<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Etats-Unis - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/etats-unis-2/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/etats-unis-2/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 05 Oct 2026 08:20:30 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Etats-Unis - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/etats-unis-2/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Quel rôle pour la Tunisie dans la gestion de la crise en Libye ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/quel-role-pour-la-tunisie-dans-la-gestion-de-la-crise-en-libye/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/quel-role-pour-la-tunisie-dans-la-gestion-de-la-crise-en-libye/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 08:20:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[commerce transfrontalier]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Ras Jedir]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19754656</guid>

					<description><![CDATA[<p>Face à la nouvelle dynamique diplomatique autour de la Libye, la Tunisie doit veiller éviter qu'un changement extérieur ne se transforme en vulnérabilité intérieure. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/quel-role-pour-la-tunisie-dans-la-gestion-de-la-crise-en-libye/">Quel rôle pour la Tunisie dans la gestion de la crise en Libye ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La nouvelle dynamique diplomatique autour de la Libye place la Tunisie devant une question qui dépasse la seule politique étrangère : comment éviter qu’une évolution extérieure ne se transforme en vulnérabilité intérieure ?</em></strong> <em>(Photo: Poste frontalier de Ras Jedir).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-19754656"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis cherchent à rapprocher les autorités de l’Est et de l’Ouest libyens, à favoriser l’unification des institutions et à ouvrir la voie à des élections nationales. La Turquie, l’Égypte et les puissances européennes poursuivent parallèlement leurs propres objectifs. Cette recomposition peut contribuer à stabiliser la Libye. Elle peut aussi modifier les équilibres sécuritaires, économiques et diplomatiques autour de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait toutefois réducteur de considérer cette séquence comme une simple rivalité entre puissances. Le véritable enjeu pour Tunis est de savoir si elle dispose de suffisamment de marges de manœuvre pour tirer profit d’une éventuelle stabilisation libyenne, absorber ses effets négatifs et défendre ses intérêts lorsque les décisions se prennent ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté ne consiste pas à ne dépendre de personne. Elle consiste à disposer de suffisamment de ressources, de partenaires, de compétences et d’instruments pour que la dépendance ne devienne pas une vulnérabilité subie. C’est à cette aune qu’il faut apprécier la nouvelle stratégie américaine en Libye.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas confondre stabilisation et solution automatique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première réaction devrait être pragmatique. Pourquoi la Tunisie rejetterait-elle une initiative susceptible de rapprocher les Libyens et de mettre fin à une division qui nourrit l’insécurité ? Après des années d’échec, toute avancée vers l’unification des institutions et l’organisation d’élections mérite d’être encouragée. Washington dispose de canaux de discussion et d’une capacité d’influence que Tunis ne possède pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une stabilisation annoncée ne constitue pas encore une stabilité acquise. Un accord politique peut rester fragile, une coordination sécuritaire peut demeurer incomplète et une réunification institutionnelle peut ne pas produire d’autorité effective sur l’ensemble du territoire. Les effets réels d’un règlement se mesureront moins aux déclarations qu’à la capacité des institutions libyennes à contrôler les frontières, à garantir la circulation et à prévenir les crises locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a donc aucun intérêt à s’opposer par principe à l’initiative américaine. Elle doit la soutenir lorsqu’elle favorise un processus inclusif, libyo-libyen et placé dans un cadre multilatéral. Mais elle doit aussi se préparer à plusieurs scénarios, y compris celui d’une transition incomplète, d’une stabilisation partielle ou d’un nouvel équilibre dominé par des acteurs extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté tunisienne commence ici : ne pas confondre l’espoir d’une solution avec la disparition du risque.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La frontière, premier canal de transmission du risque</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, la Libye n’est pas un dossier diplomatique lointain. Elle constitue une réalité économique, sociale et sécuritaire quotidienne. Les régions du Sud vivent au rythme des échanges transfrontaliers, des mouvements de personnes et de l’activité du poste de Ras Jedir. Chaque fermeture, chaque tension locale et chaque changement dans le rapport de force libyen se répercute immédiatement sur les familles, les commerçants et les entreprises des deux côtés de la frontière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait considérer Ras Jedir comme un problème bilatéral et administratif, distinct des grandes négociations géopolitiques. Ce serait une erreur. La frontière est précisément le point où les arrangements politiques libyens deviennent une réalité tunisienne. Si l’unification institutionnelle ne garantit pas une autorité stable sur les postes-frontières, une chaîne de commandement identifiable et des règles commerciales prévisibles, elle restera incomplète du point de vue tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie doit donc traiter la frontière comme une infrastructure stratégique. Cela suppose de sécuriser les accès, moderniser les procédures douanières, améliorer la traçabilité des flux et maintenir des canaux permanents avec les autorités locales libyennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte contre les trafics doit être renforcée, mais elle ne peut pas se traduire par une fermeture indiscriminée qui pénaliserait les populations et l’économie légale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La maîtrise du risque ne consiste pas à supprimer les échanges. Elle consiste à rendre les échanges plus transparents, plus prévisibles et moins dépendants des rapports de force locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une éventuelle stabilisation de la Libye pourrait relancer les échanges et soutenir l’économie du Sud tunisien. Mais cette opportunité ne se concrétisera pas automatiquement. Si le commerce transfrontalier reste informel, concentré sur quelques points de passage et dépendant de décisions sécuritaires imprévisibles, la Tunisie continuera à subir les crises au lieu de bénéficier de la reprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc construire des amortisseurs économiques : développer des plateformes logistiques, renforcer les entreprises locales, formaliser une partie des échanges et créer des mécanismes de soutien pour les opérateurs touchés par les fermetures temporaires. La diversification des débouchés est également indispensable. Les régions frontalières ne peuvent pas dépendre d’un seul passage, d’un seul marché ou d’une seule configuration politique à Tripoli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est pas de réduire le lien avec la Libye. Elle est de faire en sorte que ce lien devienne une force économique organisée plutôt qu’une dépendance exposée à chaque tension.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2ivEpmZCrR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/28/la-tunisie-cherche-a-faciliter-une-solution-politique-en-libye/">La Tunisie cherche à faciliter une solution politique en Libye</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie cherche à faciliter une solution politique en Libye » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/28/la-tunisie-cherche-a-faciliter-une-solution-politique-en-libye/embed/#?secret=NO4fF477jG#?secret=2ivEpmZCrR" data-secret="2ivEpmZCrR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La neutralité comme capacité de choix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tunis a raison de préserver une position équilibrée à l’égard des différents acteurs libyens. Dans un pays encore divisé, choisir prématurément un camp réduirait sa marge de manœuvre et exposerait ses intérêts à un changement de rapport de force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la neutralité n’a de valeur que si elle permet de choisir. Une neutralité passive risque de transformer la Tunisie en simple observatrice d’un processus conduit par Washington, Ankara, Le Caire et les institutions internationales. Elle conserverait ses relations avec tout le monde, mais pèserait réellement sur personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse ne consiste pas à multiplier les déclarations de souveraineté. Elle consiste à renforcer les instruments qui donnent un contenu à cette souveraineté : expertise sur les questions frontalières, capacité de négociation, coordination interinstitutionnelle, présence diplomatique régulière en Libye et propositions concrètes sur la sécurité et le commerce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne peut pas imposer une solution. Elle peut toutefois rendre certaines solutions plus crédibles et certaines dérives plus coûteuses. Sa proximité géographique, ses relations avec l’Ouest libyen et son expérience des échanges transfrontaliers lui donnent une utilité spécifique. Encore faut-il la convertir en influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle architecture sécuritaire libyenne impliquera nécessairement des partenaires extérieurs. La Tunisie a besoin de coopération avec la Libye, l’Algérie, les institutions internationales et, sur certains dossiers, les États-Unis et la Turquie. Refuser cette coopération au nom d’une souveraineté abstraite serait irréaliste. Mais coopérer ne signifie pas accepter une architecture conçue ailleurs. Si les priorités sécuritaires sont définies principalement par Washington ou Ankara, Tunis pourrait se retrouver devant des décisions déjà prises concernant la surveillance des frontières, la présence étrangère, la lutte contre les trafics ou la gestion des migrations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut ici appliquer le même principe que dans les relations économiques : la diversification n’est pas le rejet d’un partenaire, mais la condition d’un partenariat plus équilibré. La Tunisie doit parler avec tous les acteurs qui comptent, éviter de dépendre d’un seul canal et faire en sorte que les engagements sécuritaires soient transparents, ciblés et compatibles avec ses intérêts propres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté moderne ne signifie pas l’autarcie. Elle signifie pouvoir choisir ses dépendances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cadre régional : un instrument, pas un substitut à la stratégie tunisienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne dispose ni du poids militaire de la Turquie, ni de la profondeur stratégique de l’Égypte, ni des ressources diplomatiques des États-Unis. Elle peut toutefois compenser cette faiblesse relative par une diplomatie de coalition. Le mécanisme de concertation avec l’Algérie et l’Égypte doit devenir un instrument opérationnel, et non rester un cadre de déclarations générales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les divergences entre les trois pays sont réelles. L’Algérie regarde prioritairement vers sa profondeur sahélienne et ses impératifs de sécurité. L’Égypte est davantage attentive à l’Est libyen. La Tunisie est directement exposée à l’Ouest, à Ras Jedir et aux flux transfrontaliers. Cette différence de perspective ne condamne pas la concertation ; elle impose de lui donner un agenda limité et concret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sécurité des frontières, continuité des passages, lutte contre les trafics, échanges d’informations et soutien à un processus politique inclusif peuvent constituer ce socle commun. Tunis doit toutefois y défendre sa propre voix et ne pas se fondre dans une position régionale uniforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a souvent abordé le dossier libyen sous l’angle de la prévention : empêcher l’instabilité de franchir la frontière, limiter les effets économiques des crises et éviter de s’impliquer dans les rivalités libyennes. Cette prudence était compréhensible. Elle ne suffit plus dans une phase où de nouveaux équilibres sont en train de se former.