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	<title>Archives des États-Unis - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des États-Unis - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Irak &#124; Entre Washington et Téhéran, l’impossible grand écart d’Al-Zaidi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 09:10:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaidi doit résoudre une équation quasi insoluble en maintenant des liens avec l’Iran et les États-Unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/17/irak-entre-washington-et-teheran-limpossible-grand-ecart-dal-zaidi/">Irak | Entre Washington et Téhéran, l’impossible grand écart d’Al-Zaidi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaidi est dans une situation où il doit résoudre une équation quasi insoluble. D’un côté, l’Iran qui garde sa tutelle sur le Cadre de coordination (coalition des partis chiites) ne souhaite pas que les milices -qui lui sont inféodées et qui font partie de son Axe de la résistance jouant sa survie- rendent les armes et d’un autre côté, les États-Unis souhaitent leur démantèlement. De plus, Washington souhaite renforcer ses investissements surtout dans le secteur des énergies ce que les factions porches de Téhéran rejettent préférant les investissements chinois.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19242471"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal londonien arabophone <a href="https://aawsat.com/%D8%B4%D8%A4%D9%88%D9%86-%D8%A5%D9%82%D9%84%D9%8A%D9%85%D9%8A%D8%A9/5296373-%D9%88%D8%A7%D8%B4%D9%86%D8%B7%D9%86-%D8%AA%D8%B1%D8%A8%D8%B7-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%B1%D8%A7%D9%83%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D9%85%D9%86%D9%8A%D8%A9-%D9%85%D8%B9-%D8%A8%D8%BA%D8%AF%D8%A7%D8%AF-%D8%A8%D9%86%D8%B2%D8%B9-%D8%B3%D9%84%D8%A7%D8%AD-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%8A%D9%84%D9%8A%D8%B4%D9%8A%D8%A7%D8%AA" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Sharq al-Awsat</a>, les États-Unis ont intensifié leurs pressions sur le gouvernement irakien afin qu’il procède au désarmement des milices chiites alors que l’échéance de la mission de la coalition internationale en Irak fixée fin septembre approche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, la polémique enfle en Irak concernant les investissements étrangers. Cette polémique oppose les partisans d’un renforcement de la présence des entreprises américaines à ceux qui préconisent leur remplacement par des entreprises chinoises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré mercredi que le gouvernement irakien avait l’obligation d’affirmer sa souveraineté en désarmant les factions armées soutenues par l’Iran qu’il tient pour responsables de plus de 600 attaques visant des Américains ces dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propos de M. Hegseth faisaient suite à des discussions au Pentagone avec le Premier ministre irakien Ali Faleh al-Zaidi qui a effectué cette semaine sa première visite officielle à Washington depuis son entrée en fonction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire américain à la Défense a affirmé que les forces irakiennes et les Peshmergas (forces armées de la région autonome du Kurdistan irakien) seraient chargés de mener les opérations contre Daech après le retrait des forces de la coalition internationale dirigée par les États-Unis prévu pour le 30 septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le porte-parole du commandant en chef des forces armées irakiennes, Sabah al-Nu’man, a déclaré que les discussions avaient porté sur l’avenir de la coopération en matière de sécurité après la fin de la mission de la coalition. Elles ont abouti à un accord visant à poursuivre les échanges de renseignements, à renforcer la coordination dans la lutte contre le terrorisme et à étendre la coopération en matière de formation, de soutien technique, technologique et numérique ainsi qu’au développement des capacités des forces irakiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté qu’à la suite de la réunion, al-Zaidi avait ordonné la création d’un comité gouvernemental chargé de définir le cadre de la future relation de sécurité et militaire avec les États-Unis qui doit respecter la souveraineté irakienne après le retrait des forces de la coalition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mardi, al-Zaidi a rencontré le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche. Les deux parties ont discuté de l’avenir du partenariat sécuritaire et économique. Trump a annoncé son soutien au plan du gouvernement irakien visant à désarmer les milices soulignant que Washington ne voit aucune nécessité de maintenir sa présence militaire en Irak une fois le retrait de la coalition achevée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a également annoncé que les États-Unis entendent conclure d’importants accords économiques et pétroliers avec l’Irak et a indiqué qu’un nouveau partenariat pétrolier entre les deux pays sera annoncé la semaine prochaine.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Qiw4zdOJBX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/02/irak-moqtada-sadr-rend-les-armes/">Irak | Moqtada Sadr rend les armes !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Irak | Moqtada Sadr rend les armes ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/02/irak-moqtada-sadr-rend-les-armes/embed/#?secret=KLQwKB5yYT#?secret=Qiw4zdOJBX" data-secret="Qiw4zdOJBX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’énergie au cœur du partenariat irako-américain </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette activité politique coïncide avec les efforts américains pour renforcer la présence de leurs entreprises dans le secteur énergétique irakien et ce, dans un contexte de réorientation des routes d’exportation du pétrole hors du Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable américain a annoncé le soutien de Washington aux efforts irakiens et syriens pour relancer l’oléoduc Kirkouk-Banias, un projet historique destiné à transporter le pétrole irakien vers la mer Méditerranée via La Syrie. Les États-Unis affirment que cette initiative offre une alternative au détroit d’Ormuz où les risques sécuritaires se sont accrus depuis le début du conflit régional en début d’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certaines informations, de grandes entreprises américaines pourraient jouer un rôle clé dans la remise en état de l’oléoduc, s’inscrivant dans une tendance plus large visant à dynamiser les investissements américains dans le secteur énergétique irakien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’envoyé spécial américain pour la Syrie et l’Irak Tom Barrack a qualifié la rencontre entre Trump et al-Zaidi de <em>«tournant»</em> dans les relations bilatérales, soulignant que le partenariat entre les deux pays se concentre désormais davantage sur l’investissement, le commerce et l’énergie que sur les questions de sécurité. Il estime que l’Irak bénéficie d’une position stratégique lui permettant de devenir une plaque tournante de la connectivité économique entre le Golfe, la Turquie, la Syrie, la Jordanie et l’Asie centrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les factions pro-iraniennes ne veulent pas des Américains </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les signes d’une expansion des investissements américains ont suscité des réactions mitigées en Irak, à un moment où la question des entreprises étrangères reflète des divisions politiques qui dépassent le simple cadre économique pour toucher aux alliances géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hussein Mardan, membre de la Coalition pour l’État de droit, a déclaré que les compagnies pétrolières russes opérant en Irak seraient remplacées par des entreprises américaines. Il a soutenu que cela ne signifiait pas nécessairement placer l’économie irakienne sous hégémonie américaine et a souligné que le Premier ministre entretenait des liens étroits avec les forces politiques du Cadre de coordination (coalition des partis politiques chiites).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que les États-Unis s’efforçaient d’accroître la présence de leurs sociétés d’investissement mais a exclu la possibilité que cela aboutisse à un monopole américain sur le secteur énergétique irakien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, des factions armées proches de l’Iran ont intensifié leurs attaques contre la nouvelle politique du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Akram al-Kaabi, secrétaire général du mouvement al-Nujaba, une des factions pro-iraniennes, a déclaré que les entreprises américaines étaient responsables des défaillances chroniques du secteur électrique irakien depuis 2003. Il a exhorté le gouvernement à les expulser et à les remplacer par des entreprises <em>«réputées et dignes de confiance»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Kaabi n’a pas nommé de pays en particulier mais les factions armées et le Cadre de coordination ont régulièrement réclamé, ces dernières années, que les projets d’infrastructures et d’énergie soient attribués à des entreprises chinoises en lieu et place des firmes américaines et occidentales dans le cadre d’une coopération économique de plus en plus étroite avec Pékin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observateurs estiment que le différend concernant l’identité des entreprises opérant en Irak ne se limite plus à des considérations économiques ou techniques mais s’inscrit désormais dans la compétition géopolitique entre deux axes régionaux et internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette divergence reflète la lutte permanente pour façonner les politiques étrangères et économiques de l’Irak qui coïncide avec une phase de transition marquée par la fin de la présence militaire de la coalition internationale et une redéfinition des relations entre Bagdad et Washington dans un contexte de concurrence accrue pour l’influence et les investissements dans l’un des plus grands producteurs de pétrole au monde.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VVRpcmZT4w"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/du-rififi-chez-les-chiites-en-irak/">Du rififi chez les chiites en Irak</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Du rififi chez les chiites en Irak » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/du-rififi-chez-les-chiites-en-irak/embed/#?secret=3sdmN0VEt8#?secret=VVRpcmZT4w" data-secret="VVRpcmZT4w" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Révélations &#124; Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/14/revelations-comment-le-mossad-a-t-il-recrute-mahmoud-ahmadinejad/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 09:35:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ahmadinejad est actuellement assigné à résidence en Iran après que les les autorités ont rassemblé des preuves de ses contacts avec Israël.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est une bombe. Le <a href="https://www.nytimes.com/2026/07/13/us/politics/israel-mahmoud-ahmadinejad-iran.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> a révélé ce lundi 13 juillet 2026 que l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad a été recruté par le Mossad ! Les Israéliens ont commencé à s’intéresser à lui quand ses relations se sont dégradées avec le défunt Guide suprême Ali Khamenei. Ahmadinejad a été empêché à trois reprises de se présenter de nouveau à l’élection présidentielle ce qui a nourri chez lui un profond ressentiment contre le régime et a forgé sa conviction que son retour au pouvoir ne pourrait avoir lieu qu’avec la chute de ce régime. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19221788"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête intitulée <em>«Dans les coulisses de l’opération secrète d’Israël pour recruter Ahmadinejad»</em> et menée par quatre journalistes Mark Mazzetti, Julian E. Barnes, Farnaz Fassihi et Ronen Bergman, le <em>New York Times</em> a révélé, lundi 13 juillet 2026, que l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad est assigné à résidence par les services de renseignement des Gardiens de la révolution après que les autorités iraniennes ont découvert ses contacts avec Israël.