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	<title>Archives des Gamal Abdel Nasser - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Gamal Abdel Nasser - Kapitalis</title>
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		<title>Mort du romancier Sonallah Ibrahim ou Kafka l’Égyptien</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 13:32:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Décès de l’écrivain égyptien Sonallah Ibrahim, figure majeure du roman arabe contemporain. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’écrivain égyptien Sonallah Ibrahim, figure littéraire de la «génération des années 1960» et l’un des auteurs les plus engagés du monde arabe, est mort le 13 août 2025 au Caire, à l’âge de 88 ans, «des suites d&rsquo;une longue maladie». Romancier, nouvelliste et traducteur, il s’était imposé comme une conscience critique implacable des régimes successifs en Égypte, ses œuvres mêlant fiction, documentaire et observation politique.</em></strong></p>



<span id="more-17218582"></span>



<p>Né en 1937 au Caire, alors royaume d’Égypte, Sonallah Ibrahim étudie le droit à l’université du Caire et rejoint rapidement le Mouvement démocratique pour la libération nationale (DMNL), de sensibilité marxiste. Le régime de Gamal Abdel Nasser, qui engage dès la fin des années 1950 une répression contre les communistes, arrête Sonallah Ibrahim en 1959,et le condamne à sept ans de prison par un tribunal militaire. Il le libérera en 1964, à l’occasion de la visite de Nikita Khrouchtchev pour l’inauguration du barrage d’Assouan. Des années d’incarcération qui marqueront profondément son œuvre, et notamment son premier livre, ‘‘<em>Cette odeur’’,</em> un des textes fondateurs de la modernité littérature égyptienne.</p>



<p>Romancier de conviction, Sonallah Ibrahim intègre dans ses récits de nombreux extraits de journaux, de magazines et de sources politiques, dans un style narratif froid, proche du reportage, afin de mettre en lumière des enjeux politiques ou sociaux précis.&nbsp;</p>



<p>Ses romans explorent la résistance aux grandes puissances politiques et économiques, dénonçant notamment l’emprise des multinationales sur le tiers-monde.&nbsp;‘‘<em>Charaf’’</em>&nbsp;fustige ainsi les politiques des grands laboratoires pharmaceutiques dans les pays du Sud, tandis que <em>‘‘Beyrouth Beyrouth’’</em> dresse un tableau de la guerre civile libanaise et que&nbsp;‘‘<em>Warda’’</em>&nbsp;éclaire un épisode méconnu de l’histoire des mouvements communistes au Yémen et à Oman dans les années 1960-1970. Avec&nbsp;‘‘<em>Amrikanli. Un automne à San Francisco’’,</em>&nbsp;il détourne un terme arabe signifiant <em>«à l’américaine»</em> pour en faire une parodie historique, faisant écho au mot «<em>Othmanly</em>» associé à la domination ottomane.</p>



<p>Son œuvre est également marquée par une dimension kafkaïenne, comme dans&nbsp;‘‘<em>Le Comité’’</em>, où un protagoniste se heurte aux procédures d’une organisation obscure, prétexte à de longues réflexions politiques.</p>



<p>‘‘<em>Le petit voyeur’’&nbsp;</em>évoque l’enfance avec un père dans un petit appartement du Caire, tandis que&nbsp;‘‘<em>Le Gel’’,&nbsp;</em>publié en 2015, rend compte du désœuvrement d’un étudiant étranger dans la Russie soviétique.</p>



