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	<title>Archives des États-Unis - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		<title>Iran &#124; Les durs réclament la bombe nucléaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Oct 2026 10:37:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis l'attaque israélo-américaine, les éléments radicaux en Iran appellent à opter clairement pour l’arme nucléaire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/24/iran-les-durs-reclament-la-bombe-nucleaire/">Iran | Les durs réclament la bombe nucléaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Il y a deux décennies, le Guide suprême iranien de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei, a émis une fatwa interdisant le développement d’armes nucléaires. Cette interdiction religieuse a servi de fondement à l’insistance du régime sur le caractère pacifique de ses ambitions en matière d’énergie atomique, et ce, malgré une expansion significative de l’enrichissement de l’uranium, une dynamique qui a placé l’Iran sur une trajectoire de confrontation avec l’Occident. Sauf que tout a basculé avec la guerre israélo-américaine qui a débuté le 28 février 2026 et ses conséquences dévastatrices, aujourd’hui les les éléments les plus radicaux au sein du régime réclament l’annulation de cette fatwa et le changement de la doctrine nucléaire.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong><strong></strong></p>



<span id="more-19855771"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.ft.com/content/1f23e859-5e70-4d99-8f9b-56de3d0ae43e?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>Financial Times</u></a> rapporte que les dommages collatéraux causés par la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, un nombre croissant de politiciens, d’analystes et de parlementaires radicaux exhortent le régime à abandonner cette position, à se retirer du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et à opter clairement pour l’arme nucléaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Davoud Modarresian, analyste politique proche des courants radicaux, a écrit ce mois-ci : <em>«Les récentes confrontations militaires ont démontré que la possession d’armes nucléaires par l’Iran n’est pas une simple ambition mais une nécessité dont l’importance dépasse même celle du pain»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce débat public marque un tournant notable dans un pays où, jusqu’à présent, exprimer ouvertement un soutien à l’acquisition d’armes nucléaires risquait d’être perçu comme un défi à l’autorité du Guide suprême qui détient le pouvoir de décision ultime. Or, la mort de Khamenei —survenue lors des bombardements américano-israéliens au début du conflit le 28 février— a paradoxalement contribué à lever ce tabou. Son successeur, son fils Mojtaba Khamenei — qui demeure invisible— n’a pas précisé publiquement s’il comptait maintenir la position adoptée par son père. Ce silence a ouvert un espace aux partisans de la ligne dure en Iran pour avancer leurs arguments en faveur de l’acquisition de l’arme nucléaire. Deux enseignants ont affirmé que l’islam chiite jouit d’une souplesse suffisante pour permettre l’évolution des préceptes religieux en réponse à l’évolution des circonstances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mettre en place un<em> «système de dissuasion complet»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Hassan Qashqavi, porte-parole de la commission de la sécurité nationale au Parlement, a déclaré le mois dernier que le nouveau Guide suprême iranien pourrait émettre une nouvelle fatwa concernant la question nucléaire, ajoutant que <em>«personne ne peut l’en empêcher»</em>. M. Qashqavi a ajouté que l’Iran doit mettre en place un<em> «système de dissuasion complet»</em> afin d’éviter que ne se reproduise le schéma actuel, caractérisé par une alternance entre négociations et guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partisans de l’acquisition d’armes nucléaires ont cité l’exemple de la Corée du Nord dont l’arsenal nucléaire s’est, selon eux, avéré efficace pour dissuader toute intervention extérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une source au sein du régime a indiqué que la mort de Khamenei a entraîné une montée en flèche du soutien à l’acquisition d’armes nucléaires parmi les institutions dirigeantes, précisant que la proportion de ceux qui jugent nécessaire de posséder la bombe est passée <em>«de près de zéro à plus de 50%»</em>. Ce changement s’explique en partie par le fait qu’un grand nombre de partisans du régime perçoivent le conflit avec les États-Unis comme une lutte existentielle. Ce conflit demeure dans une impasse tendue et potentiellement explosive autour du détroit d’Ormuz, une zone sur laquelle l’Iran insiste pour maintenir son contrôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des dizaines de commandants et de hauts responsables ont été tués au cours des quarante jours de bombardement avant de prendre fin avec l’instauration d’un cessez-le-feu fragile en avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’un changement de régime en Iran. Le président américain est allé plus loin encore, menaçant de détruire la <em>«civilisation»</em> iranienne et de renvoyer le pays à <em>«l’âge de pierre»</em>. Un haut diplomate occidental en poste à Téhéran a indiqué que ces déclarations avaient conduit des responsables du régime à se demander si les États-Unis envisageaient d’utiliser des armes nucléaires tactiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La position officielle demeure inchangée mais le débat s’élargit. L’Iran maintient officiellement que son programme nucléaire est à vocation pacifique et qu’il n’a pas l’intention de développer des armes nucléaires. Mohammad Eslami, le plus haut responsable du programme nucléaire iranien, a déclaré dimanche que les travaux visant à produire 20 000 mégawatts d’électricité d’origine nucléaire s’étaient poursuivis même en temps de guerre.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="f1nKtuKdIF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/">Que reste-t-il de la dissuasion iranienne?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que reste-t-il de la dissuasion iranienne? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/embed/#?secret=LkF41NJJoa#?secret=f1nKtuKdIF" data-secret="f1nKtuKdIF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Appels publics en faveur de l’acquisition d’une force nucléaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les appels publics en faveur de l’acquisition d’une force de dissuasion nucléaire suscitent l’inquiétude de certains responsables politiques pragmatiques, notamment des réformateurs qui plaident depuis des années pour une politique étrangère moins conflictuelle. Hossein Marashi, une figure politique réformatrice de premier plan, a déclaré la semaine dernière aux médias locaux : <em>«La protection de l’Iran et de la République islamique est plus importante que l’enrichissement</em> [de l’uranium]<em> ou la préservation des acquis nucléaires»</em>. Selon des experts, il ne semble pas que l’Iran ait encore atteint le stade de la prise de décision concernant sa doctrine nucléaire alors que la guerre se poursuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ali Vaez, expert des affaires iraniennes au sein de l’International Crisis Group, a déclaré : <em>«Il s’agit d’un débat sérieux qui n’est plus un sujet tabou malgré la fatwa de l’ancien Guide suprême. La guerre a renforcé la position de ceux qui soutiennent qu’un État confronté à une attaque menaçant son existence a, en fin de compte, besoin de la force de dissuasion ultime</em>». Il a toutefois ajouté : <em>«Téhéran pourrait chercher à préserver ses infrastructures nucléaires tout en utilisant son programme comme levier de négociation pour obtenir des concessions économiques ou sécuritaires plutôt que de se précipiter ouvertement vers l’acquisition de la bombe. Tout dépendra de la perception des dirigeants iraniens : estiment-ils que la transformation du programme en un programme d’armement permettrait de prévenir une future attaque, ou, au contraire, qu’elle ne ferait qu’en précipiter le déclenchement?»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abolfazl Bazargan, analyste en relations internationales proche du camp des durs au sein du régime, a déclaré à l’agence de presse Tasnim —liée au Corps des gardiens de la révolution islamique— que l’insistance de l’Iran à affirmer qu’il ne développera jamais d’arme atomique équivaudrait à une <em>«défaite auto-infligée»</em>. Selon lui, Téhéran devrait adopter une doctrine fondée sur le principe de non-recours en premier aux armes nucléaires, tout en conservant la capacité de riposter en cas d’attaque nucléaire.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les évaluations des services de renseignement américains, l’Iran a entamé, il y a plusieurs décennies, des travaux préliminaires en vue d’un programme d’armement nucléaire, avant que ceux-ci ne soient interrompus en 2003. L’an dernier, devant le Congrès, l’ancienne directrice du renseignement national américain a indiqué que, selon les estimations des services de renseignement, Téhéran ne travaille pas à la fabrication d’une arme atomique. Toutefois, la forte accélération des activités d’enrichissement d’uranium —survenue après le retrait de Donald Trump, en 2018, de l’accord nucléaire historique conclu entre l’Iran et les puissances mondiales— a transformé le pays en ce que les experts qualifient d’ <em>«État au seuil du nucléaire»</em>. L’Iran possède désormais la capacité de convertir son programme à des fins militaires, s’il choisissait de le faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, cependant, le programme nucléaire de la République islamique a subi un revers majeur. Les États-Unis ont en effet frappé les trois principales installations nucléaires iraniennes —Natanz, Fordo et Ispahan— durant le conflit de 12 jours qui a opposé Israël à la République islamique en juin de l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Donald Trump —qui insiste sur la nécessité pour Téhéran de démanteler son programme nucléaire— a menacé de prendre pour cible une installation enfouie profondément sous le mont Kuh-e Gazla (la Montagne de la Pioche), dans le centre de l’Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mystère sur le sort du stock iranien d’uranium hautement enrichi </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des sources d’inquiétude immédiates les plus importantes pour les États-Unis et les puissances occidentales concerne le sort du stock d’uranium hautement enrichi détenu par l’Iran. Celui-ci se compose d’environ 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%, un niveau qui ne se situe qu’à un pas du seuil d’enrichissement requis pour la fabrication d’armes. On estime que ce stock –qui, s’il était davantage enrichi, pourrait théoriquement fournir suffisamment d’uranium pour fabriquer une dizaine d’armes nucléaires– se trouve sous les décombres de sites nucléaires ayant été bombardés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a exigé de l’Iran, seul État non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à de tels niveaux, qu’il transfère ce stock hors du pays. Toutefois, alors que Téhéran a résisté à cette exigence, des responsables du régime ont évoqué la possibilité de discuter d’une réduction du taux d’enrichissement de ce stock dans le cadre d’un accord plus large qui prévoirait la levée des sanctions américaines et le dégel des fonds iraniens bloqués à l’étranger, des conditions que Washington n’accepte pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran n’a pas autorisé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à accéder à ses principaux sites nucléaires depuis juin 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre question importante qui se pose : l’Iran va-t-il se retirer du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) ? En vertu des dispositions de ce traité, si l’Iran décidait de s’en retirer, il serait tenu d’en informer tous les autres États parties ainsi que le Conseil de sécurité des Nations unies, avec un préavis de trois mois. Selon des diplomates, Téhéran pourrait utiliser cette option comme un moyen de pression sur Washington afin de parvenir à un accord.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5FrHjTMM2b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/25/nucleaire-%e2%94%82-liran-veut-se-liberer-de-tout-engagement-envers-laiea/">Nucléaire │ L’Iran veut se libérer de tout engagement envers l’AIEA</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nucléaire │ L’Iran veut se libérer de tout engagement envers l’AIEA » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/25/nucleaire-%e2%94%82-liran-veut-se-liberer-de-tout-engagement-envers-laiea/embed/#?secret=pPPtgBqu2k#?secret=5FrHjTMM2b" data-secret="5FrHjTMM2b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Deux hauts responsables iraniens ont déclaré au <em>Financial Times</em> qu’un retrait du traité ne constituait pas une priorité immédiate. L’un d’eux a affirmé : <em>«Notre politique concernant le Traité sur la non-prolifération nucléaire n’a pas changé pour l’instant mais cela ne signifie pas qu’elle ne changera pas à l’avenir»</em>. Toutefois, la proposition de retrait demeure controversée, y compris parmi certains partisans d’une posture défensive plus ferme de la part de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans des entretiens accordés à des médias locaux, Hamza Safavi, professeur à l’Université de Téhéran et fils de l’un des conseillers militaires du Guide suprême iranien, a suggéré que le recours à d’autres types d’armes non conventionnelles, notamment ce que l’on appelle la bombe sale*, pourrait constituer un moyen de dissuasion tout aussi efficace. Cependant, de telles positions suscitent l’ire d’autres éléments radicaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’activiste politique Davoud Modarresian, le principal obstacle au développement d’une arme nucléaire ne réside pas dans l’interdiction religieuse mais plutôt dans l’hésitation au sein des cercles du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*La bombe sale (ou dispositif de dispersion radiologique, DDR) est un engin explosif conventionnel (dynamite, C4) entouré de matières radioactives, biologiques ou chimiques. Elle ne provoque pas d’explosion atomique mais vise à propager la contamination et la panique.</em><em></em></p>
