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	<title>Archives des Etats-Unis - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Etats-Unis - Kapitalis</title>
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		<title>D’où provient la résilience du régime iranien ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 08:28:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comprendre la capacité du régime iranien à résister aux pressions américano-israéliennes exige plus qu’une analyse du pouvoir religieux.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/dou-provient-la-resilience-du-regime-iranien/">D’où provient la résilience du régime iranien ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La génération actuellement aux affaires en Iran est composée de personnes qui ne sont ni des novices en politique ni des dirigeants facilement intimidés par les pressions extérieures. Leur longévité leur a conféré une solide expérience, un instinct aigu de survie du régime et une compréhension pragmatique des usages –et des limites– de la coercition comme du compromis.&nbsp;L’administration Trump qui cherche un épilogue au conflit avec Téhéran doit composer avec ces réalités. Ni la guerre ni la paix avec la République islamique ne seront faciles. Ce n’est pas un régime théocratique mais un régime militarisé avec une façade théocratique et c’est cette nuance que l’Occident n’a toujours pas assimilé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19378537"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Comprendre la capacité du régime iranien à résister aux pressions américaines et israéliennes exige bien plus qu’une simple analyse de l’establishment religieux. Il est nécessaire d’étudier la génération révolutionnaire qui a renversé le régime du Chah, bâti les institutions de la République islamique et qui exerce aujourd’hui une influence considérable dans le pays, explique l’universitaire irano-américain Mehrzad Boroujerdi, dans le <a href="https://www.nytimes.com/2026/08/02/opinion/iran-revolution-father-murder-boroujerdi-grimm.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>, qui s’appuie sur une expérience personnelle douloureuse. Son père, cadre du secteur pétrolier iranien, a été assassiné en décembre 1978 par des membres du groupe armé islamiste Mansouroun, quelques semaines seulement avant la victoire de la révolution iranienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Boroujerdi souligne que plusieurs des personnes impliquées dans cet assassinat sont devenues par la suite des figures influentes au sein de l’armée et des services de sécurité iraniens et que certaines figurent encore aujourd’hui parmi les décideurs les plus importants de Téhéran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas négliger la génération la plus influente</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’universitaire américano-iranien soutient que les administrations américaines successives ont longtemps appréhendé l’Iran uniquement à travers le prisme des théologiens négligeant une autre génération, bien plus influente, en l’occurrence celle des dirigeants issus des organisations révolutionnaires armées, ayant combattu lors de la guerre Iran-Irak puis établi les Gardiens de la révolution et l’appareil sécuritaire et militaire qui est devenu l’épine dorsale du régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette génération, née dans les années 1950, a acquis une vaste expérience de la gestion de crise, confrontée aux sanctions, à l’isolement international, aux protestations internes et aux conflits armés.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Slz7e8MWbI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/">Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/embed/#?secret=5j50ainrjm#?secret=Slz7e8MWbI" data-secret="Slz7e8MWbI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette expérience les a rendus plus adaptables aux pressions extérieures et plus conscients des limites du pouvoir et des frontières du compromis politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Boroujerdi indique que son père n’était ni un partisan du Chah ni du mouvement religieux dirigé par l’ayatollah Khomeini. Cependant, il a refusé de participer aux grèves visant à paralyser le secteur pétrolier, ce qui a conduit les groupes révolutionnaires à le considérer comme un ennemi de la révolution. Finalement, il fut assassiné avec un cadre américain de la même entreprise, un acte qui contribua à accélérer l’effondrement de la production pétrolière et à affaiblir le régime du Chah.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Etude du pouvoir iranien post-révolution</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’universitaire affirme que cet incident l’a incité à changer radicalement d’orientation. Il a abandonné ses études d’ingénierie pétrolière pour se tourner vers les sciences politiques, consacrant sa carrière universitaire à l’étude de la structure du pouvoir iranien et des élites apparues après la révolution.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il retrace le parcours de personnalités marquantes, notamment Mohsen Rezaei, qui a fondé et dirigé les Gardiens de la révolution pendant de nombreuses années et qui est aujourd’hui le conseiller militaire du guide suprême Mojtaba Khamanei, Ali Shamkhani, qui a occupé de hautes fonctions dans les domaines de la sécurité et de l’armée avant son assassinat lors du raid aérien israélo-américain de cette année, ainsi que Mohammad Baqer Zolghadr qui occupe actuellement un poste clé au sein du Conseil suprême de sécurité nationale iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Boroujerdi, l’assassinat du Guide suprême Ali Khamenei, conjugué aux répercussions de la récente guerre, a renforcé l’influence du pouvoir militaire au détriment de l’establishment religieux. De ce fait, les Gardiens de la révolution sont devenus la force la plus influente dans l’élaboration des politiques de l’État, tout en préservant la façade constitutionnelle du nouveau Guide suprême.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le régime ne s’effondrera pas facilement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le politologue met en garde contre l’idée que croire à un effondrement facile du régime iranien relève d’une interprétation erronée de la réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’État iranien dispose d’institutions sécuritaires et militaires bien établies, d’une élite dirigeante dotée d’une longue expérience de gestion des crises, malgré l’escalade des pressions économiques et sociales et le déclin de sa légitimité intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Boroujerdi conclut que l’Iran est actuellement confronté à un paradoxe complexe: le régime fait face à une accumulation de crises et à des défis sans précédent, tout en conservant une capacité de survie significative. Dès lors, toute politique américaine ou israélienne à l’égard de Téhéran doit impérativement appréhender la véritable nature des centres de pouvoir au sein de l’État et dépasser l’idée reçue selon laquelle ces centres seraient uniquement composés de religieux.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WabbDDndIz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/embed/#?secret=0U84GNiZdf#?secret=WabbDDndIz" data-secret="WabbDDndIz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Ingérences étrangères en Afrique entre défense de l’autonomie et pressions géostratégiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/ingerences-etrangeres-en-afrique-entre-defense-de-lautonomie-et-pressions-geostrategiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 06:13:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Afrique est, aujourd’hui encore, la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Afrique est, aujourd’hui encore, la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales. Les Etats-Unis,&nbsp;L’Europe, la Chine, la Russie, la Turquie s’efforcent d’étendre leur influence, voire leur hégémonie sur le continent prometteur non seulement en termes de richesses naturelles mais encore en termes de croissance démographique et de nouveaux marchés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Najiba Ben Hassine *</strong></p>



<span id="more-19372435"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine.jpg" alt="" class="wp-image-19372459" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique berceau des civilisations et riche en ressources naturelles a été le théâtre d’interactions complexes avec les puissances étrangères depuis des siècles façonnant son histoire politique, économique et sociale, affectant ses structures socio-économiques et entravant son développement. Depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours, les nations africaines ont été le théâtre de rivalités géopolitiques et économiques et de stratégies de puissances émanant de multiples acteurs internationaux, engendrant des défis complexes et des enjeux confus pour l’Afrique et ses peuples. La reconnaissance de la pleine autodétermination, gage incontournable de la coexistence pacifique et du développement des Etats, implique que chacun possède dans l’ordre mondial l’égale plénitude et exclusivité des compétences étatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concept de l’autonomie reflète à notre sens une réalité politique qui transcende les considérations purement juridiques découlant du concept de souveraineté. Il incarne l’idée de la liberté d’action, d’autonomisation et d’autodétermination des peuples concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autonomie est, en outre un concept relatif, variable et flexible, dépendant des contextes et des aspirations des groupes ou entités concernés. Il s’ensuit que l’évaluation de l’autonomie et la mesure de sa signification juridique et politique demeurent imprécises et controversées. L’autonomie s’exerce dès lors pour faire face à un acte d’ingérence qui signifie <em>«l’action de s’immiscer, c&rsquo;est-à-dire de s’introduire indûment, sans en être requis ou en avoir le droit, dans les affaires des autres»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence, l’autonomie génère un statut juridique requérant l’acquisition d’un certain degré de puissance. La <em>puissance </em>va plus loin que la simple réunion des éléments constitutifs d’un Etat souverain, et implique la conscience d’un rôle à jouer, d’une mission à remplir et d’un ordre à établir dans un contexte complexe de rapportsinternationaux rappelant à chaque Etat l’obligation de se positionner par rapport à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est pertinent de rappeler à cet égard que la Charte de l’Organisation des Nations Unies (Onu) a interdit l’intervention dans les affaires intérieures des Etats et a érigé cette interdiction en un corollaire du principe de l’égalité souveraine des Etats et une condition essentielle de l’établissement de la paix et de la sécurité internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 4 de la Charte de l’Union africaine (UA) a pris soin également de réaffirmer les principes de l’<em>«égalité souveraine et interdépendance de tous les Etats membres de l’Union»</em> ainsi que celui de la <em>«non-ingérence d’un Etat membre dans les affaires intérieures d’un autre Etat membre»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, l’Afrique est la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales, Pendant la période coloniale, les puissances coloniales ont exploité les ressources du continent africain&nbsp;; ils ont laissé derrière elles des divisions artificielles source de tensions et de conflits. Dans la période postcoloniale, en dépit de l’acquisition de l’indépendance, la domination et l’ingérence étrangère persistaient sous de nouvelles formes, souvent perpétués par le néocolonialisme. Les Etats-Unis,&nbsp;L’Europe, la Chine, la Russie, la Turquie s’efforcent d’étendre leur influence, voire leur hégémonie sur le continent prometteur non seulement en termes de richesses naturelles mais encore en termes de croissance démographique et de nouveaux marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingérence étrangère revêt différentes formes politique, économique, diplomatique militaire et culturelle. Ainsi, on se trouve confronté à une Afrique de plus en plus impliquée dans la mondialisation et très convoitée par les grandes puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ingérence étrangère a toujours constitué un facteur déstabilisant du continent noir et un frein à son développement et à l’exercice de sa pleine souveraineté sur ses ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire face à cette dépendance vis-à-vis de l’étranger, le panafricanisme se présente&nbsp;comme un mouvement