<p>L’œuvre de Sonallah Ibrahim est traduite dans de nombreuses langues, dont le français.</p>
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		<title>De Napoléon à Nasser &#124; La grandeur au-delà des défaites</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/03/de-napoleon-a-nasser-la-grandeur-au-dela-des-defaites/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 May 2025 07:04:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Napoléon]]></category>
		<category><![CDATA[non-alignés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réduire Nasser à la défaite de 1967, c’est méconnaître ce qu’il a incarné pour des millions de colonisés.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/03/de-napoleon-a-nasser-la-grandeur-au-dela-des-defaites/">De Napoléon à Nasser | La grandeur au-delà des défaites</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il est des voix qui traversent le temps et réveillent les peuples. Le 23 juillet 1952, à la radio du Caire, une voix annonça la fin d’un ordre ancien et le début d’un espoir nouveau. Derrière ce message, il y avait déjà l’âme et la volonté d’un homme appelé à incarner cette révolution :&nbsp;</em></strong><strong><em>Gamal Abdel Nasser</em></strong><strong><em>.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-16388929"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Lorsqu’on entendit :&nbsp;<em>«Redresse ta tête, citoyen arabe, tu es un homme libre dans un pays libre, convoité par les ennemis»</em>, ce n’était pas une simple harangue politique. C’était une déflagration dans l’âme de millions d’hommes et de femmes colonisés, humiliés, niés. En un instant, un souffle nouveau parcourut l’Afrique et l’Asie et même au-delà. Le sentiment d’être de nouveau un être digne, un peuple debout, traversa toutes les frontières coloniales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’histoire juge, mais n’oublie pas</h2>



<p>On peut discuter les erreurs politiques, les échecs stratégiques, les dérives autoritaires du régime. Mais on ne peut balayer d’un revers de main ce que Nasser a donné :&nbsp;la fierté, la conscience et l’élan. Il fut l’un des premiers à hisser haut le drapeau de l’émancipation postcoloniale, à soutenir sans relâche les luttes de libération — de Tunis à Alger, de Léopoldville&nbsp;&nbsp;à Accra —, à porter au sommet de Bandung, avec Nehru, Tito et Sukarno, la voix des peuples longtemps tenus dans l’asservissement.</p>



<p>Réduire Nasser à la défaite de 1967, c’est méconnaître ce qu’il a incarné pour des millions de colonisés. Il fut, avec d’autres, l’un des fondateurs du mouvement des&nbsp;non-alignés, donnant une voix forte et digne a ce qu’on appelle aujourd’hui le Sud global. Il soutint concrètement les luttes de libération en Afrique, notamment en Algérie, en Tunisie, au Congo. Il osa nationaliser le canal de Suez, défiant les puissances coloniales et restaurant la fierté arabe. Bien sûr, son régime eut ses zones d’ombre, et ses rêves d’unité arabe échouèrent. Mais il reste une&nbsp;figure majeure de l’émancipation du XX<sup>e</sup> siècle. L’histoire se doit d’être équilibrée : elle juge, mais elle n’oublie pas.</p>



<p>La&nbsp;nationalisation du canal de Suez, en 1956, fut un acte de souveraineté inouï. Il défia les empires déclinants, fit vaciller les certitudes de l’Occident impérial. C’est cela aussi, Nasser :&nbsp;la rupture avec la résignation, le refus de l’humiliation, la construction d’un avenir arabe autonome.</p>



<p>Or voilà que certains aujourd’hui, en toute légèreté,&nbsp;ne retiennent que la défaite militaire. Ils oublient, ou feignent d’oublier, que l’histoire des peuples ne se résume pas à une bataille perdue, mais à ce qu’elle inspire de durable : une&nbsp;conscience collective, une&nbsp;mémoire partagée, une&nbsp;fierté rendue. S’attaquer à la mémoire de Nasser, précisément maintenant, à l’heure où l’idéal panarabe est si fragilisé, c’est comme vouloir donner le&nbsp;coup de grâce&nbsp;à ce qui nous reste de lien, d’horizon, de souffle commun.</p>



<p>Non, ce n’est pas de la nostalgie. C’est de la&nbsp;mémoire juste. C’est le refus de l’ingratitude et de l’amnésie. Et c’est surtout un hommage à ce moment rare dans l’histoire où une voix arabe, forte et claire, nous a dit :&nbsp;redresse-toi, tu es libre. Cette phrase, pour ceux qui l’ont entendue,&nbsp;n’a pas de prix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des hommes que l’Histoire ne quitte jamais</h2>



