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	<title>Archives des Fayez Sarraj - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Fayez Sarraj - Kapitalis</title>
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		<title>Ghannouchi, une voix discordante dans la politique étrangère de la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jun 2021 12:20:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son discours d’ouverture du séminaire organisé par son parti, le samedi 6 juin 2021 à Tunis, consacré à la crise économique en Tunisie et aux moyens d’en sortir, le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, également président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a appelé à l’unification de la voix de la Tunisie...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/06/ghannouchi-une-voix-discordante-dans-la-politique-etrangere-de-la-tunisie/">Ghannouchi, une voix discordante dans la politique étrangère de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Erdogan-Saied-Ghannouchi-Erdogan.jpg" alt="" class="wp-image-302984"/><figcaption><em>Ghannouchi continue de cultiver la confusion et de rendre cacophonique la voix de la Tunisie à l&rsquo;étranger.  </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Dans son discours d’ouverture du <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/05/ennahdha-en-mode-pyromane-pompier/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">séminaire organisé par son parti, </a>le samedi 6 juin 2021 à Tunis, consacré à la crise économique en Tunisie et aux moyens d’en sortir, le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, également président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a appelé à l’unification de la voix de la Tunisie à l’étranger. Il a raison, mais ne doit-il pas commencer par donner lui-même l’exemple ? La <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/06/la-tunisie-malade-de-rached-ghannouchi-et-de-sa-langue-fourchue/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comédie politique a trop duré</a> et dépassé toutes les limites de l’acceptable.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Raouf Chatty </strong>*</p>



<span id="more-351488"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>



<p>Ce message du chef islamiste, visiblement destiné aux responsables des plus hautes institutions de l’Etat, dont le président de la république Kaïs Saïed et le chef du gouvernement Hichem Mechichi, en dit long malheureusement sur la façon dont est gérée la politique étrangère dans notre pays. Ghannouchi reconnaît, entre les lignes, qu’une grande confusion règne dans la diplomatie tunisienne qui a coûté très cher à l’image de la Tunisie à l’étranger.</p>



<p>Depuis l’indépendance de notre pays en 1956, la diplomatie tunisienne n’a jamais connu le cafouillage qui la caractérise actuellement. Ce cafouillage avait en fait commencé de s’installer dans le paysage politique avec l’accession de Ghannouchi au perchoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des incursions intempestives dans le champ diplomatique</h3>



<p>Par ses actes touchant de manière directe, franche et répétée à la politique étrangère, qui est un domaine réservé par la Constitution au président de la république, le chef islamiste a consacré cette pratique dans les faits. Ses immixtions répétées dans ce domaine ont largement contribué à envenimer les rapports entre les présidences de la république et du parlement.</p>



<p>Au parlement, plusieurs députés ont maintes fois saisi l’occasion en plénière pour critiquer cette attitude. Lui, de son côté, ne cesse de souffler le chaud et le froid. Il y a quelques jours, il a, dans une déclaration, souligné que la Tunisie vit dans un régime politique parlementaire, insinuant que c’est bien le parlement qui dessine la politique internationale de la Tunisie et qu’il était donc légitime que le chef de l’instance législative acte en matière de politique étrangère.</p>



<p>Nous savons tous que, depuis son élection au perchoir, Ghannouchi a choisi de disputer au président de la république le dossier diplomatique et de lui faire ainsi de l’ombre. Il tenait à donner une large publicité médiatique à son action dans le domaine des relations internationales, comme lors de ses voyages à l’étranger et de ses entretiens avec les plénipotentiaires accrédités en Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les chancelleries étrangères joue-t-elle le jeu de Ghannouchi ?</h3>



<p>Il faut rappeler dans ce cadre ses contacts téléphoniques avec l’ancien chef du gouvernement libyen Fayez Sarraj en pleine crise libyenne, sa visite à Ankara pour rencontrer le président turc Recep Tayyip Erdogan, visite non annoncée officiellement et qui a suscité de vives critiques au parlement et dans des médias, ou sa récente visite au Qatar… intervenue quelques mois après celle effectuée par le président de la république.</p>



<p>Toutes ces actions qui touchent au cœur de la politique étrangère de la Tunisie se font évidemment en l’absence de toute coordination avec le président de la république, qui n’en est même pas informé ni tenu au courant de leur tenants et aboutissants, et qui plus est, au vu et au su des chancelleries étrangères qui, visiblement, ont tendance à épouser le processus et à chercher par leurs contacts avec le président du parlement à insinuer que la politique étrangère est façonnée et gérée par ce dernier.</p>



<p>La crise institutionnelle au sommet de l’Etat provoquée par ce comportement pour le moins léger et inacceptable de Ghannouchi a contribué à envenimer la situation déjà moyennement tendue au sommet de l’Etat. C’est ainsi qu’on a vu le chef du gouvernement se rendre en voyage officiel au Qatar en pleine crise politique et économique en Tunisie, quelques semaines après la visite du chef de l’Etat dans ce même pays. Et lui aussi sans concertation avec le Palais de Carthage.</p>



<p>Ces scènes surréalistes participent de l’alignement de notre politique étrangère sur des axes étrangers, qu’il s’agisse des pays Golfe ou autres, et desservent la Tunisie. Nos dirigeants semblent oublier la fameuse règle de politique étrangère selon laquelle les États n’ont pas d’amis ni d’ennemis éternels, mais des intérêts à nationaux à défendre. Osons espérer que le président du parlement commencera par mettre ses actes en conformité avec ses paroles et participer à la normalisation du fonctionnement à la tête de l’Etat. Les prochains jours nous diront s’il est sincère ou s’il continue à flouer les Tunisiens par des déclarations en nette contradiction avec ses actes…</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



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			</item>
		<item>
		<title>Le président du conseil présidentiel libyen Mohamed Menfi en visite officielle en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/27/le-president-du-conseil-presidentiel-libyen-mohamed-menfi-en-visite-officielle-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 May 2021 15:47:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fayez Sarraj]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Menfi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Invité par le président de la République, Kais Saïed, le président du conseil présidentiel libyen Mohamed Menfi, effectuera une visite officielle en Tunisie du 29 au 31 mai 2021. Cette visite entre dans le cadre de l’amélioration des relations historiques entre les deux pays frères. Elle sera aussi l’occasion de relancer les négociations sur les...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Mohamed-Menfi.jpg" alt="" class="wp-image-350393"/></figure>



