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	<title>Archives des flux migratoire - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des flux migratoire - Kapitalis</title>
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		<title>Pour le Premier ministre espagnol, l’immigration est «synonyme de richesse»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Oct 2024 10:20:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez multiplie les déclarations engagées en faveur des immigrés, qu'il considère comme une chance pour son pays.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/pour-le-premier-ministre-espagnol-limmigration-est-synonyme-de-richesse/">Pour le Premier ministre espagnol, l’immigration est «synonyme de richesse»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>L’Espagne est en passe de devenir la conscience d’une Europe qui sombre dans l’extrémisme et l’intolérance. Ses positions, notamment sur la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/21/lespagne-en-appelle-a-la-conscience-dune-europe-indifferente-aux-souffrances-des-palestiniens/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">guerre à Gaza</a> et, plus récemment, sur l’immigration se distinguent clairement de celles de la plupart des autres Etats européens gouvernés, directement ou indirectement, par des partis d’extrême droite fascisants. </em></strong></p>



<span id="more-14223871"></span>



<p>Lors d’un récent discours au Parlement, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a fait des déclarations offensives et engagées en faveur des immigrés. Il est allé jusqu’à vanter les bénéfices de l’immigration dans une Espagne vieillissante en manque de main-d’œuvre, déconstruisant ainsi les discours de <em>«haine»</em> véhiculés pas l’extrême droite. Des propos à contre-courant de ceux de la plupart de ses homologues européens, qui choisissent de durcir leur politique migratoire.</p>



<p><em>«L’Espagne doit choisir entre être un pays ouvert et prospère ou un pays pauvre et fermé»</em>. Cette phrase a été prononcée mercredi 9 octobre au Parlement espagnol par le jeune chef de gouvernement espagnol.</p>



<p>L’Espagne, pays avec une population vieillissante et un taux de natalité le plus bas de l’Union européenne (UE), a besoin des immigrés pour développer son économie et maintenir son système social. En mai dernier, l’OCDE a d’ailleurs désigné le pays comme celui qui connait la croissance la plus rapide de l’UE, notamment grâce à l’immigration.</p>



<p><strong>«Nous, les Espagnols, sommes les enfants de l’émigration»</strong></p>



<p><em>«Plus de la moitié des entreprises espagnoles ont des problèmes pour répondre à leurs besoins en main-d&rsquo;œuvre»</em>, a souligné Pedro Sánchez. «Nous avons des personnes âgées qui ont besoin d’une aide-soignante et qui n’en trouvent pas. Des entreprises qui recherchent des programmeurs, des techniciens, des maçons et qui n’en trouvent pas. Des écoles rurales qui ont besoin d’enfants pour ne pas devoir fermer leurs portes», a-t-il ajouté. Et d’insister : <em>«L’immigration est synonyme de richesse. Sans elle, nous perdrions 30 millions de personnes en âge de travailler dans les années à venir en Europe (…) L’immigration n’est pas seulement une question d’humanité, elle est aussi nécessaire pour notre économie et notre prospérité»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">94% des immigrés viennent de manière légale en Espagne</h2>



<p>Le Premier ministre a aussi mis en avant le passé migratoire de son pays, lorsque deux millions d’Espagnols ont fuient le régime franquiste. <em>«Nous devons nous souvenir des odyssées de nos mères et de nos pères, de nos grands-pères et de nos grand-mères en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Europe. Et comprendre que notre devoir aujourd’hui, surtout maintenant, est d’être cette société accueillante, tolérante et solidaire qu’ils auraient aimé trouver»</em>, a-t-il encore déclaré. <em>«Nous, les Espagnols, sommes les enfants de l’émigration. Nous n’allons pas être les parents de la xénophobie»</em>, a martelé Sánchez. <em>«Le flux migratoire </em>[est] <em>diversifié </em>[et] <em>ne ressemble en rien à l’image </em>[propagée]<em> par l’extrême droite»</em>, a-t-il enchaîné. Et son discours est d’autant plus crédible et convaincant qu’au cours de la dernière décennie, 94% des personnes venues en Espagne l’ont fait de manière régulière, dont seulement 20% sont originaires d’Afrique, contrairement aux mensonges propagées par les partis d’extrême-droite européens.</p>



<p>Par ailleurs, contrairement aux idées souvent véhiculées, les immigrés ne profitent pas du système espagnol. Pour preuve selon le Premier ministre, les étrangers <em>«versent 10% de leurs revenus à la Sécurité sociale. Et ils utilisent les services publics et les prestations sociales 40% de moins que ceux nés en Espagne»</em>.</p>



