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	<title>Archives des Euro 2024 - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Euro 2024 - Kapitalis</title>
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		<title>Euro 2024 et élections législatives en France : Racisme, football et politique</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Jul 2024 09:29:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La moitié des Français a voté pour l’extrême droite raciste et xénophobe, alors qu’au même moment, leur équipe nationale de football, qui était composée essentiellement de joueurs d’origines étrangères, Africains dans leur majorité, se battait pour gagner la coupe… d’Europe ! </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/23/euro-2024-et-elections-legislatives-en-france-racisme-football-et-politique/">Euro 2024 et élections législatives en France : Racisme, football et politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La moitié des Français a voté pour l’extrême droite raciste et xénophobe, alors qu’au même moment, leur équipe nationale de football, qui était composée essentiellement de joueurs d’origines étrangères, Africains dans leur majorité, se battait pour gagner la coupe… d’Europe&nbsp;! C’est une coïncidence du calendrier, mais qui est chargée de sens. Voici des éléments d’analyse de ce qui peut paraître comme étant une contradiction, mais qui dans le fond n’en n’est pas une.</em></strong></p>



<p><strong>Mahmoud Gabsi</strong></p>



<span id="more-13613521"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Mahmoud-Gabsi.jpg" alt="" class="wp-image-10416309" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Mahmoud-Gabsi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Mahmoud-Gabsi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Mahmoud-Gabsi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p><em>«Euro 2024&nbsp;: l’équipe de France rattrapée par l’enjeu des élections législatives&nbsp;: Les premiers joueurs interrogés avaient écarté le sujet, soucieux de ne pas parasiter leur préparation. Mais, jeudi, Ousmane Dembélé a lancé un appel au vote. Les Bleus auront la possibilité de faire une procuration»</em>, écrivait <em>Le Monde</em>.</p>



<p>La coupe d’Europe s’est déroulée en Allemagne du 14 juin au 14 juillet. L’équipe de France était composée de 25 joueurs, dont 19 étaient noirs. Les autres&nbsp;: 1 Espagnol, 1 Portugais et 1 Italien. Seuls 3 joueurs semblaient être nés de parents français.</p>



<p>Ces étrangers qui étaient ultra majoritaires ont vécu l’ambiance nauséabonde qui a régné lors des élections européennes du 9 juin, qui ont donné les résultats suivants:</p>



<p>&#8211; Rassemblement national&nbsp;(Marine Le Pen) : 31% + Reconquête (Marion Maréchal Le Pen)&nbsp;5%&nbsp;= 36%. Ces deux listes représentent l’extrême droite française, raciste, xénophobe, identitaire et nationaliste chauvine.</p>



<p> &#8211; Les partis Ensemble : 14% + Les Républicains 7% = 21%. Ils représentent un spectre politique allant des pseudo-socio-libéraux à la droite classique.</p>



<p>Ces derniers partis ont repris à maintes reprises les thèses de l’extrême droite. Ils ont fait à l’assemblée nationale des propositions dans ce sens et voté des lois sur l’asile, l’immigration, la nationalité et la sécurité proches des thèses d’extrême droite, et ils étaient sur le point de s’attaquer aux chômeurs et aux retraités&#8230; Additionnés, les résultats de ces deux ensembles dépassent les 58%.</p>



<p>A l’aune de ce scrutin, plus d’un Français sur deux adhère à l’idéologie raciste. C’est ce que certains nomment la lepénisation réussie des esprits.</p>



<p>Lors des élections législatives du 29 juin et du 6 juillet 2024, certaines formations politiques ont changé de nom, d’autres sont nées, mais dans leur ensemble, les résultats sont conformes à ceux des élections européennes&nbsp;: plus d’un Français sur deux a voté pour l’extrême droite classique ou pour ses variantes citées. Ces dernières appliquent son idéologie et reproduisent son discours sans toutefois oser le déclarer ouvertement. De ce fait, un descendant de Voltaire et de Rousseau sur deux n’a pas honte d’afficher son racisme par le biais des urnes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zAAPj70xTD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/que-serait-la-france-sans-ses-etrangers/">Que serait la France sans ses étrangers ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que serait la France sans ses étrangers ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/que-serait-la-france-sans-ses-etrangers/embed/#?secret=fGl6CDxCkN#?secret=zAAPj70xTD" data-secret="zAAPj70xTD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les thèses de l’extrême droite française&nbsp;</h2>



<p>Les thèses inamovibles de l’extrême droite sont le nationalisme chauvin, la xénophobie, le racisme, la haine du juif, la haine de l’Arabe et du musulman, l’europhobie, le complotisme, l’autoritarisme, le colonialisme, le mépris pour la démocratie et pour les institutions…</p>



<p>Par ailleurs, l’irruption récente du philosémitisme chez les Lepénistes étonne et interroge. Edouard Drumont, Lucien Rebatet et Maurice Barrès font partie des intellectuels antisémites français qui se comptent par centaines. Avec les racialistes, ces derniers continuent à nourrir et pour longtemps les esprits.</p>



<p>En 1890, dans <em>«Le Juif, voilà notre ennemi&nbsp;!»,</em> un appel aux catholiques, le docteur Martinez, un théologien français, a accusé les Juifs de détruire le catholicisme car ils dominaient la finance et la presse.</p>



<p>La récente théorie du remplacement, le péril culturel, la guerre des civilisations, l’islamophobie et l’arabophobie ne sont que les sécrétions de cette littérature nauséabonde qui a produit les nouveaux <em>«intellectuels»</em> extrémistes français qui saturent les médias.</p>



<p>Pourquoi l’Euro 2024 aurait-il été particulier, voire unique&nbsp;?</p>



<p>Pourquoi une compétition sportive européenne dans laquelle la France est représentée majoritairement par des étrangers et qui a coïncidé avec deux scrutins, l’un national, l’autre européen est-elle susceptible de nous informer sur la mentalité des Français&nbsp;actuels ?</p>



<p>Cette compétition entrera dans l’histoire, car au même moment où des joueurs d’origine étrangère défendaient les couleurs d’un pays qui n’était pas à l’origine le leur, et dans un sport dit <em>«roi»</em>, le football, la majorité d’un peuple qui était supposé les encourager a voté pour des partis politiques racistes censés les exclure d’une manière ou d’une autre.</p>



<p>D’où la question&nbsp;: quelle est la nature du pacte social que les Français sont en train d’instaurer&nbsp;? Que cache t-il&nbsp;?</p>



<p>L’abord du sujet est difficile. Comment établir des causalités&nbsp;contemporaines sur un sujet aussi confus et diffus que l’ingratitude populaire du catholique blanc majoritaire envers les minorités non européennes qui l’ont défendu lui et ses intérêts depuis des siècles ?</p>



<p>Les minorités en France sont racisées depuis toujours. Les manifestations de la ségrégation au quotidien sont nombreuses. Elles sont même devenues banales. Sur des chaînes de télévision telles CNEWS, BFM et LCI, une surenchère est même en cours&nbsp;: qui diffuse le plus d’émissions à caractère raciste et xénophobe. Récemment le recteur de la mosquée de Paris a déclaré qu’il avait peur pour ses enfants.</p>



<p>Dans ce sillage, les guerres coloniales font irruption. Des milliers d’Arabes, de Noirs et d’Asiatiques se sont depuis toujours battus pour la France. La tradition est de les récompenser par le mépris et l’oubli. Quid de la légion étrangère ? Serait-elle composée de bons étrangers parce qu’ils vont jusqu’à mourir pour la France ? Voilà une bonne question pour les nationalistes xénophobes.</p>



<p>Cette équipe de France très colorée symbolise plusieurs choses. Elle représente d’abord le multiculturalisme. Il n’y a pas une France, mais plusieurs. Elle démontre que les étrangers sont utiles pour le pays et qu’ils sont dans certains cas plus performants que la majorité blanche et judéo-chrétienne. Enfin, elle rappelle un fait : sur tous les plans, le pays a été construit en grande partie par des étrangers qui sont devenus au fil du temps des Français.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7oVZqYs3ye"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/06/les-binationaux-et-la-montee-de-lextreme-droite-en-france/">Les binationaux et la montée de l’extrême droite en France</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les binationaux et la montée de l’extrême droite en France » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/06/les-binationaux-et-la-montee-de-lextreme-droite-en-france/embed/#?secret=WVBxcNO3hv#?secret=7oVZqYs3ye" data-secret="7oVZqYs3ye" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le sens destructeur d’un vote&nbsp;</h2>



<p><em>«Entre l’équipe de France de football et l’extrême droite, trois décennies d’attaques et de ripostes&nbsp;: Marcus Thuram et Kylian Mbappé ont pris la parole pour exprimer leur préoccupation face au contexte électoral avant d’entrer en lice à l’Euro. Des propos qui s’inscrivent dans l’histoire longue des relations entre les Bleus et le Front national, devenu Rassemblement national&nbsp;». (Le Monde)</em>.</p>



<p>L’idéologie de l’extrême droite et de ses alliés est une négation de ces gamins qui sortent à peine de l’adolescence. Le fait de voter RN et alliés, alors que des sportifs étrangers se battaient sur un terrain pour la France est en soi un acte d’ingratitude. C’est un geste hostile envers leurs parents, leurs frères et sœurs, mais aussi en direction de leurs nombreux voisins. La grosse majorité de ces jeunes sont issus des banlieues qui sont habitées en grande partie par des étrangers. De ce fait, c’est aussi un rejet de l’univers culturel et social duquel ils sont issus. Ce vote punitif est une insulte à ce qu’ils sont au plus profond de leur être&nbsp;: des Français, mais différents de la majorité des Français.</p>



<p>Le mépris des étrangers et des pauvres est profondément enraciné. Le discours général qui a été construit depuis des décennies sur les habitants des banlieues fait de ces derniers une sous-humanité plutôt que des citoyens ordinaires. Et rien n’indique que cela va s’améliorer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vote contradictoire&nbsp;?</h2>



<p>1 &#8211; C’est une contradiction dans le sens où on renie la composition multiculturelle du pays qui est constitutive de son identité actuelle. Plus d’un tiers des Français au moins ont un grand-père qui est né à l’étranger. Et pourtant, les médias continuent d’exclure tout ce qui est divers culturellement et biologiquement.</p>



<p>2 &#8211; Ce n’est pas une contradiction, car le racisme dans le pays est devenu tellement banalisé et la négation de l’autre différent est si déclarée, que stigmatiser l’étranger ne choque plus grand monde, et ce à l’exception de l’extrême gauche humaniste et universaliste.</p>



