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	<title>Archives des François Civil - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des François Civil - Kapitalis</title>
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		<title> ‘‘L’Amour ouf’’ &#124; Une épopée amoureuse sur fond de violence</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 08:01:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘L’Amour Ouf’’  n’est pas un pur chef-d’œuvre, certes, il n’en reste pas moins que c’est une véritable ode à l’amour, notamment au premier.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/17/lamour-ouf-une-epopee-amoureuse-sur-fond-de-violence/"> ‘‘L’Amour ouf’’ | Une épopée amoureuse sur fond de violence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>‘‘L’Amour ouf’’<em>, le nouveau film de Gilles Lellouche dont tout le monde parle, mérite d’être vu. C’est un bon moment de cinéma. Pourtant, il reprend les codes classiques de la comédie romantique.</em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri</strong></p>



<span id="more-15565069"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure></div>


<p>L’histoire du film, archi-rebattue au cinéma, peut susciter en nous quelques doutes au premier abord. C’est l’histoire de deux adolescents qui tombent éperdument amoureux l’un de l’autre. Clotaire, un bad boy oisif, qui s’adonne à la petite délinquance avant de s’introduire petit à petit dans le monde du crime, gagne le cœur de Jacqueline, une lycéenne d’un niveau social un peu plus élevé, orpheline de mère et élevée par un père aimant; c’est une fille studieuse, mais au caractère bien trempé et à la verve mordante.</p>



<p><em>‘‘L’Amour ouf’’</em> est un film vivant, très généreux, empli de passion et qui transpire l’amour que porte le réalisateur – et ceux qui ont contribué de façon créatrice et significative à la réalisation de ce film – pour le cinéma. Il est visuellement très intéressant. En effet, la recherche esthétique y est très travaillée et constante, la photographie y est particulièrement impressionnante; on a l’impression que le réalisateur essaie de rendre chaque plan du film inoubliable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Atmosphère très années 1980-1990</h2>



<p>La reconstitution des années 1980 et 1990 et délicieusement réussie à travers la pellicule qui respire ces années-là par tous ses pores, et plus précisément à travers la chorégraphie amoureuse, onirique et magnifique, qui symbolise la pureté et l’innocence de l’amour de Clotaire et Jacqueline, sur la chanson <em>‘‘A forest’’</em> des Cure. Il y a aussi la journée d’école buissonnière rythmée par <em>‘‘Eyes without a face</em> de Billy Idol, mais aussi la version originale de <em>‘‘Nothing&nbsp; Compares 2 </em><em>𝑈</em><em> ’’</em>de Prince, une chanson scrupuleusement enregistrée par Clotaire dans une cassette audio pour sa bien-aimée. Bref, la superbe bande-son enveloppe l’intrigue d’une atmosphère très années 1980-1990, donc d’une sorte de nostalgie à laquelle bon nombre de quadragénaires et quinquagénaires se sentiront profondément attachés.</p>



<p>Par-delà la réalisation très soignée, la restitution de l’atmosphère des années 1980 et 1990 qui est indéniablement réussie et la virtuosité de la mise en scène, ce long-métrage survolté est servi par un casting de haute volée. Les quatre acteurs qui interprètent Clotaire et Jacqueline ont mis beaucoup d’intensité dans leur jeu, sans jamais verser dans le surjeu.</p>



<p>Dans la deuxième partie du film, faisant montre du remarquable talent qui leur est reconnu à raison et d’une prestation qui révèle beaucoup d’expérience et de professionnalisme, François Civil et Adèle Exarchopoulos étaient dans le ton juste d’un plan à l’autre.</p>



<p>Les jeunes acteurs qui ont incarné les personnages de Clotaire et Jacqueline dans leur adolescence, en l’occurrence Malik Frikah et Mallory Wanecque, sont époustouflants; ils ont crevé l’écran. Il me semble qu’il serait de bon aloi d’affirmer que ces deux jeunes révélations ont fini par faire de l’ombre aux deux vedettes françaises suscitées. D’aucuns estimeront que les jeunes versions sont meilleures que celles de leurs aînés. Quoi qu’il en soit, une mention spéciale mérite d’être accordée à Malik Frikah, un acteur de moins de 20 ans, et dont la performance est tout bonnement stupéfiante, aussi bien dans les moments durs du film que dans les scènes idylliques.</p>