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains objecteront que Tunis doit d’abord résoudre ses propres difficultés économiques et institutionnelles avant de prétendre jouer un rôle régional. Mais la question libyenne n’est pas un luxe diplomatique. Elle touche directement la sécurité, le commerce, l’emploi, les migrations et la stabilité des régions frontalières. Investir dans une politique libyenne plus structurée relève donc de la protection des intérêts fondamentaux du pays.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GYhVK1AT0m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/">L’avenir de la Libye en suspens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’avenir de la Libye en suspens » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/embed/#?secret=fL0N7Nx4dy#?secret=GYhVK1AT0m" data-secret="GYhVK1AT0m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Tunis doit passer d’une diplomatie de réaction à une diplomatie d’initiative. Cela implique de proposer un agenda tunisien pour la frontière, de défendre une solution politique inclusive, de diversifier les partenariats et de faire de la stabilité de Ras Jedir un intérêt régional reconnu par tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a pas vocation à imposer une solution à la Libye. Elle a en revanche le devoir de ne pas laisser d’autres acteurs définir seuls un règlement qui touchera directement sa sécurité, son économie et sa cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La neutralité peut rester le principe directeur de la politique tunisienne. Mais elle doit être une neutralité engagée, organisée et capable de produire des résultats. Dans la nouvelle séquence libyenne, la véritable faiblesse de la Tunisie ne serait pas de manquer de puissance. Ce serait de confondre la retenue avec l’effacement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté tunisienne ne se proclamera pas au moyen d’une rupture avec ses partenaires. Elle se construira par des frontières mieux administrées, des échanges mieux organisés, des alliances diversifiées et une capacité accrue à transformer la proximité géographique en influence politique et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux recompositions libyennes, Tunis ne doit ni choisir un protecteur ni prétendre pouvoir agir seule. Elle doit construire les marges de manœuvre qui lui permettront de dialoguer avec tous, de dépendre de plusieurs et de subir moins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informaticien, cadre de banque publique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/quel-role-pour-la-tunisie-dans-la-gestion-de-la-crise-en-libye/">Quel rôle pour la Tunisie dans la gestion de la crise en Libye ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/quel-role-pour-la-tunisie-dans-la-gestion-de-la-crise-en-libye/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Etats-Unis livrent des équipements de sécurité à la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/les-etats-unis-livrent-des-equipements-de-securite-a-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/les-etats-unis-livrent-des-equipements-de-securite-a-la-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 11:44:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[assistance antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Bill Bazzi]]></category>
		<category><![CDATA[équipements de sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19737155</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les États-Unis ont remis à la Tunisie des équipements de sécurité d’une valeur de près d’un million de dollars. Pour la lutte antiterroriste. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/les-etats-unis-livrent-des-equipements-de-securite-a-la-tunisie/">Les Etats-Unis livrent des équipements de sécurité à la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les États-Unis ont remis à la Tunisie des équipements de sécurité d’une valeur de près d’un million de dollars, destinés à la Direction générale des unités d’intervention et à la Direction générale de la Garde nationale, toutes deux rattachées au ministère de l&rsquo;Intérieur.</em></strong> (Photo: <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/nazioni/2026/10/01/tunisia-da-usa-quasi-un-milione-di-dollari-di-equipaggiamenti-di-sicurezza_add620cc-8259-4909-926d-cb5415a60450.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansa</a>).</p>



<span id="more-19737155"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La remise a été effectuée par l’ambassadeur des États-Unis à Tunis, Bill Bazzi, dans le cadre de l’Anti-Terrorism Assistance Program (ATA), le programme du département d’État américain visant à former et à renforcer les capacités opérationnelles des forces de sécurité des pays partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambassade des États-Unis en Tunisie a annoncé la nouvelle, précisant que ces équipements serviront notamment à renforcer les capacités de formation des agents ainsi que les programmes de certification dans les domaines de la gestion de crise et des compétences spécialisées en matière de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative, a souligné l’ambassade, vise à renforcer les capacités tunisiennes et, plus largement, la sécurité régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette annonce a également été relayée par le Service de sécurité diplomatique (Diplomatic Security Service) du département d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme ATA, créé par le Congrès américain en 1983, constitue l’un des principaux outils dont dispose Washington pour fournir une formation et des équipements de lutte antiterroriste aux unités spécialisées des forces de l’ordre des pays partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie participe par ailleurs au programme Spear, géré par le Service de sécurité diplomatique, qui est consacré à la préparation d’unités d’intervention en cas de crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouvel apport s’inscrit dans le cadre d’une coopération sécuritaire bien établie entre Tunis et Washington. En décembre 2025, les États-Unis avaient déjà livré à la Tunisie, toujours via le programme ATA, des équipements de lutte antiterroriste pour une valeur d’environ 1,4 million de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le domaine maritime, deux patrouilleurs de classe Island, issus de la Garde côtière américaine, étaient également entrés en service en 2025 ; ils sont destinés à la surveillance des frontières maritimes ainsi qu’à la lutte contre les trafics illicites, la criminalité organisée et les menaces terroristes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/les-etats-unis-livrent-des-equipements-de-securite-a-la-tunisie/">Les Etats-Unis livrent des équipements de sécurité à la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/les-etats-unis-livrent-des-equipements-de-securite-a-la-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vers un développement de la coopération tuniso-américaine dans l’énergie et les mines</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/vers-un-developpement-de-la-cooperation-tuniso-americaine-dans-lenergie-et-les-mines/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/vers-un-developpement-de-la-cooperation-tuniso-americaine-dans-lenergie-et-les-mines/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 12:32:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Development Finance Corporation]]></category>
		<category><![CDATA[DFC]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Kate Lahnstein]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Bouzouada]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<category><![CDATA[Susan Waage]]></category>
		<category><![CDATA[Wael Chouchane]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19715796</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie va renforcer sa coopération avec l’organisme américain Development Finance Corporation (DFC) dans l'énergie et les mines. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/vers-un-developpement-de-la-cooperation-tuniso-americaine-dans-lenergie-et-les-mines/">Vers un développement de la coopération tuniso-américaine dans l’énergie et les mines</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie entend renforcer sa coopération avec l’organisme américain Development Finance Corporation (DFC), notamment en ce qui concerne les investissements dans les secteurs stratégiques de l’énergie, des hydrocarbures, des énergies renouvelables et des activités minières.</em></strong></p>



<span id="more-19715796"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qui est ressorti de la rencontre entre le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, et une délégation de la Development Finance Corporation (DFC), composée de la directrice des projets de développement, Susan Waage, et de l’adjointe au conseiller juridique général, Kate Lahnstein.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La DFC est l’institution financière de développement et le bras d’investissement international du gouvernement des États-Unis. Son rôle principal est de mobiliser des capitaux privés pour financer des projets dans les pays en développement et les économies émergentes, tout en soutenant les priorités de la politique étrangère et de la sécurité nationale américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, les entretiens ont porté sur les moyens de renforcer le partenariat économique avec l’organisme américain ainsi que sur les opportunités d’investissement dans les secteurs jugés stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les parties ont souligné l’importance des partenariats internationaux et sont convenues de poursuivre les consultations et la coordination afin de favoriser la réalisation de nouveaux projets et de créer des conditions propices au développement de la coopération économique et des investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ont également pris part à la réunion le président-directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et du Groupe chimique tunisien (GCT), Omar Bouzouada, le directeur général de l’Office des mines, Mohamed Ben Salem, ainsi que des représentants de la Société tunisienne de l&rsquo;électricité et du gaz (Steg).</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/vers-un-developpement-de-la-cooperation-tuniso-americaine-dans-lenergie-et-les-mines/">Vers un développement de la coopération tuniso-américaine dans l’énergie et les mines</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/vers-un-developpement-de-la-cooperation-tuniso-americaine-dans-lenergie-et-les-mines/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un western à l’Onu &#124; Le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/un-western-a-lonu-le-bluffeur-lhypocrite-et-le-genocidaire/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/un-western-a-lonu-le-bluffeur-lhypocrite-et-le-genocidaire/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 10:13:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19715198</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le système de l'Onu dévoyé, entre gesticulations théâtrales, doubles discours diplomatiques et violation systématique du droit. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/un-western-a-lonu-le-bluffeur-lhypocrite-et-le-genocidaire/">Un western à l’Onu | Le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies vient de s’achever à New York, le monde assiste à l’effritement accéléré du droit international. Entre gesticulations théâtrales, doubles discours diplomatiques et violation systématique des traités, retour sur une séquence politique révélatrice où le cynisme et la force brute tentent de supplanter la règle commune.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh</strong></p>