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal américain, Israël a mené pendant des années une opération secrète visant à recruter Ahmadinejad dans le but de l’installer à la tête de l’Iran après la chute du régime. L’enquête s’appuie sur des sources américaines, israéliennes et iraniennes connaissant les détails de l’opération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Début 2024, un haut responsable du gouvernement hongrois de l’époque a demandé au professeur Gergely Deli, président de la Ludovika University of Public Service (Université Ludovica de l’administration publique) à Budapest, d’inviter Ahmadinejad à une conférence sur le changement climatique. Selon Deli, on lui a indiqué que cette conférence servirait en réalité de couverture à des discussions secrètes entre Ahmadinejad et des responsables des services de renseignement israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ses craintes de nuire à sa propre réputation et à celle de l’université, il accepta, estimant que si les deux parties étaient disposées à dialoguer, il fallait leur en donner l’occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête rapporte que les gardes du corps d’Ahmadinejad ont déclaré qu’il avait réussi à disparaître au moins deux fois durant sa visite pour assister à de longues réunions. Interrogé, il affirma rencontrer des professeurs d’université. Lors de la conférence, Ahmadinejad prononça un discours en anglais, évoquant <em>«l’humanité commune»</em> et un <em>«ordre mondial en mutation»</em>. Il surprit l’auditoire en ne commençant pas son discours par un verset du Coran. Comme il l’avait fait tout au long de sa présidence, il offrit même au recteur de l’université un exemplaire du ‘‘<em>Livre des Rois</em>’’ * du grand poète persan du X<sup>e</sup> siècle Ferdowsi et reçut de sa main l’emblème de l’université.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LysIeYYNR8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-toile-daraignee-tissee-par-lespionnage-israelien-en-iran/">La toile d’araignée tissée par l’espionnage israélien en Iran</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La toile d’araignée tissée par l’espionnage israélien en Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-toile-daraignee-tissee-par-lespionnage-israelien-en-iran/embed/#?secret=bGer3eyIIx#?secret=LysIeYYNR8" data-secret="LysIeYYNR8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La mue d’Ahmadinejad</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deli admet avoir servi d’intermédiaire pour faciliter des réunions secrètes. Selon des sources américaines, l’ancien chef du Mossad David Barnea s’était personnellement rendu à Budapest pour rencontrer Ahmadinejad. Le Mossad a ensuite informé la CIA qu’Israël avait financé ses frais d’hébergement et de voyage ces dernières années et que des responsables du renseignement israélien l’avaient rencontré à plusieurs reprises hors d’Iran. Selon l’enquête, Ahmadinejad, qui a été président de l’Iran de 2005 à 2013 et considéré à l’époque comme l’une des figures les plus importantes de la ligne dure –partisan du programme nucléaire iranien, appelant régulièrement à la destruction d’Israël– a progressivement modifié son image après avoir quitté ses fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête indique qu’Ahmadinejad a commencé à adoucir son discours anti-israélien, critiquant l’appareil sécuritaire et la corruption gouvernementale. Il a adopté une apparence plus occidentalisée, appris l’anglais, rencontré fréquemment des civils et s’est présenté comme un homme politique plus modéré. Selon l’un de ses anciens conseillers, Abdolreza Davari, la motivation d’Ahmadinejad n’était pas l’argent mais plutôt le désir de revenir au pouvoir. Un proche collaborateur a déclaré au journal qu’après avoir été disqualifié de la course présidentielle à trois reprises, Ahmadinejad avait conclu qu’il ne pouvait pas revenir au pouvoir tant que le régime en place resterait en fonction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renverser le régime</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la même source, Ahmadinejad craignait qu’en cas de guerre et de renversement du régime, les États-Unis et Israël choisissent d’installer un opposant exilé depuis l’étranger. C’est pourquoi il s’est présenté comme quelqu’un capable de diriger le pays de l’intérieur, à l’instar de Boris Eltsine en Russie au lendemain de la chute de l’URSS. La même source a affirmé qu’Ahmadinejad avait déclaré à ses conseillers que s’il dirigeait de nouveau l’Iran, le pays reconnaîtrait Israël et normaliserait ses relations avec ce pays dans le cadre des accords d’Abraham négociés par le président Donald Trump.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon deux sources sécuritaires israéliennes, les services de renseignement israéliens ont suivi de près l’escalade des tensions entre Ahmadinejad et le Guide suprême Ali Khamenei, ainsi que de hauts responsables du régime, notamment après son inéligibilité répétée à la présidence. Parallèlement, selon des sources iraniennes, les services de renseignement des Gardiens de la révolution ont commencé à douter de sa loyauté bien avant ses contacts avec les Israéliens, précisément quand il a&nbsp;adressé des messages publics à Trump en 2017 puis au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Visite au Guatemala</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’après l’enquête, les premiers contacts entre Ahmadinejad et Israël auraient eu lieu lors de sa visite au Guatemala en 2023, où il était invité à participer à une conférence sur l’environnement. Les autorités iraniennes ont tenté de l’empêcher de quitter le pays mais après qu’il se soit barricadé à l’aéroport pendant des heures et ait rendu l’incident public, il a finalement été autorisé à partir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’enquête, l’opération a culminé fin février de cette année, au début du conflit israélo-iranien. Ce récit journalistique indique qu’une attaque israélienne a endommagé la résidence d’Ahmadinejad à Téhéran, précisément le bâtiment de sécurité et son véhicule blindé. Peu après, une Peugeot noire est arrivée sur les lieux, Ahmadinejad y est monté et a pris la fuite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des sources américaines et iraniennes ont affirmé que la voiture transportait des agents du Mossad qui l’ont conduit vers un lieu secret en Iran. Cependant, selon ces mêmes sources, Ahmadinejad aurait été déçu par l’opération de sauvetage et le plan visant à le réinstaller au pouvoir. Il a ensuite quitté les lieux dans des circonstances mystérieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à cela, il est allégué que les services de renseignement iraniens ont commencé à enquêter sur ses liens avec Israël et ont recueilli de nombreux renseignements sur ses activités. Selon quatre sources iraniennes de haut rang citées dans l’enquête, Ahmadinejad a été retrouvé et il est actuellement assigné à résidence par les services de renseignement des Gardiens de la révolution, après que les autorités ont rassemblé des preuves de ses contacts avec Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son arrestation, il n’était pas apparu en public jusqu’à la semaine dernière, lorsqu’il a brièvement assisté aux funérailles du Guide suprême Ali Khamenei. Des vidéos de la cérémonie le montrent debout, la tête baissée, entouré de gardes du corps. Les anciens présidents iraniens Hassan Rouhani et Mohammad Khatami n’ont pas assisté aux obsèques. Le Mossad n’a pas répondu aux questions du <em>NYT</em> à ce sujet, de même qu’un porte-parole d’Ahmadinejad.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le Livre des Rois ou Shâhnâmeh est une épopée retraçant l’histoire de l’Iran depuis la création du monde jusqu’à l’arrivée de l’Islam.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N00YVeJA3v"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/en-iran-la-guerre-a-cede-la-place-a-la-paranoia/">En Iran, la guerre a cédé la place à la paranoïa !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Iran, la guerre a cédé la place à la paranoïa ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/en-iran-la-guerre-a-cede-la-place-a-la-paranoia/embed/#?secret=cwGgWl76NP#?secret=N00YVeJA3v" data-secret="N00YVeJA3v" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/14/revelations-comment-le-mossad-a-t-il-recrute-mahmoud-ahmadinejad/">Révélations | Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Quand la politique de Trump affecte le tourisme américain  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/04/quand-la-politique-de-trump-affecte-le-tourisme-americain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 06:58:45 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de douane]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Joint Economic Committee]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[US Travel Association]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump a causé beaucoup de tort aux États-Unis, et notamment au secteur du voyage et du tourisme dans son pays.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/04/quand-la-politique-de-trump-affecte-le-tourisme-americain/">Quand la politique de Trump affecte le tourisme américain  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Donald Trump a causé beaucoup de tort aux États-Unis, mais un rapport récent a révélé à quel point ses actions et sa rhétorique ont nui à son pays en ce qui concerne le secteur du voyage et du tourisme. Et relancé, par ricochet, l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/03/la-chine-bientot-la-1ere-economie-mondiale-du-tourisme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">activité touristique en Chine</a>, son principal concurrent, et pas seulement dans ce domaine.  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong><em>, à Lodz, Pologne</em> *</p>



<span id="more-19130942"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le 4 mai 2026, les démocrates du Joint Economic Committee du Congrès américain ont publié un rapport accablant concluant que les politiques tarifaires et la rhétorique publique du président Trump avaient entraîné une baisse des voyages à l’étranger et coûté des emplois au pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences des politiques de Trump ont été bien plus graves qu’il n’y paraît au premier abord. Les voyages internationaux ont connu une chute spectaculaire en 2025 par rapport à l’année précédente, entraînant des pertes de plusieurs milliards de dollars.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le boycott des Canadiens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport mettait l’accent sur la baisse du nombre de visiteurs étrangers en provenance du Canada afin d’illustrer les effets des mesures prises par Trump durant son mandat. Les Canadiens ont commencé à boycotter les voyages aux États-Unis peu après le retour de Trump à la Maison-Blanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les lourdes taxes douanières annoncées en février 2025, puis imposées au Canada en mars 2025, ont suscité la colère de nombreux Canadiens envers Trump et les États-Unis. Cependant, ce sont surtout les atteintes à leur souveraineté qui ont provoqué leur indignation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les déclarations appelant à faire du Canada le 51<sup>e</sup> État américain, ainsi que les moqueries sur les réseaux sociaux présentant le Premier ministre canadien comme <em>«notre gouverneur du Canada»</em>, ont nourri, en 2025, un mouvement de boycott des produits et services américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données des douanes et de la protection des frontières des États-Unis citées par les auteurs du rapport ont montré qu’il y avait 4,2 millions de visiteurs canadiens de moins ayant passé au moins une nuit sur place en 2025 par rapport à 2024, mais ce n’était pas le seul point de données important.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des données du gouvernement canadien, également reprises dans le rapport, les Canadiens ont effectué 5,7 millions d’excursions d’une journée de moins aux États-Unis, portant la baisse totale des visites canadiennes dans le pays à 9,9 millions en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport du Comité économique mixte du Congrès américain, les Canadiens auraient effectué un nombre record de 14 millions de voyages vers des destinations autres que les États-Unis en 2025. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dépenses des Canadiens en matière de voyages vers des destinations autres que les États-Unis ont connu une hausse de 14 % au cours des trois premiers trimestres de 2025 par rapport à 2024. Les dépenses consacrées aux voyages aux États-Unis ont quant à elles diminué de 15 % durant cette même période. C&rsquo;est tout dire…</p>