<p>C’est ainsi que le mouvement La France insoumise (LFI) est entré dans l’Histoire. En quelques mois, ses militants ont su réveiller la conscience politique des dominés et des exclus banlieusards. Ils ont réussi à convaincre un grand nombre d’aller enfin voter.</p>



<p>Ce qui s’apparente à une trahison en direction d’une partie de la nation coule au fond de source, car dans les imaginaires le footballeur africain ou arabe n’aura fait que remplacer son père ou son oncle qui est toujours ouvrier de chantier ou ramasseur des poubelles. Qu’il se batte pour un drapeau qui n’est pas le sien, c’est son problème car il le fait pour le fric. A ce titre, les fachos embusqués ont déjà soulevé la question de la loyauté à la France lorsque certains joueurs étrangers n’avaient pas chanté la Marseillaise en 2018.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rQXZVYjPTY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/01/le-triomphe-annonce-de-le-pen-la-france-joue-avec-le-feu/">Le triomphe annoncé de Le Pen : La France joue avec le feu  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le triomphe annoncé de Le Pen : La France joue avec le feu   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/01/le-triomphe-annonce-de-le-pen-la-france-joue-avec-le-feu/embed/#?secret=9bg29woDlA#?secret=rQXZVYjPTY" data-secret="rQXZVYjPTY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le refus du multiculturalisme</h2>



<p>La France est le pays de l’Europe occidentale qui est le plus hermétique aux cultures étrangères. Sur ce terrain, le double discours est de rigueur. Par contre, des sommes colossales sont dépensées pour se renseigner sur ces cultures chez eux par le biais des centres culturels et de recherche. La devise est se renseigner pour mieux dominer. L’ironie ne tuant point, l’entourloupe est la suivante&nbsp;: j’exporte ma langue et ma culture chez vous, et j’empêche votre culture de s’exprimer sur mon territoire. C’est l’un des aspects cachés de l’essentialisme tricolore. La levée de boucliers face au projet de l’introduction de la langue arabe dans les écoles françaises en 2016 en est un exemple. Au même moment, les touristes français qui entrent au Maghreb comme dans un moulin et encore sans visa sont déçus que les autochtones parlent de moins en moins leur langue&nbsp;!</p>



<p>C’est aussi un pays qui demeure horrifié par l’idée qu’un étranger non européen puisse occuper une fonction de direction ou de pouvoir. Les ministres Rachida Dati et Najat Vallaud-Belkacem ont été critiquées récemment dans les médias parce qu’elles étaient arabes. La suffisance, les insinuations et les rictus d’usage des journalistes dès qu’il est question d’étrangers illustrent toujours le climat délétère et raciste qui règne dans l’Hexagone.&nbsp;</p>



<p>Pour confirmer cette règle, le staff actuel de l’équipe de France de football est exclusivement blanc. Et quand en 2023, Zidane, dit le Zizou <em>«national»,</em> a osé formuler le souhait de devenir sélectionneur national, Noêl Le Graêt, le président de la fédération de l’époque a répliqué&nbsp;:<em> «Je ne l’aurai même pas pris au téléphone»</em>. Ce dernier l’a chèrement payé, car dans les usages, on n’humilie pas une icône nationale, même si elle est arabe. A l’image de Gabin, Johnny et Delon, les légendes doivent rester hors d’atteinte.</p>



<p>Comment parler aux joueurs de la moitié du peuple français qui a voté contre eux?</p>



<p>Comment les préparateurs mentaux du onze de France ont-ils abordé ce problème&nbsp;dans les vestiaires? L’a-t-il été? Le saura-t-on un jour? Le milieu du journalisme sportif est l’un des plus occultes. Il est régi par la soumission&nbsp;aux clubs, aux fédérations, aux agents des joueurs, aux sponsors…</p>



<p>L’équipe a joué sans âme ni conviction. Et si ses mauvais résultats étaient en partie dus à ce qui s’était passé sur les plateaux de télévision? Dans la rue, l’étranger, arabe, noir et musulman est devenu clairement une cible&nbsp;pendant la campagne électorale la plus raciste de l’après-guerre.</p>



<p>Une bonne partie des joueurs africains sont musulmans. Ils sont profondément concernés par le génocide palestinien. Ils savent qu’une minute de silence a été refusée le 21 novembre à l’assemblée nationale pour les victimes palestiniennes. Ils savent surtout qu’elle a été accordée dans le même lieu aux victimes israéliennes du 7 octobre. Et ils savent surtout qu’il était hors de question que la Fifa fasse le même geste humanitaire en Allemagne en faveur des Gazaouis. Deux poids, deux mesures. C’est plié. Mais ce n’est que partie remise&nbsp;car le monde est en train de changer rapidement.</p>



<p><em>«Après le succès des Bleus contre la Belgique, lundi, Jules Koundé, désigné homme du match, a appelé à ‘‘faire barrage au Rassemblement national’’. La veille, Kylian Mbappé avait annoncé que les joueurs allaient se réunir pour ‘‘faire quelque chose’’»</em> (Le Monde).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le silence des intellos </strong></h2>



<p>Pourquoi les intellos, les journalistes et les chroniqueurs si verbeux et si friands de scandales ont-ils fait passer sous silence cette coïncidence du calendrier&nbsp;? Quel est le chroniqueur qui s’est préoccupé de ce que peut ressentir Kanté ou Dembelé par rapport au plébiscite populaire de l’extrême&nbsp;droite ? Eh bien, c’est le contraire qui s’est produit. Mbappé a été unanimement critiqué pour son manque d’efficacité pendant l’Euro 2024. Manque d’efficacité, seulement&nbsp;? &nbsp;</p>



<p>Au temps des lois ségrégationnistes, Ray Charles a refusé de se produire devant un public américain blanc. Lors de la guerre du Vietnam Mohamed Ali Clay a refusé de tuer les Vietnamiens chez eux. En 1958, l’équipe du FLN a été composée par des footballeurs professionnels algériens évoluant en France. Ils ont quitté leurs clubs pour faire un tour du monde dans le but de faire connaître la cause algérienne.&nbsp;La France a fait pression sur la Fifa pour qu’elle ne reconnaisse pas cette équipe et elle a réussi. Les coéquipiers de Rachid Makhloufi ont joué 80 rencontres sur trois continents où ils ont reçu les honneurs.</p>



<p>Le couple racisme et politique dérange-t-il autant&nbsp;? La crainte de voir surgir le tabou du&nbsp;<em>«racisme d’Etat»</em> est-elle si opérante?</p>



<p>Les hypocrites qui se croient malins diront&nbsp;que ces joueurs sont des Français, où est le problème? Faux&nbsp;! <em>«Des Français de papier»</em> a toujours signifié quelque chose aussi bien pour les victimes de ce terme que pour ceux qui l’utilisent comme outil de discrimination et d’exclusion.</p>



<p>Et les résultats de ces élections sont en soi une catastrophe humaine, culturelle et sociale.&nbsp; L’avenir nous démontrera à tel point les Français ont ouvert la boîte de Pandore.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HlMWMyNeRL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/26/xenophobie-et-racisme-la-france-a-lepreuve/">Xénophobie et racisme : La France à l’épreuve</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Xénophobie et racisme : La France à l’épreuve » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/26/xenophobie-et-racisme-la-france-a-lepreuve/embed/#?secret=CacSSxwR5u#?secret=HlMWMyNeRL" data-secret="HlMWMyNeRL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une concurrence mortifère&nbsp;</h2>



<p>Claude Lévi-Strauss a déterré l’idée que tout allait de pair. Le jour et la nuit, le mâle et la femelle… En un mot&nbsp;: si vous voyez un phénomène, son opposé n’est guère loin.</p>



<p>Pourquoi les footballeurs étrangers de la sélection française ne devaient pas constituer un cas de conscience à part entière&nbsp;pour l’électorat de l’extrême droite?</p>



<p>L’une des raisons est que si la question était évoquée pendant l’Euro, un autre cas de conscience encore plus mortifère ferait irruption et hanterait tous les propagandistes pro sionistes qui se font passer pour des intellectuels, des journalistes ou des hommes politiques&nbsp;: le génocide palestinien.</p>



<p>Cela explique le silence. Et ce n’est pas <em>«attention, un train peut en cacher un autre»</em>, mais un crime peut en cacher un autre&nbsp;! Parler de ces gamins africains qui se battent sur le terrain pour une nation qui au même moment les discrimine dans les urnes risque de faire surgir les fantômes des 186 000 assassinés à Gaza dans la compromission occidentale la plus totale.</p>



<p>Par contre, et comble de l’abomination, le génocide palestinien perpétré par les sionistes a fait partie de l’argumentaire de la droite pour affaiblir le Nouveau front populaire (NFP). Difficile de faire mieux en termes d’ignominie.</p>



<p>Lévi Strauss a dit aussi que les mythes parlent entre eux&nbsp;: mais là, ce sont les crimes des Occidentaux blancs contre les Arabes et les Noirs qui parlent entre eux. Il fallait éviter la Palestine, et ce fut chose faite.</p>



<p>L’Euro 2024 a occulté le génocide à Gaza. Il n’y a même pas eu une minute de silence pour les victimes. Venant des organisateurs allemands, cela n’étonne guère. Ils ont à leur actif plusieurs génocides&nbsp;: ceux des Juifs, des Tziganes et des Roms et des Namibiens Héréros et Namas.</p>



<p>Ils craignaient qu’un génocide rappelle l’autre ou les autres.</p>



<p>Pourtant, à Tunis, au moins 6 partis politiques allemands sont représentés par des ONG. Que font-ils ? La Tunisie n’a pas besoin de partis politiques, mais de financements et de projets économiques. Officiellement, ils sont engagés pour la démocratie, le développement, contre les discriminations… en bref, tout l’arsenal du mensonge diplomatique est déployé. Dans la réalité, ils distillent parmi les élites la suprématie blanche, le libéralisme outrancier et le sionisme. Ces ONG soutiennent toutes l’armée génocidaire sioniste, puisqu’elles sont soumises à leur gouvernement qui est l’un des principaux complices européens des criminels de guerre en Palestine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour ne pas conclure</h2>



<p>Ainsi on comprend mieux pourquoi les questions ethniques et raciales ont toujours été occultées dans le sport en général et dans l’Euro 2024 en particulier. Et la mascarade continuera pendant les JO de Paris. L’Occident n’a pas renoncé à son passé colonial et il ne le fera jamais. Une question de survie pour lui. Et de ce fait, l’idéologie de l’extrême droite ne peut que lui paraître naturelle. C’est ce qui le fonde.</p>



<p>Le racisme fait partie du passé, du présent et de l’avenir des Occidentaux. C’est une arme redoutable&nbsp;contre le grand Sud : raciser, humilier et exclure pour recoloniser. Voilà la vraie nature du projet.</p>



