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	<title>Archives des féminisme - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des féminisme - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Monia Ben Jemia &#124; «Il n’y a plus de dialogue aujourd’hui en Tunisie»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 06:49:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Nouvelles Rencontres d’Averroès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Témoignage sans concession de Monia Ben Jemia, juriste et militante emblématique, sur la situation politique et sociale en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/monia-ben-jemia-il-ny-a-plus-de-dialogue-aujourdhui-en-tunisie/">Monia Ben Jemia | «Il n’y a plus de dialogue aujourd’hui en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lors des Nouvelles Rencontres d’Averroès, vendredi 21 novembre 2025, au théâtre de La Criée, à Marseille, Monia Ben Jemia, juriste et militante tunisienne emblématique, a livré un témoignage sans concession sur la situation politique et sociale de son pays.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-17967664"></span>



<p>Ancienne présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD, 2016‑2018), dont les activités viennent d’être suspendues pour un mois par les autorités, et présidente de EuroMed Droits, l’activiste a souligné le rôle vital des réseaux de défenseurs des droits humains en Méditerranée pour contrer les dérives autoritaires et protéger les populations vulnérables.</p>



<p>Revenant sur l’histoire du féminisme en Tunisie, elle a rappelé que les avancées des femmes ont été le fruit de luttes acharnées et non d’un cadeau de l’État. Le mouvement, né dans les années 1970, s’est structuré autour d’associations autonomes et a trouvé un nouvel élan après la révolution de 2011, lorsque la société civile a pu peser sur le débat public et promouvoir des réformes législatives et sociales majeures. <em>«Ces acquis sont le résultat de décennies de mobilisation et de courage, mais ils restent fragiles»</em>, a-t-elle souligné.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fermeture totale de l’espace politique</h2>



<p>Aujourd’hui, selon Monia Ben Jemia, le tableau est préoccupant.<em> «Sous Ben Ali, il existait encore des moyens d’approcher certains ministres, de dialoguer et de trouver des solutions à des problèmes majeurs. Aujourd’hui, aucun dialogue n’est possible.»</em></p>



<p>Le pouvoir centralisé autour de Kaïs Saïed impose une fermeture totale de l’espace politique et institutionnel, plus sévère encore que sous le régime précédent. Pour elle, la rue reste désormais le seul espace de dialogue : manifester et se mobiliser collectivement sont les seules façons pour les citoyen·ne·s de se faire entendre.</p>



<p>Elle a également confié qu’elle ne peut plus retourner en Tunisie, risquant <em>«le même sort»</em> que d’autres militants, juristes ou défenseurs des droits humains ciblés par le régime.</p>



<p>À Marseille, Monia Ben Jemia a conclu sa masterclasse en dédicaçant son dernier ouvrage, <em>‘‘Dominer et humilier. Les violences sexistes et sexuelles en Tunisie’’</em> (Éditions Cérès). Un geste simple mais symbolique, qui illustre sa conviction : la lutte pour les droits et la démocratie est avant tout une question de parole, de visibilité et de courage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La démocratie reste un combat quotidien</h2>



<p>Son intervention rappelle, dans un contexte méditerranéen fragilisé, que défendre la démocratie reste un combat quotidien. Les mots, lorsqu’ils sont portés par l’expérience et l’engagement, deviennent une arme contre les injustices et les dérives autoritaires, et un appel à la mobilisation collective.</p>



<p><em>«La décennie que Kaïs Saïed qualifie aujourd&rsquo;hui de décennie noire a été la plus belle de ma vie. Nous avons obtenu de nombreuses avancées pour les droits des femmes et la lutte contre les violences, qui ont soulevé beaucoup d’espoirs pour les femmes du monde arabe.</em> <em>Aujourd’hui la plupart des associations de défense des droits humains en Tunisie sont suspendues ou menacées de dissolution. Les femmes victimes de violence n’ont plus de recours, plus de secours. C&rsquo;est grave !»</em>, explique l’activiste.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/monia-ben-jemia-il-ny-a-plus-de-dialogue-aujourdhui-en-tunisie/">Monia Ben Jemia | «Il n’y a plus de dialogue aujourd’hui en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Fadéla M’Rabet, pionnière du féminisme algérien, s’éteint à 90 ans</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/15/fadela-mrabet-pionniere-du-feminisme-algerien-seteint-a-90-ans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 05:40:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Fadéla M’Rabet]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Skikda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Algérie perd l’une de ses figures intellectuelles les plus audacieuses : Fadéla M’Rabet .</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/15/fadela-mrabet-pionniere-du-feminisme-algerien-seteint-a-90-ans/">Fadéla M’Rabet, pionnière du féminisme algérien, s’éteint à 90 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Algérie perd l’une de ses figures intellectuelles les plus audacieuses : Fadéla M’Rabet est décédée à Paris mercredi 14 mai 2025, à l’âge de 90 ans. Femme de science, de lettres et de combat, elle laisse une empreinte indélébile dans l’histoire du féminisme maghrébin.</em></strong></p>



<span id="more-16556251"></span>



<p>Née en 1935 à Skikda, dans une famille instruite, Fadéla M’Rabet fut l’une des premières femmes algériennes à briser le plafond de verre dans les domaines scientifique et médiatique. Docteure en biologie, elle enseigne à l’université et s’impose rapidement comme une intellectuelle engagée. Dans les années 1960, elle devient une voix importante à la Radio algérienne, animant des programmes culturels qui donneront bientôt lieu à ses premiers essais percutants.</p>