<span id="more-19715198"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine du 22 au 28 septembre 2026 aura offert au monde le spectacle saisissant d’une diplomatie internationale en pleine déchéance. À New York, au siège des Nations Unies, près de 130 chefs d’État et de gouvernement se sont succédé à la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale, dans un contexte dominé par les guerres, les crises au Moyen-Orient et les fractures croissantes de l’ordre international — marquant au passage le vide laissé par une cinquantaine d’absents de taille, au premier rang desquels le Chinois Xi Jinping et le Russe Vladimir Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’ouverture, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a rappelé que son pays n’appartenait à personne et qu’il refusait toute ingérence étrangère. <em>«Le Brésil n’est l’arrière-cour de personne»</em>, a-t-il lancé, dans un discours consacré à la souveraineté et au refus des interventions extérieures, donnant par la même occasion une leçon de courage, de bravoure et de dignité à ceux qui redoutent le rugissement de celui qui se prétend l&rsquo;homme le plus puissant du monde (le Brésil est la 10<sup>e</sup> économie mondiale&nbsp;et la première d’Amérique latine).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Donald Trump : le bluffeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La scène a rapidement été investie par Donald Trump. Fidèle à sa culture du show-business et à sa passion pour la théâtralité, le président américain a une fois de plus confondu l’enceinte sacrée de l’Onu avec un plateau de téléréalité, soufflant le chaud et le froid dans une incohérence spectaculaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, cette Assemblée générale a pris les contours d’un western crépusculaire. En coulisses comme sur scène, se rejoue une version cynique du film ‘‘<em>Le Bon, la Brute et le Truand’’</em>, où le rôle du <em>«Bon»</em> a définitivement été éjecté du scénario. À l’affiche de ce trio destructeur, le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire se partagent la vedette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prestation de Trump a oscillé entre le ridicule et l’effroi. À la tribune, il a brandi des menaces d’une violence inouïe, promettant d’<em>«annihiler»</em> l’Iran et d’expédier le pays <em>«en enfer sans aucune chance de survie»</em>. Puis, quelques instants à peine après avoir prophétisé l’apocalypse, il glissait en coulisses qu’un <em>«accord majeur»</em> serait conclu juste après les élections américaines. Comment prétendre vouloir négocier la paix tout en théâtralisant la destruction totale d’une nation ? Ce bluff récurrent met en lumière une diplomatie à la dérive et l’absence totale de vision stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Emmanuel Macron : l’hypocrite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui s’apparente à son ultime discours devant l’Assemblée générale, le président français a voulu incarner la voix de la raison, le droit international et la conscience morale de l’Occident. En qualifiant le drame humanitaire à Gaza de <em>«spectacle qui doit tous nous faire honte»</em>, tout en pointant du doigt les violations quotidiennes liées à la colonisation en Cisjordanie, Emmanuel Macron semblait poser un acte fort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en voulant ménager la chèvre et le chou pour ne se mettre à dos aucune alliance, le chef de l’État s’est emmêlé les pinceaux. En quête d’un compromis introuvable, sa diplomatie a paru déconnectée, s’attirant la foudre de Tel-Aviv sans convaincre les défenseurs de la cause palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fracture la plus profonde réside dans ce que le collectif Euro-Palestine a qualifié de <em>«feinte colère»</em>. Tandis que le président élevait la voix à la tribune pour déplorer le sort des victimes, Paris garantissait une protection logistique essentielle au Premier ministre israélien en autorisant son appareil à traverser l’espace aérien français pour la cinquième fois. Accorder cette facilité de survol à un dirigeant visé par la justice internationale réduit la parole de la France à une posture de façade : pleurer sur les décombres devant les caméras tout en sécurisant le vol du sanguinaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Benjamin Netanyahu : le génocidaire </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une salle désertée par près de quatre-vingts délégations diplomatiques, le Premier ministre israélien a choisi l’attaque frontale et le sarcasme comme ultime ligne de défense. Accusé par Paris et Londres d’étouffer la Palestine sous une politique d’occupation illégale, Benjamin Netanyahu a balayé les critiques d’un revers de main cynique : <em>«Ils accusent le petit Israël de colonialisme&#8230; Pour l’amour de Dieu, ce me semble, ce sont eux qui ont inventé le terme !»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur de la mystification politique réside dans cet artifice. Pour occulter l’illégalité flagrante de l’extension des colonies en Cisjordanie et la réalité des massacres à Gaza, Netanyahu utilise le passé des empires occidentaux comme un bouclier pour ses propres fautes présentes. Invoquer les politiques coloniales du XIXᵉ siècle pour absoudre des annexions et des violations du droit au XXIᵉ siècle relève de l’aberration logique et juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France et le Royaume-Uni tirent précisément leur autorité actuelle sur la scène internationale des leçons douloureuses de leur propre décolonisation. En refusant d’admettre que le monde est désormais régi par le droit international moderne et la Charte des Nations Unies de 1945, le dirigeant israélien s’enferme dans un anachronisme dangereux, substituant la force brute à la règle commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois acolytes issus du même moule ont scellé définitivement la fin des illusions, précipitant la chute vertigineuse de la crédibilité internationale. Au-delà de leur posture de façade, le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire partagent la même matrice : celle du cynisme absolu et du mépris des règles les plus élémentaires du droit international.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le boycott d’honneur et l’illusion des accords d’Abraham</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’image de ces 77 délégations désertant la salle lors de la prise de parole de Benjamin Netanyahu restera comme un verdict cinglant de la conscience universelle. Face à un pouvoir engagé dans des crimes de masse et un génocide avéré à Gaza, la quasi-totalité du monde arabe et un bloc massif de nations ont opposé la seule réponse digne : le refus de l’écoute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette désertion salubre a rendu plus flagrante encore l’immobilité de trois capitales. Les Émirats arabes unis et Bahreïn, deux États ayant normalisé leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham, figuraient parmi les délégations restées dans la salle. Le Maroc, autre État arabe ayant normalisé ses relations avec Israël en 2020, n’a pas non plus participé au départ collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par peur, par soumission ou par calcul sordide, ces régimes ont préféré offrir une audience polie à des mains tachées de sang, signant une complicité explicite dans la tragédie en cours et la déchéance de leur propre diplomatie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces régimes prétendent agir au nom de la <em>Realpolitik</em>, ce réalisme froid qui ferait primer les intérêts sécuritaires sur les principes éthiques. Mais l’épreuve des faits a fini par démasquer la naïveté de ce calcul. La montée des tensions régionales avec l’Iran a apporté la preuve éclatante que l’alignement sur Washington et Tel-Aviv n’offre aucune garantie de protection, ignorant le double avertissement d’Henry Kissinger : <em>«L’Amérique n’a pas d&rsquo;amis ni d’ennemis permanents, elle n&rsquo;a que des intérêts»</em>, et <em>«Être l’ennemi de l’Amérique peut être dangereux, mais être son ami est fatal.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les territoires du Golfe se sont trouvés exposés aux ripostes directes, les États-Unis n’ont pas agi en bouclier protecteur : ils ont utilisé leurs bases militaires installées dans la région pour mener leurs propres frappes, transformant ces pays en cibles stratégiques et en dommages collatéraux. Payer la normalisation avec Israël au prix d’une abdication morale sur la Palestine n’a donc prémuni ces États contre aucun danger. Loin d&rsquo;être une maîtrise diplomatique, leur présence dans cette salle de l’Onu relève d’une soumission à perte : un marché de dupes où la souveraineté et l’honneur ont été sacrifiés en échange d’une protection illusoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fiction des deux États à l’épreuve du réel colonial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de trois décennies, les chancelleries internationales répètent le même mantra diplomatique : la <em>«solution à deux États»</em>. De tribune en tribune, de l’Assemblée générale des Nations Unies aux communiqués rituels des ministères, cette affirmation est martelée comme un dogme intangible. Pourtant, le décalage entre la rhétorique feutrée des palais diplomatiques et la réalité brutale du terrain n’a jamais été aussi criant. S’accrocher en 2026 à cette formule relève soit d’une paresse intellectuelle coupable, soit d’une lâcheté politique calculée pour éviter d’affronter le vide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan du droit, le consensus international demeure pourtant sans ambiguïté. L’article 49 de la IVᵉ Convention de Genève interdit de manière absolue à une puissance occupante de transférer sa propre population civile dans un territoire occupé. Ce principe fondamental a été réaffirmé par la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’Onu, puis scellé par l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) de juillet 2024, qualifiant l’occupation et la colonisation israéliennes d’illégales et exigeant leur cessation immédiate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais sur le terrain, ce mépris du droit s’est traduit par une ingénierie territoriale dévastatrice. Par le maillage resserré des colonies, des voies de contournement réservées et des avant-postes isolés, la Cisjordanie s’est transformée en un archipel de bantoustans disjoints, enserrant les agglomérations palestiniennes et isolant Jérusalem-Est de son arrière-pays. À cet étouffement géographique s’ajoute l’anéantissement de Gaza, qui a fini de détruire les fondations économiques et sociales indispensables à la viabilité d’un État souverain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cet engrenage, l’obstination des puissances occidentales à invoquer les <em>«deux États»</em> sans jamais imposer de sanctions contraignantes ne relève plus de la diplomatie : c’est une esquive hypocrite. En laissant s&rsquo;installer un État unique de fait, fondé sur une inégalité institutionnalisée et l’impunité, la communauté internationale s’achète une bonne conscience à bon compte. Il est temps d’en faire le deuil : on ne bâtira pas la paix sur une fiction territoriale que le béton, les bombes et le mépris du droit ont définitivement effacée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Refuser l’accoutumance pour empêcher l’effacement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le danger le plus redoutable qui menace la conscience humaine n’est plus seulement la violence des armes, mais l’accoutumance : l’habitude des images de décombres, l’habitude des déracinements de populations, l’habitude des morts comptabilisés à la hâte, des résolutions sans suite et des communiqués rituels. Lorsqu’une tragédie d’une telle ampleur devient familière, elle court le risque mortel d’être réduite à une simple ligne dans la presse, puis à une statistique froide dans un dossier diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il pour autant accepter le deuil de la cause palestinienne ? Non. Ce serait confondre la défaillance d’un système diplomatique hypocrite avec l’existence même d’une nation. La Palestine n’est pas un communiqué de l’Onu ni un concept abstrait : elle est une histoire, une mémoire, une identité vivante, un peuple courageux et une exigence irréductible de justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours d’Emmanuel Macron à l’Onu aura été le chant du cygne d’une diplomatie de la parole incapable de se traduire en actes. Mais la rhétorique ne suffit plus pour préserver un peuple de l’anéantissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question fondamentale qui se pose aujourd&rsquo;hui à la communauté internationale n&rsquo;est plus de répéter des formules creuses, mais de savoir si nous aurons la lucidité d’arrêter cette <em>Realpolitik</em> sauvage avant que la planète entière ne se transforme en une immense jungle où les plus faibles sont condamnés à disparaître dans le silence complice des puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien, Canada.