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	<title>Archives des feuille de route - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des feuille de route - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Le Parlement européen adopte la résolution sur la Tunisie et se dit inquiet «quant à la concentration des pouvoirs dans les mains du Président»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Oct 2021 16:44:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[25 juillet]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue national]]></category>
		<category><![CDATA[feuille de route]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Parlement européen a adopté aujourd&#8217;hui, par 534 voix pour, 45 contre et 106 abstentions, la résolution sur la Tunisie, tout en exprimant «sa profonde inquiétude, quant à la concentration des pouvoirs dans les mains du Président», estimant que les institutions d’État doivent retrouver un fonctionnement normal et appelant les autorités à relancer un dialogue...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/21/le-parlement-europeen-adopte-la-resolution-sur-la-tunisie-et-se-dit-inquiet-quant-a-la-concentration-des-pouvoirs-dans-les-mains-du-president/">Le Parlement européen adopte la résolution sur la Tunisie et se dit inquiet «quant à la concentration des pouvoirs dans les mains du Président»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Tunisie-parlement-europeen.jpg" alt="" class="wp-image-367010"/></figure></div>



<p><strong><em>Le Parlement européen a adopté aujourd&rsquo;hui, par 534 voix pour, 45 contre et 106 abstentions, la résolution sur la Tunisie, tout en exprimant <strong><em>«</em></strong>sa profonde inquiétude, quant à la concentration des pouvoirs dans les mains du Président», estimant que les institutions d’État doivent retrouver un fonctionnement normal et appelant les autorités à relancer un dialogue national inclusif.</em></strong></p>



<span id="more-367007"></span>



<p>Au lendemain de sa réunion pour débattre de la situation en Tunisie, le parlement européen a publié un communiqué ce jeudi 21 octobre 2021, en précisant que les députés appellent ainsi au respect de l’État de droit et soulignent que la constitution et la cadre législatif doivent être préservés et que le pays a besoin d’un «<em>Parlement légitime et qui fonctionne bien».</em></p>



<p>«<em>La stabilité institutionnelle doit être restaurée dès que possible et les droits fondamentaux et les libertés doivent être respectés»</em>, déclarent les députés, en appelant à un retour à la démocratie et au redémarrage de l’activité parlementaire dès que possible, ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;annonce d&rsquo;une feuille de route claire pour un retour au fonctionnement normal de l’État.</p>



<p>«<em>La résolution appelle aussi les autorités à éviter l’incertitude juridique créée par les interdictions de déplacement, la surveillance d’État et les assignations à résidence. Les procès civils par des tribunaux militaires posent un grave problème, soulignent les députés. Ils demandent la restauration d’une justice indépendante qui aboutirait à la réforme des tribunaux militaires en Tunisie et mettrait un terme aux procès de civils»</em>, ajoute la même source.</p>



<p>Quant au dialogue national, les députés estiment qu&rsquo;il doit également inclure la société civile, «<em>qui est bien développée et qui a joué un rôle essentiel dans l’élaboration et le renforcement de la transition démocratique tunisienne depuis 2011»,</em> rappellent-ils, en exprimant par ailleurs leur <em>« inquiétude concernant l&rsquo;ingérence étrangère qui sape la démocratie tunisienne».</em><br>.<br>Évoquant la nomination de Najla Bouden ainsi que de dix femmes ministres au sein du nouveau gouvernement, les députés appellent, le chef de l’État <em>«à soutenir activement toutes les mesures visant à garantir l&rsquo;égalité des droits entre les femmes et les hommes dans tous les domaines, y compris dans les lois qui doivent être réformées, car elles vont à l&rsquo;encontre des droits de succession des femmes, des droits de garde des enfants, des droits accordés en tant que chef de famille et des droits du travail».</em></p>



<p>Enfin le parlement européen a souligné l&rsquo;urgence de  surmonter la crise socio-économique via des réformes et des politiques structurelles, et appellent l’UE à poursuivre les programmes <em>«qui soutiennent directement les citoyens tunisiens»</em>, et à renforcer l’aide <em>«là où c’est nécessaire»</em>., incluant le système Covax, <em>«afin d’aider le pays à gérer les </em>co<em>nséquences graves de la pandémie de COVID-19</em>», ajoutent les députés.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Y. N. avec Communiqué</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/21/le-parlement-europeen-adopte-la-resolution-sur-la-tunisie-et-se-dit-inquiet-quant-a-la-concentration-des-pouvoirs-dans-les-mains-du-president/">Le Parlement européen adopte la résolution sur la Tunisie et se dit inquiet «quant à la concentration des pouvoirs dans les mains du Président»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : une feuille de route en neuf points pour Kaïs Saïed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/04/tunisie-une-feuille-de-route-en-neuf-points-pour-kais-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Sep 2021 08:37:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[feuille de route]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Sémia Zouari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;auteure propose dans cet article une feuille de route pour que le président Kaïs Saïed rassure autant la population tunisienne que les partenaires étrangers de la Tunisie. «Feuille de route», mot que ne semble pas affectionner le locataire du palais de Carthage, qui pourrait être qualifiée de plan de travail en neuf points, comme suit......</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/04/tunisie-une-feuille-de-route-en-neuf-points-pour-kais-saied/">Tunisie : une feuille de route en neuf points pour Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-336453"/><figcaption><em>Une feuille de route pour savoir où aller et déblayer le chemin et non une feuille blanche désespérément vide ou un parchemin illisible.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>L&rsquo;auteure propose dans cet article une feuille de route pour que le président Kaïs Saïed rassure autant la population tunisienne que les partenaires étrangers de la Tunisie. «Feuille de route», mot que ne semble pas affectionner le locataire du palais de Carthage, qui pourrait être qualifiée de plan de travail en neuf points, comme suit.</em></strong>..</p>



<p>Par <strong>Sémia Zouari</strong> *</p>



<span id="more-361544"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Semia-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-246455"/></figure></div>



<p>Kaïs Saïed doit rapidement diligenter la concrétisation d&rsquo;actions décisives car, malgré toute sa bonne volonté et son intégrité sans failles, il ne pourra pas, à lui seul, et avec son équipe trop réduite et en manque de multi-disciplinarité, relever tous les défis d&rsquo;un pays empêtré dans une grave crise économique, politique et morale.</p>



<p>1 &#8211; Il doit d&rsquo;abord nommer un bon Premier ministre qui soit un économiste patenté capable de remettre le pays sur pied, de relancer l&rsquo;économie, de négocier avec les bailleurs de fonds, de rassurer les opérateurs économiques nationaux et étrangers. De préférence un responsable ayant des diplômes solides.</p>



<p>2- Il doit ensuite constituer une commission de juristes chargée d&rsquo;amender la Constitution dans un délai de deux mois maximum. </p>



<p>3- Mais aussi nommer une commission chargée d&rsquo;amender la loi électorale et la loi sur les partis politiques dans un délai de deux mois. Ces amendements doivent se faire dans le sens :</p>



<p>&#8211; de la moralisation des élus qui doivent avoir un B3 vierge;</p>



<p>&#8211; de l&rsquo;abandon du système de proportionnelle au plus fort reste;</p>



<p>&#8211; de l&rsquo;adoption d&rsquo;un scrutin de vote parlementaire majoritaire à deux tours;</p>



<p>&#8211; du respect strict du financement des campagnes électorales et de l&rsquo;interdiction de financement étranger avec contrôle strict, avant et après les mandats, du patrimoine des élus et des membres de leur famille;</p>



<p>&#8211; de la non représentativité des partis fantoches et des micro-partis (moins de 5% des voix) non éligibles à la députation en instaurant des critères de représentativité effective;</p>



<p>&#8211; de l&rsquo;interdiction de l&rsquo;instrumentalisation de la religion, par aucun parti politique, ainsi que de l&rsquo;incitation à la haine religieuse ou raciale, notamment dans les prêches religieux des mosquées;</p>



<p>&#8211; de la suppression de l&rsquo;immunité parlementaire car un député doit être exemplaire et respectueux de la loi, et en cas de mise en examen, un élu doit démissionner;</p>



<p>&#8211; de la possibilité d&rsquo;exclure un élu (député, maire&#8230;) par mécanisme de pétition contrôlée (minimum 500 000 personnes) lorsque la population revendique son droit à la démocratie directe pour exclure un élu indigne, à l&rsquo;instar de ceux qui ont sévi au sein de l&rsquo;Assemblée, en toute impunité;</p>



<p>&#8211; de la limite d&rsquo;âge à définir pour l&rsquo;accès à la fonction de président de la république et pour la députation.</p>