politique unitaire, permettant de relever collectivement les défis de la mondialisation, du développement, de la sécurité et la consolidation des acquis précaires de l’exercice des souverainetés nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UA, s’inscrivant dans une gouvernance multilatérale, s’efforce d’ériger l’autonomie et la libération en leviers du développement et de stabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’autonomie des Etats africains à l’épreuve de l’ingérence étrangère nous parait hasardeuse à traiter. La disparité des Etats africains implique, un traitement différentié à géométrie variable de situations divergentes voire antagonistes, aggravés par le poids de l’héritage colonial auquel s’ajoutent les clivages culturels et les frontières artificielles entre les nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le continent africain compte 54 Etats appartenant à des civilisations différentes et connaissant des niveaux de développement variés voire disparates ; on note cinq grandes régions : Afrique du Nord, Afrique de l&rsquo;Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Afrique australe. L’amplification des regards et des intérêts externes qui pèsent sur le continent ainsi que la pluralité, la diversité et les interférences des entités interventionnistes complexifient encore notre analyse : les Etats, les organisations et les institutions financières internationales&#8230; Il est légitime, dès lors, de questionner la liberté d’action des Etats africains contre toute forme d’ingérence étrangère ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">I- L ’ingérence étrangère : entrave incessante de l’autonomie des Etats</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est opportun dans ce contexte de traiter la pluralité des formes de l’ingérence étrangère et son impact déstabilisant sur le continent. Cette ingérence a marqué l’espace africain revêtant des formes très variées et attestant de stratégies interventionnistes établies d’une manière différenciée en tenant en compte les particularités de chaque Etat africain et de l’étendue des liens historiques politiques et économiques qui les rattachant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence politique</strong></em> présentée comme <em>«une intervention tendant, directement ou indirectement, à imposer un régime démocratique à une entité souveraine par des pressions multiformes (conditionnalités, menaces ou recours à la force)»</em>, remettant en cause le principe de l’autonomie constitutionnelle des Etats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conditionnalité démocratique de l’aide au développement représente une manifestation spectaculaire de l’ingérence étrangère dans la mesure où elle a été consacrée dans des convention internationales ou régionales qui mettent en exergue l’exigence démocratique comme condition de l’application desdites conventions ou accords à l’image de la Convention ACP/UE signée le 23 juin 2000 et l’accord d’association entre la Tunisie et l’UE signé en 1995. &nbsp;L’institutionnalisation de l’ingérence démocratique en direction de l’Afrique&nbsp;la transforme en&nbsp;un enjeu de débat public international légitimant l’intervention d’acteurs transnationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A titre d’illustration, la gouvernance internationale des élections dans le Golf du Guinée (Nigéria, Cameroun, RDC) s’est imposée comme un moyen de reconstruction des Etats en faillite. Néanmoins, ces ingérences ont souvent contribué à l’établissement d’une forme de tutelle politique et d’un clientélisme entre les agents électoraux internationaux et les élites électorales internes, au détriment de la prise en considération de la souveraineté des peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France et des États-Unis ont entretenu un interventionnisme discriminatoire qui amène à stigmatiser certains États non démocratiques et à tolérer d’autres attestant de l’instrumentalisation et de l’ambivalence de la conditionnalité démocratique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, au-delà du transfert des valeurs démocratiques, se dévoile la quête par les <em>«entrepreneurs de la cause démocratique»</em> d’un positionnement géostratégique et d’une hégémonie idéologique, politique et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence humanitaire </strong></em>vise dans sa conception initiale à influencer, à contrôler les actes d’un gouvernement étranger qui enfreignent gravement lois d’humanité.  Néanmoins la politisation de cette pratique risque de camoufler les motifs réels de l’intervention, d’autant plus que le flou juridique qui entoure cette notion pourrait conduire à s‘en servir pour légitimer une ingérence dans les affaires des Etats autorisant des programmes impérialistes au nom de valeurs universelles. Il en atteste pleinement la sélectivité dans le choix des théâtres d’intervention humanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence militaire </strong></em>s’exerce également en dépit de l’affirmation intensive du principe du non recours à la force armé dans l’ordre juridique internationale. Cette forme d’ingérence trouve une légitimation internationale. Le continent africain est le théâtre d’affrontements militaires les plus atroces et les plus meurtriers dans le monde. La quasi-totalité de ces conflits surgissent via l’appui de grandes puissances, ou en leur nom. Le cas du Rwanda est le plus emblématique de par le caractère génocidaire du conflit aggravé par une ingérence militaire française.Les conflits armés au Soudan et au Mali provoquent la crise humanitaire la plus grave et la plus atroce dans le continent les transformant en terrains de tensions géopolitiques.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a, également, <em>l’ingérence économique et monétaire. </em>Il s’avère pertinent de rappeler dans ce contexte que la résolution adoptée par l’AG de l’Onu le 12 décembre 1974 énonce que <em>«chaque Etat détient et exerce librement une souveraineté entière et permanente sur toutes ses richesses, ressources naturelles et activités économiques».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, on assite à&nbsp;une course contre la montre entre les puissances étrangères pour s’implanter dans les différents pays d’Afrique par des accords militaires ou des partenariats économiques &nbsp;Pour tous les pays industriels entrés dans l’ère de l’électronique et du numérique, les gisements de minéraux&nbsp; à usages industriels rendent l’Afrique plus attractive créant ainsi des rivalités entre les États-Unis, la Chine, le Japon, la Russie, la France, le Royaume-Uni, et la Turquie &nbsp;en tissant des relations d’affaires avec les Etats africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingérence non seulement freine mais entrave le développement équitable durable&nbsp;&nbsp; du continent africain. Elle alimente en outre l’insécurité, les tensions et les conflits armés source de fragmentation et de morcellement de Etats africains&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’entrave au développement</em> :</strong> les partenariats entretenus entre les Etats africains ont été conçus dans une logique de déséquilibre et de domination négligeant les enjeux et les défis confrontés par les Etats africains et traduisant une surexploitation des ressources au détriment d’une véritable coopération inclusive et intégrée se fondant sur une gouvernance des échanges économiques sociaux et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, plus de la moitié de la population mondiale vit dans une pauvreté multidimensionnelle, dont 51 % (soit environ 588 millions de personnes) résident sur le continent africain</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, un fossé est en train de se creuser entre les pays à revenus moyens en plein essor et les Etats fragiles et les moins développés, aggravant ainsi les déséquilibres socioéconomiques du continent et le poids de la dette souveraine et de l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partenariats UE/ Afrique demeurent aussi déséquilibrés. L’accord de Samoa signé le 15 novembre 2023 s’est succédé à l’accord Cotonou, en visant entre autres à lutter contre le changement climatique, protéger l’environnement et garantir une gestion durable des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, si cet accord se présente comme un accord de partenariat, il lie des puissances inégales tout en conservant la dépendance et la démarche débiteur/créancier qui caractérisent les accords de Cotonou, et pourrait influencer le processus de l’autonomie décisionnel des Etats ACP dans les instances internationales. En 2019, l’Afrique représentait 2,8% du commerce mondial.&nbsp;Le commerce intra régional de l&rsquo;Afrique ne représentait que 4,4% du commerce continental total.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’escalade de la violence et des conflits</em> </strong>alimentent la fragmentation et l’affaiblissement des structures étatiques centrales et locales et génèrent un continent instable dont la paix est confisquée. La perpétration des coups d’État aggrave encore l’instabilité et l’insécurité et creuse davantage le fossé d’incertitude et de méfiance entre les gouvernants et les gouvernés et les différents acteurs nationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1950,&nbsp;l’Afrique a connu 220 des 492 tentatives de coup d&rsquo;État recensées dans le monde. On recense, de surcroît, une hausse de 45% du nombre de situations de conflits armés en Afrique depuis 2020, provoquant le déplacement de quelque 35 millions de personnes sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les violations graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme par les parties belligérantes lors de conflits armés en Afrique laisse présager une atmosphère d’impunité et de stigmatisation du continent et des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système de la responsabilité internationale est accusé d’être sélectif et discriminatoire en se focalisant sur les crimes internationaux perpétrés sur le continent africain et en passant sous silence ceux commis ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pire encore, il nous semble que cette situation d&nbsp;insécurité et de guerre est stimulée par les puissances interventionnistes afin de pérenniser leur mainmise sur les ressources du continent : étant fragilisé et fragmenté sa domination devient de plus en plus aisée.&nbsp; L’effacement des entités étatiques et la montée en puissance de groupes armées irréguliers et de milices, la perte par l’État du monopole légitime de la contrainte représentent des handicaps majeurs au développement durable et à l’établissement de la paix et de la sécurité à l’échelle régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II- Les palliatifs visant à renforcer l’autonomie des Etats africains </h2>