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/un-western-a-lonu-le-bluffeur-lhypocrite-et-le-genocidaire/">Un western à l’Onu | Le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/un-western-a-lonu-le-bluffeur-lhypocrite-et-le-genocidaire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les USA financent un centre militaire naval tunisien à Bizerte</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/les-usa-financent-un-centre-militaire-naval-tunisien-a-bizerte/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/les-usa-financent-un-centre-militaire-naval-tunisien-a-bizerte/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 11:20:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Biltek Uluslararasi Insaat Limited Sirketi]]></category>
		<category><![CDATA[Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[George Wikoff]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Sehili]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19710850</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les États-Unis ont attribué à une société turque la troisième phase du Maritime Center of Excellence (MCOE), à Bizerte. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/les-usa-financent-un-centre-militaire-naval-tunisien-a-bizerte/">Les USA financent un centre militaire naval tunisien à Bizerte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les États-Unis ont attribué à la société turque Biltek Uluslararasi Insaat Limited Sirketi un contrat de 998 000 dollars pour la troisième phase du Maritime Center of Excellence (MCOE), actuellement en construction sur la base navale tunisienne de Bizerte.</em></strong></p>



<span id="more-19710850"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’<a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/politica/2026/09/25/tunisia-usa-affidano-nuova-fase-del-centro-per-commandos-navali_b40addd3-150d-4f87-9d46-bc44fba6bfdb.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">agence Ansa</a>, l’attribution du marché a été publiée le 22 septembre sur SAM.gov par le Department of the Navy, par l&rsquo;intermédiaire du Naval Facilities Engineering Systems Command Europe Africa Central (Navfac Euracent).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Award Notice ou avis d’attribution, relatif au contrat N33191-26-C-0010, précise que Biltek a remporté le marché à l’issue d’une procédure concurrentielle à prix fixe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La phase III prévoit une tour d’entraînement à la descente en rappel et aux opérations en hauteur, ainsi qu’une zone d’atterrissage pour hélicoptères. L’appel d’offres inclut également, en option, une installation pour véhicules et embarcations ainsi qu’une rampe de mise à l’eau avec ponton. Ce centre est destiné à l’entraînement des commandos et des forces spéciales navales tunisiennes et s’inscrit dans le cadre des programmes américains de renforcement des capacités des partenaires (Building Partner Capacity).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington et Tunis visent également à en faire un pôle régional pour des activités et des exercices multinationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Biltek avait déjà été chargée, en 2024, de réaliser une première tranche du complexe, comprenant une zone d’entraînement au combat rapproché, des champs de tir, un parcours d’obstacles et des installations pour embarcations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juin, le ministre de la Défense, Khaled Sehili, avait présenté ce projet comme l’un des moyens de renforcer la capacité opérationnelle des forces navales d’élite ainsi que le rôle de la Tunisie en tant que centre régional de formation militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce même mois, le commandant des forces navales américaines en Europe et en Afrique, l’amiral George Wikoff, avait visité le centre en construction à Bizerte.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/les-usa-financent-un-centre-militaire-naval-tunisien-a-bizerte/">Les USA financent un centre militaire naval tunisien à Bizerte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/les-usa-financent-un-centre-militaire-naval-tunisien-a-bizerte/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Crise en Allemagne &#124; Arrêt du moteur économique de l’Europe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/26/crise-en-allemagne-arret-du-moteur-economique-de-leurope/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/26/crise-en-allemagne-arret-du-moteur-economique-de-leurope/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2026 06:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[automobile]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[crise énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19697968</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Allemagne, moteur économique de l’Europe, fait face à un effondrement pouvant impacter fortement l’Europe. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/26/crise-en-allemagne-arret-du-moteur-economique-de-leurope/">Crise en Allemagne | Arrêt du moteur économique de l’Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Allemagne, autrefois considérée comme le moteur économique de l’Europe, fait aujourd’hui face à un effondrement structurel qui pourrait avoir des conséquences dramatiques non seulement pour l’Europe, mais pour l’économie mondiale. Ce phénomène, que certains experts appellent déjà «la fin du moteur de l’Europe», s’explique par une combinaison de crises internes, notamment une dépendance excessive à l’énergie russe, une transition ratée vers les énergies renouvelables, et une désindustrialisation rapide. Cet article explore les causes profondes de cet effondrement économique, les conséquences pour l’Union Européenne (UE), et ce que cela signifie pour le futur de l’économie mondiale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19697968"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie allemande a longtemps reposé sur trois piliers fondamentaux : l’excellence de son industrie manufacturière, l’énergie bon marché, et une croissance axée sur les exportations. Cependant, ces trois éléments, qui sont interdépendants, se trouvent aujourd’hui en crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemagne est célèbre pour ses produits industriels de haute qualité, notamment les automobiles, les machines-outils et les équipements électroniques. Mais aujourd’hui, les industries lourdes traversent une période difficile. Les géants allemands de l’automobile, tels que Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz, connaissent une baisse de production et une réduction des investissements.Les entreprises industrielles font face à des coûts de production de plus en plus élevés et à une concurrence accrue des fabricants chinois, notamment dans le domaine des véhicules électriques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemagne a&nbsp;longtemps&nbsp;bénéficié d’un approvisionnement en gaz russe à bas prix. Mais suite&nbsp;au conflit russo-ukrainien, l’Allemagne a perdu cet avantage stratégique. L’arrêt des livraisons de gaz, suite à la destruction des pipelines Nord Stream, a fait exploser les prix de l’énergie, rendant les coûts industriels insoutenables. En conséquence, de nombreuses entreprises allemandes ont déménagé leur production vers des pays où l’énergie est moins coûteuse, comme la Chine et les États-Unis. Ce phénomène de délocalisation accélère le processus de désindustrialisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les conséquences de la crise économique allemande&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemagne, en tant que première économie de l’UE, a toujours été le moteur de la croissance européenne. Mais si l’Allemagne entre en récession, l’impact se fait sentir bien au-delà de ses frontières. La crise économique allemande menace de fragiliser l’ensemble du modèle économique européen.&nbsp;L’Allemagne est le principal partenaire commercial de nombreux pays européens. Si l’économie allemande ralentit, cela réduit la demande de biens en provenance d’autres États membres de l’UE. Par exemple, les pays du Sud, comme la France, l’Italie et l’Espagne, qui dépendent des exportations vers l’Allemagne, pourraient se retrouver confrontés à un manque de demande. Une récession allemande pourrait donc plonger l’UE dans une crise de croissance généralisée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La baisse de compétitivité de l’Allemagne pourrait également avoir un impact négatif sur l’euro. L’euro, étant la monnaie partagée par de nombreux pays européens, est fortement influencé par la santé économique de ses principaux acteurs, dont l’Allemagne. Une crise prolongée dans ce pays pourrait faire chuter la valeur de la monnaie européenne, augmentant les coûts pour tous les pays membres de l’ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’industrie automobile allemande, pilier de l’économie du pays, traverse une crise sans précédent. La concurrence croissante des fabricants chinois a mis à mal les entreprises allemandes. Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz ont annoncé des fermetures de sites de production en Allemagne et une réduction de leurs effectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur automobile allemand est également confronté à une pression supplémentaire avec la réduction de la demande en Chine. Le marché chinois, qui représentait une part importante des ventes pour ces géants allemands, connaît une évolution rapide avec la montée en puissance des fabricants locaux. En conséquence, l’exportation de véhicules allemands vers la Chine a chuté, ce qui affecte directement la rentabilité des entreprises allemandes.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rmauWV4NzU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/20/lallemagne-face-a-une-vague-de-faillites-sans-precedent/">L’Allemagne face à une vague de faillites sans précédent</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Allemagne face à une vague de faillites sans précédent » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/20/lallemagne-face-a-une-vague-de-faillites-sans-precedent/embed/#?secret=NBQ4GUGTJj#?secret=rmauWV4NzU" data-secret="rmauWV4NzU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un gouvernement paralysé face à la crise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des problèmes majeurs de l’Allemagne réside dans sa politique intérieure. Le pays souffre d’une paralysie politique qui empêche toute action décisive face à la crise. En attendant, le pays ne parvient pas à élaborer un plan de relance économique face aux défis colossaux ci-haut évoqués.