<p>Quant à moi, je n’oublierai jamais ce mercredi 23 juillet 1952. J’avais huit ans. Cet après-midi-là, en rentrant de l’école, nous étions nombreux à avoir redressé la tête — pour de bon. Pour la première fois, nous nous sommes sentis pleinement chez nous, dans notre pays, pourtant encore sous occupation française… mais plus pour longtemps.</p>



<p>Il est des hommes que l’Histoire ne quitte jamais<strong>.</strong>&nbsp;Leur grandeur ne réside pas seulement dans les victoires militaires ou les accomplissements tangibles, mais dans ce qu’ils ont fait naître dans le cœur des peuples. La France continue d’honorer Napoléon, malgré ses défaites, parce qu’il a incarné une ambition, un souffle, une époque. De même, pour le monde arabe,&nbsp;Gamal Abdel Nasser&nbsp;reste cette figure immense, inoubliable, dont la parole et le geste ont éveillé une dignité trop longtemps niée. Ce n’est pas l’homme parfait que les peuples retiennent, mais celui qui a su incarner leur espoir, leur lutte, leur rêve d’émancipation. Et c’est ainsi que les géants deviennent immortels.</p>



<p>* <em>Traducteur et écrivain.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LFMTP8pe6k"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/30/histoire-nasser-setait-tardivement-converti-au-bourguibisme/">Histoire | Nasser s’était tardivement converti au bourguibisme  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Histoire | Nasser s’était tardivement converti au bourguibisme   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/30/histoire-nasser-setait-tardivement-converti-au-bourguibisme/embed/#?secret=j3sJigDRRe#?secret=LFMTP8pe6k" data-secret="LFMTP8pe6k" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Tunisie &#124; Diplomatie, excès et insignifiance</title>
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		<pubDate>Fri, 02 May 2025 10:10:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La diplomatie tunisienne a toujours su éviter le jusqu’au-boutisme des approches radicales fussent-elles fondées sur des arguments moraux. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/02/tunisie-diplomatie-exces-et-insignifiance/">Tunisie | Diplomatie, excès et insignifiance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie a toujours su éviter le jusqu’au-boutisme des approches radicales fussent-elles fondées sur des arguments moraux. Aujourd’hui, face à ses nombreux défis internes et externes, elle aurait tout intérêt à maintenir sa position traditionnelle de neutralité et même à nourrir une certaine ambiguïté stratégique afin d’éviter de se laisser entraîner dans des conflits dont elle se passerait bien.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-16384524"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>En temps normal, la diplomatie est un métier qui nécessite beaucoup de sang froid et de retenue dans l’analyse, les déclarations et les actions car plus qu’ailleurs tout excès tombe dans l’insignifiance.</p>



<p>Dans un monde aussi volatile que ce XXI<sup>e</sup> siècle, où les équilibres géostratégiques planétaires sont en pleine mutation vers des schémas incertains, l’obligation de retenue et de sérénité devient vitale car elle risque, en cas de mauvais calcul et de dérapage, de discréditer son auteur et de porter préjudice aux intérêts nationaux.</p>



<p>La Tunisie qui fait face à de nombreux défis internes et externes aurait tout intérêt à maintenir sa position traditionnelle de neutralité et même nourrir une certaine ambiguïté stratégique afin d’éviter de se laisser entraîner dans des différends ou conflits qui ont différentes perceptions, logiques et espaces de soutien international.</p>



<p>Si l’approche morale du conflit israélo-arabe peut avoir jusqu’à une certaine limite une justification, les résultats désastreux du jusqu&rsquo;au-boutisme et les <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/30/histoire-nasser-setait-tardivement-converti-au-bourguibisme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">propos récemment divulgués</a> des leaders égyptien et libyen, Gamal Abdel Nasser et Mouammar Kadhafi, champions du prétendu nationalisme arabe, ont montré l’ambivalence sinon l’hypocrisie de l’approche radicale.</p>