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		<item>
		<title>Les Houthis sèment la panique en Arabie saoudite</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/les-houthis-sement-la-panique-en-arabie-saoudite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:55:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'Arabie saoudite dispose de peu d’options face aux attaques meurtrières des Houthis en provenance du Yémen et semble pris au piège.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/les-houthis-sement-la-panique-en-arabie-saoudite/">Les Houthis sèment la panique en Arabie saoudite</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une série d’attaques de drones, de missiles balistiques et de missiles de croisière menée par les Houthis yéménites a frappé l’aéroport international roi Khaled de Riyad samedi 10 octobre 2026 faisant 13 morts et 309 blessés. L’aéroport est fermé jusqu’à nouvel ordre, les écoles de la capitale ont basculé en enseignement à distance et plusieurs entreprises du centre d’affaires de Riyad ont mis leur personnel en télétravail. Les attaques n’ont pas épargné le reste du Royaume, l’aéroport de Dammam et des installations énergétiques du géant pétrolier Aramco ont aussi été visés. Ces frappes et leurs conséquences écornent l’image de l’Arabie Saoudite et peuvent compromettre la concrétisation des objectifs de diversification et de modernisation de l’économie saoudienne, priorité du prince héritier Mohammed ben Salmane surtout que pour le moment, aucune issue au conflit ne se profile.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19791734"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’analyse du magazine britannique <a href="https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2026/10/11/saudi-arabia-is-increasingly-under-siege" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a> intitulée <em>«L’Arabie saoudite est de plus en plus assiégée»</em>, le Royaume dispose de peu d’options face aux attaques meurtrières en provenance du Yémen et semble pris au piège. L’attaque visant l’aéroport international de Riyad était la plus sanglante jamais perpétrée par les Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi, des témoins oculaires ont rapporté que des missiles avaient touché directement le terminal 3, réservé aux vols intérieurs, provoquant l’effondrement d’une partie de sa toiture. Au moins 13 personnes ont été tuées —saoudiens et résidents étrangers— et 309 autres ont été blessées, certaines se trouvant dans un état critique. L’aéroport reste fermé jusqu’à nouvelle ordre et la date de sa réouverture n’a pas encore été précisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, dimanche, les Houthis ont lancé une nouvelle attaque contre le terminal 4 cette fois-ci, provoquant un incendie. Cette attaque, la plus grave subie par le Royaume depuis plus d’une décennie, survient à peine deux semaines avant que le pays n’accueille une importante conférence sur l’investissement. Elle soulève des questions quant aux capacités de défense aérienne saoudiennes et à l’avenir de la guerre au Yémen, un conflit qui s’est récemment ravivé après une trêve de plusieurs années.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> affirme que les Houthis contrôlent toujours la majeure partie du Yémen, malgré la campagne aérienne menée par l’Arabie saoudite en 2015 visant à les évincer du pouvoir. Si le cessez-le-feu de 2022 a gelé les lignes de front, la guerre plus large dans le Golfe, déclenchée par les États-Unis et Israël en février, a rendu cette trêve manifestement intenable. À l’approche de l’été, les deux camps se préparaient à reprendre les combats.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pn35QjRfwp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/mohammed-ben-salmane-seul-face-aux-houthis/">Mohammed ben Salmane, seul face aux Houthis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mohammed ben Salmane, seul face aux Houthis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/mohammed-ben-salmane-seul-face-aux-houthis/embed/#?secret=77gwQ8H6XW#?secret=pn35QjRfwp" data-secret="pn35QjRfwp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les Houthis contrôlent la côte sud-ouest du Yémen</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le mois dernier, les Houthis ont lancé une offensive leur permettant de prendre rapidement le contrôle d’une grande partie de la côte sud-ouest du Yémen, y compris la ville portuaire de Mokha.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Saoudiens et leurs alliés yéménites (forces armées dépendant du gouvernement internationalement reconnu) ont entamé une contre-offensive ce mois-ci mais leur progression a été lente. S’ils ont reconquis une bande côtière, ils semblent marquer le pas aux abords de la localité de Dhubab, située à 40 kilomètres au sud de Mokha.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme c’est souvent le cas au Yémen, les campagnes militaires démarrent avec vigueur mais s’enlisent rapidement dans une impasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les Houthis continuent de tenter d’encercler Taëz, la troisième plus grande ville du Yémen et bastion de la résistance anti-houthie. Ils ont également repris leurs attaques de missiles et de drones contre les infrastructures saoudiennes, notamment les raffineries de pétrole et les bases militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis ont fait des aéroports une cible privilégiée, avertissant les voyageurs d’éviter l’espace aérien saoudien. Au cours des trois dernières semaines, ils ont multiplié les attaques d’envergure croissante contre l’aéroport de Riyad. Une attaque au missile, survenue le 8 octobre, a fait trois morts —dont un pilote— et a entraîné la destruction d’un avion appartenant à une compagnie aérienne saoudienne publique. Si les compagnies aériennes étrangères ont annulé des centaines de vols, les autorités saoudiennes ont maintenu l’aéroport ouvert jusqu’à l’attaque sanglante de samedi dernier.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> souligne que l’incapacité des Saoudiens à intercepter les missiles reste inexpliquée alors même qu’ils disposent de systèmes de défense aérienne sophistiqués, notamment des batteries Thaad et Patriot de fabrication américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, comme c’est le cas dans de nombreux pays de la région, ils s’inquiètent de l’épuisement de leurs stocks de missiles intercepteurs après près de huit mois de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures avant la dernière attaque, les organisateurs de la conférence annuelle Future Investment Initiative (Initiative pour l’investissement futur), prévue le 26 octobre, ont déclaré qu’ils comptaient toujours maintenir l’événement. Cet événement annuel, organisé par le prince héritier et surnommé le <em>«Davos du désert»</em>, attire généralement l’élite du monde de la finance et des affaires, son annulation serait donc source d’embarras.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, on ignore combien de dirigeants d’entreprises souhaiteront y assister, ni même comment ils rejoindront le Royaume. Les déplacements aériens vers d’autres villes pourraient ne pas être une option envisageable, les Houthis ayant également pris pour cible l’aéroport de Dammam, situé à quatre heures de route à l’est de la capitale, Riyad.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9EiHewYu2b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/">Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/embed/#?secret=eYyKZCl94t#?secret=9EiHewYu2b" data-secret="9EiHewYu2b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le gouvernement saoudien confronté à une guerre prolongée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis dirigent de main de fer les zones sous leur contrôle. Ils financent leur machine de guerre grâce à des taxes et des redevances exorbitantes qui pèsent lourdement sur une population déjà épuisée. Si une décennie de guerre a appauvri le Yémen, ils restent prêts et capables de poursuivre le combat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le gouvernement saoudien est confronté à une guerre prolongée, marquée par des attaques répétées contre les aéroports et les infrastructures énergétiques, ce qui compromet ses plans de diversification économique et sape la concrétisation de la vision 2030 de Mohammed ben Salmane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, des analystes politiques sur les réseaux sociaux saoudiens insistent sur le fait que le pays se battra jusqu’à remporter une victoire décisive sur les Houthis. Les sources de <em>The Economist</em> ayant récemment rencontré les dirigeants du Royaume affirment que le prince héritier est déterminé à reconquérir les territoires perdus au profit des Houthis le mois dernier. Un responsable occidental a déclaré : <em>«Je ne sais pas s’ils ont des objectifs clairs au-delà de cela»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite a obtenu un certain soutien international ce mois-ci en activant des accords de défense commune signés en août avec le Pakistan et la Turquie. Le Pakistan a déployé des milliers de soldats en Arabie saoudite, bien qu’il affirme ne pas vouloir participer à la guerre au Yémen. Le Royaume-Uni a envoyé un avion ravitailleur en vol et la France a promis d’envoyer des troupes pour protéger un important terminal pétrolier sur la mer Rouge. Donald Trump a rejeté à plusieurs reprises les demandes du prince Mohammed ben Salmane de mener des frappes aériennes américaines mais le président américain a laissé entendre qu’il pourrait reconsidérer la question après l’attaque de samedi contre l’aéroport de Riyad. Néanmoins, aucune de ces mesures ne s’avérera décisive face aux Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre option consiste à conclure un accord mais les Houthis en exigeront un prix élevé. Ils s’attendront à des gains économiques, à la levée du blocus saoudien sur l’espace aérien yéménite et à d’autres concessions. Cela créerait un précédent dangereux : les Houthis comprendraient que les attaques contre les infrastructures civiles constituent une forme efficace de chantage.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après plus d’une décennie de guerre, les Saoudiens ne disposent clairement plus de bonnes options et il n’y a pas de voie de sortie à l’horizon, du moins pour l’instant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les États-Unis se retirent définitivement de l’Irak</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 07:38:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Al-Zaidi]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[milices pro-iraniennes]]></category>
		<category><![CDATA[Saddam Hussein]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les États-Unis ont achevé le retrait de leurs dernières forces militaires d’Irak le mercredi 30 septembre 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/les-etats-unis-se-retirent-definitivement-de-lirak/">Les États-Unis se retirent définitivement de l’Irak</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les États-Unis ont achevé le retrait de leurs dernières forces militaires d’Irak le mercredi 30 septembre 2026 mettant ainsi fin à une présence militaire qui avait débuté avec l’invasion de 2003 ayant renversé Saddam Hussein et s’était poursuivie pendant des années d’insurrection et de violences sectaires.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19754523"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces américaines s’étaient retirées en 2011 avant de revenir en 2014 pour contribuer à la défaite du groupe État islamique (EI, Daech). Cependant, ce retrait laisse aujourd’hui les milices chiites pro-iraniennes en position de force. Le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi souhaitait que le désarmement de ces milices soit concomitant au départ des Américains mais cela n’a pas eu lieu. Le gouvernement a reporté la date butoir d’un an à savoir le 30 septembre 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont mis fin à leur présence militaire en Irak après plus de 23 ans et des dépenses s’élevant à 1 700 milliards de dollars à ce que les critiques qualifiaient de <em>«guerre sans fin»</em> (<em>The Endless War</em>) en Irak, en y fermant, mercredi 30 septembre 2026, leur dernière grande base, écrivent Jared Malsin et Sangar Khaleel dans une enquête publiée par le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/iran-american-military-iraq-militants-e5e20c75?eafs_enabled=false" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, ce retrait américain ne signifie pas la fin des troubles. Le conflit ouvert entre les États-Unis et l’Iran expose l’Irak à davantage d’affrontements, le retrait américain laissant derrière lui un pays où l’emprise de milices pro-iraniennes lourdement armées ne cesse de se resserrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>WSJ</em>, ces milices avaient mené plus de 600 attaques contre des installations diplomatiques et militaires américaines en Irak au cours des deux premiers mois du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Signe de l’instabilité en Irak, l’ambassade américaine à Bagdad émet désormais des avertissements de sécurité fréquents à l’intention des Américains et d’autres ressortissants notamment deux alertes par semaine concernant le risque d’enlèvement. Une équipe du <em>WSJ</em> a d’ailleurs quitté Bagdad précipitamment ce mois-ci après avoir reçu des avertissements de responsables irakiens, américains et européens concernant une menace sécuritaire, des responsables américains préciseront par la suite qu’il s’agissait d’un risque d’enlèvement par une milice chiite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables américains (en poste ou anciens) et des experts en défense, Téhéran continue de soutenir ces milices. Un responsable américain a indiqué que le flux d’armes légères, de drones, de missiles à courte portée et de munitions de petit diamètre en provenance d’Iran avait initialement ralenti alors que Téhéran se concentrait sur la confrontation avec les États-Unis mais qu’il a repris de l’ampleur au cours de l’été. Ce responsable a souligné que les attaques récentes impliquaient des missiles et des drones à plus longue portée, suggérant une montée en puissance préoccupante des capacités d’armement.