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	<title>Archives des Frantz Fanon - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Frantz Fanon - Kapitalis</title>
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		<title>Tragédie iranienne et banalisation du mal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 07:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre à Tunis sur le thème "Ali Shariati et la résistance dans la littérature iranienne", sur fond de guerre contre l'Iran.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’occasion de International Quds Day, célébré vendredi 13 mars, la 60<sup>e</sup> édition du Forum arabe de la poésie de résistance s’est tenue les 13 et 14 mars 2026 à l’espace Yanni à Tunis, autour du thème : «Ali Shariati et la résistance dans la littérature iranienne». Dans un monde traversé par les guerres, les fractures idéologiques et l’épuisement des systèmes politiques, cette rencontre rappelle que la résistance n’est pas seulement une affaire militaire ou diplomatique. Elle est aussi une question de conscience.</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18486768"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il existe dans l’histoire des peuples des moments où quelque chose se fissure. Les institutions restent debout. Les discours continuent de circuler. Les idéologies parlent encore. Mais une fatigue s’installe dans le cœur du système. On pourrait appeler cela l’épuisement symbolique du pouvoir. Le monde contemporain en porte les signes. Les guerres se multiplient. Les sociétés se polarisent. Les peuples oscillent entre colère et lassitude.</p>



<p>Dans ce paysage incertain, la résistance change de forme. Elle cesse parfois d’être un cri collectif. Elle devient un travail intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La pensée comme résistance</h2>



<p>Dans le monde iranien, une figure intellectuelle a tenté de penser ce moment avec une intensité rare : Ali Shariati.</p>



<p>Inspiré de Frantz Fanon, de Jean-Paul Sartre et de Karl Marx, Shariati tenta une expérience intellectuelle singulière : penser la libération humaine à partir de l’intérieur de la tradition islamique. Il parlait d’un phénomène dangereux qu’il appelait l’<em>«estahmâr»</em> (un mot difficile à traduire). Ce n’est pas seulement la domination. C’est l’abrutissement des consciences.</p>



<p>Pour Shariati, un peuple peut être dominé de plusieurs façons : par la nature, lorsqu’il vit dans la peur et l’ignorance ; par d’autres hommes, lorsqu’il subit l’exploitation économique ou politique ; mais la domination la plus subtile est celle des idées figées, lorsque l’idéologie remplace la pensée, lorsque la mémoire devient rituel, lorsque la tragédie devient habitude.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le danger de l’habitude</h2>



<p>Shariati mettait souvent en garde contre un phénomène paradoxal. Le danger n’est pas seulement d’oublier une tragédie. Le danger est de s’y habituer. Il évoquait la mémoire de Karbala. Selon lui, si la tragédie se transforme en simple rituel annuel, elle perd sa force morale. Elle devient un spectacle. Et le spectacle endort les consciences. Cette intuition résonne aujourd’hui bien au-delà de l’histoire iranienne.</p>



<p>Dans un monde saturé d’images de guerre et de violence, l’humanité court un risque : celui de s’habituer au drame ou la banalisation du mal si on se refaire à Hannah Arendt.</p>



<p>Dans les périodes de tension politique, les identités deviennent rigides. Chacun se définit par un rôle : militant, moderniste, religieux, progressiste, patriote…</p>



<p>Ces identités peuvent donner un sens à l’action collective. Mais elles peuvent aussi devenir des masques psychiques. Il arrive pourtant que ces masques se fissurent lorsqu’un individu cesse un instant de défendre un rôle social. Là une parole plus simple apparaît. Une parole qui parle de fatigue, d’injustice réelle, de peur de l’avenir, de désir de dignité. Selon Carl Gustav Jung, on dirait que le <em>persona</em> se fissure. Et qu’une parole plus authentique surgit.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18486809" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Manifestation à Tunis contre la guerre en Iran.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Sociétés et révolutions</h2>



<p>Les sociétés qui ont traversé des révolutions connaissent souvent ce moment. La révolution française n’a pas seulement été un événement politique. Elle a été précédée par des décennies de pensée. Les écrits de Jean-Jacques Rousseau, de Montesquieu ou de Voltaire avaient préparé le terrain symbolique de la rupture. Les idées avaient précédé l’événement. La révolution tunisienne, elle, est née d’un geste plus spontané. Elle fut d’abord un soulèvement social. Mais après la rupture vient toujours une question plus difficile : qui pense l’après ? Les révolutions peuvent ouvrir une brèche dans l’histoire. Mais elles ne suffisent pas à produire une vision durable.</p>



<p>Lorsque les systèmes politiques se fatiguent, une autre dynamique apparaît. Les grandes structures perdent leur capacité d’inspiration. Alors les initiatives individuelles commencent à prendre la relève : un enseignant crée un espace de pensée, un écrivain redonne sens aux mots, un citoyen refuse la passivité. Ces gestes sont souvent invisibles. Mais ils constituent la matière silencieuse des transformations futures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La liberté intérieure</h2>



<p>Aujourd’hui, dans un monde traversé par les crises géopolitiques, les conflits idéologiques et l’incertitude économique, la question de la lucidité devient centrale. Car la domination ne repose pas uniquement sur la force. Elle repose souvent sur la fatigue morale des sociétés. Lorsqu’un peuple cesse de croire que le changement est possible, la domination devient presque inutile. Elle se maintient d’elle-même.</p>



<p>C’est peut-être ici que commence la véritable résistance. Non dans les slogans. Mais dans la conscience. Lorsque l’individu cesse de répéter les récits imposés. Et commence à interroger le monde avec lucidité. Car la liberté humaine n’est peut-être rien d’autre que cela : la capacité d’être le poète de sa propre existence.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi je préfère Donald Trump aux démocrates</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/pourquoi-je-prefere-donald-trump-aux-democrates/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 09:36:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sud Global]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trump ne vend pas la démocratie mais force. Il ne parle pas de droits humains mais d’intérêts. Il ne sauve pas le monde mais le domine.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"><em>Oui, le titre choque. Il est fait pour ça. Car il est temps d’arrêter de faire semblant. D’arrêter de jouer au théâtre humanitaire, pendant que les bombes tombent. D’arrêter de croire que la barbarie devient acceptable dès lors qu’elle est prononcée avec de belles phrases, de bons accents, de grandes déclarations morales.</em></h1>



<p><strong>Dr Hichem&nbsp;Ben Azouz *</strong></p>



<span id="more-18223315"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" width="765" height="888" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg" alt="" class="wp-image-17017264" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg 765w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-258x300.jpg 258w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-580x673.jpg 580w" sizes="(max-width: 765px) 100vw, 765px" /></figure>
</div>