<p>4- Le président doit également engager une opération de nettoyage du ministère de la Justice, département sans lequel ne pourront se faire ni la lutte contre la corruption ni la mise en examen des responsables des assassinats politiques et des détournements des biens publics – ceux que le président stigmatise doivent être immédiatement mis en examen –; recruter de nouveaux magistrats; mettre en œuvre la modernisation de la justice avec l&rsquo;appui de la coopération internationale (notamment le Programme de la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (Cepej) lancé avec le Conseil de l&rsquo;Europe); solliciter le concours de magistrats européens spécialisés dans la lutte contre les fraudes économiques et financières; et accélérer l&rsquo;adhésion de la Tunisie au Groupe d&rsquo;États contre la corruption (Greco).</p>



<p>5- Le chef de l&rsquo;Etat doit, par ailleurs, organiser un référendum pour avaliser l&rsquo;adhésion populaire aux réformes engagées concernant la Constitution et la transformation du régime politique parlementaire en régime présidentiel. </p>



<p>6- Et fixer la date pour des élections législatives anticipées car l&rsquo;ARP ne pourra plus jamais prétendre représenter le peuple tunisien.</p>



<p>7- Dans la foulée, une Commission électorale nationale indépendante sera nommée et chargée de superviser les élections, l&rsquo;actuelle Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) étant totalement disqualifiée pour ses accointances politiciennes.</p>



<p>8- Avec les interlocuteurs étrangers, Kaïs Saïed doit rester ferme sur la fin du rôle de l&rsquo;islam politique et de ses représentants qui font l&rsquo;objet d&rsquo;un rejet unanime du peuple tunisien, non disposé à se laisser sacrifier et <em>«talibaniser»</em> au service des visées néo-impérialistes menées de connivence avec les Frères musulmans.</p>



<p>9- Enfin, le chef de l&rsquo;Etat doit créer son propre parti politique pour asseoir son incontestable légitimité populaire et orienter le vote des Tunisiens vers ce parti dont les orientations politiques doivent être clairement définies noir sur blanc pour rassurer les électeurs.</p>



<p>A bon entendeur&#8230;</p>



<p>* <em>Diplomate.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles de la même auteure dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zeIgqQ1w4R"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/12/tunisie-ghannouchi-et-son-clan-mafieux-sont-finis/">Tunisie : Ghannouchi et son clan mafieux sont finis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Ghannouchi et son clan mafieux sont finis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/12/tunisie-ghannouchi-et-son-clan-mafieux-sont-finis/embed/#?secret=DEc7reD337#?secret=zeIgqQ1w4R" data-secret="zeIgqQ1w4R" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="f99cL3um6p"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/04/ne-laissons-pas-les-affairistes-vereux-miner-kais-saied/">Ne laissons pas les affairistes véreux miner Kaïs Saïed !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ne laissons pas les affairistes véreux miner Kaïs Saïed ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/04/ne-laissons-pas-les-affairistes-vereux-miner-kais-saied/embed/#?secret=idJALButVd#?secret=f99cL3um6p" data-secret="f99cL3um6p" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vzFMKUvisc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/28/ou-en-est-notre-diplomatie-dans-limperatif-soutien-a-linternational-de-saied/">Où en est notre diplomatie dans l&rsquo;impératif soutien à l&rsquo;international de Saied?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où en est notre diplomatie dans l&rsquo;impératif soutien à l&rsquo;international de Saied? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/28/ou-en-est-notre-diplomatie-dans-limperatif-soutien-a-linternational-de-saied/embed/#?secret=3ZiBTquhSU#?secret=vzFMKUvisc" data-secret="vzFMKUvisc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : «Le gouvernement sera bientôt formé», rassure le président Saïed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/16/tunisie-le-gouvernement-sera-bientot-forme-rassure-le-president-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 22:44:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue]]></category>
		<category><![CDATA[feuille de route]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«La liberté de circulation est garantie par la constitution, nous avons juste pris des mesures exceptionnelles, le temps que la justice poursuive son travail», a indiqué le président de la république Kaïs Saïed lors de sa visite ce lundi 16 août 2021 à l&#8217;aéroport de Tunis-Carthage, en demandant aux politiques intègres d&#8217;être compréhensifs et en...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/16/tunisie-le-gouvernement-sera-bientot-forme-rassure-le-president-saied/">Tunisie : «Le gouvernement sera bientôt formé», rassure le président Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Saied-aeroport.jpg" alt="" class="wp-image-359644"/></figure></div>



<p><strong><em>«La liberté de circulation est garantie par la constitution, nous avons juste pris des mesures exceptionnelles, le temps que la justice poursuive son travail», a indiqué le président de la république Kaïs Saïed lors de sa visite ce lundi 16 août 2021 à l&rsquo;aéroport de Tunis-Carthage, en demandant aux politiques intègres d&rsquo;être compréhensifs et en affirmant que personne ne sera jugé sur la base de son appartenance politique. Et d&rsquo;affirmer : «Le gouvernement sera bientôt formé et que les choses reprendront leurs cours».</em></strong></p>



<span id="more-359642"></span>



<p>Le chef de l’État est revenu sur les interdictions de voyages décidées à l&rsquo;encontre de plusieurs personnes, dont des députés, et a affirmé dans ce sens qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucune intention d&rsquo;interdire aux Tunisiens de quitter le pays, mais que cette mesure a été prise afin de permettre à la justice d&rsquo;effectuer les investigations nécessaires pour prendre des mesures contre les contrevenants et en particulier ceux impliqués dans des affaires de corruption.</p>



<p>«<em>Si nous avions l&rsquo;intention de priver les Tunisiens de leur droit de se déplacer, nous aurions fermé les frontières le 25 juillet, mais nous ne l&rsquo;avons pas fait car nous respectons la loi et nous ne visons pas cet objectif»</em>, a-t-il insisté, en rappelant que les mesures exceptionnelles n&rsquo;ont rien à voir avec un coup d’État ni une voie pour un glissement vers un pouvoir personnel, tout en indiquant avoir été contraint de prendre certaines mesures préventives imposées par la conjoncture actuelle et en s&rsquo;engageant, à nouveau, de ne pas porter atteinte aux droits et aux libertés .</p>



<p>Il a dans ce sens appelé les Tunisiennes et les Tunisiens, notamment les politiques intègres à être compréhensifs et à attendre, le temps que la situation s&rsquo;arrange et que l&rsquo;on y voit plus clair après les décisions de justice.</p>



<p>Et d&rsquo;ajouter : «<em>Le gouvernement sera bientôt formé et les choses reprendront leurs cours normal. Nous suivons la voie et la volonté du peuple et il n&rsquo;y aura pas de retour en arrière. Qu&rsquo;ils partent avec leur feuille de route et le dialogue qu&rsquo;ils pensent que l&rsquo;on organisera…»</em></p>



<p>Il convient de rappeler que plusieurs parties, à l&rsquo;instar de l&rsquo;UGTT attendent, quant à elles, aussi bien une feuille de route qu&rsquo; un dialogue national pour sortir la Tunisie de la crise et préparer au mieux la prochaine phase qui suivra cette situation provisoire&#8230;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/16/tunisie-le-gouvernement-sera-bientot-forme-rassure-le-president-saied/">Tunisie : «Le gouvernement sera bientôt formé», rassure le président Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Attayar appelle à dissoudre les partis impliqués dans des affaires de financement étranger</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/16/tunisie-attayar-appelle-a-dissoudre-les-partis-impliques-dans-des-affaires-de-financement-etranger/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 10:07:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Attayar]]></category>
		<category><![CDATA[Cour des comptes]]></category>
		<category><![CDATA[Courant démocrate]]></category>
		<category><![CDATA[du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[économique et financier]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[feuille de route]]></category>
		<category><![CDATA[INLUCC]]></category>
		<category><![CDATA[Nessma]]></category>
		<category><![CDATA[pôle judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[Qalb Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[radio Quran karim]]></category>
		<category><![CDATA[Zitouna TV]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans sa feuille de route destinée à accompagner les mesures exceptionnelles annoncées, le 25 juillet 2021, par le président de la république, Kaïs Saïed, le Courant démocrate (Attayar) a, entre autres, proposé de dissoudre, conformément à la loi, les partis impliqués dans des affaires de financement étranger lors de leurs campagnes électorales de 2019. Rappelons...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/16/tunisie-attayar-appelle-a-dissoudre-les-partis-impliques-dans-des-affaires-de-financement-etranger/">Tunisie : Attayar appelle à dissoudre les partis impliqués dans des affaires de financement étranger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/karoui-ghannouchi-attayar.jpg" alt="" class="wp-image-359564"/></figure></div>



<p><em><strong>Dans sa feuille de route destinée à accompagner les mesures exceptionnelles annoncées, le 25 juillet 2021, par le président de la république, Kaïs Saïed, le Courant démocrate (Attayar) a, entre autres, proposé de dissoudre, conformément à la loi, les partis impliqués dans des affaires de financement étranger lors de leurs campagnes électorales de 2019. Rappelons que des soupçons sérieux, dans ce sens, pèsent sur Ennahdha et Qalb Tounes.</strong></em></p>