<p>C’est en 1965 qu’elle publie ‘‘<em>La Femme algérienne’’</em>, un ouvrage qui marquera une rupture dans le discours sur la condition féminine dans une société encore profondément patriarcale. Deux ans plus tard, <em>‘‘Les Algériennes’’</em> viendra renforcer cette critique sociale, dénonçant avec une rare clarté les pesanteurs religieuses, les traditions oppressantes et l’hypocrisie des élites.</p>



<p>Face à l’hostilité croissante du pouvoir et des milieux conservateurs, elle est contrainte à l’exil en 1971. Elle s’installe en France, où elle poursuivra son œuvre littéraire et intellectuelle, tout en restant profondément attachée à son pays d’origine. Son engagement féministe n’a jamais faibli, même lorsqu’il devenait impopulaire ou dangereux.</p>



<p>Fadéla M’Rabet incarnait une pensée libre, affranchie des dogmes, qui refusait les concessions. Ses écrits, republiés ces dernières années en Algérie notamment par les éditions Dalimen, ont retrouvé une nouvelle actualité à l’heure où les droits des femmes restent un champ de bataille politique et culturel.</p>



<p>Sa disparition représente une perte majeure pour l’Algérie, mais son œuvre demeure. Elle continuera d’éclairer les consciences et d’armer les luttes à venir.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal Guettala</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/15/fadela-mrabet-pionniere-du-feminisme-algerien-seteint-a-90-ans/">Fadéla M’Rabet, pionnière du féminisme algérien, s’éteint à 90 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title> ‘‘Il reste encore demain’’ &#124; Les contrées profondes de la nature humaine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/il-reste-encore-demain-les-contrees-profondes-de-la-nature-humaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 08:22:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[néoréalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Paola Cortellesi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le film italien ‘‘Il reste encore demain’’ rend compte de la situation d’oppression que vivent beaucoup de femmes de par le monde au sein de leur foyer. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/il-reste-encore-demain-les-contrees-profondes-de-la-nature-humaine/"> ‘‘Il reste encore demain’’ | Les contrées profondes de la nature humaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le film italien ‘‘Il reste encore demain’’ est une comédie dramatique italienne réalisée par Paola Cortellesi, une réalisatrice peu connue du grand public. A sa sortie en 2023, il a rencontré un immense succès, en Italie, en attirant près de cinq millions de spectateurs, dépassant ainsi au box-office national ‘‘Oppenheimer’’ et le navet américain ‘‘Barbie’’.</em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri</strong></p>



<span id="more-15845671"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure></div>


<p>J’ai été impressionné par la qualité de ce film qui embrasse la cause féministe. Il s’agit d’un féminisme qui s’attache à sa mission première, un féminisme enraciné dans le quotidien et qui tient compte de la situation d’oppression que vivent beaucoup de femmes de par le monde au sein de leur foyer et, par extension, de la société dans son ensemble. <em>‘‘Il reste encore demain’’</em> n’a strictement rien à voir avec le néo-féminisme délirant et hystérique qui sévit dans certains pays.</p>



<p>Inspiré, belle réalisation et magnifiquement interprété, ce film est un véritable coup de génie. Il nous plonge dans l’Italie populaire de l’après-guerre, plus précisément dans le quotidien d’une famille vivant dans un quartier pittoresque de Rome au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et décrit avec un réalisme déconcertant la condition de la femme italienne de cette époque.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une femme prisonnière de son destin</h2>



<p>C’est l’histoire d’une mère de famille, Delia, qui est à pied d’œuvre dès les premières lueurs du jour. Son quotidien ressemble à un chemin de croix. C’est une femme prisonnière de son destin. Victime de la tyrannie conjugale, dévouée à ses deux fils turbulents, elle est également aux petits soins avec son beau-père, un grabataire abject, retors et despotique. Et ce n’est pas fini : elle jongle entre plusieurs emplois mal rémunérés et prépare les fiançailles imminentes de sa fille Marcella qui s’apprête à épouser Giulio, le fils des Moretti, un couple de nouveaux riches qui s’est bien sucré durant la guerre.</p>



<p>Bref, Paola Cortellesi met à l’honneur une mère de famille dévouée qui se démène en cumulant plusieurs petits boulots sous-payés pour le bien-être de sa famille. Malgré son abnégation, elle subit la violence de son mari dans une société où l’on intime encore aux femmes maltraitées de se taire. D’ailleurs, le film s’ouvre sur une gifle magistrale administrée du revers de la main par le mari Ivano à son épouse Delia qui est la protagoniste du film.</p>



<p>Le sujet du film est intemporel, universel et, manifestement, inépuisable. En effet, l’on remarque en regardant ce long-métrage que ce thème archi-rebattu peut être abordé sous de différents angles et déclinaisons et, comme c’est le cas ici, dans un style esthétiquement intéressant et réussi.</p>



<p>L’histoire de cette mère qui mène une existence de labeur, de brimades, qui tente de survivre sous les coups de son mari, tout en essayant de mener à bien un projet secret, ne peut laisser le public indifférent quand elle est bien construite et admirablement mise en scène.</p>



<p>Même si <em>‘‘Il reste encore demain’’</em> traite d’un sujet triste et douloureux, même si la violence machiste ordinaire plane tout au long du film, Paola Cortellesi nous immerge dans cette atmosphère tendue sans jamais verser dans le pathos.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un goût aigre-doux</h2>



<p>D’ailleurs, les scènes de passages à tabac sont présentées sous forme de chorégraphies et de pas de danse qui font écran à l’horreur indicible du réel. Les scènes dures sont saupoudrées d’humour et accompagnées de belles chansons italiennes pour désamorcer la tension et faire passer la violence de certaines séquences en leur donnant un goût aigre-doux. La réalisatrice ne voulait pas draper la protagoniste Delia dans une posture victimaire et a préféré éviter le ton mélodramatique et larmoyant.</p>