<p>Cette «<em>Chronique d’un Empire qui a enfin cessé de mentir»</em> ne défend pas Trump. Elle accuse l’illusion démocrate et occidentale. Celle qui anesthésie les consciences depuis des décennies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gaza : le moment où le masque tombe</h2>



<p>À Gaza, il ne reste plus rien à débattre. Plus de <em>«complexité»</em>. Plus d’<em>«équilibre»</em>. Plus de <em>«processus de paix»</em>.</p>



<p>Ces mots sont devenus des paravents. Des formules creuses répétées pour gagner du temps pendant que les corps des morts s’accumulent.</p>



<p>Il y a un peuple écrasé, massacré, affamé, déplacé, rayé méthodiquement. Un génocide filmé en direct. Compté. Documenté. Et pourtant pleinement soutenu. Soutenu par qui ? Les républicains, sans gêne, sans pudeur, sans détour. Les démocrates, avec des mots graves, des pauses étudiées, des mines attristées. Les Européens, champions du double langage, qui invoquent le droit international le matin et livrent des armes le soir.</p>



<p>À Gaza, il n’y a pas de fracture morale occidentale. Il y a un consensus impérial, solide, transversal, assumé dans les faits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les démocrates «tuent» proprement.</h2>



<p>L’histoire est claire. Les démocrates n’ont jamais été le camp de la paix. Ils sont le camp de la violence présentable, celle qui se donne bonne conscience. Sous eux : les drones sont devenus une routine administrative, les assassinats ciblés une procédure normalisée, les États détruits une <em>«transition»</em>, les morts civils des <em>«dommages collatéraux»</em>.</p>



<p>Sous Barak Obama, prix Nobel de la paix, l’exécution extrajudiciaire est devenue politique d’État. Y compris contre des citoyens américains. Mais avec des discours. Toujours des discours.</p>



<p>Les démocrates ne tuent pas moins. Ils tuent en parlant mieux. Leur crime n’est pas seulement de tuer. Il est de nommer cela civilisation, démocratie, progrès, stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump : la brutalité sans fard</h2>



<p>Trump ne vend pas la démocratie. Il vend la force. Il ne parle pas de droits humains. Il parle d’intérêts. Il ne prétend pas sauver le monde. Il annonce qu’il le domine. Et c’est précisément pour cela que je le préfère.</p>



<p>Non parce qu’il serait moral. Mais parce qu’il détruit le mensonge.</p>



<p>Avec Trump, le Sud global comprend enfin ce que les démocrates s’acharnent à dissimuler : l’Empire n’a jamais eu de valeurs, seulement des intérêts armés. Trump ne rend pas l’Empire plus violent. Il le rend lisible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux partis, un même Empire</h2>



<p>Le Parti démocrate et le Parti républicain ne sont pas des adversaires idéologiques. Ils sont deux styles de gestion du même pouvoir. L’un frappe en citant les droits humains. L’autre frappe en assumant la force brute. Mais la main qui signe les guerres est la même. Les intérêts sont les mêmes. Les morts aussi. La différence n’est pas éthique. Elle est esthétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fanon avait déjà tout dit.</h2>



<p>Frantz Fanon n’a jamais cru à l’humanisme colonial. Il savait que l’Empire parle de l’Homme pendant qu’il retire l’humanité aux colonisés. Il savait que le langage est une arme. Que la morale est un camouflage.</p>



<p>Gaza ne fait que confirmer une vérité ancienne : l’Occident ne reconnaît l’humanité que lorsqu’elle lui ressemble. Les autres sont négociables.</p>



<p>Léo Ferré l’avait dit avant tout le monde : <em>«La morale, c’est la faiblesse de la cervelle.»</em> La morale occidentale est une faiblesse armée. Un décor humanitaire pour des cimetières coloniaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Préférer la vérité à l’hypocrisie</h2>



<p>Je ne choisis pas Trump. Je refuse le mensonge démocrate et occidental. Je refuse la compassion sélective. Je refuse l’indignation programmable. Je refuse cet humanisme qui parle de paix pendant qu’il soutient un génocide.</p>



<p>Trump est obscène. Mais l’Empire qui tue en pleurant est bien plus obscène encore. S’il faut un clown brutal pour que le monde voie enfin le visage réel de l’Empire, alors oui, je préfère le bourreau sans masque au prêtre du massacre. Parce que toute décolonisation commence ainsi : nommer le crime ; brûler le langage qui le protège.</p>



<p><em>* Médecin, Johannesburg</em>.</p>
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		<title>Frantz Fanon ou quand la psychiatrie rencontre l’Histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 07:07:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Boulakirba]]></category>
		<category><![CDATA[psychiatrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘Frantz Fanon’’ d’Abdenour Zahzah retrace une étape décisive de la vie du psychiatre martiniquais en rébellion contre le système colonial français. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/19/frantz-fanon-ou-quand-la-psychiatrie-rencontre-lhistoire/">Frantz Fanon ou quand la psychiatrie rencontre l’Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Projeté depuis le 23 juillet 2025 au cinéma Variété à Marseille, ‘‘Frantz Fanon’’ d’Abdenour Zahzah retrace une étape décisive de la vie du psychiatre martiniquais, encore méconnu à l’époque, mais déjà en rébellion intérieure contre le système colonial. J’ai assisté à la séance du 16 août à 22h00, et malgré sa durée relativement courte (une heure et demie), le film impressionne par sa densité et sa profondeur.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-17285916"></span>



<p>Ce psychiatre noir né en Martinique en 1925, en somme un Français pas comme les autres, s’est allié à la cause algérienne, jusqu’à en devenir un des leaders. Choisi par les militants de l’indépendance pour devenir leur représentant à l’étranger, il meurt portant la nationalité tunisienne en décembre 1961. Ce qui pourrait ressembler à un conte, tellement la situation semble aujourd’hui étrange, s’est déroulé en partie à Tunis, où il a vécu et travaillé entre 1957 et 1961.</p>



<p>L’ouverture du film est un choc. Une femme — incarnée par Houria Behloul — est assise sur des escaliers, face à une porte condamnée. La lumière crue, presque irréelle, découpe son corps immobile. Soudain, elle se lève, hurle, frappe la porte avec une rage désespérée, avant d’être maîtrisée par deux infirmiers et entraînée vers une séance d’électrochocs. Ce plan inaugural condense l’aliénation vécue par les patients, la brutalité des pratiques psychiatriques de l’époque, mais aussi la condition coloniale elle-même : une population enfermée, réprimée, frappant à une porte que l’Histoire maintient close. Dans ce rôle, Houria Behloul ne joue pas : elle habite la patiente. Son cri devient celui d’une foule silencieuse, celui de toutes les vies niées qui réclament justice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La brutalité des pratiques psychiatriques</h2>