<p><strong><em>Invité par le président de la République, Kais Saïed, le président du conseil présidentiel libyen Mohamed Menfi, effectuera une visite officielle en Tunisie du 29 au 31 mai 2021.</em></strong></p>



<span id="more-350391"></span>



<p>Cette visite entre dans le cadre de l’amélioration des relations historiques entre les deux pays frères. Elle sera aussi l’occasion de relancer les négociations sur les dossiers de coopération qui doivent répondre aux aspirations des deux peuples, a indiqué la présidence de la république dans un communiqué. </p>



<p>Né en 1976, Menfi a succédé à Fayez Sarraj le 10 mars 2021.</p>



<p>Auparavant, Il notamment a été ambassadeur de Libye en Grèce, mais il en a été expulsé en décembre 2019 à la suite de l&rsquo;accord turco-libyen sur les frontières maritimes.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/27/le-president-du-conseil-presidentiel-libyen-mohamed-menfi-en-visite-officielle-en-tunisie/">Le président du conseil présidentiel libyen Mohamed Menfi en visite officielle en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Profitant des contestations à Tripoli, Fayez Sarraj se débarrasse de son rival Fathi Bashagha</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/29/profitant-des-contestations-a-tripoli-fayez-sarraj-se-debarrasse-de-son-rival-fathi-bashagha/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2020 14:29:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement d’union nationale (GUN) en Libye, dirigé par Fayez Sarraj, a annoncé vendredi 28 août 2020 dans un communiqué la suspension du ministre de l’Intérieur, Fathi Bashagha, alors qu’il était en visite de travail à Ankara chez le parrain turc, et ce à titre «provisoire» afin de mener une enquête administrative suite à la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/29/profitant-des-contestations-a-tripoli-fayez-sarraj-se-debarrasse-de-son-rival-fathi-bashagha/">Profitant des contestations à Tripoli, Fayez Sarraj se débarrasse de son rival Fathi Bashagha</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Fathi-Bashagha-a-Ankara.jpg" alt="" class="wp-image-314111"/><figcaption><em>Fathi Bachagha</em> <em>suspendu de ses fonctions alors</em> <em>qu’il était en visite de travail à Ankara</em>.<em> La Turquie a un seul agent en Libye : Fayez Sarraj.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Le gouvernement d’union nationale (GUN) en Libye, dirigé par Fayez Sarraj, a annoncé vendredi 28 août 2020 dans un communiqué la suspension du ministre de l’Intérieur, Fathi Bashagha, alors qu’il était en visite de travail à Ankara chez le parrain turc, et ce à titre «provisoire» afin de mener une enquête administrative suite à la répression des manifestations qui secouent Tripoli depuis le dimanche 23 août 2020.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-314110"></span>



<p>M. Bashaga a rejeté toute responsabilité dans la répression subie par les manifestants et a accusé des groupes armés non identifiés d’avoir enlevé et séquestré des manifestants qu’il a qualifiés lui-même de pacifiques.</p>



<p>Les manifestations qui secouent la capitale libyenne sont l’expression d’un ras le bol des citoyens excédés par la corruption, les coupures d’eau et d’électricité, qui plus est en pleine canicule estivale, et l’insécurité.</p>



<p>Les observateurs estiment que cette suspension intervient dans un contexte de rivalité croissante entre le chef du gouvernement et son ministre de l’Intérieur. Sarraj, appuyé par les milices de Tripoli est de plus en plus contesté et Bashagha (un nom dont la consonance souligne une origine turque), qui est soutenu par Ankara et les milices de Misrata, aurait l’ambition de prendre la tête du gouvernement de Tripoli.</p>



<p>Sarraj a donc profité des événements pour se débarrasser de cet encombrant rival qu’est son ministre de l’Intérieur. D’ailleurs, les manifestations n’ont pas tardé à sortir à Misrata, cité portuaire et commerçante dont est originaire Bashagha.</p>



<p>M. Bashaga a affirmé respecter la démocratie et l’État civil, qu’il se faisait un devoir de respecter la décision du gouvernement et qu’il était tout à fait disposé à se soumettre à l’enquête, tout en appelant à ce que son audition soit retransmise publiquement par les médias. Il sent sans doute derrière cette décision une manœuvre visant à lui préparer un dossier d’accusation pour le mettre sur la touche, sinon en prison, afin que Sarraj garde entre ses mains l’entièreté du pouvoir en Tripolitaine.</p>



<p>Le sous-secrétaire au ministère de l’Intérieur, Khaled Tijani Mazen, a été chargé d’assurer l’intérim.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/29/profitant-des-contestations-a-tripoli-fayez-sarraj-se-debarrasse-de-son-rival-fathi-bashagha/">Profitant des contestations à Tripoli, Fayez Sarraj se débarrasse de son rival Fathi Bashagha</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Libye : Sanctuarisé par les Turcs, Sarraj appelle à la tenue des élections en 2021</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/21/libye-sanctuarise-par-les-turcs-sarraj-appelle-a-la-tenue-des-elections-en-2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2020 13:33:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fayez Sarraj]]></category>
		<category><![CDATA[Khalifa Haftar]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sanctuarisé par les Turcs grâce à qui il n’est plus menacé par l’armée du général Khalifa Haftar, Fayez Sarraj, président du conseil présidentiel de Libye, appelle à la tenue des élections en 2021. Le Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale (GUN) a appelé dans un communiqué publié aujourd’hui, vendredi 21 août 2020, à un cessez-le-feu...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/21/libye-sanctuarise-par-les-turcs-sarraj-appelle-a-la-tenue-des-elections-en-2021/">Libye : Sanctuarisé par les Turcs, Sarraj appelle à la tenue des élections en 2021</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/Fayez-Al-Sarraj.jpg" alt="" class="wp-image-37623"/></figure>



<p><strong><em>Sanctuarisé par les Turcs grâce à qui il n’est plus menacé par l’armée du général Khalifa Haftar, Fayez Sarraj, président du conseil présidentiel de Libye, appelle à la tenue des élections en 2021.</em></strong></p>



<span id="more-312949"></span>



<p>Le Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale (GUN) a appelé dans un communiqué publié aujourd’hui, vendredi 21 août 2020, à un cessez-le-feu et à la suspension des opérations militaires sur tout le territoire de la Libye.</p>



<p>Le Conseil a appelé aussi, à des élections présidentielles et législatives en mars 2021, en affirmant que l’arrêt des combats exige le désarmement des zones de Syrte et d’Al-Joufra.</p>