<p>Quant à une quelconque prise de position au sujet de vieux contentieux entre des pays asiatiques notamment le Pakistan, l’Inde ou la Chine, les dessous géopolitiques et les mouvements des plaques tectoniques géostratégiques dictent de ne rater aucune occasion de faire preuve de discrétion et mieux de se taire.</p>



<p>La situation dans laquelle se trouve la Tunisie lui donne le meilleur des alibis pour éviter de s’incruster dans des conflits aux multiples facettes, historiques, géopolitiques, culturelles et confessionnelles. Si chaque histoire a plusieurs versions, les conflits internationaux, à l’exception peut être de la cause palestinienne qui permet quand même à l’autorité palestinienne et d’importants pays arabes une ambivalence indéniable frôlant l’ambiguïté morale, les autres conflits surtout dans la zone Asie-Pacifique, nouveau théâtre de confrontation globale, méritent une approche empreinte de sérénité et de pondération.</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OvjXewZplo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/30/histoire-nasser-setait-tardivement-converti-au-bourguibisme/">Histoire | Nasser s’était tardivement converti au bourguibisme  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Histoire | Nasser s’était tardivement converti au bourguibisme   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/30/histoire-nasser-setait-tardivement-converti-au-bourguibisme/embed/#?secret=xX41GddN6v#?secret=OvjXewZplo" data-secret="OvjXewZplo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Histoire &#124; Nasser s’était tardivement converti au bourguibisme  </title>
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		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 08:55:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quelques semaines avant sa mort, l’ancien président égyptien Gamal Abdel Nasser tenait un discours aux accents bourguibistes.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/30/histoire-nasser-setait-tardivement-converti-au-bourguibisme/">Histoire | Nasser s’était tardivement converti au bourguibisme  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Quelques semaines avant sa mort, l’ancien président égyptien Gamal Abdel Nasser donnait à Mouammar Kadhafi, qui venait d’accéder au pouvoir en Libye, une leçon de realpolitik aux tonalités bourguibiennes. Trop peu et déjà trop tard&nbsp;!</em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri</strong></p>



<span id="more-16358017"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure></div>


<p>Dans cet <a href="https://www.facebook.com/100089487825495/videos/1874437903308531" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enregistrement audio</a> qui date de 1970, une vidéo publiée il y a quelques jours et devenue virale sur internet, Gamal Abdel Nasser se plaint auprès de Kadhafi sur un ton défaitiste, voire vaincu, du désengagement des pays arabes dans la lutte contre Israël. Les dirigeants arabes qui voulaient encore en découdre avec Israël ne faisaient que fanfaronner ; ils ne produisaient que de la pollution sonore.</p>



<p>Le président égyptien était dans une impasse et vivait un moment de doute et de grande vulnérabilité. Il faut dire que pendant plusieurs années, et plus précisément jusqu’à la défaite de 1967, il a tenté d’exercer un leadership exclusif dans le monde arabe de façon à apparaître comme le maître incontesté de ses destinées. Sa volonté d’hégémonie, son outrecuidance et son orgueil démesuré l’ont poussé à s’ériger en leader de l’Unité arabe et à se croire investi d’une mission historique pour réaliser cette unité.</p>



<p>Nasser s’était fait un point d’honneur d’unir et d’unifier les objectifs des peuples arabes et de répondre à leurs aspirations telles que la libération de la Palestine. L’alignement automatique sur sa politique jusqu&rsquo;au-boutiste et l’infaillible allégeance aux dogmes du nationalisme arabe étaient nécessaires pour s’accorder les faveurs des panarabistes.</p>