<h2 class="wp-block-heading">La chute générale des activités du tourisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Comité économique mixte n’a pas inclus la baisse globale des voyages internationaux vers les États-Unis en 2025 dans son rapport. Cependant, l’US Travel Association estime que le nombre de visiteurs dans le pays a diminué de 5,5 % par rapport à l&rsquo;année précédente pour atteindre 68,3 millions. L’Association américaine du voyage attribue principalement cette baisse à la diminution du nombre de visiteurs canadiens. Parallèlement, les dépenses des touristes étrangers ont fléchi de 2,4 %, pour atteindre 175 milliards de dollars, soit un montant encore inférieur de 19 % à celui observé en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La baisse des dépenses touristiques en 2025 a également été soulignée par le National Economic Council. Les mesures prises par le président Trump durant son mandat ont entraîné un déficit de 14 milliards de dollars pour le secteur touristique américain en 2025, une première depuis le début de la collecte de données dans ce secteur en 1999.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Canada n’était pas le seul pays à infliger des pertes importantes aux Etats-Unis en matière de tourisme. Les Américains ont perdu 882 millions de dollars de dépenses touristiques en raison de la baisse de 12,7 % du nombre de touristes allemands, 432 millions de dollars du fait de la diminution de 7,7 % du nombre de voyageurs français et 459 millions de dollars du fait de la baisse de 7,4 % du nombre de visiteurs australiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pertes d’emplois dans le secteur du voyage américain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La chute des activités touristiques a entraîné d’importantes pertes d’emplois dans le secteur.<em> «Le nombre d’emplois dans l’hôtellerie et l’hébergement a diminué l’an dernier pour la première fois depuis la Grande Récession, exception faite de 2020»</em>, a indiqué le Comité économique mixte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans tous les États du pays, des pertes d’emplois ont été constatés dans le secteur de&nbsp;l’hôtellerie et de l’hébergement. Le taux d’occupation des hôtels était inférieur en 2025 à celui de 2024, et le revenu par chambre disponible a diminué&nbsp;d’une année sur l’autre. Le Colorado arrive en tête des États les plus touchés, avec une baisse de 7,8 % de l’emploi dans l’hôtellerie et l’hébergement. Le Tennessee se classe deuxième, avec une perte de 7,3 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur du tourisme américain représente environ 10 millions d’emplois et contribue à hauteur de plus de 2 000 milliards de dollars à l’économie américaine chaque année, ce qui fait du ralentissement économique provoqué par Trump un problème dont les conséquences ne se sont probablement pas encore fait sentir.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ckvm5a95Gp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/03/la-chine-bientot-la-1ere-economie-mondiale-du-tourisme/">La Chine bientôt la 1ère économie mondiale du tourisme</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Chine bientôt la 1ère économie mondiale du tourisme » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/03/la-chine-bientot-la-1ere-economie-mondiale-du-tourisme/embed/#?secret=F5liXmliDy#?secret=ckvm5a95Gp" data-secret="ckvm5a95Gp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Port de Radès &#124; Un système américain de détection des rayonnements</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/28/port-de-rades-un-systeme-americain-de-detection-des-rayonnements/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2026 09:44:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bill Bazzi]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[matières radioactives]]></category>
		<category><![CDATA[Port de Radès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les États-Unis ont installé un système avancé de détection des rayonnements de nouvelle génération au port de Radès. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les États-Unis ont aidé à l’installation d’un système avancé de détection des rayonnements de nouvelle génération au port de Radès, au sud de Tunis, dans le but de renforcer la sécurité commerciale, économique et nationale de la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-19071137"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle technologie permettra aux autorités portuaires tunisiennes de détecter plus rapidement et plus précisément toute tentative de trafic illicite de matières radioactives et nucléaires, tout en améliorant les capacités de contrôle aux frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Grâce à cette technologie, la Tunisie dispose de la rapidité et de la précision nécessaires pour dissuader, détecter et enquêter sur le trafic de matières radioactives et nucléaires, assurant ainsi la sécurité de nos deux nations»</em>, lit-on sur le site de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’occasion de l’installation du système, le 25 juin 2026, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a remercié le Centre national des sciences et technologies nucléaires, la Douane tunisienne et l’Office de la marine marchande et des ports pour leur collaboration à ce projet. Le diplomate a souligné que <em>«cette coopération soutiendra les efforts de la Tunisie visant à renforcer la sécurité aux frontières grâce à l’utilisation de technologies américaines de pointe»</em>. <em>«Ensemble, nous renforçons les frontières de la Tunisie et protégeons nos citoyens grâce à une technologie américaine de pointe »</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
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		<item>
		<title>Soudan &#124; Al-Burhan courtise Washington</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/soudan-al-burhan-courtise-washington/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah Al-Burhan]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Forces de soutien rapide]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Hemedti Dagalo]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chef d’état-major de l’armée régulière soudanaise Abdel Fattah al-Burhan cherche à courtiser l’administration Trump. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/soudan-al-burhan-courtise-washington/">Soudan | Al-Burhan courtise Washington</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le chef d’état-major de l’armée régulière soudanaise Abdel Fattah al-Burhan cherche à courtiser l’administration Trump après trois de guerre civile sanglante qui l’oppose aux Forces de soutien rapide (FSR) conduites par Hemedti Dagalo et qui sont responsables de génocide et de crimes de guerre. Cependant, cette volonté de se rapprocher avec Washington bute sur deux obstacles, d’abord les liens avec Téhéran qui a fourni des drones décisifs dans la reconquête du territoire par l’armée régulière mais aussi les liens de cette dernière avec des factions proches des Frères Musulmans.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19012924"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-06-16/sudan-ditches-iran-weapons-courting-us-support-for-ending-war?embedded-checkout=true">Bloomberg</a> a publié une enquête de Simon Marks et Mohamed Al-Amin indiquant que l’armée soudanaise a réduit ses achats d’armes iraniennes. Cette enquête, citant des sources bien informées, précise que cette réduction des achats d’armes auprès de l’Iran s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’armée régulière pour obtenir le soutien des États-Unis lors des prochaines négociations visant à mettre fin à la guerre civile qui dure depuis trois ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Bloomberg</em> indique que les drones et autres armements fournis par la République islamique à l’armée soudanaise ont contribué à la reconquête de territoires dans ce conflit qui a fait plus de 100 000 morts et qui implique des puissances étrangères.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gagner les faveurs de Trump</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le soutien apporté par l’Iran constitue un obstacle pour l’armée régulière soudanaise dans ses efforts pour gagner les faveurs du président Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources citées par <em>Bloomberg</em>, parmi lesquelles des diplomates régionaux et un haut responsable de la sécurité soudanaise, ayant tous requis l’anonymat, ont déclaré que l’armée soudanaise a informé les États-Unis qu’elle ne dépend plus de l’Iran pour son approvisionnement en armes et qu’elle souhaite démontrer sa fiabilité en tant que partenaire dans le processus de paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce responsable de la sécurité a indiqué que l’armée soudanaise prend désormais conscience que son alliance avec l’Iran a permis à ses rivaux des FSR conduites par le génocidaire Hemedti Dagalo de la dépeindre comme une force extrémiste à motivation religieuse.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zLEQcldali"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/soudan-les-musees-pilles-et-les-tresors-vendus/">Soudan | Les musées pillés et les trésors vendus !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | Les musées pillés et les trésors vendus ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/soudan-les-musees-pilles-et-les-tresors-vendus/embed/#?secret=RTVp2YGltC#?secret=zLEQcldali" data-secret="zLEQcldali" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette source a ajouté que la stratégie actuelle consiste à rétablir une coopération plus étroite avec les États-Unis et l’Arabie saoudite. Washington a imposé des sanctions l’année dernière au chef d’état-major de l’armée, Al-Burhan, l’accusant de déstabiliser le Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont désigné les Frères musulmans soudanais comme une organisation terroriste étrangère, les identifiant comme le Mouvement islamique soudanais, dont les membres ont autrefois dirigé le pays. Sa branche armée est la Bataillon Al-Bara’ Ibn Malik, alliée à l’armée régulière soudanaise, que les États-Unis accusent de perpétrer des exécutions de masse de civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce récent revirement met en lumière le conflit entre les efforts de paix au Soudan et la confrontation de Washington avec Téhéran. Les États-Unis mènent les efforts de médiation pour un cessez-le-feu dans la guerre civile soudanaise, tout en ayant mené simultanément une guerre contre l’Iran, la même puissance qui a armé l’armée soudanaise, ainsi que des forces supplétives au Moyen-Orient, notamment le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël observe le revirement avec intérêt</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Bloomberg</em> ajoute qu’Israël a manifesté un vif intérêt pour l’évolution de la situation au Soudan et la prise de distance de l’armée vis-à-vis de l’Iran. Le gouvernement soudanais soutenu par l’armée s’est engagé en 2020 à normaliser ses relations avec Israël. À l’époque, le conflit entre l’armée et les FSR n’avait pas encore éclaté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, un porte-parole du département d’État américain a déclaré que les islamistes au Soudan restent liés à l’Iran : <em>«Les islamistes soudanais continuent d’entraver les efforts visant à obtenir un cessez-le-feu pour mettre fin à la guerre actuelle, maintiennent des liens avec le gouvernement iranien, notamment le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), et reçoivent de sa part un soutien technique»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, la Bataillon Al-Bara’ Ibn Malik a nié tout lien avec l’Iran et a réaffirmé son engagement à opérer sous le commandement de l’armée. Le responsable soudanais a déclaré qu’Al- Burhan avait récemment pris des mesures pour mettre à la retraite des généraux de l’armée perçus comme trop favorables aux islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée soudanaise a renoué ses relations avec l’Iran fin 2023 après une interruption de près de sept ans, période durant laquelle Khartoum avait privilégié l’Arabie saoudite. Ce rapprochement avait conduit l’Iran à fournir des drones d’attaque au Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts de médiation répétés des États-Unis et d’autres pays n’ont pas permis de mettre fin à la guerre que les Nations Unies ont qualifiée de pire crise humanitaire au monde. Les pourparlers impliquant des puissances régionales influentes sont au point mort en raison de désaccords sur le rôle que chaque camp devrait jouer au sein d’un éventuel gouvernement de transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux responsables étrangers, connaissant bien les livraisons iraniennes précédentes, ont déclaré qu’aucun signe de soutien récent n’avait été constaté. Le responsable de la sécurité a ajouté que le gouvernement soudanais se tourne désormais vers la Turquie comme source d’assistance alternative.