<p>Il a beau s’agir d’un film féministe, <em>‘‘Il reste encore demain’’ </em>ne montre pas de solidarité entre les femmes, mais plutôt une résignation sourde. En réalité, Delia accepte tout au long du film sa condition de femme soumise, c’est quelque chose qui était naturel pour la société de l’époque, jusqu&rsquo;au moment où elle perçoit de la pitié, voire du mépris, dans les yeux de sa fille. En même temps, cette dernière s’apprête à s&rsquo;engager dans un mariage vécu comme une sorte de promotion sociale. En revanche, l’élu de son cœur ne tardera pas à manifester de l’agressivité à son encontre et une volonté d’assujettissement. Marcella est-elle condamnée à subir le même sort que sa mère ? C&rsquo;est la question que l&rsquo;on est conduit à se poser en regardant le film.</p>



<p><em>‘‘Il reste encore demain’’ </em>est une véritable réussite sur le fond comme sur la forme. Tout est minutieusement orchestré pour que le public oscille entre profondeur et divertissement et pour qu’il retrouve le cinéma italien qui a forcé l’admiration du monde entier par sa puissance et son génie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des sensibilités hors du temps</h2>



<p>En effet, ce film rappelle à notre bon souvenir le cinéma néo-réaliste et les tragi-comédies italiennes des années 1960 et 1970. Les personnages sont excentriques et faussement archétypaux, ils s’inscrivent dans la tradition classique des films italiens à l’humour féroce et déjanté, ils dévoilent des sensibilités hors du temps et nous emmènent dans les contrées profondes de la nature humaine.</p>



<p>Cette œuvre réunit, sans prétention aucune, la poésie du cinéma italien et la puissance de l&rsquo;engagement. Paola Cortellesi dresse son réquisitoire en finesse, sans aigreur, sans esprit vindicatif et avec le bon dosage des sentiments.</p>



<p>Le film s’achève sur un coup de théâtre magistral et un message porteur d’espoir. C’est une scène dans laquelle la mère et sa fille se regardent fixement dans les yeux, sans parler, mais avec beaucoup de complicité. <em>‘‘Il reste encore demain’’</em> est un magnifique hommage aux générations de femmes qui ont lutté en silence, avec dignité, discrétion et détermination, pour permettre à leurs filles et petites-filles d’être plus libres.</p>



<p>Je persiste et signe : cette œuvre est digne des classiques italiens qui ont fait les beaux jours du cinéma. Ce petit bijou filmé en noir et blanc donnera envie à toute femme qui le regarde de lever le poing à l’apparition du générique de fin. C’est une ode aux droits des femmes dont on sort tremblant d’émotion.</p>



<p>A voir absolument !</p>



<p><strong>P.-S.</strong> : <em>𝐶𝑒 𝑓𝑖𝑙𝑚 𝑑𝑒𝑣𝑟𝑎𝑖𝑡 ê𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡é 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑛𝑜𝑠 𝑙𝑦𝑐é𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑢𝑛𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑡é𝑠, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑛𝑜𝑠 𝑞𝑢𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠. 𝑇𝑟è𝑠 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒𝑢𝑠𝑒𝑠 𝑠𝑒𝑟𝑜𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑇𝑢𝑛𝑖𝑠𝑖e𝑛𝑛𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑠’𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡𝑖𝑓𝑖𝑒𝑟𝑜𝑛𝑡 𝑎𝑢 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑎𝑔𝑒 𝑑𝑒 𝐷𝑒𝑙𝑖𝑎. 𝑄𝑢𝑖 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑒𝑠𝑡, 𝑐<em>𝑎 𝑙𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟𝑎 𝑢𝑛 𝑝𝑒𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟𝑖𝑒𝑠 𝑟𝑎𝑚𝑎𝑑𝑎𝑛𝑒𝑠𝑞𝑢𝑒𝑠.</em>̧𝑎 𝑙𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟𝑎 𝑢𝑛 𝑝𝑒𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟𝑖𝑒𝑠 𝑟𝑎𝑚𝑎𝑑𝑎𝑛𝑒𝑠𝑞𝑢𝑒𝑠.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/il-reste-encore-demain-les-contrees-profondes-de-la-nature-humaine/"> ‘‘Il reste encore demain’’ | Les contrées profondes de la nature humaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>France : manifestations féministes contre l’extrême droite</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/24/france-manifestations-feministes-contre-lextreme-droite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 10:18:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
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		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Durocher]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les mouvements de femmes ont tenu à manifester pour avertir l’opinion contre une probable arrivée de l’extrême-droite au pouvoir  en France.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/24/france-manifestations-feministes-contre-lextreme-droite/">France : manifestations féministes contre l’extrême droite</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après la victoire du Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen et Jordan Bardella aux récentes élections européennes, les mouvements de femmes ont tenu à manifester pour avertir l’opinion contre une probable arrivée de l’extrême-droite <strong><em>au pouvoir</em></strong></em></strong> <strong><em>en France à la faveur des législatives anticipée dont le premier tour est fixé au 30 juin courant.</em></strong></p>



<p>Reportage de <strong>Abdellatif Ben Salem</strong> *</p>



<span id="more-13429002"></span>



<p>Plusieurs rassemblements et manifestations féministes contre l’extrême droite ont ainsi été organisés à Paris et partout en France, dimanche 23 juin 2024, pour dénoncer le <em>«danger»</em> pour les droits des femmes que représenterait une victoire du RN et le <em>«féminisme de façade»</em> de ce parti d’extrême droite, à une semaine du début du scrutin.</p>