<p>Ceux qui s’inscrivaient en faux contre les articles de foi de l’Eglise Nassérienne et tentaient d’échapper à son emprise, même parmi les dirigeants des autres pays arabes comme Bourguiba, étaient considérés comme des traîtres à la Nation arabe et des agents du colonialisme. Le refus d’allégeance de Bourguiba à Abdel Nasser a valu au premier un flot d’injures dont il s’est quotidiennement abreuvé pendant plusieurs années.</p>



<p>L’on peut en déduire en écoutant cet enregistrement qu’il a fallu passer par l’humiliation de 1967 pour que Nasser se mette à prononcer des discours aux accents particulièrement bourguibiens, c’est-à-dire pensés dans un esprit rationnel, pragmatique et lucide, loin de toute mégalomanie pharaonique et de tout dogmatisme. Mais il était déjà trop tard ! D’ailleurs, Nasser mourra quelques semaines après cet échange pathétique avec Kadhafi.</p>



<p><strong><em><a href="https://www.facebook.com/100089487825495/videos/1874437903308531" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enregistrement.</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/30/histoire-nasser-setait-tardivement-converti-au-bourguibisme/">Histoire | Nasser s’était tardivement converti au bourguibisme  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La gauche n’a jamais existé dans le monde arabe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 07:35:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Gamal Abdel Nasser]]></category>
		<category><![CDATA[gauche arabe]]></category>
		<category><![CDATA[gauche tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Hamma Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Perspectives Tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Saddam Hussein]]></category>
		<category><![CDATA[socialisme arabe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La prétendue gauche arabe préfère défendre un leader – un zaïm comme Nasser–, mais rarement des idées.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/11/la-gauche-na-jamais-existe-dans-le-monde-arabe/">La gauche n’a jamais existé dans le monde arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cet article est une réaction à l’article du Dr Mounir Hanablia&nbsp;<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-revolution-trahie-le-crochet-gauche-de-hamma-hammami/">«Le crochet gauche de Hamma Hammami»</a>, qui est une note de lecture à propos du livre : ‘‘La révolution trahie: le dernier quart d’heure de la transition démocratique’’, de Mohamed Kilani.</em></strong></p>



<p><strong>Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-14594216"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>


<p>J’avais publié ici-même en avril&nbsp; 2022 un article dont le titre : <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/">«La rupture démocratique»</a></em> qui dit en résumé que la révolution tunisienne a été enterrée le soir même du départ de Ben Ali quant les Tunisiens ont découvert à 20 heures à la télévision publique les têtes des caciques de l’ancien régime sur les devants de la scène.&nbsp;Quant à la gauche tunisienne et arabe en général, voici pour quelles raisons, elle n’a jamais existé et ne pourrait jamais émerger…</p>



<p>Qu’est-ce c’est la gauche, ou la social démocratie ou le socialisme? N’en déplaise à beaucoup de penseurs dans les pays arabes, ce sont des concepts exclusivement européens. Ce sont les conditions économiques, sociales et politiques dans les pays européens qui étaient à la source de l’émergence de la gauche européenne. La gestation de cette gauche remonte au XVIIe siècle, et peut-être avant avec un XVIe marqué par des frondes sociales et des jacqueries presque chroniques.</p>



<p>La gauche européenne n’a pris son envol que grâce à une classe ouvrière politisée et syndiquée. En Tunisie, l’UGTT est un syndicat de fonctionnaires et n’a jamais été proches des ouvriers ou des mineurs de phosphate&#8230; Ou des ouvrières du textile.</p>



<p>En Europe, la gauche s’est fortement appuyée sur une classe moyenne éclairée et des leaders dont les convictions politiques étaient inébranlables. Ses dirigeants ont su créer des partis de masses et non de petits groupuscules de 300 militants à la Hamma Hammami.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La confusion à tous les étages </h2>



<p>Ce que nous appelons la gauche arabe, c’est la confusion à tous les étages: le nationalisme arabe serait-il de gauche, alors que c’était le nationalisme des chars?</p>



