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	<title>Archives des FLN - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des FLN - Kapitalis</title>
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		<title>Mohammed Harbi et les dérives du nationalisme algérien</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 08:06:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mohammed Harbi a produit des analyses éclairant la dynamique révolutionnaire en Algérie et ses limites idéologiques.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/mohammed-harbi-et-les-derives-du-nationalisme-algerien/">Mohammed Harbi et les dérives du nationalisme algérien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Acteur dans le mouvement national algérien dès son jeune âge, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/deces-de-mohammed-harbi-historien-majeur-du-nationalisme-algerien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mohammed Harbi qui vient de décéder</a>, jeudi 1<sup>er</sup> janvier 2026, à Paris, à l’âge de 92 ans, est aussi un intellectuel qui, après l’indépendance de l’Algérie, a produit des analyses qui éclairent la dynamique révolutionnaire du FLN historique et ses limites idéologiques.</em></strong></p>



<p><strong>Lahouari Addi *</strong></p>



<span id="more-18176569"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi.jpg" alt="" class="wp-image-10082582" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Dans une perspective d’anthropologie politique, ouverte à l’histoire du pays, à la sociologie des groupes et à la psychologie des individus, Mohammed Harbi a esquissé les traits structurels qui ont façonné la formation de l’Etat indépendant. Ses principaux ouvrages (‘‘<em>Aux origines du FLN : contribution à l’histoire du populisme en Algérie</em>’’<em>, </em>‘‘<em>Le FLN, mirage et réalité</em>’’<em>, </em>‘‘<em>L’Algérie et son destin</em>’’<em>, </em>‘‘<em>Le FLN, document et histoire</em>’’ &#8211; avec G. Meynier &#8211;<em>, </em>‘‘<em>Les Archives de la révolution algérienne</em>’’<em>, </em>‘‘<em>Une vie debout</em>’’) sont des références obligées pour tous ceux qui veulent connaître les logiques contradictoires de la construction nationale en Algérie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Algérie et ses malheurs</h2>



<p>Je reproduis ci-dessous le compte-rendu que j’avais fait de son ouvrage <em>‘‘Une vie debout. Mémoires politiques, tome 1 : 1945-1962’’</em> et qui a constitué le tome 1 de ses mémoires politiques s’étalant de 1945 à 1962.</p>



<p>Embrassant la période historique cruciale pour l’Algérie allant de la fin des années 1940 à l’Indépendance, les mémoires de Mohammed Harbi constituent un ouvrage qui va au-delà de l’autobiographie où il n’y a ni narcissisme ni autojustification chez cet intellectuel engagé dès son jeune âge dans la vie militante.</p>



<p>Les mémoires sont un genre où, souvent, l’égo, démesuré, se désigne comme le centre de gravité des événements dont l’auteur est témoin. Avec Harbi, la vanité laisse place à l’humilité qui fait les grands hommes. Car il s’agit moins de l’auteur dans ces mémoires que de l’Algérie et des malheurs qu’elle a traversés et dont elle continue de payer le prix fort aujourd’hui avec le sang de ses enfants.</p>



<p>Ce que Harbi nous donne à lire est d’abord un livre d’histoire où sont relatés des événements décisifs qui ont marqué l’évolution du mouvement de libération nationale, de la veille de l’insurrection de novembre 1954 à la crise de l’été 1962.</p>



<p>Le récit s’ouvre sur un tableau pittoresque et vivant de ce qu’était la société algérienne dans la région de Skikda, à travers une famille – les Harbi – dont l’auteur décrit les évolutions et les contradictions.</p>



<p>D’emblée, le lecteur prend la mesure du poids du système colonial dans la trajectoire individuelle de chacun, soit sur le plan de la mobilité, plus géographique que sociale, soit sur le plan politique. Le jeune Harbi, alors collégien, est en désaccord avec son père en raison de son engagement précoce dans la politique. Mais constatant que son fils n’abandonne pas ses convictions nationalistes, le père se résigne à un choix auquel il n’a pu s’opposer.</p>



<p>Responsable de la section du lycée qu’il fréquente, Harbi est déjà témoin des conflits au niveau central du mouvement national et qui ont des prolongements sur le plan local. Des conflits, il en connaîtra toute sa vie de militant. Il essaiera de s’en démarquer, ce qui paradoxalement l’affaiblit, car n’étant affilié à aucun clan, il sera vulnérable dans le climat de suspicion généralisé qui ne fera que s’accroître, au point <em>«où tout, jusqu’à des conversations entre amis, pouvait s’inscrire en actes d’accusation»</em> (p. 312).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conflictualité structurelle pour le leadership</h2>



<p>Au-delà des faits rapportés qui nourrissent la réflexion sur la genèse du système politique algérien, ce livre pose une question cruciale : Pourquoi le nationalisme algérien suscite tant de conflictualité en son sein alors qu’il est censé réunir dans la communion les militants autour de l’attachement au pays ? Une question subsidiaire vient à l’esprit du lecteur : Pourquoi un intellectuel militant comme Harbi n’a pas été un chef national comme l’ont été Krim Belkacem, Abdelhafid Boussouf, Houari Boumediene&#8230; ? L’auteur ne répond pas à ces questions, mais il met le lecteur sur des pistes d’analyse du mouvement national sur les plans idéologique, culturel, politique, et même sociologique et psychologique, en s’attardant sur un événement majeur qui aura des conséquences sur l’évolution ultérieure du pays : la crise du PPA-MTLD. Celle-ci, opposant Messali Hadj aux centralistes fidèles à la direction du parti, contient en elle les contradictions qui minent à ce jour le système politique algérien.</p>



<p>Ce qui était en jeu dans ce conflit, c’était le formidable potentiel de violence prêt à s’investir pour la libération du pays. Messali Hadj avait fait de ce potentiel un patrimoine privé dont il voulait disposer à sa guise. Il avait des atouts : il était le symbole de ce potentiel, il l’a incarné, mais en même temps, il se l’est approprié, confondant l’Algérie et son destin avec sa propre personne ; d’où le culte de la personnalité dont il était l’objet, en particulier de la part de militants intéressés de recevoir la légitimité par délégation des mains propres du leader ; cette même légitimité était revendiquée aussi par la direction du parti qui reprochait à son leader de court-circuiter les décisions prises en comité central, en mandatant personnellement des fidèles pour telle ou telle tâche sans en référer aux instances du parti.</p>



<p>Le <em>zaïm</em> (leader) refusait de se soumettre aux règles du parti qu’il présidait, préférant s’appuyer sur des fidélités personnelles reposant sur la mystique populiste et le respect sacré du chef qui dispensent ce dernier de rendre compte à la base. Le chef national gérait le potentiel de violence anticolonial en le thésaurisant, cherchant à l’accroître pour voir sa propre puissance grandir, comme s’il craignait de le perdre s’il venait à se déclencher.</p>



<p>A l’opposé, il y a le parti, représenté par ses cadres fonctionnant à la règle hiérarchique préfigurant la froide bureaucratie de l’administration d’Etat. La direction du parti n’était pas pressée, elle non plus, à appeler à l’action, préférant utiliser le potentiel de révolte comme atout dans la négociation avec l’administration coloniale pour n’avoir à jamais s’en servir tout en espérant obtenir quelques réformes et quelques sièges d’élus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La formation d’une armée-Etat</h2>



<p>Entre-temps, les clandestins du PPA, pourchassés par la police, s’impatientaient et étaient exaspérés par l’étalage public des désaccords. Ils décidèrent alors de passer à l’action un 1<sup>er</sup> novembre 1954.</p>