<p><em>«On ne doit utiliser les recettes du pétrole qu’après être parvenu à des accords politiques entre toutes les parties conformément aux recommandations de la conférence de Berlin»</em>, a aussi souligné le conseil présidentiel libyen, estimant que seule l’Entreprise libyenne de pétrole est habilitée à assurer la sécurité des champs et des ports pétroliers dans toute la Libye.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/21/libye-sanctuarise-par-les-turcs-sarraj-appelle-a-la-tenue-des-elections-en-2021/">Libye : Sanctuarisé par les Turcs, Sarraj appelle à la tenue des élections en 2021</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La future armée libyenne mise sur pied par la Turquie et le Qatar</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/20/la-future-armee-libyenne-mise-sur-pied-par-la-turquie-et-le-qatar/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2020 16:35:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[armée libyenne]]></category>
		<category><![CDATA[axe Ankara-Doha]]></category>
		<category><![CDATA[Fayez Sarraj]]></category>
		<category><![CDATA[Hulusi Akar]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Ben Mohammed Al-Attiyah]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Al-Namrouch]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la visite du ministre turc de la Défense turc Hulusi Akar accompagné du chef d’état-major des armées et du ministre qatari de la Défense Khaled Ben Mohammed Al-Attiyah à Tripoli au début de cette semaine sans toutefois révéler la teneur de la réunion avec Fayez Sarraj, chef du gouvernement d&#8217;union nationale (GNA), le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/20/la-future-armee-libyenne-mise-sur-pied-par-la-turquie-et-le-qatar/">La future armée libyenne mise sur pied par la Turquie et le Qatar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Maghreb-Libye.jpg" alt="" class="wp-image-312829" width="580" height="352"/><figcaption><em>Les Turcs et les Qataris poussent leur avantage au sud de la Méditerranée, alors que les autres puissances régionales sont aux abonnés absents.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Alors que la visite du ministre turc de la Défense turc Hulusi Akar accompagné du chef d’état-major des armées et du ministre qatari de la Défense Khaled Ben Mohammed Al-Attiyah à Tripoli au début de cette semaine sans toutefois révéler la teneur de la réunion avec Fayez Sarraj, chef du gouvernement d&rsquo;union nationale (GNA), le vassal d’Erdogan, voilà que les choses se précisent. Une Armée libyenne sera établie sous l’égide des Turcs et des Qataris… à la frontière sud-est de la Tunisie et de l’Algérie.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-312819"></span>



<p><em>«Nous avons convenu avec le ministre turc de la Défense Hulusi Akar et le ministre qatari Khaled Ben Mohammed Al-Attiyah d’une coopération tripartite pour la construction de l’institution militaire, dans les domaines de la formation et du conseil»,</em> a indiqué Salah Al-Namrouch, vice-ministre de la Défense dans le GNA.</p>



<p>La réunion tripartite s’est penchée également la question d’un accord sur l’envoi de conseillers militaires en Libye et de stages de formation dans les académies militaires en Turquie et au Qatar pour des cadets libyens, a également rapporté M. Namrouch se gardant toutefois de donner des détails sur les termes ou le calendrier de cet accord.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’Axe Ankara-Doha ne se gargarise pas de mots et passe à la vitesse supérieure</h3>



<p>En fait, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre les termes de cet accord : les Qataris, en bon argentiers, payeront pour les services et les équipements qui seront assurés par les Turcs. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle un deal gagnant-gagnant. Quant aux dindons de la farce, il n&rsquo;est pas difficile de les deviner ! </p>



<p>Alors que la Tripolitaine, vaste région libyenne frontalière de la Tunisie, est dominée par les milices souvent islamistes, par des combattants étrangers transférés depuis la Syrie par la Turquie et des conseillers militaires turcs qui ont volé au secours de Fayez Sarraj, voilà que maintenant, après que le pouvoir de ce dernier qui était vacillant il y a encore quelques mois est aujourd&rsquo;hui consolidé, c’est à une étape supérieure que se dirigent l’Axe Ankara-Doha à savoir mettre en place une armée libyenne dans la Tripolitaine sous leur égide.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Tunisie dans le viseur des Turcs et des Qataris</h3>



<p>Voilà à quoi s’apprête la Tunisie, à partager ses 459 kilomètres de frontière qu’elle partage avec la Tripolitaine avec une future armée conçue, formée, entraînée, conseillée et armée par l’Axe Ankara-Doha. Déjà que l’armée tunisienne ne s’équipe quasiment plus que chez les Turcs – en témoigne les marchés des blindés et des drones et celui en cours des radars –, qu’économiquement le marché tunisien est inondé par les produits turcs, que nos fleurons industriels et dans le secteur des services sont convoités par les Turcs et les Qataris, que la main invisible derrière le sabordage de notre économie dont le pétrole et le phosphate ne fait plus aucun mystère à part chez les naïfs ou les complices, que sur le plan politique les relais de l’Axe Ankara-Doha concrétisent leur dessein depuis des années; et bien maintenant, nous allons avoir affaire à une armée inféodée à cet Axe dévoué au service des Frères musulmans.</p>