<p><em>Quelque </em>13&nbsp;000 personnes, selon la préfecture de police, et 75&nbsp;000, selon les organisateurs, en majorité des femmes mais aussi des hommes, ont manifesté à Paris en arborant le violet, couleur emblématique du féminisme, à l’appel de plus deux cents associations (Fondation des femmes, Planning familial, #Noustoutes…), ONG (Oxfam, France Terre d’asile…) et syndicats (CGT, CFDT…).</p>



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<p>Au niveau national, 33&nbsp;800 personnes ont été recensées (Paris compris) dans 53 rassemblements, de source policière. Les organisateurs en ont compté trois fois plus, à comparer avec les 250&nbsp;000 (autorités) et 640&nbsp;000 (CGT) qui ont défilé, la veille, contre l’extrême droite, en France, à l’appel des syndicats, dont 75&nbsp;000&nbsp;à 250&nbsp;000 à Paris.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="910" data-id="13429040" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Marche-feministre-contre-RN-3.jpg" alt="" class="wp-image-13429040" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Marche-feministre-contre-RN-3.jpg 682w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Marche-feministre-contre-RN-3-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Marche-feministre-contre-RN-3-580x774.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure>



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<p>Dans les pancartes brandies, on lit notamment <em>«Ni mari ni patron, ni Marine ni Macron»</em>, <em>«Le machisme fait le lit du fascisme»</em>, <em>«L’extrême droite doit reculer, pas nos droits», «Femme et jeune, la double peine», «RN sexiste, riposte féministe»,</em> ou encore <em>«Lesbiennes contre le fascisme».</em></p>



<p>Les manifestantes affirment craindre pour l’égalité sociale, les droits des femmes et le pouvoir d’achat. La vision de la famille du RN, conservatrice et réactionnaire, inquiète aussi beaucoup les militantes féministes. <em>«A chaque fois que l’extrême droite arrive au pouvoir quelque part, elle s’attaque au droit à l’avortement, je ne vois pas pourquoi il y aurait une exception française»</em>, a déclaré à la presse Sarah Durocher, présidente du Planning familial.</p>



<p>* <em>Collaborateur à Paris. </em></p>



<p></p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="910" data-id="13429046" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Marche-feministre-contre-RN-7.jpg" alt="" class="wp-image-13429046" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Marche-feministre-contre-RN-7.jpg 682w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Marche-feministre-contre-RN-7-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Marche-feministre-contre-RN-7-580x774.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="910" data-id="13429047" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Marche-feministre-contre-RN.jpg" alt="" class="wp-image-13429047" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Marche-feministre-contre-RN.jpg 682w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Marche-feministre-contre-RN-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Marche-feministre-contre-RN-580x774.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure>
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		<title>Il y a deux ans nous quittait la grande militante franco-tunisienne Gisèle Halimi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/28/il-y-a-deux-ans-nous-quittait-la-grande-militante-franco-tunisienne-gisele-halimi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 16:38:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Gisèle Halimi]]></category>
		<category><![CDATA[Hommage à Gisèle Halimi]]></category>
		<category><![CDATA[Une farouche liberté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La grande militante féministe franco-tunisienne Gisèle Halimi nous avait quittés il y a deux ans. Une femme exceptionnelle qui a farouchement défendu les droits des femmes depuis plus d’un demi-siècle. Elle est l’une des grandes figures du féminisme du 20e siècle au même titre que des icônes telles que Simone de Beauvoir ou encore Simone...</p>
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<p><em><strong>La grande militante féministe franco-tunisienne Gisèle Halimi nous avait quittés il y a deux ans. Une femme exceptionnelle qui a farouchement défendu les droits des femmes depuis plus d’un demi-siècle.</strong></em></p>



<span id="more-2566991"></span>



<p>Elle est l’une des grandes figures du féminisme du 20<sup>e</sup> siècle au même titre que des icônes telles que Simone de Beauvoir ou encore Simone Veil. Gisèle Hamili originaire du quartier de la Goulette à la banlieue nord de Tunis, repose depuis le 28 juillet 2020 au cimetière du Père Lachaise à Paris.</p>



<p>Avocate engagée corps et âme pour la cause des femmes et notamment pour le droit à l’avortement et pour la criminalisation du viol, Gisèle Halimi portait haut et fort la voix des femmes et défendait mieux que personne leurs droits.</p>



<p>Un parcours remarquable et impressionnant qui continue d’inspirer les nouvelles générations dans la lutte pour l’égalité totale entre les genres. Son livre « <em>Une farouche liberté</em> » retrace soixante-dix ans de combat et d’engagement au service de la cause féministe, il transmet aux jeunes générations cette volonté inépuisable pour continuer à lutter pour la dignité des femmes.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B</strong></p>
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		<title>Tunisie : Aswat Nissa lance un appel à contribution pour des œuvres artistiques féministes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 May 2022 11:11:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[art féminin]]></category>
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		<category><![CDATA[Aswat Nissa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’association féministe Aswat Nissa vient de lancer un appel à contribution à des œuvres artistiques dont le thème est la lutte pour l’égalité des genres. Créée en 2011 avec la volonté de porter la voix des femmes tunisiennes de tous les milieux et les classes sociales, et de lutter contre toutes les formes d’inégalité entre...</p>
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<p><em><strong>L’association féministe Aswat Nissa vient de lancer un appel à contribution à des œuvres artistiques dont le thème est la lutte pour l’égalité des genres.</strong></em></p>



<span id="more-596879"></span>



<p>Créée en 2011 avec la volonté de porter la voix des femmes tunisiennes de tous les milieux et les classes sociales, et de lutter contre toutes les formes d’inégalité entre les genres, l’association féministe Aswat Nissa organise au mois de mai prochain un nouvel événement artistique.</p>