<p class="wp-block-paragraph">On opte dans ce contexte pour une étude sélective de ces palliatifs en mettant en exergue les plus influents, à savoir l’apport de la gouvernance multilatérale panafricaine dans le cadre de l’UA et le renouvellement des résistances nationalistes à l’échelle étatique&nbsp;: <strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La gouvernance multilatérale panafricaine dans le cadre de l’UA</strong> : </em>depuis le milieu du XX<sup>e</sup> siècle, le multilatéralisme régional s’est progressivement affirmé comme le mode privilégié de coopération internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’indépendance, les responsables politiques des nouveaux Etats africains se sont servis des idées du panafricanisme pour défendre l’unité du continent et la formation d’une organisation d’intégration africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 3 de l’acte constitutif de l’UA énonce parmi les objectifs de l’Union <em>«de défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale, et l’indépendance de ses Etats membres»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée de l’intégration régionale a été toujours présentée comme corollaire du développement, de stabilité et de solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le multilatéralisme tente de mobiliser les Etats africains pour préserver leur autonomie en assumant pleinement les responsabilités découlant de leur autonomie moyennant une reconceptualisation du principe de souveraineté. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le rôle de l’UA dans la consolidation de l’autonomie des Etats africains et la sécurité du continent se manifeste dans son action opérationnelle guidée par une conception de la souveraineté-responsabilité centrée sur l’homme. Elle défend l’idée de souveraineté partagée enrichie par l’exigence du sentiment d’humanité et de responsabilité pour faire face à des défis qu’un Etat seul ne peut pas relever et qui doivent être traités collectivement dans un esprit de solidarité et de complémentarité tels que la pauvreté, l’insécurité, les crimes internationaux, la pollution…</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création du Conseil de Paix et de sécurité par l’Acte constitutif de l’UA marque un tournant décisif dans le renforcement système de sécurité collective africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, l’adoption de l’accord portant création de la ZLE continentale africaine signé en 2018 visant à pallier aux vulnérabilités des économies africaines…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UA est, toutefois, confrontée à des défis majeurs tenant à sa capacité à s’ériger en une véritable puissance régionale, à gérer efficacement les disparités et tensions entre les Etats africains. &nbsp;Encore faut-il craindre l’enchainement vers un simple mimétisme du modèle d’intégration européenne sans une prise de conscience des particularités du contexte africain, en transformant l’organisation indirectement en un outil de domination et d’ingérence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le renouvellement du nationalisme africain</strong> </em>a aujourd’hui conduit à placer l’identité ethnique, nationale et religieuse au cœur de tout projet politique, défendant l’autonomie des Etats africains dans son acception de résistance aux tentatives du néocolonialisme et aux ingérences étrangères<sup>, </sup>et répondant aux aspirations de leurs populations à l’autonomie et la prospérité. Ce qui se manifeste en particulier dans le discours politique et la remise en cause d’accords conclus avec les   anciennes colonies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée du nationalisme reflète dans le discours politique des leaders africains une réponse à la domination et aux ingérences étrangères et une quête d’une position respectable sur la scène internationale. Il en atteste la dénonciation en cascade des accords de défense par les États africains qui marque une rupture historique avec les anciennes colonies et en particulier avec la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le président sénégalien Bassirou Diomaye Faye annonçait le départ des troupes françaises du Sénégal. Il a estimé que la présence militaire française<em> «ne correspond pas à notre conception de la souveraineté et de l&rsquo;indépendance»</em>.Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a annoncé la rupture de l’accord de défense entre le Tchad et la France. Il a qualifié cette décision d’<em>«acte souverain, mûrement réfléchi et entièrement assumé»</em>. Ces décisions ont été précédées du retrait des troupes françaises du Mali, du Burkina Faso puis du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact de ces tendances nationalistes africaines sur la réaffirmation et le renforcement des souverainetés nationales devrait être, sans doute, mesuré à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, il est permis de craindre l’avènement d’un nationalisme sélectif dissuasif à l’égard de certaines puissances interventionnistes mais permissif à l’égard d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De surcroît, ce nationalisme devrait être impérativement accompagné de politiques nationales de réforme et de consolidation des structures étatiques internes et d’une gouvernance dans la gestion des ressources nationales ainsi qu’une internalisation et africanisation des valeurs démocratiques. Il devrait aller de pair également avec une reconfiguration profonde des partenariats établis avec les Etats tiers ou les groupements interétatiques fondée sur l’égalité souveraine et la préservation des richesses africaines pour les générations futures ainsi qu’un développement durable et équitable du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, Une stratégie autonomiste mais ouverte au monde extérieur ne peut réellement s’affermir qu’au moyen d’une solidarité panafricaine globalisée qui transcende les divergences et les tensions entre les Etats africains. Etant confrontés à des défis énormes et partageant un sort commun, ces Etats doivent en conséquence s’engager dans une <em>autonomisation </em>propre au continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Maitre-assistante en droit public à la faculté de droit et des sciences politiques de Sousse.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/ingerences-etrangeres-en-afrique-entre-defense-de-lautonomie-et-pressions-geostrategiques/">Ingérences étrangères en Afrique entre défense de l’autonomie et pressions géostratégiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Chronique critique des puissances mondiales (2026–2036)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 09:28:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la prochaine décennie, l’équilibre des forces dans le monde sera plutôt une physique instable de la puissance.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Je me surprends à relire la carte du monde comme on relit une page déjà annotée : les mêmes noms, les mêmes mers, les mêmes détroits, et pourtant une autre grammaire du pouvoir. Dans la prochaine décennie, l’équilibre des forces ne ressemblera ni à un duel pur entre deux empires, ni à une harmonie multipolaire où chaque pôle serait net, stable, raisonnable. Ce sera plutôt une physique instable de la puissance, faite d’élans et de retenues, de coalitions improvisées, de dépendances converties en leviers, et d’une question obsédante : qui peut encore promettre la sécurité — énergétique, technologique, militaire, alimentaire — sans payer un prix politique intérieur trop élevé ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor</strong> *</p>



<span id="more-19356076"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les vieilles métriques (PIB, effectifs militaires, réserves de change…) restent nécessaires, mais elles cessent d’être suffisantes : on peut être riche et fragile, armé et paralysé, connecté et vulnérable. D’une certaine manière, la décennie qui vient prolonge un basculement déjà visible dans les diagnostics des grandes institutions : la croissance mondiale paraît appelée à rester <em>«stable mais médiocre»</em>, avec des risques orientés vers le bas, parce que les tensions géopolitiques, la volatilité financière et la fragmentation géoéconomique ne sont plus des accidents mais des paramètres structurels <em>(IMF, 2024)</em>. La Banque mondiale décrit elle aussi un monde où l’incertitude et les frictions deviennent un vent de face durable, et où la mondialisation ne s’effondre pas : elle se recompose par segments, par alliances, par exclusions <em>(World Bank, 2025)</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui change, au fond, c’est la place prise par la sécurité économique. On ne parle plus seulement de commerce, on parle d’accès ; plus seulement d’avantages comparatifs, on parle de goulets d’étranglement ; plus seulement d’efficience, on parle de redondance. Les dépendances, autrefois tolérées parce qu’elles semblaient rationnelles, deviennent des vulnérabilités à cartographier, à réduire, parfois à instrumentaliser. Le pouvoir, alors, se niche moins dans la capacité de produire <em>«tout»</em> que dans la capacité de rendre les autres incapables de se passer de vous dans <em>«quelques»</em> secteurs clés — et, symétriquement, dans l’art de se ménager des alternatives crédibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Etats-Unis, l&rsquo;Union européenne et la Chine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis abordent cette période avec une force qui demeure globale — monnaie, innovation, alliances, projection militaire — mais avec une sensibilité accrue au risque de dépendance stratégique. La relocalisation partielle des semi-conducteurs et l’obsession des chaînes d’approvisionnement, visibles dans la politique industrielle américaine récente, révèlent moins un repli qu’une réécriture des conditions de l’ouverture : l’accès au marché et aux technologies n’est plus un acquis, c’est une relation, donc un rapport de force <em>(White House, 2024)</em>. Cette posture peut rendre l’influence américaine plus conditionnelle, parfois plus transactionnelle, car les arbitrages intérieurs (coûts budgétaires, cohésion sociale, cycles politiques) deviennent une contrainte stratégique à part entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Union européenne, elle, reste un paradoxe vivant : puissance de marché et de normes, capable d’imposer des standards, mais encore hésitante quand il faut convertir la richesse en capacité matérielle — énergie, défense, matières premières, production. L’adoption d’un cadre visant à sécuriser l’approvisionnement en matières premières critiques signale une prise de conscience tardive : l’autonomie n’est pas un slogan, c’est une industrialisation, des investissements, des permis, des infrastructures, et souvent des conflits locaux autour de l’acceptabilité <em>(EU, 2024)</em>. L’Europe peut gagner en poids stratégique si elle assume le coût de la souveraineté ; sinon elle restera un arbitre économique exposé, puissant mais perméable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine demeure, pour sa part, l’acteur le plus difficile à placer sur une carte simple. Sa profondeur industrielle et ses ambitions technologiques en font un rival systémique, mais sa trajectoire dépend d’un équilibre délicat entre contrôle politique et dynamisme économique, entre puissance projetée et confiance interne. Dans les analyses des risques macrofinanciers, elle reste un centre de gravité autant qu’une source potentielle de chocs, tant son poids dans le commerce mondial et certaines chaînes de valeur demeure élevé <em>(IMF, 2024)</em>. Or plus elle est incontournable, plus les autres cherchent à réduire l’incontournable ; et plus ils y parviennent, plus elle se sent menacée et politise à son tour les interdépendances. La boucle est presque mécanique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les enjeux démographiques, économiques et technologiques </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur techno-industriel de la décennie, ce sont les semi-conducteurs, l’IA, le cloud, la cybersécurité, mais aussi ce que l’on appelle, d’un ton trop neutre, les <em>«minéraux critiques»</em>. La transition énergétique, loin d’être une simple affaire de volonté climatique, reconfigure les dépendances : moins de pétrole importé pour certains, plus de cuivre, de lithium, de nickel, de cobalt, de graphite, de terres rares — et surtout plus de capacité de raffinage, de transformation, de recyclage. L’Agence internationale de l’énergie insiste sur le fait que ces marchés concentrent des risques de rupture, non seulement par la géologie mais par la géopolitique et la lenteur des projets <em>(IEA, 2024b)</em>. Dans cette perspective, la puissance se lit aussi dans des ports, des usines, des câbles, des stocks, et dans l’aptitude des États à accélérer sans fracturer leur contrat social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démographie, elle aussi, cesse d’être un arrière-plan. Les projections des Nations Unies rappellent un vieillissement rapide dans de nombreux pays riches et en Chine, tandis que l’Afrique et l’Asie du Sud continuent de prendre du poids <em>(UN DESA, 2024)</em>. Vieillir, ce n’est pas seulement compter davantage de retraités : c’est durcir la contrainte budgétaire, raréfier certaines compétences, modifier la tolérance au risque, et parfois réorienter les priorités nationales. À l’inverse, une société jeune n’est pas automatiquement puissante : elle peut être dynamique, inventive, expansive, ou bien frustrée, fragmentée, vulnérable. La puissance démographique devient puissance réelle quand elle s’adosse à l’éducation, aux infrastructures, à l’emploi productif, à une gouvernance qui tient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que l’Inde s’impose comme la grande puissance <em>«en fabrication»</em>. Son avenir ne se résume pas à sa taille : il dépendra de sa capacité à créer des emplois à grande échelle, à absorber une jeunesse urbaine, à sécuriser son énergie, à renforcer son appareil productif, tout en naviguant entre les blocs sans se laisser enfermer. Dans un monde de fragmentation, ce sont souvent les acteurs capables de choisir dossier par dossier — et non camp par camp — qui gagnent une marge de manœuvre disproportionnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour des grands pôles, les puissances-charnières prennent de l’importance : hubs logistiques, financiers, énergétiques, industriels, diplomatiques. Le Moyen-Orient n’est plus seulement un théâtre énergétique : il devient un espace d’investissement, de médiation, de modernisation technologique, parfois de rivalité d’influence, où les capitaux circulent comme un outil géopolitique. L’Asie du Sud-Est, avec ses stratégies de diversification industrielle, profite des redéploiements de chaînes de valeur. Dans ce monde, le pouvoir n’est pas toujours d’imposer ; il est aussi de se rendre indispensable, ou d’offrir des alternatives.