<p>Jean Ziegler a écrit <em>‘‘Main basse sur l’Afrique &#8211; la recolonisation’’</em>. Il a démontré dans ce livre tous les processus en cours, dont nous avons évoqué ci-haut quelques uns.</p>



<p>* <em>Sociologue, Tunis.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/23/euro-2024-et-elections-legislatives-en-france-racisme-football-et-politique/">Euro 2024 et élections législatives en France : Racisme, football et politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Euro 2024 : une finale Espagne-Angleterre sous le signe de l’offensive</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/12/euro-2024-une-finale-espagne-angleterre-sous-le-signe-de-loffensive/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jul 2024 08:10:57 +0000</pubDate>
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		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13549261</guid>

					<description><![CDATA[<p>Espagne-Angleterre en finale de l'Euro 2024 : une opposition de styles prometteuse.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/12/euro-2024-une-finale-espagne-angleterre-sous-le-signe-de-loffensive/">Euro 2024 : une finale Espagne-Angleterre sous le signe de l’offensive</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dimanche 14 juillet 2024, ce sera le grand jour. Berlin accueillera une très belle affiche pour la finale du Championnat d’Europe des Nations de football 2024. Une opposition de styles prometteuse.</em></strong></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato </strong>*</p>



<span id="more-13549261"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Angleterre-Espagne. Une formule qui résonne comme un aller-retour entre deux mondes éloignés. Ce sont deux pays européens qui ont l’Océan Atlantique en commun, mais il s’agit aussi de deux entités footballistiques bien distinctes l’une de l’autre.</p>



<p>L’Angleterre a été seconde du dernier Euro, défaite par l’Italie. Puis a su déployer certaines forces au dernier Mondial. L’Espagne, elle, est en train de se reconstruire depuis quelques années. Le dernier match de cette épreuve continentale promet une grande intensité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Angleterre&nbsp;: des imprécisions mais du répondant</h2>



<p>Gareth Southgate. Rien que le nom du sélectionneur implique la personne qui le prononce dans un débat indécis, jusqu’à la polémique parfois. Suite aux décisions du coach des Three Lions, la non-convocation de Marcus Rashford a renforcé cette tendance. Tout comme les absences de Raheem Sterling ou encore de Jordan Henderson.</p>



<p>Du côté du terrain proprement dit, on a pu remarquer les instabilités d’un couloir de jeu à un autre. Heureusement que le gardien Jordan Pickford brille par son efficacité et sa classe, avec un pourcentage de 85% d’arrêts. Utile lorsque l’on voit que les joueurs de champ ne savent pas gérer la pression et manquent de finition en certaines circonstances. Reste bien entendu la satisfaction de posséder un garçon comme Jude Bellingham qui fait la construction à lui tout seul, parfois aidé par Rice. Pour ce qui est de l’offensive pure, Harry Kane est l’homme de la situation et pourrait marquer encore dimanche soir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Espagne&nbsp;: du beau jeu mais de la déconcentration</h2>



<p>La Roja joue mieux qu’à Qatar 2022.Le constat est d’une évidence impitoyable pour ses adversaires. Elle a gagné en efficacité tout en continuant à proposer un beau jeu basé sur une circulation de balle au sol tellement rapide qu’elle donne une impression d’ubiquité inquiétante pour ses adversaires.</p>



<p>Dans les buts, le Basque Unai Simon impressionne par sa détermination, sa concentration. Et ses interventions allant de la parade horizontale à la manchette façon gardien de handball. Pour le reste des compartiments de jeu, des hommes comme Lamine Yamal et Inaki Williams sont là pour lancer des fulgurances, tandis qu’un homme comme Pedri joue sur un registre reposant autant sur la conservation de la balle que sur la relance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Match spectaculaire en vue</h2>



<p>Une Angleterre fatiguée mais avide de revanche sur le destin par rapport à la dernière édition européenne. Une Espagne rêvant de la conquête de son quatrième trophée. Nous serons donc en présence de deux incontestables puissances du ballon rond ce dimanche.</p>



<p>L’Angleterre, si elle veut battre l’Espagne, devra s’appliquer à rester vigilante sur ses couloirs. Particulièrement le gauche où officie le très virevoltant Marc Cucurella. Et tenter de verticaliser au maximum ou de jouer sur l’art de distiller des ballons transversaux de Cole Palmer, lequel aurait mérité jusque-là un peu plus de temps de jeu.</p>



<p>En revanche, l’Espagne tentera sûrement d’imposer son jeu mais cela ne passera pas par le domaine aérien. Libérer Oyarzabal de certaines lourdeurs dues aux tâches défensives pourrait se révéler judicieux sur cette éventualité, pour contrer les velléités britanniques. Pratiquer un marquage plus individuel, et non plus une défense en zone, pourrait perturber les Britanniques s’ils étaient menés.</p>



<p>Par conséquent, nous serons amenés logiquement à voir un match spectaculaire, fondé sur une opposition entre deux styles très vifs.</p>



<p>Dimanche nous révélera l’identité du prochain vainqueur. Soit un confirmé (l’Espagne), soit un inédit (l’Angleterre). Nous ne sommes pas encore arrivés au terme de cet Euro qui a allié le surprenant et le somnolent.</p>



<p>Deux options s’offrent donc à nous&nbsp;.Soit le match sera très disputé des deux côtés, avec des séquences de jeu inoubilables. Sachant que Yamal et Bellingham sont auteurs des deux plus beaux buts de la compétition. Soit les joueurs seront fatigués, ce qui fera déboucher la rencontre, comme quelques matchs de cet euro, vers un partage des points soporifique et une séance de tirs aux buts qui mettra en évidence deux excellents gardiens de but.</p>



<p>Allez, risquons un pronostic pour Kapitalis&nbsp;: 3-2 pour l’Espagne.</p>



<p>* <em>Enseignant universitaire et analyste de football.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="u7dCF4oJOf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/21/euro-2024-espagne-entreprenante-italie-attentiste/">Euro 2024 : Espagne entreprenante, Italie attentiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Euro 2024 : Espagne entreprenante, Italie attentiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/21/euro-2024-espagne-entreprenante-italie-attentiste/embed/#?secret=YOhGbLpcgg#?secret=u7dCF4oJOf" data-secret="u7dCF4oJOf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Euro 2024 : La première attaque turque, c’est la défense</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/03/euro-2024-la-premiere-attaque-turque-cest-la-defense/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 11:40:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Autriche s’est fait surprendre par la Turquie (1-2). Au vu du match, ce n’était pas vraiment une surprise.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Euro 2024 en Allemagne. Mardi 2 juillet 2024. L’Autriche s’est fait surprendre par la Turquie (1-2). Défaite plus élimination pour l’équipe de football venue du monde germanique. Au vu du match, ce n’était pas vraiment une surprise.</em></strong></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-13492618"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>L’Anschluss du football n’aura pas lieu. Après la fusion des équipes nationales de RFA et de RDA regroupées au sein de la Mannschafft née ou plutôt ressuscitée après la chute du mur de Berlin, l’aire linguistique germanophone s’est réduite à trois équipes nationales. L’Allemagne, l’Autriche et la Suisse en partie. Mais les Turcophones présents à l’Euro comptent parmi leurs ressortissants nombre de locuteurs maîtrisant la langue de Goethe. Un bilinguisme qui s’est transposé dans l’anticipation du jeu adverse. D’où un décodage qui a permis de défaire la bande à Arnautovic.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intensités en série</h2>



<p>Buuuuuuuut!!! C&rsquo;est le cri scandé à partir de la toute première minute d’un match qui n’a pas laissé aux spectateurs le temps de s’endormir. Exploitant très bien un corner concédé très rapidement par leurs adversaires germaniques, les Turcs ont ouvert le score par leur numéro 3 Demiral. Une action construite, précise avec une conclusion pleine de fougue. Le ton de la partie était donné.</p>



<p>La suite du match a vu l’équipe nationale autrichienne ne pas baisser les bras. Elle s’est activée en pratiquant parfois ce qui a pu s’apparenter à du box to box. Ceci rappelant à leurs rivaux d’un soir que rien n’était acquis, et les forçant à la plus grande vigilance. La moindre défaillance pouvant être exploitée, comme avec Lienhardt, le défenseur de Fribourg, qui a mis en évidence de par une de ses actions le rodage auquel était encore soumis le marquage de la défense des hommes aux maillots blancs sur les coups de pieds arrêtés. Au bout de dix minutes, Kokcu a récolté un carton jaune bêtement, et c’est trois minutes plus tard qu’un centre de Guler a remis les choses en ordre en faveur de la <em>«Milli Takim»</em> de par sa dangerosité. Le même joueur étant l’auteur d’une inspiration aussi esthétique que géniale en lançant une parabole mi-transversale mi-ouverture à destination de Kadioglu maître de son couloir gauche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Kadioglu l’indispensable</h2>



<p>Kadioglu, nous le retrouverons tout au long de ce huitième de finale endiablé. Derrière, devant, au milieu, avec une trajectoire à 90&nbsp;% verticale, droite, excentrée. Nous faisant remémorer des latéraux de légende comme Cabrini ou Maldini (dans l’élégance, la technique), Gerets (dans les dégagements et l’engagement physique), Amoros (la résistance physique), Trabelsi (au niveau de la contribution offensive) ou encore Lizarazu ou Sagnol (dans l’instinct collectif). Nul doute qu’il ne sera pas de trop pour contrer les ambitions du prochain adversaire, les Pays-Bas.</p>



<p>Lorsque l’on s’aperçoit qu’il est capable de s’improviser milieu axial suite à l’improvisation d’un décrochage en phase de relance au sol/construction (comportement adopté à la 68<sup>e</sup> de jeu), on ne peut qu’objectiver en matière de potentiel à la fois individuel, mais aussi collectif pour ce qui est des armes <em>«secrètes»</em> détenues par le sélectionneur Vincenzo Montella.</p>



<p>Le pensionnaire du Fenerbahçe évolue dans un registre très intéressant, pouvant jouer aussi bien sur le flanc droit en club, que sur la gauche en sélection. Une polyvalence qui ne s’arrête pas là puisqu’il peut alterner entre la fonction d’arrière latéral ou de milieu dans son couloir, un rôle de briseur de ligne rappelant un peu les anciens internationaux marocain Rachid Daoudi et italien Gianluca Zambrotta.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La riposte autrichienne et l’étape hollandaise</h2>