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cbOMfM7VfK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/17/irak-entre-washington-et-teheran-limpossible-grand-ecart-dal-zaidi/">Irak | Entre Washington et Téhéran, l’impossible grand écart d’Al-Zaidi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Irak | Entre Washington et Téhéran, l’impossible grand écart d’Al-Zaidi » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/17/irak-entre-washington-et-teheran-limpossible-grand-ecart-dal-zaidi/embed/#?secret=SM0ou6kUaC#?secret=cbOMfM7VfK" data-secret="cbOMfM7VfK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Désarmer les groupes armés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump a accueilli favorablement l’arrivée au pouvoir d’Ali al-Zaidi —qui n’avait occupé aucune fonction publique avant sa nomination au poste de Premier ministre en mai— le considérant comme un interlocuteur avec qui il est possible de travailler bien que les relations de sa famille avec les autorités américaines étaient tendues.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Zaidi appartient à une famille qui possède une banque et une compagnie d’assurance ainsi que des entreprises dans les secteurs des médias et de la construction. Le département du Trésor américain avait interdit à cette banque d’effectuer des transactions en dollars en 2024, en raison de soupçons d’implication dans le financement de l’Iran et de groupes qui lui sont affiliés, des accusations démenties par Al-Zaidi affirmant n’avoir eu aucune connaissance de telles transactions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, l’administration Trump mise sur Al-Zaidi pour désarmer les groupes armés comptant des dizaines de milliers de membres, y compris des factions paramilitaires financées ou armées par l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, désarmer les milices c’est pas du tout une mince affaire. Kadhim al-Fartousi, porte-parole des Brigades Sayyid al-Shuhada, un groupe paramilitaire financé et armé par l’Iran et classé organisation terroriste par les États-Unis, a déclaré que <em>«ces armes sont la garantie de notre souveraineté et de notre liberté»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Fartoussi ajouté qu’un désarmement forcé imposé par le gouvernement n’aura pas lieu. Son groupe armé et d’autres milices occupent des postes de haut rang au sein des ministères et détiennent des dizaines de sièges au Parlement irakien où ils ont joué un rôle clé dans la désignation d’Al-Zaidi lors des négociations ayant suivi les élections de l’année dernière<em>. «Le gouvernement est une création à laquelle nous avons contribué»</em>, rappelle Al-Fartoussi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Report de la date butoir pour le désarmement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Zaidi et ses adjoints évoquent désormais un report à l’année prochaine de la date butoir pour le désarmement, initialement fixée au mercredi 30 septembre 2026. Il souhaitait qu’elle soit concomitante au retrait définitif des troupes américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un haut responsable américain a indiqué que les États-Unis avaient souligné auprès de l’Irak l’importance de préserver sa souveraineté et d’empêcher les attaques lancées depuis son territoire par des milices soutenues par l’Iran. Par ailleurs, un responsable du Pentagone a précisé que les États-Unis s’apprêtaient à mettre fin à leurs opérations militaires officielles, tout en conservant dans la région des capacités de renseignement, de reconnaissance et autres, susceptibles d’être déployées en Irak.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chaos ayant suivi l’invasion américaine de 2003 a offert à l’Iran l’occasion d’étendre son influence en Irak. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a contribué à tisser une toile d’araignée de milices qui ont attaqué les forces américaines dans le but de chasser les États-Unis du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la fin de la phase principale du conflit, les États-Unis ont retiré leurs troupes en 2011. Ils sont toutefois revenus trois ans plus tard pour combattre l’organisation État islamique et y ont maintenu une présence militaire. Entre-temps, les milices soutenues par l’Iran s’étaient solidement implantées après avoir participé à la lutte contre l’État islamique, certaines d’entre elles ont été intégrées au système politique irakien et ont formé des partis politiques ayant joué un rôle dans la nomination du Premier ministre. Des membres de ces milices ont également accédé à des postes influents au sein du ministère de l’Éducation ainsi que des autorités fiscales et douanières.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Fartoussi a indiqué que son organisation et d’autres groupes armés avaient connu une montée en puissance cette année. Il a déclaré : <em>«Les factions de la résistance ont gagné en puissance car elles sont confrontées à l’événement le plus important au monde à savoir la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Ce sont les États-Unis qui nous ont poussés vers cette guerre»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix d’Al-Zaidi au poste de Premier ministre a constitué un compromis. En effet, Donald Trump avait menacé de couper l’aide américaine à l’Irak lorsque le nom de Nouri al-Maliki —ancien Premier ministre et homme lige de l’Iran— avait été avancé pour ce poste en janvier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Zaidi fait aujourd’hui du désarmement des milices une priorité cependant ses chances de succès sont minces. L’armée régulière irakienne est en proie à un manque de financement. Quant au service de lutte antiterroriste du pays —une force entraînée par les États-Unis—, il comptait environ 14 000 soldats en 2024, un effectif inférieur à celui des milices. Par conséquent, le rapport de force n’est pas en faveur du Premier ministre.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DKs2coyNys"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/du-rififi-chez-les-chiites-en-irak/">Du rififi chez les chiites en Irak</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Du rififi chez les chiites en Irak » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/du-rififi-chez-les-chiites-en-irak/embed/#?secret=LlyVEWYtQz#?secret=DKs2coyNys" data-secret="DKs2coyNys" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Présence américaine réduite au strict minimum</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Victoria Taylor, ancienne responsable de haut rang au département d’État ayant quitté ses fonctions cette année après avoir travaillé sur le dossier irakien, a affirmé que l’idée selon laquelle Al-Zaidi pourrait désarmer les milices en quelques mois relevait de l’impossible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le retrait définitif des troupes américaines a été acté le 30 septembre, seul un contingent de Marines restera sur place pour assurer la protection des missions diplomatiques américaines ainsi de contractuels chargés de la maintenance de la flotte irakienne de chasseurs F-16 et des chars de fabrication américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, des responsables américains actuels et anciens ont signalé que l’armée avait déjà retiré une batterie de défense antiaérienne Patriot qui était déployée autour d’Erbil. Il est probable que les États-Unis concentrent leurs systèmes de défense aérienne restants sur la protection de l’ambassade américaine à Bagdad et du consulat à Erbil.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ces milices existent parce que l’Iran souhaite leur existence et y voit un intérêt constant, les utilisant comme un outil et un levier de pression contre le gouvernement irakien et les États-Unis dans la région. Cette situation perdurera même après le retrait des forces américaines»</em>, déclare Victoria Taylor.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La flotte secrète qui brise l’emprise de l’Iran sur le détroit d’Ormuz!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 06:36:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[États du Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Singapore Prosperity]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Singapore Prosperity, transportant deux millions de barils de pétrole, se dirige vers le détroit d’Ormuz. Soudain, il disparaît ! </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les États du Golfe adoptent des tactiques de contrebande autrefois utilisées par Téhéran pour faire passer le pétrole via le détroit d’Ormuz. Des millions de barils transitent chaque jour par le détroit. Un pari risqué mais lucratif. Ces opérations qualifiées de « mécanisme d’adaptation » se poursuivront tant qu’un dénouement à la crise de la navigation n’est pas trouvé. Dans son enquête publiée par le journal britannique <a href="https://www.telegraph.co.uk/us/news/2026/09/20/the-secret-fleet-breaking-irans-grip-on-hormuz/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Telegraph</a>, Benedict Smith indique que le pétrolier Singapore Prosperity avait fait escale dans plusieurs ports saoudiens à la mi-août lors de sa traversée du Golfe. Ce navire, d’une longueur équivalente à trois terrains de football, transportait environ deux millions de barils de pétrole brut et se dirigeait vers le détroit d’Ormuz. Soudain, il a disparu !</em></strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19689299"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Deux jours plus tard, il est réapparu sur les systèmes de suivi maritime près de Fujairah, de l’autre côté du détroit, après la remise en service apparente de son transpondeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Théoriquement, cette voie maritime vitale est sous contrôle iranien depuis le début de la guerre avec les États-Unis le 28 février dernier, ce qui donne à Téhéran la capacité d’asphyxier l’économie mondiale et de restreindre les approvisionnements en pétrole mais la réalité est tout autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs États du Golfe ont lancé une opération secrète pour saper l’emprise de Téhéran sur le détroit que l’Iran revendique comme faisant partie intégrante de son territoire. Ces pays utilisent des <em>«flottes clandestines»</em> pour échapper au contrôle iranien, employant les mêmes tactiques que l’Iran utilisait auparavant pour contourner les sanctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que le flux de carburant transitant par le détroit reste loin d’être stable, il a considérablement augmenté depuis le début de ces opérations début mai.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’Iran n’est pas aussi puissant qu’il le croit. À court terme, du moins, nous parvenons à gérer la situation»</em>, a déclaré Simon Henderson, directeur du programme Politique du Golfe et de l’énergie au Washington Institute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment fonctionne cette opération clandestine ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des navires fantômes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La méthode est la suivante : les très grands pétroliers sont trop vulnérables pour naviguer dans le détroit, ce sont donc des navires plus petits, souvent utilisés comme navettes, qui prennent généralement en charge la partie la plus dangereuse du trajet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les navires désactivent leur système d’identification automatique (AIS) pour éviter d’être repérés lors de leur traversée de ce passage étroit, qui ne mesure que 34 kilomètres de large à son point le plus étroit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la plupart des cas, les navires ne se contentent pas de <em>«disparaître»</em> électroniquement, comme on appelle ce procédé, mais transitent également de nuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, certains semblent abandonner cette méthode, car l’augmentation du nombre de traversées rend les heures de nuit insuffisantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir franchi la zone dangereuse, les plus petits navires transfèrent leur cargaison –pétrole brut, produits pétroliers raffinés ou, plus rarement, gaz naturel liquéfié– sur un plus gros navire qui prend le relais pour la dernière étape du voyage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il y a une certaine ironie là-dedans. C’est quasiment la même infrastructure que celle utilisée par les Iraniens pour contourner les sanctions et acheminer leur carburant sur le marché. Certaines de ces tactiques sont désormais employées par les Émirats arabes unis et d’autres États du Golfe»</em>, déclare Rachel Ziemba, chercheuse principale au Center for a New American Security.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Naturellement, l’Iran ne tolère aucun manquement à son autorité revendiquée sur cette voie maritime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En août, les Émirats ont signalé que 15 de leurs navires avaient été attaqués par des missiles et des drones, faisant 20 blessés et un mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moins deux méthaniers ont également été attaqués en juillet, mais après avoir quitté le détroit, ils ont pu transvaser leur cargaison sur d’autres navires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée américaine semble avoir apporté son aide lorsque cela était possible, en déployant notamment des avions de chasse pour protéger les méthaniers des missiles et drones iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, si cette protection réduit le risque, elle ne peut l’éliminer totalement.