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle des extrémistes religieux </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des sources proches du dossier ont indiqué que la Turquie avait déjà fourni au Soudan des drones TB2 et des munitions. Cependant, le gouvernement soudanais a refusé de commenter ces informations ainsi que les exportations d’armes par des entreprises privées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis et d’autres pays accusent les FSR d’avoir commis un génocide pendant la guerre. Ces derniers décrivent régulièrement l’armée soudanaise comme gangrenée par des extrémistes religieux. L’armée soudanaise, des organisations de défense des droits humains et des experts de l’Onu ont affirmé que les Émirats arabes unis soutenaient les FSR. Abou Dhabi a démenti ces accusations à plusieurs reprises, affirmant ne soutenir aucun camp et qu’un cessez-le-feu immédiat et une transition politique étaient essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les FSR et l’armée ont toutes deux joué un rôle déterminant dans le régime dictature d’Omar el-Béchir au Soudan, renversé en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre ses forces régulières, l’armée a mobilisé d’autres groupes combattants, notamment d’anciens militants pro-démocratie et des islamistes. Le département d’État américain affirme que les Frères musulmans ont fourni plus de 20 000 combattants.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KLoU6L1Rdw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=BodAQx9unp#?secret=KLoU6L1Rdw" data-secret="KLoU6L1Rdw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>États-Unis &#124; Jon Ossoff, l’étoile montante du Parti démocrate !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/16/etats-unis-jon-ossoff-letoile-montante-du-parti-democrate/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 07:14:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jon Ossoff]]></category>
		<category><![CDATA[Parti démocrate]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, un nom circule de plus en plus au sein du Parti démocrate, celui du sénateur de Géorgie Jon Ossoff.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/16/etats-unis-jon-ossoff-letoile-montante-du-parti-democrate/">États-Unis | Jon Ossoff, l’étoile montante du Parti démocrate !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, un nom circule de plus en plus au sein du Parti démocrate, celui du sénateur de Géorgie Jon Ossoff. Le jeune homme de 39 ans est passé ces derniers mois du statut de sénateur influent à celui de candidat sérieux à la présidentielle de 2028, selon les militants, les commentateurs et les stratèges politiques. Il a fait de la lutte contre l’affairisme véreux et la corruption du clan Trump son cheval de bataille. Il s’est illustré également par sa ferme opposition à la guerre génocidaire israélienne de Gaza.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18956986"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Michelle Goldberg a retracé le parcours politique d’Ossof dans le <em><a href="https://www.nytimes.com/2026/06/08/opinion/jon-ossoff-president.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a></em>, saluant ses prises de position contre le président Donald Trump, son engagement contre la corruption et affirmant. Nombreux sont ceux qui souhaitent le voir se présenter à la primaire démocrate pour l’élection présidentielle de 2028, affirme-t-elle.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Ossoff est réélu sénateur de Géorgie, il deviendra immédiatement l’un des principaux candidats à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2028, estime le journaliste Mehdi Hasan, cité par le même journal.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un candidat attrayant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jon Ossoff est un homme politique démocrate américain de premier plan, de confession juive, actuellement sénateur de Géorgie qui a vu sa notoriété exploser sur la scène politique américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est actuellement en campagne pour un second mandat au Sénat lors des élections de mi-mandat et les sondages indiquent qu’il est en tête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ossoff est né en 1987 et il avait seulement 33 ans lors de sa première élection fin 2020. Il est le plus jeune sénateur depuis l’élection de l’ancien président Joe Biden au Sénat en 1972.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours d’Ossoff fait de lui un candidat attrayant pour de nombreux démocrates. Jeune homme politique, originaire du Sud, il représente un État souvent républicain et est un père de famille dont l’épouse Alicia Kramer est une gynécologue-obstétricienne de renom. Ils ont deux jeunes filles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait qu’il soit un élu du sud est très important et symbolique car le sud est devenu au fil du temps la chasse gardée des Républicains et le symbole de l’affaiblissement des Démocrates. Ces derniers doivent reconquérir le sud s’ils souhaitent revenir au pouvoir.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le secret d’une popularité montante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Goldberg pense que les attaques incessantes d’Ossoff contre le président, ainsi que son insistance sur la corruption et les abus de pouvoir au sein de l’administration actuelle, figurent parmi les principales raisons de sa popularité auprès des démocrates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discours d’Ossoff lors de sa campagne de réélection en Géorgie étaient moins axés sur ses rivaux républicains que sur des attaques contre Trump et son clan qu’il appelle <em>«la mafia de Mar-a-Lago»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des extraits vidéo de ses discours ont alimenté une nouvelle vague de spéculations quant à son avenir politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus précisément, les discours d’Ossoff s’articulent généralement autour de deux thèmes principaux. D’une part, la dénonciation des failles et de la corruption au sein du système politique américain et d’autre part, la présentation d’une vision nationale multiethnique et libérale, en opposition à la rhétorique nationaliste de l’administration actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les citations citées par Goldberg figure sa déclaration à ses partisans : <em>«Notre grandeur nationale ne provient ni du sang ni des gènes mais de nos idées».</em> Elle estime que ce type de rhétorique vise à reconquérir un récit national américain fédérateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contre la corruption et l’autoritarisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant son entrée en politique, il a notamment dirigé une société spécialisée dans la production de documentaires et d’enquêtes sur la corruption et les violations des droits de l’homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a supervisé des enquêtes sur les crimes de l’État islamique, la corruption dans le sport africain et d’autres affaires d’abus de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ossof estime que ces expériences ont façonné sa vision de la politique. Il affirme que sa conviction que la corruption est au cœur de l’oppression et de la tyrannie est antérieure à son engagement public et que son expérience dans les enquêtes sur les crimes de guerre et les violations des droits de l’homme lui a démontré le lien étroit entre corruption et autoritarisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Juif opposé à la politique d’Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Outre son opposition à la corruption, Ossof bénéficie d’une popularité particulière au sein des cercles démocrates grâce à sa position sur Israël. Juif, il est aussi un critique virulent de la politique israélienne, ce qui lui permet de rallier diverses factions au sein du parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il souligne qu’il n’est pas antisioniste et qu’il est attaché à <em>«la sécurité et au bien-être du peuple israélien»</em> mais qu’il est aussi un fervent critique de la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, Ossoff figurait parmi les 19 seuls sénateurs à avoir soutenu une résolution présentée par le sénateur Bernie Sanders demandant l’arrêt de certaines livraisons d’armes américaines à Israël. Il a ainsi bravé les pressions de l’administration Biden qui s’opposait à une telle mesure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une intervention au Sénat à cette époque, Ossoff a déclaré que le peuple américain était légitimement choqué par le manque d’attention porté à la vie des civils palestiniens innocents. Il a ajouté qu’un grand nombre d’enfants à Gaza avaient été tués ou grièvement blessés, des blessures qui auraient pu être évitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Goldberg soutient que cette position centriste lui confère un avantage politique rare car il est difficile pour les partisans d’Israël de l’accuser d’antisémitisme et pour les critiques de l’administration Biden de le tenir responsable des politiques qui ont conduit au nombre élevé de victimes civiles à Gaza.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un opposant à la «classe Epstein» </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Goldberg soutient qu’Ossoff fonde son discours politique sur l’idée que la lutte contre la corruption est le moyen le plus efficace de contrer les tendances autoritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle cite le politologue Adam Bonica qui estime que la colère populaire face à la corruption a contribué à la chute de gouvernements et de dirigeants dans plusieurs pays et que les mouvements anticorruption sont capables d’unir divers segments de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ossoff tente d’appliquer cette approche aux États-Unis en se concentrant constamment sur les questions de corruption et de trafic d’influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, il fait fréquemment référence à ce qu’il appelle la <em>«classe Epstein»</em>, en allusion aux réseaux d’argent et d’influence associés au milliardaire américain Jeffrey Epstein accusé de trafic sexuel de mineures et qui incluent des personnalités des partis républicain et démocrate.