<p>La dernière demi-heure de jeu nous a l’apport de joueurs comme Danso (sait participer sobrement à la construction du jeu tout en remplissant ses tâches relatives à la couverture défensive), Webne, Sabitzer (forcé toutefois de permuter d’une aile à l’autre pour pouvoir s’exprimer pleinement), Arnautovic et surtout Baumgardner (très dangereux à deux reprises en fin de match). Ceci malgré un autre but, dont l’auteur fut de nouveau Demiral (de la tête consécutivement à un autre corner). Avec un très intéressant sursaut des footballeurs venus d’Europe Centrale, en la personne de Gregoritsch ayant réduit le score sur un corner excellemment tiré par Sabitzer.</p>



<p>Signalons pour terminer ce compte-rendu que dans le match, plus tôt dans la journée, opposant la Roumanie et les Pays-Bas, ce sont les Bataves qui se sont qualifiés en gagnant par trois buts à zéro. Les Rouges et Blancs sont prévenus. La couleur orange, confrontée au coloris présent sur l’<em>«ayyildiz»</em> frappé du croissant et de l’étoile, se présente comme une habile synthèse prétendant à la dilution des couleurs nationales ottomanes.</p>



<p>Les Hollandais ont su exploiter les brèches offertes par le 4-1-4-1 psychorigide des Roumains. Tout comme les Turcs ont su profiter des errements dans l’entrejeu des <em>«Rot-Weiss-Roten»</em>. Ces derniers ayant été contraints aux erreurs face à la maîtrise technique des Turcs (la faute de Posch à la 22<sup>e</sup> minute, un peu au ralenti devant la conservation de balle du camp d’en face, l’a démontré). Ce qui, soulignons-le, ne les a pas empêchés de réaliser une série de plusieurs passes consécutives faisant douter le camp adverse (71’).</p>



<p>Les Autrichiens ont été loin de se montrer ridicules. Les Turcs, bien que perfectibles sur le travail de relance axiale et sur le jeu de tête défensif, ont été très bons et percutants à l’image d’Ayhan et Guler et Akturkoglu.</p>



<p>Place au prochain match. Cette opposition néerlando-turque nous révélera-t-elle l’identité d’un des deux finalistes de ce championnat d’Europe des nations&nbsp;?</p>



<p>Pour les quarts de finale, Pays-Bas et Turquie ont rendez-vous avec l’histoire. Les deux nations sont avides de revanche.</p>



<p>Les Pays-Bas devront faire face à une formation aux offensives plus tranchantes et un impact physique plus dur que celui proposé par les Roumains. La Turquie, elle, aura à se mesurer à une équipe qui a peut-être le milieu de terrain le plus cohérent et le mieux adapté à se présenter comme protéiforme parmi tous les pays présents dans la compétition. Les deux équipes ont un point commun: leur première façon de se défendre, c’est d’attaquer.</p>



<p>Osons pronostiquer le score&nbsp;pour ce Pays-Bas-Turquie prometteur en apparence? Les premiers nommés sont indéniablement favoris. Les seconds ont du répondant. Alors pourquoi pas un 4-2&nbsp;? Oui, un nombre élevé de buts constitue une hypothèse plausible. Un 4-2 ou un 2-4. Énormément de paramètres joueront pour ce plus indécis des quarts de finale.</p>



<p>La Turquie du football a été très forte malgré l’absence de sa star Hakan Calhanoglu. Une transition toute trouvée pour passer à un autre Hakan célèbre, l’avant-centre Hakan Sukur qui avait marqué le but le plus rapide de l’histoire du Mondial au bout de onze secondes de jeu (en 2022 en finale de la troisième place). Avec une médaille de bronze en conclusion du tournoi international.</p>



<p>Hier soir, c’est Demiral qui s’est distingué en marquant le but le plus rapide depuis la création de l’Euro (au bout de 57 secondes de jeu). Signe d’un renouveau? Face à une formation au profil différent, marquer les premiers sera peut-être un piège. Et se concentrer uniquement sur les buteurs Gakpo et Malen serait bâcler le travail. Bloquer Schouten et surveiller Dumfries permettrait d’isoler les plus créatifs tout en attaquant. A moins que Montella nous réserve la surprise de réagir beaucoup plus défensivement, avec un 0-0 conduisant aux penalties. Epreuve où brillerait certainement le gardien Gunok, excellent mardi soir, en proposant une réincarnation de Diogo Costa.</p>



<p>Enfin, le suffixe patronymique <em>«oglu»</em> pourrait être mis à l’honneur. D’abord par le retour vraisemblable de l’intériste Calhanoglu, le maître à jouer principal du coach Montella. Puis par Kadioglu dont nous avons développé les qualités. Le stambouliote est né aux Pays-Bas et sera donc doublement motivé. Il a pour prénom Ferdi. Comme le chanteur populaire Ferdi Tayfur, auteur de la chanson <em>«Almanya treni»</em>, titre qui signifie <em>«Train d’Allemagne»</em>. Ferdi Kadioglu sera-t-il celui qui guidera le convoi de la victoire jusqu’en finale face à l’Allemagne pays hôte&nbsp;?</p>



<p>* <em>Universitaire et analyste de football.</em></p>



<p><strong><em>Précédents articles du même auteur sur l&rsquo;Euro 2024: </em></strong></p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/03/euro-2024-la-premiere-attaque-turque-cest-la-defense/">Euro 2024 : La première attaque turque, c’est la défense</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Euro 2024 : Groupe D, le nouveau groupe de la mort ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/23/euro-2024-groupe-d-le-nouveau-groupe-de-la-mort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jun 2024 06:53:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Autriche continuera à pratiquer un jeu vif mais épuisant ? Et la Pologne ? France et Pays-Bas joueront-ils encore au jeu des figures géométriques ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/23/euro-2024-groupe-d-le-nouveau-groupe-de-la-mort/">Euro 2024 : Groupe D, le nouveau groupe de la mort ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Groupe de l’Espagne et de l’Italie avait été annoncé comme «le groupe de la mort» du championnat d’Europe des Nations 2024 qui se joue actuellement en Allemagne. Une passation de pouvoir autour de ce statut serait-elle en train de s’effectuer?</em></strong> <em>(Illustration: Kanté contré par trois Néerlandais).</em> </p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-13420441"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Vendredi 21 juin. Premier jour de l’été officiellement. Les hostilités de la poule D ont commencé avec un instructif et un peu injuste Autriche-Pologne. Prolongées par un très attendu France-Pays-Bas.</p>



<p>L’Autriche a gagné en se faisant peur. Le tableau d’affichage a évolué de 1-0 à 1-1 puis 3-1 en fin de rencontre.</p>



<p>Avec un jeu plus rationnel, les Germanophones ont frappé les esprits à partir de la 9e minute et un but de la tête de Trauner, entraîné par un service sur une longue touche par le numéro 2 Mwene. Leurs adversaires du jour ont cherché à répondre dans les plus brefs délais, que ce soit par l’offensive (17e minute, tentative du droit juste au-dessus du numéro 24 Slisz)&nbsp; ou par l’opposition défensive (à retenir l’initiative de leur goal Szczesny de courir hors de sa surface pour éloigner le danger de la tête, ce qui démontre autorité et compétence).</p>



<p>La mi-temps suivante a confirmé la tendance à aller de plus en plus haut des joueurs au maillot rouge.</p>



<p>En dépit d’un répondant affiché du camp d’en face, les compagnons d’Arnautovic ont trouvé le chemin des filets par deux fois. D’abord par Baumgardner, qui bien qu’un peu plus esseulé (les Autrichiens devraient revoir les notions de mieux relayeur et défensif…) que face à la France, a encore livré une sacrée prestation. Puis sur penalty par le capitaine et pensionnaire de l’Inter Arnautovic.</p>



<p>L’après-midi bi-cromatique fondé par l’Autriche et la Pologne, dont les deux drapeaux rouges et blancs ont comme un air de famille, s’est terminé ainsi. Laissant place à la <em>«grande affiche»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6vOpqqEpVM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/21/euro-2024-espagne-entreprenante-italie-attentiste/">Euro 2024 : Espagne entreprenante, Italie attentiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Euro 2024 : Espagne entreprenante, Italie attentiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/21/euro-2024-espagne-entreprenante-italie-attentiste/embed/#?secret=9LPIBlrWZJ#?secret=6vOpqqEpVM" data-secret="6vOpqqEpVM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le Bleu blanc rouge en plat principal</h2>



<p>Le temps d’ajouter la couleur bleue aux débats pour former les étendards des deux rivales, le match de la soirée nous a offert une première mi-temps un peu déconcertante. Cette opposition entre deux équipes talentueuses a démontré des accès de faiblesse de part et d’autre dans la coordination.</p>



<p>Le sens du spectacle s’est invité d’entrée de jeu sous la forme d’une frappe de Frimpong pour les hommes au maillot orange, détournée par Maignant. Les intentions étaient claires. Chez les bleus aussi puisqu’ils ont riposté presque tout de suite par Griezman contraignant Verbruggen à concéder le corner. Ce sera le message de cette première mi-temps. Un échange de riposte, soit par des contres ou des débordements hollandais, soit par un jeu plus axial côté français. Les vice-champions du monde ont légèrement dominé mais ont tiré au but hors cadre comme avec Dembélé juste avant la demi-heure de jeu.</p>



<p>Le reste du match a été offensif, dans la lignée de ce qui a précédé, mais plus brouillon. On a pu assister à des duels plus intenses physiquement, mais à l’impact plus maladroit. Chez les Néerlandais, Dumfries, Depay se sont mis en évidence. Tandis que Kanté s’improvisait meneur de jeu par intermittence, Saliba se montrait très bon au replacement et en marquage individuel, sous le parrainage de la force tranquille d’Upamecano. Chez les entrants en fin de match, Giroud et Wheghorst ont livré un jeu tout en déviation pour leurs équipes respectives.</p>



<p>Le résultat au tableau d’affichage : 0-0. Un score surprenant qui apparaît pour la première fois depuis le début de la compétition. Issue d’un duel entre deux nations aux drapeaux bleu-blanc-rouge. Une disposition de coloris disposée à la verticale pour la France, à l’horizontale pour la Hollande. Une figuration qui est en parfait accord avec la verticalisation recherchée par les hommes de Didier Deschamps, tandis que ceux coachés par Ronald Koeman ont cherché à condenser le milieu de terrain en le quadrillant. Une guerre tactique qui a donné un aspect de losange ou parfois de triangle isocèle selon les déplacements de Rabiot. Avec dans le même temps des Hollandais formant une sorte d’hexagone – comble de l’ironie puisqu’il s’agit du surnom donné à la physionomie du territoire français en cartographie – perturbant le dispositif qui leur était opposé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YTG281ex3Q"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/20/euro-2024-turquie-georgie-du-caucase-au-cocasse/">Euro 2024 : Turquie-Géorgie, du Caucase au cocasse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Euro 2024 : Turquie-Géorgie, du Caucase au cocasse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/20/euro-2024-turquie-georgie-du-caucase-au-cocasse/embed/#?secret=86uhwMmxUL#?secret=YTG281ex3Q" data-secret="YTG281ex3Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’appartenance à un groupe en commun. Mais deux résultats dissemblables et une issue pas totalement imprévisible, mais pas très attendue non plus à l’origine. Les spéculations s’en trouvent relancées, tant personne n’a convaincu à 100%.</p>