<p>La Tunisie avec son économie exsangue, sa cinquième colonne de traîtres au service de cet Axe, avec ses gouvernements successifs faibles qui ont conduit à l’affaissement de l’Etat qui n’arrive plus à asseoir son autorité et sa souveraineté sur tout le territoire de la République, et surtout celui du sud frontalier avec la Tripolitaine, comment cette Tunisie pourra-t-elle résister au projet hégémonique et impérialiste de M. Erdogan qui avec les très serviles Fayez Sarraj et Rached Ghannouchi, leader des islamistes tunisiens, est plus puissant que jamais?</p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LCi5tMePbB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/18/visite-conjointe-en-libye-des-ministres-turc-et-qatari-de-la-defense-pour-quoi-faire/">Visite conjointe en Libye des ministres turc et qatari de la Défense : pour quoi faire ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Visite conjointe en Libye des ministres turc et qatari de la Défense : pour quoi faire ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/18/visite-conjointe-en-libye-des-ministres-turc-et-qatari-de-la-defense-pour-quoi-faire/embed/#?secret=aibXS89MFt#?secret=LCi5tMePbB" data-secret="LCi5tMePbB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aUJAZG9ls9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/18/la-turk-eximbank-bras-financier-de-la-turquie-derdogan-en-tunisie-et-dans-la-region/">La Türk Eximbank, bras financier de la Turquie d’Erdogan en Tunisie et dans la région</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Türk Eximbank, bras financier de la Turquie d’Erdogan en Tunisie et dans la région » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/18/la-turk-eximbank-bras-financier-de-la-turquie-derdogan-en-tunisie-et-dans-la-region/embed/#?secret=dgtEt4YJ7Q#?secret=aUJAZG9ls9" data-secret="aUJAZG9ls9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0dabbdjQ6z"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/18/larmee-tunisienne-pourrait-sequiper-des-radars-militaires-turcs/">L’armée tunisienne pourrait s’équiper des radars militaires turcs ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’armée tunisienne pourrait s’équiper des radars militaires turcs ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/18/larmee-tunisienne-pourrait-sequiper-des-radars-militaires-turcs/embed/#?secret=pQdBwY24h0#?secret=0dabbdjQ6z" data-secret="0dabbdjQ6z" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Visite conjointe en Libye des ministres turc et qatari de la Défense : pour quoi faire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2020 17:44:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fayez Sarraj]]></category>
		<category><![CDATA[Hulusi Akar]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Bin Mohamed Al-Attiyeh]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Seifeddine Makhlouf]]></category>
		<category><![CDATA[Tripoli]]></category>
		<category><![CDATA[Yasar Gular]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, accompagné du chef d’état major des armées Yasar Gular ainsi que le ministre qatari de la Défense, Khaled Bin Mohamed Al-Attiyeh se sont rendus hier lundi 17 août 2020 à Tripoli où ils ont eu une réunion avec le très erdoganien Fayez Sarraj, président du Conseil présidentiel...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/18/visite-conjointe-en-libye-des-ministres-turc-et-qatari-de-la-defense-pour-quoi-faire/">Visite conjointe en Libye des ministres turc et qatari de la Défense : pour quoi faire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Khaled-Bin-Mohamed-Al-Attiyeh-Hulusi-Akar.jpg" alt="" class="wp-image-312548"/><figcaption><em>Khaled Bin Mohamed Al-Attiyeh</em> / <em>Hulusi Akar</em>.</figcaption></figure>



<p><strong><em>Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, accompagné du chef d’état major des armées Yasar Gular ainsi que le ministre qatari de la Défense, Khaled Bin Mohamed Al-Attiyeh se sont rendus hier lundi 17 août 2020 à Tripoli où ils ont eu une réunion avec le très erdoganien Fayez Sarraj, président du Conseil présidentiel de Libye. Comme par hasard, les responsables turc et qatari se sont trouvés au même moment à Tripoli! Qu’est ce qui se trame à la frontière sud-est de la Tunisie et de l’Algérie ?</em></strong></p>



<span id="more-312544"></span>



<p><em>«Le ministre Akar est, lundi, en déplacement à Tripoli, la capitale de la Libye, accompagné du chef d’état-major des forces armées turques, Yasar Guler. Après avoir inspecté le commandement turc de coopération, de formation et de conseils, Akar s’est rendu au palais qui accueille la présidence du gouvernement. Une réunion tripartite avec le ministre turc de la Défense, le Premier ministre Sarraj, reconnu par la communauté internationale, et le ministre qatari de la Défense y a eu lieu»</em>, a rapporté l&rsquo;agence turque Anadolu.</p>



<p>Rappelons qu’un accord avait été signé mercredi 13 août entre le gouvernement Sarraj et les Turcs en vertu duquel une société turque, SCK, contrôle les flux des marchandises importées via le port de Tripoli.</p>



<p>Basée à Istanbul, SCK appartient à l’homme d’affaires Mehmet Kocabasa, un ami du président Erdogan. Autrement dit, SCK devra concevoir, gérer et contrôler, à travers un programme électronique, la provenance et la quantité de tous les produits transportés vers ce port. Un suivi normalement assuré par des sociétés locales et non pas étrangères.</p>



<p><em>«Selon les documents qui ont fuité dans la presse, c’est le ministre libyen des Finances Faraj Boumtari qui a signé le mandat accordé à la société turque»</em>, rapporte RFI.</p>



<p>Que reste-t-il de la souveraineté libyenne? Demandez à M. Sarraj…</p>



<p>Quant aux opérateurs économiques tunisiens qui n’ont pas encore désespéré de voir leurs affaires reprendre en Libye, ils n’auront désormais que leurs yeux pour pleurer la perte d’un marché voisin qui, avant 2010, était un important débouché pour leur production industrielle et agricole. A l’époque, les échanges entre les deux pays atteignaient, bon an mal an, autour de deux milliards de dinars tunisiens et étaient appelés à se développer. Avec l’<em>«occupation»</em> (n’ayons pas peur des mots) de la Libye par les Turcs, il n’y aura plus de place que pour les exportateurs ottomans, qui ont les yeux plus gros que le ventre.</p>



<p>On doit remercier pour cela toutes les groupies de Monsieur Erdogan en Tunisie, à savoir les Rached Ghannouchi, Nabil Karoui, Seifeddine Makhlouf et les autres…</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Washington perd patience face à l’expansionnisme turc en Méditerranée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/washington-perd-patience-face-a-lexpansionnisme-turc-en-mediterranee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2020 08:40:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[expansionnisme turc]]></category>
		<category><![CDATA[Fayez Sarraj]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Yves Le Drian]]></category>
		<category><![CDATA[Khalifa Haftar]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[Robert O’Brien]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’administration américaine, sous le président Donald Trump, a longtemps essayé de dissimuler l’intervention agressive turque en Libye, où les alliés de l’Otan sont devenus des rivaux régionaux. Mais cette position est en train de changer… Par Alaeddin Saleh * L’armée américaine se méfie de plus en plus de la guerre par procuration de la Turquie...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/washington-perd-patience-face-a-lexpansionnisme-turc-en-mediterranee/">Washington perd patience face à l’expansionnisme turc en Méditerranée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Mercenaires-turcs-en-Libye.jpg" alt="" class="wp-image-300359"/><figcaption>Les mercenaires turcs en Libye. </figcaption></figure>



<p><strong><em>L’administration américaine, sous le président Donald Trump, a longtemps essayé de dissimuler l’intervention agressive turque en Libye, où les alliés de l’Otan sont devenus des rivaux régionaux. Mais cette position est en train de changer…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Alaeddin Saleh</strong> *</p>



<span id="more-309521"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Alaeddin-Saleh.jpg" alt="" class="wp-image-309522"/></figure></div>