<span id="more-359557"></span>



<p><a href="https://www.facebook.com/Attayar.page.officielle/posts/4228217677266960"><strong>La feuille de route d&rsquo;Attayar</strong></a> a été proposée hier, dimanche 15 août 2021, par son Conseil national, avec comme objectifs d&rsquo;examiner les racines de la crise que traverse le pays, sur les plans économique, social et sanitaire, et de reprendre le fonctionnement normal de l’État et de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) dans des délais raisonnables.</p>



<p>A cet effet, le parti a appelé à mobiliser toutes les ressources matérielles, logistiques et humaines à la disposition du Pôle judiciaire, économique et financier, du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme et de la Cour des comptes pour accélérer l&rsquo;examen de tous les dossiers qui leur sont déférés, tout en suspendant les vacances judiciaires des magistrats qui en sont chargés.</p>



<p>Il a également revendiqué l&rsquo;application des recommandations des rapports de la Cour des comptes et la dissolution des partis impliqués dans des affaires de financement étranger dans les campagnes électorales législatives et présidentielles, et ce, conformément aux dispositions du décret-loi portant sur l&rsquo;organisation des partis politiques.</p>



<p>Il faudra également, selon Attayar, accélérer l&rsquo;examen des affaires de blanchiment d&rsquo;argent en appliquant des techniques et des normes d&rsquo;enquête financière, en suivant les flux financiers suspects et en ouvrant des enquêtes judiciaires contre tous les impliquées, qu&rsquo;ils soient des partis, des associations, des individus, des médias ou des entreprises de sondages.</p>



<p>La feuille de route recommande aussi l’application immédiate des décisions de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica) contre les radios et les télévisions qui sont en situation illégale. <br>Rappelons que c&rsquo;est le cas de Zitouna TV, Nessma et de Radio quran karim.</p>



<p>Attayar a appelé, d&rsquo;autre part, l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc) et les instances judiciaires à mettre en œuvre les dispositions de la loi n° 46 de l’année 2018, relative à la déclaration des biens et des intérêts et à la lutte contre l’enrichissement illicite et le conflit d’intérêts.</p>



<p>La feuille de route d&rsquo;Attayar appelle, sur un autre plan, à charger une personnalité nationale capable de gérer les dossiers économiques et sociales, de former un gouvernement de compétences, dont les membres ne sont pas intéressés par les prochaines élections et jouissent de la confiance des organisations nationales et des partis politiques non impliqués dans le système de corruption.</p>



<p>«<em>Ce gouvernement sera appelé à présenter un programme de travail clair, des choix et des priorités en ce qui concerne la lutte contre le coronavirus, la finance publique, l’amélioration du pouvoir d’achat du citoyen, la relance de l’économie et la lutte contre la contrebande et l’évasion fiscale</em>», précise le Conseil politique du parti.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/16/tunisie-attayar-appelle-a-dissoudre-les-partis-impliques-dans-des-affaires-de-financement-etranger/">Tunisie : Attayar appelle à dissoudre les partis impliqués dans des affaires de financement étranger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pour une feuille de route conforme aux attentes des Tunisiens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 13:40:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[25 juillet 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[feuille de route]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed a aujourd&#8217;hui la chance extraordinaire d&#8217;entrer dans l&#8217;histoire de la Tunisie comme l&#8217;initiateur voire le fondateur de la IIIe République, en rompant définitivement avec une décennie dominée par le parti islamiste Ennahdha (dix gouvernements en dix ans, de 2011 à 2021), marquée par l&#8217;instabilité politique, l&#8217;ingouvernance, les crises, et les échecs dans tous...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-358892"/></figure></div>



<p><strong><em>Kaïs Saïed a aujourd&rsquo;hui la chance extraordinaire d&rsquo;entrer dans l&rsquo;histoire de la Tunisie comme l&rsquo;initiateur voire le fondateur de la IIIe République, en rompant définitivement avec une décennie dominée par le parti islamiste Ennahdha (dix gouvernements en dix ans, de 2011 à 2021), marquée par l&rsquo;instabilité politique, l&rsquo;ingouvernance, les crises, et les échecs dans tous les domaines, et qui a mis la Tunisie à genoux et en a fait un pays appauvri et déprimé comme l&rsquo;attestent les rapports de plusieurs organisations internationales&#8230;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-358890"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>



<p>Le président de la république doit avoir la sagesse de conduire à bon port le processus politique qu&rsquo;il avait engagé dans la soirée du 25 juillet 2021, en activant l&rsquo;article 80 de la Constitution de 2014, dans le droit fil des réclamations des soulèvements populaires dans la capitale et les autres villes du pays (exit l&rsquo;islam politique, liberté, dignité, combat contre la corruption, prospérité&#8230;), ouvrant ainsi une nouvelle étape dans l&rsquo;histoire de la Tunisie et redonnant aux Tunisiens l&rsquo;espoir de voir leur pays sortir définitivement du tunnel, retrouver ses repères, se réconcilier avec lui-même, se remettre sur la voie du travail productif et créateur, de la démocratie réelle, de la justice sociale, de la modernité&#8230;, valeurs qui ont été malmenées durant les dix dernières années&#8230;</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;attente de la <em>«Feuille de route»</em> promise par le président se fait longue</h3>



<p>A ce stade de l&rsquo;évolution de la situation et deux semaines après le séisme profond qui rappelle celui du 14 janvier 2011, provoqué par les décisions historiques annoncées solennellement par le président de la république (limogeage du chef du gouvernement, gel des travaux du parlement, levée de l&rsquo;immunité parlementaire des députés&#8230;), au grand soulagement du peuple. Ces décisions ont ébranlé le parti islamiste Ennahdha qui a crié au coup d&rsquo;Etat, secoué fortement la scène politique nationale et suscité des interrogations dans le voisinage géopolitique de la Tunisie, mais force est de constater que le président de la république mène toujours la partie avec détermination et constance.</p>



<p>Droit dans ses bottes, fidèle à sa méthode de travail, il refuse de se précipiter, de céder sur les principes et les valeurs qu&rsquo;il avait toujours défendus: la souveraineté du peuple, le combat contre la corruption, le refus du dialogue avec les corrompus de quelque bord soient-ils&#8230;</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, le peuple, le microcosme politique, l&rsquo;élite intellectuelle, la société civile, les pays voisins de la Tunisie, les grands pays et les bailleurs internationaux attendent la <em>«Feuille de route»</em> promise par le président de la république dans son intervention du 25 juillet.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les réformes fondamentales doivent d&rsquo;abord porter sur le système politique issu de la révolution de 2011</h3>



<p>Cette <em>«Feuille de route»</em> est censée fixer la philosophie politique et les grands axes autour desquels seront construites les grandes réformes qui seront mises en œuvre dans les domaines institutionnel, politique, économique, financier, social et culturel pour les deux prochaines décennies.</p>



<p>L&rsquo;accent doit être axé sur le fait que ce document politique majeur doit rester fidèle aux constantes idéologiques, religieuses et civilisationnelles de la Tunisie, une nation méditerranéenne, moderne, ouverte sur le monde, avec un Etat national centralisé, et un pouvoir politique fort au service des aspirations du peuple, d&rsquo;où la nécessité d&rsquo;éviter de déliter le pouvoir, avec des concepts étrangers à la culture politique du peuple, peu habitué à la décentralisation excessive, au pouvoir local et à la démocratie locale qui risquent, dans le contexte social et culturel actuel, d&rsquo;accélérer le processus d&rsquo;affaissement de l&rsquo;autorité de l&rsquo;Etat central, observé durant la décennie 2011-2021 avec les dérapages que nous savons.</p>



<p>Le pays n&rsquo;a également que faire des idéologies défendues par des partis politiques, qu&rsquo;ils soient de gauche, du centre ou de droite. La politique, dans le 21e siècle, a totalement changé de logiciel dans un monde plus que jamais interdépendant, très concurrentiel et dominé par l&rsquo;intelligence, le savoir, la science et les nouvelles technologies&#8230;, comme en témoigne la guerre sanitaire planétaire contre le Covid 19&#8230;</p>



<p>Soulagés par l&rsquo;évolution sereine de la situation générale en Tunisie, un pays calme, civilisé et foncièrement pacifique, après les inquiétudes profondes suscitées par les décisions du 25 juillet, les États-Unis, la France, l&rsquo;Union européenne et d&rsquo;autres puissances suivent toujours de très près l&rsquo;évolution de la situation institutionnelle, politique, sécuritaire et économique dans notre pays, comme en témoignent les appels téléphoniques reçus par le président de la république de la part du président français, du ministre des Affaires étrangères américain, du conseiller à la sécurité nationale à la Maison blanche, de ses homologue égyptien, algérien et autres, la Tunisie revenant plus que jamais sur l&rsquo;échiquier politique régional et international.</p>