<p>A cette occasion, l’association vient de lancer un appel à contribution à tous les artistes souhaitant exposer leurs œuvres artistiques lors de cet événement. Le thème sera dédié à la promotion de l’art dans le combat contre les stéréotypes liés au genre. «&nbsp;Ceci est une continuité des efforts des artistes engagés dans la cause et une mise en exergue du rôle de l’artivisme dans la cause féministe&nbsp;», indique l’association.</p>



<p>L’événement comprendra diverses expressions artistiques : le cinéma, le théâtre, la musique, la peinture, la danse, la photographie et la sculpture.</p>



<p class="has-text-align-right">F.B</p>
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		<title>Journée internationale des Droits des Femmes : Parcours de femmes tunisiennes à l’IFT</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Mar 2022 11:17:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Journée internationale des droits des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Institut Français de Tunisie (IFT) organise une série de rencontres du 7 au 11 mars autour de parcours inspirants de femmes tunisiennes, et ce, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des Femmes. Un programme riche et varié dédié à la Journée mondiale des droits des femmes (8 mars) démarre...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/07/journee-internationale-des-droits-des-femmes-parcours-de-femmes-tunisiennes-a-lift/">Journée internationale des Droits des Femmes : Parcours de femmes tunisiennes à l’IFT</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Untitled-3-2.jpg" alt="" class="wp-image-383001"/></figure></div>



<p><em><strong>L’Institut Français de Tunisie (IFT) organise une série de rencontres du 7 au 11 mars autour de parcours inspirants de femmes tunisiennes, et ce, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des Femmes.</strong></em></p>



<span id="more-382994"></span>



<p>Un programme riche et varié dédié à la Journée mondiale des droits des femmes (8 mars) démarre dès aujourd’hui à l’IFT autour de la littérature, de la musique, du cinéma et du militantisme féministe.</p>



<p>L’événement sera inauguré ce soir à l’auditorium de l’IFT avec une rencontre-débat autour de la question «&nbsp;Pourquoi traduire Gisèle Halimi en langue arabe&nbsp;?&nbsp;» à l’occasion de la sortie mondiale des traductions en langue arabe de ses deux ouvrages «&nbsp;Avocate irrespectueuse&nbsp;» et «&nbsp;Une farouche liberté&nbsp;». Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre organisée en partenariat avec La Maison du Livre.</p>



<p>Le programme se poursuivra demain avec des projections et des tables rondes autour de la question de l’entrepreneuriat féminin dans le monde du cinéma dans le cadre du projet «&nbsp;Cinéma au féminin&nbsp;» qui vise à sensibiliser les femmes tunisiennes, et notamment les jeunes femmes issues de milieux défavorisés, au cinéma, tout en leur offrant des perspectives professionnelles, ainsi qu’à leur permettre de défendre et exprimer leurs intérêts et leurs expériences de manière subjective, indépendante et autonome.</p>



<p>Au programme également une première séance du séminaire organisé par l’IRMC&nbsp; «&nbsp;Féminismes et militantisme au Maghreb » qui se tiendra à la Médiathèque de l’IFT, ainsi qu’un débat autour de la question «&nbsp;L’égalité femmes hommes aujourd’hui pour un avenir durable et inclusif&nbsp;» organisé par La délégation de l’Union Européenne en Tunisie, l’Institut français de Tunisie (IFT) et l’Agence Italienne pour la Coopération au développement en Tunisie (AICS).</p>



<p>La chanteuse et musicienne Badiaa Bouhrizi donnera également un concert gratuit le 8 mars à la cours  de l’IFT ; elle sera en duo avec Paco dans le cadre du « <em>Kahrumusiqa project</em> ».</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B</strong></p>
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		<title>Les Arabes entre mutations accélérées et déni des élites</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 10:50:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2011, les élites politiques et culturelles de nombreux pays arabes et même occidentales ne semblent pas saisir les profondes mutations des sociétés arabes. Elles n’ont pas surtout compris que nous sommes qu’au début d’une rupture historique et tectonique sans précédent depuis deux siècles. Par Helal Jelali * Si vous ouvrez bien vos oreilles, vous...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/12/les-arabes-entre-mutations-accelerees-et-deni-des-elites/">Les Arabes entre mutations accélérées et déni des élites</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Revolution.jpg" alt="" class="wp-image-345175"/></figure></div>



<p><strong><em>Depuis 2011, les élites politiques et culturelles de nombreux pays arabes et même occidentales ne semblent pas saisir les profondes mutations des sociétés arabes. Elles n’ont pas surtout compris que nous sommes qu’au début d’une rupture historique et tectonique sans précédent depuis deux siècles.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-345173"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>



<p>Si vous ouvrez bien vos oreilles, vous allez constater tout de suite que les prémices de cette mutation sont étymologiques et sémantiques. Au lendemain des indépendances, même les <em>«éléments de langage»</em> et la communication sociale étaient dictés, contrôlés et mis en musique par les autocrates et les dictateurs de l’époque. Aujourd’hui, libéré des médiateurs institutionnels, l’espace public cherche à inventer<em> «la langue» </em>de sa réalité et de sa vérité ainsi que celle de ses préoccupations et de ses ambitions réelles. Et chaque communauté est en train de créer son propre discours… Quant à la sémantique des élites, elle n’est plus dans «l’air du temps», désuète et même méprisée, elle est souvent ironiquement détournée et moquée sur les réseaux sociaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le féminisme des diplômées</h3>