&nbsp;En effet, le cadre budgétaire rigide imposé par la constitution allemande, ainsi que les règles de l’UE, limitent sévèrement la capacité du gouvernement à investir massivement dans l’infrastructure énergétique et industrielle nécessaires pour relancer l’économie. L’incapacité de prendre des mesures radicales dans cette période de crise est une des raisons pour lesquelles l’Allemagne, et avec elle l’Europe, se trouvent dans une impasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre facteur aggravant est la crise démographique à laquelle l’Allemagne est confrontée. La population allemande vieillit rapidement, ce qui provoque une diminution de la population active. Cela représente une menace directe pour l’économie allemande, car moins de travailleurs sont disponibles pour soutenir les industries et financer les systèmes sociaux, notamment les pensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’immigration n’est pas augmentée, cela pourrait entraîner des pénuries de main-d’œuvre et, par conséquent, une stagnation économique. Dans ce contexte, la montée de l’extrême-droite avec son discours populiste antimigrants, ne va guère faciliter la relance économique par l’injection de forces vives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les scénarios envisageables pour l’avenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que l’Allemagne navigue difficilement dans cette crise, plusieurs scénarios sont envisageables pour l’avenir de l’UE.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un premier scénario pourrait être un déclin maîtrisé où l’Allemagne, au lieu de dépendre de son industrie lourde, se réoriente vers des secteurs comme les services, la finance, ou la santé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un deuxième scénario pourrait être la fragmentation de l’UE, où l’Allemagne et d’autres pays du Sud se retrouvent dans des conflits économiques et politiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, un scénario plus sombre envisage une montée de l’extrémisme et du nationalisme en Allemagne, créant un environnement politique instable qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’UE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise économique allemande est bien plus qu’un simple problème national. C’est un défi systémique qui touche l’ensemble de l’Europe. Si l’Allemagne ne parvient pas à surmonter cette crise, cela pourrait entraîner une période prolongée de stagnation économique pour l’UE, avec des conséquences mondiales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déclin de l’Allemagne est un avertissement pour toute l’Europe : le modèle économique mondial fondé sur des exportations bon marché, de l’énergie fiable et une compétitivité industrielle est peut-être révolu. L’avenir de l’UE dépendra de sa capacité à se réinventer face à ces défis. Et elle ne donne pas l’impression d’être sur la voie d’y parvenir. Elle se cherche encore, et tâtonne, alors que les bruits de bottes résonnent à ses frontières orientales.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1GLzv1sz2d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/20/lallemagne-et-ses-grands-chantiers-en-retard/">L’Allemagne et ses grands chantiers en retard</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Allemagne et ses grands chantiers en retard » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/20/lallemagne-et-ses-grands-chantiers-en-retard/embed/#?secret=o8QUSHQzqC#?secret=1GLzv1sz2d" data-secret="1GLzv1sz2d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Effort de guerre ou suicide programmé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’implication de l’UE, notamment l’Allemagne, dans le conflit russo-ukrainien est l’une des causes majeures de la crise de l’industrie lourde allemande, surtout que l’Ukraine ne fait pas partie de l’Otan et de l’UE. Malheureusement, la majorité des politiciens européens agissent dans le sens des intérêts du complexe militaro-industriel mondial, qui tire profit des guerres, et non de celui des populations, européennes ou autres. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début de l’invasion russe en février 2022, le soutien total de l’UE et de ses États membres à l’Ukraine s&rsquo;élève à 216,3 milliards d’euros (chiffres actualisés à la mi-2026), presque le double de l&rsquo;aide des Etats-Unis, estimée entre 114 et 175 milliards de dollars, selon les rapports officiels du Congrès américain et l’institut Kiel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ne rien arranger, le Parlement allemand vient d’approuver des dépenses militaires massives de plus de 300 milliards d’euros ! Cette masse d’argent va malheureusement tomber dans l’escarcelle des industriels de l’armement, au lieu de profiter au peuples allemands et européens&nbsp;qui s’apprêtent à&nbsp;vivre des moments très difficiles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pis encore&nbsp;: les milliards d’euros d’aide à l’Ukraine vont servir à financer l’achat d’armement américain et non européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ce n’est pas là de l’aveuglement politique, cela lui ressemble beaucoup.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/26/crise-en-allemagne-arret-du-moteur-economique-de-leurope/">Crise en Allemagne | Arrêt du moteur économique de l’Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/26/crise-en-allemagne-arret-du-moteur-economique-de-leurope/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quand le port en eau profonde d’Enfidha verra-t-il le jour ?  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/24/quand-le-port-en-eau-profonde-denfidha-verra-t-il-le-jour/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/24/quand-le-port-en-eau-profonde-denfidha-verra-t-il-le-jour/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 10:44:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bill Bazzi]]></category>
		<category><![CDATA[Enfidha]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[port en eau profonde]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Amri]]></category>
		<category><![CDATA[SeaPorts Days]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19693185</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nos amis Américains nous aideraient-ils à réaliser le fameux port en eau profonde d’Endidha qui a pris plus de 20 ans de retard ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/24/quand-le-port-en-eau-profonde-denfidha-verra-t-il-le-jour/">Quand le port en eau profonde d’Enfidha verra-t-il le jour ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ils sont forts nos ministres quand il s’agit de tirer des plans sur la comète et d’annoncer à cor et à cri des projets délirants auxquels les médias locaux accolent une foison de superlatifs. Quant à les réaliser ensuite, il ne faut tout de même pas trop leur demander à ces chers planificateurs ! Espérons qu’avec le projet du vaste pôle portuaire doté d’une zone logistique de 2 000 hectares, un hub régional entre la Méditerranée et l’Afrique, selon les termes du ministre des Transports, Rachid Amri, nous serions cette fois démentis. Quoique nous n&rsquo;aimons pas nous bercer d&rsquo;illusions&#8230; </em></strong> </p>



<span id="more-19693185"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est du fameux grand pôle portuaire en eau profonde d’Endidha, dans le gouvernorat de Sousse, dont on annonce la réalisation depuis la fin des années 1990 et qui tarde à sortir des cartons, qu’il s’agit encore une fois. Les Tunisiens s’ennuient et ils n’ont rien à se mettre sous la dent, alors on leur sort ce serpent de mer pour les faire rêver debout et oublier les pénuries quotidiennes qu’ils subissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Amri, qui parlait lors de l’ouverture à Tunis des <em>«Seaports Days»</em>, organisées les 22 et 23 septembre 2026, en collaboration avec l’ambassade des États-Unis, a indiqué, au cas où on l’aurait oublié, que ce vaste pôle portuaire sera adossé à une zone de services logistiques de plus de 2 000 hectares et relié aux réseaux ferroviaire et autoroutier du pays. Ce ne sera pas le Port de Jebel Ali à Dubaï ou Tanger Med au Maroc, mais ça leur ressemblera un peu. Enfin on l’espère bien&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les ministère des Transports, ce programme de développement des infrastructures portuaires vise à <em>«renforcer la position de la Tunisie en tant que plateforme logistique régionale en Méditerranée et porte d’entrée vers les marchés africains.»</em>  Pas moins ! </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sept ports maritimes commerciaux tunisiens assurent actuellement environ 98 % du volume des échanges commerciaux du pays avec l’étranger, pour un trafic total de l’ordre de 30 millions de tonnes par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de port en eau profonde d’Enfidha, dont la réalisation a pris plus de vingt ans de retard, est présenté comme l’une des grandes infrastructures prévues dans le Plan de développement 2026-2030. Ce <em>«hub régional entre la Méditerranée et l&rsquo;Afrique»</em> sera-t-il donc opérationnel dans quatre ans ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que le ministre Amri nous pardonne : nous avons appris, dans ce pays où tout semble à l’arrêt depuis 2011, à ne plus croire aux miracles ni aux coups de baguette magique. Nous ne pensons pas qu’il est capable de faire mieux que la vingtaine de ministres qui l’ont précédé au poste et qui ont tous pris la peine de présenter ce projet aux hypothétiques investisseurs étrangers, avec les résultats que l’on sait. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Espérons qu&rsquo;avec nos amis Américains, qui ont des problèmes avec les détroits d&rsquo;Ormuz et de Bab El Mandeb, les choses iront beaucoup plus vite ! </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/24/quand-le-port-en-eau-profonde-denfidha-verra-t-il-le-jour/">Quand le port en eau profonde d’Enfidha verra-t-il le jour ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/24/quand-le-port-en-eau-profonde-denfidha-verra-t-il-le-jour/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trump veut de la potasse, la Tunisie en a, mais tarde à l&#8217;exploiter</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/trump-veut-de-la-potasse-la-tunisie-en-a-mais-tarde-a-lexploiter/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/trump-veut-de-la-potasse-la-tunisie-en-a-mais-tarde-a-lexploiter/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 10:08:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[engrais]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[potasse]]></category>
		<category><![CDATA[Sebkha El Melah]]></category>
		<category><![CDATA[sel marin]]></category>
		<category><![CDATA[Zarzis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19688917</guid>

					<description><![CDATA[<p>Trump cherche de la potasse (KCI) pour répondre aux besoins de son agriculture, Zarzis peut rapidement répondre présent. A conditions de se bouger... </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/trump-veut-de-la-potasse-la-tunisie-en-a-mais-tarde-a-lexploiter/">Trump veut de la potasse, la Tunisie en a, mais tarde à l&rsquo;exploiter</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Trump cherche de la potasse (KCI), Zarzis peut rapidement répondre présent. À une condition que l’administration centrale à Tunis saisisse l’opportunité et active rapidement les liens diplomatiques et commerciaux requis. Pour assumer ce coût d’entrée …</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-19688917"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px;height:auto"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump cherche de la potasse. Beaucoup de potasse, vite et moins cher. Dans sa guerre commerciale contre le Canada, le président américain a annoncé, le 21 septembre 2026, travailler à un <em>«massive deal»</em> avec la Biélorussie pour acheter du chlorure de potassium à un prix qu’il affirme substantiellement inférieur à celui payé aux Canadiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington veut faire baisser le prix des engrais pour ses agriculteurs et surtout desserrer l’étau de sa dépendance canadienne. Car le paradoxe est savoureux : Trump fait la guerre commerciale à son voisin du Nord, puis découvre que son agriculture dépend massivement de ses mines de potasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le Canada a produit environ 25 millions de tonnes de potasse, soit 32,8 % de la production mondiale, et exporté environ 22,9 millions de tonnes, près de 39 % des exportations mondiales. Plus spectaculaire encore, 53 % de ces exportations canadiennes sont parties