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Son objectif, modifier la nature du débat politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le buzz médiatique autour de son nom, Ossoff insiste sur le fait qu’il n’a aucune intention de se présenter à la présidence. Il a qualifié les discussions de plus en plus fréquentes à ce sujet de <em>«malédiction»</em> qui détourne l’attention des élections de mi-mandat qu’il juge plus importantes actuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Goldberg rappelle que les hommes politiques américains nient souvent leurs ambitions présidentielles des années avant d’annoncer leur candidature. Elle cite l’exemple de l’ancien président Barack Obama qui a refusé d’évoquer la présidence lors de sa campagne pour le Sénat en 2004 avant de devenir président des États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Goldberg conclut qu’Ossoff tente de modifier la nature du débat politique aux États-Unis. Au lieu de l’affrontement traditionnel entre la droite et la gauche, il cherche à faire de la corruption l’alpha et l’oméga du débat politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément pour cette raison qu’un nombre croissant de démocrates le considèrent comme un potentiel futur leader du parti. S’il parvient à remporter un nouveau mandat en Géorgie, surtout avec une avance confortable, il pourrait subir une pression croissante de la part des dirigeants et des sympathisants du parti pour se lancer dans la course présidentielle, qu’il le souhaite ou non.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/16/etats-unis-jon-ossoff-letoile-montante-du-parti-democrate/">États-Unis | Jon Ossoff, l’étoile montante du Parti démocrate !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Donald Trump enrage contre le Sultanat d’Oman !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/09/donald-trump-enrage-contre-le-sultanat-doman/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 07:01:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[États du Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Sultanat d’Oman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump avertit le sultanat d'Oman qu'il devait «agir comme tout le monde, sinon nous serons obligés de le faire sauter». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/09/donald-trump-enrage-contre-le-sultanat-doman/">Donald Trump enrage contre le Sultanat d’Oman !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a deux ans, la Trump Organization, le conglomérat de la famille Trump, annonçait qu’un complexe hôtelier et golfique de luxe de 500 millions de dollars lancé au Sultanat d’Oman allait rehausser le statut du sultanat en tant que «destination mondiale de premier plan». Les fils de Trump, Donald Jr et Eric, se sont rendus à Oman quand la maquette du projet a été dévoilée. Depuis, l’humeur du président américain a changé et il est allé jusqu’à menacer de bombarder le pays. Quand un forcené dirige la première puissance mondiale (pour combien de temps encore ?), on doit s’attendre à tout, et surtout au pire</em></strong><em> (Photo : Trump ne cesse d&rsquo;humilier ses supposés alliés du Golfe). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18888182"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un premier temps, certains à Mascate ont cru que Trump s’était trompé et visait l’Iran par ses propos avant que le département d’État américain ne publie une vidéo où il avertissait Oman que le pays devait <em>«agir comme tout le monde, sinon nous serons obligés de le faire sauter»</em>, rapporte le <a href="https://www.ft.com/content/a25ad28c-f360-4331-a18e-f93b0da6c372?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette sortie sans précédent contre un allié de longue date des États-Unis, qui joue depuis des années un rôle de médiateur régional, découle des soupçons de Trump selon lesquels le sultanat soutiendrait les efforts de l’Iran pour imposer des droits de passage aux navires traversant le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, les États-Unis ont également de plus en plus de mal à supporter la neutralité et le refus de la politique des Axes qui sont la marque de fabrique de la diplomatie omanaise. Washington fait pression pour que Mascate rompe ses relations diplomatiques avec Téhéran.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les analystes, cette menace reflète également la frustration de Trump face à l’incapacité de son administration à contraindre l’Iran à rouvrir cette voie maritime vitale et à atténuer la crise énergétique mondiale engendrée par sa fermeture, ce qui le pousse à diriger sa colère vers ses alliés régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Arabes sommés de normaliser avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Emile Hokayem, expert à l’International Institute for Strategic Studies (IISS) à Londres, a déclaré :<em> «Dans sa quête d’un quelconque avantage stratégique à tirer d’une guerre contre l’Iran, Trump fait pression sur des pays qu’il estime redevables envers lui comme l’Arabie saoudite, ou qui compliquent ses efforts comme Oman»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hokayem a décrit l’approche de Trump en ces termes : <em>«Si l’Iran ne peut lui apporter la victoire alors les États du Golfe le doivent. Cela témoigne de sa frustration face à la situation et démontre son indifférence aux intérêts de ces pays»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a également déclaré qu’il devrait être <em>«obligatoire»</em> pour les pays arabes et musulmans, notamment l’Arabie saoudite, le Pakistan et le Qatar, de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre de tout accord américain avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela survient malgré le fait que nombre de ces pays tiennent Israël pour responsable de la guerre, le perçoivent comme une puissance de plus en plus agressive déstabilisant la région et conditionnent la normalisation des relations à la création d’un État palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable arabe a déclaré : <em>«Il tente d’apaiser le lobby pro-israélien aux États-Unis et de rejeter la faute sur les États du Golfe»</em>. Il a toutefois ajouté qu’Oman aurait pu mieux gérer ses relations avec Trump.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OEdkwQnyYc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/21/israel-pays-du-golfe-%e2%94%82-quelle-normalisation-au-milieu-dun-genocide/">Israël &#8211; Pays du Golfe │ Quelle normalisation au milieu d’un génocide ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël – Pays du Golfe │ Quelle normalisation au milieu d’un génocide ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/21/israel-pays-du-golfe-%e2%94%82-quelle-normalisation-au-milieu-dun-genocide/embed/#?secret=mamiy894h1#?secret=OEdkwQnyYc" data-secret="OEdkwQnyYc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La neutralité de Mascate dérange  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Oman s’était forgé une réputation de partenaire fiable vers lequel Washington se tournait pour une médiation avec l’Iran, rôle qu’il jouait encore la veille du déclenchement de la guerre aux côtés des États-Unis et d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que Mascate ait cherché à maintenir sa neutralité depuis le début du conflit, le 28 février, ses critiques publiques à l’égard de celui-ci ont irrité les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oman était manifestement frustré par l’abandon de la voie diplomatique par Trump car le pays croyait un accord imminent et accusait les États-Unis et Israël de mener une guerre illégale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les représailles iraniennes, qui ont consisté en des attaques contre les alliés des États-Unis dans la région, Oman était l’État arabe le plus enclin à la désescalade, contrairement à ses voisins, choqués par la riposte agressive de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci reflète la volonté de Mascate de projeter une image de neutralité dans une région instable et sa conscience de sa vulnérabilité face à des voisins plus puissants mais cela a également permis à Oman de subir beaucoup moins d’attaques que les autres États du Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Boussaidi, déclarait sur la plateforme X au début du conflit :<em> «Notre neutralité est un engagement pour la paix, pierre angulaire de notre sécurité nationale et don unique d&rsquo;Oman au monde»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Boussaidi, qui avait mené la médiation américano-iranienne avant la guerre, écrivit plus tard qu’Oman collaborait avec la République islamique pour garantir la sécurité du passage dans le détroit, tandis que Téhéran insistait sur sa volonté de conserver le contrôle de cette voie maritime par laquelle transite habituellement environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Boussaidi a également plaidé pour des solutions <em>«pragmatiques»</em> afin de garantir une <em>«liberté de navigation permanente»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, une source proche des négociations a indiqué que Mascate <em>«n’a jamais envisagé l’idée d’imposer des droits de passage et que son attachement au droit international et à la liberté de navigation est ferme et inébranlable».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette même source a ajouté : <em>«Nous étudions la possibilité d’imposer des redevances légales pour les services rendus à l’avenir afin de financer les mesures d’atténuation des impacts environnementaux sur la voie navigable et d’améliorer la gestion de la navigation»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La position plus conciliante d’Oman à l’égard de l’Iran a mis le sultanat en porte-à-faux non seulement avec les États-Unis mais aussi avec ses voisins du Golfe qui s’opposent fermement à tout système de péage dans le détroit d’Ormuz.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Oman résiste aux pressions américaines</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire au Trésor américain Scott Bisnett a fait suite à l’avertissement de Trump en menaçant de sanctions <em>«Oman ou toute entité qui facilite, directement ou indirectement, la perception de péages dans le détroit»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a déclaré par la suite que l’ambassadeur d’Oman aux États-Unis l’avait assuré que Mascate n’avait aucunement l’intention de soutenir l’instauration de péages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oman a également résisté aux pressions américaines visant à l’inciter à rejoindre les accords d’Abraham, négociés par Trump, qui ont conduit à la normalisation des relations entre les Émirats arabes unis et trois autres États arabes et Israël il y a cinq ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le seul État du Golfe à ne pas avoir rejoint ce que Trump appelle le <em>«Conseil de paix»</em> pour la reconstruction de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jon B. Alterman, expert au Center for Strategic and International Studies à Washington, a déclaré que les administrations américaines successives avaient apprécié le rôle d’Oman et compris sa position, compte tenu de sa proximité avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les déclarations intempestives de Trump risquent d’alimenter une méfiance plus générale des pays du Golfe face à l’instabilité de la politique américaine, une préoccupation de longue date qui s’est intensifiée durant le second mandat du président et qui devrait inciter certains pays à réduire leur dépendance à l’égard de Washington en approfondissant d’autres relations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Cela renforce leurs inquiétudes concernant Trump. D’un côté, on peut le convaincre mais cela ne signifie pas qu’il restera un professionnel intraitable. Le président perçoit une certaine imprévisibilité comme un atout, mais à long terme, cela pousse les pays à diversifier et à limiter leurs relations»</em>, a déclaré Alterman.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kristin Smith Diwan, de l’Arab Gulf States Institute à Washington, a déclaré que <em>«même si la position d’Oman suscite certaines inquiétudes, aucun des États du Golfe ne souhaite voir l’un de ses partenaires menacé de bombardements»</em>.&nbsp;Elle a ajouté : <em>«Ils savent qu’ils ont besoin des États-Unis pour leur sécurité mais ils savent aussi qu’ils ne peuvent plus compter sur eux»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le style déplorable de Trump</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bader Al-Saif, universitaire koweïtien, a souligné qu’Oman n’est pas le premier État du Golfe à subir le style diplomatique abrasif de Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a notamment pris à partie le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors d’une remarque particulièrement cinglante prononcée à Miami en mars, à l’occasion d’une conférence sur l’investissement organisée par l’Arabie saoudite. Après avoir initialement fait l&rsquo;éloge du prince héritier, Trump a déclaré : <em>«Il ne pensait pas qu’il allait me lécher les bottes»</em>.