<p>L’Autriche continuera à pratiquer un jeu vif mais épuisant&nbsp;? Et la Pologne&nbsp;? France et Pays-Bas joueront-ils encore au jeu des figures géométriques&nbsp;?</p>



<p>L’Euro 2024 poursuit son chemin. Vivement la suite.</p>



<p>* <em>Enseignant universitaire et analyste de football.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/23/euro-2024-groupe-d-le-nouveau-groupe-de-la-mort/">Euro 2024 : Groupe D, le nouveau groupe de la mort ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Euro 2024 : Espagne entreprenante, Italie attentiste</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/21/euro-2024-espagne-entreprenante-italie-attentiste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jun 2024 06:01:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
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		<category><![CDATA[Morata]]></category>
		<category><![CDATA[Squadra Azzurra]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Espagnols sont des Italiens rapides, les Italiens sont des Espagnols lents.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Euro 2024, stade de Gelsenkirchen, Allemagne, jeudi 20 juin 2024, Groupe G : Espagne et Italie se sont défiés dans un match à analyser aux plans à la fois sportif et culturel. L’Espagne a remporté une autre victoire sur l’un des ténors de sa poule. Cette étape du premier tour la consacre déjà comme faisant partie des épouvantails, voire des favorites.</em></strong></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato </strong>*</p>



<span id="more-13403398"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Ce retour en grâce des Ibères s’est fait à la faveur d’une partie s’apparentant à un duel très disputé. Une opposition fratricide entre deux pays frères sans frontières communes. A partir de l’appartenance à l’aire linguistique latine et au monde méditerranéen, cette fraternité a été mise à l’épreuve de la dure loi du haut niveau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La nostalgie si chère aux Méditerranéens</h2>



<p>Quatre. C’est exactement le nombre de phases officielles pour restituer le ressenti de cette soirée autour du football. Les Euros 2008, 2012 et 2016 sont repassés en cette version du mois de juin 2024. L’Italie a commencé timidement à faire circuler la balle en début de match. Alors que l’Espagne prenait des initiatives plus tranchées. Un round d’observation qui ressemblait à ce qui s’était produit, dans les grandes lignes, lors des huitièmes de finale de l’Euro 2008 gagné par des Ibères alors maîtres du monde (Euro 2008 et 2012 et Mondial 2010 obtenus dans l’admiration générale). Avec une pincée d’Euro 2016 de par les envolées de Gianluigi Donnarumma. Voilà le résumé d’une première mi-temps offrant le spectacle d’une Espagne très entreprenante face à une Italie plus attentiste mais pas totalement dépassée.</p>



<p>La seconde période a juste confirmé que les Hispaniques étaient montés crescendo. Pour finalement défaire les Italiens dépassés, mais plus réactifs après le but espagnol, avec deux tentatives consécutives sur la fin. Les quarante-cinq dernières minutes ont tenu à la fois de la finale de l’Euro 2012 où les Italiques s’étaient vus balayés par les Ibériques (0-4). On a constaté une Espagne à la fois renaissante et innovante, tandis que l’Italie se montrait plus figée, comme passéiste notamment lorsque certains joueurs se sont mis à botter en touche ou à re-pratiquer le marquage individuel comme à l&rsquo;époque du Catenaccio traditionnel.</p>



<p>Pour clore ce premier aspect général, prenons en compte une attraction par rapport aux autres matchs : le fait que les morphologies des deux équipes du jour diffèrent, de par leur variété de tailles, des autres effectifs nationaux engagés dans la compétition. Ce qui a eu pour effet d&rsquo;avoir un jeu à terre plus fréquent.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="59WzxZ36wm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/20/euro-2024-turquie-georgie-du-caucase-au-cocasse/">Euro 2024 : Turquie-Géorgie, du Caucase au cocasse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Euro 2024 : Turquie-Géorgie, du Caucase au cocasse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/20/euro-2024-turquie-georgie-du-caucase-au-cocasse/embed/#?secret=xDFezfmmlI#?secret=59WzxZ36wm" data-secret="59WzxZ36wm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une grande Espagne</h2>



<p>Qualifier la <em>«Roja»</em> d’irrésistible serait prématuré. La pressentir comme une puissance montante ne serait pas une ineptie. On attend avec impatience son dernier match de poule.</p>



<p>L’Espagne s’est montrée sous un jour très positif, impressionnante de talent, de confiance, de justesse. Dans tous les compartiments de jeu. A tel point que détailler tous les exemples étoffant cet argumentaire s’apparenterait à de l’encyclopédisme. Faisons référence, entre autres satisfactions, à la circulation de balle facilitée par la rapidité d’exécution, le replacement et la synchronisation collective; la faculté de frapper dans toutes les positions de l’attaquant Morata; l’incorporation harmonieuse de jeunes comme Williams (spécialité: les débordements) et Yamal (spécialité: les slaloms). Tout ceci a créé le surnombre à plusieurs reprises dont une fois à la 27<sup>e</sup> minute de jeu, obligeant Barella à un dégagement en catastrophe.</p>



<p>A signaler un nom : le très utile et percutant arrière gauche Cucurella, que l’on pourrait assimiler à d’anciens latéraux tels que l’Espagnol Juanfran ou l’international saoudien Al-Shahrani. C’est-à-dire un profil de joueur de petite taille, sec voire fin, mais très vif et participant à la relance de façon créative.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Squadra Azzura contemplative</h2>



<p>Stoïcisme&#8230; La philosophie du groupe coaché par le Toscan Spalletti joue à cache-cache avec le bon sens. Tantôt basé sur une fugacité éclair sur les ailes (quoique sporadiquement&#8230;), tantôt statique, voire rigide dans son alignement, le jeu semblait programmé pour se stopper de lui-même juste avant les dix-huit mètres adverses. Pour preuve, les tentatives lointaines précipitées, comme par Chiesa. Aucun n’a été cadré. L’attaquant de l’Atalanta Bergame Scamacca s’est posté plus en sentinelle qu’en véritable remiseur ou avant-centre. Barella a été meilleur dans la construction que dans la perte du ballon. Dimarco s’est débattu.</p>



<p>Vous l’avez compris, cette Squadra Azzurra a un potentiel mais elle a pratiqué un jeu minimaliste, parfois passif. Elle a parfois eu un style très italien, avec quelques gestes techniques de Pellegrini, entre autres étincelles.&nbsp;Elle a parfois eu un peu de l’équipe de France dans sa fébrilité sur les corners, notamment sur son flanc gauche. Elle a parfois eu un peu de la fragilité belge, de la nervosité argentine et de la conservation de balle à la tunisienne faisant appel plus à la lenteur qu’à la rapidité.</p>



<p>Pour la suite de la compétition, visionner ce match pourra être salvateur dans l’optique d’une place dans le dernier carré. La Péninsule Ibérique avait bien enseigné des choses, durant l’Antiquité, à l’Italie alors berceau de l’Empire Romain, Trajan étant carrément né en Espagne. Alors pourquoi pas?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JQ9ePC98go"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/euro-2024-les-paris-sont-ouverts/">Euro 2024 : Les paris sont ouverts</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Euro 2024 : Les paris sont ouverts » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/euro-2024-les-paris-sont-ouverts/embed/#?secret=wBKzATpbxF#?secret=JQ9ePC98go" data-secret="JQ9ePC98go" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Nous avons assisté à un match dont le niveau était fort. Avec une équipe dominant vraiment l’autre.</p>



<p>L’Espagne, à l’efficacité redoutable, a remporté 1-0 une rencontre contre un pays comptant parmi les plus grandes nations du ballon rond. Elle a su regarder de l’avant. Un changement qui s’est produit grâce à des garçons d’âges divers. L’Italie, elle, devra passer à la vitesse supérieure. Après cet épisode de <em>«dolce vita»</em>, la bande entraînée par Spalletti devra affronter l’Albanie. Et si plus tard, la rythmique du flamenco devait de nouveau se mesurer à un nouveau défi technique et rythmique de latinité, en passant de la Méditerranée vers l’Atlantique avec la <em>«Saudade»</em> du Portugal, pour le plus grand plaisir de nos yeux.</p>



<p>Moralité : les Espagnols sont des Italiens rapides, les Italiens sont des Espagnols lents.</p>



<p>* <em>Enseignant universitaire et analyste de football.</em></p>
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		<title>Euro 2024 : Turquie-Géorgie, du Caucase au cocasse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/20/euro-2024-turquie-georgie-du-caucase-au-cocasse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2024 06:21:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’équipe de football de Turquie est en tête de son groupe de l'Euro 2024 au terme d’un scénario renversant. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le Groupe F de l’Euro 2024 qui se joue actuellement en Allemagne, l’équipe de football de Turquie est en tête au terme d’un scénario renversant. Grâce à ses trois points gagnés aux dépens de la Géorgie (3-1). Et au presque partage des points sanctionnant la rencontre d’après entre le Portugal et la Tchéquie (victoire des Lusophones sur les Slaves sur le score serré de 2-1, acquise en fin d’épreuve).</em></strong></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-13397908"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>C’est une entrée en matière quasiment idéale pour toute équipe dans une compétition officielle de grande ampleur. Et un score flatteur pour un match qui a su divertir les spectateurs.</p>



<p>Les points forts révélés au cours de cet événement lançant les hostilités de cette poule, ils se sont manifestés à bien des égards. Mais des points faibles qui ont relancé la partie et les débats ont contredit cette réalité à certains moments.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une victoire acquise dans l’effort</h2>



<p>Le match a commencé et déjà les Turcs décident et réussissent de prendre le jeu à leur compte. En s&rsquo;installant dans le camp adverse, les hommes dirigés par Vincenzo Montella ont laissé peu de temps pour réfléchir à des adversaires dépassés techniquement et physiquement. Toutefois pas toujours sur le plan stratégique, à en juger par leurs réponses tantôt brouillonnes, tantôt plus coriaces.</p>