<p>L’armée américaine se méfie de plus en plus de la guerre par procuration de la Turquie en Libye, a révélé l’Associated Press, vendredi 17 juillet 2020, citant le rapport trimestriel sur l’opération antiterroriste en Afrique du Nord et de l’Ouest rédigé par l’inspecteur général du ministère américain de la Défense. Le rapport produit par l’organisme de contrôle interne du Pentagone marque la première fois que l’aide militaire turque au gouvernement d’accord national libyen (GNA) est mentionnée par les responsables américains.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Turquie pousse ses pions en Libye et en Afrique du Nord</h3>



<p>Au cours des trois premiers mois de 2020, la Turquie a déployé un nombre inconnu de ses propres troupes et<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/01/20/la-turquie-utilise-des-combattants-syriens-en-libye/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener"> envoyé entre 3.500 et 3.800 combattants syriens dans l’État nord-africain,</a> a évalué l&rsquo;inspecteur général. Ankara a recruté des milliers de mercenaires pour combattre aux côtés de son allié libyen en les attirant avec des promesses d’argent et de citoyenneté turque.</p>



<p>La Turquie a également augmenté ses fournitures d&rsquo;aide militaire en mai, juste avant que les troupes du GNA n’obtiennent un certain nombre de victoires importantes qui ont entraîné le retrait de l’armée nationale libyenne (LNA), selon le Pentagone.</p>



<p>Le rapport de l’inspecteur général envoie encore un autre signal de l’inquiétude croissante des États-Unis concernant les tensions accrues en Libye, où une confrontation armée entre le gouvernement soutenu par la Turquie et l’armée du maréchal Khalifa Haftar se poursuit depuis avril dernier. Le récent triomphe des milices de Tripoli dans l’ouest de la Libye a mis en évidence le rôle important d’Ankara dans la modification de l’équilibre des pouvoirs sur le terrain.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les ambitions ottomanes du président Erdoğan</h3>



<p>En Turquie, la victoire du GNA a été perçue comme une preuve de la viabilité des doctrines militaires et politiques turques et une justification d’actions brutales contre les États qui font obstacle aux ambitions ottomanes du président Erdoğan.</p>



<p>Il est difficile d’appeler ces développements autrement qu’une amère déception pour Washington, en particulier compte tenu de son rôle de consolidation dans l’alliance nord-atlantique. Alors que la Turquie se déchaîne en Libye, les États-Unis sont confrontés à ce que le président français Emmanuel Macron a qualifié à juste titre de «mort cérébrale» de l’Otan.</p>



<p>Début juillet, la France a suspendu sa participation à l’opération navale <em><strong><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/03/france-turquie-escalade-a-bas-bruit-sur-la-grande-bleue/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">«Sea Guardian»</a></strong></em> de l’Otan après un incident avec la marine turque en Méditerranée. Paris a affirmé que des bâtiments turcs avait illuminé à trois reprises avec leurs radars de conduites de tirs la frégate française Courbet qui tentait d’inspecter un navire battant pavillon tanzanien soupçonné de contrebande d&rsquo;armes en Libye.</p>



<p>Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a ensuite appelé les membres de l’Union européenne (UE) à discuter d’éventuelles sanctions contre la Turquie. Les États-Unis ont également partagé ses préoccupations concernant le comportement inamical de la Turquie. <em>«Des alliés de l’Otan ne devraient pas se retourner les uns contre les autres. Ce n’est pas bon»</em>, a déclaré Robert O’Brien, le conseiller américain à la sécurité nationale, soulignant que Washington était aux côtés de la France.</p>



<p>La relation entre Ankara et Paris n’est pas la seule à avoir souffert de l’expansionnisme turc. Pratiquement tous les États de la Méditerranée orientale, y compris Israël, l’allié stratégique des États-Unis au Moyen-Orient, et un autre partenaire de l’Otan, la Grèce, ont formé une alliance pour contrer les plans de la Turquie d’étendre son influence dans la région.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Washington mécontent des activités douteuses turques en Méditerranée</h3>



<p>Les revendications territoriales d’Ankara en Méditerranée soutenues par un traité controversé sur la délimitation maritime avec le gouvernement fantoche de Fayez Sarraj sont entrées en désaccord avec un projet conjoint de transit de gaz naturel d’Israël à travers la Grèce vers l’Europe du Sud. De plus, la création d&rsquo;une zone économique exclusive par Tripoli et Ankara a créé des conditions supplémentaires pour approfondir la fracture avec Athènes et Nicosie.</p>



<p>Les récentes déclarations des responsables américains sont un signe claire que le mécontentement de Washington s’accroît face aux activités douteuses turques qui menacent l’unité de l’Alliance elle-même. Bien que la Turquie soit un élément important de l’Otan, son avenir en tant qu’État membre dépend de la volonté d’Ankara de s’intégrer organiquement dans l’architecture de sécurité collective. S’il n’y en a pas, l’organisme de l’Alliance peut subir une intervention chirurgicale et continue à vivre.</p>



<p><em>* Journaliste libyen, rédacteur en chef de Special Monitoring Mission to Libya (<a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://smmlibya.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">SMML</a>). </em></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="G74tRZbB1R"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/03/france-turquie-escalade-a-bas-bruit-sur-la-grande-bleue/">France-Turquie : escalade à bas bruit sur la Grande Bleue</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France-Turquie : escalade à bas bruit sur la Grande Bleue » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/03/france-turquie-escalade-a-bas-bruit-sur-la-grande-bleue/embed/#?secret=sFkdyAyuVd#?secret=G74tRZbB1R" data-secret="G74tRZbB1R" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="82WTH6hmhv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/20/libye-bras-de-fer-franco-turc-en-mediterranee/">Libye : bras de fer franco-turc en Méditerranée</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Libye : bras de fer franco-turc en Méditerranée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/20/libye-bras-de-fer-franco-turc-en-mediterranee/embed/#?secret=pT7gDkFMMI#?secret=82WTH6hmhv" data-secret="82WTH6hmhv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lelcI4Iuia"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/20/la-turquie-utilise-des-combattants-syriens-en-libye/">La Turquie utilise des combattants syriens en Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Turquie utilise des combattants syriens en Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/20/la-turquie-utilise-des-combattants-syriens-en-libye/embed/#?secret=DfwXWX1WKb#?secret=lelcI4Iuia" data-secret="lelcI4Iuia" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/washington-perd-patience-face-a-lexpansionnisme-turc-en-mediterranee/">Washington perd patience face à l’expansionnisme turc en Méditerranée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Bernard-Henri Lévy à nouveau en Libye pour quoi faire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jul 2020 13:55:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Refoulé à l’entrée de Tarhouna, Bernard-Henri Lévy était-il en Libye pour un reportage sur les charniers découverts dans cette ville, ou en mission de réhabilitation du maréchal Khalifa Haftar au profit de Paris ? Par Hassen Zenati Le cortège du «nouveau philosophe» français Bernard-Henry Lévy (BHL) a été refoulé manu-militari par des groupes armés relevant...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Bernard-Henry-Levy.jpg" alt="" class="wp-image-309461"/><figcaption><em>Bernard-Henri Lévy aime s&rsquo;afficher sur les théâtre de guerre, ici en Libye (photo d&rsquo;archive).</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Refoulé à l’entrée de Tarhouna, Bernard-Henri Lévy était-il en Libye pour un reportage sur les charniers découverts dans cette ville, ou en mission de réhabilitation du maréchal Khalifa Haftar au profit de Paris ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-309459"></span>