<p>Le choix du noir et blanc n’est pas anodin. Il inscrit le récit dans une esthétique sobre et élégante, évoque les années 1950 et confère au film une gravité documentaire. Les contrastes de lumière et d’ombre soulignent la tension dramatique et traduisent le combat intérieur de Fanon, partagé entre son rôle de médecin et son refus d’un système injuste.</p>



<p>À son arrivée à l’hôpital de Blida-Joinville, Fanon (interprété avec intensité par Alexandre Desane) découvre une institution traversée par les fractures coloniales : un pavillon pour les Français, un autre pour les <em>«musulmans»</em>. Cette ségrégation, glaçante dans un lieu censé être dédié au soin, reflète la hiérarchie coloniale dans toute sa brutalité. Le chef du pavillon musulman, campé par Omar Boulakirba, incarne cette tension entre obéissance institutionnelle et malaise moral. Lors d’une réunion marquante, un responsable lance aux médecins : <em>«Qui sait, peut-être qu’un jour cet hôpital portera le nom de l’un d’entre vous.»</em> Une phrase qui résonne aujourd’hui avec le CHU Frantz-Fanon de Blida.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17286012" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Le film met en lumière l’innovation majeure de Fanon : la psychothérapie institutionnelle. Contrairement aux pratiques centrées sur le patient isolé, cette approche explore la dynamique du groupe, les relations entre soignants et soignés, et le rôle de l’institution elle-même dans la guérison. En réorganisant les espaces, en encourageant la participation active des patients, en faisant des tensions internes des données cliniques, Fanon invente une psychiatrie profondément humaine. Dans le contexte colonial, ce geste prend une dimension politique : montrer que ségrégation et oppression sont sources de pathologies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La psychothérapie comme dynamique du groupe</h2>



<p>Abdenour Zahzah s’appuie sur les notes cliniques de Fanon et les témoignages de ses collègues pour tisser une fiction documentée. La sobriété des dialogues, la justesse des scènes, la concision des archives visent l’essentiel : la réflexion de Fanon sur la déshumanisation coloniale, qu’il résumait ainsi : <em>«L’Arabe […] vit dans un état de dépersonnalisation absolue. Le statut de l’Algérie ? Une déshumanisation systématisée.»</em></p>



<p>Certes, on peut regretter que le film hésite parfois entre documentaire et fiction, et que certaines archives auraient mérité un développement plus ample. Une durée plus longue — trois heures par exemple — aurait permis d’élargir encore la fresque. Mais ce parti pris de concision a un mérite : il maintient le spectateur au plus près de l’expérience humaine de Fanon et de ses patients, sans dispersion.</p>



<p>Frantz Fanon est un film exigeant et immersif : huis clos, interprétations puissantes, tension constante. Il n’offre ni facilité ni complaisance, mais une plongée rare dans l’histoire psychiatrique et coloniale, un portrait intime et politique d’un homme en devenir, dont la lucidité et les choix ont façonné une pensée révolutionnaire toujours actuelle.</p>



<p>Et si une image devait rester, ce serait celle d’Houria Behloul, frappant de toutes ses forces une porte fermée. Parce qu’elle condense à elle seule le cinéma de Zahzah et l’esprit de Fanon : un cri qui traverse le temps, un cri qui refuse d’être enfermé, un cri qui exige d’ouvrir les portes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S8FKJc5gex"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/un-film-sur-le-psychiatre-anticolonialiste-frantz-fanon-tourne-en-tunisie/">Un film sur le psychiatre anticolonialiste Frantz Fanon tourné en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un film sur le psychiatre anticolonialiste Frantz Fanon tourné en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/un-film-sur-le-psychiatre-anticolonialiste-frantz-fanon-tourne-en-tunisie/embed/#?secret=qImLmvmkyi#?secret=S8FKJc5gex" data-secret="S8FKJc5gex" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Tunis résiste &#124; Le cri des vivants à l’ombre de Fanon </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 11:33:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[exil]]></category>
		<category><![CDATA[Frantz Fanon]]></category>
		<category><![CDATA[frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Le Rio]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cent ans après la naissance de Frantz Fanon, la voix du médecin révolutionnaire résonne à à Tunis, à travers les récits de migrants et d’exilés. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Samedi 19 juillet 2025, la salle du cinéma Rio, au centre-ville de Tunis, vibrait d’un silence lourd de mémoire et d’espoir.&nbsp;Cent ans après la naissance de Frantz Fanon, le médecin, le penseur et le révolutionnaire, sa voix résonnait encore, vive et brûlante, à travers les récits de migrants et d’exilés.&nbsp;En même temps, des travaux de jeunes cinéastes ont été projetés dans ce cadre militant de résistance au colonialisme et au racisme. </em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi </strong><strong></strong></p>



<span id="more-17072303"></span>



<p>L’intitulé de la première rencontre, reprenant le titre d’un célèbre essai du psychiatre martiniquais, était, à lui seul, tout un programme&nbsp;: <em>«Les damnés de la terre aujourd’hui&nbsp;: expériences et résistances face au racisme anti-subsaharien»</em>. Ce n’était pas un simple hommage, mais une catharsis collective, celle des damnés de la terre, toujours debout, toujours vivants.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les histoires des migrants subsahariens, coincés dans un pays qui n’est ni chez eux ni un passage sûr, rappelaient les pages sombres de Fanon sur la colonisation : ces frontières qui ne séparent pas seulement les territoires, mais brisent les vies, les espoirs, les familles.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ces blessures ouvertes qu’on nomme frontières&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Les jeunes Tunisiens, eux, exprimaient ce même sentiment d’étouffement, ce désir brûlant de fuir, au risque de tout perdre, parce que rester, c’est mourir à petit feu.&nbsp;</p>



<p>Ces récits, imprégnés de traumas multiples, réactivent un inconscient collectif marqué par la peur et la frustration.  </p>



<p>À deux pas du Rio, une image s’impose : la Maison de culture Ibn Khaldoun, plongée dans le silence derrière une façade rénovée, encerclée par des barrières métalliques, comme pour enfermer la pensée critique et étouffer la culture.&nbsp;</p>