<p>La première demi-heure d&rsquo;heure a montré une série de courses à sens unique des Ottomans en direction des Caucasiens. L’action contre la réaction ou du moins la tentative de réaction. C&rsquo;est donc sans surprise que les premiers nommés ont ouvert le score par l’entremise de Mert Mürdür à la vingt-cinquième minute d’une volée du droit, permise par un échange fructueux sur centre de Ferdi Kadioglu. Une transmission 100% Fenerbahçe entre deux hommes de couloir! Et même si la minute suivante a vu un but inscrit par Kenan Yildiz sur un bon travail de Arda Guler, refusé pour hors-jeu, ça n’a pas empêché la Turquie de repartir à l’attaque, ni la Géorgie de perdre espoir. Car la conséquence presque immédiate a été une égalisation du pays au drapeau à la croix rouge sur fond blanc. Trente-deuxième minute: consécutivement à quelques offensives sous l’impulsion de la vedette Khvicha Kvaratskhelia, Georges Mikautadze a catapulté le ballon au fond des filets de Fehmi Mert Günok presque à bout portant.</p>



<p>De la fin de la première mi-temps jusqu’à une partie de la seconde, les Turcs ont pris leurs responsabilités mais les Géorgiens les ont fait douter. En réagissant à la façon d’une grande équipe, le Bosphore a repris ses droits sur le Caucase en reprenant l’avantage sur une réalisation du jeune attaquant du Real Madrid Arda Guler (19 ans) sur une frappe avec effet&nbsp; du gauche, dans une position oblique qui a ajouté une dimension spectaculaire au geste de ce jeune joueur qui pourrait être une des révélations de cette compétition. Un titre que pourrait lui disputer le gardien géorgien Georgi Mamardashvili, qui a les capacités pour figurer dans l’équipe type si la Géorgie va loin.</p>



<p>Beaucoup plus en avant dans le temps (98’ minute), Kerem Akturkoglu du Galatasaray a agi en véritable renard des surfaces en inscrivant le troisième et dernier but de son équipe. Un modèle de persévérance, d’intelligence et d’endurance car ayant profité de la montée du goal adverse sur corner pour lancer à la manière d’un soliste un contre foudroyant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un match marquée par la résilience </h2>



<p>Ne rien lâcher. Tel semblait être la phrase du jour. A ce jeu-là les deux équipes ont livré un duel débouchant sur la parité, tant le découragement n’est pas apparu une seule fois. Ceci a eu pour effet de rendre un pourcentage de possession de balle en faveur de la <em>«Milli Takim»</em> (57%), mais pas déséquilibrée pour autant. Les Géogianophones ont fait douter leurs homologues turcophones lors de certaines séquences de jeu, notamment à la perte du ballon de ces derniers, avec un 3-5-2 sérieux, disposant toutefois de peu de techniciens pour la construction. Une formation qui a plus joué sur la réaction que sur l’action. Le tout sous le regard de leur goal d’1,99 mètre, qui a montré l’étendue de ses compétences, de la simple claquette à la détente horizontale, participant le plus activement possible à la relance de son onze qui s’est montré héroïque.</p>



<p>Néanmoins, l’impact physique a parfois fait preuve d’un semblant d’amateurisme de part et d’autre. Soit par le numéro 6 géorgien Kochorashvili. Soit par le télescopage survenu entre coéquipiers dans la défense turque (Samet Akaydin et Abdulkerim Bardakci).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3ZW4Xq1QV2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/euro-2024-les-paris-sont-ouverts/">Euro 2024 : Les paris sont ouverts</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Euro 2024 : Les paris sont ouverts » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/euro-2024-les-paris-sont-ouverts/embed/#?secret=dO6U6Q2LOq#?secret=3ZW4Xq1QV2" data-secret="3ZW4Xq1QV2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’enthousiasme a produit le plus souvent de belles choses, avec quatre buts inscrits, un tir sur la transversale et un sur le poteau. Quelquefois, il a débouché sur des phases de flottement, digne du baby-foot en fin de première mi-temps. Digne du hourra football ou du kick and rush en seconde période, avec quelques accès de nervosité et des avertissements plus dus à la maladresse qu’à l’antijeu caractérisé. Un aspect négatif qui ne s’est heureusement produit que par intermittence, le jeu technique et la rapidité ayant repris rapidement le dessus sur les épisodes de jeu haché. Avec un soupçon d’organisation chez les joueurs au maillot frappé du croissant et de l’étoile, pour chercher à canaliser les explosions offensives. Tout en sachant gérer l’immédiateté de la récupération à l’enchaînement. Par exemple à la treizième minute, le <em>«Juventino»</em> Kenan Yildiz est parti de son propre camp et a mené une action individuelle pour décocher une frappe sèche du gauche repoussée efficacement par Mamardashvili).</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Milli Takim</h2>



<p>L’équipe nationale turque peut passer du 4-3-3 au 4-5-1, en empruntant un détour par le 4-2-3-1. Son identité de jeu obéit à la tactique de son sélectionneur italien Vincenzo Montella, ancienne gloire de l’AS Roma. Avec pour principal relais le capitaine Hakan Calhanoglu, véritable patron prêt à se sacrifier pour la collectivité. Le milieu offensif de l’Inter a œuvré pour mettre ses partenaires au grand jour, les placer sur orbite.</p>



<p>Une Turquie des Lumières serait-elle en train de naître&nbsp;? Naturellement, il est trop tôt pour y répondre. Mais l’éclairage donné par son numéro 10 y contribue. Calhanoglu ne se contente pas seulement de son rôle de meneur de jeu. Il remplit une fonction de meneur tout court. Faisant penser à l’ancien footballeur Antonio Candreva, italien comme Montella, qui lui aussi avait fait partie de l’Inter. Encourageant ou rappelant à l’ordre ses compagnons selon les principes d’un réalisme footballistiques où ses compatriotes sont encore un peu novices.</p>



<p>Lors de leur examen d’entrée face à la Géorgie, les Turcs ont par moments livré une sorte de chorégraphie. Un dispositif rappelant le WM ou, en complète rupture avec les schémas habituels, une disposition en arc de cercle élastique, donc rétractable, dans la moitié de terrain opposée. Une configuration qui pourrait poser des problèmes inédits à des effectifs comme ceux de l’Allemagne, la France, les Pays-Bas mais moins contre une équipe plus verticale comme l’Angleterre.</p>



<p>Si la Turquie franchit le premier tour, elle pourrait nous faire voyager du Caucase au cocasse tant l’inattendu se présente comme la matrice existentielle d’un groupe de sportifs faisant preuve d’originalité technique. Et d’engagement à la limite de l’incongruité avec des assemblages disparates mais efficaces puisque déconcertants. Le couloir gauche dynamise le jeu avec Ferdi Kadioglu excellent mardi, c’est un couloir d’animation; le couloir droit a plus tendance à le temporiser, c’est une antichambre de création avec Mert Müldür et Arda Güler veillés par Calhanoglu. Un déséquilibre qui peut casser les lignes adverses, comme casser les codes. Une apparente bancalité capable d’injecter la déstabilisation à n’importe quel adversaire, à condition que les Rouges et Blancs soient en forme et bénéficient d’un coaching précis.</p>



<p>La Turquie a impressionné pour son entrée en lice. La Géorgie a étonné. Tandis que le Portugal a peiné sans être ridicule contre des Tchèques qui ont eu du répondant. Ce groupe est lancé sur de bons rails pour prétendre au statut de quatuor intéressant. La confrontation entre Portugais et Turcs s’annonce palpitante, peut-être décisive, samedi prochain. Ce sera The <em>big&nbsp; test</em>, où il faudra privilégier la synchronisation et où l’entrée potentielle de Kahveci ne tiendrait certainement pas du hors-sujet. Avec un Tchéquie-Géorgie qui renferme toutes les facultés pour relancer les débats. Les hommes dirigés par le Français Willy Sagnol, ancien excellent latéral du Bayern Munich, au mental équilibré depuis toujours, disposent de moyens pour bousculer la hiérarchie préétablie, possiblement en jouant sur un détail&nbsp;: la faculté à centrer de son numéro 2 Otar Kakavadze (alterne les centres-tirs et les ballons fuyants). A moins que le Tchèque Patrick Schick ne prenne les choses en main pour remettre de l’ordre.</p>



<p>* <em>Enseignant universitaire et analyste de football.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/20/euro-2024-turquie-georgie-du-caucase-au-cocasse/">Euro 2024 : Turquie-Géorgie, du Caucase au cocasse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Euro 2024 : Les paris sont ouverts</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/euro-2024-les-paris-sont-ouverts/</link>
		
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		<pubDate>Thu, 13 Jun 2024 11:13:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Euro 2024 nous tend la main. Cette compétition sera-t-elle placée sous le signe de la fantaisie?</p>
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<p><strong><em>Le mois de juin est traditionnellement une période de soldes en Europe, ainsi que dans d’autres zones du globe terrestre. C’est-à-dire un grand moment de frénésie commerciale. Cette effervescence à mi-chemin du printemps et de l’été, nous la retrouvons avec les grands événements sportifs. Comme le tournoi de Rolland-Garros en tennis, le Tour de France en cyclisme, les Jeux Olympiques de Paris, ou en football, la finale de la Ligue des Champions ou l’Euro 2024, qui s’ouvre cette semaine en Allemagne.</em></strong></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-13214839"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Le Championnat d’Europe des Nations se met en place du point de vue de la logistique, de l’ambiance et des expectatives. A partir du 14 juin, l’Allemagne se lancera dans son organisation. Un pays hôte qui pourra prétendre au titre à domicile. Mais la France et l’Angleterre, finaliste de la précédente édition, campent en embuscade. Avec dans la tranchée voisine un très intéressant Portugal et une Italie tenante du titre difficilement cernable. Et pourquoi pas une ou deux surprise?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les forces en présence</h2>



<p>Pour initier ce tour des prévisions, il est traditionnellement acquis de se reporter aux résultats des deux grandes dernières compétitions. C’est-à-dire la Coupe du Monde et l’Euro.</p>



<p>Au dernier Euro au report chaotique pour cause de coronavirus avancé et dévastateur, l’Italie avait battu l’Angleterre en finale. Au dernier Mondial, la France, paradoxalement plus méritante qu’en 2018, s’était fait enlever sa couronne par l’Argentine, après un parcours plus qu’honorable, bien que terni par un arbitrage douteux en demi-finale face au Maroc (deux penalties auraient pu être sifflés&nbsp; en faveur des Lions de l’Atlas). Cela veut-il dire que nous retrouverons Anglais et Français dans le dernier carré ?</p>



<p>Le réflexe suivant s’apparenterait à la prise en compte du pays organisateur. Il s’agit dans le cas présent de l’Allemagne. Une grande nation du ballon rond, championne continentale à trois reprises, à égalité avec l’Espagne et la France.</p>