<p>Tous ces pays attendent également de voir le contenu d la <em>«Feuille de route» </em>que le président de la république va présenter à la nation, après avoir décidé de geler pour trente jours, susceptibles de prolongation, les activités du parlement, le limogeage du chef de gouvernement, la prise en main du pouvoir exécutif, la levée de l&rsquo;immunité parlementaire des députés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Il n&rsquo;y a pas de crainte à se faire, la Tunisie restera toujours un État de droit</strong></h3>



<p>Celles et ceux qui, en Tunisie et surtout à l&rsquo;étranger, ont crié au <em>«complot contre la constitution»</em>, à la <em>«dictature du président»</em>, en particulier le parti islamiste, et exprimé leur vives préoccupations de voir la Tunisie tourner la page de la démocratie, des libertés individuelles et publiques, de l&rsquo;Etat de droit, ont été rassurés à maintes reprises par le président de la république, qui a affirmé, à plusieurs reprises, que la Tunisie restera toujours un État de droit.</p>



<p>Kais Saied n&rsquo;a eu de cesse de marteler que l&rsquo;Etat continuera de respecter la légitimité populaire, de faire prévaloir la primauté du droit et de respecter scrupuleusement les droits de l&rsquo;homme et les libertés publiques&#8230; et que la politique doit rester une activité noble au service de l&rsquo;intérêt général et non au service des partis et des individus&#8230;</p>



<p>De fait, tout le monde a constaté que le président de la république affirme à tous ses interlocuteurs, tunisiens et étrangers, et de manière franche, qu&rsquo;il avait pris ces mesures dans le respect du texte et de l&rsquo;esprit de la Constitution, répondu aux réclamations exprimées par le peuple souverain, et qu&rsquo;il ne sera point touché au processus démocratique, à la liberté de la presse et aux libertés publiques en Tunisie et qu&rsquo;il sera veillé scrupuleusement à l&rsquo;indépendance de la magistrature&#8230;</p>



<p>Dans ce cadre, il convient de noter que la presse, les médias, les chancelleries à Tunis et les observateurs tunisiens et étrangers ont certainement constaté que le parti Ennahdha, qui a été déstabilisé et pris de panique par les mesures exceptionnelles du 25 juillet, avait continué de tenir ses réunions en toute liberté et n&rsquo;a pas du tout été inquiété.</p>



<p>Ses responsables s&rsquo;étaient exprimés dans les médias en toute liberté. Son président, libre de ses mouvements, avait donné des interviews à de grandes agences mondiales de presse, comme l&rsquo;AFP et Reuters, des journaux comme le <em>New York Times</em> ou le <em>Corriere della Sera</em>, le plus grand quotidien en Italie. M. Ghannouchi a critiqué avec véhémence les décisions du président Saïed les qualifiant de complot anticonstitutionnel et demandé avec force le retour à l&rsquo;ordre constitutionnel en vigueur à la date du 24 juillet. Il était depuis revenu à des propos plus conciliants&#8230; pour des raisons que tout le monde sait tactiques.</p>



<p>Quant aux médias et aux réseaux sociaux, ils ont fait état de la campagne menée aux États-Unis et dans des capitales occidentales contre le président tunisien par des lobbies au service du parti islamiste, calomniant injustement la Tunisie et accusant le président d&rsquo;avoir enfreint la légalité et violé gravement l&rsquo;ordre constitutionnel.</p>



<p>Par ailleurs, des membres du parti islamiste seraient sur le point de saisir la justice administrative pour annuler les décisions du président de la république&#8230;</p>



<p>Mais, en dépit de ces assurances et du grand soulagement qui règne depuis le 25 juillet dans le pays, le peuple vacant à ses occupations dans le calme total, une inquiétude de plus en plus perceptible commence à s&rsquo;installer dans les cœurs quant à l&rsquo;orientation que le président de la république entend donner à ses décisions du 25 juillet, pour assurer le retour à l&rsquo;ordre normal des choses, s&rsquo;attaquer à la crise institutionnelle et politique actuelle, comme aux nombreux défis, économique, financier, sécuritaire, sanitaire (on dénombre à ce jour plus de 20.000 morts du Covid 19) et social auxquels fait face la Tunisie depuis plusieurs années&#8230; et qui restent à ce jour en l&rsquo;état&#8230;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le président de la république prend tout son temps, mais sait-il où il compte nous mener ?</h3>



<p>Les gens sont d&rsquo;autant plus inquiets que le président de la république prend tout son temps pour choisir la personnalité qui va l&rsquo;aider à diriger les activités du futur gouvernement qui sera, comme il l&rsquo;avait dit, responsable uniquement devant lui.</p>



<p>A ce sujet, il est fort probable que le président va continuer dans les prochains jours la nouvelle politique qu&rsquo;il a inaugurée, consistant à nommer une personnalité à la tête de chaque département ministériel pour en gérer les dossiers, et qui au demeurant doit disposer d&rsquo;une grande compétence dans le domaine, en attendant de confier à un homme ou à une femme de confiance le poste de chef de gouvernement ou plutôt de coordonnateur des activités du gouvernement. Le président, voulant désormais être présent sur tous les dossiers&#8230; et ne pas refaire la malheureuse expérience qu&rsquo;il avait eue avec l&rsquo;ex-chef de gouvernement Hichem Mechichi.</p>



<p>Pour ce qui est de la <em>«Feuille de route»</em>, et comme il a été mentionné ci-dessus, elle va constituer désomais l&rsquo;actualité politique majeure dans le pays pour les prochains mois. Il est donc extrêmement important qu&rsquo;elle soit claire, bien ficelée, bien pesée et qu&rsquo;elle s&rsquo;inscrive dans le droit fil des attentes des Tunisiens, qui durant ces dernières années ont dit non à l&rsquo;islam politique et réclamé le retour à la primauté des valeurs de la république fondée par le leader Habib Bourguiba, le 25 juillet1957, avant d&rsquo;être battues en brèche durant la dernière décennie.</p>



<p>Elle devra bien sûr mettre en évidence la philosophie et la vision politique du président comme les grands axes de la politique générale de l&rsquo;Etat qu&rsquo;il entend mener dans les domaines institutionnel, politique, économique, financier et social pour les années à venir.</p>



<p>Le président de la république devrait compter dans l&rsquo;élaboration de cette <em>«Feuille de route»</em> sur les propositions de l&rsquo;UGTT et de l&rsquo;Utica, et penser surtout à y associer l&rsquo;intelligentsia tunisienne pour parvenir à un document équilibré.</p>



<p>Il devra, surtout, se garder d&rsquo;associer les partis politiques qui d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre avaient dominé la scène politique durant la pire décennie politique qu&rsquo;ait connue la Tunisie depuis son indépendance, celle 2011-2021. Ces partis ne peuvent pas honnêtement se dérober aujourd&rsquo;hui à leurs responsabilités dans les malheurs de la Tunisie et imputer tous les échecs au seul parti islamiste. Beaucoup parmi eux ont pactisé, d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre avec ce dernier.</p>



<p>Cette <em>«Feuille de route» </em>devra comprendre un échéancier clair concernant la mise en place des actions prévues au titre de chacun de ses axes.</p>



<p>La commission chargée de sa rédaction ne doit pas se perdre dans les détails. Elle devrait être restreinte, regroupant une quinzaine de personnalités des deux sexes rompus aux affaires de l&rsquo;Etat, dont quatre personnalités des centrales ouvrière et patronale, trois jeunes connaissant bien les préoccupations de la jeunesse.</p>



<p>Il faut à tout prix éviter les fautes qui ont été commises les années précédentes lors de l&rsquo;élaboration de la <em>«Petite constitution»</em> de 2011, de la Constitution de janvier 2014 ou des feuilles de route dans le cadre du <em>«Dialogue national»</em> rééditées, par le passé plus d&rsquo;une fois, mais qui n&rsquo;ont pu être mises en route en raison des tergiversations politiques. Ces documents, il ne faut jamais l&rsquo;oublier, ont coûté très cher à la nation, tellement ils étaient bourrés de contre-sens et de bizarreries, bref des documents fourre-tout pour contenter&#8230; tous les protagonistes!</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un important tournant historique que le président n&rsquo;a pas le droit de rater</h3>



<p>La <em>«Feuille de route»</em>&nbsp;attendue devrait prévoir plusieurs actions dont notamment la rédaction d&rsquo;une nouvelle Constitution, le changement de la nature du système politique, l&rsquo;abandon du régime parlementaire, la révision du mode de scrutin, la suppression des instances nationales budgétivores créées par la Constitution de janvier 2014 ou leur fusion, la redéfinition des priorités diplomatiques, la révision des lois concernant les partis politiques et les associations, ainsi que leur financement, la lutte contre la corruption&#8230;</p>



<p>Elle devra traiter du gel de facto du parlement, ce qui le rendra caduque après que la justice ait engagé les poursuites contre les députés impliqués dans des affaires de droit commun.</p>