vers les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Amérique agricole a donc beau avoir un président qui adore les droits de douane, ses cultures ne poussent pas avec des tarifs douaniers. Elles poussent avec de la potasse. Et Trump cherche une sortie. Il regarde vers la Biélorussie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le papier, l’idée paraît simple : acheter moins cher à Minsk ce que Washington achète cher à Ottawa. Sauf qu’entre une mine bélarusse et un champ de maïs de l’Iowa, il y a désormais quelque chose qui s’appelle la géopolitique. Le Biélorussie est sous sanctions occidentales en raison notamment de son soutien à la Russie dans la guerre contre l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant les sanctions, sa potasse prenait notamment le chemin de Klaipėda, en Lituanie, pour rejoindre les marchés mondiaux. Depuis la fermeture de cette voie, les exportations ont été largement réorientées vers les infrastructures et les ports russes. Le rail, les transbordements, les ports, les distances et les nouvelles contraintes financières ont donc pris une importance considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La potasse biélorusse peut être bon marché à la sortie de la mine et devenir beaucoup moins bon marché à l’arrivée aux États-Unis. Il faut payer le transport ferroviaire, le transit, la manutention, le port, le fret maritime, l’assurance et le risque géopolitique, sans oublier les contraintes liées aux sanctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, le prix de départ n’est pas le prix rendu à l’agriculteur américain. C’est la vieille vérité commerciale que les slogans présidentiels aiment oublier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Zarzis peut en profiter</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et Minsk vient justement de refroidir les enthousiasmes de Washington : Alexandre Loukachenko a indiqué que les volumes disponibles étaient limités et que la production était déjà largement engagée par des contrats existants. Trump cherche donc une montagne de potasse chez un fournisseur qui lui explique qu’il n’a peut-être pas la montagne disponible. Voilà une guerre commerciale qui commence à ressembler à une chasse au trésor sans carte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, quelque part près de Zarzis, une autre histoire attend depuis un siècle. La Tunisie ne possède évidemment pas les gigantesques réserves de Saskatchewan et il serait absurde de prétendre le contraire. Mais elle possède quelque chose de beaucoup plus concret qu’un slogan : une ressource potassique documentée à Sebkha El Melah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Office national des mines décrit les saumures de cette zone comme riches notamment en potassium, magnésium et brome. Un projet industriel étudié dans les années 1980 envisageait la production de chlorure et de sulfate de potassium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et une étude soutenue par la Banque mondiale retenait une première capacité industrielle de 70 000 tonnes de chlorure de potassium par an. Voilà le chiffre qui devrait réveiller quelques classeurs ministériels : 70 000 tonnes par an. Attention cependant, car cette précision est essentielle : il ne s’agit pas de la production tunisienne actuelle. L’usine n’existe pas. Il s’agit d’une capacité industrielle historique projetée, qu’il faudrait réévaluer avec les technologies, les prix, les réserves et les normes environnementales de 2026. Mais 70 000 tonnes, ce n’est pas rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est environ 0,09 % de la production mondiale actuelle. Cela ne détrônera évidemment pas le Canada, mais cela pourrait suffire à faire de Zarzis un fournisseur spécialisé sur un marché qui cherche précisément à diversifier ses sources.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie peut aller de l’avant rapidement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La chimie donne elle aussi des ordres de grandeur intéressants. Les analyses historiques des saumures de Sebkha El Melah donnent une concentration moyenne de potassium de l’ordre de 7,2 à 7,7 grammes par litre, avec des valeurs pouvant atteindre environ 15,5 grammes par litre selon les prélèvements. À 7,2 grammes de potassium par litre, il faudrait théoriquement traiter de l’ordre de 5,1 millions de mètres cubes de saumure pour obtenir l’équivalent de 70 000 tonnes de KCl, avant pertes et rendement industriel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce calcul ne signifie évidemment pas que 5,1 millions de mètres cubes sont aujourd’hui disponibles industriellement. Il donne simplement l’ordre de grandeur du procédé. La question sérieuse est donc de savoir quelle quantité de saumure peut être exploitée durablement, avec quel taux de récupération du potassium, quelle consommation énergétique et quel impact environnemental. Vite une une étude de faisabilité, pas une conférence sur <em>«l’avenir de la Tunisie»</em> ! </p>



<p class="wp-block-paragraph">Et maintenant, faisons parler les scénarios financiers, mais sans raconter d’histoires. Prenons 70 000 tonnes comme scénario prudent parce que cette capacité figure dans l’ancien projet industriel. Supposons, uniquement pour établir un ordre de grandeur, un prix de vente moyen du KCl compris entre 600 et 650 dollars américains par tonne métrique. À ce prix hypothétique, 70 000 tonnes représenteraient une valeur brute annuelle comprise entre 42 et 45,5 millions de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un bénéfice : c’est une valeur de production avant les coûts de pompage, de concentration, de séparation, d’énergie, de personnel, d’entretien, d’amortissement, de financement, de fiscalité, de stockage, d’assurance et de transport maritime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Passons à un scénario intermédiaire de 100 000 tonnes par an : au même prix hypothétique, la valeur brute serait de 60 à 65 millions de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, un scénario ambitieux de 250 000 tonnes par an donnerait une valeur brute théorique de 150 à 162,5 millions de dollars. Mais cette troisième hypothèse ne doit surtout pas être présentée comme une capacité démontrée : elle supposerait de nouvelles études géologiques, hydrologiques et industrielles, ainsi que des investissements beaucoup plus importants. Les chiffres ne sont donc pas des prévisions de revenus ; ce sont des scénarios de chiffre d’affaires brut permettant de mesurer l’ordre de grandeur économique du projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La canicule, un avantage comparatif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est ici que le soleil tunisien entre dans la danse. La concentration des saumures repose notamment sur des opérations d’évaporation et de cristallisation. Des travaux historiques avaient étudié l’utilisation de l’énergie solaire pour concentrer les saumures de Zarzis et récupérer successivement différents sels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soleil tunisien pourrait donc contribuer au procédé industriel. Pas une usine magique fonctionnant gratuitement, évidemment, mais une ressource énergétique locale susceptible d’améliorer certains coûts du processus. Le soleil qui assèche les sols pourrait ainsi contribuer à concentrer le potassium. Voilà un cas où le climat tunisien pourrait devenir un auxiliaire industriel plutôt qu’une simple rubrique météorologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis il y a le joker : le port de Zarzis. Il n’est pas nécessaire de construire un port au milieu du désert. En 2022, le port commercial de Zarzis a exporté environ 867 255 tonnes de sel marin et traité environ 1,183 million de tonnes de marchandises. Il possède un chenal d’accès de 8,4 kilomètres de longueur et 125 mètres de largeur et une expérience réelle du trafic de vrac. La région possède également une zone industrielle et un parc d’activités économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chaîne industrielle est donc parfaitement lisible : Sebkha El Melah, traitement dans la zone industrielle de Zarzis, production de KCl, stockage, chargement en vrac au port, navire, marché américain. Comparons-la à la chaîne bélarusse : mine, rail, transit par la Russie, port russe, manutention, navire, États-Unis. La seconde n’est pas impossible ; elle est simplement exposée à davantage de contraintes logistiques et géopolitiques. Et c’est pourquoi le bon calcul n’est jamais le prix à la mine : c’est le prix rendu au client.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudrait donc arrêter de vendre du rêve et commencer à vendre du KCl. Une campagne moderne de caractérisation des saumures, la mesure précise des volumes renouvelables, des essais pilotes, l’évaluation du taux de récupération, le calcul énergétique, une étude environnementale indépendante, puis une unité pilote. Si les résultats sont bons, 70 000 tonnes annuelles. Puis 100 000. Puis davantage si les ressources le permettent. Pas un million de tonnes dans un communiqué de presse : des tonnes réelles dans des navires et des dollars réellement encaissés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La protection environnementale doit être intégrée dès le départ : surveillance des nappes, des sols, des rejets, de la biodiversité et des résidus salins. Il serait irresponsable de promettre une industrie <em>«sans pollution»</em> avant d’avoir étudié le procédé. Il est en revanche parfaitement légitime de viser une industrie à impacts mesurés, réduits et contrôlés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De Zarzis à Washington, Tunis doit bouger</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi cette affaire mérite-t-elle l’attention ? Parce que les États-Unis cherchent précisément à diversifier leurs fournisseurs. En 2024, environ 79 % de leurs importations de potasse provenaient du Canada, contre environ 11 % de Russie et 4 % de la Biélorussie. Washington cherche donc des alternatives. La Biélorussie peut en être une, mais avec les sanctions, les contraintes géopolitiques et une logistique largement réorientée vers la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie pourrait en être une autre : pas une alternative au Canada, pas un nouveau géant mondial, mais une source méditerranéenne supplémentaire, politiquement et géographiquement différente, avec une ressource documentée, un port existant et une zone industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump veut rendre l’Amérique moins dépendante du Canada. La Tunisie pourrait lui répondre : nous ne vous promettons pas des millions de tonnes ; nous vous proposons de tester 70 000 tonnes. Voilà une proposition commerciale, pas une supplique diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le paradoxe est magnifique. Trump cherche la potasse en Biélorussie. Loukachenko lui dit qu’il n’a peut-être pas les volumes. Minsk doit composer avec les sanctions et une logistique largement réorientée vers la Russie. Le Canada reste le géant mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et Zarzis ? Zarzis possède une sebkha, du soleil, une industrie saline, une zone industrielle, un port, une expérience historique de production de KCl et un ancien projet industriel chiffré à 70 000 tonnes par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne possède peut-être pas une nouvelle Saskatchewan. Elle possède quelque chose de plus immédiatement exploitable : une question industrielle que personne n’a encore pris la peine de valoriser pleinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Combien de tonnes de potassium avons-nous laissé dormir pendant que les Américains se disputent avec les Canadiens pour savoir qui leur vendra l’engrais ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse doit être scientifique, économique et environnementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais elle pourrait aussi être très tunisienne : des tonnes à Zarzis, des dollars à Washington et, entre les deux, un bateau qui attend.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne manque peut-être pas la potasse. Il manque surtout le réveil industriel. Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie est un ministère décapité, sans ministre depuis 4 mois. Un ministère rongé par l’incompétence, mais restons optimiste pour que Kais Saied bouge et assume un leadership efficace, et avant-gardiste dans ce dossier…</p>