<p>Les Espagnols, eux, auront leur mot à dire. Avec un jeu offensif basé sur une relance de Pedri jusqu’à&nbsp; leur pépite du moment : Lamine Yamal.</p>



<p>Toujours au sud de l’Europe, le pari sur le Portugal se présente comme une évidence. Une formation joueuse, à la grande vivacité et à l’adaptabilité tactique incontestable. Son dernier match contre la Finlande a confirmé que même en cas de riposte adverse, les Lusitaniens étaient en mesure d’imposer leur jeu avec des atouts certains.</p>



<p>Pour clore cette rubrique consacrée aux <em>«évidences»</em>, évoquons les Pays-Bas avec leur milieu de terrain dense, appuyé sur les côtés par des pivots ou des pistons efficaces, la détermination du Danemark, la vivacité de la Belgique, le potentiel croate avec l’inusable Modric secondé par un très bon Kovaci.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les possibles défaillances</h2>



<p>En priorité, conservons à l’esprit que nous sommes arrivés au terme d’une saison de sport de haut niveau. Donc à un moment très éprouvant de l’année où les protagonistes n’auront eu que très peu de temps consacré à la récupération. Les effectifs seront en grande partie fatigués, d’autant plus que plus le niveau des joueurs est élevé, plus leurs chances d’avoir participé à des échéances importantes jusqu’à la fin d’une saison est grande, à en juger au nombre de participants qui auront été présents dans le dernier carré des trois compétitions européennes au niveau des clubs. Sans compter ceux qui resteront plus ou moins éprouvés mentalement.</p>



<p>Puis sur le plan organisationnel, les schémas tactiques imposeront des consignes qui ne ressembleront pas forcément à celles appliquées en championnat. Combiner les variables d’ajustement stratégiques aux caractéristiques des recrues constituera une équation loin d’être gagnée à l’avance. Certaines équipes nationales reposent sur un équilibre instable, y compris chez les plus fortes. C’est le cas de l’Italie qui repose sur la forme de Donnarumma et l’inspiration de Barella parfois un peu trop décalé. A moins que Dimarco nous gratifie d’une fantaisie insaisissable, suite à un lancement en profondeur de Pellegrini? C’est le cas aussi de l’Angleterre privée de Rashford qui devra prouver qu’elle saura exploiter le talent de Kane et Billingham (qui ne sera pas avec ses coéquipiers du Real Madrid cette fois&#8230;), avec l’aide de Palmer pouvant permuter d’une aile à une autre. Si ces deux formations venaient à triompher, ce serait en se reposant sur l’osmose collective et non sur les individualités.</p>



<p>Une autre possible défaillance est-elle imaginable pour la France si on se remémore son élimination par la Suisse au dernier Euro? Pas forcément. Pas absolument impossible non plus. Mbappé vise le Ballon d’Or. Mais l’équipe reposera sur la santé d’Upamecano. Sans lui, et malgré le retour de Kanté, le château de sable risque de prendre l’eau. Et Dembélé doit être mieux encadré par ses coéquipiers à la perte du ballon, eu égard son potentiel dos au but ou en décrochage. De l’autre côté de la frontière, la Belgique n’offre pas non plus toutes les garanties malgré une propension à faire le spectacle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les possibles surprises</h2>



<p>La Pologne figure en bonne place des prétendantes à bousculer l’ordre établi. Avec un avant-centre de la qualité de Lewandowski, tout est possible. Un autre aspect entre en jeu : le fait de disposer de trois excellents gardiens de but, ce qui est un avantage précieux sur la longueur d’une compétition à partir de laquelle peut surgir une séance de tirs aux buts.</p>



<p>Toujours en Europe de l’Est, la Hongrie apparaît de plus en plus solide, confiante, alors que la Roumanie est revenue lentement mais sûrement. En fait, l’inconnue concerne l’Albanie, la Géorgie (on pense immédiatement à Kvaratskhelia, signalons que son goal Mamardachivili joue quand même à Valence, en championnat espagnol!), la Slovaquie, la Slovénie et l’Ukraine. Si les trois dernières nommées auront certainement plus de difficultés, l’Albanie a progressé et pourrait tout à fait franchir le premier tour et aller jusqu’en quarts à condition de ne pas avoir à gérer une séance de tirs aux buts. En effet, les Albanais semblent plus solides mais moins techniques qu’il y a quelques années.</p>



<p>L’Autriche et la Suisse, elles, ont les moyens de contrecarrer bien des plans. La première nommée avec Baumgardner (pensionnaire de Leipzig, qui avait révélé Thimmo Werner). La seconde grâce à la science du sélectionneur Yakin, qui a insufflé une discipline toutefois trop dépendante de son gardien de but Kobel.</p>



<p>Enfin, la Serbie (avec un gardien sûr, une défense améliorée, un entrejeu protéiforme et un très bon avant Vlahovic de la Juventus) et la Turquie semblent légèrement oubliées par les pronostiqueurs. Grave erreur. Avec ces deux équipes, ça passe ou ça casse, mais souvent dans le spectaculaire.</p>



<p>L’Euro 2024 nous tend la main. Avec pour match d’ouverture un curieux Allemagne-Ecosse. Une affiche qui sera suivie dès le lendemain par un exotique Italie-Albanie. Cette compétition sera-t-elle placée sous le signe de la fantaisie?</p>



<p>L’heure du divertissement a sonné. Avec son cortège d’enthousiasmes, espérons-le sans incivilités chroniques. Avec ses interrogations et ses réponses. Cristiano Ronaldo se présentera-il encore comme indestructible et irremplaçable? Ses coéquipiers Joao Neves et Gonzalo Ramos seront-ils respectivement meilleur passeur ou meilleur buteur? A moins que l’Espagnol Lamine Yamal ne leur vole la vedette en devenant la révélation du tournoi. Mbappé éblouirait-il de nouveau le public, par exemple en inscrivant un but sur corner rentrant? Le Borussia Dortmund, lui, pourra servir l’Allemagne avec une possible explosion du milieu offensif Brandt. Tandis que Scamacca, héros de l’Atalanta Bergame, a les moyens de s’illustrer en surprenant les adversaires par ses positionnements variables. Ce qui nous amène à penser aux entraîneurs italiens. Ils seront au nombre de trois : Spalletti (Italie), Rossi (Hongrie), Montella (Turquie). Une prémonition? Autre prémonition, cette fois par la numérologie : si le 4-3-3 revenait en force? Quatre équipes ont le profil dans ce cas-là, ce sont l’Italie, le Portugal, la Roumanie et la Turquie.</p>



<p>Vous l’aurez compris, rien n’est fait, jamais un Euro de football n’aura été aussi incertain. Un Euro ne préfigure pas toujours une Coupe du monde. L’inverse est aussi vrai.</p>



<p>* <em>Analyste de football.</em></p>
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		<title>Euro 2024 : le meilleur passeur du tournoi sera-t-il Interista ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/euro-2024-le-meilleur-passeur-du-tournoi-sera-t-il-interista/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 08:43:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le début de la saison, l’Inter de Milan resplendit sur le championnat italien. Et en Ligue des champions. </p>
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<p><strong><em>Depuis le début de la saison, l’Inter de Milan resplendit sur le championnat italien. Il va jusqu’à impressionner en Champions League. Une accession à un statut de favori de bien des pronostics qui s’étendent du général au particulier, du collectif à l’individuel. Avec un détail méritant que l’on s’y attarde : le rôle de la passe décisive et son auteur.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-10755781"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Régulièrement en tête depuis plusieurs semaines, la formation milanaise résiste et intimide y compris lorsque sa puissance en arrive à se voir contestée par une vieille rivale de toujours : la Juventus. Le match de dimanche a livré un débat intéressant. Evénement au cours duquel la Juventus a ouvert le score, chez elle, par l’entremise de Dusan Vlahovic consécutivement à un travail d’Enrico Chiesa. Ce dernier ayant improvisé un une-deux suite à une interception du Croate. Une action qui a mis en lumière les capacités piémontaises à bousculer des Lombards lesquels, conscients des forces adverses mais aussi des leurs, ont su réagir une dizaine de minutes plus tard avec l’égalisation de Lautaro Martinez.</p>



<p>Les deux équipes n’ont pas démérité et le 1-1 a semblé mettre tout le monde d’accord. L’Inter est premier de la Serie A avec trente-deux points. La Juventus est postée juste derrière à deux petites unités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une équipe qui sait s’exporter</h2>



<p>Ensuite, c’est en déplacement dans le cadre de la Ligue des Champions que les représentants de la capitale économique italienne ont une fois de plus enseigné quelque chose aux spectateurs – ainsi qu’aux adversaires&nbsp;! – en matière d’efficacité.</p>



<p>Au Portugal, cette fois. Le Benfica a mené 3-1 mais les visiteurs d’un soir ont su réagir face à une équipe comptant quand même Joao Mario, Nicolás Otamendi, Antonio Silva, Rafa Silva, Angel Di Maria. C’est d’ailleurs ce dernier qui a déclenché un tir magistral obligeant le gardien italien Audero à déployer toute son envergure dans l’élaboration d’une claquette en guise de sauvetage. Avec une <em>«majestuosité»</em> similaire à celle du Stanley Menzo, vainqueur de ce que l’on appelait encore la C1 en 1988 avec le PSV Eindhoven. Une équipe qui présentait une particularité: celle de mettre en danger ses adversaires grâce aux touches longues de son défenseur belge Eric Gerets.</p>



<p>Finalement, la remontada a eu lieu entre-temps&nbsp;: 3-3. Avec de très bonnes actions signées Darmian et Frattesi, auteur du second but <em>«nerazzurro»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un souci du détail</h2>



<p>Ce qui frappe les observateurs en observant ces deux oppositions consécutives, c’est l’hétérogénéité des groupes. Bien que le schéma tactique du 5-3-2 ait été pratiquement autant appliqué (un pur 3-5-2 en Italie; un 3-1-4-2 fluctuant vers le 3-5-2 selon que Davide Frattesi soit couvert ou non derrière lui par l’Albanais Kristjian Asslani au Portugal), les acteurs sur les deux matches ont été variés. Au niveau du temps de présence (Barella entrant en cours de jeu). Au niveau de l’absence tout simplement (Calhanoglu était aligné en Italie, mais pas au Portugal).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3USfNZfQyZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/euro-2024-ne-pas-perdre-le-nord/">Euro 2024 : ne pas perdre le nord !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Euro 2024 : ne pas perdre le nord ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/euro-2024-ne-pas-perdre-le-nord/embed/#?secret=jx1ww4cqqX#?secret=3USfNZfQyZ" data-secret="3USfNZfQyZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une identité stratégique, plus&nbsp; qu’une culture tactique, a été dispensée par l’entraîneur Pippo Inzaghi. Lui permettant le luxe de faire reposer une partie de l’effectif en pleine joute européenne, en vue du très prochain duel avec le Napoli.</p>