<p>Cette <em>«Feuille de route»</em> devra également faire des propositions sur le futur statut du parti islamiste et des partis qui se réclament de la religion&#8230; Elle devra prévoir l&rsquo;organisation d&rsquo;élections présidentielles et législatives anticipées.</p>



<p>La nation attend aussi des réformes structurelles extrêmement importantes que cette <em>«Feuille de route»</em> devra proposer dans les domaines économique, financier, social et culturel pour redresser la société tunisienne et lui redonner espoir et permettre à la Tunisie de reprendre sa place dans l&rsquo;environnement régional et sur l&rsquo;échiquier international comme un pays respecté et écouté&#8230;</p>



<p>Bref, nous sommes à un important tournant historique que le président de la république n&rsquo;a pas le droit de rater, car l&rsquo;avenir de la nation en dépend.</p>



<p>A bon entendeur&#8230;</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur</em></p>
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		<item>
		<title>Tunisie : les voies pour une 3e république sont désormais balisées</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/03/tunisie-les-voies-pour-une-3e-republique-sont-desormais-balisees/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Aug 2021 10:07:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Des chantiers énormes attendent la nouvelle Tunisie post 25 juillet 2021 qu&#8217;elle pourrait entamer en toute confiance pour redresser la barre et œuvrer sérieusement pour&#160;remettre le pays sur la voie de la démocratie et du développement loin des rancunes, des règlements de comptes et des turpitudes qui ont marqué la décennie post révolution du 14...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mouvement-25-juillet-2021.jpg" alt="" class="wp-image-358197"/></figure></div>



<p><em style=""><b>Des chantiers énormes attendent la nouvelle Tunisie post 25 juillet 2021 qu&rsquo;elle pourrait entamer en toute confiance pour redresser la barre et </b></em><strong><em>œuvrer sérieusement pour&nbsp;remettre le pays sur la voie de la démocratie et du développement loin des rancunes, des règlements de comptes et des turpitudes qui ont marqué la décennie post révolution du 14 janvier 2011.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Raouf Chatty </strong>*</p>



<span id="more-358194"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>



<p>Secoué dans ses fondements par les décisions historiques adoptées solennellement par le président de la république Kaïs Saïed, le 25 juillet 2021, dans le droit fil des attentes de larges franges du peuple et qui continuent de faire l&rsquo;actualité en Tunisie et à l&rsquo;étranger, déstabilisé comme jamais par ce séisme politique, le parti islamiste Ennahdha, pris au dépourvu, crie au complot et réclame le retour de l&rsquo;ordre constitutionnel démocratique, selon lui suspendu depuis cette date.</p>



<p>Pris de panique, ne sachant plus où donner de la tête et en proie au désarroi, constatant que le&nbsp; pouvoir politique est en train de lui échapper totalement et que même ses cadres et ses troupes sont&nbsp; gagnés par le doute, le parti islamiste a délibérément choisi pour l&rsquo;heure de calmer tactiquement le jeu au plan intérieur et de lancer sa machine de propagande à l&rsquo;international, imputant la crise au président de la république, le critiquant sévèrement et arbitrairement auprès des puissances étrangères, des médias internationaux et des groupes de pression, et l&rsquo;accusant&nbsp;franchement de renversement de l&rsquo;ordre constitutionnel démocratique&#8230; et demandant le rétablissement de celui prévalant au 24 juillet.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le lobbying international d&rsquo;Ennahdha : stupide, dangereux et contre-productif</h3>



<p>Pis, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, est allé même jusqu&rsquo;à présenter le président de la république dans des médias internationaux comme un dictateur qui accapare désormais tous les pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, déplorant le retour de la Tunisie à la dictature de l&rsquo;ancien régime. Or, on le sait, tout ce qui est excessif est insignifiant&#8230;</p>



<p>Des campagnes de lobbying ont aussi été lancées en Europe et aux États-Unis par les activistes de l&rsquo;Organisation internationale des Frères musulmans, dont Ennahdha est membre, pour courtiser la classe politique et l&rsquo;opinion publique dans ces pays dans l&rsquo;espoir que des pressions étrangères soient exercées sur le président tunisien.</p>



<p>Ces campagnes de lobbying, le chef de l&rsquo;Etat les subit de plus en plus, comme en témoignent les entretiens téléphoniques qu&rsquo;il eut avec le ministre des Affaires étrangères américain et le conseiller à la sécurité nationale à la Maison blanche, appelant tous deux à la sauvegarde de la démocratie, des libertés et des droits de l&rsquo;homme, laissant entendre que ceux-ci seraient sérieusement en danger en Tunisie. Ce qui est loin d&rsquo;être le cas, du moins pour le moment.</p>



<p>En optant pour cette démarche dangereuse et contre-productive, le parti&nbsp; islamiste joue très gros, en faisant fi de la volonté du peuple souverain clairement exprimée le 25 juillet dans les rues. Il met aussi en danger l&rsquo;Etat national, ouvre largement la porte aux ingérences des puissances étrangères, et aggrave la crise politique dans le pays, oubliant au passage que le président de la république a sauvé la république, comme il a sauvé le parti islamiste lui-même, objet de la vindicte des foules déchaînées dont certaines s&rsquo;en étaient violemment prises, le 25 juillet, à certains de ses bureaux locaux&#8230;&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">La voie vers la troisième république s&rsquo;éclaire   </h3>



<p>En dépit de tout et se sachant dans le tort, désavoué par l&rsquo;immense majorité du peuple et connaissant que leur bilan économique et social durant leurs dix années au cœur de l&rsquo;Etat est catastrophique, les dirigeants du parti islamiste semblent avoir choisi de s&rsquo;accrocher au pouvoir, rejetant les décisions du président, préférant attendre les résultats des pressions étrangères sur ce dernier et voir comment les choses vont évoluer pour eux et pour le pays durant les prochains jours, avant de statuer sur leur sort et l&rsquo;avenir de leur parti, aujourd&rsquo;hui au cœur de la tempête.</p>



<p>Leur activisme international n&rsquo;est que poudre aux yeux car ils savent très bien que la décision du peuple est sans appel et qu&rsquo;ils finiront, tôt ou tard, par se ranger sur sa volonté fermement et clairement exprimée.</p>



<p>Cette issue est fort plausible car les dirigeants islamistes savent tous que le parlement actuellement gelé a peu de chance de rouvrir ses portes dans un court terme, beaucoup de ses membres ayant maille à partir avec la justice pourraient faire l&rsquo;objet de sérieuses poursuites judiciaires, sans parler du fait que le rapport de la Cour des comptes sur les élections législatives de 2019 pointe de graves dépassements en termes de financement des campagnes électorales par Ennahdha et son allié Qalb Tounes. Quelle légitimité peut avoir une représentation nationale achetée avec l&rsquo;argent sale, qui plus est étranger&nbsp;?</p>



<p>Dans ce bras-de-fer entre le président de la république et le chef du parti islamiste qui,&nbsp;pour l&rsquo;heure, se trouve, lui et son parti, désarmés, comment se présenteront les choses dans les prochaines semaines, pour l&rsquo;un et pour l&rsquo;autre, tout comme pour la classe politique dans son ensemble et le peuple tunisien?</p>



<p>De prime abord, il faut rassurer le peuple tunisien, le parti islamiste politiquement désarmé et qui risque d&rsquo;être de plus en plus désavoué par les siens ne sera pas actif sur le terrain, le peuple et l&rsquo;armée ne le laisseront jamais faire. Désormais, il prendra le temps de faire son autocritique et de se conformer à la volonté nationale, de revoir son idéologie et toute sa stratégie pour espérer conserver une place sur la scène politique. Faute de mieux, il acceptera, contraint et résigné, la feuille de route qui sera présentée sous peu par le président de la république sur la base des propositions de l&rsquo;Union générale tunisienne du travail (UGTT).</p>



<p>Pour sauver les meubles, il doit accepter de faire publiquement son mea-culpa, de reconnaître tous ses torts, de présenter des excuses au peuple et de rendre des comptes si la justice&nbsp;demande à entendre ses dirigeants&#8230; Il saura que la Tunisie est désormais entré de plein pied dans la troisième république fondée sur le respect des droits de l&rsquo;homme et la consécration de l&rsquo;Etat de droit.</p>



<p>Le président de la république, qui procédera dans quelques jours à la nomination d&rsquo;une&nbsp;personnalité&nbsp; choisie par lui pour diriger le gouvernement&nbsp;et&nbsp;s&rsquo;attaquer aux grands dossiers économiques, financiers, sociaux et sanitaires en souffrance, prouvera au monde que la Tunisie post 25 juillet 2021 sera un État démocratique fondé réellement sur une conception universelle des droits de l&rsquo;homme et soucieux du respect des libertés individuelles et publiques où la presse sera libre et où la justice sera indépendante&#8230; Comme il l&rsquo;a toujours dit, M. Saïed honorera son mandat et ses promesses et sera au service du peuple.</p>