<p>Si Messali et les centralistes ont été dépassés par les clandestins qui ont déclenché l’insurrection, c’est parce que ces derniers ne se sont pas contentés de revendiquer le potentiel de violence révolutionnaire, ils l’ont sollicité, ils l’ont utilisé, ils l’ont déclenché, d’où leur succès. Ils ont créé une situation irréversible où il fallait choisir : pour ou contre le FLN créé par les clandestins sans autre alternative possible. Trop orgueilleux pour se rallier à eux, le <em>zaïm</em>, sans contact direct avec la réalité du terrain depuis plusieurs années, entreprit des actions qui allaient mettre fin à son mythe.</p>



<p>A partir de ce moment, le mouvement national va se militariser et sera peu à peu contrôlé par des militaires dont l’objectif est de constituer une armée classique qui formera l’ossature de l’Etat indépendant. Cela aura des conséquences qui marqueront irrémédiablement le système politique algérien plusieurs décennies après l’Indépendance.</p>



<p><em>«Si on veut vraiment comprendre le devenir de l’Algérie,</em> écrit Harbi,<em> c’est à la formation d’une armée-Etat qu’il faut se référer»</em> (p. 298).</p>



<p>La militarisation croissante de la révolution ne va pas pour autant faire cesser les conflits entre dirigeants ; au contraire, elle va les exacerber culminant dans l’assassinat de Abbane Ramdane.</p>



<p>La militarisation s’est faite au détriment des hommes politiques et des intellectuels, méprisés et soupçonnés de compromis avec la France coloniale, ce qui est un moyen commode de cacher l’inculture et la brutalité des mœurs devenues des valeurs distinctives de l’élite dirigeante. <em>«A l’exception notable du colonel Lotfi,</em> se souvient Harbi,<em> les chefs militaires dénigraient, dans leur discours, les `politiques’, l’esprit critique, le libre arbitre et la théorie»</em> (p. 264).</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fonction comme patrimoine privé</h2>



<p>Harbi trace des tableaux psychologiques de responsables nationaux dont le comportement est révélateur de la volonté de puissance à laquelle fait pendant la tendance à la soumission des subordonnés, celle-ci n’étant le plus souvent qu’une ressource pour gravir les échelons de la responsabilité. <em>«Les gens avaient intériorisé le principe d’obéissance et ne semblaient pas prêts à réagir contre le recours à l’arbitraire dans la conduite des affaires publiques»</em> (p. 261).</p>



<p>Le respect servile de la hiérarchie du clan clientéliste, l’obéissance aveugle aux ordres même quand ils contreviennent à l’esprit de la révolution, la mystique du chef… ont alimenté les conflits parce qu’ils ont constitué des ressources inépuisables, chacun se taillant un fief et organisant un réseau de fidèles, et cherchant à contrôler le maximum de forces mobilisables contre l’occupant colonial pour s’imposer comme dirigeant national. La logique du mouvement poussait les officiers à se tailler <em>«des fiefs en s’appuyant sur des djounouds recrutés dans leur clan ou dans leur région»</em> (p. 271).</p>



<p>Au sommet, la compétition était féroce entre Belkacem, d’un côté, et Bentobbal et Boussof de l’autre. Ils seront cependant tous les trois évincés par le colonel Houari Boumediene dont l’ascension fulgurante a révélé qu’il était un fin stratège et un manipulateur d’hommes hors pair. Sans avoir de passé dans le PPA-MTLD, sans être un maquisard de l’intérieur, il est arrivé à écarter Boussof, dont il a été l’adjoint, Belkacem dont il a été le subordonné en sa qualité de ministre de la Guerre, et enfin le GPRA dont il dépendait institutionnellement.</p>



<p>Houari Boumediene, qui a intronisé Ahmed Ben Bella en s’emparant du pouvoir en 1962, a été un chef politique redoutable à qui cependant il a manqué, pour être un homme d’Etat, la culture de la citoyenneté qui fonde la communauté politique sur le concept de sujet de droit et sur les valeurs de respect des individus. Cette faiblesse renvoie cependant à la société algérienne dominée par un populisme apolitique, et Harbi a vu juste en rappelant l’état de développement culturel et social de l’Algérie à majorité rurale. Sans justifier les erreurs et les violences commises par les responsables, il ne faut pas oublier, dit-il, que <em>«la résistance, par son matériau rural, s’est faite avec un héritage intellectuel et culturel peu favorable à la modernité et la démocratie»</em> (p. 297). Ce qui signifie aussi que l’élite dirigeante (Abdelaziz Bouteflika, Chadli Bendjedid, Liamine Zeroual, Belaïd Abdeslam, Chérif Messaadia…) n’a pas la capacité intellectuelle pour mener le pays vers la construction de l’Etat de droit et vers le développement économique et social dont ils n’ont pas la moindre idée.</p>



<p>Ce qui caractérise cette caste, pour qui la révolution a été un ascenseur social dont ils ont usé et abusé, c’est la soif insatiable du pouvoir. <em>«Depuis l’élimination de Abbane,</em> écrit Harbi, <em>ces chefs se sont constitués en club fermé, selon des conceptions qui ne correspondent pas aux impératifs de la formation d’une nation ; et ils considéraient leur fonction comme partie intégrante de leur patrimoine personnel. J’ai ainsi entendu Bentobbal déclarer le 5 février 1961, lors d’une conférence aux cadres à Tunis : `celui qui veut le pouvoir n’a qu’à prendre le fusil pour nous l’enlever’»</em> (p. 359). Phrase prémonitoire qui ouvre le champ à la violence qui endeuille aujourd’hui tant de familles. Logique implacable qui a mené des décennies plus tard, l’Etat à la faillite totale et à la rupture complète avec la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le détournement de la cause nationale</h2>



<p>Finalement, Harbi nous invite à réfléchir sur les limites du nationalisme algérien exprimé par des hommes porteurs d’une culture politique de désespoir, faite de convictions nationalistes et de valeurs communautaires qui glorifient le groupe, défini selon les circonstances, et qui censurent l’individu soupçonné de mettre en danger l’unité de la communauté.</p>



<p>C’est ainsi que la liberté d’expression est perçue comme une rébellion et la critique, fut-elle constructive, comme un dénigrement de responsables.</p>



<p>Les déboires de Harbi avec l’Etat-Major Général, qui l’a accusé de fractionnisme, sont révélateurs de l’absence de confiance dans les militants qui ne font pas allégeance aux chefs et aux sous-chefs. Ali Mendjeli et Kaid Ahmed ont le mieux exprimé cette logique qui broie toute résistance à la mystique populiste incarnée par leur chef, Houari Boumediene. Ils étaient prêts à tuer des Algériens en chair et en os pour sauver leur propre idée abstraite de l’Algérie à laquelle ils s’identifiaient. Exprimer un avis différent de celui de Kaid Ahmed, de Ali Mendjeli ou de Houari Boumédiène, c’était trahir l’Algérie et donc mériter la mort. Ces responsables se sont arrogé un pouvoir exorbitant sur leurs compatriotes sous prétexte qu’ils sont les seuls patriotes.</p>



<p>Aucun Etat ne peut se construire sur une telle culture qui fait du chef le dépositaire exclusif du bien commun, soupçonnant tous les autres de porter atteinte au pays. Ce n’est pas la sincérité dans l’engagement de ces responsables qui est en cause ; mais un chef vit son engagement à partir de sa personne et donc de ses intérêts personnels, dont il croit inconsciemment qu’ils sont conformes aux intérêts du pays.</p>