<p>Le cortège du <em>«nouveau philosophe» </em>français Bernard-Henry Lévy (BHL) a été refoulé manu-militari par des groupes armés relevant de l’autorité du Gouvernement d’Entente Nationale (GEN) de Fayez Sarraj, hier, samedi 25 juillet 2020, aux portes de Tarhouna (80 km au sud-est de Tripoli), où il a débarqué dans des circonstances inexpliquées, sous la protection d’hommes armés et encagoulés.</p>



<p>BHL affirme être venu avec un visa ordinaire en tant que journaliste. Collaborateur régulier du magazine français<em> ‘‘Le Point’’</em>, il aurait été mandaté par le quotidien financier américain <em>‘‘Wall Street Journal’’</em> pour enquêter sur les charniers découverts ces dernières semaines dans la ville de Tarhouna, transformée en place forte par les troupes du maréchal Khalifa Haftar dans son expédition pour la prise de la capitale Tripoli, avant d’être abandonnée sous la pression des hommes armés du GEN, soutenus par le corps expéditionnaire turc. Il précise qu’il devait être reçu ce dimanche par le ministre de l’Intérieur du GEN Fathi Bachagha, ainsi que par des députés et d’autres personnalités locales.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Arrivé à bord d’un jet privé dans des conditions obscures</h3>



<p>Les autorités de Tripoli ont pour leur part affirmé qu’elles n’étaient pas au courant de cette visite, ni du menu des rencontres annoncées, et qu’elles ouvraient immédiatement une enquête sur les conditions d’entrée du philosophe et activiste politique controversé, qui affirme être arrivé à bord d’un jet privé, qui l’a débarqué à Misrata.</p>



<p>Dans des vidéos postées sur les réseaux sociaux, on voit la voiture banalisée de Bernard-Henry Lévy cernée par des hommes armés, l’empêchant d’avancer, et on entend des coups de feu de sommation l’invitant à rebrousser chemin. On entend aussi un homme armé en colère affirmant qu’il est interdit au visiteur français d’entrer à Tarhouna, car <em>«la ville a son propre chemin»</em>, proclamait-il (signifiant qu’il ne s’agit pas d’une ville ouverte &#8211; NDLR).</p>



<p>Après le retrait des troupes de Khalifa Haftar de la ville, les autorités locales avaient annoncé, le 10 juin, la mise au jour de plusieurs charniers, au moins huit, selon la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul), qui s’est déclarée<em> «horrifiée»</em> par ces découvertes.<em> «Le droit international exige que les autorités mènent des enquête rapides, efficaces et transparentes sur tous les cas présumés de décès illégaux»</em>, a réagi la Manul, en appelant à <em>«entamer rapidement les travaux pour sécuriser les charniers, identifier les victimes, établir les causes de décès et restituer les dépouilles aux familles»</em>. Selon le directeur de l’hôpital de Tarhouna, Abouraoui Al-Bouzedi, 160 dépouilles découvertes dans la morgue de la ville reconquise par le GEN avaient été transportées vers Tripoli et Misrata par le Croissant Rouge libyen.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le «prétexte» journalistique ne passe pas pour les Libyens</h3>



<p>Bernard-Henry Lévy avait joué en 2011 un rôle clé pour convaincre le président français Nicolas Sarkozy de prendre la tête d’une intervention militaire occidentale contre le régime de Mouammar Kadhafi, en coopération avec la Grande Bretagne et les Etats-Unis. Après la mort de Kadhafi, on l’a vu célébrant la <em>«victoire» </em>à Benghazi avec le président du Conseil de transition libyen (CNT), Mustapha Abdel Jalil, en compagnie du président Sarkozy et du Premier ministre britannique David Cameron. Il avait par la suite dénoncé son protégé Mustapha Abdel Jalil, ancien ministre de la Justice de Kadhafi, en l’accusant de vouloir faire de la chariâ islamique une source du droit libyen.</p>



<p>Interrogé sur son rôle dans la chute et la mort de Kadhafi, il avait alors déclaré : <em>«Si je devais le refaire, bien entendu, je le referais. La chute d’un dictateur, l’entrée dans la démocratie, même si elle est semée d’embûches, même si ce n’est pas un chemin de roses, même s’il y a des retours en arrière, c’est toujours un événement extraordinaire. Je suis heureux et fier d’avoir été associé à cet événement. Je suis heureux et fier que mon pays, la France, y ait tenu ce rôle majeur».</em></p>



<p>Depuis l’échec militaire du maréchal Khalifa Haftar aux portes de Tripoli, des rumeurs ont circulé sur un projet de Bernard-Henry Lévy de se rendre en Libye pour des raisons qui n’ont pas été indiquées. Donné partant pour Misrata, il s’est manifesté aux environs de Tarhouna, dans le cadre d’un reportage sur les charniers découverts dans cette ville. Mais le<em> «prétexte» </em>journalistique ne passe pas pour les Libyens, qui lui sont devenus très hostiles. Ils le soupçonnent d’être <em>«missionné» </em>par le ministère français des Affaires étrangères, dont il est proche, pour tenter de remettre un pied à l’étrier au maréchal Khalifa Haftar, mis hors jeu par sa déroute militaire devant Tripoli.</p>



<p>En effet, Paris compte encore sur l’ancien compagnon de Kadhafi pour continuer à jouer un rôle sur la scène libyenne de plus en plus encombrée d’intervenants extérieurs, exécutant chacun son propre agenda au détriment des Libyens. Dernier intervenant dans la poudrière libyenne, l’Egypte a décidé d’armer les tribus de Cyrénaïque et menace d’expédier son armée sur le terrain si la <em>«ligne rouge»</em> de Syrte-Joufra garantissant le contrôle du croissant pétrolier, était franchie par les troupes du GEN et leur allié turc. Cette ligne est encore sous la maîtrise Khalifa Haftar.</p>