<p>La statue du savant sur l’avenue Habib Bourguiba, semble, elle aussi, prise en otage par des chars d’assaut invisibles depuis le 14 janvier 2011.&nbsp;</p>



<p>Ibn Khaldoun, qui connut l’émigration et l’exil, est devenu le témoin silencieux d’un pays dont l’État tire le rideau sur son peuple.&nbsp;</p>



<p>Pourtant, la créativité résistait à une centaine de mètres de cet espace culturel public barricadé : à la salle privée Le Rio, les étudiants de l’Institut supérieur des arts multimédia de Manouba (Isamm) ont présenté 14 courts métrages, des projets de fin d’études réalisés avec presque rien, autant de petits miracles qui brisent l’obscurité.&nbsp;</p>



<p>Ces jeunes incarnent la résilience, cette capacité à renaître malgré les contraintes et les blessures.&nbsp;</p>



<p>Coup de cœur pour <em>‘‘Quelque part où j’appartiens’’</em> de Youssef Handouse, qui traite de la terre et de l’exil avec une maîtrise technique digne des plus grands réalisateurs.&nbsp;</p>



<p>Et comment ne pas évoquer Hedi Guella, encore et toujours la voix de l’exil, avec son hymne بابور زمر خش البحر.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vraie arme de domination : la peur&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>La peur est l’arme la plus puissante pour museler les peuples. Elle bloque la pensée, étouffe la créativité, réduit l’humain à sa simple survie.&nbsp;Un peuple qui vit dans la peur cesse d’être libre.&nbsp;</p>



<p>La répression, la censure, les emprisonnements des voix dissidentes, le climat de suspicion nourri par les théories du complot, tout concourt à plonger les esprits dans un état d’aliénation psychologique, où l’on finit par ne plus distinguer la vérité de la propagande. </p>



<p>Fanon nous rappelle que chaque individu, chaque génération a une mission qu’elle peut remplir par engagement ou trahir par peur.&nbsp;</p>



<p>La Tunisie d’aujourd’hui est à ce carrefour : entre résignation et révolte, entre chute et renaissance, elle doit choisir.&nbsp;</p>



<p>La mémoire de 2011 est encore là, cette respiration profonde qui a fait vaciller les tyrannies.&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, il s’agit de réactiver la conscience citoyenne, de briser les mécanismes de peur ancrés dans l’inconscient collectif, pour retrouver le chemin de la liberté intérieure et politique.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les cris des morts réveillent les vivants </h2>



<p>La soirée s’est conclue par une résonance :&nbsp;Tombe le colonialisme&nbsp;!&nbsp;Tombe le racisme&nbsp;!&nbsp;Tombent les politiques d’exportation des frontières.&nbsp;Mais la vraie frontière n’est pas seulement celle des territoires.&nbsp;Elle est aussi en nous, dans nos peurs, nos divisions, nos silences.&nbsp;</p>



<p>Si nous parvenons à franchir ces murailles intérieures, alors les damnés de la terre ne seront pas condamnés à subir, mais capables de réinventer le monde. </p>



<p>Ce moment n’aurait pas été possible sans le courage et la détermination des associations :&nbsp;&nbsp;le Ciné-club de Tunis, éclaireur des imaginaires;&nbsp;le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux;&nbsp;la campagne <em>«Contre la criminalisation de l’action civile»</em>, l’Association des Amis du livre de Sousse,&nbsp;et toutes celles et tous ceux qui, par leur engagement, gardent la flamme vivante.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ijk29up0q2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/fanon-au-cinema-le-colonise-selon-donald-trump-ou-lanti-wokisme-a-lhonneur/">Fanon au cinéma | Le colonisé selon Donald Trump ou l’anti-wokisme à l’honneur</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fanon au cinéma | Le colonisé selon Donald Trump ou l’anti-wokisme à l’honneur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/fanon-au-cinema-le-colonise-selon-donald-trump-ou-lanti-wokisme-a-lhonneur/embed/#?secret=skePP5FMrp#?secret=ijk29up0q2" data-secret="ijk29up0q2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Fanon au cinéma &#124; Le colonisé selon Donald Trump ou l’anti-wokisme à l’honneur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Apr 2025 07:21:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abane Ramdane]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhafid Boussouf]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[FLN]]></category>
		<category><![CDATA[Frantz Fanon]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital de Blida]]></category>
		<category><![CDATA[Krim Belkacem]]></category>
		<category><![CDATA[Lakhdar Bentobbal]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un film passe actuellement dans nos salles. Ayant pour sujet le célèbre psychiatre martiniquais Frantz Fanon et ses liens avec la révolution algérienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/fanon-au-cinema-le-colonise-selon-donald-trump-ou-lanti-wokisme-a-lhonneur/">Fanon au cinéma | Le colonisé selon Donald Trump ou l’anti-wokisme à l’honneur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un&nbsp;film passe&nbsp;actuellement dans nos salles. Ayant pour sujet le célèbre psychiatre martiniquais, il est centré sur son séjour algérien à l’hôpital de Blida durant la colonisation entre 1953 et 1957, au cours duquel, lui même confronté dans l’exercice de sa profession, mais aussi en dehors, au racisme que&nbsp;lui valent ses origines, prend conscience de la double aliénation des patients d’abord en tant qu’autochtones&nbsp;non européens, ensuite en tant que malades souffrant de troubles psychiatriques, et justifiant aux yeux des autorités leur incarcération comme de dangereux criminels, ou leur répression.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-16245456"></span>



<p>Frantz Fanon obtient que ces patients soient pris en charge comme des Européens et se met ainsi à dos le directeur qui le menace de poursuites en cas d’incident ainsi que l’ensemble du corps médical de l’hôpital. Mais très vite Fanon obtient la confiance des musulmans et entre en contact avec le Front de libération nationale (FLN) par le biais de son grand dirigeant kabyle, l’instituteur Abane Ramdane, qui est l’auteur de la plateforme politique du mouvement et l’architecte du Congrès de la Soummam dont émerge&nbsp;la première organisation dirigeante algérienne, le Conseil national de la révolution algérienne (CNRA).</p>