<p>Tous les responsables du mouvement national, de Messali Hadj à Houari Boumediene, ont glissé du rôle de militant de la cause nationale à celui de propriétaire de celle-ci. C’est là que s’opère le premier détournement du bien commun, et qui trouvera son prolongement dans l’Etat indépendant, dans la privatisation du pouvoir qui, par définition, est une institution publique. Ce qui manque le plus à l’élite issue de la révolution, c’est la culture et la conviction du caractère public de l’autorité, fondement indispensable à l’Etat de droit.</p>



<p>La désignation de Bouteflika comme Président de la République après 20 ans de tourisme, le retour de Messaadia après 15 de vacances aux frais de l’Etat, attestent si besoin est, que pour cette caste, l’Etat algérien est leur bien immobilier dont il faut juste espérer qu’ils ne le vendront pas un jour pour aller s’installer en Suisse.</p>



<p>Si le pouvoir n’est pas public, s’il n’est pas institutionnellement protégé contre l’arbitraire et l’abus, il ne peut y avoir de modernité politique, et donc de développement, dont il faut rappeler qu’il est intrinsèquement lié à dé-privatisation du pouvoir.</p>



<p>La révolution algérienne contenait en elle-même une formidable force mécanique, mais il lui a manqué les valeurs de respect de l’individu et de l’autorité publique pour déboucher sur un Etat de droit.</p>



<p>Le livre de Harbi devrait être lu par le maximum d’Algériens dans les villes et villages à des fins de thérapie collective, ce qui aiderait probablement à sortir de la tragédie nationale qui a résulté des limites idéologiques de notre nationalisme.</p>



<p>Par cet ouvrage, Harbi a fait une seconde contribution à son pays, en tant que militant et en tant qu’intellectuel engagé.</p>



<p>Je voudrais terminer par une note optimiste : rien n’est encore perdu dans une société qui donne naissance à des militants et intellectuels comme Mohamed Harbi.</p>



<p><em>* Universitaire. </em></p>



<p>** <em>Le titre et les intertitres sont de la rédaction. </em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AzTnQE0QAJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/la-necessite-historique-dune-transition-democratique-consensuelle-en-algerie/">La nécessité historique d’une transition démocratique consensuelle en Algérie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nécessité historique d’une transition démocratique consensuelle en Algérie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/la-necessite-historique-dune-transition-democratique-consensuelle-en-algerie/embed/#?secret=iRj5Hn3GBO#?secret=AzTnQE0QAJ" data-secret="AzTnQE0QAJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Décès de Mohammed Harbi, historien majeur du nationalisme algérien</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 07:17:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Houari Boumediene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’historien de la révolution algérienne Mohammed Harbi est décédé le 1ᵉʳ janvier 2026 à Paris, à l’âge de 92 ans, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/deces-de-mohammed-harbi-historien-majeur-du-nationalisme-algerien/">Décès de Mohammed Harbi, historien majeur du nationalisme algérien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>L’historien algérien Mohammed Harbi est décédé le 1ᵉʳ janvier 2026 à Paris, à l’âge de 92 ans, après avoir lutté plusieurs jours contre une infection pulmonaire. La disparition de cette figure intellectuelle de premier plan marque la fin d’un parcours exceptionnel, à la croisée du militantisme politique, de la recherche historique et de la critique du pouvoir postcolonial.</em></strong></p>



<span id="more-18175994"></span>



<p>Né le 16 juin 1933 à El Harrouch, dans l’Est de l’Algérie alors sous domination coloniale française, Mohammed Harbi s’engage très tôt dans le mouvement nationaliste. Il rejoint successivement le Parti du peuple algérien (PPA) puis le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), organisations qui constitueront le socle politique du futur Front de libération nationale (FLN).</p>



<p>Arrivé à Paris en 1952 pour poursuivre ses études, Harbi combine activité universitaire et engagement militant, notamment au sein de la Fédération de France du FLN pendant la guerre de libération.</p>



<p>De l’activisme politique à l’historiographie</p>



<p>Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, il participe aux premières expériences politiques du nouvel État. Proche du président Ahmed Ben Bella, il devient conseiller technique et s’investit dans la revue <em>Révolution africaine</em>. Défenseur d’un socialisme inspiré du marxisme, il soutient l’expérience de l’autogestion, perçue alors comme un projet de transformation sociale et politique.</p>



<p>Le coup d’État de Houari Boumediene en 1965 constitue un tournant décisif. Opposé à l’instauration d’un régime autoritaire, Harbi entre en dissidence. Il est arrêté, emprisonné, puis placé en résidence surveillée. Cette rupture avec le pouvoir marque une étape essentielle dans son itinéraire intellectuel : l’ancien acteur politique va progressivement se consacrer à l’analyse critique de l’histoire contemporaine algérienne.</p>



<p>En 1973, il parvient à quitter clandestinement l’Algérie et s’installe en France. Il entame alors une carrière universitaire, notamment à l’université Paris-VIII, où il enseigne l’histoire et développe une œuvre historiographique qui fera date. Harbi devient l’un des premiers historiens algériens à interroger de manière méthodique les récits officiels de la guerre de libération et de la construction de l’État post-indépendance.</p>



<p>Son ouvrage ‘‘<em>Le FLN, mirage et réalité</em>’’, publié en 1980, constitue une référence incontournable. S’appuyant sur une documentation rigoureuse et une connaissance intime des mécanismes internes du mouvement nationaliste, il y analyse les luttes de pouvoir, les exclusions et la progressive confiscation de la souveraineté populaire. Il poursuivra ce travail avec ‘‘<em>Les Archives de la révolution algérienne’’</em>, contribuant à ouvrir un champ historiographique longtemps verrouillé.</p>



<p>Rigueur intellectuelle et indépendance d’esprit</p>



<p>Reconnu pour sa rigueur intellectuelle, son indépendance d’esprit et son refus des mythes politiques, Harbi a constamment défendu la liberté de recherche et le pluralisme historiographique. Jusqu’à la fin de sa vie, il a insisté sur la nécessité de regarder le passé avec lucidité afin de construire des sociétés fondées sur le droit, la citoyenneté et la responsabilité politique.</p>



<p>Son dernier ouvrage publié, la traduction en tamazight du premier tome de ses mémoires, <em>‘‘Tudert deg iseɣ’’</em> (Koukou Éditions, 2024), témoigne de son attachement à la transmission et à la pluralité culturelle.</p>



<p>Avec la disparition de Mohammed Harbi, l’Algérie et le Maghreb perdent un historien majeur, dont l’œuvre demeure une référence essentielle pour comprendre le nationalisme algérien, ses espoirs, ses impasses et ses héritages.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SfEGM79B3d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/mohammed-harbi-et-les-derives-du-nationalisme-algerien/">Mohammed Harbi et les dérives du nationalisme algérien</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mohammed Harbi et les dérives du nationalisme algérien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/mohammed-harbi-et-les-derives-du-nationalisme-algerien/embed/#?secret=jswV6F8Hn5#?secret=SfEGM79B3d" data-secret="SfEGM79B3d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Algérie &#124; Saâd Bouakba poursuivi en justice pour avoir interrogé l’histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 08:20:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Bella]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[FLN]]></category>
		<category><![CDATA[Saâd Bouakba]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Sadi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’incarcération en Algérie du journaliste Saâd Bouakba, 79 ans, pour «atteinte aux symboles de la Révolution» ouvre une nouvelle crise. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/02/algerie-saad-bouakba-poursuivi-en-justice-pour-avoir-interroge-lhistoire/">Algérie | Saâd Bouakba poursuivi en justice pour avoir interrogé l’histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’incarcération du journaliste Saâd Bouakba, 79 ans, pour «atteinte aux symboles de la Révolution» ouvre une crise qui dépasse largement son cas personnel. Au-delà de la procédure engagée à la suite d’une plainte déposée par la fille du premier président algérien, Ahmed Ben Bella, c’est une question fondamentale qui surgit : peut-on débattre librement, en Algérie, de l’histoire, de ses zones d’ombre, de ses conflits internes ? </em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18013073"></span>