<p>La feuille de route qu&rsquo;il présentera à la nation et au monde pourrait comporter quatre volets: institutionnel, politique, économique et social&nbsp;de nature à apporter des réponses appropriées à la&nbsp; crise sans précédent que vit le pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La nouvelle révolution tranquille initiée par Kais Saied </h3>



<p>Bref, le chef de l&rsquo;Etat, qui a initié une révolution tranquille, proclamera l&rsquo;entrée de la Tunisie dans l&rsquo;ère de la troisième république avec la rédaction d&rsquo;une nouvelle Constitution. Cette mission pourrait être confiée à un comité d&rsquo;experts. La nouvelle Constitution consacrera clairement le caractère civil de l&rsquo;Etat, instituera un régime présidentiel dans le droit fil des attentes des Tunisiens, pouvant&nbsp; s&rsquo;inspirer du modèle français actuel avec des pouvoirs importants pour le parlement. Elle consacrera l&rsquo;indépendance du pouvoir judiciaire et l&rsquo;attachement de la Tunisie à la démocratie&nbsp; et aux valeurs humaines universelles&#8230;</p>



<p>Libéré des contraintes, le pouvoir judiciaire pourrait engager son travail en toute souveraineté et sérénité concernant les députés qui font l&rsquo;objet de poursuites judiciaires,&nbsp;les&nbsp;dossiers&nbsp;des martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, tout comme les affaires liées au terrorisme et à la corruption&#8230;</p>



<p>Des chantiers énormes attendent la nouvelle Tunisie post 25 juillet 2021 qu&rsquo;elle pourrait entamer en toute confiance pour redresser la barre et se mettre au travail pour&nbsp;remettre le pays sur la voie de la démocratie et du développement loin des rancunes, des règlements de comptes et des turpitudes qui ont marqué la décennie post révolution du 14 janvier 2011. Une nouvelle ère d&rsquo;espoir et de travail s&rsquo;ouvre pour tous les Tunisiens sans exclusive ni discrimination pour relever tous les défis et redonner à notre pays la place qu&rsquo;elle mérite sur les plans régional et international.&nbsp;</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h3>



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<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cHMjYYiZaF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/22/tunisie-la-guerre-contre-le-covid-19-alimente-de-graves-conflits-politiques/">Tunisie : La guerre contre le Covid-19 alimente de graves conflits politiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La guerre contre le Covid-19 alimente de graves conflits politiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/22/tunisie-la-guerre-contre-le-covid-19-alimente-de-graves-conflits-politiques/embed/#?secret=d0qOaVwCnF#?secret=cHMjYYiZaF" data-secret="cHMjYYiZaF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GdQ8BrGXTQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/19/covid-19-les-raisons-dune-gestion-calamiteuse-par-trois-gouvernement-successifs/">Covid-19-Tunisie : Les raisons d&rsquo;une gestion calamiteuse par trois gouvernement successifs</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Covid-19-Tunisie : Les raisons d&rsquo;une gestion calamiteuse par trois gouvernement successifs » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/19/covid-19-les-raisons-dune-gestion-calamiteuse-par-trois-gouvernement-successifs/embed/#?secret=lFlbi2IiQg#?secret=GdQ8BrGXTQ" data-secret="GdQ8BrGXTQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Berd développe les marchés financiers de la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Sep 2019 07:33:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Berd]]></category>
		<category><![CDATA[feuille de route]]></category>
		<category><![CDATA[ministère des finances]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) et le ministère des Finances (MF) présentent une feuille de route, décrivant les domaines à réformer. Par Nibal Zgheib * La Berd est la principale institution financière internationale à offrir des prêts en dinar tunisien à améliorer l&#8217;accès des PME à une monnaie locale abordable,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/BERD-Ministere-Finance.jpg" alt="" class="wp-image-242955"/></figure>



<p><strong><em>La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) et le ministère des Finances (MF) présentent une feuille de route, décrivant les domaines à réformer. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Nibal Zgheib</strong> *</p>



<span id="more-242885"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Nibal-Zgheib....jpg" alt="" class="wp-image-242894" width="200" height="200"/></figure></div>



<p>La Berd est la principale institution financière internationale à offrir des prêts en dinar tunisien à améliorer l&rsquo;accès des PME à une monnaie locale abordable, et à renforcer la résilience de l&rsquo;économie locale.</p>



<p>La Berd est en train d&rsquo;aider les autorités tunisiennes à créer un marché des capitaux, capable de fournir aux entreprises locales un meilleur accès à diverses sources de financement, pour financer et développer leurs activités. Parce que <em>«Bâtir un marché des capitaux solide équivaut à bâtir une économie plus forte</em>». </p>



<p>La Berd et le MF ont présenté avant-hier, 24 septembre 2019, à Tunis, les premiers résultats d&rsquo;un examen du cadre juridique et réglementaire en vigueur, et ceux d&rsquo;une feuille de route des prochaines étapes en vue de réformes globales. L&rsquo;adoption d&rsquo;un nouveau cadre juridique est prévue au premier trimestre de 2021.</p>



<p>La feuille de route décrit les domaines à réformer: il s’agit notamment de renforcer la mission et les pouvoirs du régulateur, de mettre à jour les activités sous licence des courtiers et des conseillers financiers, et de mettre l’environnement des produits dérivés et des contrats de mise en pension, en conformité avec les normes internationales. </p>



<p>Sur le plan juridique, une modernisation du régime des offres publiques, une mise à niveau de la réglementation en matière de titrisation, et la création d’une législation sur les obligations sécurisées, visent à élargir la diversité et l’attractivité du marché des capitaux local.</p>



<p>Par conséquent, les entreprises tunisiennes bénéficieront non seulement d’un meilleur accès au financement, mais aussi d’un environnement plus sûr. </p>



<p>La Berd est un investisseur international de premier plan en Tunisie, qui associe financement et engagement politique. Le développement du secteur privé est une de ses priorités en Tunisie. À ce jour, la Berd a investi  € 869 millions (2,734 milliards DT environ) depuis le début de ses opérations en Tunisie en 2012, et fourni une assistance technique à près de 800 PME, dont les 2/3 dans les zones reculées du pays.</p>



<p style="text-align:right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais par </em><strong>Amina Mkada</strong></p>