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="z75lQ6UEOw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/">Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/embed/#?secret=VcCfiWi7Hi#?secret=z75lQ6UEOw" data-secret="z75lQ6UEOw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"> Le réarmement n’est plus une parenthèse mais une tendance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et pendant que l’économie se politise, la guerre — ou la possibilité de la guerre — redevient un organisateur des décisions. Le Sipri observe une hausse marquée des dépenses militaires mondiales, signe que le réarmement n’est plus une parenthèse mais une tendance (Sipri, 2025). Ce n’est pas seulement une question d’armements ; c’est une question d’industrie et de temps. La guerre longue, celle qui consomme des munitions, use des matériels, exige une logistique continue, remet au centre la capacité de production, la robustesse des chaînes d’approvisionnement, la standardisation, la formation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, l’Otan insiste sur la résilience, l’adaptation et la solidarité, comme si l’alliance se pensait de nouveau comme un mécanisme de préparation au risque majeur, pas seulement comme un forum de gestion <em>(Nato, 2024)</em>. Mais la force d’une alliance dépend aussi de la politique intérieure de ses membres, de la crédibilité des engagements, du partage du fardeau et de l’intégration rapide d’innovations (drones, guerre électronique, cyber, spatial). Parallèlement, la dissuasion nucléaire redevient un facteur de tension psychologique : non parce qu’elle rend la guerre certaine, mais parce qu’elle rend l’erreur plus coûteuse et les crises plus dangereuses <em>(Sipri, 2024)</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décennie à venir sera une décennie de zones grises : sabotage, cyberattaques, pressions économiques, coercition maritime, guerre de l’information, militarisation du droit. Ces pratiques brouillent la perception de la puissance : elles permettent à des acteurs plus faibles d’infliger des coûts, et à des acteurs plus forts de nier leur implication, créant une atmosphère de suspicion qui rigidifie les alliances et encourage la surenchère. Dans ce monde, l’équilibre ne se voit pas toujours : il s’éprouve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors je reviens à une idée simple, presque brutale : l’équilibre global ne sera pas <em>«équilibré»</em>. Il sera asymétrique et parfois incohérent, fait de dominations sectorielles. On peut exceller dans l’IA et dépendre d’un détroit ; contrôler une monnaie mondiale et manquer de main-d’œuvre ; dominer le raffinage et manquer d’alliés ; posséder une armée redoutable et une économie sous plafond.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis resteront probablement la première puissance globale par la combinaison unique de capacités militaires, financières, technologiques et d’alliances, mais leur influence sera plus conditionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine restera le rival central, mais sa marge dépendra de sa capacité à maintenir son dynamisme tout en évitant qu’une coalition durable de <em>«contre-dépendance»</em> ne se consolide. L’Union européenne peut devenir un pôle plus autonome si elle accepte le coût de la souveraineté matérielle. L’Inde peut être un gagnant relatif si elle réussit sa transformation interne. Et autour d’eux, les puissances-charnières tireront parti d’une polarisation incomplète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais tout cela peut être reconfiguré par ce que l’on sous-estime systématiquement : les chocs de résilience. L’énergie, même en transition, reste un champ de vulnérabilités et de risques ; l’AIE souligne l’ampleur des investissements requis pour une électrification accélérée, sous peine de nouvelles tensions <em>(IEA, 2024a)</em>. Le climat, l’eau, l’alimentation, les infrastructures, les dettes, les migrations : autant de facteurs qui échappent aux scénarios trop propres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un tel contexte, la puissance se mesurera aussi à la capacité d’absorber des chocs sans basculer dans la crise politique, à la solidité des institutions, à la confiance sociale, à la capacité de planifier sans étouffer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si je devais laisser une phrase en suspens, comme on laisse un repère dans la marge d’un carnet, ce serait celle-ci : la décennie à venir ne départagera pas seulement <em>«qui est le premier»</em>, elle départagera <em>«qui tient»</em>. Qui tient l’effort industriel, qui tient la cohésion sociale, qui tient les alliances, qui tient les chaînes d’approvisionnement, qui tient la légitimité politique quand les coûts s’accumulent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde où l’histoire s’écrit moins en conquêtes éclatantes qu’en capacités d’endurance, c’est peut-être la vraie mesure de la puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bibliographie</strong><br>EU. (2024). <em>Regulation (EU) 2024/1252 establishing a framework for ensuring a secure and sustainable supply of critical raw materials</em>.<br>IEA. (2024a). <em>World Energy Outlook 2024</em>.<br>IEA. (2024b). <em>Global Critical Minerals Outlook 2024</em>.<br>IMF. (2024). <em>World Economic Outlook, October 2024: Policy Pivot, Rising Threats</em>.<br>NATO. (2024). <em>Washington Summit Declaration</em> (10 July 2024).<br>SIPRI. (2024). <em>Sipri Yearbook 2024</em>.<br>SIPRI. (2025). <em>Trends in World Military Expenditure, 2024</em> (Fact sheet).<br>UN DESA. (2024). <em>World Population Prospects 2024 Revision</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="taBbOSceAq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/">XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/embed/#?secret=AmkkqNSuYs#?secret=taBbOSceAq" data-secret="taBbOSceAq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>‘‘L’étreinte de la patrie’’ &#124; La sécession taïwanaise, de la reconquête à l’indépendance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 07:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tchang Kai Tchek]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19336827</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec l’émergence d’un irrédentisme taiwanais antichinois et l’exacerbation du nationalisme chinois, la guerre semble inévitable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/31/letreinte-de-la-patrie-la-secession-taiwanaise-de-la-reconquete-a-lindependance/">‘‘L’étreinte de la patrie’’ | La sécession taïwanaise, de la reconquête à l’indépendance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec l’émergence d’un irrédentisme taiwanais antichinois dont l’objectif avoué est de desserrer définitivement l’étreinte jugée insupportable de la patrie, et avec l’exacerbation du nationalisme chinois qui semble faire de la réunification une question de vie ou de mort, à tout le moins pour le pouvoir à Pékin, la guerre semble inévitable entre Pékin et Taipeh.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-19336827"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le 27 février 1947 à Taipei,&nbsp;la principale ville de Taiwan, la police saccage un étal non réglementaire. Dans une île jouissant au sortir de la guerre d’une prospérité relative, c’est l’étincelle qui met le feu aux poudres. Les gens présents réagissent et chassent sans ménagement les agents trop zélés. Le lendemain, ces derniers reviennent en force pour se venger. C’est alors l’émeute. La rue se mobilise. Toutes les villes de l’île se soulèvent les unes après les autres. Le gouverneur doit gérer la situation et les forces disponibles sont insuffisantes. Des comités de résolution de l’incident dit du 28-Février naissent un peu partout sur l’île avec lesquels l’autorité est obligée dans un premier temps de se montrer conciliante, ou de le paraître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, des appels au secours ont été envoyés au gouvernement chinois, et une dizaine de jours après les premières troupes continentales commencent à débarquer en provenance du continent. Elles sont souvent composées de soldats originaires&nbsp;du Sichuan, autrement dit de troupes impitoyables aguerries dans la lutte contre les Japonais, puis les Communistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La répression est féroce. Le nombre de victimes n’est pas comptabilisé avec exactitudes. Certains&nbsp;ont évoqué&nbsp;trente mille morts. Le pouvoir central en rejette la responsabilité sur&#8230; l’armée impériale du Japon, qui a occupé&nbsp;l’île pendant 55 ans. Les personnalités les plus en vue de l’île disparaissent, enlevées par des escadrons de la mort, probablement composées de policiers continentaux. Les comités de résolution se dispersent, leurs membres se cachent. Les plus combatifs se réfugient dans les collines de l’Est, chez les Austronésiens, les populations d’origine de l’île,&nbsp;2% de la population totale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le coup d’envoi de la grande invasion de l’île ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après quatre mois, l’autorité est rétablie, certains notables insulaires ne subissent plus qu’une répression judiciaire. L’ordre règne désormais au point qu’en 1949, après la défaite des troupes nationalistes face aux communistes, le gouvernement de Tchang Kai Tchek, en tant qu’autorité légitime de la Chine, choisit de se réfugier à Taiwan, accompagné de deux millions de ses partisans, d’origine continentale, avec pour objectif la reconquête de la Chine. Un Etat policier est mis en place avec le soutien des Etats-Unis d’Amérique, et la loi martiale est maintenue pendant une quarantaine d’années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Incident du 28-Février est durant ce laps de temps passé sous silence et considéré comme un sujet tabou. Selon le Kuomintang, le parti de Tchang Kaï&nbsp;Chek, il s’agissait&nbsp;d’une tentative de subversion de l’île par les communistes, une version corroborée par celle de la République Populaire considérant l’Incident comme un soulèvement populaire contre le gouvernement des féodaux alliés au seigneurs de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est qu’après la levée de l’état d’urgence et l’instauration du multipartisme à Taiwan que les langues se délient avec les témoignages des acteurs ou des victimes. Qui plus est l’apparition sur le scène politique du Parti Démocratique Progressiste, indépendantiste taiwanais, confère au récit une nouvelle dimension que l’on ne peut pas ignorer.