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OyWovY5FFE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/detroit-dormuz-le-casse-tete-du-deminage/">Détroit d’Ormuz | Le casse-tête du déminage</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Détroit d’Ormuz | Le casse-tête du déminage » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/detroit-dormuz-le-casse-tete-du-deminage/embed/#?secret=0w7IAlXLfK#?secret=OyWovY5FFE" data-secret="OyWovY5FFE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un pari risqué mais lucratif</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Défier l’Iran et traverser le détroit d’Ormuz est un pari risqué mais, comme souvent, il est extrêmement lucratif, ce qui explique pourquoi les équipages des navires sont prêts à prendre ce risque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour compenser les coûts d’assurance élevés supportés par les acheteurs, des pays comme l’Irak et le Qatar proposent du pétrole brut à des prix fortement réduits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rory Johnston, fondateur du cabinet d’études de marché Commodity Context, a déclaré : <em>«On part du principe qu’un navire sur 12 ou 15 sera touché par un drone iranien mais on gagne suffisamment d’argent avec les autres»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Johnston estime que les États du Golfe allait recourir plus tôt à cette pratique mais Washington n’a cessé de promettre que le conflit serait bref, que la menace iranienne ne durerait pas et qu’il se terminerait soit par une victoire militaire décisive, soit par un accord négocié, soit par des pressions économiques. Ces assurances ont retardé le recours à d’autres solutions par les pays producteurs de pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Johnston a indiqué que lorsqu’il demandait à ses interlocuteurs pourquoi ils ne prenaient pas le risque de traverser le détroit, ils répondaient : <em>«La Maison-Blanche n’arrête pas de nous dire que ce sera fini la semaine prochaine»</em>. Leur patience a fini par s’épuiser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ce sont les déclarations répétées de la Maison-Blanche, selon lesquelles la crise serait de courte durée, qui ont empêché l’émergence de cette volonté de prendre des risques mais aujourd’hui, je pense que plus personne ne croit la Maison-Blanche»</em>, a également déclaré Johnston.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la société d’analyse de données Kpler, entre 10 et 12 millions de barils de pétrole transitent actuellement chaque jour par le détroit d’Ormuz, soit environ la moitié du volume qui y transitait avant la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces chiffres fluctuent énormément d’un jour à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 7 septembre, selon Johnston, environ 20 millions de barils ont transité par le détroit, mais le 10 septembre, ce nombre était tombé à seulement 3 millions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, des pays comme les Émirats ont intensifié leurs opérations. Abou Dhabi affirme exporter environ deux millions de barils par jour via sa compagnie nationale Adnoc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données de Kpler montrent que les volumes de carburant transitant par le détroit ont atteint leur plus haut niveau depuis le début de la guerre.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N1h7Cfrl0r"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/la-guerre-en-iran-fait-planer-une-menace-de-choc-petrolier/">La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/la-guerre-en-iran-fait-planer-une-menace-de-choc-petrolier/embed/#?secret=dJDxSW3GPX#?secret=N1h7Cfrl0r" data-secret="N1h7Cfrl0r" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Mécanisme d’adaptation et non solution permanente</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rachel Zimba estime que ces opérations clandestines ne constituent pas une solution à long terme mais simplement un <em>«mécanisme d’adaptation»</em> à la crise. Or, c’est un mécanisme que l’Iran n’a jusqu’à présent pas été en mesure d’arrêter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Téhéran n’est pas parvenu à endiguer l’afflux croissant de carburant à travers le détroit, alimentant les rumeurs selon lesquelles certains responsables seraient payés pour fermer les yeux sur ces opérations de contrebande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Simon Henderson estime que l’incapacité de l’Iran à stopper les navires pourrait expliquer en partie pourquoi ses alliés ont eu recours à des drones pour cibler l’oléoduc Est-Ouest saoudien le 10 septembre dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, les combats directs entre les États-Unis et l’Iran ont considérablement diminué, ne laissant place qu’à des escarmouches sporadiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que le rapport risque-bénéfice restera favorable à l’Iran, le flux de carburant transitant par le détroit se poursuivra.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui a commencé comme une guerre il y a environ sept mois s’est désormais transformé en un jeu de chiffres et un calcul de probabilités.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/24/la-flotte-secrete-qui-brise-lemprise-de-liran-sur-le-detroit-dormuz/">La flotte secrète qui brise l’emprise de l’Iran sur le détroit d’Ormuz!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Comment les Émirats ont-ils conquis Washington ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 08:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Dhabi]]></category>
		<category><![CDATA[Dubai Ports World]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed Al Nahyan]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Al-Otaiba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La lune de miel entre Abou Dhabi et Tel Aviv a consolidé la place des Émirats arabes unis aux Etats-Unis. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a vingt ans, les Émirats arabes unis ont voulu acquérir, via leur entreprise de gestion portuaire DP World (Dubai Ports World), six ports américains ce qui a provoqué une levée de boucliers à Washington et l’opération a fini par capoter. Après deux décennies, la situation a complètement changé et les Émirats sont devenus le chouchou des États-Unis au Moyen-Orient. Ce changement a nécessité un investissement de sommes colossales dans le lobbying et le recours massif aux sociétés de relations publiques mais également la lune de miel entre Abou Dhabi et Tel Aviv a consolidé la place des Émirats à Washington. L’inamovible ambassadeur émirati aux États-Unis Youssef Al-Otaiba, en poste depuis juillet 2008, a également joué un rôle clé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19420232"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <a href="https://www.ft.com/content/ec5f7351-7aec-4fe1-80dc-b02c62045109?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>, Abigail Hauslohner, correspondante du journal britannique à Washington, a révélé comment les Émirats ont gagné les faveurs de Washington. Selon elle, Abou Dhabi a déployé une stratégie mêlant argent et charme pour devenir l’un des alliés les plus importants des États-Unis au Moyen-Orient. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour parvenir à cette position, les Émirats ont tiré les leçons de leurs erreurs passées. Il y a vingt ans, précisément en février et mars 2006, ils se trouvaient au cœur d’une tempête politique à Washington lorsqu’une offre de l’État du Golfe visant à acquérir six grands ports maritimes américains par le biais de DP World, la multinationale émiratie basée à Dubaï, reconnue comme l’un des leaders mondiaux de la logistique et de la gestion portuaire, a suscité une vive controverse au sein du Congrès américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette offre intervenait cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, dont deux des pirates de l’air étaient Emiratis. À l’époque, certains membres du Congrès affirmaient que les Émirats étaient une plaque tournante du financement d’Al-Qaïda et un<em> «problème persistant en matière de lutte contre le terrorisme»</em>, mettant en garde contre une grave menace pour la sécurité nationale américaine si les Émirats étaient autorisés à gérer des ports stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ni les membres du Congrès ni les opposants à l’offre ne semblaient se soucier du fait que les Émirats étaient le seul pays arabe à avoir déployé des troupes en soutien à la guerre américaine en Afghanistan et que l’administration Bush avait soutenu l’accord portuaire. Ce tollé avait contraint DP World à retirer son offre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire marqua un tournant pour les Émirats et leurs relations avec les États-Unis. À Abou Dhabi, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, alors prince héritier d’Abou Dhabi, convoqua une réunion d’urgence avec ses conseillers. Il expliqua que cette <em>«crise»</em> avait révélé une profonde incompréhension chez la plupart des Américains au sujet des Émirats et qu’il était temps de corriger cette idée fausse.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tbXb4VhHM8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/">Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/embed/#?secret=Tqf3W4FW1j#?secret=tbXb4VhHM8" data-secret="tbXb4VhHM8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’un des plus fidèles alliés des États-Unis au Moyen-Orient</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt ans plus tard, ils y parvinrent. Mohammed ben Zayed devint président des Émirats et l’État du Golfe se transforma en l’un des plus fidèles alliés des États-Unis au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28 juillet, l’armée américaine annonça sa collaboration avec les Émirats pour accélérer le développement de l’intelligence artificielle militaire. Outre ses liens militaires, les Émirats ont investi massivement aux États-Unis, via leur fonds souverain de 1 700 milliards de dollars et des entreprises publiques, ainsi que dans les intérêts commerciaux de la famille du président Donald Trump. Le Congrès, à majorité républicaine, se montre moins préoccupé qu’auparavant par les investissements dans des secteurs sensibles pour la sécurité nationale américaine. Trump a récemment accordé aux Émiratis l’accès à certaines des puces informatiques américaines les plus récentes, quelques mois seulement après qu’un prince émirati a investi 500 millions de dollars dans l’entreprise de cryptomonnaies de la famille Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, tout n’a pas toujours été rose. Les Émirats ont notamment été irrités par la signature, par Washington, de l’accord sur le nucléaire iranien en 2015. La guerre menée par Trump contre l’Iran a mis à l’épreuve les limites de l’influence de Ben Zayed, les Émirats devenant une cible privilégiée des représailles iraniennes. Le déluge de missiles et de drones iraniens a soulevé des questions quant à la stabilité du pays et à la viabilité de son ambition de devenir un pôle technologique mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>FT</em> cite Barbara Leaf, ancienne ambassadrice des États-Unis à Abou Dhabi (2014-2018) puis secrétaire d’État adjointe américaine aux Affaires du Proche-Orient : <em>«Les Émiratis savent qu’ils ont une influence et une présence, mais en fin de compte, ils n’ont eu aucun mot à dire dans une guerre qui a éclaté à leur frontière et ont subi de plein fouet les attaques»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le renforcement des liens avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, la guerre a renforcé la conviction, largement répandue à Abou Dhabi, qu’il était nécessaire de consolider les liens. Abou Dhabi a stratégiquement fondé sa relation avec les États-Unis sur son partenariat et sur le renforcement de ses liens avec Israël. Les autorités affirment que le pays entend non seulement poursuivre sur cette voie mais aussi approfondir ces liens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comment ce partenariat et cette coopération se sont-ils développés ? Selon le journal britannique, cela est lié au rôle de l’ambassadeur d’Abou Dhabi à Washington, Youssef Al Otaiba, ancien conseiller de Ben Zayed et diplômé de l’université de Georgetown. Il a été envoyé à Washington en 2008 afin de présenter aux Américains une image différente des Émirats. Grâce à un vaste réseau de lobbyistes influents, il a réussi. Quel est son principal outil ? L’argent. Les Émirats ont dépensé plus de 270 millions de dollars à Washington au cours de la dernière décennie, selon OpenSecrets, un site web qui analyse les flux financiers de la politique américaine. Avec leurs voisins du Golfe, l’Arabie saoudite (422 millions de dollars) et le Qatar (269 millions de dollars), les Émirats figurent parmi les dix premiers pays au monde en matière de dépenses dans les relations publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont également investi massivement dans certains des plus importants think tanks de Washington, notamment l’Atlantic Council, le Center for Strategic and International Studies et la Rand Corporation. Ils ont aussi accueilli des dizaines de conférences et de séminaires internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un ancien haut responsable du Département d’État a décrit le rôle de l’ambassadeur des Émirats en ces termes : <em>«Al-Otaiba n’a ménagé aucun effort pour organiser des événements mondains afin de s’attirer les faveurs de ses partisans au sein des deux partis»</em>. Le responsable a ajouté : <em>«Il est étonnant de constater le nombre d’anciens responsables qui ont publié des tribunes vantant les mérites de la relation prétendument mutuellement avantageuse entre les États-Unis et les Émirats».