&nbsp;Il s&rsquo;est également moqué plus tard du Koweït pour avoir abattu par erreur trois drones américains en mars. Cependant, les États du Golfe, dont Oman, ont réagi à ces déclarations par un silence diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«C’est son style déplorable. Nous ne pouvons pas le laisser nous entraîner à son niveau. Ce n’est pas ainsi que nous réagissons. Nous ne sommes pas sur un ring de boxe»</em>, a déclaré Al-Saif à propos de Trump.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0cJlQN8mum"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/14/un-dernier-baroud-dhonneur-de-trump-dans-la-region-du-golfe/">Un dernier baroud d’honneur de Trump dans la région du Golfe ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un dernier baroud d’honneur de Trump dans la région du Golfe ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/14/un-dernier-baroud-dhonneur-de-trump-dans-la-region-du-golfe/embed/#?secret=7FtuUxORkV#?secret=0cJlQN8mum" data-secret="0cJlQN8mum" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Nouveau choc mondial &#124; Argent rare pour les pays en développement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/nouveau-choc-mondial-argent-rare-pour-les-pays-en-developpement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 09:26:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous vivons dans un monde où le capital devient plus rare, plus cher et plus capté par les priorités du Nord aux dépens des pays en développement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/nouveau-choc-mondial-argent-rare-pour-les-pays-en-developpement/">Nouveau choc mondial | Argent rare pour les pays en développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis plusieurs mois, un signal majeur traverse le marché obligataire américain — c’est-à-dire le marché de la dette des États-Unis — sans être encore pleinement déchiffré par les capitales du Sud global. Elles auraient pourtant tort de le considérer comme une affaire lointaine de banquiers centraux, de traders ou d’économistes spécialisés. Ce signal engage leur avenir financier plus directement, et plus durablement, que celui des États-Unis eux-mêmes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar </strong>*</p>



<span id="more-18831054"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce signal, il faut accepter d’entrer dans le langage technique des marchés parce que c’est précisément dans ces indicateurs, souvent réservés aux salles de marché, que se lit désormais la géopolitique réelle du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe d’abord une courbe des taux classique, qui indique le coût de l’argent selon la durée de l’emprunt — deux ans, cinq ans, dix ans ou plus. Mais les marchés construisent aussi une courbe des taux <em>«forward»</em>, qui exprime non pas seulement les taux d’aujourd’hui, mais les taux implicites attendus pour des périodes futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux réel forward à <em>«dix ans dans dix ans»</em> des bons du Trésor américain correspond ainsi au taux d’intérêt réel que les marchés anticipent pour un prêt de dix ans commençant dans dix ans. Parce qu’il regarde au-delà des turbulences immédiates ou passagères, il est souvent lu comme un indicateur du niveau auquel les taux réels de long terme pourraient durablement se stabiliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or ce taux réel vient d’atteindre son plus haut niveau depuis plus de vingt ans. Cela signifie que le mouvement actuel ne peut être réduit au choc pétrolier provoqué par la fermeture du détroit d’Ormuz, puisque l’effet de l’inflation est corrigé – le signal est plus profond. Il révèle une transformation structurelle du prix mondial du capital, dans un monde où les grandes puissances financent simultanément leur réindustrialisation, leur réarmement, leur transition énergétique et leur révolution technologique, tandis que l’épargne disponible demeure limitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Sud global, l’enjeu est immense, car il risque de payer, par un argent plus rare et plus cher, la nouvelle puissance productive du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande ruée vers le capital</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour saisir l’ampleur de ce qui se joue, il faut d’abord comprendre ce que les économistes appellent le taux d’intérêt réel neutre. Ce concept désigne le taux d’intérêt réel compatible avec une économie à son plein potentiel, sans surchauffe ni récession. C’est, en quelque sorte, le taux d’équilibre naturel du capital, ni trop cher pour décourager l’investissement, ni trop bas pour alimenter une bulle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant trente ans — des années 1990 jusqu’à la pandémie — ce taux neutre mondial a chuté inexorablement. Les banquiers centraux, les fonds de pension et les trésoriers d’État du monde entier s’y sont adaptés, construisant leurs modèles budgétaires, leurs stratégies de dette et leurs projets d’investissement dans un monde structurellement à taux bas. Ce monde est terminé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux réel forward à dix ans dans dix ans des bonds du Trésor constitue la meilleure approximation en temps réel, du taux d’intérêt réel neutre de long terme que les marchés anticipent. Quand il monte fortement — comme c’est le cas aujourd’hui — cela signifie que les investisseurs collectivement jugent que le taux neutre mondial s’est durablement réinstallé à un niveau structurellement plus élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc important de comprendre, pourquoi les forces profondes qui déterminent le coût à long terme du capital dans le monde ont changé de régime — et qui paiera le prix de ce changement&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MnZWN7YdOT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=kMkfn1Ll33#?secret=MnZWN7YdOT" data-secret="MnZWN7YdOT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Quand le Nord aspire l’épargne du monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse tient à une réalité simple que les grandes puissances financent simultanément leur réindustrialisation, leur réarmement, leur transition énergétique et leur révolution technologique. Toutes ces priorités consomment l’épargne mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux États-Unis, les grands plans industriels, les dépenses de défense et les investissements massifs dans l’intelligence artificielle (IA) mobilisent des centaines de milliards de dollars. En Europe, la guerre en Ukraine a réveillé l’urgence énergétique et militaire. Partout, le rapatriement des chaînes de valeur — relocalisation industrielle de capacités autrefois transférées vers l’Asie — exige de reconstruire usines, infrastructures et compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choc de demande de capital est donc immense. Mais il est capté d’abord par les économies qui attirent déjà l’essentiel de l’épargne institutionnelle mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud global entre dans cette compétition avec des monnaies plus fragiles, des marchés financiers moins profonds, des notations d’agences dégradées et des primes de risque plus lourdes. Il emprunte plus cher au moment même où le Nord aspire davantage de capital.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la demande de capital augmente plus vite que l’épargne disponible, son prix monte. Ce prix, c’est le taux d’intérêt réel. Et pour les pays en développement, cette hausse survient au pire moment, lorsqu’ils doivent financer à la fois leur industrialisation, leur transition énergétique et leur souveraineté économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le taux neutre, révélateur d’une fracture de croissance potentielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La hausse du taux réel neutre révèle une fracture plus durable, celle de la croissance potentielle. Ce taux est lié à la capacité d’une économie à croître durablement sans inflation, grâce à sa démographie, son capital et sa productivité. Lorsqu’il augmente, les marchés anticipent donc, implicitement, une économie plus productive demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que l’IA change l’équation. Si elle produit ne serait-ce qu’une partie des gains annoncés, les pays qui en maîtrisent les infrastructures — puissance de calcul, semi-conducteurs, modèles de fondation, données, applications industrielles — verront leur croissance potentielle s’élever.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le problème est géographique. L’essentiel des investissements de l’IA se concentre aux États-Unis, en Chine et dans quelques économies avancées. L’Afrique, l’Asie du Sud et l’Amérique latine risquent fortement de rester à la périphérie – non productrices de cette révolution, mais clientes de technologies conçues ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud global pourrait ainsi subir la hausse du coût mondial du capital sans bénéficier des gains de productivité qui la justifient. Il achèterait l’IA des autres, en paierait le prix financier, mais n’en capterait pas les dividendes.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2iEiTFLYzM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/">XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/embed/#?secret=21KZ5JZLn9#?secret=2iEiTFLYzM" data-secret="2iEiTFLYzM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Quand la dette devient une mécanique de dépendance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soutenabilité budgétaire obéit à une règle simple, formulée par Evsey Domar qui indique que lorsque le taux d’intérêt réel payé sur la dette publique dépasse durablement le taux de croissance réelle de l’économie, le ratio dette/PIB augmente mécaniquement, sauf à dégager des excédents budgétaires politiquement difficiles à maintenir (fiscalité…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contrainte pèse déjà sur les États-Unis eux-mêmes. Un taux réel forward à dix ans dans dix ans de trois et demi pour cent est difficilement compatible avec une économie dont la croissance réelle de long terme est estimée autour de deux et demi pour cent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément pour cette raison que les marchés commencent à émettre des signaux sur la solvabilité américaine — dont le plus troublant est que les obligations souveraines chinoises libellées en dollars se négocient désormais quarante points de base <em>en dessous</em> des bons du Trésor américain de maturité comparable. Le marché dollar lui-même juge implicitement la Chine plus solvable que les États-Unis dans leur propre monnaie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour le Sud global, l’équation est autrement plus insupportable. Une économie africaine qui croit à un taux réel de 4 %, mais empruntant en dollars à 6 ou 8 % en termes réels, voit sa dette diverger par simple mécanique financière. Ce n’est pas nécessairement une faute de gestion, c’est l’arithmétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La contradiction fondamentale du financement climatique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ici réside une hypocrisie structurelle que la diplomatie internationale préfère ne pas formuler trop clairement, mais qui devient chaque année plus intenable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les engagements de financement climatique du G7 — cent milliards de dollars par an dans un premier temps, trois cents milliards dans les engagements plus récents — ont été conçus dans un monde à taux zéro ou négatifs, où les institutions multilatérales pouvaient lever des fonds à très faible coût et les recycler en financements concessionnels (<em>prêts à taux inférieurs aux taux de marché</em>). Ce monde n&rsquo;existe plus. Les institutions de Bretton Woods — FMI, Banque mondiale et banques régionales de développement — opèrent sur des bilans et des mandats conçus dans l’ère de l’abondance monétaire post-2008. Leur capacité de