<p>Le socialisme de Gamal Abdel Nasser et de Saddam Hussein n’était que le vernis des juntes militaires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ohAHsNYVF2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-revolution-trahie-le-crochet-gauche-de-hamma-hammami/">‘‘La révolution trahie’’ : Le crochet gauche de Hamma Hammami</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La révolution trahie’’ : Le crochet gauche de Hamma Hammami » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-revolution-trahie-le-crochet-gauche-de-hamma-hammami/embed/#?secret=8VD4pqX893#?secret=ohAHsNYVF2" data-secret="ohAHsNYVF2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>De quelle gauche arabe parlons-nous quand les premiers pendus en public par le vice-président Saddam Hussein sont les communistes irakiens avec une aide de la&nbsp; CIA&nbsp;? Le journaliste d’Europe1 Pierre Lauer passera 6 mois en prison dans une prison irakienne, dans des conditions effroyables parce qu’il avait dénoncé ces exécutions expéditives.</p>



<p>Nasser ne sera pas non plus tendre avec les communistes égyptiens, ils sont exclus de l’amnistie générale après la révolution de 1952 et deux seront exécutés quelques années plus tard après des mouvements sociaux dans le secteur du textile.</p>



<p>Le socialisme arabe a créé des entreprises publiques, mais en réalité ce sont des entreprises étatisées. Et dans ce chapitre, il existe une sacrée différence. Une entreprise publique à un contrat d’objectifs (CO) avec l’Etat mais défend son indépendance bec et oncles. L’entreprise étatisée est dirigée par les hauts fonctionnaires des ministères, par conséquent sa gestion devient techniquement incontrôlable.&nbsp;</p>



<p>Nassériens, Baathistes, Kadhafistes, nationalistes arabes, avec leurs slogans creux, continuent de nous faire croire que la gauche arabe existe&#8230;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rykk5mjyXI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/22/hamma-hammami-est-il-une-catastrophe-pour-la-gauche-tunisienne/">Hamma Hammami est-il une catastrophe pour la gauche tunisienne ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hamma Hammami est-il une catastrophe pour la gauche tunisienne ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/22/hamma-hammami-est-il-une-catastrophe-pour-la-gauche-tunisienne/embed/#?secret=ZqXXwv9NqQ#?secret=rykk5mjyXI" data-secret="rykk5mjyXI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Paris était leur capitale et leur refuge. Une seule fois, j’ai franchi le pas et participé à la réunion d’un parti de gauche tunisien, mon sentiment à la sortie était affligeant de tristesse. &nbsp;C’était un groupuscule d’<em>«illettrés politiques»</em>. Il leur manquait même la <em>«courtoisie du dialogue»</em>. Le bouquet de la soirée : une vraie bagarre à coups de poings&#8230;</p>



<p>Au Parti communiste tunisien des années 1970, on interdisait aux jeunes militants d’avoir une petite amie&#8230;</p>



<p>La perle est venue de l’ancien ministre <em>«socialiste»</em> Ahmed Ben Salah. Réfugié à Paris après son limogeage et sa fuite du pays, il avait déclaré : «<em>Puisque le socialisme assure l’égalité entre les citoyens, nous n’avons pas besoin de pluralisme politique».&nbsp;</em></p>



<p>Une autre force de la gauche européenne : un tissu associatif très puissant et surtout pérenne, pas comme certains associations tunisiennes&nbsp; qui organisent des séminaires et des colloques dans les hôtels cinq étoiles et sont toujours à l’affut de subventions&#8230;&nbsp;</p>



<p>La prétendue&nbsp;gauche arabe préfère défendre un leader – un zaïm –, mais rarement des idées.&nbsp; Peut-on demander à&nbsp;un leader de la <em>«gauche»</em> tunisienne, Hamma Hammami en l’occurrence, qui a fait le voyage de Caracas pour féliciter le président Maduro pour sa réélection, de lire les rapports des Nations-Unies sur les disparitions forcées et les arrestations massives dans ce pays&nbsp;?</p>