<p>En outre, ce qui fait sans conteste la force de ce film, ce sont les rôles secondaires. Les plus touchants restent, sans l’ombre d’un doute, Élodie Bouchez et Alain Chabat, parfaits dans leur rôle de parents aimants et inquiets. J’ai toujours trouvé Alain Chabat imbuvable, antipathique, mais, dans ce film, il s’en sort admirablement bien, d’autant plus que son rôle exige une sensibilité particulière puisqu’il campe le personnage d’un veuf qui élève seul sa fille. Même dépassé par les événements, il tente d’offrir à Jacqueline la meilleure éducation et de la protéger contre vents et marées. Alain Chabat démontre, dans ce film, qu’il est capable d’endosser des rôles plus graves, plus dramatiques que son répertoire comique habituel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une véritable ode à l’amour</h2>



<p>D’autres acteurs ont également offert une performance intense, captivante, avec des émotions communicatives. C’est le cas de Vincent Lacoste, un acteur auquel je n’accordais aucune importance et qui joue un rôle à contre-emploi : celui d’un cadre plutôt arrogant, habitué à une existence bourgeoisement rangée et qui est épris de son épouse. On appréciera la métamorphose du personnage de Jeffrey à la fin du film, mû par un sentiment de jalousie et de dépit bien naturel dans sa situation. La performance de Vincent Lacoste ne nous laisse pas insensible ; c’est l’une des meilleures du film. D’autres acteurs ont réalisé une performance respectable en jouant les seconds rôles en peu en retrait. Karim Leklou, l’acteur qui joue le rôle du père de Clotaire dans la première partie du film, un père prolo un peu brutal, et Benoît Poelvoorde, alias La Brosse, chef d’un groupe de braqueurs, n’ont pas du tout démérité.</p>



<p>Cependant, le film pèche par la pauvreté de ses dialogues, les clichés qu’il véhicule, quelques incohérences et un scénario qui manque de relief. Les maladresses s’accumulent dans la deuxième partie du film. La fin, quant à elle, est peu crédible et laisse à désirer. En effet, elle semble bâclée et expédiée à l’emporte-pièce, comme si le réalisateur et son équipe de scénaristes étaient à bout de souffle. La fin altère la qualité de l’œuvre, hélas ! Gilles Lellouche et son équipe auraient pu donner le clap de la fin après la scène de la cabine téléphonique car les vingt dernières minutes manquaient de consistance, de réalisme et de profondeur.</p>



<p><em>‘‘L’Amour Ouf’’ &nbsp;</em>n’est pas un pur chef-d’œuvre, certes, il n’en reste pas moins que c’est une véritable ode à l’amour, notamment au premier. C’est une fresque française, une épopée amoureuse sur fond de violence. Il faut dire que ce film marie admirablement bien la comédie romantique et la violence effrénée qui n’est autre chose que la violence de la vie. En fait, c’est un maelstrom lyrique d’amour, de violence et de nostalgie. <em>‘‘L’Amour Ouf’’</em> est l’histoire d’un amour viscéral qui dépasse les classes sociales, mais aussi les frontières du temps et de l’espace.</p>
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		<title> »Celle que vous croyez » de Safy Nebbou : la passion compromise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Mar 2023 06:43:24 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Camille Laurens]]></category>
		<category><![CDATA[𝐶𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑐𝑟𝑜𝑦𝑒𝑧]]></category>
		<category><![CDATA[François Civil]]></category>
		<category><![CDATA[Juliette Binoche]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
		<category><![CDATA[Safy Nebbou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘𝐶𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑐𝑟𝑜𝑦𝑒𝑧’’ de  Safy Nebbou raconte une histoire très moderne à laquelle beaucoup d’hommes, et surtout de femmes, pourraient s’identifier.</p>
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<p><strong><em>Comme pour oublier les ravages impitoyables du temps, bon nombre de personnes âgées de plus de 50 ans s’engagent dans des histoires d’amour avec l’élan d’une jeunesse retrouvée. Mais, hélas !, il s’agit d’une jeunesse ressuscitée qui hante des corps aux prises avec les ravages impitoyables du temps.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Sadok Lejri</strong> *</p>



<span id="more-7132047"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure></div>