<p><strong><em>Vidéo de Lévy empêché d&rsquo;entrer à Tarhouna.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bernard Henri Lévy expulsé de Tarhouna en Libye ce soir." width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/U0F3jw6ujLQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
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		<title>Les entreprises turques prennent pied à Malte, prélude à leur offensive en Libye</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2020 08:16:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fayez Sarraj]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Malte]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon Africa Intelligence, les grandes firmes turques profitent de l’alliance entre la Turquie et la Libye du gouvernement d’union nationale (GUN) de Fayez Sarraj pour se positionner sur les marchés de reconstruction, pétroliers et d’énergie dans ce pays en guerre. «Dans le sillage des accords de coopération maritime et militaire signés entre le président turc...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Turquie-Libye.jpg" alt="" class="wp-image-308766"/></figure>



<p><strong><em>Selon Africa Intelligence, les grandes firmes turques profitent de l’alliance entre la Turquie et la Libye du gouvernement d’union nationale (GUN) de Fayez Sarraj pour se positionner sur les marchés de reconstruction, pétroliers et d’énergie dans ce pays en guerre.</em></strong></p>



<span id="more-308763"></span>



<p><em>«Dans le sillage des accords de coopération maritime et militaire signés entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le premier ministre libyen Fayez Sarraj en janvier puis en juillet, les firmes turques préparent leur arrivée sur le marché libyen. Ankara ambitionne aussi de booster ses exportations vers la Libye»</em>, écrit Africa Intelligence. Mais en attendant que la situation sécuritaire dans ce pays se stabilise, nombre de sociétés<em> «ottomanes»</em> ont déjà ouvert une antenne à Malte.</p>



<p>Parmi celles-ci, Africa Intelligence cite l’armateur Akbasoglu Shipping Group, opérant une flotte de tankers pétroliers, North Star Tankers, Genka Shipping, Cenker Shipping, Arges Trade, le constructeur et développeur immobilier Ege Yapi, qui a constitué une filiale, Ege Yapi Malta, créée le 30 juin dernier, l’agence de publicité et communication Wediacorp, qui a elle aussi mis sur pied une antenne à La Valette, Wediacorp Global…</p>



<p><em>«Au-delà de cette offensive sur Malte, les investisseurs turcs multiplient aussi les approches directes. Une délégation de chefs d’entreprise doit se rendre prochainement à Tripoli, aussitôt que l’accalmie du conflit le permettra. Elle sera pilotée par le businessman Murtaza Karanfil, hyperactif sur l’axe Istanbul-Tripoli»</em>, note aussi Africa Intelligence.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Libye : risques d’une «arabisation» du conflit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 13:50:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Aguila Salah]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard-Henri Lévy]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Fayez Sarraj]]></category>
		<category><![CDATA[Khalifa Haftar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque jour qui passe ajoute son nuage sombre dans le ciel libyen. Les menaces égyptiennes d’intervention militaire directe présagent d’une «arabisation» du conflit sous l’arbitrage paradoxal de la Turquie, comme l’Iran arbitre déjà la guerre «arabo-arabe» du Yémen. Par Hassen Zenati Lové dans un vaste fauteuil  blanc en strict costume trois pièces et cravate bleue, le...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Abdelfattah-Sissi.jpg" alt="" class="wp-image-308666"/><figcaption><em>Sissi ne veut pas se retrouver nez à nez avec les Turcs à ses frontières occidentales. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Chaque jour qui passe ajoute son nuage sombre dans le ciel libyen. Les menaces égyptiennes d’intervention militaire directe présagent d’une «arabisation» du conflit sous l’arbitrage paradoxal de la Turquie, comme l’Iran arbitre déjà la guerre «arabo-arabe» du Yémen.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-308665"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Lové dans un vaste fauteuil  blanc en strict costume trois pièces et cravate bleue, le président égyptien Abdelfattah Sissi, savoure le moment. Il se laisse enivrer par les applaudissements qui lui montent de la salle comme autant d’appels au secours. Devant lui, un parterre de chefs de tribus libyens en costume traditionnel cultivant la nostalgie de leurs bruyantes rencontres de jadis avec le <em>«Guide»</em> Mouammar Kadhafi.</p>



<p>Le poing tendu vers l’estrade présidentielle, ils ne cessent de se lever et de rasseoir dans un désordre bon-enfant, comme pour signifier qu’ils sont prêts à <em>«y aller».</em> Aller où ? Bouter dehors les Turcs, qui s’installent chaque jour plus nombreux dans leur pays, et <em>«châtier les traîtres»</em> qui leur ont ouvert les portes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Contrer la menace de la déferlante turque</h3>



<p>Les <em>«traîtres»</em> sont ceux du camp d’en face dirigé par le président du Gouvernement d’entente nationale (GEN) Fayez Sarraj. «<em>Nous sommes les enfants de Omar El Mokhtar </em>(Ndlr : héros de la lutte d’indépendance contre les Italiens)<em>, notre devise est « vaincre ou mourir »»</em>, intervient l’un d’eux le verbe haut, en coupant la parole au président Sissi. Celui-ci est amusé et ravi d’avoir réussi son coup, adossé à une banderole sur laquelle se détache en gosses lettres: <em>«Un seul peuple, un seul destin»,</em> un slogan inspiré des belles et lointaines années de fusion politique et sentimentale entre El Mouallem (le Maître) Gamal Abdel Nasser, et son fidèle disciple Mouammar Kadhafi.</p>



<p>Soudain, le discours présidentiel se durcit, laissant très loin derrière ces préoccupations d’un autre temps. Pour l’Egypte, l’affaire du jour est comment préserver sa longue frontière occidentale avec son voisin, menacée par la déferlante turque, qui a pris ses quartiers près de Syrte, après avoir<em> «dégagé»</em> les troupes du maréchal rival Khalifa Haftar devant les portes de Tripoli.<em> «La ligne Syrte &#8211; Joufra est une ligne rouge»</em>, réaffirme fermement, la voie grave, avec une bonne dose de solennité au milieu d’un tonnerre d’applaudissement, le président égyptien, en tenant pour acquis le <em>«feu vert»</em> obtenu du Parlement de Tobrouk, présidé par Aguila Saleh, qui bénéficie, comme le GEN de Fayez Sarraj, de la légalité internationale.</p>