<p> * <em>Conseiller en communication de la Berd. </em> </p>
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		<title>Tunisie : L’univers enchanté des politiques ou la ronde des impuissants</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/18/tunisie-lunivers-enchante-des-politiques-ou-la-ronde-des-impuissants/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Mar 2018 12:25:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[feuille de route]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ennaceur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Accord de Carthage», «contrait social», «nouveau modèle de développement», «feuille de route»… À court d’idées et de solutions, les dirigeants politiques tunisiens ronronnent et tournent en rond. Par Yassine Essid Deux poissons rouges tournent en rond dans un bocal. Soudain, l&#8217;un dit à l&#8217;autre: &#8211; Qu’est-ce qu&#8217;on fait pour les vacances? &#8211; Si on tournait...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/18/tunisie-lunivers-enchante-des-politiques-ou-la-ronde-des-impuissants/">Tunisie : L’univers enchanté des politiques ou la ronde des impuissants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-144147" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/Accord-de-Carthage-Mars-2018.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>«Accord de Carthage», «contrait social», «nouveau modèle de développement», «feuille de route»… À court d’idées et de solutions, les dirigeants politiques tunisiens ronronnent et tournent en rond.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-144146"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-118739 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Yassine-Essid.jpg" alt="" width="200" height="250" />Deux poissons rouges tournent en rond dans un bocal. Soudain, l&rsquo;un dit à l&rsquo;autre:</p>
<p>&#8211; Qu’est-ce qu&rsquo;on fait pour les vacances?</p>
<p>&#8211; Si on tournait dans l’autre sens?</p>
<p>Cette courte blague résume à merveille l’essence de la politique de l’absurde pratiquée par ceux qui ont pour mission de diriger ce pays.</p>
<p>En effet, que font les trois principaux organes de l’Etat : présidence de la république, parlement et gouvernement, sinon continuer à vouloir nous duper en nous faisant croire que le monde tourne rond, et qu’on ne pourra jamais le faire tourner mieux?</p>
<p>Commençons par le non-événement le plus récent : l’énième réunion, mardi dernier, 13 mars 2018, des partis signataires de l’«<em>Accord de Carthage</em>». Un rituel que l’on ressuscite de temps en temps, qui ne vise à aucune sortie de crise, ne prétend à nulle solution, ne sert en définitive à rien, et dont la fonction est devenue si futile qu’on devine bien que sa création n’a été dictée que par le besoin de célébrer une imaginaire cohésion sociale.</p>
<h3>Un jeu de dupes et aveu d’impuissance</h3>
<p>Lors du dernier concile, qui a perdu toute solennité, les têtes pensantes qui prétendent encore servir l’Etat au profit du peuple, étaient présentes. Or, eu égard à leurs tribulations et aux vicissitudes politiques et économiques du pays, ils n’auraient fait en fin de compte que le regarder, impuissants, voire indifférents, s’enfoncer dans une crise politique et socio-économique sans précédent.</p>
<p>Pour sortir le débat de l&rsquo;enlisement, les signataires de l’accord, toujours figés dans leurs convictions, n’ont rien trouvé de mieux à proposer que de créer une commission chargée d’évaluer le rendement du gouvernement et de dresser «<em>une feuille de route</em>» pour sortir le pays de la crise. Belle trouvaille ! Sauf qu’on a omis de signaler que le cadre de cet «<em>Accord de Carthage</em>» avait déjà été longuement négocié, fixé pour finir par donner mandat à un gouvernement d’union nationale dirigé par Youssef Chahed.</p>
<p>Dans ce cas, à quoi bon une commission si, partis politiques et partenaires sociaux sont incapables de vivre dans la réalité, de se dégager de leur engourdissement intellectuel, n’ont aucun projet et jouent au jeu de dupes ?</p>
<p><em>«Quand on veut enterrer un problème, il suffit de créer une commission»</em>, disait Clémenceau. Le président Caïd Essebsi, qui n’a rien d’autre à proposer, cherche à gagner du temps et à calmer les impatiences de tous ceux qui souhaitent, avec ou sans raison, se débarrasser du Premier ministre.</p>
<p>Quel tissu d’aberrations! Car que signifie cette idée d’«<em>évaluer le rendement</em>» d’un gouvernement en fonction et l’efficacité de l’ensemble de ses ministres? Quelle instance serait assez compétente pour juger une institution qui exerce un pouvoir exécutif et qui est uniquement responsable devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP)? À quoi serviraient désormais les représentants du peuple, leur président, la société civile et toutes les organisations qu’elle recouvre, les analystes économiques, et les rapports des experts du sacro-saint FMI? Enfin, comment rendre un minimum de crédibilité au travail du Premier ministre en le mettant sous surveillance?</p>
<p>Sa dignité encore une fois outragée, le chef de gouvernement, qu’un tel affront semble glisser sur lui comme l’eau sur les plumes d’un canard, aurait dû réagir avec fermeté, rappeler les signataires à la décence, et refuser la constitution d’une si honteuse et humiliante commission quitte à mettre en balance sa démission? À moins que le désir de conserver le pouvoir annihile toute pudeur et toute fierté personnelle.</p>
<p>D’aucuns reprochent au chroniqueur d’être un dilettante qui écrit au gré de sa fantaisie. Il est souvent jugé comme l’auteur de bagatelles frivoles qui ne servent qu’à divertir, qui vit de la critique qui sert ses propres intérêts, entretient des rapports élitistes avec le peuple, ou se contente, comme dirait Marx, d’interpréter le monde, ce qui n’est déjà pas si mal, au lieu de le transformer.</p>
<p>Or, à moins d’être un révolutionnaire qui veut bouleverser par tous les moyens les principes de l’ordre établi – et sur ce registre il trouverait difficilement place parmi les dealers de promesses électorales qui occupent aujourd’hui l’espace public, ou d’être un membre de l’establishment économique censé définir à intervalles réguliers de nouvelles stratégies pour le pays, ou les deux à la fois, le chroniqueur est appelé à se désolidariser de l’événement, quel qu’il soit. Témoin froid, nullement moraliste, il s’efface devant le vrai, consigne tout ce qui dans la vie politique ou économique retient son attention en essayant d’en élargir la perspective avec la conscience de l’historien avant que la mémoire ait le temps d’accomplir son lent travail de transformation.</p>
<p>Ceci étant précisé, passons à un second non-événement qui déroule une expertise tout aussi fantaisiste que celle imaginée à Carthage et élaborée, là-aussi, sans souci de réalisme. Il s’agit cette fois de l’appel fait par le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, pour l’adoption d’un<em> «nouveau contrat social»</em>.</p>
<p>Sans jouer sur les mots, <em>«contrat social»</em> semble faire double emploi avec «accord de Carthage» puisque, ici et là, il est question d’un engagement de volonté entre plusieurs entités dans lesquelles se reconnaît la collectivité, qui sont appelées à laisser de côté provisoirement des relations basées antérieurement sur des approches conflictuelles, sur l&rsquo;accumulation de griefs, sur la méfiance mutuelle et les surmonter dans l’intérêt du pays.</p>
<p>On imagine par conséquent difficilement le petit groupe de Carthage s’en aller réitérer, au palais du Bardo cette fois, l’esprit du rite originaire de magie politico-sociale.</p>
<h3>Le rêve de retour de l’homme fort</h3>
<p>Voyons d’abord quelles attitudes suscite le projet de «contrat social» une fois examiné le contexte d’énonciation de cette formule magique permettant d’accéder à l’univers enchanté promis par les professionnels de la politique.</p>
<p>Une première réaction renvoie au marasme économique, à l’agitation sociale, à la corruption qui n’arrête pas de gangréner le pays et à la débrouillardise érigée en système marchand qui échappe à toute statistique.</p>
<p>Ajoutons à cela, l’absence d’un leadership visionnaire, la pathétique platitude des gouvernements successifs qui n’ont jamais été capables de repenser le modèle de gestion du pays et procèdent toujours par réaction, l’hallucinante irresponsabilité des partis politiques et de leurs dirigeants gonflés de certitudes, pathologiquement focalisés sur leur image, en proie à l’obsession du pouvoir.</p>
<p>Il y a enfin la difficile restauration de l’autorité de l’Etat, une ARP transformée en foire d’empoigne où des députés de la nation, lorsqu’il leur arrive d’être présents, s’invectivent, se montrent du doigt, se dénoncent, se calomnient.</p>
<p>Face à cela, l&rsquo;attitude la plus sommaire, mais qui prend de l’ampleur, consiste dans le rejet des principes démocratiques, jugés incompatibles avec les valeurs de la société, et le rêve de retour de l’homme fort. Un discours qu’on devine plus qu’on l’entend et qui vient en arrière-fond dans l’esprit des gens car il mobilise des affects élémentaires : la lassitude, l’incertitude du lendemain, la décomposition des espoirs et l’impression de la dissolution même de l’idée d’harmonie sociale.</p>
<p>Cependant, il arrive que le rejet de l’Etat au nom du peuple fasse appel à la raison. Par cette seconde attitude, on se garde de faire reposer sur les hommes et les institutions le poids du manque de performance économique, du délitement de l’Etat et la crainte de l’avenir, en recourant au langage du redressement national par une intensification du lien social à travers une action collective démocratiquement menée.</p>
<p>C’est, je crois, ce qu’on devrait entendre par <em>«contrat social»</em> : l’engagement politique de tous les acteurs à respecter un moratoire social renforcé par la primauté qu’acquiert le concept de <em>«devoir national»</em>. Des vœux pieux si l’on accepte l’idée que la contestation sociale est plus que jamais le seul moyen servant de vecteur entre l’Etat et la société.</p>
<p>C’est ainsi que tout projet de réforme structurelle, destiné à engager une croissance à long terme, sera interprété comme un recul démocratique, la violation d’un tabou, ou une sanction économique émanant d’un gouvernement qui tolère par ailleurs le clientélisme, le népotisme, l’incompétence, la corruption, l’inégalité sociale, l’injustice fiscale, etc. Autant de motifs de colère, d’insoumission et de blocage.</p>
<h3>Le bon élève transformé en cancre insolvable</h3>