<p>Ils ne sont pas non plus des délinquants en puissance. <em>«Les immigrés commettent-ils des crimes ? Bien sûr. Mais si l’on analyse les données par âge et revenu, le taux est le même que celui des Espagnols. Parce que les étrangers ne sont ni pires ni meilleurs que nous, ils sont les mêmes»</em>, explique Sánchez.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Accueil-de-migrants-aux-Canaries-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-14223913" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Accueil-de-migrants-aux-Canaries-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Accueil-de-migrants-aux-Canaries-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Accueil-de-migrants-aux-Canaries-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Accueil-de-migrants-aux-Canaries-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Accueil-de-migrants-aux-Canaries-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Accueil-de-migrants-aux-Canaries-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Accueil-de-migrants-aux-Canaries.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Du 1er janvier au 30 septembre, plus de 30 000 personnes ont débarqué aux Canaries, contre près de 15 000 à la même période de 2023, selon <a href="https://www.interior.gob.es/opencms/export/sites/default/.galleries/galeria-de-prensa/documentos-y-multimedia/balances-e-informes/2024/18_informe_quincenal_acumulado_01-01_al_30-09-2024.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les chiffres du ministère espagnol de l’Intérieur</a>. Soit une hausse de 105%.</em> <em>Pour le Premier ministre espagnol,  ce n&rsquo;est pas une catastrophe mais une chance pour son pays.  </em></figcaption></figure></div>


<p>Au Parlement, le Premier ministre a dévoilé les bases d’un <em>«plan national de coexistence et d’intégration interculturelle qui disposera de ressources pour promouvoir l&rsquo;intégration des étrangers dans la société et faciliter leur intégration dans des domaines tels que le travail, l&rsquo;éducation et le social».</em></p>



<p>Parmi les mesures annoncées, une modification de la loi immigration pour favoriser l’accélération des processus d’embauche des travailleurs migrants et faciliter leur régularisation. Le Premier ministre veut aussi mettre en œuvre une série de réformes pour permettre <em>«une migration légale, sûre et ordonnée»</em>.</p>



<p>Le réseau d’accueil va par ailleurs être renforcé&nbsp;: 6&nbsp;000 places supplémentaires dans les centres d’hébergement vont être créées dans les prochains mois pour prendre en charge les nouveaux arrivants.</p>



<p>Les propos du Premier ministre espagnol devant le Parlement détonnent dans une Europe confrontée à une poussée des mouvements nationalistes. Les principaux pays européens ont multiplié ces dernières années les mesures pour tenter d&rsquo;endiguer l’immigration irrégulière, à l’instar de l&rsquo;Italie, de la Grèce ou encore de la France. Mais le cas le plus emblématique est celui de l’Allemagne qui avait ouvert ses portes à un million de Syriens en 2015, et qui a décidé en septembre dernier&nbsp;de rétablir les contrôles à ses frontières.</p>



<p><em>«Tout au long de l’histoire, l’immigration a été l’un des grands moteurs du développement des nations, tandis que la haine et la xénophobie ont été – et continuent d’être – les plus grands destructeurs des nations. La clé est de bien la gérer»</em>, a insisté Pedro Sánchez devant le Parlement.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec agences). </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="m2QvfvYKJm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/21/lespagne-en-appelle-a-la-conscience-dune-europe-indifferente-aux-souffrances-des-palestiniens/">L’Espagne en appelle à la conscience d’une Europe indifférente aux souffrances des Palestiniens  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Espagne en appelle à la conscience d’une Europe indifférente aux souffrances des Palestiniens   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/21/lespagne-en-appelle-a-la-conscience-dune-europe-indifferente-aux-souffrances-des-palestiniens/embed/#?secret=Pz1T4ziJge#?secret=m2QvfvYKJm" data-secret="m2QvfvYKJm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’Europe en position de redevable : Entre récession, sécession et scission</title>
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		<pubDate>Thu, 07 May 2020 10:22:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La problématique des migrants frappant aux portes de l’Europe et celle de la pandémie du coronavirus (Covid-19) venu de Wuhan font vaciller une Union européenne (UE) qui va en ressentir de manière imminente de préjudiciables contrecoups économiques et politiques. Cet ensemble en voie de dislocation doit réagir rapidement et se déployer autrement… Par Jean-Guillaume Lozato...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Europe-Corona-Migrants.jpg" alt="" class="wp-image-297846"/></figure>



<p><strong><em>La problématique des migrants frappant aux portes de l’Europe et celle de la pandémie du coronavirus (Covid-19) venu de Wuhan font vaciller une Union européenne (UE) qui va en ressentir de manière imminente de préjudiciables contrecoups économiques et politiques. Cet ensemble en voie de dislocation doit réagir rapidement et se déployer autrement…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-297840"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Jean-Guillaume-Lozato-1.jpg" alt="" class="wp-image-241349"/></figure></div>