<p>Cette interrogation a poussé Saïd Sadi, ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et député d’Alger, à publier une mise en garde sévère contre ce qu’il appelle le <em>«chaos mémoriel»</em> où il relance un débat central : qui a le droit d’interroger l’histoire algérienne ?</p>



<p>La judiciarisation de propos portant sur l’histoire du FLN n’est pas anodine. Dans une récente interview, Saâd Bouakba évoquait les zones grises liées à la gestion du <em>«trésor de la Révolution»</em> et les luttes internes qui ont marqué la période postindépendance. Des sujets sensibles, déjà étudiés par des historiens algériens et étrangers, mais rarement discutés publiquement sans provoquer de vives réactions.</p>



<p>Cette fois, la réaction a pris la forme d’un mandat de dépôt et d’une action en justice engagée par des institutions publiques. C’est un tournant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Saïd Sadi alerte sur une dérive mémorielle</h2>



<p>Pour Saïd Sadi, l’affaire Bouakba dépasse les limites du dossier judiciaire. Elle s’inscrit dans une dynamique préoccupante où l’histoire devient un terrain de surveillance et de punition.</p>



<p>L’ancien dirigeant du RCD rappelle que des critiques plus dures ont été formulées depuis les années 1980 sans jamais conduire à des poursuites. Qu’évoque alors cette volonté nouvelle de contrôler les récits ?</p>



<p>Selon lui, il s’agit là d’une tentative d’instaurer une <em>«orthodoxie mémorielle»</em>, un récit unique sur la Révolution, qui reléguerait toutes les lectures alternatives ou critiques au rang d’atteintes sacrées. Sadi met en garde : un pays qui clôt le débat sur son passé se condamne à ne plus comprendre son présent.</p>



<p>Ce qui inquiète une partie de l’opinion publique, c’est le glissement d’un débat d’historiens vers un contentieux pénal. Est-ce à la justice de trancher la manière dont un événement doit être raconté ? À partir de quand une version divergente devient-elle une offense ? Et surtout : qui définit ce qu’est un <em>«symbole»</em> ou une <em>«atteinte»</em> ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Criminalisation du débat historique</h2>



<p>L’enjeu n’est pas de valider ou d’invalider les propos de Bouakba. L’enjeu, c’est le droit d’interroger — en tant que journaliste, chercheur, citoyen — des faits qui relèvent du domaine public et de la construction nationale. Lorsque ce droit se restreint, c’est l’espace civique qui se rétrécit.</p>



<p>L’Algérie est traversée par plusieurs mémoires : celles des combattants, des exclus du récit officiel, des témoins silencieux, des chercheurs qui tentent d’apporter nuance et documents… Vouloir figer cette pluralité dans un récit unique, sanctifié, revient à effacer une partie du vécu collectif. Or, le passé algérien est complexe : il comporte des grandeurs, des fautes, des silences, et des contradictions.</p>



<p>Une mémoire vivante ne doit pas être une mémoire punie. Aussi cette affaire est-elle un test pour la liberté d’expression et pour l’avenir du pays. Elle pourrait devenir un tournant. Car si la justice s’installe durablement dans la régulation du récit historique, d’autres voix critiques pourraient être inquiétées. Mais elle pourrait (ou devrait) aussi ouvrir un débat, un vrai, sur la manière de réconcilier histoire et mémoire, sans menaces ni interdits.</p>



<p>Cette séquence soulève une question centrale : veut-on une mémoire contrôlée, ou une mémoire partagée ? L’histoire ne se défend pas en emprisonnant ceux qui l’interrogent. Elle se défend en ouvrant les archives, en encourageant la recherche, en acceptant la complexité — et en laissant le débat public respirer.</p>
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		<title>Fanon au cinéma &#124; Le colonisé selon Donald Trump ou l’anti-wokisme à l’honneur</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/fanon-au-cinema-le-colonise-selon-donald-trump-ou-lanti-wokisme-a-lhonneur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Apr 2025 07:21:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Frantz Fanon]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital de Blida]]></category>
		<category><![CDATA[Krim Belkacem]]></category>
		<category><![CDATA[Lakhdar Bentobbal]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un film passe actuellement dans nos salles. Ayant pour sujet le célèbre psychiatre martiniquais Frantz Fanon et ses liens avec la révolution algérienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/fanon-au-cinema-le-colonise-selon-donald-trump-ou-lanti-wokisme-a-lhonneur/">Fanon au cinéma | Le colonisé selon Donald Trump ou l’anti-wokisme à l’honneur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un&nbsp;film passe&nbsp;actuellement dans nos salles. Ayant pour sujet le célèbre psychiatre martiniquais, il est centré sur son séjour algérien à l’hôpital de Blida durant la colonisation entre 1953 et 1957, au cours duquel, lui même confronté dans l’exercice de sa profession, mais aussi en dehors, au racisme que&nbsp;lui valent ses origines, prend conscience de la double aliénation des patients d’abord en tant qu’autochtones&nbsp;non européens, ensuite en tant que malades souffrant de troubles psychiatriques, et justifiant aux yeux des autorités leur incarcération comme de dangereux criminels, ou leur répression.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-16245456"></span>



<p>Frantz Fanon obtient que ces patients soient pris en charge comme des Européens et se met ainsi à dos le directeur qui le menace de poursuites en cas d’incident ainsi que l’ensemble du corps médical de l’hôpital. Mais très vite Fanon obtient la confiance des musulmans et entre en contact avec le Front de libération nationale (FLN) par le biais de son grand dirigeant kabyle, l’instituteur Abane Ramdane, qui est l’auteur de la plateforme politique du mouvement et l’architecte du Congrès de la Soummam dont émerge&nbsp;la première organisation dirigeante algérienne, le Conseil national de la révolution algérienne (CNRA).</p>



<p>Fanon, aidé de son épouse, une Française européenne,&nbsp;souscrit au combat&nbsp;contre le colonialisme et soigne clandestinement&nbsp;dans l’hôpital, ou à la campagne, les résistants blessés, avec l’aide de deux jeunes médecins juifs algériens venus accomplir leur formation dans son service. Il cache chez lui le chef algérien lorsque celui-ci, dénoncé, est obligé de fuir. Mais il finit par éveiller les soupçons des autorités qui pour l’espionner, envoient se faire soigner à l’hôpital, un officier européen, spécialisé dans le renseignement et la torture, un certain Roland. Mais ce personnage&nbsp; finit par désobéir aux ordres de ses supérieurs, gagné par le respect du psychiatre qui le soigne, et est arrêté avec les malades du service, après avoir été blessé par une Algérienne.</p>