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KyEjFUnuCS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/17/comment-la-chine-ecrit-son-histoire-delegitimer-le-recit-fondateur-chinois-un-premier-jalon-vers-la-guerre/">‘’Comment la Chine écrit son histoire’’ | Délégitimer le récit fondateur chinois, un premier jalon vers la guerre </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘’Comment la Chine écrit son histoire’’ | Délégitimer le récit fondateur chinois, un premier jalon vers la guerre  » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/17/comment-la-chine-ecrit-son-histoire-delegitimer-le-recit-fondateur-chinois-un-premier-jalon-vers-la-guerre/embed/#?secret=moFPfm1170#?secret=KyEjFUnuCS" data-secret="KyEjFUnuCS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Personne n’ose encore dire que c’est le coup d’envoi de la grande invasion de l’île par les continentaux pressés de s’emparer des richesses d’une île prospère dans l’océan de misère chinois. Ce serait déjà remettre en question la légitimité de la présence d’une bonne partie de la population actuelle, que même les indépendantistes d’origine insulaire ne peuvent pas se permettre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Taiwan, d’abord une base commerciale hollandaise sur la route du Japon, ne commence à être peuplée de han qu’à partir de 1650 environ. Et encore, elle sert de base de repli à quelques-uns parmi les Ming qui refusent le pouvoir Mandchou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’île n’acquiert sa configuration moderne qu’à partir de l’occupation coloniale japonaise. Le Japon ne cherche pas à imposer sa langue et ses coutumes à la population. Néanmoins, celle-ci au contact de l’occupant bénéficie d’un effort d’éducation et de santé qui la place nettement en porte-à-faux par rapport aux populations de la Chine continentale. Ce n’est qu’avec les terribles combats de la seconde guerre mondiale que l’Empire du Japon, à court de combattants, commence à envisager la possibilité d’assimiler la population de Taiwan, l’une des plus éduquées de l’Asie. Plusieurs milliers de Taiwanais sont alors incorporés dans les rangs de l’armée impériale et participent aux combats les plus marquants, en particulier à Okinawa, contre les Américains. Quelques-uns reçoivent même des patronymes japonais. C’est pourquoi, à la fin de la guerre, le Japon battu, ces combattants taiwanais, bien entraînés, ne voient pas d’un bon œil le débarquement des troupes chinoises continentales indisciplinées pour lesquelles ils n’ont que mépris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quel rôle ces combattants ont-ils joué dans l’Incident du 28-Février ou dans les Comités de Résolution ? On l’ignore mais probablement modeste. Les autorités chinoises ont beau jeu de dénoncer l’intrusion de l’armée impériale japonaise dans le soulèvement pour justifier la répression, tout en tentant d’éliminer les élites issues de la colonisation japonaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours selon ces mêmes autorités l’Incident du 28-Février s’est accompagné d’une chasse aux sorcières contre les Chinois continentaux, une affirmation qui ne semble avoir d’autre finalité que de fournir de l’eau au moulin de la répression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette incrimination du Japon dans le récit officiel cesse lorsque l’île devient le refuge du gouvernement et de l’armée nationalistes,&nbsp;chassés par les rouges de Mao. Le Japon n’est&nbsp;plus un adversaire et&nbsp;devient un partenaire dans la lutte anticommuniste, avec le soutien américain. Ce dernier n’est au départ pas acquis,&nbsp;et l’île semble à court terme destinée à tomber sous l’autorité de Pékin. Mais la guerre de Corée, où Staline ne laisse d’autre choix à la Chine communiste que d’intervenir, change la donne et Taiwan devient une pièce essentielle dans le dispositif américain de protection du Japon.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Irrédentisme taiwanais contre nationalistes chinois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la détente sino-américaine de 1972 les choses demeurent en l’état même si le discours politique change. Avec l’émergence d’un irrédentisme taiwanais antichinois dont l’objectif avoué est de desserrer définitivement l’étreinte jugée insupportable de la patrie, et avec l’exacerbation du nationalisme chinois qui semble faire de la réunification une question de vie ou de mort, à tout le moins pour le pouvoir à Pékin, la guerre semble inévitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’île jouit d’une prospérité enviable et ne semble nullement encline à partager&nbsp;le sort de Hong Kong. Néanmoins, cette affaire de l’incident du 28 février&nbsp;1947 démontre que le&nbsp;récit historique et les entités politiques qui en émergent sont loin d’être immuables et ne sont que les reflets de rapports de force éphémères. Certes. Mais ce sont en dernier recours les peuples qui façonnent le cours de l’Histoire. Lesquels ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine n’est qu’un rassemblement hétéroclite d’entités et de territoires écrasés sous le poids niveleur de la colonisation Han. Et l’irrédentisme taiwanais ne lui est insupportable que pour le rappeler. Si Pékin prétend siniser et fédérer des peuples étrangers, au nom de quel principe faudrait-il qu’elle accepte une sédition remettant en question son rôle unificateur ? Sans doute le même qui libérerait le Texas, l’Arizona, le Nouveau Mexique, la Californie, du joug américain. Une éventualité peut être pas autant inconsidérée qu’il n’y paraît depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump.&nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>* ‘‘L’étreinte de la patrie. Décolonisation, sortie de guerre et violence à Taïwan, 1947’’, de Victor Louzon, Éditions de l’EHESS, Paris, 2024, 378 p.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8Z9kDkuhcV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/11/chine-taiwan-une-confrontation-militaire-serait-un-desastre-planetaire/">Chine-Taïwan : une confrontation militaire serait un désastre planétaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chine-Taïwan : une confrontation militaire serait un désastre planétaire » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/11/chine-taiwan-une-confrontation-militaire-serait-un-desastre-planetaire/embed/#?secret=nGlheET11b#?secret=8Z9kDkuhcV" data-secret="8Z9kDkuhcV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>À l’approche des élections, Trump ravive la peur rouge !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 07:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président Donald Trump agite la menace communiste pour ne pas perdre les élections de mi-mandat qui approchent aux États-Unis. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que les élections de mi-mandat approchent aux États-Unis, le président Donald Trump fait feu de tout bois pour ne pas les perdre afin de conserver la majorité au Congrès. Trump ne cesse ces derniers temps de raviver la fameuse peur rouge* (Red Scare) qui a jadis hanté l’Amérique à l’époque de l’URSS. Aujourd’hui, il n’y a plus d’URSS mais il ne cesse de vouloir faire peur à l’électorat américain avec la montée en puissance de l’aile gauche socialiste du Parti démocrate.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19332563"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump est sans doute et avant tout un enfant de la guerre froide. Trois mois avant la naissance du président américain, Winston Churchill prononçait un discours historique à Fulton, dans le Missouri, qui marquait le début d’une lutte existentielle qui allait durer des générations entre le capitalisme occidental et le communisme soviétique, rappelait le correspondant du <a href="https://www.theguardian.com/us-news/2026/jul/26/trump-communism-democrats-red-scare" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guardian</a> à Washington Robert Tait. Déplorant la propagation du communisme soviétique en Europe de l’Est après la victoire des Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale, Churchill –qui n’était alors plus Premier ministre britannique– avertissait son auditoire, le 5 mars 1946, <em>«qu’un rideau de fer s’est abattu sur le continent»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce fut le prélude à une menace de confrontation nucléaire entre Washington et Moscou, qui déclencha une véritable <em>«peur rouge»</em> (Red Scare) aux États-Unis, alimentée par l’hystérie. Cette peur menaça l’exécution d’espions condamnés et fut illustrée par la chasse aux sorcières orchestrée par le sénateur républicain Joe McCarthy qui prétendait avoir obtenu des listes d’agents communistes travaillant au sein du département d’État et dans d’autres secteurs clés de la vie américaine. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump ravive la menace communiste et l&rsquo;agite à nouveau </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La traque des communistes a certainement été un thème omniprésent dans la petite enfance de Trump. Étonnamment, Roy Cohn, principal conseiller de McCarthy et artisan des poursuites fédérales contre les espions soviétiques Julius et Ethel Rosenberg, exécutés pour trahison, le mentor et l’avocat de Donald Trump quelques décennies plus tard, alors que ce dernier gravissait les échelons du secteur immobilier new-yorkais. Roy Cohn était aussi l’avocat de la pègre et surtout du mafieux Anthony Salerno alias Fat Tony.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Pendant de nombreuses années, le communisme et les communistes ont été le principal ennemi des États-Unis»</em>, a déclaré Harvey Klehr, professeur émérite à l’université Emory et spécialiste de l’histoire des relations entre les États-Unis et le communisme. Il poursuit : <em>«Il y a évidemment eu des moments où la situation a pu être exagérée, voire dégénérer, mais il y avait d’excellentes raisons de s’en inquiéter»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La paranoïa a diminué relativement après la censure de McCarthy par le Sénat en 1954 mais ne s’est apaisée qu’après l’effondrement des régimes communistes d’Europe de l’Est en 1989 et la dissolution de l’Union soviétique deux ans plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, 37 ans après la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide, Trump la ravive. Dans une série de discours très médiatisés, il a désigné une idéologie que des millions d’Américains sont trop jeunes pour connaître comme la plus grande menace pour les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Une génération après avoir combattu et gagné la guerre froide contre la menace communiste, nous assistons aujourd’hui à une résurgence de cette menace sur notre sol, notamment de la part de nouveaux arrivants qui adhèrent à des idées totalement opposées à notre mode de vie et à notre réussite»</em>, a-t-il déclaré lors d’un discours prononcé au Mont Rushmore le 3 juillet, à la veille du 250e anniversaire des États-Unis. Et il a promis de <em>«vaincre rapidement les communistes»</em> et de <em>«les exiler»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="d7QKH2qVVX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/06/trump-mamdani-deux-visions-de-lamerique-se-font-face/">Trump &#8211; Mamdani | Deux visions de l’Amérique se font face !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trump – Mamdani | Deux visions de l’Amérique se font face ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/06/trump-mamdani-deux-visions-de-lamerique-se-font-face/embed/#?secret=HxqmS9Npm5#?secret=d7QKH2qVVX" data-secret="d7QKH2qVVX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Haro sur le maire de New York Zohran Mamdani !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que ce sujet ne soit pas un cas isolé a été confirmé par un nouveau rapport de 100 pages du département d’État, publié cette semaine et intitulé <em>«Cuba: capitale du communisme du XXI<sup>e</sup> siècle»</em>. <em>«Depuis près de sept décennies, le régime cubain mène une campagne de subversion soutenue contre les États-Unis»</em>, indique le rapport, affirmant que les plus hautes sphères du gouvernement américain ont été infiltrées. <em>«Aujourd’hui, ce réseau entretient toujours des liens avec de puissantes organisations à but non lucratif de gauche, des collectifs anti-ICE, des groupes socialistes et des organisations militantes marxistes à travers les États-Unis»</em>, poursuit le rapport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La résurgence de l’animosité anticommuniste a été alimentée par le récent succès de candidats démocrates se revendiquant <em>«socialistes démocrates»</em>, notamment le maire de New York Zohran Mamdani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une série de candidats de gauche, soutenus par les Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), ont remporté les primaires démocrates après le triomphe de Mamdani, dont Darializa Avila Chevalier, qui a détrôné le représentant sortant de New York, Adriano Espaillat, en juin. Chevalier a fait l’objet d’un examen minutieux en raison d’un compte Twitter, désormais supprimé, qui faisait l’éloge de l’idéologie marxiste et de figures historiques du communisme comme Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Amalgame délibéré entre socialistes démocrates et communistes à la  soviétique </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs personnalités démocrates et progressistes ont ridiculisé les attaques de Trump, qui amalgame à tort le socialisme –un terme pouvant désigner des gouvernements démocratiques dans plusieurs pays européens– avec le communisme de type soviétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«C’est clair ! La nouvelle ligne du parti consiste à associer les communistes à tous les crimes et à tous les délits»</em>, a écrit Ruth Ben-Ghiat, historienne du fascisme, sur X. Elle ajoute: <em>«Créer un sentiment de menace communiste pour justifier une répression de la droite. Une vieille tactique utilisée lors des coups d’État et des prises de pouvoir fascistes»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alexandria Ocasio-Cortez, représentante démocrate de New York et membre des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), a qualifié l’étiquette de communiste de <em>«ridicule»</em>. <em>«Ils veulent nous traiter de communistes parce qu’ils ne veulent pas que vous sachiez que l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, le Canada sont mieux lotis que nous, et que nous dépensons le plus d’argent pour les pires soins de santé du monde développé»</em>, a-t-elle déclaré aux journalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cara Tobe, porte-parole des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), interrogée sur la présence de communistes parmi les membres de l’association, a déclaré: <em>«Les membres cotisants de notre organisation ont des opinions politiques diverses, mais nous sommes tous unis sous la bannière du socialisme démocratique. Il est inquiétant, mais pas surprenant, que Donald Trump souhaite exiler ses opposants car il est de plus en plus évident que nos idées convainquent les Américains. Le socialisme l’emporte sur le fascisme!»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, certains commentateurs affirment que l’accusation de Trump n’est pas sans fondement. <em>«La question communiste n’est pas un épouvantail»</em>, a déclaré Klehr, qui a précisé que la DSA comptait une <em>«composante communiste très importante»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fondée en 1982 par Michael Harrington, militant et écrivain de gauche, la DSA a été créée selon une constitution excluant les membres des organisations de tendance léniniste. Klehr a indiqué que cette disposition avait été abrogée, ce qui a entraîné un afflux de nouveaux membres radicaux. Il a comparé cette infiltration au sein du Parti travailliste britannique par la tendance trotskiste au début des années 1980, infiltration qui a conduit à l’adoption de politiques de gauche et à une défaite électorale cuisante face aux conservateurs de Margaret Thatcher. Cette faction a été exclue en 1985 par le chef du Parti travailliste de l’époque Neil Kinnock. <em>«La DSA a évolué et un nombre important de personnes se réclamant du marxisme-léninisme ou du communisme ont rejoint les Socialistes démocrates d’Amérique (DSA) et y ont accédé à des postes importants»</em>, a déclaré Klehr.</p>