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une oasis de libéralisme de façade dans un région conservatrice</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal souligne qu’Al-Otaiba a exploité l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en Turquie en 2018 pour présenter les Émirats comme un phare de modernité et d’espoir, abritant un Dubaï modéré et favorable aux entreprises, une oasis de libéralisme de façade dans une région majoritairement musulmane et conservatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Otaiba a incité les responsables politiques américains à se rendre aux Émirats, a piloté les efforts de l’ambassade auprès du Congrès, des groupes de réflexion, des universités, des écoles et des médias, et a organisé des réceptions pour l’élite de Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la première campagne de Trump, Al-Otaiba a tissé des liens étroits avec Jared Kushner, le gendre du président, devenu par la suite l’un de ses principaux conseillers pour les affaires du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relation a conduit les Émirats à normaliser leurs relations avec Israël en 2020 et ce, dans le cadre des Accords d’Abraham. Un ancien responsable du Département d’État a décrit la décision des Émiratis de normaliser leurs relations en ces termes : <em>«Ils ont su anticiper l’avenir et comprendre les priorités des États-Unis et ils ont réalisé qu’Israël était un moyen de se rapprocher de l’administration Trump»</em>. Il a ajouté: <em>«Cette relation étroite avec Israël leur a permis d’échapper aux critiques dont ils faisaient l’objet»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Citant des sources proches de la famille régnante, le <em>FT</em> indique que le renforcement des liens avec les États-Unis sert plusieurs objectifs stratégiques pour Ben Zayed notamment diversifier l’économie et réduire sa dépendance aux revenus pétroliers, faire des Émirats un pôle mondial de l’IA et s’affranchir de la domination de l’Arabie saoudite, principale puissance régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après deux décennies d’échecs dans la conquête de grands ports maritimes américains, les Émirats ont progressivement commencé à investir dans un secteur bien plus lucratif. Des fonds d’investissement publics, tels que Mubadala, le fonds souverain d’Abu Dhabi, et MGX, dirigé par le conseiller à la sécurité nationale des Émirats et frère du président, Cheikh Tahnoun bin Zayed Al Nahyan, ont noué d’importants partenariats avec des entreprises technologiques comme OpenAI et XAI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces fonds ont également acquis une participation majoritaire dans le fabricant de semi-conducteurs GlobalFoundries et réalisé des investissements significatifs dans Cerebras Systems, un autre fabricant de semi-conducteurs, et Allied Data Centers, un développeur de centres de données. Abu Dhabi a également connu une avancée majeure avec la décision du département du Commerce américain d’autoriser la vente de puces électroniques de pointe aux Émirats et de lever les restrictions sur leurs exportations. L’ambassadeur Al Otaiba a salué cet accord, le qualifiant de <em>«réalisation importante fruit d’une coopération continue»</em>. Cependant, les démocrates ont une opinion différente. La représentante de l’Arizona Yasmin Ansari l’a décrit <em>«comme peut-être l’un des cas de corruption les plus importants et les plus flagrants de l’histoire des États-Unis».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des années, des responsables de la sécurité nationale et des membres du Congrès mettent en garde contre les risques liés à l’accès des Émirats aux puces électroniques de pointe. Selon eux, cela exposerait les technologies américaines les plus sensibles à un risque d’acquisition par la Chine, leur principal rival mondial, avec laquelle les Émirats arabes unis entretiennent des liens commerciaux et technologiques étroits. L’administration Trump et les Émirats arabes unis affirment avoir pris des mesures pour protéger ces technologies.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HBcD5ES8oh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=aMNvWVJJwu#?secret=HBcD5ES8oh" data-secret="HBcD5ES8oh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique étrangère qui fait grincer des dents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, certains responsables et anciens parlementaires restent sceptiques. <em>«Abou Dhabi a cultivé avec les États-Unis une relation qui sert largement les intérêts des Émirats mais qui nuit à la politique étrangère américaine et à nos intérêts nationaux»</em>, déclare un ancien responsable du Département d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même au sein de l’administration Trump, la politique d’Abou Dhabi peut faire grincer des dents comme cela a été le cas à cause de la livraison d’armes lourdes aux Forces de soutien rapide, la milice soudanaise de Hemedti Dagalo accusée de crimes de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que les Émirats arabes unis <em>«soutenaient ouvertement une entité commettant un génocide au Soudan»,</em> une accusation que les Émirats arabes unis réfutent. Cependant, les membres du Congrès ont systématiquement voté contre les tentatives du Congrès de bloquer les ventes d’armes à Abou Dhabi, arguant qu’il s’agit d’un allié stratégique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont également échappé à des sanctions sévères pour leur rôle de plaque tournante du financement illicite de l’Iran. Ce rôle était crucial pour la survie du régime iranien avant la guerre, au point que Trump a déclaré cette année que les Émirats arabes unis étaient <em>«le banquier de l’Iran»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une analyse du <em>Financial Times</em> sur les sanctions du Trésor américain contre l’Iran a révélé que les Émirats étaient le deuxième pays le plus fréquemment cité après la Chine, malgré la position traditionnellement intransigeante d’Abou Dhabi à l’égard de Téhéran. Sur les 1 573 entités et individus sanctionnés pour leurs liens avec un pays autre que l’Iran, 22% possèdent la nationalité émiratie ou ont une adresse ou une entreprise enregistrée aux Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Émirats exercent une influence considérable ici à Washington, une influence excessive»</em>, déclare le sénateur Van Hollen, démocrate du Maryland, qui ajoute : <em>«Ils ont donc pu agir impunément, contrairement à d’autres pays».</em> Malgré toute cette influence, les Émirats n’ont pas été en mesure d’empêcher les États-Unis et Israël de déclencher une guerre contre l’Iran cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, depuis le début du conflit, les Émirats ont pris la décision radicale de renforcer leurs liens avec Washington et Israël, allant jusqu’à lancer des dizaines de frappes aériennes contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats se sont davantage rapprochés d’Israël et, en mai, se sont retirés de l’Opep dirigée par l’Arabie saoudite, renforçant ainsi leur position aux côtés de Trump, qui a toujours désapprouvé l’influence de l’Opep sur les prix du pétrole. Un responsable émirati ajoute que l’Arabie saoudite n’est plus la puissance dominante qu’elle était lors de la visite de Trump dans le Golfe l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains experts prévoient que privilégier les relations avec les États-Unis et Israël au détriment des alliances arabes régionales aura des conséquences néfastes. Andrew Leber, spécialiste du Moyen-Orient à l’Université de Tulane, affirme qu’en agissant ainsi, les Émirats risquent de sacrifier leur indépendance stratégique à ces pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains démocrates estiment également que les Émirats arabes unis devront rendre des comptes si le Parti démocrate reprend le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat de novembre, ce qui pourrait ouvrir la voie à des enquêtes parlementaires.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ujQn76lYfN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/">Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/embed/#?secret=2yF40MV8P7#?secret=ujQn76lYfN" data-secret="ujQn76lYfN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Les menaces de Trump ne font plus peur à personne !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 08:00:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Droits de douane]]></category>
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		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Jeffrey Epstein]]></category>
		<category><![CDATA[Save America Act]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les menaces et les intimidations du président Donald Trump ne sont plus prises au sérieux par ses adversaires.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour la plupart des pays qu’ils soient alliés ou adversaires des États-Unis, les menaces et les intimidations du président américain Donald Trump ne sont plus prises au sérieux. Ils ont compris que les menaces précèdent souvent les compromis et le président américain revient fréquemment sur ses positions initiales. Désormais, la méthode Trump bat de l’aile et a fini par perdre son efficacité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19390728"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête publiée par le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2026/08/04/trump-keeps-making-threats-washington-world-have-stopped-flinching/?itid=ap_steve-hendrix_article-list_1_0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a>, Steve Hendrix et Anthony Faiola constatent le déclin des effets produits par les menaces et les pressions du président Trump. De nombreux gouvernements considèrent désormais ses menaces comme faisant partie intégrante de sa stratégie de négociation et ne les appréhendent plus avec la même crainte qu’au début de son second mandat, écrivent-ils. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque Trump s’est tenu dans la roseraie de la Maison-Blanche le 2 avril 2025, brandissant une pancarte annonçant d’importantes hausses de droits de douane, le monde a réagi comme si une alarme incendie avait été déclenchée. Les marchés se sont effondrés, des milliers de milliards de dollars ont été perdus, des délégations diplomatiques se sont précipitées à Washington et plus de 75 pays se sont empressés d’ouvrir des canaux de négociations avec l’administration américaine. Certains ont même renoncé à leurs plans de représailles, espérant un règlement rapide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seize mois plus tard, la situation a radicalement changé. Trump continue de proférer les mêmes menaces, qu’il s’agisse d’instrumentaliser le commerce, d’annexer le Canada, de s’emparer du Groenland, de quitter l’Otan ou de lancer des frappes dévastatrices contre l’Iran. Cependant, les réactions internationales ne sont plus ce qu’elles étaient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observateurs estiment que les dirigeants mondiaux se préoccupent moins de la rhétorique de Trump après avoir constaté que ses décisions se heurtent aux décisions de la Justice américaine et à l’opposition au sein du Congrès. Ils ont également vu Téhéran ignorer ses avertissements répétés, tandis que la popularité du chef de la Maison Blanche aux États-Unis a décliné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque Trump a annoncé une nouvelle série de droits de douane le mois dernier, invoquant cette fois des accusations de travail des enfants pour contourner les restrictions imposées par la Cour suprême à ses pouvoirs, la décision n’a pas provoqué la panique qu’elle avait suscitée auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur de la Banque de France a prédit que l’impact des droits de douane serait limité, tandis que le gouvernement britannique a confirmé que ses exportations ne seraient pas significativement affectées. Le ministre mexicain de l’Économie a considéré qu’il s’agissait simplement de remplacer un droit de douane par un autre. Même les marchés financiers, qui réagissaient auparavant violemment aux déclarations de Trump, n’ont quasiment pas réagi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables et des analystes, Trump, qui approche de la mi-mandat, commence à perdre l’un de ses atouts politiques les plus précieux à savoir l’utilisation des réseaux sociaux pour diffuser des déclarations chocs et alarmistes puis exploiter cette inquiétude afin d’obtenir des concessions politiques ou économiques de ses adversaires comme de ses alliés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la présidence lui confère toujours une tribune influente, le public, qui accueillait autrefois ses déclarations avec appréhension, n’y réagit plus de la même manière.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EEcYuY3ywK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/le-trumpisme-echoue-a-conquerir-leurope/">Le trumpisme échoue à conquérir l’Europe !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le trumpisme échoue à conquérir l’Europe ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/le-trumpisme-echoue-a-conquerir-leurope/embed/#?secret=TyUD2QbzRB#?secret=EEcYuY3ywK" data-secret="EEcYuY3ywK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«Nous ne les prenons plus aussi au sérieux»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous nous sommes habitués à ces annonces quotidiennes»</em>, déclare Brando Benefe, député européen et chef de la délégation pour les relations avec les États-Unis, avant d’ajouter : <em>«Nous ne les prenons plus aussi au sérieux»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré sa présence constante sur la scène politique américaine et sa mainmise sur l’agenda public, Trump n’est pas parvenu à convaincre le Sénat, à majorité républicaine, de maintenir le secret sur les dossiers Jeffrey Epstein. Il n’a pas non plus réussi à faire adopter son Save America Act et a été contraint cette semaine de faire des concessions pour relancer la nomination de Todd Blanch au poste de procureur général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan international, sa politique s’est heurtée à des obstacles encore plus marqués. L’Iran a refusé de céder aux pressions militaires américaines et a maintenu la fermeture du détroit d’Ormuz, tandis que le président russe Vladimir Poutine poursuit toujours sa guerre en Ukraine alors que Trump avait affirmé durant la campagne électorale de 2024 que s’il retourne à la Maison-Blanche, il appellerait Poutine et en 24 heures, la guerre d’Ukraine prendrait fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses nouvelles revendications concernant le Groenland ont suscité une indifférence manifeste de la part des Européens et les principales nations commerçantes ont manifesté peu d’intérêt pour ses dernières menaces tarifaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il revient fréquemment sur ses positions initiales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux pays, les déclarations de Trump font désormais partie intégrante de son style politique habituel. Les menaces précèdent souvent les compromis et le président américain revient fréquemment sur ses positions initiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi le terme <em>«Taco»</em>, abréviation de <em>«Trump Always Chickens Out»</em> (Trump se dégonfle toujours), a commencé à circuler dans les milieux financiers et politiques. Jeremy Shapiro, directeur du programme américain au Conseil européen des relations étrangères, affirme que cette perception se répand dans de nombreuses capitales à travers le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Shapiro ajoute avoir été initialement surpris par l’efficacité des tactiques d’intimidation de Trump durant les premiers mois de son second mandat mais il estime que ce succès ne s’explique pas uniquement par la personnalité du président. Il découle du capital politique et diplomatique considérable que les États-Unis ont accumulé pendant des décennies, un capital qui s’est érodé avec le temps. Il déclare : <em>«Les responsables commencent à comprendre que Trump se comporte parfois comme un tyran mais qu’en même temps, il est facilement déstabilisé face à une position ferme»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les droits de douane, annoncés par Trump le 2 avril 2025 qu’il a surnommé <em>«Liberation Day»</em>, ont perdu la majeure partie de leur impact en quelques jours, suite à l’exemption de nombreux secteurs et au report à plusieurs reprises de leur application puis dans un second temps, la Cour Suprême a fini par les invalider purement et simplement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, ses menaces d’imposer des droits de douane élevés aux pays européens au sujet du Groenland ont abouti, au Forum de Davos, à la simple annonce d’un <em>«cadre de négociation»</em> auquel le Danemark n’avait même pas consenti et qui n’a entraîné aucun changement concret.