<p>Fanon, aidé de son épouse, une Française européenne,&nbsp;souscrit au combat&nbsp;contre le colonialisme et soigne clandestinement&nbsp;dans l’hôpital, ou à la campagne, les résistants blessés, avec l’aide de deux jeunes médecins juifs algériens venus accomplir leur formation dans son service. Il cache chez lui le chef algérien lorsque celui-ci, dénoncé, est obligé de fuir. Mais il finit par éveiller les soupçons des autorités qui pour l’espionner, envoient se faire soigner à l’hôpital, un officier européen, spécialisé dans le renseignement et la torture, un certain Roland. Mais ce personnage&nbsp; finit par désobéir aux ordres de ses supérieurs, gagné par le respect du psychiatre qui le soigne, et est arrêté avec les malades du service, après avoir été blessé par une Algérienne.</p>



<p>Fictif ou pas, sa présence semble signifier que les colonialistes les plus endurcis demeurent des êtres humains qui peuvent s’amender pour peu qu’ils trouvent le bon exemple à suivre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yD6dhDr6nR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/a-loccasion-de-son-centenaire-frantz-fanon-au-centre-dun-colloque-a-sousse/">A l’occasion de son centenaire, Frantz Fanon au centre d’un colloque à Sousse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« A l’occasion de son centenaire, Frantz Fanon au centre d’un colloque à Sousse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/a-loccasion-de-son-centenaire-frantz-fanon-au-centre-dun-colloque-a-sousse/embed/#?secret=kcYYgaYhzS#?secret=yD6dhDr6nR" data-secret="yD6dhDr6nR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les combattants de la liberté ne sont pas au dessus de tout reproche</h2>



<p>Fanon prend alors conscience de la menace qui pèse désormais sur lui et s’enfuit à Tunis avec sa femme et son fils où il est hébergé et pris en charge par le FLN algérien qui obtient qu’il exerce dans un hôpital de Tunis. Il devient dans le&nbsp;même temps chroniqueur du journal indépendantiste <em>El Moudjahid</em>.</p>



<p>Cependant, Abane Ramdane, son ami, le théoricien de la Révolution, présenté dans le film d’une manière plutôt&nbsp;contestable comme un démocrate, devient la cible des <em>«militaires»</em> quand il veut demander des comptes à ses propres compatriotes réfugiés à l’extérieur dont il dénonce au nom des combattants de l’intérieur confrontés à l’armée française, l’impéritie et le goût du luxe. Il est alors attiré et étranglé au Maroc à l’instigation d’<em>Abdelhafid&nbsp;</em>Boussouf, le chef du Renseignement militaire algérien, opérant semble-t-il avec&nbsp;l’accord de Lakhdar Bentobbal et de Krim Belkacem.</p>



<p>Après le premier message du film sur l’amendement des&nbsp;tortionnaires, le second semble signifier que les combattants de la liberté ne sont eux non plus pas au dessus de tout reproche; à la différence près que le colonialisme dans le film n’est impliqué dans le crime qu’au niveau subalterne, ce qui évidemment ne correspond pas à la réalité, l’Etat français à son plus haut niveau ayant délégué la responsabilité du maintien de l’ordre, et même de la police, à l’armée.</p>



<p>Cependant, Fanon apprend par le FLN l’assassinat de son ami et il s’exécute contre l’avis de son épouse lorsqu’il lui est demandé de préciser sur les colonnes d’<em>El Moudjahid</em> qu’il est tombé au champ d’honneur. Ainsi, en devient-il le complice moral tout en se retrouvant, bien à l’abri à Tunis, dans la même situation confortable bourgeoise de ceux que son&nbsp;ami critiquait.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S8o8WHvnBN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/20/cinema-frantz-fanon-de-abdenour-zahzah-en-salles/"> Cinéma | ‘‘Frantz Fanon’’ de Abdenour Zahzah en salles</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="«  Cinéma | ‘‘Frantz Fanon’’ de Abdenour Zahzah en salles » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/20/cinema-frantz-fanon-de-abdenour-zahzah-en-salles/embed/#?secret=InMgPArGnS#?secret=S8o8WHvnBN" data-secret="S8o8WHvnBN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">On finit toujours par être rattrapé par ses actes</h2>



<p>Le troisième message est donc clair: les militants tiers-mondistes ont un humanisme sélectif,&nbsp;particulièrement quand il s’agit de sauvegarder leurs intérêts. Prompts à se dresser contre le colonisateur, ils n’ont pas le courage de dénoncer les crimes des colonisés. C’est oublier un peu vite que le Docteur Fanon aurait pu accomplir sa mission à Blida sans faire de vagues, dans la perspective d’une brillante carrière à son retour en France. Mais toujours selon le film, devenu un rouage de la propagande du FLN, il n’a plus aucune utilité. Il finit par être puni par le destin en étant rattrapé par la maladie, dont le souvenir de la chasse aux crabes de son enfance qui l’avait marqué au visage symbolise le cancer. Ainsi les crabes qui avaient souffert se vengent-ils de lui, le médecin, et pourrait-on dire, par substitution à son ami assassiné. Et le film semble signifier ainsi qu’on finit toujours par être rattrapé par ses actes. Et tout compte fait, le tableau représentant la mangrove martiniquaise qui occupe l’écran à plusieurs reprises, parfois teintée de rouge, évoque&nbsp;à la fois une protection, mais aussi un piège, par&nbsp;son caractère inextricable, et pas seulement pour les crabes qui y vivent.</p>



<p>La mangrove serait ainsi la France qui protège et le piège dont on ne peut se sortir, son colonialisme meurtrier, pourrait-on dire autant que la chasse aux crabes, qui en constituent les habitants naturels. Autrement dit, la colonisation ne serait pas ce mal absolu, il faudrait encore en rechercher le bon côté, à la manière de Nicolas Sarkozy. Mais après nous avoir suggéré que sans le colonialisme, le psychiatre martiniquais ne serait jamais arrivé à Blida, et que sa conscience humaine n’aurait pu surmonter ses préjugés culturels et sociologiques, on finit par nous dire que décédé en décembre 1961, il a été enterré à sa demande clandestinement en Algérie dans un lieu tenu secret, au pied d’un olivier, symbole de paix, selon le rite musulman, la terre du paysage étant la liberté, et l’océan qu’il contemplait&nbsp;l’éternité.</p>



<p>Le Martiniquais colonisé et révolté n’a donc rien gagné à abandonner la France et à passer du côté des Algériens, dont l’État indépendant n’a éprouvé aucun intérêt à célébrer la mémoire des Français&nbsp;qui ont lutté pour son indépendance.&nbsp; Et ultime constat d’échec, on nous précise que son épouse qui l’a soutenu dans son combat, s’est suicidée, 29 ans après. En Algérie? La question mérite d’être posée.</p>