<p>Imprévisible. Une crise se superpose à une autre. De celles des subprimes en 2008 à celle du coronavirus, cette année 2020. De monstre en monstre mutant. De Terminator à Terminator II, en quelque sorte, tant l&rsquo;affaire du Covid-19 semble posséder des compétences de nuisance sur plusieurs tableaux et avec une intensité des plus vives.</p>



<p>Sur la scène européenne, deux ténors se répondent pour un échange qui n&rsquo;a rien d’une opérette légère : l’Italie avec Salvini et la Turquie avec Erdogan. Un cri en deux exemplaires séparés – sans se présenter de façon totalement disharmonieuse – qui ne se résume pas au simple exercice de vocalise.<br>Italie. Turquie. Mélangez bien les ingrédients. Vous obtiendrez un cocktail intéressant, dis-homogène de prime abord. Au point de peu susciter l&rsquo;intérêt, général ou gouvernemental.</p>



<p>L&rsquo;interface méditerranéenne se présente à nouveau comme un terrain polémique avec deux phénomènes de grande ampleur. Le premier a trait à l&rsquo;émigration, à l&rsquo;exil. Le second à l’arrivée du coronavirus.</p>



<p>Dans ce contexte extrêmement tendu, quel serait exactement la position des hautes instances européennes vis-à-vis des deux nations ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Catastrophe épidémique et problème du flux migratoire</h3>



<p>La gestion des migrants constitue déjà un tout premier aspect du dossier relationnel. Cet aspect sera renforcé par l&rsquo;analyse des évolutions diplomatiques autour du contexte brûlant du coronavirus propagé à partir de la Chine.</p>



<p>De récentes saillies verbales nous sont parvenues en provenance du quartier général de l&rsquo;ancien Empire Romain et depuis l’Ancien Empire Ottoman. La première salve, envoyée par Matteo Salvini, se manifeste ainsi : <em>«Que toute l’Europe devienne une zone rouge»</em>. La seconde est l’œuvre de Recep Tayyip Erdogan : <em>«Hé la Grèce ! […] Laisse-les aller dans d’autres pays européens»</em>. La première phrase à propos de la catastrophe épidémique. La seconde étant liée au problème du flux migratoire.</p>



<p>Ces souhaits, ces injonctions sont prononcées non pas directement par rapport à la politique intérieure de leurs auteurs, mais vers l’étranger. Cette tribune élargie se fait l’écho des frustrations qui animent les deux personnalités politiques clivantes. Et par là ceci met évidemment en difficulté une UE aux prises avec des ennuis majeurs économiquement, politiquement, sanitairement.</p>



<p>Bien sûr, le tout premier sujet sur lequel il est dangereux de s’entretenir est la question migratoire. En effet, chronologiquement, les négociations autour des afflux de migrants ont été parsemées de dénégations, tergiversations pathétiques indignes d’un siècle que l’on imaginait avancé.</p>



<p>Dans ce cas, c’est l&rsquo;Espagne et l’Italie qui se sont retrouvées concernées les premières, particulièrement depuis le Printemps Arabe. Phénomène amplifié par la situation géographique plaçant les deux nations comme un pont idéal de la Méditerranée à des contrées comme la France, l’Allemagne, l’Angleterre.</p>



<p>Avec une position d’interlocutrice de l’émigration renforcée encore plus pour l’Italie, l’île de Lampedusa ayant été l’objet de la majorité des convoitises transitionnelles, de par sa proximité avec la Tunisie et la Libye. Puis, le deuxième axe de cheminement migratoire a été matérialisé par la Turquie, frontalière de la Syrie, de l’Irak.</p>



<h3 class="wp-block-heading">C’est presque un état de guerre bactériologique</h3>



<p>Dans l’ensemble, en observant ces deux cas de figures, une unité de traitement de la part de l’UE nous apparaît : le pourrissement de la situation au détriment des deux Etats susnommés gérant eux-mêmes une situation aussi pesante que complexe. Effectivement, gestion des arrivants, déploiement de moyens humanitaires, installation d’une logistique, tout cela concoure à une pression constante. Sans compter le fait de patrouiller pour les Italiens et l’activité militaire intense pour les Turcs.</p>



<p>Par conséquent, les Turcs et les Italiens sont devenus malgré eux les gardes frontières d’une UE paraissant distante, voire ingrate (l’épisode de Bardonecchia par exemple; le manque de démonstration envers les efforts turcs pour contenir les Syriens en transit).</p>



