des nations civilisées où la femme est l&rsquo;égale de l&rsquo;homme et jouit des mêmes droits que lui&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1956, le CSP avait constitué une véritable révolution mentale et sociale. Ses dispositions&nbsp;ont été assimilées sans trop de&nbsp; difficultés par les Tunisiens, réussissant, la volonté politique aidant, à rompre&nbsp;avec des traditions ancestrales désuètes, qui, accumulées à travers les siècles, avaient érigé en dogme, au nom d&rsquo;interprétations abusives de l&rsquo;islam, la soumission totale de la femme à l&rsquo;homme, sa vassalisation, son exploitation et&nbsp;sa soumission au bon vouloir de sa famille, de son mari et de la société dans son ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant 1956, la femme vivait dans une société patriarcale, masculine, machiste, tyrannique, intellectuellement pauvre (le taux d&rsquo;analphabétisme s&rsquo;élevant à plus de 90% de la population) et financièrement exsangue, autant de facteurs qui aggravaient la condition de la femme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A nos femmes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui de se mettre un moment dans la peau de leurs mères ou grands-mères, dans les années trente, quarante ou même cinquante du siècle dernier, pour imaginer les souffrances, les brimades, les injustices et les atteintes flagrantes aux droits humains dont étaient victimes les femmes, écrasées par les hommes, maintenues pratiquement en servitude et vivant dans les ténèbres.Cela leur permettra de comprendre que&nbsp; l&rsquo;entreprise de Bourguiba était pratiquement une grande révolution tranquille, une énorme aventure réussie, tout comme le combat mené par le penseur Tahar Haddad et autres&nbsp; intellectuels progressistes tunisiens de la Mosquée Zitouna.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soixante cinq ans après la promulgation du CSP, la femme est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;égale de l&rsquo;homme. Elle vit sa vie pleinement et sans complexes. Elle réussit toutes les entreprises. Elle est présente dans tous les domaines et constitue réellement avec l&rsquo;homme le second pilier de la société qu&rsquo;elle contribue à construire dans le sens de l&rsquo;égalité, de la justice, de la prospérité et du développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le rôle majeur de la femme dans la mise en échec du projet islamiste</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut également mettre en évidence le rôle majeur de la femme dans la mise en échec du projet islamiste obscurantiste dans notre pays et ses luttes durant les années précédentes pour&nbsp; la préservation de l&rsquo;État civil démocratique. Elle aura toujours&nbsp;un rôle majeur dans la prévalence de l&rsquo;Etat de droit et des libertés, tout comme dans la protection de l&rsquo;Etat contre les aventures qui pourraient conduire à son affaissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa présence active dans le processus de développement de la société est toujours le garant de la bonne santé de notre pays. Elle sera toujours ainsi. Et il faut qu&rsquo;elle continue son irréversible lancée sur le même chemin. Le développement saint et équilibré de notre pays en dépend largement&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce message doit être aujourd&rsquo;hui compris par tout le monde sans exception&#8230; Les choses devant continuer dans la même voie dans le cadre d&rsquo;un État civil démocratique fondé sur les droits de l&rsquo;homme universellement reconnus et régi par les institutions stables et équilibrées, seules garantes d&rsquo;une Tunisie moderne, respectable et respectée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/13/tunisie-le-13-aout-une-revolution-permanente/">Tunisie : Le 13 août, une révolution permanente</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie -« L&#8217;eau, promesse d&#8217;émancipation » : Le manque d&#8217;accès à l&#8217;eau freine l&#8217;émancipation des femmes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/12/tunisie-leau-promesse-demancipation-le-manque-dacces-a-leau-freine-lemancipation-des-femmes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Aug 2021 16:39:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONSO]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AFD]]></category>
		<category><![CDATA[assainissement]]></category>
		<category><![CDATA[eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[émancipation des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Agence Française de Développement (AFD) vient de publier un livret intitulé « L’eau, promesse d’émancipation » sur l’accès à l’eau et son rapport avec l’émancipation de la femme, notamment dans les zones rurales en Tunisie. Aujourd’hui encore, plusieurs zones rurales en Tunisie n’ont pas accès à l’eau potable, un droit fondamental et indispensable à la dignité humaine....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/12/tunisie-leau-promesse-demancipation-le-manque-dacces-a-leau-freine-lemancipation-des-femmes/">Tunisie -« L&rsquo;eau, promesse d&rsquo;émancipation » : Le manque d&rsquo;accès à l&rsquo;eau freine l&rsquo;émancipation des femmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Untitled-3-4.jpg" alt="" class="wp-image-359260"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’Agence Française de Développement (AFD) vient de publier un livret intitulé « L’eau, promesse d’émancipation » sur l’accès à l’eau et son rapport avec l’émancipation de la femme, notamment dans les zones rurales en Tunisie.</strong></em></p>



<span id="more-359252"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui encore, plusieurs zones rurales en Tunisie n’ont pas accès à l’eau potable, un droit fondamental et indispensable à la dignité humaine. L’Agence Française de Développement vient d’éditer et de publier un livret disponible gratuitement <a href="file:///C:/Users/user/Downloads/eau-promesse-emancipation.pdf">en ligne</a> intitulé « L’eau, promesse d’émancipation » autour du droit à l’eau et à l’assainissement dans le milieu rural en Tunisie, où la plupart du temps, ce sont les femmes qui se chargent de transporter l’eau à domicile, souvent depuis des points d’accès assez loin de chez elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>En milieu rural, l’accès à domicile à une eau potable de&nbsp;qualité permet de supprimer la corvée d’eau assurée généralement par les femmes. Ce progrès a des effets salvateurs et réduit les inégalités avec&nbsp;les hommes : en augmentant le&nbsp;temps rendu disponible pour les femmes, il leur permet de s’occuper des activités productives, personnelles et citoyennes, améliorant ainsi leur situation et leur bien-être</em>&nbsp;», indique l’AFD qui explique également que les femmes sont souvent victimes de harcèlement et de violences physiques sur le chemin vers les points d’accès à l’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Environ 7 milliards d’euros ont été investis dans plus de 200 projets dans le secteur de l’eau à travers le monde par l’AFD, et ce, dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, mais aussi contre l’inégalité entre les genres. L’AFD se place aujourd’hui comme le premier bailleur de l’alimentation en eau potable dans les zones rurales en Tunisie.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Fawz Benali</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/12/tunisie-leau-promesse-demancipation-le-manque-dacces-a-leau-freine-lemancipation-des-femmes/">Tunisie -« L&rsquo;eau, promesse d&rsquo;émancipation » : Le manque d&rsquo;accès à l&rsquo;eau freine l&rsquo;émancipation des femmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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