prêt concessionnel est structurellement insuffisante face à l’ampleur des besoins dans un environnement de taux réels durablement élevés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transition énergétique que les pays du G7 demandent au Sud global — abandonner les énergies fossiles, sauter directement vers les renouvelables, atteindre la neutralité carbone selon des calendriers négociés dans des salles climatisées de Paris, Londres ou New York — coûtera, selon l’Agence internationale de l’énergie, plus de 2000 milliards de dollars par an dans les économies en développement d’ici 2030. À un taux réel de financement de six à huit pour cent, le coût actualisé de cet effort devient mathématiquement insoutenable pour la majorité des budgets souverains concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, le capital privé institutionnel — fonds de pension, compagnies d’assurance, véhicules d’infrastructure — qui était censé être mobilisé par effet de levier observe que le taux réel sans risque de référence américain est à trois et demi pour cent. Pour qu’il investisse dans une centrale solaire au Sahel, avec son risque de change (<em>la perte potentielle liée aux fluctuations de la monnaie locale face au dollar</em>), son risque politique, ses incertitudes réglementaires et son risque de construction, il faudra lui offrir un rendement ajusté du risque significativement supérieur. Ce rendement implique des tarifs d’électricité que les économies concernées ne peuvent pas absorber. Le bouclage financier est brisé — structurellement, pas accidentellement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La géographie du taux neutre comme nouvelle carte de la vulnérabilité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut insister sur un point que les économistes des institutions internationales tendent à oublier, le taux neutre mondial n’est pas une réalité unique que tous les pays subissent également.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux réel américain est le plancher implicite du système. Au-dessus, les marchés empilent des primes de risque (<em>des majorations de taux exigées pour compenser le risque supplémentaire perçu</em>) qui varient selon la solidité institutionnelle, la profondeur des marchés locaux, la liquidité des actifs, la crédibilité de la politique monétaire et la dynamique de la dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que la hausse actuelle du taux neutre américain fait, concrètement, c’est déplacer vers le haut toute cette architecture de primes. Un pays qui empruntait à quatre pour cent en réel emprunte désormais à six pour cent en réel, voire plus. La différence, sur un horizon de dix à vingt ans, est la différence entre une trajectoire de développement soutenable et une décennie perdue consacrée à rembourser — ou à renégocier — une dette excessive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont, ironiquement, les pays qui ont le mieux géré leur politique économique — ceux qui ont accédé aux marchés internationaux, réduit leur dépendance aux dons et aux prêts bilatéraux, développé leurs marchés obligataires domestiques — qui sont les plus directement exposés à cette transmission. Ils avaient joué selon les règles du système libéral. Le système vient de changer les règles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jHa8u5CfAk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/le-divorce-nord-sud-la-fracture-du-siecle/">Le divorce Nord-Sud | La fracture du siècle ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le divorce Nord-Sud | La fracture du siècle ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/le-divorce-nord-sud-la-fracture-du-siecle/embed/#?secret=2WeqA2PJ3P#?secret=jHa8u5CfAk" data-secret="jHa8u5CfAk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Quatre réponses pour ne pas subir le nouvel ordre du capital</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette nouvelle géographie du capital, le Sud global ne peut se contenter de demander de meilleures conditions. Il doit imposer une autre architecture financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier impératif est d’exiger une recapitalisation massive des banques multilatérales de développement, assortie d’une réforme réelle de leur gouvernance. Le G7 ne peut mobiliser des milliers de milliards pour sa réindustrialisation et son réarmement tout en laissant sous-financées les institutions censées porter le développement, ni conserver des droits de vote hérités d’un ordre conçu avant la décolonisation d’une grande partie du Sud global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second est une indexation rigoureuse et contraignante des conditionnalités climatiques imposées au Sud global sur la réalité des conditions de financement. L’injonction d’abandonner le charbon d’ici 2030 formulée dans un monde à taux zéro n’a plus le même sens dans un monde à taux réel de plus de six pour cent. Les délais, les montants et les instruments doivent être recalibrés en conséquence — pas dans les discours, dans les engagements contractuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième, relève de la souveraineté économique des pays concernés eux-mêmes. Le développement systématique des marchés obligataires en monnaie locale (<em>permettant à un État d’emprunter auprès d’investisseurs dans sa propre devise, éliminant le risque de change</em>), la réduction de l’exposition au financement externe en dollars, la construction de partenariats financiers diversifiés — incluant, avec discernement, les nouvelles institutions multilatérales non occidentales — ne sont plus des options idéologiques. Elles sont des nécessités prudentielles dans un monde où le coût de financement de référence vient d’être durablement réévalué à la hausse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième impératif est de distinguer radicalement la dette qui entretient la dépendance de la dette qui construit la puissance. Dans un monde de taux réels élevés, chaque dollar emprunté doit être orienté vers des actifs capables d’accroître la productivité future : énergie, ports, logistique, irrigation, éducation technique, infrastructures numériques&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le Sud global doit comprendre que la hausse des taux réels américains n’est pas un simple accident de marché, c’est le signal d’un monde où le capital devient plus rare, plus cher et plus capté par les priorités du Nord — réindustrialisation, défense, IA, transition énergétique. Si rien ne change, les pays du Sud financeront indirectement la puissance des autres tout en voyant se refermer l’espace financier nécessaire à leur propre développement. La souveraineté économique se jouera dans la capacité à accéder à un capital long, stable et soutenable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud global doit dès lors cesser de subir le prix mondial de l’argent, il lui faut réformer l’ordre financier multilatéral, bâtir ses propres marchés de capitaux et refuser que l’accès au capital devienne le nouveau visage de l’inégalité mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier. </em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/nouveau-choc-mondial-argent-rare-pour-les-pays-en-developpement/">Nouveau choc mondial | Argent rare pour les pays en développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La cherté des billets va-t-elle gâcher la Coupe du monde aux États-Unis ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 07:56:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le football est un sport populaire, cependant la cherté des billets des matchs de la Coupe du Monde 2026 est aux antipodes de cet esprit. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/26/la-cherte-des-billets-va-t-elle-gacher-la-coupe-du-monde-aux-etats-unis/">La cherté des billets va-t-elle gâcher la Coupe du monde aux États-Unis ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le football est un sport populaire et la Coupe du monde est la grande messe de ce 0sport de masse cependant la cherté des billets des matchs du tournoi qui auront lieu aux États-Unis est aux antipodes de cet esprit. Les tarifs exorbitants, y compris pour les Américains, inquiètent sérieusement les observateurs qui craignent que cela ait un impact négatif sur l’attrait de la Coupe du Monde. Nous sommes bien loin des billets à 25 dollars du précédent Mondial organisé aux États-Unis en 1994. Heureusement qu’au Mexique, pays co-organisateur, la situation est bien meilleure !</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18818240"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Adam Minter, éditorialiste spécialiste du business du sport, écrit dans <a href="https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2026-05-20/us-world-cup-fans-pay-more-for-less-than-mexico-does?embedded-checkout=true" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a> qu’à l’approche du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026 en Amérique du Nord, la Fifa vend des places tout en haut des tribunes pour les matchs de l’équipe nationale américaine à près de 2 000 dollars (prix initial). Pour les supporters les plus fortunés, un forfait hospitalité pour deux coûte plus cher qu’une voiture de luxe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les supporters s’interrogent sur la façon dont les choses en sont arrivées là. La situation actuelle est bien loin de l’époque où la Coupe du Monde reposait sur un accord tacite : les pays prenaient en charge les coûts en échange d’infrastructures améliorées et d’une image internationale renforcée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays où le football était encore en développement, il existait également un potentiel de progrès réel pour la formation des jeunes et le football professionnel. Et si le divertissement télévisé ne suffisait pas, les supporters pouvaient toujours se permettre d’assister aux matchs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Telle était la logique de la Coupe du Monde de 1994, la dernière organisée aux États-Unis. À cette époque, le football était marginal dans le paysage sportif américain et le tournoi offrait l’opportunité de changer la donne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le public américain exclu </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Amérique n’a pas besoin de ce genre d’aide en 2026. Elle dispose des infrastructures, du secteur touristique et des ligues de football qui attirent les stars internationales. Dès lors, si les supporters n’ont pas les moyens de s’offrir un billet pour la Coupe du Monde, il est légitime de se demander : qu’est-ce que le public américain gagnera réellement à accueillir le tournoi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Historiquement, la réponse a été claire pour de nombreux pays. Le Brésil a accueilli la Coupe du monde de 1950, notamment pour se défaire de son image de régime autoritaire et se présenter comme une nation moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Coupe du monde de 1966 en Angleterre, organisée à une époque où la puissance du pays déclinait, visait à renforcer son rayonnement international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres pays ont profité du tournoi pour mettre en valeur leurs avancées technologiques. Par exemple, le Mexique, pionnier de la télévision couleur, est devenu le premier pays hôte, en 1970, à diffuser le tournoi dans le monde entier avec les couleurs éclatantes que les supporters voyaient dans les stades.