<p>Fictif ou pas, sa présence semble signifier que les colonialistes les plus endurcis demeurent des êtres humains qui peuvent s’amender pour peu qu’ils trouvent le bon exemple à suivre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yD6dhDr6nR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/a-loccasion-de-son-centenaire-frantz-fanon-au-centre-dun-colloque-a-sousse/">A l’occasion de son centenaire, Frantz Fanon au centre d’un colloque à Sousse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« A l’occasion de son centenaire, Frantz Fanon au centre d’un colloque à Sousse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/a-loccasion-de-son-centenaire-frantz-fanon-au-centre-dun-colloque-a-sousse/embed/#?secret=kcYYgaYhzS#?secret=yD6dhDr6nR" data-secret="yD6dhDr6nR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les combattants de la liberté ne sont pas au dessus de tout reproche</h2>



<p>Fanon prend alors conscience de la menace qui pèse désormais sur lui et s’enfuit à Tunis avec sa femme et son fils où il est hébergé et pris en charge par le FLN algérien qui obtient qu’il exerce dans un hôpital de Tunis. Il devient dans le&nbsp;même temps chroniqueur du journal indépendantiste <em>El Moudjahid</em>.</p>



<p>Cependant, Abane Ramdane, son ami, le théoricien de la Révolution, présenté dans le film d’une manière plutôt&nbsp;contestable comme un démocrate, devient la cible des <em>«militaires»</em> quand il veut demander des comptes à ses propres compatriotes réfugiés à l’extérieur dont il dénonce au nom des combattants de l’intérieur confrontés à l’armée française, l’impéritie et le goût du luxe. Il est alors attiré et étranglé au Maroc à l’instigation d’<em>Abdelhafid&nbsp;</em>Boussouf, le chef du Renseignement militaire algérien, opérant semble-t-il avec&nbsp;l’accord de Lakhdar Bentobbal et de Krim Belkacem.</p>



<p>Après le premier message du film sur l’amendement des&nbsp;tortionnaires, le second semble signifier que les combattants de la liberté ne sont eux non plus pas au dessus de tout reproche; à la différence près que le colonialisme dans le film n’est impliqué dans le crime qu’au niveau subalterne, ce qui évidemment ne correspond pas à la réalité, l’Etat français à son plus haut niveau ayant délégué la responsabilité du maintien de l’ordre, et même de la police, à l’armée.</p>



<p>Cependant, Fanon apprend par le FLN l’assassinat de son ami et il s’exécute contre l’avis de son épouse lorsqu’il lui est demandé de préciser sur les colonnes d’<em>El Moudjahid</em> qu’il est tombé au champ d’honneur. Ainsi, en devient-il le complice moral tout en se retrouvant, bien à l’abri à Tunis, dans la même situation confortable bourgeoise de ceux que son&nbsp;ami critiquait.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S8o8WHvnBN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/20/cinema-frantz-fanon-de-abdenour-zahzah-en-salles/"> Cinéma | ‘‘Frantz Fanon’’ de Abdenour Zahzah en salles</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="«  Cinéma | ‘‘Frantz Fanon’’ de Abdenour Zahzah en salles » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/20/cinema-frantz-fanon-de-abdenour-zahzah-en-salles/embed/#?secret=InMgPArGnS#?secret=S8o8WHvnBN" data-secret="S8o8WHvnBN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">On finit toujours par être rattrapé par ses actes</h2>



<p>Le troisième message est donc clair: les militants tiers-mondistes ont un humanisme sélectif,&nbsp;particulièrement quand il s’agit de sauvegarder leurs intérêts. Prompts à se dresser contre le colonisateur, ils n’ont pas le courage de dénoncer les crimes des colonisés. C’est oublier un peu vite que le Docteur Fanon aurait pu accomplir sa mission à Blida sans faire de vagues, dans la perspective d’une brillante carrière à son retour en France. Mais toujours selon le film, devenu un rouage de la propagande du FLN, il n’a plus aucune utilité. Il finit par être puni par le destin en étant rattrapé par la maladie, dont le souvenir de la chasse aux crabes de son enfance qui l’avait marqué au visage symbolise le cancer. Ainsi les crabes qui avaient souffert se vengent-ils de lui, le médecin, et pourrait-on dire, par substitution à son ami assassiné. Et le film semble signifier ainsi qu’on finit toujours par être rattrapé par ses actes. Et tout compte fait, le tableau représentant la mangrove martiniquaise qui occupe l’écran à plusieurs reprises, parfois teintée de rouge, évoque&nbsp;à la fois une protection, mais aussi un piège, par&nbsp;son caractère inextricable, et pas seulement pour les crabes qui y vivent.</p>



<p>La mangrove serait ainsi la France qui protège et le piège dont on ne peut se sortir, son colonialisme meurtrier, pourrait-on dire autant que la chasse aux crabes, qui en constituent les habitants naturels. Autrement dit, la colonisation ne serait pas ce mal absolu, il faudrait encore en rechercher le bon côté, à la manière de Nicolas Sarkozy. Mais après nous avoir suggéré que sans le colonialisme, le psychiatre martiniquais ne serait jamais arrivé à Blida, et que sa conscience humaine n’aurait pu surmonter ses préjugés culturels et sociologiques, on finit par nous dire que décédé en décembre 1961, il a été enterré à sa demande clandestinement en Algérie dans un lieu tenu secret, au pied d’un olivier, symbole de paix, selon le rite musulman, la terre du paysage étant la liberté, et l’océan qu’il contemplait&nbsp;l’éternité.</p>



<p>Le Martiniquais colonisé et révolté n’a donc rien gagné à abandonner la France et à passer du côté des Algériens, dont l’État indépendant n’a éprouvé aucun intérêt à célébrer la mémoire des Français&nbsp;qui ont lutté pour son indépendance.&nbsp; Et ultime constat d’échec, on nous précise que son épouse qui l’a soutenu dans son combat, s’est suicidée, 29 ans après. En Algérie? La question mérite d’être posée.</p>



<p>Naturellement ce film centré sur la personnalité professionnelle de ce médecin martiniquais idéaliste plongé dans le contexte médical colonial de l’époque est très émouvant. Son but n’a jamais été de mettre en exergue les écrits et la pensée du militant anticolonialiste tiers-mondiste, dont on ne connaîtra que quelques passages significatifs dictés à son épouse.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="05A5XZttA4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/un-film-sur-le-psychiatre-anticolonialiste-frantz-fanon-tourne-en-tunisie/">Un film sur le psychiatre anticolonialiste Frantz Fanon tourné en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un film sur le psychiatre anticolonialiste Frantz Fanon tourné en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/un-film-sur-le-psychiatre-anticolonialiste-frantz-fanon-tourne-en-tunisie/embed/#?secret=ZD75evZoIp#?secret=05A5XZttA4" data-secret="05A5XZttA4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Révolution et lutte fratricide pour le pouvoir</h2>



<p>On comprendra&nbsp; sans le justifier le choix du scénariste d’aborder la révolution algérienne sous l’angle de la lutte fratricide pour le pouvoir, dont il estime que la mort d’Abane Ramdane a marqué un coup d’arrêt à l’avènement éventuel de la démocratie dans le pays devenu indépendant.</p>