<p>Après le féminisme des élites de l’école de Bourguiba, certains pays arabes inaugurent<em> «le féminisme des diplômées»</em> : il s’agit d’un féminisme de masse prôné par des femmes diplômées de l’enseignement supérieur, surtout dans le secteur des professions libérales : médecins, pharmaciennes, avocates, spécialistes en communication et marketing, et start-uppeuses (gérantes de petites entreprises de service), qui bouleverse profondément le secteur tertiaire, généralement très machiste.</p>



<p>Cependant, pour ce qui est de la fonction publique, et en dehors de l’enseignement, nous sommes toujours dans les années 1960, les femmes restant sous-représentées dans l’administration centrale et dans les conseils d’administration des entreprises publiques.</p>



<p>Cette féminisation de l’économie, de la société civile et de certains corps intermédiaires commence à <em>«façonner»</em> la société de demain, où l’évolution des droits des femmes ne sera plus du ressort de l’autorité politique, mais du pouvoir économique que détiendront ces mêmes femmes.</p>



<p>Durant les années 2011-2012, les médias avaient parlé de révolution, le mot <em>«fronde» </em>serait plus approprié, si on écartait les ingérences étrangères. L’histoire nous apprend que la fronde n’est jamais unique, elle émerge par vagues successives. Ces années 2011-2012 n’étaient et ne sont que le commencement d’une gestation politique et sociale qui s’étalera sur une trentaine d’années. La révolution française de 1789 aurait commencé par la fronde de 1648 – qui n’était pas uniquement celle de la noblesse –, quant à celle des communistes russes de 1917, elle avait des origines qui remontaient au début des années 1825, avec la première révolte des officiers appelés<em> «les décembristes»</em>, qui exigeaient des réformes politiques urgentes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une jeunesse à la conquête de nouvelles libertés</h3>



<p>Et la jeunesse dans cette mutation ? C’est une jeunesse réaliste, elle ne rêve point, mais cherche à agir sur sa destinée. Bien informée, connectée à la mondialisation marchande, elle cherche insidieusement à casser les codes sociaux et les archaïsmes de la génération précédente. Ce n’est pas une génération révoltée, mais froidement frondeuse qui créé un monde parallèle à celui de de naguère. Elle préfère créer des fissures plutôt que provoquer un big bang comme celui des jeunes français en 1968.</p>



<p>Les jeunes, s’ils sont tentés par l’émigration en Europe ou ailleurs, ils vivent, contrairement à leurs parents, une nouvelle extra-territorialité à l’intérieur de leurs propres pays : l’exode n’est plus rural mais il est en train de devenir une mobilité continue entre les villes.</p>



<p>Le redéploiement démographique a totalement changé et se caractérise par flexibilité liée à la nécessité de trouver un emploi. En 20 et 30 ans, un jeune pourrait changer 3 fois de ville de résidence. La sédentarité est étroitement liée au salariat et au secteur agricole.</p>



<p>Aujourd’hui, le défi des jeunes est le <em>«délabrement»</em> de l’enseignement public et la chute des budgets des écoles et des universités.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un néo-libéralisme menaçant</h3>



<p>Autant menaçante que le terrorisme et l’extrémisme religieux, la vague néolibérale, sans aucun processus de régulation et sans contrôle judiciaire adapté, risque de menacer les fondements même de nombreux États. Ce néo-libéralisme bâti sur la corruption, le commerce parallèle et l’évasion fiscale est à l’origine de nouvelles inégalités sociales et de fragmentation de certaines nations. C’est le plus important séisme subi par les peuples arabes depuis les années 2000. Tout un système de petites solidarités traditionnelles ou prôné par certains autocrates<em> «conviviaux»</em> s’est effondré du jour au lendemain. La privatisation rampante de deux secteurs nécessaires aux citoyens est une erreur aux conséquences imprévisibles : il s’agit de l’enseignement et de la santé.</p>



<p>L’équation impossible de ces élites politiques est de promouvoir<em> «un citoyen-consommateur»</em> comme dans les pays européens. Sauf que ce citoyen est désargenté. Par conséquent, il deviendra un <em>«citoyen- frondeur»</em>, un citoyen-contestataire et un citoyen-révolté… Et surtout un citoyen responsable et non soumis…</p>



<p>La situation économique désastreuse a commencé par offrir une image d’une société<em> «indianisée». </em>En Inde, nous avons une élite richissime et connectée aux affaires internationales, une mini-classe moyenne et le reste de la population est noyé dans une pauvreté<em> «antique»</em>. Dans ce pays démocratique, 16 millions d’enfants travaillent avant l’âge de 14 ans. Dans un seul État de la Fédération Indienne, 20 000 enfants qui n’ont pas atteint l’âge de 14 ans travaillent dans les mines.</p>



<p>Est-ce que les citoyens de la rive sud de la Méditerranée se retrouveront dans ce schéma social ? Difficile de répondre, mais, en visitant certains quartiers du Caire ou de Tunis, la question reste posée, étant donné les difficultés économiques à court terme.</p>



<p>Paradoxalement, les familles les plus démunies sont de moins en moins au centre des préoccupations politiques. Le paysage urbain, objet d’identification et d’adhésion du citoyen s’est fortement dégradé. Comment voulez-vous qu’un citoyen respecte l’autorité publique, s’il traverse tous les jours des rues avec des poubelles et des trottoirs éventrés ? Ou quand il conduit sa voiture dans une ville de 100.000 habitants, sans aucun plan de circulation et, parfois, sans aucun feu ?</p>