<p>Naturellement ce film centré sur la personnalité professionnelle de ce médecin martiniquais idéaliste plongé dans le contexte médical colonial de l’époque est très émouvant. Son but n’a jamais été de mettre en exergue les écrits et la pensée du militant anticolonialiste tiers-mondiste, dont on ne connaîtra que quelques passages significatifs dictés à son épouse.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="05A5XZttA4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/un-film-sur-le-psychiatre-anticolonialiste-frantz-fanon-tourne-en-tunisie/">Un film sur le psychiatre anticolonialiste Frantz Fanon tourné en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un film sur le psychiatre anticolonialiste Frantz Fanon tourné en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/un-film-sur-le-psychiatre-anticolonialiste-frantz-fanon-tourne-en-tunisie/embed/#?secret=ZD75evZoIp#?secret=05A5XZttA4" data-secret="05A5XZttA4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Révolution et lutte fratricide pour le pouvoir</h2>



<p>On comprendra&nbsp; sans le justifier le choix du scénariste d’aborder la révolution algérienne sous l’angle de la lutte fratricide pour le pouvoir, dont il estime que la mort d’Abane Ramdane a marqué un coup d’arrêt à l’avènement éventuel de la démocratie dans le pays devenu indépendant.</p>



<p>On peut déplorer que des évènements importants impliquant l’Etat français aient été passés sous silence comme la bataille d’Alger de 1957, le putsch des généraux de 1961, la guerre civile déclenchée par l’Organisation armée secrète (OAS) contre le pouvoir gaulliste, ou la tuerie de la Rue d’Isly de 1962 dont les victimes ont été françaises, abattues par l’armée française. Ils auraient pu justifier même à postériori les choix du psychiatre, dont il semble qu’on ait voulu au contraire démontrer la vanité, à l’époque de Donald Trump et du mouvement anti-Woke, par une relecture sommaire de l’Histoire, relativisée en étant centrée sur l’expérience personnelle d’un personnage faillible. Un anachronisme est significatif de l’imprécision du film, cette affiche entrevue, <em>«L’OAS veille»</em>, qui, avant 1961, ne pouvait  donc exister à l’époque où le médecin occupait encore ses fonctions à Blida. A voir tout de même en ayant conscience de cela! </p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique</em>. </p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/fanon-au-cinema-le-colonise-selon-donald-trump-ou-lanti-wokisme-a-lhonneur/">Fanon au cinéma | Le colonisé selon Donald Trump ou l’anti-wokisme à l’honneur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Projection à l&#8217;IFT &#124; »Fanon », un regard puissant sur la guerre d&#8217;Algérie et l&#8217;humanité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/16/projection-a-lift-fanon-un-regard-puissant-sur-la-guerre-dalgerie-et-lhumanite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 20:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Frantz Fanon]]></category>
		<category><![CDATA[guerre Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital psychiatrique]]></category>
		<category><![CDATA[militant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Institut Français de Tunisie (IFT) invite le public à une projection spéciale, jeudi 17 avril 2025 à 18h, du film « Fanon » réalisé par Jean-Claude Barny. Ce biopic captivant nous plonge au cœur de la guerre d&#8217;Algérie à travers le parcours de Frantz Fanon, un psychiatre français originaire de la Martinique. Fraîchement nommé chef de service...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/16/projection-a-lift-fanon-un-regard-puissant-sur-la-guerre-dalgerie-et-lhumanite/">Projection à l&rsquo;IFT | »Fanon », un regard puissant sur la guerre d&rsquo;Algérie et l&rsquo;humanité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>L&rsquo;Institut Français de Tunisie (IFT) invite le public à une projection spéciale, jeudi 17 avril 2025 à 18h, du film « Fanon » réalisé par Jean-Claude Barny.</strong></em></p>



<span id="more-16208357"></span>



<p>Ce biopic captivant nous plonge au cœur de la guerre d&rsquo;Algérie à travers le parcours de Frantz Fanon, un psychiatre français originaire de la Martinique. Fraîchement nommé chef de service à l&rsquo;hôpital psychiatrique de Blida, ses méthodes contrastent avec celles des autres médecins dans un contexte de colonisation.</p>



<p>Frantz Fanon psychiatre émérite militant et porteur de paix est une figure majeure de l&rsquo;anticolonialisme et les spectateurs auront l&rsquo;opportunité de découvrir via le film puissant et instructif, cette figure marquante et son engagement dans une période cruciale de l&rsquo;histoire dans un contexte politique et social marqué par la colonisation.</p>



<p>Les billets pour cette projection (tarif de 6 Dinars) sont disponibles dès à présent à l&rsquo;accueil de l&rsquo;Institut Français ainsi qu&rsquo;en ligne via le site de l&rsquo;IFT.</p>



<p>Bande-annonce :</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="BANDE ANNONCE 2 - FANON - LE 2 AVRIL AU CINÉMA" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/JRQ4caOxNtU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>A l’occasion de son centenaire, Frantz Fanon au centre d’un colloque à Sousse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 07:02:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Frantz Fanon]]></category>
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		<category><![CDATA[Montassir Sakhi]]></category>
		<category><![CDATA[psychiatrie]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
		<category><![CDATA[Wael Garnaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sousse a abrité un colloque sur la vie et l'oeuvre de Frantz Fanon à l'occasion de son centenaire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/a-loccasion-de-son-centenaire-frantz-fanon-au-centre-dun-colloque-a-sousse/">A l’occasion de son centenaire, Frantz Fanon au centre d’un colloque à Sousse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les 21 et 22 février 2025, la Faculté de médecine de Sousse a abrité un colloque international sur le médecin, anthropologue et militant tiers-mondiste martiniquais, Frantz Fanon (1925-1961), à l’occasion du centenaire de sa naissance. L’occasion de revisiter la vie et l’œuvre d’un penseur tiers-mondiste et de les sortir de l’oubli.</em></strong></p>



<p><strong>Adel Ben Youssef</strong> *</p>



<span id="more-15679529"></span>



<p>L’initiative de l’événement revient au Dr. Wael Garnaoui, médecin psychologue à la Faculté de médecine de Sousse, et Dr. Montassir Sakhi, anthropologue à l’Université KU Leuven de Bruxelles/Belgique et à l’université Mohamed VI de Benguerir/Maroc), et ce dans le cadre de leur activités au sein du Border Studies Research Group<strong>,</strong> avec le soutien du bureau de la Fondation Rosa Luxemburg pour l’Afrique du Nord<strong>.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un militant tiers-mondiste </h2>