<p>On peut déplorer que des évènements importants impliquant l’Etat français aient été passés sous silence comme la bataille d’Alger de 1957, le putsch des généraux de 1961, la guerre civile déclenchée par l’Organisation armée secrète (OAS) contre le pouvoir gaulliste, ou la tuerie de la Rue d’Isly de 1962 dont les victimes ont été françaises, abattues par l’armée française. Ils auraient pu justifier même à postériori les choix du psychiatre, dont il semble qu’on ait voulu au contraire démontrer la vanité, à l’époque de Donald Trump et du mouvement anti-Woke, par une relecture sommaire de l’Histoire, relativisée en étant centrée sur l’expérience personnelle d’un personnage faillible. Un anachronisme est significatif de l’imprécision du film, cette affiche entrevue, <em>«L’OAS veille»</em>, qui, avant 1961, ne pouvait  donc exister à l’époque où le médecin occupait encore ses fonctions à Blida. A voir tout de même en ayant conscience de cela! </p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique</em>. </p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Messaoud Ben Jemaâ, un symbole de l’amitié tuniso-algérienne s’éteint  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/21/messaoud-ben-jemaa-un-symbole-de-lamitie-tuniso-algerienne-seteint/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Dec 2024 06:42:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[café El-Dinar]]></category>
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		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Messaoud Ben Jemaâ]]></category>
		<category><![CDATA[Sakiet Sidi Youssef]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le résistant et militant tunisien, Messaoud Ben Jemaâ, ami de la Révolution de libération, est décédé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/21/messaoud-ben-jemaa-un-symbole-de-lamitie-tuniso-algerienne-seteint/">Messaoud Ben Jemaâ, un symbole de l’amitié tuniso-algérienne s’éteint  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le résistant et militant tunisien, Messaoud Ben Jemaâ, ami de la Révolution de libération, est décédé, a indiqué, vendredi 20 décembre 2024, un communiqué du ministre algérien des Moudjahidine et des Ayants-droit.</em></strong><em></em></p>



<p><strong>Abderrahmane Cherfouh </strong>*</p>



<span id="more-14934383"></span>



<p>Le défunt était l’un des <em>«fils fidèles de la Tunisie, pays frère, ayant consacré ses efforts au soutien de la lutte du peuple algérien pour la liberté et l’indépendance, notamment en mettant son café El-Dinar situé à Tunis (Tunisie) à la disposition des dirigeants de la Révolution et des militants du Front de libération nationale (FLN) pour tenir ses réunions»</em>, précise la même source.</p>



<p>Comme beaucoup d’autres Tunisiens , Messaoud Ben Jemaâ fait partie de ceux qui ont fait don de soi pour une cause noble et juste,&nbsp;mus par un seul idéal, contribuer à la libération de l’Algérie du joug colonial français. Il est le symbole&nbsp; de la mémoire et du soutien quasi-indéfectible de la Tunisie à la révolution algérienne.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soutien tunisien à la révolution algérienne</h2>



<p>Il faut rappeler à tous ceux qui feignent de l’oublier&nbsp; que la Tunisie du président Bourguiba, nouvellement indépendante à l’époque, n’avait&nbsp; pas lésiné sur les moyens pour apporter son aide et sa contribution à la révolution algérienne&nbsp;et a été pour beaucoup dans la victoire de l’Algérie remportée contre le colonialisme français. Nier l’aide considérable, le soutien fraternel, et le rôle important qu’a joué ce pays frère durant la révolution&nbsp; algérienne pour arracher sa liberté c’est faire preuve d’ingratitude et de mauvaise foi.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;Il faut rappeler que la Tunisie a été sur tous les fronts et a servi comme base logistique,&nbsp; de repli, et support diplomatique et médiatique à l’Algérie durant son long combat pour arracher son indépendance. Et c’est à Tunis que le Gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA) a établi son siège aidé par le président Bourguiba et c’est à Tunis que l’équipe de football du FLN s’est installée. La Tunisie a aussi accueilli 200 000 réfugiés civils algériens.</p>



<p>Ce petit rappel historique s’impose pour illustrer cette solidarité agissante&nbsp;incarnée par la tragédie qui a eu pour théâtre le village de Sakiet Sidi Youssef, gouvernorat du Kef, en Tunisie. Cette tragédie symbolise le lien de sang qui unit ces deux peuples et illustre la solidarité du peuple tunisien avec l’Algérie qui, outre son caractère spontané et fraternel, était aussi l’expression de l&rsquo;attachement profond qu’éprouvent les Tunisiens à leurs frères algériens. Exerçant son soi-disant <em>«droit de poursuite»</em> contre les bases arrières du FLN, l’aviation française&nbsp;avait bombardé le 8 février 1958 ce petit village frontalier, provoquant&nbsp;la mort d’une centaine de personnes et le double de blessés, la plupart des femmes et des enfants.</p>



<p>Il faut aussi rappeler que pendant la décennie noire, en Algérie, la Tunisie n’a jamais fermé ses frontières avec son voisin de l’ouest, renouvelant une nouvelle fois encore sa fidélité légendaire à l’Algérie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au-delà des vicissitudes de l’histoire</h2>



<p>Les relations privilégiées qu&rsquo;entretiennent les deux&nbsp;nations et les liens très solides qu’elles ont noués au cours de leur histoire commune&nbsp;suscitent la jalousie de certains cercles&nbsp; hostiles à ce rapprochement qui n’apprécient guère&nbsp;cet accord entre ces deux pays frères et cherchent à briser leur entente, trop parfaite à leur goût, par la diabolisation médiatique,&nbsp;l’exploitation de petits faits mineurs qu’ils transforment en des crises majeures, et les campagnes savamment orchestrées et entretenues pour attiser la tension et la haine entre les deux peuples. Ces tentatives cherchent aussi à isoler l’Algérie et la Tunisie de leur environnement naturel; mais vu la solidité des relations bilatérales, toutes ces tentatives seront vouées à l&rsquo;échec.&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin, Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ekV8WIvbXD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/16/tunisie-algerie-pour-un-futur-base-sur-le-respect-mutuel/">Tunisie &#8211; Algérie : pour un futur basé sur le respect mutuel </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Algérie : pour un futur basé sur le respect mutuel  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/16/tunisie-algerie-pour-un-futur-base-sur-le-respect-mutuel/embed/#?secret=SIQNozbpUU#?secret=ekV8WIvbXD" data-secret="ekV8WIvbXD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/21/messaoud-ben-jemaa-un-symbole-de-lamitie-tuniso-algerienne-seteint/">Messaoud Ben Jemaâ, un symbole de l’amitié tuniso-algérienne s’éteint  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Rachid Mekhloufi, légende du football algérien, meurt à 88 ans  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Nov 2024 05:53:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AS Saint-Étienne]]></category>
		<category><![CDATA[FLN]]></category>
		<category><![CDATA[football algérien]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Michel Larqué]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Mekhloufi]]></category>
		<category><![CDATA[Sétif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rachid Mekhloufi, icône de l’AS Saint-Étienne et du football algérien, s’est éteint, le 8 novembre 2024, à l’âge de 88 ans.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/rachid-mekhloufi-legende-du-football-algerien-meurt-a-88-ans/">Rachid Mekhloufi, légende du football algérien, meurt à 88 ans  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Rachid Mekhloufi, icône de l’AS Saint-Étienne (ASSE) et pionnier du football algérien, s’est éteint, </em></strong><strong><em>le&nbsp;</em></strong><strong><em>8 novembre 2024, à l’âge de 88 ans. Considéré comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du club, il a marqué les années glorieuses de l’ASSE, devenant son deuxième meilleur buteur avec 152 réalisations en 339 matchs.</em></strong></p>



<span id="more-14580629"></span>



<p>Né en à Sétif, Mekhloufi rejoint l’ASSE en 1954 et propulse l’équipe vers son premier titre de champion de France dès 1957, à seulement 21 ans. Mais en 1958, en pleine carrière, il quitte la France pour rejoindre l’équipe du Front de libération nationale (FLN) en Tunisie, symbolisant la lutte pour l’indépendance algérienne. Durant cette période, il marque 43 buts en 40 matchs, sensibilisant la scène internationale à la cause algérienne.</p>