<h2 class="wp-block-heading">33% des Américains ne considèrent pas le communisme comme une menace </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bill Galston, chercheur à la Brookings Institution et ancien conseiller en politique intérieure à la Maison-Blanche sous Bill Clinton, a affirmé : <em>«Certains membres des DSA sont présents depuis des décennies et se souviennent de la lutte entre la gauche démocratique et la gauche antidémocratique, et en particulier entre communistes et socialistes. Leur position est donc très tranchée»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux articles récents du magazine <em>The Atlantic</em> ont mis en lumière le vif débat concernant les qualifications des candidats des DSA et leur potentiel à catalyser un changement idéologique au sein du Parti démocrate.Cependant, Galston qui est un <em>«enfant de la gauche»</em> autoproclamé et dont le grand-père s’est présenté à plusieurs reprises comme candidat communiste à New York s’est interrogé sur la capacité de l’étiquette <em>«communiste»</em> collée par Trump à trouver un écho au-delà de sa base Maga. Il a cité un récent sondage <em>Economist/YouGov</em> demandant aux électeurs dans quelle mesure le communisme représentait une menace pour les États-Unis. Environ 18% l’ont qualifié de <em>«menace majeure»</em>, 25% de<em> «menace mineure»</em> et 33% ont déclaré qu’il ne s’agissait <em>«pas d’une menace»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Trump a 80 ans, et pour lui, l’étiquette ‘‘communiste’’ lui vient tout naturellement car elle faisait partie intégrante de la lutte contre le communisme interne et contre l’Union soviétique, ennemi communiste externe, qui a contribué à forger sa personnalité»</em>, a déclaré Galston. Il ajoute: <em>«Les Américains plus âgés, ceux qui se souviennent de la guerre froide, sont plus sensibles à cette prétendue menace que les jeunes Américains. Il s’adresse à un parti politique dont le soutien est majoritairement composé d’Américains âgés. On peut donc considérer cela comme faisant partie de la stratégie globale de mobilisation de la base électorale de Trump. Il prêche des convaincus et il sait intuitivement qui compose ce public»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yTorpdf16m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/new-york-les-forces-de-largent-en-guerre-contre-zohran-mamdani/">New York | Les forces de l’argent en guerre contre Zohran Mamdani</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« New York | Les forces de l’argent en guerre contre Zohran Mamdani » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/new-york-les-forces-de-largent-en-guerre-contre-zohran-mamdani/embed/#?secret=SYmS3r21oS#?secret=yTorpdf16m" data-secret="yTorpdf16m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Inquiétudes quant à la santé de la démocratie américaine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Galston a également attribué la résurgence des craintes anticommunistes à une vieille incapacité, répandue chez les Américains, à saisir les subtilités de la terminologie politique, une confusion dont les détracteurs de Trump affirment qu’elle le concerne également.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Klehr a soutenu que cette tendance annonçait une menace plus large pour la démocratie et les valeurs libérales, une menace qui, selon lui, émanait de l’extrême gauche et de l’extrême droite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Donald Trump serait incapable de distinguer un communiste d’un socialiste démocrate ou même d’un martien mais d’autres personnes très intelligentes comprennent parfaitement la différence et son importance»</em>, a-t-il déclaré. Il ajoute : <em>«C’est le même genre de chose qui s’est produit à droite il y a quelques années, lorsque divers extrémistes de droite, néonazis et racistes ont commencé à infiltrer le Parti républicain, ont remporté des primaires, se sont implantés et y sont toujours. Je pense que certains de ces phénomènes se produisent au sein même du Parti démocrate et c’est dangereux à double titre. Cela soulève de sérieuses inquiétudes quant à la santé de notre société démocratique. Le souvenir du communisme s’estompe et pourtant… certaines de leurs revendications sont là»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* La «peur rouge» (Red Scare) désigne deux périodes de fort développement de l’anticommunisme aux États-Unis. La première débute avec la révolution d’Octobre de 1917 et se termine en 1920. La seconde, avec le maccarthysme qui se déroule dans les années 1950 dans le contexte de la guerre froide.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>A qui profite la guerre contre l’Iran ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 06:22:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le seul vainqueur de la guerre américano-israélienne contre l’Iran semble être la Chine,, sans avoir tiré un seul coup de feu.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la guerre contre l’Iran reprend de plus belle, le seul vainqueur de cette débauche de violences et de destructions semble être la Chine et ce, sans avoir levé le petit doigt ni tiré un seul coup de feu. La guerre menée par le président américain Donald Trump contre la République islamique – pour le compte d’Israël, autre bénéficiaire –, a accompli ce dont la Chine rêvait depuis longtemps : rendre les États du Golfe moins dépendants des États-Unis. L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman, qui ont été très affectés par cette guerre dont le prétendu parapluie américain n’a pas su les en protéger, recherchent, aujourd’hui, à rééquilibrer leurs relations internationales en se tournant vers la Chine.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong>, <em>à Lodz. </em></p>



<span id="more-19332813"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le conflit entre Washington et Téhéran s’est enlisé et son issue est devenue imprévisible, les villes et les infrastructures de la région du Golfe en ont été des cibles collatérales. Conséquence inattendue&nbsp;: les États du Golfe se sont divisés en deux camps&nbsp;: le premier est composé des Émirats arabes unis, désireux de rester proches des États-Unis et d’Israël. Tandis que le second&nbsp;comprend l’Arabie saoudite, le Qatar, Oman et peut-être la Turquie et l’Irak, qui recherchent un équilibre entre le maintien de bonnes relations avec les États-Unis, l’amélioration de leurs relations avec l’Iran et un rapprochement stratégique avec la Chine, la superpuissance de demain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accord nucléaire des Etats-Unis avec l’Arabie saoudite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord nucléaire conclu par Donald Trump avec l’Arabie saoudite le 22 juillet 2026 est sans aucun doute motivé par la crainte que la Chine ne gagne en influence dans une région traditionnellement dominée par les États-Unis.Ce pacte indique que Washinton souhaite maintenir un statu quo, même si un tel accord va lui attirer les foudres de son principal allié au Moyen-Orient&nbsp;: Israël.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qFmiUcgxNL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/guerre-du-golfe-le-supplice-chinois-de-trump/">Guerre du Golfe | Le supplice chinois de Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre du Golfe | Le supplice chinois de Trump » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/guerre-du-golfe-le-supplice-chinois-de-trump/embed/#?secret=rbrUUHaRrf#?secret=qFmiUcgxNL" data-secret="qFmiUcgxNL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les pays du Moyen-Orient souhaitent développer leur infrastructure nucléaire et ils le feront même sans l’implication des États-Unis. Washington commence à le reconnaître»</em>, a déclaré à la&nbsp;<em>BBC</em>&nbsp;Yusuf Can, expert du Moyen-Orient pour le cabinet de conseil Amena Strategies.&nbsp;Avec cet accord nucléaire, a-t-il ajouté, <em>«les États-Unis disent en substance : vous n’êtes pas obligés de travailler avec la Chine. Vous pouvez travailler avec nous.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si l’Arabie saoudite cesse de se rapprocher de la Chine, la guerre a d’autres retombées qui ont renforcé la position de la Chine, comme le besoin urgent du monde en matière de technologies d’énergies renouvelables.&nbsp;L’électricité représente désormais 30 % de la consommation d’énergie en Chine, soit 40 % de plus qu’aux États-Unis et qu’en Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre a placé les énergies renouvelables et les véhicules électriques au sommet de l’agenda mondial, alors que les prix du pétrole s’envolent, et la Chine est le pays de référence dans ce domaine.&nbsp;Ce pays domine environ 91 % de la capacité mondiale de production de panneaux solaires et 89 % de la capacité de production de batteries de stockage en lithium-ion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les entreprises chinoises produisent également environ 70 % des technologies d’énergie propre, ce qui signifie que plus la guerre contre l’Iran s’éternise et plus le détroit d’Ormuz est pratiquement bloqué, plus des pays investiront dans ce secteur vital désormais contrôlé par la Chine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chute du dollar au profit des monnaies asiatiques </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre a également contribué à modifier la domination du dollar dans le commerce mondial, accélérant une tendance naissante.&nbsp;Selon&nbsp;<em>Bloomberg</em>, l’Iran a autorisé plusieurs pétroliers à traverser le détroit d’Ormuz à condition qu’ils paient en monnaie officielle chinoise, le renminbi, ou en cryptomonnaie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;<em>Wall Street Journal</em>&nbsp;rapporte que la Chine encourageait déjà le commerce en renminbi pour permettre à des pays comme l’Iran et la Russie de contourner les sanctions américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la Chine s’impose comme une superpuissance capable d’exercer son influence sans conflits, tandis que l’Amérique est apparue comme une puissance adoptant une approche chaotique et agressive pour contraindre les autres nations à se plier à sa volonté.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zu03xqTujg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/guerre-diran-vers-une-reconfiguration-internationale/">Guerre d’Iran | Vers une reconfiguration de l&rsquo;ordre mondial</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’Iran | Vers une reconfiguration de l’ordre mondial » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/guerre-diran-vers-une-reconfiguration-internationale/embed/#?secret=1knENKDZC3#?secret=zu03xqTujg" data-secret="zu03xqTujg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>L’huile d’olive tunisienne échappe aux surtaxes imposées par Trump</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/lhuile-dolive-tunisienne-echappe-aux-surtaxes-imposees-par-de-trump/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 08:58:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de douane]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[huile d’olive]]></category>