<p class="wp-block-paragraph">A suivre…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Blog de l’auteur : <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>NB :</strong> Le sel marin est du chlorure de sodium (NaCl), le sel de table ; la potasse est principalement du chlorure de potassium (KCl), utilisé comme engrais. À Zarzis, les saumures de Sebkha El Melah contiennent notamment sodium, potassium et magnésium : leur évaporation permet donc de récupérer différents sels. Bref : le sel n’est pas la potasse, mais les deux peuvent sortir de la même saumure.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/trump-veut-de-la-potasse-la-tunisie-en-a-mais-tarde-a-lexploiter/">Trump veut de la potasse, la Tunisie en a, mais tarde à l&rsquo;exploiter</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/trump-veut-de-la-potasse-la-tunisie-en-a-mais-tarde-a-lexploiter/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À l’approche des midterms, Trump plus zinzin que jamais </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/a-lapproche-des-midterms-trump-plus-zinzin-que-jamais/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/a-lapproche-des-midterms-trump-plus-zinzin-que-jamais/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 06:36:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attentats du 11 septembre]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[midterms]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19687973</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le président américain Donald Trump ne cesse de faire des propositions déplacées et de tenir des propos inquiétants.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/a-lapproche-des-midterms-trump-plus-zinzin-que-jamais/">À l’approche des midterms, Trump plus zinzin que jamais </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que les élections de mi-mandat (les midterms), prévues pour le mardi 3 novembre 2026, approchent à grands pas, le président américain Donald Trump ne cesse de faire des propositions déplacées et de tenir des propos inquiétants. Même si les Américains et le monde ont fini par s’accommoder à la «folie» trumpienne, cela ne veut pas dire que ses méthodes sont acceptées. La perte de confiance par les électeurs en ses capacités de dirigeant s’accélère de plus en plus mais le locataire de la Maison-Blanche qui joue gros le 3 novembre prochain n’a toujours pas décidé de mettre un frein à ses provocations et à ses déclarations étranges</em></strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19687973"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une analyse publiée par <a href="https://edition.cnn.com/2026/09/20/politics/trump-antics-midterms" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CNN</a>, Aaron Blake s’est interrogé sur le comportement erratique de Trump, notamment au cours des douze derniers jours, ce qui est particulièrement frappant à l’approche des élections de mi-mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a proposé aux électeurs ce que même certains républicains considèrent comme de la corruption. Il a menacé (apparemment sur le ton de la plaisanterie) de retenir l’aide d’urgence à un État qui n’élirait pas un sénateur républicain. Avant le 25<sup>e</sup> anniversaire des attentats du 11 septembre, il a laissé entendre, sans la moindre preuve, que les démocrates complotaient pour le tuer. Il a menacé de suspendre le commerce extérieur. Il prend en otage l’avenir du Kennedy Center* si les juges ne l’autorisent pas à y apposer son nom, et affirme vouloir que l’arc de triomphe de 250 pieds qu’il projette d’ériger à l’entrée du cimetière national d’Arlington serve également de complexe militaire abritant drones et tireurs d’élite. Il refuse désormais l’accès à la Maison-Blanche à certains médias dont <em>CNN</em> et <em>Politico</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perte de confiance des Américains en ses capacités de dirigeant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Blake soutient que l’une des principales raisons de la baisse de popularité de Trump est la perte de confiance des Américains en ses capacités de dirigeant. De récents sondages montrent que 67% des Américains reprochent au président de ne pas réfléchir mûrement aux décisions importantes et 71% ne le trouvent pas équilibré. Plus de 7 adultes et électeurs inscrits sur 10 affirment qu’il n’a même pas de plan de guerre contre l’Iran, selon des sondages menés par <em>Fox News</em> et <em>CNN</em>. À l’approche des élections de mi-mandat de 2026, Trump n’a guère agi pour apaiser ces inquiétudes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’offre de Trump de verser 5 000 dollars à chaque adulte américain si les Républicains conservent la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat qui s’apparente à du donnant donnant est désapprouvée par la majorité des Américains, 66% des électeurs inscrits la jugent <em>«inappropriée»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa menace, lancée sur le ton de la plaisanterie, mercredi 16 septembre 2026, de retenir l’aide d’urgence à la Caroline du Nord si cet État élit un sénateur démocrate est également déconcertante. Trump a affirmé plaisanter mais son bilan démontre clairement que son administration a discriminé les États démocrates sur ce type de questions, ce qui est loin d’être anodin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son récit, à l’approche du 11 septembre, selon lequel des pompiers l’auraient porté alors qu’on craignait l’effondrement d’un immeuble, était pour le moins douteux et trompeur, comme l’a écrit Daniel Dale de <em>CNN</em>. Si l’histoire était exagérée, elle semblait être une tentative du président de se présenter comme un héros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a également affirmé que la tentative d’assassinat dont il a été victime en 2024 à Butler, en Pennsylvanie, était un complot ourdi par les Démocrates pour l’empêcher de se présenter à l’élection, une allégation grave si elle avait le moindre fondement or il n’existe toujours aucune preuve de l’implication des Démocrates et Trump n’a fourni aucun détail supplémentaire. En réalité, Thomas Crooks, qui a tenté de l’assassiner, était inscrit comme républicain ! Le jour même où Trump a fait ces déclarations, le directeur du FBI, Kash Patel, a témoigné qu’il n’y avait <em>«aucune preuve que Crooks ait parlé à qui que ce soit d’autre que ses parents»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a également menacé à plusieurs reprises de paralyser une grande partie du commerce extérieur américain, notamment avec tous les pays avec lesquels les États-Unis accusent un déficit commercial, si la Réserve fédérale ne baisse pas ses taux d’intérêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si nous cessions de commercer avec tous les pays avec lesquels nous avons un déficit commercial et ils sont nombreux, ce qui est très facile à faire, nous gagnerions au moins 1500 milliards de dollars par an, a affirmé Trump mercredi 16 septembre en Caroline du Nord. Des propos complètement démagogiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, Trump a annoncé brusquement une interdiction immédiate d’accès à la Maison-Blanche pour <em>CNN, MS Now</em> et <em>Politico</em>, surprenant même certains de ses collaborateurs. Une correspondante de <em>CNN</em> s’est vu refuser l’entrée de la Maison-Blanche samedi matin et son accréditation de presse lui a été confisquée. Un journaliste de <em>Politico</em> ainsi qu’un journaliste et un photographe de <em>MS Now</em> se sont également vu refuser l’accès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe d’autres exemples, moins évidents mais tout aussi inquiétants, du comportement de Trump.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="j7RDAhGd45"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/07/les-menaces-de-trump-ne-font-plus-peur-a-personne/">Les menaces de Trump ne font plus peur à personne !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les menaces de Trump ne font plus peur à personne ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/07/les-menaces-de-trump-ne-font-plus-peur-a-personne/embed/#?secret=ZBhQ6STVrK#?secret=j7RDAhGd45" data-secret="j7RDAhGd45" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Multiplication des comportements et des déclarations étranges</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mardi 15 septembre, Donald Trump a laissé entendre que les juges de la Cour suprême qu’il avait nommés et dont les jugements rendus ne lui plaisent pas avaient peut-être dissimulé leurs véritables intentions, affirmant qu’ils n’étaient <em>«pas les personnes</em> [qu’il avait] <em>interrogées»</em> et qu’ils ne représentaient plus <em>«que l’ombre d’eux-mêmes»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également rompu avec le protocole de longue date de la politique étrangère américaine en saluant la perspective d’une réunification de l’Irlande, ce qui est une provocation à l’endroit du Royaume-Uni dont l’Irlande du Nord fait partie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, il a qualifié de <em>«canular»</em> les inquiétudes en matière de sécurité que fait peser l’intelligence artificielle alors même qu’une grande partie des Américains se préoccupent vivement de ce sujet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, Trump a passé une grande partie de la semaine à tenter de forcer les tribunaux à l’autoriser à donner son nom au Kennedy Center, même si cela semble illégal. Il laisse désormais ouvertement entendre qu’il pourrait laisser l’institution dépérir s’il n’obtient pas gain de cause.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela paraît loin mais durant le premier mandat de Trump, il était souvent question de son tempérament et de ses tweets mais aujourd’hui, son comportement a sans doute fini par se banaliser et par désensibiliser quelque peu les Américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aaron Blake estime que Trump a tout intérêt à cesser ce genre d’agissements avant les élections de mi-mandat car la mainmise de son parti sur le pouvoir sera en jeu et les électeurs nourrissent de réels doutes quant à sa capacité à diriger le pays. Or, pour le moment, il adopte la stratégie inverse, intensifiant ses comportements et déclarations étranges.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pJ9CFQRlON"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/a-lapproche-des-elections-trump-ravive-la-peur-rouge/">À l’approche des élections, Trump ravive la peur rouge !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« À l’approche des élections, Trump ravive la peur rouge ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/a-lapproche-des-elections-trump-ravive-la-peur-rouge/embed/#?secret=u4TODmfkfp#?secret=pJ9CFQRlON" data-secret="pJ9CFQRlON" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts, souvent abrégé en Kennedy Center, est un centre culturel national et une salle de spectacle, inauguré en 1971 et situé le long du Potomac, près de l’hôtel du Watergate à Washington, aux États-Unis. Il est la résidence du National Symphony Orchestra.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/a-lapproche-des-midterms-trump-plus-zinzin-que-jamais/">À l’approche des midterms, Trump plus zinzin que jamais </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/a-lapproche-des-midterms-trump-plus-zinzin-que-jamais/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ukraine &#124; Poutine n’est pas isolé et joue la carte du temps long</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/ukraine-poutine-nest-pas-isole-et-joue-la-carte-du-temps-long/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/ukraine-poutine-nest-pas-isole-et-joue-la-carte-du-temps-long/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 10:49:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>
		<category><![CDATA[Volodymyr Zelensky]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19679833</guid>