<p>De retour à Saint-Étienne en 1962, Mekhloufi contribue à une nouvelle ère de succès, remportant trois titres de champion de France supplémentaires (1964, 1967, 1968) et une Coupe de France en 1968. Il est également élu meilleur joueur du championnat en 1964, 1966 et 1967.</p>



<p>Jean-Michel Larqué, ancien coéquipier, lui a rendu hommage en le décrivant comme un<em> «maître»</em> et un<em> «modèle»</em>.</p>



<p>Au-delà des terrains, Mekhloufi restera un symbole d’engagement et de passion, aussi bien pour l’ASSE que pour l’Algérie.</p>



<p>D. G.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/rachid-mekhloufi-legende-du-football-algerien-meurt-a-88-ans/">Rachid Mekhloufi, légende du football algérien, meurt à 88 ans  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La France reconnaît l’assassinat de Larbi Ben M’hidi : trop peu, trop tard</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/03/la-france-reconnait-lassassinat-de-larbi-ben-mhidi-trop-peu-trop-tard/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Nov 2024 07:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[bataille d’Alger]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation française]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[FLN]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Larbi Ben M’hidi]]></category>
		<category><![CDATA[passé colonial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La reconnaissance par Emmanuel Macron de l’assassinat du résistant algérien Larbi Ben M’hidi est tardive et insuffisante. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/03/la-france-reconnait-lassassinat-de-larbi-ben-mhidi-trop-peu-trop-tard/">La France reconnaît l’assassinat de Larbi Ben M’hidi : trop peu, trop tard</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Bien que la reconnaissance par Emmanuel Macron de l’assassinat de Larbi Ben M’hidi puisse être interprétée comme un geste symbolique important, certains observateurs estiment qu’il reste insuffisant pour atteindre une véritable réconciliation entre la France et l’Algérie.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-14506755"></span>



<p>À l&rsquo;occasion du 70<sup>e</sup> anniversaire de l&rsquo;insurrection du 1er novembre 1954, Emmanuel Macron a reconnu officiellement que Larbi Ben M’hidi, l’un des leaders emblématiques du Front de libération nationale (FLN), avait été assassiné par des militaires français en 1957 lors de la bataille d’Alger, marquant ainsi un tournant significatif dans la relation historique complexe entre la France et l’Algérie.</p>



<p>Dans un communiqué publié par l’Élysée, le président a souligné que Ben M’hidi, considéré comme un héros national en Algérie, a été tué sous le commandement du général Paul Aussaresses. Ce dernier avait admis son acte criminel dans les années 2000, contredisant la version officielle qui prétendait qu’il s’était suicidé.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-14506917" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Film « Larbi Ben M&rsquo;hidi » de Bachir Derrais (2024).</em> </figcaption></figure>
</div>


<p>Macron a déclaré que cette reconnaissance constitue un acte essentiel pour avancer vers une <em>«mémoire apaisée et partagée»</em> entre les deux pays. Il a ajouté que ce geste s’inscrit dans le cadre d’un dialogue continu entre Paris et Alger, initié par le président français et son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune. <em>«Cette reconnaissance témoigne d’un engagement à poursuivre le travail de vérité historique»</em>, a indiqué le palais présidentiel.</p>



<p>Les relations franco-algériennes, encore marquées par les blessures de la guerre d’Algérie (1954-1962), ont souvent été tendues. Cependant, les récentes déclarations de Macron, y compris celles concernant d’autres figures comme Maurice Audin et Ali Boumendjel, montrent une volonté de la France d’affronter son passé colonial et d&rsquo;engager un processus de réconciliation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de rejet d’une mémoire partagée</h2>



<p>Cependant, ce type de reconnaissance arrive tardivement, à un moment où de nombreux témoins et victimes directes de la guerre d’Algérie ne sont plus en vie. Cette lenteur dans le processus de reconnaissance semble révélatrice d’une réticence de la France à faire face pleinement aux crimes et aux responsabilités de son passé colonial.</p>



<p>Pour beaucoup, la reconnaissance de cet assassinat reste avant tout un acte symbolique et n’engage pas la France à des réparations concrètes ou à des excuses officielles pour l’ensemble des violences subies par le peuple algérien.</p>



<p>L’appel de Macron à une <em>«mémoire apaisée et partagée»</em> peut également être perçu comme naïf. Les cicatrices de la guerre d’Algérie demeurent profondes, et nombre d’Algériens estiment que la reconnaissance de certains actes, bien que nécessaire, ne suffit pas pour effacer les injustices perpétrées pendant 130 ans de colonisation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VS7ejanvCj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/27/france-algerie-memoires-incandescentes/">France-Algérie : Mémoires incandescentes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France-Algérie : Mémoires incandescentes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/27/france-algerie-memoires-incandescentes/embed/#?secret=6TBJ0eOhZi#?secret=VS7ejanvCj" data-secret="VS7ejanvCj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour certains, la réconciliation ne peut être sincère sans des actions concrètes en matière de justice réparatrice, et un effort plus profond pour faire la lumière sur l’ensemble des exactions commises par l&rsquo;armée française.</p>



<p>D’un point de vue critique, la démarche de reconnaissance s’inscrit davantage dans une stratégie d’apaisement au profit de la France elle-même, cherchant à améliorer son image dans le monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une façon de «blanchir» le passé colonial</h2>



<p>Pour certains, ce processus de réconciliation est une manière pour l’État français d’éviter des demandes de compensation financière ou des poursuites judiciaires, tout en se montrant sous un jour favorable. En ce sens, cette reconnaissance partielle peut être perçue comme une façon de <em>«blanchir»</em> le passé colonial, sans jamais en assumer les réelles conséquences.</p>



<p>Larbi Ben M&rsquo;hidi, né en 1923 dans les Aurès, a joué un rôle crucial dans l’organisation de la résistance algérienne contre la colonisation française. Responsable de la <em>«zone autonome d’Alger»</em> à partir de 1956, il est souvent décrit comme le <em>«Jean Moulin algérien»</em>, en référence au héros de la résistance française contre l’occupation allemande, lui aussi exécuté par les occupants, et ce en raison de son charisme et de son leadership durant les combats.</p>



<p>Son arrestation le 23 février 1957, où il fut exhibé devant la presse menotté, a choqué l’opinion publique. Malgré les circonstances tragiques de sa mort, sa mémoire continue de vivre dans le cœur des Algériens, symbolisant le combat pour l’indépendance.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WOUjVz4X1E"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/05/france-algerie-laborieuse-reconciliation-des-memoires-video/">France-Algérie : laborieuse réconciliation des mémoires (vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France-Algérie : laborieuse réconciliation des mémoires (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/05/france-algerie-laborieuse-reconciliation-des-memoires-video/embed/#?secret=YAS6tggsJu#?secret=WOUjVz4X1E" data-secret="WOUjVz4X1E" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/03/la-france-reconnait-lassassinat-de-larbi-ben-mhidi-trop-peu-trop-tard/">La France reconnaît l’assassinat de Larbi Ben M’hidi : trop peu, trop tard</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>17 octobre 1961 : une répression sanglante toujours occultée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/17/17-octobre-1961-une-repression-sanglante-toujours-occultee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Oct 2024 08:24:23 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Maurice Papon]]></category>
		<category><![CDATA[pont Saint-Michel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 17 octobre 1961 reste une date sombre de l’histoire contemporaine française, souvent ignorée du grand public. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/17/17-octobre-1961-une-repression-sanglante-toujours-occultee/">17 octobre 1961 : une répression sanglante toujours occultée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 17 octobre 1961 reste une date sombre de l’histoire contemporaine française, souvent ignorée du grand public. Ce jour-là, des milliers d’Algériens vivant en France, répondant à l’appel du Front de libération nationale (FLN), se sont rassemblés dans les rues de Paris pour protester contre le couvre-feu discriminatoire imposé par le préfet de police, Maurice Papon. Ce couvre-feu visait exclusivement les «Français musulmans d’Algérie», au moment où la guerre d’indépendance battait son plein. La manifestation, pacifique, fut réprimée de manière extrêmement violente par les forces de l’ordre.</em></strong></p>