<p>Frantz Fanon est né le 20 juillet 1925 à Fort-de-France en Martinique. Son père était inspecteur des douanes et sa mère commerçante, issus de la petite- bourgeoisie métissée du territoire. Ensemble, ils auront huit enfants, dont six survivront et feront des études secondaires.</p>



<p>Fanon a étudié au Lycée Schoelcher, à l’époque où Aimé Césaire y était professeur. En 1943, à 18 ans, il rejoint les Forces françaises libres du général de Gaulle, en passant par la Dominique. Son expérience de l’armée est contrastée : alors qu’il s’est engagé plein de patriotisme, il fait l’expérience du racisme, passe pour un soldat indiscipliné, mais se bat avec courage dans les combats de la libération de la France. Blessé dans la guerre, il revient ensuite en Martinique où il obtient son baccalauréat en 1946. Grâce à une bourse, il part faire des études de médecine à Lyon, où il se spécialise en psychiatrie, tout en suivant des cours de littérature et de philosophie.</p>



<p>En 1952, après son doctorat en psychiatrie, il publie&nbsp;<em>Peau noire, masques blancs</em>, dans lequel il questionne les notions d’identité, d’assimilation, de racisme à l’encontre des personnes noires, à travers son expérience d’Antillais né en Martinique et installé dans l’Hexagone.</p>



<p>En 1953, ce jeune psychiatre français noir, débarque en Algérie sous colonisation française. Nommé médecin-chef de l’hôpital de Blida-Joinville, faisant au début l’objet des moqueries de ses confrères français qui trouvaient son approche <em>«bizarre»</em>, Fanon tente de changer la situation, en explorant la vie et les envies de ses patients et ses patientes et en s’opposant aux méthodes de traitement utilisées par les médecins français en mettant en place les bases de la psychiatrie institutionnelle qu’il a appris de son maître le psychiatre militant François Tosquelles. Confronté aux injustices de la société coloniale comme aux névroses des populations qui les subissent, il élabore des méthodes pour traiter les effets psychologiques du système colonial sur les colonisés, notamment la dépersonnalisation et la déshumanisation.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-15679566" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Frantz Fanon à Tunis.</figcaption></figure>
</div>


<p>Quand la guerre d’Algérie éclate, il soigne les soldats français le jour, et les combattants du Front de libération nationale (FLN) la nuit.</p>



<p>En 1956, il démissionne de son poste hospitalier pour rallier les rangs du FLN ; quelques semaines plus tard, il est expulsé vers la Tunisie. S’affirmant désormais <em>«algérien»</em>, il représente les indépendantistes en Afrique, et signe quelques uns des textes les plus influents du mouvement anticolonialiste, comme&nbsp;<em>L’An V de la révolution algérienne</em>&nbsp;(1959) et&nbsp;<em>Les Damnés de la Terre</em>&nbsp;(1961), préfacé par Jean-Paul Sartre.</p>



<p>A Tunis, après un court passage à l’hôpital des maladies mentales de la Manouba marqué par une relation conflictuelle avec son directeur de l’époque, Dr Mareschal, l’ancien secrétaire d’Etat à la Santé publique en France, feu Ahmed Ben Salah le nomma en tant que médecin psychiatre à l’hôpital Charles Nicolle où il commence les consultations de malades tunisiens et européens et donne des cours de psychopathologie sociale à la nouvelle Université de Tunis.</p>



<p>Dans ses cours, Fanon parle à ses étudiants de la psychiatre à l’hôpital de Blida en Algérie, de ses conflits avec ses collègues quant aux méthodes d’intervention psychiatrique. Il défend surtout ses nouvelles méthodes, sociothérapie et psychothérapie institutionnelle, qui à cette époque étaient révolutionnaires.</p>



<p>Parmi ses anciens élèves, on retient l’excellent trio du département de sociologie et de&nbsp; la Faculté des Lettres et des Sciences Sociales de Tunis à l’aube de l’indépendance, les regrettés Abdelkader Zghal, Lilia Ben Salem et Khélil Zammiti.</p>



<p>Parallèlement à ses cours, il rédige une vingtaine d’articles au journal <em>El Moujahid</em>, porte parole du FLN publié à Tunis, dirigé en ce moment par Reda Malek.</p>



<p>Frantz Fanon meurt d’une leucémie à Bethesda, dans la banlieue de Washington, le 6 décembre 1961, sans voir l’indépendance algérienne pour laquelle il a tout donné dans les dernières années de sa vie. Toutefois, selon ses vœux, son corps est transféré à Tunis, et sera transporté par une délégation du GPRA à la frontière tuniso-algérienne. Son corps est inhumé par Chadli Bendjedid (qui devient en 1979 président algérien), dans le cimetière de Sifana près de Sidi Trad, en Algérie. </p>



<p>Dans le panel d’ouverture intitulé <em>«Fanon et l’enjeu d’une épistémologie située dans le Sud»</em>, présidé par Dr. Ramzi Ben Amara (du département d’anthropologie à la FLSH de Sousse), trois interventions ont été présentées par Lilia Labidi (ancienne ministre de la Femme), Salah Mosbah et Rejendra Chetty.</p>



<p>Dans la première session consacrée à <em>«La littérature comme expérience décoloniale&nbsp;: apports de la pensée francophone»</em>, 3 interventions prononcées par Zahra Elkadhi, Ayman Daboussi et Fahmi Balti. Dans la deuxième session intitulée «Héritages théoriques et pratiques de la pensée fanonienne aujourd’hui», quatre interventions ont été présentées par Muriam Helh Davia, Teixaria, Hassen Dhaifallah et Denis Esakov.</p>



<p>Lors de la deuxième journée, la première session a été consacrée à <em>«Fanon et la question décoloniale&nbsp; en Afrique&nbsp;: Continuités et ruptures postcoloniales»</em> avec quatre interventions présentées par Achraf Chadli Debbiche, Kmar Ben Dana, Montassir Sakhi et Miloud Yebrir. Dans la deuxième session intitulée <em>«La psychiatrie face aux défis de la décolonisation&nbsp;: regards sur la psychiatrie nord- africaine»</em>, quatre interventions scientifiques ont été également présentées respectivement par Wael Garnaoui, Ahlem Mtiraoui, Jihene Ben Thabet et Farid Zaafrane.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le film de Abdennour Zahzah</h2>