<p>La porosité frontalière de l’UE a été tout dernièrement mise à l’épreuve sur le plan immatériel cette fois-ci. Avec l’apparition du coronavirus, c’est presque un état de guerre bactériologique qui s’est instauré pour le plus grand inconfort de toutes et de tous.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une nouvelle délimitation séparant l’Italie du reste de l’Europe</h3>



<p>Le pays du <em>«Bel Canto» </em>est en train de jouer la mélodie bien dramatique du désespoir face à un amoncellement de victimes du Covid-19. Par voie de conséquence, le nombre de dépistés mais aussi de décès est allé crescendo. À tel point que le nord, complètement condamné à l’isolement, a vu son traitement par les autorités italiennes étendu dorénavant à l’ensemble de la péninsule. Une quarantaine aux allures de couvre-feu qui n’a rien à voir avec un paisible entracte.</p>



<p>Ensuite, une autre chose se présente comme vraiment préjudiciable. Il s’agit de l’attitude de l’UE, qui n’a pas réagi avec la plus grande immédiateté. Malgré les mises en garde transalpines. En ce sens, officialiser un partage des fautes de manière équitable est loin d’être aisé; tout comme il est compliqué de porter un jugement impartial selon que l’on se place d’un côté ou de l’autre des frontières.</p>



<p>En outre, il est apparu à nos esprits comme l’établissement d’une nouvelle délimitation séparant la nation italienne du reste de l’Europe. Ce qui tombe à merveille puisqu’en italien frontière se traduit par <em>«confine»</em>, lequel mot se caractérisant par un air de famille saisissant avec <em>«confinement».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">L’Union européenne en position de redevable envers l’Italie et la Turquie</h3>



<p>On a beaucoup parlé de la faculté d’impact d’une récession ou d’une mise à l’arrêt de l’économie chinoise, en s’exprimant autour d’expressions telles que <em>«usine du monde» </em>ou <em>«atelier du monde»</em>, de l’effet domino qu’elle est en mesure de produire en raison de chiffres impressionnants. Par là, on a facilement passé sous silence l’influence de la santé économique et financière de l’Italie sur le Vieux Continent. En parallèle, on peut en juger par l’attitude des autorités européennes s’égarant lors de réunions hors-sujet. De l’inconscience pure.</p>



<p>L’Europe est en position de redevable à bien des égards, à des degrés divers, envers l’Italie et la Turquie.</p>



<p>Crise humanitaire et crise sanitaire sont en train de se superposer. La problématique des migrants et la problématique du virus venu de Wuhan font vaciller une UE qui va en ressentir de manière imminente de préjudiciables contrecoups économiques. Le nord de l’Italie pèse énormément sur le PIB national mais également sur la balance des échanges en Europe, de par l’intensité de son tissu industriel. L’Italie détient une dette extérieure de 134 milliards et l’effet de contagion pourrait se produire y compris dans ce domaine. Négliger la Turquie constitue aussi une erreur pas seulement sur le seul plan diplomatique.</p>



<p>Dans le même temps, les partenariats avec la Chine sont susceptibles d’évoluer de la contraction vers l’arrêt puis par la déviation, sans forcément déboucher sur une reprise.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une réorientation du marché vers les pays émergents d’Afrique</h3>



<p>Une réorientation du marché est envisageable. Une voie nouvelle pourrait dès lors se créer en privilégiant l’écologie et une politique linguistique précise.</p>



<p>La Chine est un horizon éloigné, ce qui ajoute à l’opacité ambiante. Réduire les distances permet de mieux reconsidérer l’environnement. Par exemple avec des contacts renforcés entre Europe et Afrique. De plus la langue française est pratiquée régulièrement en Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie) ainsi qu’en Afrique subsaharienne. L’anglais aussi (Égypte, Nigeria, Zimbabwe, Ghana, une partie du Cameroun…). Linguistiquement, l’espagnol servirait à renforcer le tremplin avec l’Amérique Latine. Le tout en considérant que la main d’œuvre des pays émergents est de plus en plus qualifiée tout en demeurant peu coûteuse pour le moment.</p>



<p>L’Europe de Schengen, Maastricht, de Bruxelles, Strasbourg et Francfort se doit de réagir au plus vite. Après avoir malmené l’Italie et la Turquie, alors que les Italiens ont participé activement à la construction européenne et que les Turcs siègent à l’Otan. Il en va de la survie d’une Europe en voie de dislocation. Cette Europe à vingt-sept fragilisée par le Brexit et dont la symphonie s’est muée en cacophonie.</p>



<p><em>* Enseignant en langue et civilisation italiennes auprès de l&rsquo;ENSG et de l&rsquo;UPEMLV, auteur de recherches universitaires sur le football italien comme phénomène de société.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur dans Kapitalis : </h3>



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