<span id="more-14254792"></span>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<p>Sous les ordres de Papon, la police parisienne se livra à une répression sans précédent. Les manifestants, hommes, femmes et enfants, furent pourchassés dans les rues, tabassés, arrêtés en masse et entassés dans des commissariats surchargés. Pire encore, de nombreux Algériens furent jetés dans la Seine, où ils périrent noyés. Les estimations des historiens varient, mais on parle de plusieurs dizaines de morts, certains évoquant même jusqu’à 200 victimes. Cet événement, longtemps occulté par les autorités, reste aujourd’hui une plaie ouverte dans l’histoire de France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un crime d’État non reconnu</h2>



<p>Il a fallu attendre des décennies pour que cet événement soit abordé publiquement. Le silence des autorités françaises sur cette tragédie a contribué à l’effacement progressif de cette répression dans la mémoire collective. Ce n’est qu’en 1998 que &nbsp;Papon fut mis en cause pour son rôle dans ces violences, après avoir été jugé et condamné pour son implication dans la déportation des Juifs sous le régime de Vichy.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="769" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961-1024x769.jpg" alt="" class="wp-image-14254903" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961-1024x769.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961-860x646.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961-1160x871.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961.jpg 1223w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Malgré quelques gestes symboliques, comme la plaque commémorative inaugurée en 2001 sur le pont Saint-Michel à Paris, la reconnaissance officielle de cette répression comme un crime d’État reste incomplète. Aucun haut responsable politique n’a formellement qualifié ces événements de massacre. Le 50e anniversaire, en 2011, a été l’occasion pour certaines associations et historiens de réclamer une véritable reconnaissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des documents historiques révélateurs</h2>



<p>Un récent ouvrage, mis en perspective par l’historien Gilles Manceron et Henri Pouillot, président de l’association Sortir du colonialisme, revient sur cette répression en s’appuyant sur des documents d’époque. Ces sources incluent le communiqué glaçant de Papon imposant le couvre-feu, des circulaires administratives détaillant les mesures discriminatoires, mais aussi des témoignages de policiers et d’appelés français choqués par les violences auxquelles ils ont assisté. Ces pièces permettent de mieux comprendre l’ampleur de la répression et d’éclairer les responsabilités.</p>



<p>La répression du 17 octobre 1961 soulève encore aujourd’hui des questions sur le rapport de la France à son passé colonial. Les appels à une reconnaissance officielle des violences commises en Algérie et en métropole se multiplient, et cet épisode tragique demeure emblématique des non-dits entourant la colonisation française. Les débats sur la mémoire coloniale et les revendications de justice historique sont plus que jamais d’actualité, alors que la société française continue de s’interroger sur son passé et ses héritages.</p>



<p>Le 17 octobre 1961 est un symbole douloureux d’une France qui peinait à admettre les réalités de la guerre d’Algérie et les violences commises au nom de l’ordre public. Alors que l’État tarde à reconnaître pleinement ces événements comme un crime d’État, l’ouverture des archives et les travaux d’historiens permettent de faire la lumière sur cette répression. Reste à savoir si cette reconnaissance pourra un jour être actée par les plus hautes autorités du pays.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Tzzb1Ke43N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/05/france-algerie-laborieuse-reconciliation-des-memoires-video/">France-Algérie : laborieuse réconciliation des mémoires (vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France-Algérie : laborieuse réconciliation des mémoires (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/05/france-algerie-laborieuse-reconciliation-des-memoires-video/embed/#?secret=TL0SpTkgZR#?secret=Tzzb1Ke43N" data-secret="Tzzb1Ke43N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="n7mSbWvXDw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/27/france-algerie-memoires-incandescentes/">France-Algérie : Mémoires incandescentes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France-Algérie : Mémoires incandescentes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/27/france-algerie-memoires-incandescentes/embed/#?secret=doQMIpnw3C#?secret=n7mSbWvXDw" data-secret="n7mSbWvXDw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/17/17-octobre-1961-une-repression-sanglante-toujours-occultee/">17 octobre 1961 : une répression sanglante toujours occultée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Algérie : ne pas insulter l’avenir !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/19/tunisie-algerie-ne-pas-insulter-lavenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Aug 2024 07:14:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des voix en Algérie parlent de la Tunisie comme d'une possible wilaya algérienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/19/tunisie-algerie-ne-pas-insulter-lavenir/">Tunisie &#8211; Algérie : ne pas insulter l’avenir !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il est tout simplement humiliant et révoltant d’entendre des voix algériennes, heureusement minoritaires, parler de la Tunisie en tant qu’État failli qui dépend de l’Algérie pour se nourrir et que la solution serait pour l’Algérie d’absorber la Tunisie et d’en faire une wilaya algérienne.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-13794145"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
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<p>A nos frères et voisins algériens de réaliser que la fierté et l’orgueil nationaux ne sont pas l’apanage exclusif du peuple algérien et que le peuple tunisien, avec sa vieille et riche histoire marquée par des époques de repli et de renaissance, n’accepte pas ce genre de langage et cette <em>hogra</em> que certains se croient permis. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>L’histoire est pleine de rebondissements et nul n’est en droit d’insulter l’avenir et de se laisser tenter par la suffisance et la condescendance.</p>



<p>Si les plus grands désastres historiques de Zama au Bardo nous sont venus de la frontière occidentale, nos frères et voisins algériens feraient bien de méditer les péripéties de l’histoire moderne et le contournement de la ligne électrifiée Morris, construite en vain par les colons français pour freiner les incursions armées du FLN à partir de la Tunisie.</p>



<p>Seule la bonne volonté et le respect mutuel entre les peuples voisins sont en mesure de garantir la sécurité et la stabilité régionales car le monde, surtout en ces temps troubles, ne manque pas de régimes expansionnistes avec des ambitions territoriales et que chaque expansionniste peut être confronté à plus expansionniste que soi.</p>



<p>Alors que les plaques tectoniques géostratégiques bougent dans notre région, la sagesse dicterait que nos frères algériens fassent taire ces voix qui pêchent en eau trouble et portent atteinte aux liens fraternels et de solidarité de destin entre les deux peuples voisins dans le cadre de la préservation de la fierté et de l’honneur réciproques. </p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eHwDNruMCX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/12/pour-briser-lisolement-regional-lalgerie-resserre-ses-liens-avec-la-tunisie-et-la-libye/">Pour briser l’isolement régional, l’Algérie resserre ses liens avec la Tunisie et la Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour briser l’isolement régional, l’Algérie resserre ses liens avec la Tunisie et la Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/12/pour-briser-lisolement-regional-lalgerie-resserre-ses-liens-avec-la-tunisie-et-la-libye/embed/#?secret=AfYcoU5MBr#?secret=eHwDNruMCX" data-secret="eHwDNruMCX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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