<p>Le président de l’ARP a par ailleurs annoncé la nécessité d’un <em>«changement du modèle de développement»</em> afin de <em>«faire valoir l’intérêt national sur tous les autres intérêts individuels ou partisans»</em>. Sauf que, pour changer de modèle, il faut déjà en avoir un qui renvoi à une réalité concrète dont on est capable d’en reproduire le fonctionnement. Or, jusqu’à preuve du contraire, la politique de développement de la Tunisie, autrement dit l’accélération de la croissance du pays, repose sur une stratégie empruntée à la prescription standard des institutions financières internationales : transparence de l’action publique, lutte contre la corruption, réduction des dépenses de l’Etat, libre fonctionnement des marchés, privatisation, démocratie, et un État de droit.</p>
<p>Or, le bon élève salué en 2007 par le FMI s’est transformé depuis 2011 en un cancre insolvable, récalcitrant, manquant de motivation, qui se retrouve rappelé, à chaque décaissement de prêt mis à disposition, à ses obligations d’emprunteur et sommé de remplir les conditions prescrites.</p>
<p>Encore une fois, la seule solution envisageable mais qu’on s’empresse d’occulter, se retrouve dans le champ des institutions. C’est là où se cachent les clés de la stabilité sociale, du bien-être et de la croissance de long terme; celle qui distingue les pays connaissant ou ayant connu une croissance élevée et durable de leur activité économique, des autres pays dits en développement.</p>
<p>Mais c’est là aussi où le bât blesse. Car par institution il faut entendre le règles du jeu social qui relient l’ensemble des acteurs sociaux, modèlent les comportements et les anticipations et favorisent la création des richesses. Sur ce point nodal, on n’a pas cessé de faire appel, en vain, à la probité et à l’exemplarité des leaders politiques, au patriotisme des partenaires sociaux, au civisme des citoyens et à l’identité laïque et solidaire : autant de vertus sans lesquelles on n’arrivera pas à reconstituer un tissu social disloqué qui passe par une prise de conscience civique chez les individus, grâce à une éducation éthique et juridique appropriée. Or de ce côté, le chemin est encore long.</p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RThXDEKhCB"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/11/tunisie-nous-ne-sommes-pas-encore-une-democratie-a-dit-m-jhinaoui/">Tunisie : «Nous ne sommes pas encore une démocratie», a dit M. Jhinaoui</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : «Nous ne sommes pas encore une démocratie», a dit M. Jhinaoui » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/11/tunisie-nous-ne-sommes-pas-encore-une-democratie-a-dit-m-jhinaoui/embed/#?secret=hGhP9D03iW#?secret=RThXDEKhCB" data-secret="RThXDEKhCB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mYgwNsVjK6"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/18/tunisie-crise-premisses-dun-naufrage/">La Tunisie en crise ou les prémisses d’un naufrage</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie en crise ou les prémisses d’un naufrage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/18/tunisie-crise-premisses-dun-naufrage/embed/#?secret=DlDWxioHQb#?secret=mYgwNsVjK6" data-secret="mYgwNsVjK6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rDRNlsxJx1"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/21/tunisie-lepuisement-de-transition-democratique/">Tunisie : L’épuisement de la transition démocratique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : L’épuisement de la transition démocratique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/21/tunisie-lepuisement-de-transition-democratique/embed/#?secret=wkSvaEdfkD#?secret=rDRNlsxJx1" data-secret="rDRNlsxJx1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Loi de finances 2018 : De quel consensus parle l&#8217;Utica?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Sep 2017 10:21:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[du commerce et de l’artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[feuille de route]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement d'union nationale]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2018]]></category>
		<category><![CDATA[Union tunisienne de l’industrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La feuille de route de l&#8217;Accord de Carthage engage-t-elle encore ses signataires?  L’Utica a mis a profit l’examen du projet de la Loi de finances 2018 pour présenter un ensemble de propositions multiformes et a tenu à les médiatiser. Parmi les propositions de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) figure la...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-112743" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/09/YC-remaniement-accord-carthage-.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>La feuille de route de l&rsquo;Accord de Carthage engage-t-elle encore ses signataires? </em></p>
<p><em><strong>L’Utica a mis a profit l’examen du projet de la Loi de finances 2018 pour présenter un ensemble de propositions multiformes et a tenu à les médiatiser.</strong> </em></p>
<p><span id="more-115987"></span></p>
<p>Parmi les propositions de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) figure la suggestion de conclure ce que la centrale patronale appelle <em>«un contrat de responsabilité et de résultats entre le gouvernement, les partis politiques, qui soutiennent le gouvernement, et les partenaires sociaux autour de valeurs et d’objectifs chiffrés est nécessaire».</em></p>
<p>Pour l’Utica, un tel contrat <em>«permettrait le retour de l’Etat, la lutte contre la corruption, le rétablissement de la valeur travail et l’amélioration tangible et rapide de l’image du pays».</em></p>
<p>Pour les observateurs de la scène tunisienne, cette proposition paraît bizarre dans la mesure où la centrale patronale a, déjà, adhéré et signé l&rsquo;«<em>accord de Carthage</em>» et à sa «<em>feuille de route</em>», établis par consensus en juin 2016, et qui sont à la base du gouvernement d’union nationale conduit par Youssef Chahed.</p>
<p>En vertu de cet accord, les parties signataires dont l’Utica, s’engagent à<em> «soutenir le gouvernement d&rsquo;union nationale, à combattre le terrorisme, à impulser l’emploi, à lutter contre le secteur informel, à réaliser la réforme de l’administration et à lutter contre la corruption, à mettre en place les politiques spécifiques pour lutter contre les inégalités au niveau du développement régional et à maîtriser les équilibres financiers sans omettre de mettre en œuvre une politique sociale adéquate».</em></p>
<p>Les questions qui se posent dès lors est de savoir si l’Utica parle de ce consensus-là ou d’un autre, qui resterait encore à établir, si elle mijoterait une sortie de l’Accord de Carthage ou si elle faisait seulement de la surenchère à ce propos pour rappeler à ses partenaires leurs engagements antérieurs? Affaire à suivre&#8230;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Khemaies Krimi </strong></p>
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		<title>Nouvelle tentative pour sortir Nidaa Tounes de la crise</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/18/nouvelle-tentative-pour-sortir-nidaa-tounes-de-la-crise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Sep 2016 09:02:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Faouzi Elloumi]]></category>
		<category><![CDATA[feuille de route]]></category>
		<category><![CDATA[Machrou]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Marzouk]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Belhaj]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un parti qui a perdu une bonne partie de ses fondateurs et des artisans de sa victoire électorale de 2014.  Des dirigeants de Nidaa Tounes se réuniront lundi prochain pour examiner une feuille de route pour la reconstruction et la restructuration du parti en crise depuis mars 2015. Des membres du comité politique, du bureau...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-10136 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Nidaa-Tounes-Bureau-politique2.jpg" alt="Nidaa-Tounes-Bureau-politique" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Un parti qui a perdu une bonne partie de ses fondateurs et des artisans de sa victoire électorale de 2014. </em></p>
<p><em><strong>Des dirigeants de Nidaa Tounes se réuniront lundi prochain pour examiner une feuille de route pour la reconstruction et la restructuration du parti en crise depuis mars 2015.</strong> </em></p>
<p><span id="more-64966"></span></p>
<p>Des membres du comité politique, du bureau exécutif et du conseil national du mouvement de Nidaa Tounes se réuniront lundi prochain pour examiner une feuille de route élaborée jeudi dernier en vue de sauver le parti et d’en assurer la reconstruction et la restructuration avant la tenue de son prochain congrès.</p>
<p>Composée de 18 points, cette feuille de route a été élaborée par plusieurs dirigeants du parti, notamment Ridha Belhaj et Boujomâa Remili, a déclaré Faouzi Elloumi, membre du comité politique, à l’agence Tap.</p>
<p><em>«Les bases et les dirigeants nationaux et régionaux de Nidaa Tounes doivent s’acquitter du rôle qui leur est dévolu dans la reconstruction et la restructuration du mouvement qui traverse une situation difficile»</em>, a-t-il indiqué. <em>«Face aux scissions et au caractère illégitime de la présente direction de Nidaa Tounes, les listes qui seront présentées seront basées sur l’allégeance et non pas sur la compétence, ce qui risque d’ouvrir la voie à d’autres partis pour remporter les élections municipales»</em>, a prévenu Faouzi Elloumi.</p>
<p>La feuille de route prévoit la formation d’un comité de pilotage, qui sera choisi par consensus ou par vote, la révision du règlement intérieur et son harmonisation avec la nouvelle structuration du mouvement et l’élaboration d’un guide électoral pour le renouvellement des structures avant le Congrès.</p>
<p>Le document prévoit également la formation d’une commission de réflexion qui aura pour mission d’augmenter les ressources financières du parti, la reprise des activités de la commission préparatoire du congrès électif du parti et la définition de la mission de chaque membre du comité politique.</p>
<p>La feuille de route stipule aussi la mise en place d’une direction indépendante et permanente conformément à une structuration qui sera adoptée par le comité politique et l’instauration de commissions permanentes et sectorielles conformément au règlement intérieur du mouvement.</p>
<p>Rappelons que Nidaa Tounes, en crise depuis mars 2015, a perdu une bonne partie de ses dirigeants et de ses députés, qui ont démissionné ou ont été poussés vers la porte par un groupe de putschistes conduits par Hafedh Caïd Essebsi, le fils du fondateur du parti, le président Béji Caïd Essebsi.</p>
<p>Plusieurs dissidents de Nidaa ont fondé le parti Harakat Machrou Tounes (Mouvement du Projet Tunisie), conduit par Mohsen Marzouk, ancien secrétaire général de Nidaa, et un groupe parlementaire indépendant appelé Al-Hourra.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/18/nouvelle-tentative-pour-sortir-nidaa-tounes-de-la-crise/">Nouvelle tentative pour sortir Nidaa Tounes de la crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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