<p><em>«L’armée égyptienne est la plus forte d’Afrique. Elle est capable de changer rapidement la situation miliaire et de manière décisive si elle le souhaitait», </em>ajoute-t-il comme pris de vertige en détachant ses yeux du discours préparé. Avant de se raviser, sans doute pour ménager la susceptibilité à fleur de peau de ses invités : <em>«mais nous n’entrerons en Libye qu’à votre demande et nous en sortirons à vos ordres. Et vous, cheikhs, notables, sages et chefs de tribus libyens, sous serez placés en avant-garde des troupes égyptiennes, votre drapeau national en tête».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">20.000 combattants islamistes dépêchés par la Turquie en Libye</h3>



<p>Cette profession de foi énoncée, le président Sissi passe aux détails, ceux-là même où se loge le diable, selon l’expression inventée par le sulfureux philosophe Nietzsche. Car le chef de l’Etat, qui ne semble pas très pressé d’expédier en Libye les corps d’élite de l’armée égyptienne, propose d’abord d’ouvrir les académies militaires de son pays pour former le noyau d’une nouvelle armée nationale libyenne, ignorant au passage que son allié, devenu incertain, le maréchal Khalifa Haftar s’est placé à la tête d’une Armée nationale libyenne destinée, en cas de victoire, de devenir le creuset de tous les groupes armés disparates qui infestent le pays.</p>



<p>Sissi propose en outre d’armer et d’entraîner les chefs de tribus pour qu’ils se défendent contre les milices armées. On l’aura compris : <em>«Il faut donner du temps au temps»,</em> comme disait le président français François Mitterrand à chaque fois qu’il était acculé à surseoir à un projet délicat.</p>



<p>Entre-temps, ce sont près de 20.000 islamistes prélevés sur le front syrien qui ont été dépêchés par la Turquie pour s’opposer aux troupes de Haftar, et pour se battre contre les groupes armés rivaux du GEN. Ils se battront le cas échéant contre le noyau de la nouvelle armée libyenne, qui serait formé en Egypte, et les chefs de tribus armés par celle-ci. Ce qui présage d’une nouvelle guerre du Yémen, où des Arabes combattent des Arabes, sous le patronage de l’Arabie Saoudite, avec comme<em> «juge de paix»</em>, l’Iran, qui décidera seul du repli de ses alliés Houthis et de la fin des combats en fonction de son propre agenda politique. Comme Ankara décidera du retrait de ses mercenaires syriens de Libye, selon son agenda à elle.</p>



<p>Sans oublier les milices privées Wagner venues de Russie, qui lorgnent, semble-t-il, le croissant pétrolier, poumon économique et financier du pays. Elles attendent le moment d’intervenir pour le <em>«butin»</em>, en consolidant leur présence sur le terrain, ce qui inquiète les Américains qui suspectent Moscou de les alimenter en hommes et en armes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une menace grave sur la sécurité de l’Algérie et de la Tunisie &nbsp;&nbsp; &nbsp;</h3>



<p>Pour les voisins tunisiens et algériens, la prolifération et le renforcement des milices dans les deux camps rivaux fait peser une menace grave sur leur sécurité, et même au-delà sur la stabilité de tout le Sahel, dans la mesure où une partie de l’armement obtenue sur place risque de <em>«s’évader» </em>vers le Mali, le Niger ou le Tchad où se déroule une guerre civile qui ne dit pas son nom. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a été dépêché à Moscou pour en discuter avec les Russes, tandis qu’Aguila Saleh a été invité à Alger pour éclairer le président Abdelmadjid Tebboune sur ces évolutions.</p>



<p>Le site<em> ‘‘Algérie-patriotique’’</em>, au fait des dossiers militaires algériens, affirme que l’Algérie a fait savoir à ses partenaires diplomatiques que <em>«tout changement des règles et des acteurs dans le conflit libyen fera peser de gros risques sur sa stabilité»</em>, et qu’elle rejette de façon catégorique la décision de Sissi, d’<em>«alimenter le brasier libyen en armant à son tour une des parties au conflit pour y contrer la Turquie».</em></p>



<p>Le président algérien avait récemment mis en garde contre une <em>«somalisation de la Libye»</em> après le débarquement militaire turc, tandis que l’armée algérienne a multiplié les exercices à balles réelles à proximité de sa frontière avec la Libye, longue d’un millier de kilomètres. Avec un message qui semble clair : elle se tient prête en cas de besoin.</p>



<p>En même temps, en Tunisie, sans gouvernement et sans pilote à la tête de l&rsquo;Etat, c’est <em>«silence radio»</em>.  </p>



<p>Pour autant, le pire n’est peut-être pas le plus sûr. Car le président Sissi, au milieu de ses proclamations martiales, a laissé échapper, d’une façon très calculée, sans aucun doute, une petite phrase indiquant que toutes les portes ne sont pas fermées à une solution politique négociée entre rivaux libyens. <em>«Les lignes rouges que nous avons annoncées sont essentiellement un appel à la paix et à mettre fin au conflit en Libye»</em>, a-t-il dit laconiquement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Paris veut <em>«sauver le soldat Haftar»</em></h3>



<p>La sourde pression des Américains auprès des Turcs et des Egyptiens a peut-être joué contre une escalade immédiate. Le président Donald Trump, inquiet par la propagation du Covid-19, et devant faire face à une crise économique aiguë, n’est pas prêt à ouvrir un nouveau front en Libye, à quelques mois de présidentielles américaines fort incertaines pour sa réélection.</p>



<p>La rumeur d’un retour sur les lieux de son crime à Misrata du philosophe activiste Bernard-Henri Lévy ne laisse pas d’intégrer. Instigateur de l’intervention militaire de l’Otan contre Mouammar Kadhafi, endossée sur le perron de l’Elysée par Nicolas Sarkozy, serait-il chargé de<em> «sauver le soldat Haftar»</em> en escamotant sa déconfiture aux portes de Tripoli pour lui remettre le pied à l’étrier au nom de Paris, qui rechigne à abandonner son allié ? Cela ne ferait qu’ajouter la confusion à la confusion. Mais, adepte de la philosophie néoconservatrice du <em>«chaos créateur»</em>, BHL n’en est plus à ce détail près. Il est vrai que le point fort de Khalifa Haftar est de détenir encore le contrôle du croissant pétrolier, mais vu les convoitises russe et turque, ce ne devrait pas être pour longtemps.</p>
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