<p>Et on n’oublie pas les déboires du Mouvement Perspectives. C’est vrai, quelques uns de ses dirigeants ont souffert, beaucoup souffert dans les prisons de Bourguiba. L’aile maoïste avait disparu avec la débâcle de la Révolution Culturelle – qui était en fait un coup d’Etat de Mao Tsé Toung. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wUBUyddD6O"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/24/congres-constitutif-dal-qotb-quel-avenir-pour-la-gauche-tunisienne/">Congrès constitutif d&rsquo;Al Qotb : Quel avenir  pour la gauche tunisienne ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Congrès constitutif d&rsquo;Al Qotb : Quel avenir  pour la gauche tunisienne ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/24/congres-constitutif-dal-qotb-quel-avenir-pour-la-gauche-tunisienne/embed/#?secret=uINkD1PYOH#?secret=wUBUyddD6O" data-secret="wUBUyddD6O" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Beaucoup de <em>«perspectivistes»</em> ont d’ailleurs rejoint la haute fonction publique et sont devenus ministre sous Bourguiba et Ben Ali&#8230; Une stratégie bien connue en politique dans le monde arabe : infiltration, implosion puis absorption politique.&nbsp;</p>



<p>Une gauche est populaire ou elle ne l’est pas. La gauche européenne des années 1970 était active sur le terrain, même&nbsp;dans les fêtes de villages. Elle avait des programmes politiques et sociaux bien ficelés et réalisables. Elle était loin du délire onirique des groupuscules tunisiens, algériens, ou marocains&#8230; Dans les années 1970-1980, l’USFP marocaine était devenue une filiale du parti Baâth de Saddam Hussein&#8230;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vivier intellectuel et culturel</h2>



<p>A-t-on sous nos cieux des hommes de gauche comme Mitterrand, Chevènement, Soares, &nbsp;Gonzales, ou encore Schröder?&nbsp;</p>



<p>Si on tient compte de l’Histoire et de la dialectique en politique, le concept de la gauche européenne n’est <em>«transposable»</em> nulle part ailleurs. Ni en Afrique, ni en Asie, ni en Amérique Latine. La gauche européenne est le résultat de deux siècles de luttes sociales massives, d’une succession de révolutions parfois très violentes, et&nbsp;d’une élite presque messianique. Elle était née dans les mines de charbon, dans une industrialisation intensive au XIXe siècle. Sur le plan psychologique, elle était une revanche des classes ouvrières et moyennes contre les marchands des guerres où&nbsp;elle avait longtemps servi de chair à&nbsp; canons.</p>



<p>Enfin, en Europe, la gauche a bien résisté face à la droite grâce à son <em>«armature»</em> culturelle, intellectuelle et artistique. D’Émile Zola à&nbsp;Albert Camus en passant par Jean-Paul Sartre&#8230; des peintres comme Pablo Picasso ou Marcel Duchamp, sans compter les surréalistes autour d’André Breton, le Théâtre de l’Odéon&nbsp;de Jean-Louis Barrault, que Mme De Gaulle a voulu fermer en mai 1968&#8230; Le cinéma de la Nouvelle vague avec François Truffaut, Jean- Luc Godard, Éric Rohmer&#8230; et les chansons à&nbsp;textes de Léo Ferré, Georges Brassens, Jean Ferrat, Jacques Brel&#8230; Tout ce monde culturel avait donné à la gauche française une amplitude et une popularité&nbsp;qui l’ont propulsée au pouvoir en 1980 avec Mitterrand.</p>



<p>Une gauche digne de ce nom ne pourrait survivre sans ce brassage et ce vivier intellectuel et culturel qui est aussi&nbsp;une nourriture nécessaire pour les citoyens.</p>