<p>Je viens de regarder un beau film français ‘‘𝐶𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑐𝑟𝑜𝑦𝑒𝑧’’. Ce long-métrage qui date de 2019 est tiré d’un roman de Camille Laurens et réalisé par Safy Nebbou. C’est une histoire très moderne à laquelle beaucoup d’hommes, et surtout de femmes, pourraient s’identifier.</p>



<p>Claire (Juliette Binoche), prof de lettres à l’université, est une quinquagénaire qui élève seule ses deux enfants. Elle a un amant, Ludo, un trentenaire qui ne la voit que pour se vider les ouilles. L’on ne tardera pas à comprendre que, derrière cette relation basée sur le sexe, se cache une réelle insatisfaction, une misère affective et sentimentale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le subterfuge de Claire</h2>



<p>Claire réclame de Ludovic plus de présence et d’attention, mais ce dernier se fiche éperdument de ses aspirations sentimentales et de ses desiderata. Afin d’épier Ludo et de se rapprocher davantage de lui, elle décide de créer un faux-profil sur Facebook et envoie une invitation à son meilleur ami : Alex (François Civil). Au début, ils s’échangent quelques messages. Ensuite, leur relation évolue progressivement, ils enchaînent les flirts et s’engagent dans de longues conversations téléphoniques. L’ami de Ludo s’amourache de Clara qui n’est autre que l’identité fictive créée par Claire. Il est fasciné par sa voix, ses messages et les (fausses) photos affriolantes qu’elle lui envoie. De son côté, Claire s’éprend d’Alex. Naît alors une passion commune, mais compromise d’emblée par le subterfuge de Claire.</p>



<p>Le rythme et la narration sont fluides et bien pensés. Dans une réflexion profonde sur la psychologie de la protagoniste du film, qui, sous certains rapports, apparaît comme un peu plus complexe qu’on ne l’avait imaginé d’abord, Safy Nebbou nous immerge dans l’univers de Claire. On fait preuve d’empathie envers elle, au point de ne pas lui en vouloir d’être à l’origine de cette spirale remplie de manipulations et d’affabulations, et on se demande comment finira cette histoire qui est partie d’un gros mensonge et d’une usurpation d’identité.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7c8VYCgtDB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/gros-plan-%f0%9d%90%bf%f0%9d%90%b4%f0%9d%91%9f%f0%9d%91%9a%f0%9d%91%92%f0%9d%91%92-%f0%9d%91%91%f0%9d%91%92%f0%9d%91%a0-%f0%9d%91%9c%f0%9d%91%9a%f0%9d%91%8f/">Gros plan : ‘‘𝐿&rsquo;𝐴𝑟𝑚𝑒́𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒𝑠’’ ou le chant des résistants</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gros plan : ‘‘𝐿&rsquo;𝐴𝑟𝑚𝑒́𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒𝑠’’ ou le chant des résistants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/gros-plan-%f0%9d%90%bf%f0%9d%90%b4%f0%9d%91%9f%f0%9d%91%9a%f0%9d%91%92%f0%9d%91%92-%f0%9d%91%91%f0%9d%91%92%f0%9d%91%a0-%f0%9d%91%9c%f0%9d%91%9a%f0%9d%91%8f/embed/#?secret=stXTgRALJ5#?secret=7c8VYCgtDB" data-secret="7c8VYCgtDB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En regardant ‘‘𝐶𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑐𝑟𝑜𝑦𝑒𝑧’’, l’on ne peut qu’admirer la performance de Juliette Binoche, une grande actrice qui prête ses traits à une femme qui se prend au jeu d’un amour quasi-impossible. Claire, au fond, est ravagée par le doute; elle sait que cette histoire est vouée à l’échec. Mais, malgré cela, elle se laisse transporter par ses sentiments et rêve d’un amour avec le jeune Alex. Ce rôle met en honneur toute l&rsquo;expérience que Juliette Binoche a accumulée depuis ‘‘𝐽𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑎𝑙𝑢𝑒, 𝑀𝑎𝑟𝑖𝑒’’ de Godard. C’est un film qui nous permet d’apprécier toute l’étendue de son talent, d’autant plus que la caméra est souvent fixée sur son visage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le refus de vieillir</h2>