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine contraint les Etats-Unis à reculer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, la Chine a choisi de ne pas céder aux menaces américaines d’imposer des droits de douane pouvant atteindre 100%. Elle a riposté en tirant parti de son influence sur le marché des terres rares et en suspendant les importations de soja américain, contraignant Washington à reculer. Cette expérience a incité d’autres pays à penser que résister fermement aux pressions de Trump pourrait être le meilleur moyen d’obtenir des concessions de sa part.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Brésil, le président Lula da Silva a ignoré les menaces de Trump d’imposer des droits de douane de 50%, mesures sur lesquelles la Maison-Blanche comptait pour contraindre le gouvernement à suspendre le procès de l’ancien président Jair Bolsonaro, accusé de tentative de coup d’État armé. Le procès s’est néanmoins poursuivi et Bolsonaro a été condamné à 27 ans de prison, sans que les pressions américaines n’aient atteint leur objectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le<em> WP</em> indique que l’exemple le plus frappant de l’inefficacité croissante de la politique des menaces est celui de l’Iran. Les États-Unis et Israël y ont lancé une vaste campagne militaire qui a entraîné la mort du Guide suprême et de plusieurs hauts responsables, sans pour autant provoquer l’effondrement du régime ni permettre à Téhéran de reprendre le contrôle du détroit d’Ormuz qui demeure un atout stratégique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump avait adressé une série d’avertissements aux dirigeants iraniens, exigeant la réouverture du détroit et menaçant de détruire la civilisation iranienne en cas de refus mais le détroit est resté fermé et Téhéran n’a pas cédé et ce, malgré l’ampleur de la menace militaire. Cela a incité le président américain à revoir progressivement ses objectifs, tant en ce qui concerne le renversement du régime iranien que le sort de son stock d’uranium enrichi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un président qui menace et bombarde, puis recule</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ronald Neumann, ancien ambassadeur des États-Unis en Afghanistan, à Bahreïn et en Algérie, affirme que la leçon que Téhéran tire de cette situation est claire : le pays voit un président qui menace, puis bombarde, puis recule, ce qui, aux yeux des négociateurs iraniens, les amène à croire que Washington est la partie la plus désireuse de parvenir à un accord. Il ajoute : <em>«Dans le monde de la négociation, quand l’autre partie sent que vous êtes pressé, elle ne voit aucune raison de faire des concessions»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Neumann va même plus loin : <em>«Si j’allais faire mes courses dans un bazar oriental, je ne donnerais pas d’argent à Trump pour négocier à ma place»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La méthode Trump ne se limite pas à l’Iran, elle s’étend à l’Europe. Il a tenté d’entraîner ses alliés européens dans une confrontation plus large avec Téhéran, menaçant l’Espagne d’un embargo commercial après son refus de participer, faisant pression sur la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne pour qu’elles réimposent les sanctions de l’Onu contre l’Iran et laissant entendre une possible révision des engagements américains au sein de l’Otan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les pays européens ont refusé de s’impliquer davantage dans la guerre. Certains, comme l’Espagne et l’Italie, ont même fermé leurs bases militaires ou leur espace aérien aux opérations liées à la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un diplomate européen affirme que la menace de Trump d’interrompre le commerce avec l’Espagne a été accueillie avec une relative indifférence cette fois-ci car de nombreux responsables estimaient que les déclarations du président américain seraient rapidement rétractées si elles ne suscitaient pas de réaction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, le diplomate reconnaît que traiter avec Trump reste complexe car son comportement est imprévisible. <em>«Il est vrai qu’il fait souvent marche arrière mais pas toujours»</em>, dit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WP</em> rappelle que Trump a démontré, à plusieurs reprises, sa volonté de recourir à la force militaire, contrairement aux attentes d’une partie de son électorat qui espérait une réduction des interventions étrangères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ordonné plus d’opérations militaires à l’étranger que tout autre président américain de l’ère moderne, notamment la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro lors d’une opération des forces spéciales, le bombardement de l’Iran et des dizaines de frappes contre des navires soupçonnés de trafic de drogue dans les Caraïbes et le Pacifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan intérieur, il a déployé la Garde nationale à Washington, D.C., tandis que sa politique d’immigration radicale a suscité une vive controverse après que des descentes d’agents fédéraux masqués dans des lieux de travail et des tribunaux ont entraîné des morts et des manifestations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la propension de Trump à recourir à la force ne suffit plus à imposer l’obéissance qu’il exigeait. Les gouvernements et les responsables politiques, tant aux États-Unis qu’à l’étranger, sont désormais mieux préparés à faire face à ses menaces ou à les ignorer purement et simplement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mujtaba Rahman, expert au cabinet de conseil Eurasia Group, explique que les gouvernements européens sont moins sujets à la panique et plus aptes à distinguer la rhétorique de Trump des politiques réellement mises en œuvre par son administration. Il ajoute que cette tendance ne se limite plus à l’Europe mais s’étend désormais aux pays du Golfe qui considèrent le style de négociation de Trump comme faisant partie intégrante de sa gestion habituelle des problèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Washington Post</em> cite en exemple l’accord annoncé par Washington et Riyad concernant le programme nucléaire civil saoudien, avant que Trump ne surprenne tout le monde avec une publication sur <em>TruthSocial</em> liant la mise en œuvre de cet accord à l’adhésion de l’Arabie saoudite aux accords d’Abraham.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Andrew Lieber, chercheur à la Fondation Carnegie pour la paix internationale, affirme que les responsables saoudiens ont été surpris et mécontents de cette condition, d’autant plus qu’ils avaient déjà annoncé l’accord par voie officielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lieber estime que Riyad a acquis une expérience considérable dans ses relations avec Trump et comprend désormais que les décisions soudaines et les déclarations contradictoires font partie intégrante de son style politique habituel.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dHhwg6nqCj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/donald-trump-clashe-leurope-qui-se-rebiffe/">Donald Trump « clashe » l’Europe, qui se rebiffe !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Donald Trump « clashe » l’Europe, qui se rebiffe ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/donald-trump-clashe-leurope-qui-se-rebiffe/embed/#?secret=O7jKUD3Oru#?secret=dHhwg6nqCj" data-secret="dHhwg6nqCj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Il vaut mieux résister aux pressions que faire des concessions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la première année du second mandat de Trump, les capitales européennes ont adopté une politique d’éloges et d’apaisement, la considérant comme le meilleur moyen de contenir le président américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est rendue au complexe golfique de Trump en Écosse pour tenter de résoudre les différends commerciaux selon ses conditions à lui et le Royaume-Uni lui a adressé une invitation sans précédent pour effectuer une seconde visite d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un diplomate européen confirme toutefois que cette approche commence à évoluer. Les dirigeants européens continuent de flatter Trump, notamment lors de réunions à huis clos, mais ils sont de moins en moins disposés à faire les concessions qu’il exige.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ils savent que la flatterie a un effet sur lui, qu’il pourrait se montrer plus conciliant lors d’une seule rencontre mais cela ne signifie pas qu’ils doivent céder à ses exigences»</em>, explique-t-il. Et d’ajouter que la question du Groenland a marqué un tournant, les menaces de Trump ayant été neutralisées par une position européenne unie. La Chine et le Brésil ont également démontré qu’il est plus efficace de résister aux pressions que de faire des concessions, tandis que la capitulation de l’Europe au début de la guerre commerciale n’a fait qu’attiser les exigences américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête du <em>WP</em> indique qu’apprendre à ignorer les menaces de Trump peut en revanche attiser sa frustration et peut rendre son comportement encore plus imprévisible, surtout si les Républicains perdent leur majorité aux élections de mi-mandat et que le président est contraint de s’appuyer davantage sur ses pouvoirs exécutifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jeremy Shapiro prévient que Trump n’est pas du genre à accepter sans broncher un déclin de son influence. S’il sent son influence diminuer, il pourrait recourir à des méthodes nouvelles et plus risquées pour utiliser la puissance américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, les auteurs de l’enquête du <em>WP</em> estiment que le monde ne réagit plus aux menaces de Trump comme au début de son second mandat et qu’après une série d’avertissements qui se sont soldés par des reculs ou des compromis, nombre d’alliés et d’adversaires font désormais la distinction entre l’escalade verbale et les politiques concrètes, un changement qui pourrait affaiblir la capacité du président américain à utiliser ces tactiques de choc habituels pour obtenir des gains politiques et diplomatiques mais qui, à l’inverse, pourrait le pousser vers des options plus dangereuses pour restaurer son prestige et son influence.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YDkuZJrqBQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/embed/#?secret=XL1YbpNQw7#?secret=YDkuZJrqBQ" data-secret="YDkuZJrqBQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Irak &#124; Entre Washington et Téhéran, l’impossible grand écart d’Al-Zaidi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 09:10:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Al-Zaidi]]></category>
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		<category><![CDATA[milices chiites]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaidi doit résoudre une équation quasi insoluble en maintenant des liens avec l’Iran et les États-Unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/17/irak-entre-washington-et-teheran-limpossible-grand-ecart-dal-zaidi/">Irak | Entre Washington et Téhéran, l’impossible grand écart d’Al-Zaidi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaidi est dans une situation où il doit résoudre une équation quasi insoluble. D’un côté, l’Iran qui garde sa tutelle sur le Cadre de coordination (coalition des partis chiites) ne souhaite pas que les milices -qui lui sont inféodées et qui font partie de son Axe de la résistance jouant sa survie- rendent les armes et d’un autre côté, les États-Unis souhaitent leur démantèlement. De plus, Washington souhaite renforcer ses investissements surtout dans le secteur des énergies ce que les factions porches de Téhéran rejettent préférant les investissements chinois.