<p>Au terme du colloque le film <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/20/cinema-frantz-fanon-de-abdenour-zahzah-en-salles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Frantz Fanon</a></em>, sorti lundi 17 février dans les salles de cinéma tunisiennes, à l’initiative de Hakka Distribution, a été projeté à l’amphi Ibn Rochd. La projection a été suivie par un très riche débat entre les participants et les étudiants cinéphiles en présence de son producteur et réalisateur algérien, Abdennour Zahzah. La projection a été l’apothéose de deux  journées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les recommandations du colloque&nbsp;:</h2>



<p>Dans le rapport final du colloque, les&nbsp; membres du comité scientifique du colloque ont recommandé la publication des actes, la réalisation d’un travail interdisciplinaire pour mieux comprendre Frantz Fanon dont les écrits s’appliquent à la réalité de la plupart de nos pays aujourd’hui et la sensibilisation des jeunes pour étudier davantage son œuvre dans les domaines, médical, anthropologique et politique et d’en tirer les conclusions. Ils ont également recommandé d’intégrer la pensée fanonienne dans les cursus académiques en introduisant ses œuvres et ses concepts dans les formations en sciences humaines, en médecine, en philosophie et en sciences politiques, et de repenser la psychiatrie en contexte postcolonial en s’inspirant des critiques fanoniennes des institutions psychiatriques en favorisant une approche plus humaniste, ancrée dans les réalités culturelles locales.</p>



<p>Le but est de décoloniser la production et la diffusion du savoir, en valorisant les langues et savoirs locaux, et en luttant contre l’hégémonie des récits dominants dans les médias et l’éducation. Il s’agit aussi d’analyser et de déconstruire les politiques migratoires contemporaines et la <em>«Schengénisation»</em> de l’espace méditerranéen comme prolongements des logiques coloniales de contrôle et de hiérarchisation des mobilités.</p>



<p>* <em>F.D.S.P de Sousse.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="V3Hia1XCtf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/20/cinema-frantz-fanon-de-abdenour-zahzah-en-salles/"> Cinéma | ‘‘Frantz Fanon’’ de Abdenour Zahzah en salles</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="«  Cinéma | ‘‘Frantz Fanon’’ de Abdenour Zahzah en salles » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/20/cinema-frantz-fanon-de-abdenour-zahzah-en-salles/embed/#?secret=gkPuJoWmNp#?secret=V3Hia1XCtf" data-secret="V3Hia1XCtf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title> Cinéma &#124; ‘‘Frantz Fanon’’ de Abdenour Zahzah en salles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 10:03:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdenour Zahzah]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Blida-Joinville]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Frantz Fanon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le réalisateur algérien Abdenour Zahzah réalise un long métrage de fiction sur le célèbre médecin anticolonialiste Frantz Fanon. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/20/cinema-frantz-fanon-de-abdenour-zahzah-en-salles/"> Cinéma | ‘‘Frantz Fanon’’ de Abdenour Zahzah en salles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le film ‘‘Frantz Fanon’’ du réalisateur Abdenour Zahzah, coproduit par l’Algérie et la France (1h30 min),  est sorti en salles le 19 février 2025.</em></strong></p>



<span id="more-15602237"></span>



<p>1953, Algérie colonisée. Fanon, jeune psychiatre noir, est nommé médecin-chef de l’hôpital de Blida-Joinville. Il met en pratique la <em>«psychothérapie institutionnelle»</em> en opposition aux théories racistes de l’école d’Alger de psychiatrie, lorsque la guerre éclate dans ses propres services.</p>



<p>Abdenour Zahzah est un scénariste, réalisateur et producteur algérien. Après avoir obtenu son diplôme universitaire, il a été directeur de la cinémathèque de Blida de 1998 à 2003.</p>



<p>Son premier film, <em>‘‘Frantz Fanon, mémoire d’asile’’</em>, est sorti en 2002. Il se rend en France, où il réalise deux films documentaires, et effectue un long séjour au Moulin d’Andé en Normandie, où il tourne un film avec l’écrivain Maurice Pons :<em> ‘‘Retour en Algérie’’</em> en 2007.</p>



<p>Il réalise plusieurs documentaires de commande, mais c’est avec son court métrage de fiction <em>‘‘Garagouz’’</em>, plusieurs fois primé, qu’il se fait connaître.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="15602279" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-15602279" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="15602278" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-15602278" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah1-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah1-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah1-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah1-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah1-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah1-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Frantz-Fanon-Abdenour-Zahzah1.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p>Après un long métrage documentaire, <em>‘‘L&rsquo;Oued, L’Oued’’</em>, salué par la critique dans les festivals, il réalise son premier long métrage de fiction en 2024, sur les années Blida-Joinville du Dr Frantz Fanon.</p>
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		<title>Un film sur le psychiatre anticolonialiste Frantz Fanon tourné en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 09:05:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Bouyer]]></category>
		<category><![CDATA[Frantz Fanon]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Barny]]></category>
		<category><![CDATA[Tournage en Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un biopic sur la vie du psychiatre et écrivain Frantz Fanon vient d’être tourné en Tunisie. Le film revient notamment sur l’engagement de Fanon contre le colonialisme et le racisme. Frantz Fanon (1925 – 1961) est l’une des figure majeures de l’anticolonialisme et l’un des fondateurs du courant de pensée tiers-mondiste. Psychiatre et écrivain de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Un biopic sur la vie du psychiatre et écrivain Frantz Fanon vient d’être tourné en Tunisie. Le film revient notamment sur l’engagement de Fanon contre le colonialisme et le racisme.</strong></em></p>



<span id="more-8344920"></span>



<p>Frantz Fanon (1925 – 1961) est l’une des figure majeures de l’anticolonialisme et l’un des fondateurs du courant de pensée tiers-mondiste. Psychiatre et écrivain de plusieurs ouvrages sur la colonisation et ses effets psychologiques, il a fortement lutté pour l’indépendance de l’Algérie et se considérait d’ailleurs comme citoyen algérien, bien qu’il soit de nationalité française.</p>



<p>Un film sur la vie et le parcours de Fanon vient d’être tourné en Tunisie, il est interprété notamment par l’acteur franco-camerounais Alexandre Bouyer et réalisé par Jean-Luc Barny. Quelques acteurs tunisiens figurent également dans le film comme Jamal Madani, Khaled Brahmi, Moncef Ajenguy &#8230;</p>



<p>«&nbsp;<em>Les messages véhiculés par Frantz Fanon sont plus que jamais d&rsquo;actualité et nous sommes convaincus que ce film sera un véritable outil de sensibilisation pour les générations futures.</em>&nbsp;» Indique le réalisateur sur les réseaux sociaux.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B</strong></p>
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