<p>Difficile de penser que les jeunes de certains pays arabes vont adhérer à ce schéma économique et social. Ils sont parfois tétanisés par les difficultés économiques que subissent leurs propres familles. C’est une jeunesse communautariste, qui constitue des<em> «tribus d’intérêts communs»</em> et préfère la vie associative aux partis politiques traditionnels. Elle suggère l’action participative que la solidarité traditionnelle. Plus intéressée par la micro-entreprise et le secteur tertiaire que par le salariat, elle découvre aussi que certains métiers manuels sont mieux rémunérés que le poste de chef de service dans une administration.</p>



<p>Dans les pays du Maghreb, un menuisier, un forgeron – ces derniers sont encore nombreux – ou un maçon qualifié ont un revenu 2 à 3 fois plus important que celui ‘un cadre moyen dans l’administration. Le mépris et la dévalorisation du travail manuel, bien connus après les indépendances, sont en voie de disparition. L’affaiblissement de l’Etat provoque, souvent, une réactivité plus puissante de la société civile, mais aussi une fragmentation sociale matrice des inégalités.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les Arabes et la modernité : que des rendez-vous ratés?</h3>



<p>Pendant les 4 siècles de domination ottomane et à cause de la piraterie et de la guerre contre l’Europe, les sociétés arabes avaient subi la pire des ruptures culturelles avec leur environnement méditerranéen. Alors que les pays européens vivaient une Renaissance des savoirs scientifiques, techniques, artistiques, et un processus politique inédit, l’Empire Ottoman refusait l’imprimerie de Gutenberg, les découvertes de Newton, de Copernic, etc., et maintenait ses propres populations dans des conditions de vie proches de l’esclavage.</p>



<p>Alors que le centre de la civilisation européenne se déplaçait vers les Amériques, les sultans ottomans étaient occupés par la répression sanglante des insurrections dans les provinces orientales et caucasiennes, ainsi que les guerres russo-ottomanes.</p>



<p>Les Arabes subissent jusqu’à aujourd’hui les conséquences néfastes de cette rupture culturelle entre les deux rives de la Méditerranée.</p>



<p>La modernité n’est pas seulement des progrès scientifiques et techniques, elle était et reste un processus politique dont les fondements sont le rationalisme, les droits de l’homme, la liberté, l’émergence d’une nouvelle citoyenneté et surtout l’Etat régulateur et protecteur. Si l’effondrement de certains États arabes comme l’Irak, le Yémen, la Syrie ou la Libye a été possible, ce n’est pas seulement à cause des ingérences étrangères, c’est aussi parce que leurs élites avaient comme unique préoccupation la construction d’un Etat sécuritaire. Le récit national de certains pays arabes est fondé sur<em> «la création de l’ennemi»,</em> un chauvinisme exacerbé et un encadrement sécuritaire des populations à la soviétique. Cet état de fait est devenu, par conséquent, générateur de conflits sans fin…</p>



<p>La jeunesse de 2011 rejette cette historicité. S’il est vrai qu’une petite minorité est séduite par les archaïsmes des islamistes, la grande majorité est, d’abord, préoccupée par la conquête de nouvelles libertés, d’un nouveau code social et, surtout, par le refus intrinsèque de la soumission imposée aux générations précédentes.</p>



<p>L’année 2011 n’était que le commencement d’une nouvelle histoire qui serait écrite par les générations suivantes. Comme le disait Voltaire :<em> «Si la certitude est apaisante, le doute est plus noble»</em>. Nous avons affaire à la première génération qui<em> «doute»</em> depuis les indépendances.</p>



<p>L’histoire des pays et des sociétés arabes a été <em>«romancée»</em> durant ces derniers siècles, il est temps que les historiens de ces pays ouvrent les pages de la critique historique. Le <em>«roman national» </em>n’est pas l’histoire et la jeune génération est devenue incrédule et sceptique sur ces ritournelles et romances de l’histoire officielle des Etats.</p>



<p><strong>PS</strong> : Toutes les réflexions <em>«couchées» </em>dans cet article sont le fruit d’une immersion sociale continue de l’auteur dans la région de Sidi Bouzid durant 3 ans et de centaines de discussions informelles avec les jeunes de cette région, berceau de la révolution tunisienne de 2011.</p>



<p><em>* Ancien journaliste tunisien basé en France. </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



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		<title>La fête nationale de la femme : Pour une vraie lutte contre les violences de genre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2020 06:53:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aswat Nissa]]></category>
		<category><![CDATA[EnaZeda]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[fête de la femme]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement sexuel]]></category>
		<category><![CDATA[loi 58]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Ciné-Madart à Carthage a accueilli le soir du jeudi 13 août 2020 un événement de sensibilisation sur les violences basées sur le genre, dans le cadre de la célébration de la fête nationale de la femme. Une initiative des associations Aswat Nissa, Mawjoudine et By Lehwem. Par Fawz Ben Ali La journée du 13...</p>
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<p><strong><em>Le Ciné-Madart à Carthage a accueilli le soir du jeudi 13 août 2020 un événement de sensibilisation sur les violences basées sur le genre, dans le cadre de la célébration de la fête nationale de la femme. Une initiative des associations Aswat Nissa, Mawjoudine et By Lehwem.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Fawz Ben Ali</strong></p>



<span id="more-312030"></span>



<p>La journée du 13 août est certes l’occasion de célébrer les acquis de la femme tunisienne grâce au Code du statut personnel (CSP) promulgué en 1956, ayant permis aux tunisiennes d’acquérir une place exceptionnelle et privilégiée dans le monde dit arabo-musulman. </p>



<p>Toutefois, le combat demeure long et périlleux pour arracher une vraie égalité des genres, autant au niveau de la législation que des pratiques sociétales encore fortement marquées par le poids du patriarcat et des préceptes religieux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La quarantaine sanitaire a exacerbé la violence domestique</strong></h3>