<p>L’Inter compte souvent sur son couloir gauche pour <em>«verticaliser»</em> le jeu quasi exclusivement par Di Marco. Tandis que le couloir droit sert davantage à la conservation de balle, aux une-deux entre Nicolò Barella et Marcus Thuram ou entre Barella et Hakan Çalhanoğlu. D’où des centres, des centres-tirs ou des passes diverses se muant en passes décisives. Avec des avant-centres comme le Français Thuram (auteur de 6 <em>«assist»</em> en championnat) et l’Argentin Martinez qui ont assimilé cet état d’esprit ou l’on peut se présenter en tant que buteur-passeur ou l’inverse.</p>



<p>Cette arme avait réussi à l’attaquant soviétique Igor Belanov pendant l’Euro 88 (déjà quatre buts et cinq passes décisives au <em>«Mundial»</em> 86), lui ayant permis de compenser son manque de buts en délivrant trois ballons convertis positivement par ses coéquipiers. Faisant la différence par rapport aux autres équipes nationales convoquées alors, jouant sur les remises en jeu longues comme l’Irlande avec Michael Joseph McCarthy ou Chris Mac Grath.</p>



<p>L’hiver va bientôt prendre ses droits. Et il se pourrait que l’Inter ait engrangé assez de combustible pour le passer au chaud.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’astre milanais brille mille feux</h2>



<p>Ces dernières semaines, les fonctions se sont précisées dans l’orchestre <em>«interista»</em>. Chaque membre y va de son talent individuel en matière de transmission de balle dans la symphonie milanaise conduite par le maestro turc Calhanoglu. Pourrait-on se mettre à imaginer une finale Inter-Real ou Inter-Bayern ?</p>



<p>Nous n’en sommes pas encore là. Côté supporters à la rigueur.</p>



<p>Pour le moment, la galaxie de la Ligue des Champions brille de mille feux qui se mesurent entre eux au fur et à mesure d’une compétition relevée. L’astre milanais doit veiller à d’abord éclairer son itinéraire avant de penser à aveugler les autres.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="e3689wa5ov"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/28/le-football-italien-serait-il-en-train-de-reprendre-ses-droits/">Le football italien serait-il en train de reprendre ses droits?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le football italien serait-il en train de reprendre ses droits? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/28/le-football-italien-serait-il-en-train-de-reprendre-ses-droits/embed/#?secret=VRDJhWy1UB#?secret=e3689wa5ov" data-secret="e3689wa5ov" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En football, on peut passer très vite du rayonnement à l’âge glaciaire. En tant que joueur comme c’est le cas de Mauro Icardi, excellent à l’Inter mais qui a eu un peu plus de mal ces derniers temps avec sa nouvelle équipe le Galatasaray. Et Icardi ça ressemble à Icare…</p>



<p>Si on veut continuer à jouer les devins, revenons sur le chiffre 88. C’est justement l’année où la France à peine orpheline de Michel Platini a sombré dans une période récession footballistique marquée. Le temps où l’Italie est revenue sur le devant de la scène. 88 ça a été longtemps le numéro floqué sur le maillot de Pasalic à l’Inter. Alors, déclic&nbsp;?</p>



<p>Ayons la sagesse de nous exfiltrer de ces suppositions quasi-ésotériques. Constatons directement que le jeu croisé de l’Inter sur le terrain nous donne à voir quatre potentiels candidats au titre de meilleur passeur décisif de l’Euro 2024. Il s’agit de Federico Di Marco en tout premier lieu et Denzel Dumfries (aussi incisif en club qu&rsquo;en sélection) favoris pour la première place. Suivis de Thuram, Barella et enfin de Calhanoglu qui officie un peu à la façon d’un Antonio Candreva lorsqu’il évoluait&#8230; à l’Inter.</p>
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		<title>Euro 2024 : ne pas perdre le nord !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/euro-2024-ne-pas-perdre-le-nord/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 08:55:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les sélections européennes peaufinent leurs préparatifs sur la route de l'Euro 2024 en Allemagne,  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La récente campagne de qualifications pour l&rsquo;Euro 2024 en Allemagne et de matches amicaux en Europe a mis en lumière des confirmations mais aussi des doutes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-9828213"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Jean-Guillaume-Lozato-1.jpg" alt="" class="wp-image-241349"/></figure></div>


<p>Le prochain Championnat d’Europe des Nations se tiendra en Allemagne. La sélection locale alterne le bon et le moins bon. Comme beaucoup d’autres.</p>



<p>Allemagne-France 2-1. C’est le résultat du match d’entraînement s’étant tenu au Signal Iduna Park de Dortmund. Chacune des deux équipes a joué deux matches en quelques jours. Avec un bilan identique: une victoire, une défaite.</p>



<p>Cette rencontre ayant opposé deux grandes nations du ballon rond européen et même mondial reflète l’instabilité actuelle de bon nombre d’équipes nationales, sous l’influence de la remise en question générale post-Coupe du Monde amorcée fortuitement en 2018, parfois désordonnée, et portée à une quasi-apothéose en 2022 d’une façon plus construite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Allemagne-France comme avant-goût</h2>



<p>Allemagne-France est une affiche toujours alléchante en football, bien plus équilibrée à l’heure actuelle qu’en politique étrangère. Si l’Allemagne a battu la France, c’est parce qu’elle le méritait. Mais si la France n’avait pas perdu, personne n’aurait pu crier au scandale non plus.</p>



<p>C’est avec dynamisme que les deux équipes ont livré un jeu axé sur l’offensive, le pressing allemand étant supérieur dans le premier quart d’heure de jeu de chacune des deux mi-temps. Rien d’étonnant lorsque Thomas Müller a ouvert le score tout en opportunisme pour les Teutons bien décidés à bousculer les vice-champions du monde en titre.</p>



<p>La défense des Bleus était là, certes, mais assez statique. Tout comme le milieu de terrain était bancal avec un Adrien Rabiot excentré à gauche n’assurant pas toutes les fonctions d’un homme de couloir.</p>



<p>Ce manque de synchronisation s’est retrouvé dans le camp d’en face avec la sortie sur blessure de Ilkay Gündogan. La suite de la rencontre a vu les Allemands doubler la mise par l’attaquant du Bayern Leroy Sané. Plus tard ce sera Antoine Griezmann qui prendra ses responsabilités pour réduire le score sur penalty.</p>



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<h2 class="wp-block-heading">Vision d’ensemble</h2>



<p>Nous avons pu visionner des Germaniques et des Gaulois présentant tous les deux des insuffisances sur le flanc droit. Une faiblesse qui aurait pu rendre l’événement plus prolifique en buts. La Mannschafft a pu compter sur Rüdiger (un peu nonchalant mais convainquant lorsqu’il a dû gérer des montées adverses en position de dernier défenseur), Gnabry et Heirichs. A noter un autre profil intéressant, utile en cas de prolongation en compétition lors des matchs à élimination directe, c’est Julian Brandt.</p>



<p>Juger ces deux équipes sur ce match serait insuffisant, imprudent.</p>



<p>Pensons que la France avait réussi son match auparavant en triomphant 2 à 0 de l’Irlande grâce à des réalisations plus que rassurantes de Tchouaméni et Marcus Thuram. Pourtant, c’est bien dans le secteur de la finition offensive que l’équipe à l’écusson frappé du coq s’est montrée très irrégulière. Tandis que l’animation offensive voire la construction en elle-même a pu bénéficier des services de Camavinga et surtout du brillant Griezmann. Le cas le plus déroutant serait celui allemand, avec sa défaite 1-4 infligée par le Japon.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quel avenir&nbsp;?</h2>



<p>L’Allemagne a reçu la France dignement et la France s’est déplacée avec fierté à Dortmund. Malgré la qualité perceptible des effectifs respectifs, des interrogations subsistent. Le timing est important et le turn-over du sélectionneur national français Didier Deschamps a été à peine moyen. Coman pourrait être mieux utilisé. Rabiot aussi. Upamecano demeure indispensable. Quant à l’Allemagne elle a montré que sans Gündogan elle ne trouvait pas rapidement de solutions.</p>



<p>Ces va-et-vient entre maîtrise et insuffisance semblent dans l’air du temps puisque l’Italie elle-même avait commencé timidement en partageant les points (1-1) en Arménie. Pour tout de même battre quelques jours plus tard des Ukrainiens (2-1) détenant les clés d’un des meilleurs entrejeux du foot international.</p>



<p>L’Angleterre, de son côté, n’associe pas toujours bons résultats et manière, à en juger par le match avec les Ecossais (avec un très bon Robertson).</p>



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<p>Plus au Nord, le Danemark a disposé de la Finlande. Cette victoire (1-0) obtenue en terre finnoise. Une performance qui a permis aux rouges de prendre la tête de leurs groupes à la place des Finlandais. A noter que ces derniers avaient battu la France chez elle il y a trois ans et qu’ils ont livré un match engagé devant leurs homologues scandinaves emmenés par un Eriksen ressuscité.</p>



<p>Allemagne-France pourrait se présenter comme l’intitulé de la finale du prochain Euro. Avant de se remettre urgemment en question en vue du Mondial 2026.Compétition que toutes deux pourraient manquer ou quitter prématurément en partant du principe que leurs similarités se retrouvent plus dans les points faibles que dans les points forts. A moins que le Portugal disposant en ce moment d’un excellent Bruno Fernandes et que l’Italie lancent des assauts en demi-finales.</p>



<p>Mais les Danois sont là et comptent déjà un titre de Champion d’Europe à leur actif (1992 en&#8230; Suède, autre pays scandinave!), ce qui est bon pour la confiance. Oui, l’Islande avait surpris tout le monde en 2016. Cette fois, une grosse surprise du Nord de l’Europe pourrait survenir si les grosses équipes se <em>«reposent»</em> et si leurs gardiens de but continuent à tendre vers une certaine déconcentration(le nouveau fléau?).</p>



<p>Pourquoi pas la Finlande avec l’avant Pukki, Alho comme homme de couloir et justement Hradeky posté en tant qu’excellent goal ? Les lumières vont-elles éclairer le football à partir du soleil ou à partir des aurores boréales ? N’oublions pas que la Norvège dispose de Haaland, lequel pourra à nouveau faire parler la foudre d’un éclair de son pied gauche en direction de l’Allemagne l’an prochain, voire du continent américain dans trois ans…</p>



<p>* <em>Professeur universitaire et analyste de football. </em></p>



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