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19242471"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal londonien arabophone <a href="https://aawsat.com/%D8%B4%D8%A4%D9%88%D9%86-%D8%A5%D9%82%D9%84%D9%8A%D9%85%D9%8A%D8%A9/5296373-%D9%88%D8%A7%D8%B4%D9%86%D8%B7%D9%86-%D8%AA%D8%B1%D8%A8%D8%B7-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%B1%D8%A7%D9%83%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D9%85%D9%86%D9%8A%D8%A9-%D9%85%D8%B9-%D8%A8%D8%BA%D8%AF%D8%A7%D8%AF-%D8%A8%D9%86%D8%B2%D8%B9-%D8%B3%D9%84%D8%A7%D8%AD-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%8A%D9%84%D9%8A%D8%B4%D9%8A%D8%A7%D8%AA" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Sharq al-Awsat</a>, les États-Unis ont intensifié leurs pressions sur le gouvernement irakien afin qu’il procède au désarmement des milices chiites alors que l’échéance de la mission de la coalition internationale en Irak fixée fin septembre approche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, la polémique enfle en Irak concernant les investissements étrangers. Cette polémique oppose les partisans d’un renforcement de la présence des entreprises américaines à ceux qui préconisent leur remplacement par des entreprises chinoises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré mercredi que le gouvernement irakien avait l’obligation d’affirmer sa souveraineté en désarmant les factions armées soutenues par l’Iran qu’il tient pour responsables de plus de 600 attaques visant des Américains ces dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propos de M. Hegseth faisaient suite à des discussions au Pentagone avec le Premier ministre irakien Ali Faleh al-Zaidi qui a effectué cette semaine sa première visite officielle à Washington depuis son entrée en fonction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire américain à la Défense a affirmé que les forces irakiennes et les Peshmergas (forces armées de la région autonome du Kurdistan irakien) seraient chargés de mener les opérations contre Daech après le retrait des forces de la coalition internationale dirigée par les États-Unis prévu pour le 30 septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le porte-parole du commandant en chef des forces armées irakiennes, Sabah al-Nu’man, a déclaré que les discussions avaient porté sur l’avenir de la coopération en matière de sécurité après la fin de la mission de la coalition. Elles ont abouti à un accord visant à poursuivre les échanges de renseignements, à renforcer la coordination dans la lutte contre le terrorisme et à étendre la coopération en matière de formation, de soutien technique, technologique et numérique ainsi qu’au développement des capacités des forces irakiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté qu’à la suite de la réunion, al-Zaidi avait ordonné la création d’un comité gouvernemental chargé de définir le cadre de la future relation de sécurité et militaire avec les États-Unis qui doit respecter la souveraineté irakienne après le retrait des forces de la coalition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mardi, al-Zaidi a rencontré le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche. Les deux parties ont discuté de l’avenir du partenariat sécuritaire et économique. Trump a annoncé son soutien au plan du gouvernement irakien visant à désarmer les milices soulignant que Washington ne voit aucune nécessité de maintenir sa présence militaire en Irak une fois le retrait de la coalition achevée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a également annoncé que les États-Unis entendent conclure d’importants accords économiques et pétroliers avec l’Irak et a indiqué qu’un nouveau partenariat pétrolier entre les deux pays sera annoncé la semaine prochaine.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Qiw4zdOJBX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/02/irak-moqtada-sadr-rend-les-armes/">Irak | Moqtada Sadr rend les armes !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Irak | Moqtada Sadr rend les armes ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/02/irak-moqtada-sadr-rend-les-armes/embed/#?secret=KLQwKB5yYT#?secret=Qiw4zdOJBX" data-secret="Qiw4zdOJBX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">L’énergie au cœur du partenariat irako-américain </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette activité politique coïncide avec les efforts américains pour renforcer la présence de leurs entreprises dans le secteur énergétique irakien et ce, dans un contexte de réorientation des routes d’exportation du pétrole hors du Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable américain a annoncé le soutien de Washington aux efforts irakiens et syriens pour relancer l’oléoduc Kirkouk-Banias, un projet historique destiné à transporter le pétrole irakien vers la mer Méditerranée via La Syrie. Les États-Unis affirment que cette initiative offre une alternative au détroit d’Ormuz où les risques sécuritaires se sont accrus depuis le début du conflit régional en début d’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certaines informations, de grandes entreprises américaines pourraient jouer un rôle clé dans la remise en état de l’oléoduc, s’inscrivant dans une tendance plus large visant à dynamiser les investissements américains dans le secteur énergétique irakien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’envoyé spécial américain pour la Syrie et l’Irak Tom Barrack a qualifié la rencontre entre Trump et al-Zaidi de <em>«tournant»</em> dans les relations bilatérales, soulignant que le partenariat entre les deux pays se concentre désormais davantage sur l’investissement, le commerce et l’énergie que sur les questions de sécurité. Il estime que l’Irak bénéficie d’une position stratégique lui permettant de devenir une plaque tournante de la connectivité économique entre le Golfe, la Turquie, la Syrie, la Jordanie et l’Asie centrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les factions pro-iraniennes ne veulent pas des Américains </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les signes d’une expansion des investissements américains ont suscité des réactions mitigées en Irak, à un moment où la question des entreprises étrangères reflète des divisions politiques qui dépassent le simple cadre économique pour toucher aux alliances géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hussein Mardan, membre de la Coalition pour l’État de droit, a déclaré que les compagnies pétrolières russes opérant en Irak seraient remplacées par des entreprises américaines. Il a soutenu que cela ne signifiait pas nécessairement placer l’économie irakienne sous hégémonie américaine et a souligné que le Premier ministre entretenait des liens étroits avec les forces politiques du Cadre de coordination (coalition des partis politiques chiites).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que les États-Unis s’efforçaient d’accroître la présence de leurs sociétés d’investissement mais a exclu la possibilité que cela aboutisse à un monopole américain sur le secteur énergétique irakien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, des factions armées proches de l’Iran ont intensifié leurs attaques contre la nouvelle politique du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Akram al-Kaabi, secrétaire général du mouvement al-Nujaba, une des factions pro-iraniennes, a déclaré que les entreprises américaines étaient responsables des défaillances chroniques du secteur électrique irakien depuis 2003. Il a exhorté le gouvernement à les expulser et à les remplacer par des entreprises <em>«réputées et dignes de confiance»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Kaabi n’a pas nommé de pays en particulier mais les factions armées et le Cadre de coordination ont régulièrement réclamé, ces dernières années, que les projets d’infrastructures et d’énergie soient attribués à des entreprises chinoises en lieu et place des firmes américaines et occidentales dans le cadre d’une coopération économique de plus en plus étroite avec Pékin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observateurs estiment que le différend concernant l’identité des entreprises opérant en Irak ne se limite plus à des considérations économiques ou techniques mais s’inscrit désormais dans la compétition géopolitique entre deux axes régionaux et internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette divergence reflète la lutte permanente pour façonner les politiques étrangères et économiques de l’Irak qui coïncide avec une phase de transition marquée par la fin de la présence militaire de la coalition internationale et une redéfinition des relations entre Bagdad et Washington dans un contexte de concurrence accrue pour l’influence et les investissements dans l’un des plus grands producteurs de pétrole au monde.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VVRpcmZT4w"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/du-rififi-chez-les-chiites-en-irak/">Du rififi chez les chiites en Irak</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Du rififi chez les chiites en Irak » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/du-rififi-chez-les-chiites-en-irak/embed/#?secret=3sdmN0VEt8#?secret=VVRpcmZT4w" data-secret="VVRpcmZT4w" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Révélations &#124; Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 09:35:09 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Mossad]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19221788</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ahmadinejad est actuellement assigné à résidence en Iran après que les les autorités ont rassemblé des preuves de ses contacts avec Israël.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/14/revelations-comment-le-mossad-a-t-il-recrute-mahmoud-ahmadinejad/">Révélations | Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est une bombe. Le <a href="https://www.nytimes.com/2026/07/13/us/politics/israel-mahmoud-ahmadinejad-iran.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> a révélé ce lundi 13 juillet 2026 que l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad a été recruté par le Mossad ! Les Israéliens ont commencé à s’intéresser à lui quand ses relations se sont dégradées avec le défunt Guide suprême Ali Khamenei. Ahmadinejad a été empêché à trois reprises de se présenter de nouveau à l’élection présidentielle ce qui a nourri chez lui un profond ressentiment contre le régime et a forgé sa conviction que son retour au pouvoir ne pourrait avoir lieu qu’avec la chute de ce régime. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19221788"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête intitulée <em>«Dans les coulisses de l’opération secrète d’Israël pour recruter Ahmadinejad»</em> et menée par quatre journalistes Mark Mazzetti, Julian E. Barnes, Farnaz Fassihi et Ronen Bergman, le <em>New York Times</em> a révélé, lundi 13 juillet 2026, que l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad est assigné à résidence par les services de renseignement des Gardiens de la révolution après que les autorités iraniennes ont découvert ses contacts avec Israël.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal américain, Israël a mené pendant des années une opération secrète visant à recruter Ahmadinejad dans le but de l’installer à la tête de l’Iran après la chute du régime. L’enquête s’appuie sur des sources américaines, israéliennes et iraniennes connaissant les détails de l’opération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Début 2024, un haut responsable du gouvernement hongrois de l’époque a demandé au professeur Gergely Deli, président de la Ludovika University of Public Service (Université Ludovica de l’administration publique) à Budapest, d’inviter Ahmadinejad à une conférence sur le changement climatique. Selon Deli, on lui a indiqué que cette conférence servirait en réalité de couverture à des discussions secrètes entre Ahmadinejad et des responsables des services de renseignement israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ses craintes de nuire à sa propre réputation et à celle de l’université, il accepta, estimant que si les deux parties étaient disposées à dialoguer, il fallait leur en donner l’occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête rapporte que les gardes du corps d’Ahmadinejad ont déclaré qu’il avait réussi à disparaître au moins deux fois durant sa visite pour assister à de longues réunions. Interrogé, il affirma rencontrer des professeurs d’université. Lors de la conférence, Ahmadinejad prononça un discours en anglais, évoquant <em>«l’humanité commune»</em> et un <em>«ordre mondial en mutation»</em>. Il surprit l’auditoire en ne commençant pas son discours par un verset du Coran. Comme il l’avait fait tout au long de sa présidence, il offrit même au recteur de l’université un exemplaire du ‘‘<em>Livre des Rois</em>’’ * du grand poète persan du X<sup>e</sup> siècle Ferdowsi et reçut de sa main l’emblème de l’université.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LysIeYYNR8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-toile-daraignee-tissee-par-lespionnage-israelien-en-iran/">La toile d’araignée tissée par l’espionnage israélien en Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La toile d’araignée tissée par l’espionnage israélien en Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-toile-daraignee-tissee-par-lespionnage-israelien-en-iran/embed/#?secret=bGer3eyIIx#?secret=LysIeYYNR8" data-secret="LysIeYYNR8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La mue d’Ahmadinejad</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deli admet avoir servi d’intermédiaire pour faciliter des réunions secrètes. Selon des sources américaines, l’ancien chef du Mossad David Barnea s’était personnellement rendu à Budapest pour rencontrer Ahmadinejad. Le Mossad a ensuite informé la CIA qu’Israël avait financé ses frais d’hébergement et de voyage ces dernières années et que des responsables du renseignement israélien l’avaient rencontré à plusieurs reprises hors d’Iran. Selon l’enquête, Ahmadinejad, qui a été président de l’Iran de 2005 à 2013 et considéré à l’époque comme l’une des figures les plus importantes de la ligne dure –partisan du programme nucléaire iranien, appelant régulièrement à la destruction d’Israël– a progressivement modifié son image après avoir quitté ses fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête indique qu’Ahmadinejad a commencé à adoucir son discours anti-israélien, critiquant l’appareil sécuritaire et la corruption gouvernementale. Il a adopté une apparence plus occidentalisée, appris l’anglais, rencontré fréquemment des civils et s’est présenté comme un homme politique plus modéré. Selon l’un de ses anciens conseillers, Abdolreza Davari, la motivation d’Ahmadinejad n’était pas l’argent mais plutôt le désir de revenir au pouvoir. Un proche collaborateur a déclaré au journal qu’après avoir été disqualifié de la course présidentielle à trois reprises, Ahmadinejad avait conclu qu’il ne pouvait pas revenir au pouvoir tant que le régime en place resterait en fonction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renverser le régime</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la même source, Ahmadinejad craignait qu’en cas de guerre et de renversement du régime, les États-Unis et Israël choisissent d’installer un opposant exilé depuis l’étranger. C’est pourquoi il s’est présenté comme quelqu’un capable de diriger le pays de l’intérieur, à l’instar de Boris Eltsine en Russie au lendemain de la chute de l’URSS. La même source a affirmé qu’Ahmadinejad avait déclaré à ses conseillers que s’il dirigeait de nouveau l’Iran, le pays reconnaîtrait Israël et normaliserait ses relations avec ce pays dans le cadre des accords d’Abraham négociés par le président Donald Trump.