		<category><![CDATA[Onagri]]></category>
		<category><![CDATA[surtaxes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'huile d'olive tunisienne n'est pas concernée par les surtaxes imposées par Trump à 60 partenaires commerciaux des Etats-Unis.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/lhuile-dolive-tunisienne-echappe-aux-surtaxes-imposees-par-de-trump/">L’huile d’olive tunisienne échappe aux surtaxes imposées par Trump</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie ne figure pas parmi les 60 partenaires commerciaux des Etats-Unis concernés par les nouveaux droits de de douane édictés par le président Donald Trump&nbsp;: les dispositions douanières habituelles restent en vigueur.</em></strong></p>



<span id="more-19332916"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La mesure, entrée en vigueur le 24 juillet, impose des droits de douane supplémentaires de 10 % à certains partenaires commerciaux et de 12,5 % à d’autres pays visés par les enquêtes. Parmi ces derniers figurent plusieurs concurrents méditerranéens de la Tunisie dans le secteur de l’huile d&rsquo;olive, tels que le Maroc, l’Algérie, l’Égypte et la Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, cette exclusion ne constitue pas une exemption spécifique accordée à l’huile tunisienne. En réalité, la Tunisie dans son ensemble n’a pas été incluse parmi les 60 partenaires clés visés par les enquêtes américaines. Les produits tunisiens resteront donc soumis aux droits de douane ordinaires, mais pas à la nouvelle surtaxe introduite par l&rsquo;administration Trump. Néanmoins, cette décision pourrait renforcer la compétitivité de l’huile tunisienne sur le marché américain par rapport aux produits issus de pays soumis aux nouvelles taxes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis constituent déjà le troisième marché de destination pour l’huile d&rsquo;olive tunisienne, après l’Espagne et l’Italie. Selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), la Tunisie a exporté environ 327 400 tonnes d’huile d&rsquo;olive entre novembre 2025 et mai 2026, générant des recettes supérieures à 1,2 milliard d’euros. Les États-Unis ont représenté 18,3 % des volumes totaux, une part qui atteint environ 24 % pour le segment de l’huile biologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet avantage tarifaire pourrait profiter aussi bien aux exportations tunisiennes d’huile conditionnée qu’aux ventes de produits en vrac destinés aux embouteilleurs et opérateurs internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le statut de la Tunisie reste susceptible d’évoluer, Washington pouvant élargir le champ de ses enquêtes ou modifier la liste des pays concernés à l’avenir. Selon l’Onagri, l’Espagne, l’Italie et les États-Unis représentent respectivement 33,6 %, 19,5 % et 18,3 % des volumes d’exportation d&rsquo;huile d’olive tunisienne.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[DP World]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Jebel Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Thani Bin Ahmed Al Zeyoudi]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Émirats arabes unis s'engagent à investir 1 400 milliards de dollars aux États-Unis et critiquent l’Union européenne.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/">Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Émirats arabes unis réaffirment leur engagement à investir 1 400 milliards de dollars aux États-Unis et critiquent l’Union européenne (UE) concernant les négociations commerciales qui se sont étalées sur sept cycles mais n’ont toujours pas abouti à un accord de libre-échange. Les investissements massifs aux États-Unis vont permettre d’assouplir les restrictions sur l’exportation de technologies de pointe vers les Émirats notamment les puces d’intelligence artificielle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19319925"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-07-23/uae-doubles-down-on-1-4-trillion-us-pledge-faults-eu-on-trade" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a>, les Émirats ont confirmé progresser plus rapidement que prévu dans la réalisation de leur engagement d’investir 1 400 milliards de dollars aux États-Unis au cours des dix prochaines années.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les choses avancent très bien»</em>, a déclaré le ministre du Commerce extérieur Thani bin Ahmed Al Zeyoudi lors d’une interview cette semaine, ajoutant, en référence à l’engagement annoncé lors de la visite du président américain Donald Trump aux Émirats en mai dernier : <em>«Le plan était prévu sur dix ans, mais je pense que nous le réaliserons beaucoup plus rapidement»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un message de confiance malgré la guerre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les propos d’Al Zeyoudi témoignent de l’engagement continu des Émirats à investir massivement dans l’économie américaine par le biais de leurs fonds souverains et ce, malgré la guerre qui a éclaté suite aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran en février dernier et les troubles régionaux qui s’en sont suivis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a souligné que les Émirats avaient été la cible de milliers de missiles et de drones iraniens au plus fort du conflit et que ces dernières semaines ont été marquées par une recrudescence des activités militaires, renforçant encore les inquiétudes des États du Golfe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Puces d’intelligence artificielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Al Zeyoudi a expliqué que la réalisation de cet objectif d’investissement sera facilitée par la décision de l’administration Trump d’assouplir les restrictions sur l’exportation de technologies de pointe vers les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision, annoncée ce mois-ci, autorise Abou Dhabi à acquérir les puces d’intelligence artificielle les plus récentes produites par des entreprises américaines telles que Nvidia et AMD. <em>«Ceci illustre la réalité du partenariat qui nous unit à l’administration actuelle, un partenariat fondé sur la transparence, la confiance et un engagement ferme quant à la sensibilité des chaînes d’approvisionnement»</em>, a-t-il déclaré, en balayant les critiques de certains responsables américains qui craignent que l’exportation de puces de pointe vers les Émirats ne permette à la Chine de s’emparer de cette technologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous comprenons ces inquiétudes mais nous nous engageons à respecter toutes les exigences»</em>, a précisé Al Zeyoudi, en confirmant que les Émirats commenceront bientôt à importer ces puces pour leurs projets, notamment le projet Stargate, un immense complexe de centres de données à Abou Dhabi qui devrait accueillir des entreprises comme OpenAI.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Critiques de l’Union européenne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, Al Zeyoudi a critiqué la performance de l’UE dans les négociations de l’Accord de partenariat économique global. Il a déclaré que les deux parties avaient tenu environ sept cycles de négociations sans parvenir à un accord alors que les Émirats avaient signé près de 40 accords de ce type avec divers pays du monde ces dernières années. <em>«Les négociations avec l’Union européenne n’avancent pas au même rythme»,</em> a-t-il indiqué, attribuant cela à l’insistance de Bruxelles à inclure des questions non commerciales dans les négociations. <em>«Cette approche ne fonctionnera pas avec nous»</em>, a-t-il lancé, en soulignant que l’UE conditionne souvent les accords commerciaux à des questions environnementales, de gouvernance et de normes du travail, ce qui a suscité des critiques de la part de plusieurs pays dont les États-Unis. <em>«Nous considérons toujours l’Union européenne comme un partenaire mais les capitaux n’attendront pas»</em>, a prévenu Al Zeyoudi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nouveaux accords</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre émirati a anticipé l’annonce prochaine de plusieurs nouveaux accords de partenariat économique dont un avec le Canada cette semaine. Il a décrit cet accord comme étant potentiellement l’un des plus rapides jamais conclus par les Émirats, les négociations ayant duré moins de 90 jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont annoncé l’année dernière leur intention d’investir 50 milliards de dollars au Canada. Il a également révélé que les négociations avec&nbsp;le Rwanda sont en voie d’achèvement et que ceux avec l’Égypte, le Ghana, le Mozambique et la Zambie progressent bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a exprimé l’espoir de finaliser des accords avec le Brésil après les élections qui s’y tiendront cette année ainsi qu’avec le Pérou, le Sri Lanka et le Bangladesh.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Commerce malgré la guerre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Al Zeyoudi a déclaré que les accords de partenariat économique ont contribué à une forte croissance du commerce des Émirats au cours du premier semestre, notamment grâce aux échanges avec la Chine et l’Inde, soulignant que cette croissance a été réalisée malgré la guerre et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz, principale voie de navigation pour les exportations de pétrole des Émirats. Le conflit avait entraîné une baisse des exportations de pétrole, de gaz naturel liquéfié et d’aluminium et compliqué les opérations d’importation via des ports comme Jebel Ali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Dès le début des attaques cette année, les Émirats arabes unis se sont concentrés sur les chaînes d’approvisionnement et la garantie de la continuité des flux de marchandises. La croissance de nos échanges commerciaux témoigne de la grande résilience des Émirats arabes unis»</em>, a déclaré le ministre émirati.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stratégie «Zéro Ormuz»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Al Zeyoudi a révélé que les Émirats avaient intensifié leur recours au fret aérien et accru leurs investissements dans leurs ports de la côte hors du détroit d’Ormuz et ce, dans le cadre de la stratégie <em>«Zéro Ormuz»</em> visant à réduire la dépendance au détroit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce plan se poursuivra même si le détroit d’Ormuz est rouvert à la libre navigation, une option préconisée par Abou Dhabi et rejetée jusqu’à présent par Téhéran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, DP World a annoncé mardi la construction de deux nouveaux terminaux en eaux profondes à Fujairah et Dibba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats construisent également un deuxième oléoduc vers Fujairah. Selon Al Zeyoudi, sa mise en service est prévue début 2027, permettant ainsi au pays d’acheminer près de 4 millions de barils par jour, soit la majeure partie de sa production pétrolière, directement vers le port de Fujairah, sans passer par le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/">Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Turquie &#124; En attendant les F-35 américains&#8230;</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/turquie-en-attendant-les-f-35-americains/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 07:55:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[F-35]]></category>