					<description><![CDATA[<p>La tentative européenne de faire pression sur les gouvernements pour les amener à choisir entre la Russie et l’Occident a échoué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/ukraine-poutine-nest-pas-isole-et-joue-la-carte-du-temps-long/">Ukraine | Poutine n’est pas isolé et joue la carte du temps long</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"> <strong><em>Le président russe Vladimir Poutine a intensifié son activité diplomatique ces dernières semaines à travers sa participation à une série de sommets importants pour prouver au monde qu’il maintient une présence sur la scène internationale et qu’il n’est pas le paria que l’Occident pointe du doigt mais en même temps il n’a montré aucun signe de renoncement aux objectifs de la Russie dans la guerre en Ukraine et n’est pas pressé d’y mettre fin.</em></strong> <em>(Photo : Le président Vladimir Poutine et le Premier ministre Narendra Modi plantent des arbres lors du 18e sommet des BRICS au Bharat Mandapam, à New Delhi, le 12 septembre 2026. )</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19679833"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Grégoire Ross, directeur du programme Europe, Russie et Eurasie au Royal Institute of International Affairs à Londres (<a href="https://www.chathamhouse.org/2026/09/putin-far-isolated-europe-must-play-him-long-game" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chatham House</a>), explique que l’Europe semble encline à interpréter cette activité diplomatique accrue comme un signe de désespoir de Moscou sauf que c’est une erreur d’appréciation. En réalité, la stratégie du Kremlin mêlant impassibilité diplomatique et escalade calibrée pourrait être plus solide qu’il n’y paraît. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ross revient sur les entretiens menés le 5 septembre à Moscou entre les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner et le président Poutine afin de discuter des moyens de mettre fin à la guerre. Le Kremlin a qualifié les pourparlers de <em>«très utiles»</em> sans pour autant manifester la moindre volonté d’assouplir ses exigences. Quelques jours plus tard, il a rejeté l’offre du président ukrainien Volodymyr Zelensky de rencontrer Poutine lors du sommet du G20 à Miami en décembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les attaques russes contre l’Ukraine se sont intensifiées. Le 13 septembre, un drone russe a frappé une infrastructure ferroviaire près de Yahodyn, peu après le passage d’un train transportant l’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson, l’ancien directeur de la CIA David Petraeus et d’autres personnalités. Cette frappe s’inscrivait dans le cadre de la plus vaste vague de drones lancée par la Russie depuis des mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux responsables européens affirment que le comportement de la Russie témoigne de l’impasse dans laquelle elle se trouve en Ukraine. Selon eux, elle subit des pertes considérables et ses avancées territoriales demeurent lentes et coûteuses. En même temps, les forces ukrainiennes ont regagné du terrain. Pourtant, conclure que l&rsquo;escalade russe trahit le désespoir relève davantage du vœu pieux que de la réalité. Poutine se comporte comme quelqu&rsquo;un qui croit encore pouvoir compter sur le temps et conserver une marge de manœuvre. Sa diplomatie récente offre un cadre d’interprétation pertinent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Poutine peut encore se permettre d’ignorer les conseils amicaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ross cite l’initiative très médiatisée du président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev en juillet concernant la guerre en Ukraine. Assis aux côtés de Poutine à Omsk, Tokaïev a déclaré que le conflit devait être gelé et les négociations reprises mais le Kremlin a rapidement rejeté l’idée d’un cessez-le-feu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre indien Narendra Modi est allé encore plus loin à Bichkek, la capitale du Kirghizistan, le 31 août, lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, lorsqu’il a déclaré publiquement à Poutine que le monde devait <em>«passer d’une guerre sans fin à la fin de la guerre»</em>. En même temps, Modi s’est adressé à Poutine en l’appelant <em>«mon ami»</em> et a salué la solidité des relations bilatérales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moins de deux semaines plus tard, lors du sommet des Brics à New Delhi, Modi et Poutine ont discuté d’un objectif d’échanges commerciaux bilatéraux de 100 milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne fait guère de doute que des gouvernements comme ceux de l’Inde et du Kazakhstan souhaitent sincèrement mettre fin à la guerre mais cela ne signifie pas qu’ils soient prêts à conditionner leurs relations avec la Russie à la fin du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette nuance qui explique en grande partie l’assurance de Poutine. Malgré ses critiques, l’Inde continue de considérer la Russie comme un partenaire stratégique clé. De même, si le Kazakhstan a pris soin de diversifier ses relations extérieures, il a préservé des liens étroits avec Moscou. Parallèlement, la déclaration des Brics à New Delhi a critiqué les sanctions unilatérales et les restrictions commerciales, tout en évitant de s’opposer directement à la Russie au sujet de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces partenariats durables pourraient apporter à Moscou des éléments dont elle a un besoin presque aussi vital que du soutien à l’effort de guerre en Ukraine à savoir une intégration économique en Asie, une légitimité diplomatique et un rôle respecté au sein de groupements internationaux influents.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18802543" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Pour Xi Jinping, Poutine demeure un acteur clé utile.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">L’importance de la Russie pour la Chine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, le président chinois Xi Jinping a déclaré à Poutine que les fondements des relations bilatérales entre les deux pays se renforceraient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Européens qualifient souvent la Russie d’<em>«État vassal»</em> de la Chine, une perception qui reflète une réelle disparité économique : l’économie chinoise est environ huit fois plus importante que l’économie russe. De plus, la Russie réalise au moins 34% de son commerce international avec la Chine alors qu’elle ne représente qu’environ 4% du commerce chinois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, cette vision occulte un aspect crucial du partenariat qui ne se mesure pas uniquement par les échanges commerciaux bilatéraux. Pékin a tout intérêt à maintenir Moscou suffisamment forte pour qu’elle demeure une puissance indépendante. La Russie possède un arsenal nucléaire, un siège permanent au Conseil de sécurité de l’Onu, d’immenses ressources énergétiques et de matières premières et une position stratégique à cheval sur l’Asie centrale et l’Arctique. Plus important encore, Moscou est prête à contester ce qui reste de l’ordre mondial dominé par les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’implication de la Chine dans l’économie de guerre russe démontre que la relation entre les deux pays est plus stable que beaucoup en Europe ne le pensent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cet égard, Ross cite des documents révélés ce mois-ci par <em>Politico</em> indiquant qu’une entreprise publique chinoise a livré de la fibre de carbone —utilisée dans les drones d’attaque Geran— à Alabuga-Volokno, une filiale sous sanctions de Rosatom (le conglomérat nucléaire public russe). Une enquête antérieure du Robert Lansing Institute avait déjà attesté la présence de moteurs et de composants chinois dans des drones russes. L’année dernière, <em>Reuters</em> avait rapporté que des spécialistes chinois des drones collaboraient avec des fabricants russes</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne prouve pas que chaque transaction ait été ordonnée par Pékin ni que le soutien chinois soit sans limites. Xi n’a aucun intérêt à se retrouver otage des décisions de Poutine et Pékin continuera de calibrer très soigneusement son exposition. Cela démontre toutefois à quel point il est trompeur d’assimiler la prudence rhétorique de la Chine concernant l’Ukraine à une prise de distance vis-à-vis de la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Pékin, Moscou demeure un acteur clé et utile, dont les actions contribuent à l’émergence d&rsquo;un ordre international alternatif au sein d’organisations telles que l’Organisation de coopération de Shanghai et les Brics, où l’influence des États-Unis et de l’Europe est moindre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ross soutient que l’Inde ne partage peut-être pas la vision chinoise de l’ordre mondial mais qu’elle ne voit aucun intérêt à isoler la Russie. Il en va de même pour le Kazakhstan et tout autre membre des Brics. Cette ambiguïté convient parfaitement à Poutine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Europe a besoin de plus de réalisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers mois, marqués par l’escalade russe contre l’Ukraine et l’Europe ainsi que par le renforcement des liens diplomatiques de la Russie avec l’Asie, devraient servir de leçon aux dirigeants européens : leur tentative de faire pression sur les gouvernements pour les amener à choisir entre la Russie et l’Occident a clairement atteint ses limites voire a échoué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations de l’Union européenne (UE) avec l’Inde pourraient offrir un modèle plus pertinent. L’UE a en effet renforcé ses liens commerciaux avec l’Inde tout en adoptant un ton plus modéré concernant les relations entre New Delhi et Moscou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ross juge cela logique car il existe un potentiel considérable pour approfondir les relations avec l’Inde et l’Asie centrale. L’Europe peut proposer des investissements, des technologies, un accès au marché unique ainsi que des partenariats dans le domaine des minerais rares. Elle peut également offrir des voies de transport réduisant la dépendance à l’égard de la Russie comme le corridor transcaspien. En adoptant une telle approche, l’Europe peut s’adapter à une nouvelle réalité et œuvrer patiemment à creuser l’écart entre la Russie et ses partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la Chine, l’UE a déjà imposé des sanctions à un nombre croissant d&rsquo;entreprises chinoises impliquées dans le contournement des sanctions et leurs activités dans l&rsquo;industrie de la défense russe. La réussite de cette stratégie européenne à long terme pourrait dépendre de la volonté de l’UE d’étendre ces sanctions et de cibler des chaînes d’approvisionnement stratégiques lorsque les preuves confirmeront l’implication directe de grands fournisseurs chinois ou d’entreprises publiques chinoises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’escalade russe en Ukraine montre que Poutine parie toujours sur sa capacité à tenir plus longtemps que les soutiens de l’Ukraine. Il reste convaincu que la Russie est suffisamment connectée au reste du monde pour encaisser la pression occidentale. Il estime également que sa position est renforcée par ce qu’il perçoit comme un affaiblissement des États-Unis dû à la guerre avec l’Iran. La diplomatie des sommets menée par Poutine ces derniers mois suggère que, du moins pour l’instant, il a quelques raisons d’être confiant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’Europe n’est pas tenue d’accepter ce pari. Elle doit avant tout comprendre les dynamiques sous-jacentes à long terme et y répondre de manière appropriée. Si Poutine joue la carte du temps long, peut-être est-il temps pour l’Europe d’en faire autant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/ukraine-poutine-nest-pas-isole-et-joue-la-carte-du-temps-long/">Ukraine | Poutine n’est pas isolé et joue la carte du temps long</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/ukraine-poutine-nest-pas-isole-et-joue-la-carte-du-temps-long/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