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon deux sources sécuritaires israéliennes, les services de renseignement israéliens ont suivi de près l’escalade des tensions entre Ahmadinejad et le Guide suprême Ali Khamenei, ainsi que de hauts responsables du régime, notamment après son inéligibilité répétée à la présidence. Parallèlement, selon des sources iraniennes, les services de renseignement des Gardiens de la révolution ont commencé à douter de sa loyauté bien avant ses contacts avec les Israéliens, précisément quand il a&nbsp;adressé des messages publics à Trump en 2017 puis au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Visite au Guatemala</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’après l’enquête, les premiers contacts entre Ahmadinejad et Israël auraient eu lieu lors de sa visite au Guatemala en 2023, où il était invité à participer à une conférence sur l’environnement. Les autorités iraniennes ont tenté de l’empêcher de quitter le pays mais après qu’il se soit barricadé à l’aéroport pendant des heures et ait rendu l’incident public, il a finalement été autorisé à partir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’enquête, l’opération a culminé fin février de cette année, au début du conflit israélo-iranien. Ce récit journalistique indique qu’une attaque israélienne a endommagé la résidence d’Ahmadinejad à Téhéran, précisément le bâtiment de sécurité et son véhicule blindé. Peu après, une Peugeot noire est arrivée sur les lieux, Ahmadinejad y est monté et a pris la fuite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des sources américaines et iraniennes ont affirmé que la voiture transportait des agents du Mossad qui l’ont conduit vers un lieu secret en Iran. Cependant, selon ces mêmes sources, Ahmadinejad aurait été déçu par l’opération de sauvetage et le plan visant à le réinstaller au pouvoir. Il a ensuite quitté les lieux dans des circonstances mystérieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à cela, il est allégué que les services de renseignement iraniens ont commencé à enquêter sur ses liens avec Israël et ont recueilli de nombreux renseignements sur ses activités. Selon quatre sources iraniennes de haut rang citées dans l’enquête, Ahmadinejad a été retrouvé et il est actuellement assigné à résidence par les services de renseignement des Gardiens de la révolution, après que les autorités ont rassemblé des preuves de ses contacts avec Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son arrestation, il n’était pas apparu en public jusqu’à la semaine dernière, lorsqu’il a brièvement assisté aux funérailles du Guide suprême Ali Khamenei. Des vidéos de la cérémonie le montrent debout, la tête baissée, entouré de gardes du corps. Les anciens présidents iraniens Hassan Rouhani et Mohammad Khatami n’ont pas assisté aux obsèques. Le Mossad n’a pas répondu aux questions du <em>NYT</em> à ce sujet, de même qu’un porte-parole d’Ahmadinejad.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le Livre des Rois ou Shâhnâmeh est une épopée retraçant l’histoire de l’Iran depuis la création du monde jusqu’à l’arrivée de l’Islam.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N00YVeJA3v"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/en-iran-la-guerre-a-cede-la-place-a-la-paranoia/">En Iran, la guerre a cédé la place à la paranoïa !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Iran, la guerre a cédé la place à la paranoïa ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/en-iran-la-guerre-a-cede-la-place-a-la-paranoia/embed/#?secret=cwGgWl76NP#?secret=N00YVeJA3v" data-secret="N00YVeJA3v" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Quand la politique de Trump affecte le tourisme américain  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/04/quand-la-politique-de-trump-affecte-le-tourisme-americain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 06:58:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de douane]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Joint Economic Committee]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[US Travel Association]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump a causé beaucoup de tort aux États-Unis, et notamment au secteur du voyage et du tourisme dans son pays.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/04/quand-la-politique-de-trump-affecte-le-tourisme-americain/">Quand la politique de Trump affecte le tourisme américain  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Donald Trump a causé beaucoup de tort aux États-Unis, mais un rapport récent a révélé à quel point ses actions et sa rhétorique ont nui à son pays en ce qui concerne le secteur du voyage et du tourisme. Et relancé, par ricochet, l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/03/la-chine-bientot-la-1ere-economie-mondiale-du-tourisme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">activité touristique en Chine</a>, son principal concurrent, et pas seulement dans ce domaine.  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong><em>, à Lodz, Pologne</em> *</p>



<span id="more-19130942"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le 4 mai 2026, les démocrates du Joint Economic Committee du Congrès américain ont publié un rapport accablant concluant que les politiques tarifaires et la rhétorique publique du président Trump avaient entraîné une baisse des voyages à l’étranger et coûté des emplois au pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences des politiques de Trump ont été bien plus graves qu’il n’y paraît au premier abord. Les voyages internationaux ont connu une chute spectaculaire en 2025 par rapport à l’année précédente, entraînant des pertes de plusieurs milliards de dollars.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le boycott des Canadiens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport mettait l’accent sur la baisse du nombre de visiteurs étrangers en provenance du Canada afin d’illustrer les effets des mesures prises par Trump durant son mandat. Les Canadiens ont commencé à boycotter les voyages aux États-Unis peu après le retour de Trump à la Maison-Blanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les lourdes taxes douanières annoncées en février 2025, puis imposées au Canada en mars 2025, ont suscité la colère de nombreux Canadiens envers Trump et les États-Unis. Cependant, ce sont surtout les atteintes à leur souveraineté qui ont provoqué leur indignation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les déclarations appelant à faire du Canada le 51<sup>e</sup> État américain, ainsi que les moqueries sur les réseaux sociaux présentant le Premier ministre canadien comme <em>«notre gouverneur du Canada»</em>, ont nourri, en 2025, un mouvement de boycott des produits et services américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données des douanes et de la protection des frontières des États-Unis citées par les auteurs du rapport ont montré qu’il y avait 4,2 millions de visiteurs canadiens de moins ayant passé au moins une nuit sur place en 2025 par rapport à 2024, mais ce n’était pas le seul point de données important.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des données du gouvernement canadien, également reprises dans le rapport, les Canadiens ont effectué 5,7 millions d’excursions d’une journée de moins aux États-Unis, portant la baisse totale des visites canadiennes dans le pays à 9,9 millions en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport du Comité économique mixte du Congrès américain, les Canadiens auraient effectué un nombre record de 14 millions de voyages vers des destinations autres que les États-Unis en 2025. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dépenses des Canadiens en matière de voyages vers des destinations autres que les États-Unis ont connu une hausse de 14 % au cours des trois premiers trimestres de 2025 par rapport à 2024. Les dépenses consacrées aux voyages aux États-Unis ont quant à elles diminué de 15 % durant cette même période. C&rsquo;est tout dire…</p>



<h2 class="wp-block-heading">La chute générale des activités du tourisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Comité économique mixte n’a pas inclus la baisse globale des voyages internationaux vers les États-Unis en 2025 dans son rapport. Cependant, l’US Travel Association estime que le nombre de visiteurs dans le pays a diminué de 5,5 % par rapport à l&rsquo;année précédente pour atteindre 68,3 millions. L’Association américaine du voyage attribue principalement cette baisse à la diminution du nombre de visiteurs canadiens. Parallèlement, les dépenses des touristes étrangers ont fléchi de 2,4 %, pour atteindre 175 milliards de dollars, soit un montant encore inférieur de 19 % à celui observé en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La baisse des dépenses touristiques en 2025 a également été soulignée par le National Economic Council. Les mesures prises par le président Trump durant son mandat ont entraîné un déficit de 14 milliards de dollars pour le secteur touristique américain en 2025, une première depuis le début de la collecte de données dans ce secteur en 1999.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Canada n’était pas le seul pays à infliger des pertes importantes aux Etats-Unis en matière de tourisme. Les Américains ont perdu 882 millions de dollars de dépenses touristiques en raison de la baisse de 12,7 % du nombre de touristes allemands, 432 millions de dollars du fait de la diminution de 7,7 % du nombre de voyageurs français et 459 millions de dollars du fait de la baisse de 7,4 % du nombre de visiteurs australiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pertes d’emplois dans le secteur du voyage américain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La chute des activités touristiques a entraîné d’importantes pertes d’emplois dans le secteur.<em> «Le nombre d’emplois dans l’hôtellerie et l’hébergement a diminué l’an dernier pour la première fois depuis la Grande Récession, exception faite de 2020»</em>, a indiqué le Comité économique mixte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans tous les États du pays, des pertes d’emplois ont été constatés dans le secteur de&nbsp;l’hôtellerie et de l’hébergement. Le taux d’occupation des hôtels était inférieur en 2025 à celui de 2024, et le revenu par chambre disponible a diminué&nbsp;d’une année sur l’autre. Le Colorado arrive en tête des États les plus touchés, avec une baisse de 7,8 % de l’emploi dans l’hôtellerie et l’hébergement. Le Tennessee se classe deuxième, avec une perte de 7,3 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur du tourisme américain représente environ 10 millions d’emplois et contribue à hauteur de plus de 2 000 milliards de dollars à l’économie américaine chaque année, ce qui fait du ralentissement économique provoqué par Trump un problème dont les conséquences ne se sont probablement pas encore fait sentir.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ckvm5a95Gp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/03/la-chine-bientot-la-1ere-economie-mondiale-du-tourisme/">La Chine bientôt la 1ère économie mondiale du tourisme</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Chine bientôt la 1ère économie mondiale du tourisme » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/03/la-chine-bientot-la-1ere-economie-mondiale-du-tourisme/embed/#?secret=F5liXmliDy#?secret=ckvm5a95Gp" data-secret="ckvm5a95Gp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/04/quand-la-politique-de-trump-affecte-le-tourisme-americain/">Quand la politique de Trump affecte le tourisme américain  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Port de Radès &#124; Un système américain de détection des rayonnements</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/28/port-de-rades-un-systeme-americain-de-detection-des-rayonnements/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2026 09:44:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bill Bazzi]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[matières radioactives]]></category>
		<category><![CDATA[Port de Radès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les États-Unis ont installé un système avancé de détection des rayonnements de nouvelle génération au port de Radès. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/28/port-de-rades-un-systeme-americain-de-detection-des-rayonnements/">Port de Radès | Un système américain de détection des rayonnements</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les États-Unis ont aidé à l’installation d’un système avancé de détection des rayonnements de nouvelle génération au port de Radès, au sud de Tunis, dans le but de renforcer la sécurité commerciale, économique et nationale de la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-19071137"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle technologie permettra aux autorités portuaires tunisiennes de détecter plus rapidement et plus précisément toute tentative de trafic illicite de matières radioactives et nucléaires, tout en améliorant les capacités de contrôle aux frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Grâce à cette technologie, la Tunisie dispose de la rapidité et de la précision nécessaires pour dissuader, détecter et enquêter sur le trafic de matières radioactives et nucléaires, assurant ainsi la sécurité de nos deux nations»</em>, lit-on sur le site de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’occasion de l’installation du système, le 25 juin 2026, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a remercié le Centre national des sciences et technologies nucléaires, la Douane tunisienne et l’Office de la marine marchande et des ports pour leur collaboration à ce projet. Le diplomate a souligné que <em>«cette coopération soutiendra les efforts de la Tunisie visant à renforcer la sécurité aux frontières grâce à l’utilisation de technologies américaines de pointe»</em>. <em>«Ensemble, nous renforçons les frontières de la Tunisie et protégeons nos citoyens grâce à une technologie américaine de pointe »</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/28/port-de-rades-un-systeme-americain-de-detection-des-rayonnements/">Port de Radès | Un système américain de détection des rayonnements</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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