<p>C’est dans le cadre de cette lutte permanente contre une sérieuse menace de retour en arrière et en même dans l’espoir d’obtenir plus de droits, que l’association féministe Aswat Nissa, l’initiative Mawjoudine et l’association By Lehwem ont organisé un événement artistique de sensibilisation sur les violences faites aux femmes, et plus généralement les violences basées sur le genre. Un choix qui s’est imposé presque comme une évidence suite à la période de confinement général imposée par la crise sanitaire de la pandémie de coronavirus et qui a été marquée par une explosion du nombre de femmes victimes d’agressions conjugales et familiales, un peu partout dans le monde.</p>



<p>En Tunisie, le ministère de la Femme de la Famille de l’Enfance et des Seniors avait mis en place un numéro vert (1899) et une cellule d’écoute afin de permettre aux femmes de signaler les violences physiques et psychologiques dont elles pourraient être victimes durant cette période sensible où il était quasi impossible de sortir de chez-soi pour fuir l’agresseur ou demander de l’aide. Plus de 6000 appels de détresse ont été enregistrés lors de la période de confinement; le phénomène de violence domestique a atteint son point le plus intense pas seulement en Tunisie, mais dans le monde entier selon l’Organisation mondiale des Nations Unies (ONU).</p>



<p>L’événement a également été l’occasion de revenir sur le mouvement #EnaZeda lancé en octobre 2019 sur la toile, inspiré du mouvement #MeToo aux Etats-Unis et #BalanceTonPorc en France, ayant permis de libérer la parole des femmes sur les différentes formes de harcèlement qu’elles subissent au quotidien dans les espaces publics, mais aussi dans le cadre du travail et au sein même de la famille, notamment ces histoires de viols et d’attouchements sexuels dont sont victimes beaucoup d’enfants parfois de la part de membres de la famille.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Untitled-2-1.jpg" alt="" class="wp-image-312036" width="500"/></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>#EnaZeda ou la guerre contre le harcèlement</strong></h3>



<p>En effet, depuis sa création il y a près d’un an, le groupe facebook #EnaZeda a permis à des milliers de jeunes filles et de femmes de s’exprimer librement sur ce sujet encore assez tabou, de dénoncer leurs agresseurs et de trouver le soutien nécessaire de la part des administrateurs et des membres du groupe parmi lesquels se trouvent beaucoup de psychologues, d’avocats et de militants de la société civile.</p>



<p>L’association Aswat Nissa créée en 2011 et qui gère ce groupe souligne d’ailleurs l’importance de cette initiative comme un premier pas pour briser le silence, d’autant plus que le mouvement est porté par un élan de solidarité non seulement de la part des femmes mais aussi beaucoup d’hommes.</p>



<p>Les milliers de témoignages recueillis sur le groupe ont inspiré de jeunes slammeuses qui ont participé à cette soirée avec des textes en hommage aux victimes du harcèlement, mais aussi la réalisation d’un spot de sensibilisation projeté en cette soirée, avec la participation des acteurs Fatma Ben Saïdane, Nadia Boussetta, Mohamed Grayaa et Souhir Ben Amara.</p>



<p>La loi 58 du 11 août 2017 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes ne doit pas demeurer comme de l’encre sur du papier. Toutes les femmes devraient en être informées afin d’obtenir justice si elles se trouvent victimes de violences physiques, morales, sexuelles ou économiques. Mais cette loi devrait aussi être accompagnée d’une vraie volonté politique de réformes à plusieurs niveaux.</p>
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		<title>Ciné-Madart : Un programme culturel pour célébrer la fête de la femme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 07:27:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aswat Nissa]]></category>
		<category><![CDATA[CinéMadart]]></category>
		<category><![CDATA[EnaZeda]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[fête de la femme]]></category>
		<category><![CDATA[Mawjoudin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’occasion de la fête nationale de la femme célébrée le 13 août de chaque année en Tunisie, l’espace Ciné-Madart à Carthage accueillera un événement culturel pour dénoncer les violences de genre. L’association féministe Aswat Nissa (Voix de femmes), l’Initiative Mawjoudin et l’association By Lhwem organisent jeudi prochain une soirée dédiée à la lutte contre...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Untitled-1-6.jpg" alt="" class="wp-image-311051"/></figure></div>



<p><strong><em>A l’occasion de la fête nationale de la femme célébrée le 13 août de chaque année en Tunisie, l’espace Ciné-Madart à Carthage accueillera un événement culturel pour dénoncer les violences de genre.</em></strong></p>



<span id="more-311047"></span>



<p>L’association féministe Aswat Nissa (Voix de femmes), l’Initiative Mawjoudin et l’association By Lhwem organisent jeudi prochain une soirée dédiée à la lutte contre les violences basées sur le genre, et ce, dans le cadre de la célébration de la 64<sup>e</sup> fête de la femme tunisienne, date anniversaire de la promulgation du Code du statut personnel (CSP).</p>



<p>La soirée commencera avec une performance Slam&nbsp;: des textes écrits par un groupe de jeunes souhaitant rendre hommage aux victimes de harcèlement et de violences qui ont réussi à faire entendre leurs voix à travers le mouvement de dénonciation #EnaZeda.</p>



<p>Au programme également un hommage à l’avocate et militante féministe franco-tunisienne Gisèle Halimi (décédée le 28 juillet 2020), mais aussi un spectacle de danse et des projections de courts-métrages.</p>



<p>L’événement sera clôturé par des témoignages, un débat et une exposition photographique intitulée «<em>Queer Riot</em>» en soutien à la cause LGBT en Tunisie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Fawz Ben Ali</strong></p>
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