<p>En effet, le travail accompli par le réalisateur sur le visage de l’actrice est très subtil et digne d’admiration. Grâce à la caméra de Safy Nebbou et au jeu de Juliette Binoche, le spectateur peut se demander s’il s’agit d’une seule et même personne. En effet, l’actrice y apparaît tantôt en femme désabusée, découragée, qui se laisse vieillir, avançant péniblement dans la vie et marquée par les effets de l’âge, tantôt en femme amoureuse et rajeunie par l’amour, avec un visage tout frais et radieux, au point de le rapprocher de Clara, la vingtenaire qu’elle prétend être sur Facebook. Par-delà l’interprétation magistrale de Juliette Binoche, l’on ne peut que saluer son courage pour avoir pris le risque de malmener sa propre image dans ce film.</p>



<p>‘‘𝐶𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑐𝑟𝑜𝑦𝑒𝑧’’ nous pousse à nous interroger plus en profondeur sur des thèmes d’actualité et que l’on pourrait qualifier d’universels : la jeunesse perdue, le refus de vieillir, les traces inéluctables de l’âge, la peur de la solitude, les ravages de Facebook à l’ère des réseaux sociaux, ou plutôt les rencontres virtuelles d’apparence anodines et puériles et leurs conséquences, l&#8217;emprise amoureuse que peuvent exercer les jeunes sur leurs aînés&#8230; Bref, l’histoire de ce film est bien ancrée dans notre époque. Sous ses airs bourgeois et nombrilistes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xPrT9JT2IU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/10/un-oeil-indiscret-thriller-erotique-bresilien-americanise/">‘‘Un œil indiscret’’ : thriller érotique brésilien américanisé   </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Un œil indiscret’’ : thriller érotique brésilien américanisé    » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/10/un-oeil-indiscret-thriller-erotique-bresilien-americanise/embed/#?secret=ndTh6EHSjz#?secret=xPrT9JT2IU" data-secret="xPrT9JT2IU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p><em>&nbsp;‘‘</em>𝐶𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑐𝑟𝑜𝑦𝑒𝑧’’ est à même de susciter des débats intéressants – dans les cinéclubs, par exemple – et nous amène à soulever des questions d’ordre philosophique et existentiel.</p>



<p>Chaque jour, un peu partout dans le monde, des gens d’un âge mûr envoient des smileys un peu ridicules et s’adonnent à des excitations puériles derrière leur écran. Certains pensent avoir trouvé le Grand Amour, tandis que d’autres veulent se rassurer quant à leur capacité de plaire et de séduire. Cette œuvre nous montre que les réseaux sociaux donnent aux gens l’impression de retrouver une seconde jeunesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les ravages impitoyables du temps</h2>



<p>Comme pour oublier les ravages impitoyables du temps, bon nombre de personnes âgées de plus de 50 ans s’engagent dans des histoires d’amour avec l’élan d’une jeunesse retrouvée. Mais, hélas !, il s’agit d’une jeunesse ressuscitée qui hante des corps vieillissants.</p>



<p><em>‘‘</em>𝐶𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑐𝑟𝑜𝑦𝑒𝑧’’ nous montre aussi que l’amour virtuel nourrit souvent beaucoup d’illusions sur l’union que l’on souhaite ou envisage de réaliser avec l’amant(e) virtuel(le) et que cet amour, aussi virtuel soit-il, peut être aussi inconsistant que puissant.</p>



<p>Enfin, et à l’instar de beaucoup de films français et européens, n’ayant pu bénéficier comme <em>‘‘</em>𝑇𝑜𝑝 𝐺𝑢𝑛’’, <em>‘‘</em>𝑀𝑎𝑣𝑒𝑟𝑖𝑐𝑘 ou <em>‘‘</em>𝐴𝑠𝑡é𝑟𝑖𝑥 𝑒𝑡 𝑂𝑏é𝑙𝑖𝑥’’, ‘‘𝐿’𝐸𝑚𝑝𝑖𝑟𝑒 𝑑<em>u</em> 𝑚𝑖𝑙𝑖𝑒𝑢’’ d’une propagande commerciale et d’une avalanche publicitaire, ce film n&rsquo;a pas eu la carrière qu’il méritait. </p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/27/celle-que-vous-croyez-de-safy-nebbou-la-passion-compromise/"> »Celle que vous croyez » de Safy Nebbou : la passion compromise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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