		<category><![CDATA[Otan]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdoğan]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19306151</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Turquie est en pourparlers pour lever les obstacles à l'achat d’avions de combat furtifs F-35 des Etats-Unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/turquie-en-attendant-les-f-35-americains/">Turquie | En attendant les F-35 américains&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Turquie est en pourparlers avec les Émirats arabes unis en vue du transfert du système de défense aérienne russe S-400. Cette initiative vise à lever le principal obstacle à sa réintégration dans le programme d’avions de combat furtifs F-35, selon des responsables américains et régionaux proches du dossier.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19306151"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.wsj.com/world/turkey-aims-to-offload-russian-air-defense-system-as-it-seeks-to-buy-u-s-f-35s-70d05162" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a> indique que les États-Unis ont exclu la Turquie du programme F-35 en 2019 après l’acquisition par ce pays du système russe S-400. Ils craignaient en effet que l’exploitation conjointe des deux systèmes ne permette aux radars russes de collecter des données sensibles sur la signature radar des avions de combat américains et de les transmettre à Moscou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nouvelle opportunité après le rapprochement Trump-Erdogan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces discussions interviennent après la visite du président américain Donald Trump en Turquie lors du sommet de l’Otan au début du mois où il a annoncé son intention de lever les restrictions sur la vente d’avions de combat F-35 à Ankara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump considère le président turc Recep Tayyip Erdoğan comme un partenaire géopolitique crucial au Moyen-Orient et dans le conflit russo-ukrainien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les Émirats cherchent à renforcer leur défense aérienne après les attaques intenses de drones et de missiles dont ont été victimes les États du Golfe lors du conflit avec l’Iran cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>WSJ</em>, le transfert du système aux Émirats pourrait servir les intérêts des trois parties :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la Turquie surmonterait un obstacle majeur à sa réintégration dans le programme F-35&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les Émirats acquerraient un système de défense aérienne à longue portée face à la menace iranienne croissante&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les États-Unis empêcheraient le déploiement du système russe sur le territoire d’un État membre de l’Otan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’accord se heurte encore à d’importants obstacles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Obstacles juridiques et politiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès de l’opération nécessite des autorisations complexes, notamment :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’accord de la Russie pour la réexportation du système S-400 vers un pays tiers&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’acceptation par les États-Unis du fait que la possession du système par les Émirats ne déclencherait pas de nouvelle crise politique&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’obtention par la Turquie de garanties claires de la part des États-Unis quant au rétablissement de son droit d’acquérir des avions de chasse F-35 une fois le transfert finalisé&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’approbation du Congrès américain, qui détient le pouvoir d’examiner les principaux contrats d’armement et compte des membres opposés au retour de la Turquie dans ce programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est à indiquer que les Émirats avaient également signé un accord pour l’acquisition de F-35, mais ce contrat est gelé depuis environ cinq ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Turquie fait actuellement partie du très petit nombre de pays possédant le système russe S-400 avec la Chine et l’Inde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington estime que la présence de ce système au sein d’un État membre de l’Otan représente une menace à savoir la possibilité de révéler les caractéristiques techniques des avions occidentaux notamment du F-35, ce qui est de nature à ouvrir la voie à des infiltrations des services de renseignement russes. C’est pour cela que le Congrès américain a imposé des sanctions à Ankara et l’a exclu du programme F-35.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Changement de position de la Turquie </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment qu’Ankara est désormais plus disposé à faire des concessions pour résoudre ce problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aaron Stein, président du Foreign Policy Research Institute, a déclaré : <em>«Le discours d’Ankara a opéré un virage à 180°. Cela ne signifie pas que le succès est garanti ou imminent mais cela témoigne d’une réelle volonté de négocier».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le rapprochement entre Washington et Ankara, l’opposition persiste au sein du Congrès américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains membres du Congrès évoquent les craintes israéliennes que l’acquisition du F-35 par la Turquie puisse affaiblir la supériorité aérienne d’Israël au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La représentante démocrate Dina Titus a également signé une lettre adressée aux dirigeants de la Chambre des représentants pour s’opposer à la réintégration de la Turquie dans le programme, invoquant également les tensions turques avec la Grèce et Chypre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois que l’idée de retirer les S-400 de Turquie est évoquée. Ces dernières années, plusieurs scénarios ont été discutés, notamment :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le déploiement du système en Ukraine après l’invasion russe&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le remettre aux forces américaines pour sa neutralisation technique afin d’empêcher son utilisation contre les aéronefs occidentaux&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’option d’un transfert vers un État du Golfe a émergé avec l’escalade du conflit iranien et le besoin croissant de systèmes de défense aérienne supplémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que révèle cette évolution ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’accord est conclu, il témoignera d’un profond remodelage des alliances régionales :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un rapprochement entre les États-Unis et la Turquie après des années de tensions&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un rôle accru des Émirats dans l’architecture de sécurité régionale&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la volonté de Washington de proposer des solutions pragmatiques pour maintenir la cohésion de l’Otan tout en renforçant le réseau de défense aérienne de ses alliés du Moyen-Orient face à l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/turquie-en-attendant-les-f-35-americains/">Turquie | En attendant les F-35 américains&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’objectif inavoué des bases militaires américaines dans le Golfe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 06:58:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bases militaires américaines]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Okinawa]]></category>
		<category><![CDATA[pays du Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Taiwan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les bases militaires américaines dans les pays du Golfe n’ont pas pour mission de protéger ces pays, mais de contribuer à resserrer l’étau autour de la Chine. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Si les Gardiens de la Révolution iraniens ont réussi, avec une étonnante facilité, frapper les bases militaires américaines dans les pays du Golfe, c’est pour une raison rarement évoquée : elles n’avaient pas pour mission de protéger ces pays, mais de contribuer à resserrer l’étau autour de la Chine, aujourd’hui principale cible de la stratégie militaire américaine en Asie.</em></strong> <em>(Illustration: Carte de la présence militaire américaine dans le monde. Al Jazeera). </em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-19305741"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="762" height="891" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-19305752" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Helal-Jelali.jpg 762w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Helal-Jelali-257x300.jpg 257w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Helal-Jelali-580x678.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 762px) 100vw, 762px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les bases militaires américaines installées dans le Golfe sont des bases de logistique technique&nbsp;: entretien des avions et des lanceurs de missiles, ravitaillement en tout genre, analyses des cartes satellitaires, interprétation des renseignements venus des océans Indien et Pacifique, planification, suivi des manœuvres de la flotte marine, sous-marine et aérienne chinoises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cas d’affrontement avec la Chine, l’Etat-major américain fera tout pour éviter que les batailles aient lieu dans l’océan Pacifique.&nbsp; Trop de mauvais souvenirs. A part l’attaque de Pearl Harbor, en 1941, par les avions suicides japonais, un traumatisme plus grand fut celui de la bataille de Bataan aux Philippines, en 1942, contre l’empire du Japon&nbsp;: les alliés -Américains et Philippins- perdaient 10 000 soldats et surtout 70 000 prisonniers&#8230;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, le collier antichinois des bases américaines part d’Okinawa et arrive aux pays du Golfe en passant par la Corée du Sud, des Philippines,&nbsp;des pays d’Asie Centrale : Tadjikistan, Ouzbékistan&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est&nbsp;pour leur proximité géographique que les bases américaines installées dans les pays du Golfe ont acquis le rôle de l’intendance et de la logistique pour ce collier militaire antichinois. Dans ces bases, il y a peu d’unités combattantes ou de forces offensives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces bases avaient joué un rôle essentiel dans la guerre d’Afghanistan, un pays qui a une petite frontière commune avec la Chine&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une force aérienne et des flottes de porte-avions et beaucoup de sous-marins ont un grand besoin de carburant et les pays hôtes sont si généreux,&nbsp;ceci est un choix stratégique payant pour les dépenses du Pentagone.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes leur installation est destinée à dissuader tout acte hostile contre le Koweït, Bahreïn, le Qatar, les Emirats arabes unis ainsi que l’Arabie Saoudie, mais vu le nombre de bases, la logistique déployée et le coût important pour le Pentagone, des questions se posent sur la dimension multidirectionnelle des éventuelles opérations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis cinq ans les Russes et les Chinois insistent sur <em>«une architecture multilatérale»</em> pour sécuriser les pays du Golfe et le détroit d’Ormuz, et protéger l’approvisionnement mondial de pétrole et de gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mer de Chine méridionale, la situation reste très tendue entre Pékin et Manille. Au dernier sommet de l’Asean, le Secrétaire d’Etat américain Marc Rubio a dénoncé les <em>«méthodes coercitives»</em> de Pékin. Taïwan est complètement encerclé par la marine chinoise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toute ces raisons, et en cas de conflit en Extrême-Orient,&nbsp;les bases américaines installées dans les pays du Golfe participeraient à la stratégie d’endiguement de la Chine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un précédent nous rappelle que l’Australie avait joué un rôle important dans la guerre entre Américains et Vietnamiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans le crier sur le toit, Washington a recrée entre le Moyen-Orient et l’Asie, l’ancienne Otase dissoute en 1977, l’Organisation du Traité de l’Asie du Sud-Est, une Otan asiatique, pour encercler les pays communistes de l&rsquo;époque.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie militaire américaine consistant à adjoindre les bases militaires du Golfe au collier antichinois qui rejoint Okinawa. Il reste à savoir ce qu’en penseraient les pays du Golfe qui se retrouveraient impliqués <em>«à l’insu de leur plein gré»</em> dans un autre conflit où leurs intérêts stratégiques ne sont pas en jeu. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien rédacteur en chef dans une radio internationale à Paris.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="90gIRhHDBF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/16/bases-americaines-au-moyen-orient-un-facteur-dinsecurite/">Bases américaines au Moyen-Orient | Un facteur d&rsquo;insécurité</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bases américaines au Moyen-Orient | Un facteur d’insécurité » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/16/bases-americaines-au-moyen-orient-un-facteur-dinsecurite/embed/#?secret=vXsLPhn1nh#?secret=90gIRhHDBF" data-secret="90gIRhHDBF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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