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les stades construits pour la Coupe du monde de 1970 et les Jeux olympiques de 1968 ont contribué à l’essor du football professionnel national et ont en partie préparé le terrain pour que le Mexique puisse accueillir à nouveau le tournoi en 1986. Cette Coupe du monde, organisée quelques mois seulement après le séisme dévastateur de Mexico, a également démontré la résilience du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout aussi important, le tournoi a renforcé l’idée que les matchs devaient rester accessibles à la population locale et non pas seulement aux plus aisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à une période relativement récente, assister aux matchs de la Coupe du Monde restait financièrement possible pour de nombreux supporters. Lors de la Coupe du Monde de 1986, les billets les moins chers coûtaient environ l’équivalent d’une journée de salaire pour un ouvrier mexicain. Bien que cela représente toujours une dépense importante, elle restait abordable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus important encore, ces billets ont transmis un message essentiel aux Mexicains qui ont supporté les coûts et les désagréments liés à l’organisation du tournoi, notamment après la catastrophe naturelle : ce tournoi est aussi le vôtre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, les choses sont complètement différentes pour le public américain en 2026 qui se trouve exclu de l’évènement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, comme pour chaque Coupe du Monde, les citoyens ordinaires devront supporter le poids des foules, des mesures de sécurité et autres perturbations durant toute la période de l’événement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement fédéral dépense 625 millions de dollars pour la sécurité, tandis que chacune des 11 villes hôtes débourse jusqu’à 200 millions de dollars, selon <em>Politico</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur estime que les avantages ne sont pas aussi évidents et que les États-Unis semblent être les grands perdants dans cette histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">80% des hôteliers s’inquiètent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Amérique tirera-t-elle réellement profit de la Coupe du Monde 2026 ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il suffit de se rappeler la dernière fois que les États-Unis ont accueilli la Coupe du Monde, en 1994. À l’époque, les avantages en termes d’accessibilité financière étaient concrets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En contrepartie de l’organisation de l’événement, la Fédération américaine de football (USSF) s’était engagée à créer la Ligue nationale de football américain (NFL). Contrairement à la situation actuelle, les supporters pouvaient se permettre d’assister aux matchs avec des billets à partir de 25 dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois décennies plus tard, la ligue compte 27 équipes à travers les États-Unis, des stades dédiés au football et occupe une place de choix dans la culture sportive américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même les gains à court terme habituellement associés aux grands événements ne sont pas au rendez-vous cette fois-ci. Selon l’American Hotel &amp; Lodging Association, jusqu’à 80% des hôteliers s’inquiètent du nombre de réservations, inférieur aux prévisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce fait, une part importante du grand public a le sentiment de ne pas bénéficier des décisions prises par les autorités nationales et locales d’organiser et de soutenir le tournoi. Jusqu’à présent, cela ne semble pas préoccuper la Fifa qui s’est montrée peu encline à rendre le tournoi financièrement accessible au public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la déception et la frustration des supporters ne parviennent pas à inciter l’instance dirigeante du football à agir, un facteur plus sensible pourrait bien le faire : la difficulté d’accès aux matchs menace de priver le tournoi, et même sa retransmission télévisée mondiale, de l’expérience collective et nationale qui confère aux grands événements comme la Coupe du Monde leur caractère unique et justifie les investissements colossaux qu’ils représentent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour le Mexique, le tournoi est une fête nationale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La bonne nouvelle, c’est que l’ancien accord tacite n’a pas disparu partout. Au Mexique, co-organisateur de la Coupe du Monde 2026, le tournoi est encore perçu comme une fête nationale plutôt que comme un simple divertissement exclusif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses nombreux avantages, le tournoi justifie la construction d’un stade emblématique, offre l’opportunité de moderniser les espaces publics à travers le pays qui serviront aux festivités et contribue à renforcer l’image du Mexique à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces retombées positives pour la collectivité devraient compenser en partie la déception que pourraient ressentir les Mexicains face au nombre limité de billets abordables, dont le prix de départ est d’environ 60 dollars, soit environ 1 038 pesos mexicains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, à un moment donné, la question ne se limitera plus aux bénéfices que la population locale retirera de la Coupe du Monde. Il s’agira de savoir si un tournoi fondé sur le concept de participation mondiale peut résister à une baisse de son attrait car c’est précisément cet attrait qui lui confère sa valeur et sa signification à l’échelle mondiale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/26/la-cherte-des-billets-va-t-elle-gacher-la-coupe-du-monde-aux-etats-unis/">La cherté des billets va-t-elle gâcher la Coupe du monde aux États-Unis ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>États-Unis &#124; Le clan Trump s’offre l’immunité fiscale à vie !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2026 07:30:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Todd Blanche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’État de droit ne cesse d’être piétiné par  Donald Trump qui s'est offert une immunité fiscale à vie pour lui, sa famille et ses entreprises.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/etats-unis-le-clan-trump-soffre-limmunite-fiscale-a-vie/">États-Unis | Le clan Trump s’offre l’immunité fiscale à vie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’État de droit ne cesse d’être piétiné par le président américain Donald Trump. Ce dernier a retiré sa plainte contre l’administration fiscale en contrepartie d’une immunité fiscale à vie pour lui, sa famille et ses entreprises. Il a également créé un fonds doté de 1,8 milliard de dollars pour indemniser ses partisans poursuivis sous Joe Biden après l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021. Ce n’est plus le président qui se soumet au droit mais le droit qui devient un gadget entre ses mains afin de servir ses intérêts.&nbsp;Comme dans la plus grotesque dictature du tiers-monde…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri &nbsp;</strong></p>



<span id="more-18814092"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.nytimes.com/2026/05/20/opinion/trump-doj-pardon.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> a rapporté que l’administration Trump est entrée dans une phase inédite d’extension de l’immunité présidentielle suite à la décision très controversée du procureur général par intérim Todd Blanche qui n’est autre que l’ancien avocat personnel de Trump ! Cette mesure va au-delà du concept traditionnel de grâce présidentielle puisqu’elle accorde non seulement une protection contre les poursuites pénales mais aussi une immunité préventive contre toute enquête ou réclamation financière ou fiscale future.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le juriste et ancien magistrat Jeffrey Toobin explique que le document publié par le Département de la Justice empêche définitivement le gouvernement américain de poursuivre le président Trump, les membres de sa famille ou ses entreprises dans des affaires financières et fiscales liées à des périodes antérieures, que ces affaires soient connues actuellement ou qu’elles puissent être révélées ultérieurement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’auteur, cela met effectivement fin aux longues enquêtes que le fisc américain (IRS) menait sur les finances de Trump, des enquêtes qui auraient pu lui coûter des centaines de millions de dollars si elles avaient abouti à des conclusions défavorables.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ViuiS4ogdL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/">Les scandales financiers de la famille Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les scandales financiers de la famille Trump » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/embed/#?secret=yY7G536wG8#?secret=ViuiS4ogdL" data-secret="ViuiS4ogdL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Un clan au-dessus de la loi ! </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le danger de ce document réside non seulement dans le classement sans suite des affaires en cours mais aussi dans l’impossibilité pour toute administration future de les rouvrir même si des preuves de violations financières ou fiscales venaient à apparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation exceptionnelle où la famille Trump se trouve au-dessus des règles qui régissent le reste de la société américaine est un phénomène que Toobin décrit comme l’émergence d’une <em>«nouvelle classe juridique»</em> bénéficiant d’une immunité quasi permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour parvenir à cette mesure, Trump et ses fils ont déposé plainte contre le fisc américain (IRS) suite à la fuite de leurs déclarations de revenus. Ils ont réclamé des milliards de dollars. Dans un second temps, il y a eu l’amnistie accordée au clan Trump en échange de l’abandon de leurs poursuites judiciaires contre l’administration fiscale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire était entachée d’un conflit d’intérêts flagrant puisque Trump était à la fois le plaignant et le supérieur hiérarchique du directeur de l’agence gouvernementale poursuivie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, l’auteur conclut qu’il ne s’agissait pas d’un <em>«accord à l’amiable»</em> entre deux parties égales mais bien d’un abus de pouvoir exécutif visant à protéger le président et ses intérêts financiers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du clientélisme au service de Trump </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Toobin évoque un autre caprice trumpien à savoir la création d’un nouveau fonds fédéral d’environ 1,8 milliard de dollars, baptisé <em>«Fonds anti-politisation»</em>, dont l’objectif est d’indemniser les personnes que l’administration considère comme victimes d’enquêtes gouvernementales injustes sous l’ère Biden.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bénéficiaires probables de ce fonds sont les personnes impliquées dans la prise d’assaut du Capitole le 6 janvier 2021, après que Trump leur a accordé une grâce à son retour au pouvoir. Cela confère au président une influence politique et financière considérable car il peut ainsi distribuer des fonds publics à ses alliés par le biais d’un comité dont il contrôle de fait les membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur estime que ces développements constituent un prolongement d’une décision antérieure de la Cour suprême des États-Unis accordant aux présidents une large immunité pour leurs actes officiels accomplis dans l’exercice de leurs fonctions. Cependant, cette nouvelle mesure va encore plus loin car elle inclut les affaires civiles, financières et fiscales et non plus seulement les affaires pénales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toobin met en garde contre le risque de créer un précédent dangereux au sein du système politique américain car de futurs présidents pourraient s’arroger le droit de se soustraire ainsi que leurs familles à toute responsabilité future. Il estime que cette situation témoigne d’une profonde mutation du concept de la présidence américaine où la loi est désormais façonnée pour servir le président et sa famille au lieu de constituer un cadre général applicable à tous sans discrimination.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wGCxE0ereQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trump-al-khayyat-une-amitie-affairiste-americano-syrienne/">Trump &#8211; Al Khayyat | Une amitié affairiste américano-syrienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trump – Al Khayyat | Une amitié affairiste américano-syrienne » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trump-al-khayyat-une-amitie-affairiste-americano-syrienne/embed/#?secret=WR3Roh1ijm#?secret=wGCxE0ereQ" data-secret="wGCxE0ereQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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