<p><em>* Journaliste retraité; ancien rédacteur en chef à RFi.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eoVf7l821H"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/">Tunisie &#8211; Politique : la rupture démocratique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Politique : la rupture démocratique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/embed/#?secret=pDnJwHquRX#?secret=eoVf7l821H" data-secret="eoVf7l821H" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Le Caire : Le président Saïed rencontre des Tunisiens résidant en Égypte (Photos)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/10/le-caire-le-president-saied-rencontre-des-tunisiens-residant-en-egypte-photos/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Apr 2021 22:26:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Al-Sissi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de sa visite en Égypte qui se terminera demain, le président de la république Kaïs Saïed a organisé une rencontre ce soir, samedi 10 avril 2021, à la résidence de l&#8217;ambassadeur tunisien au Caire, avec des Tunisiens résidant en Égypte. Le président Saïed, qui a été été reçu, hier, par son homologue égyptien,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/10/le-caire-le-president-saied-rencontre-des-tunisiens-residant-en-egypte-photos/">Le Caire : Le président Saïed rencontre des Tunisiens résidant en Égypte (Photos)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Saied-tunisiens-Egypte.jpg" alt="" class="wp-image-345075"/></figure>



<p><strong><em>A l&rsquo;occasion de sa visite en Égypte qui se terminera demain, le président de la république Kaïs Saïed a organisé une rencontre ce soir, samedi 10 avril 2021, à la résidence de l&rsquo;ambassadeur tunisien au Caire, avec des Tunisiens résidant en Égypte.</em></strong></p>



<span id="more-345071"></span>



<p>Le président Saïed, qui a été été reçu, hier, par son homologue égyptien, Abdelfattah Al-Sissi, avec qui il a organisé une conférence de presse, où les deux hommes ont discuté économie, investissement et sécurité, a visité le jour même, de nombreux sites historiques et religieux au Caire.</p>



<p>Il s&rsquo;est notamment rendu au Musée national de la civilisation égyptienne, la mosquée Amr ibn al-As et la citadelle de Saladin, ou encore le mausolée du défunt président égyptien Gamal Abdel Nasser.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/ks-caire-visite-1024x724.jpg" alt="" data-id="345079" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/ks-caire-visite.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=345079" class="wp-image-345079"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/KS-egypte-1024x721.jpg" alt="" data-id="345080" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/KS-egypte.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=345080" class="wp-image-345080"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/gamal.jpg" alt="" data-id="345076" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/gamal.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=345076" class="wp-image-345076"/></figure></li></ul></figure>



<p>«<em>Bon nombre de ses positions sont encore mémorables à ce jour, présents dans l’esprit de plusieurs. Que Dieu lui accorde sa miséricorde et le rassemble avec les prophètes, amis, martyrs et les justes</em>», a-t-il écrit dans le livre d&rsquo;or consacré à Gamal Abdel Nasser, en guise d&rsquo;hommage .</p>



<p>Le président tunisien a également, lors de cette visite, été reçu par le président du Conseil des ministres égyptiens, Mustapha El-Madbouli, ainsi que par le président du parlement arabe, Adel bin Abdul Rahman Al-Assoumi.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/president-du-Conseil-des-ministres-egyptienKS-1-1024x664.jpg" alt="" data-id="345081" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=345081" class="wp-image-345081"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/president-parlement-arabe-KS-1-1024x675.jpg" alt="" data-id="345082" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=345082" class="wp-image-345082"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/saied-souk-caire-1024x695.jpg" alt="" data-id="345083" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=345083" class="wp-image-345083"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/ks-egypte-1-1024x683.jpg" alt="" data-id="345084" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/ks-egypte-1.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=345084" class="wp-image-345084"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Saied-Egypte-1024x678.jpg" alt="" data-id="345085" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Saied-Egypte.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=345085" class="wp-image-345085"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/caire-KS.jpg" alt="" data-id="345086" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/caire-KS.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=345086" class="wp-image-345086"/></figure></li></ul></figure>



<p>Ce soir, le chef de l’État a organisé une rencontre avec des Tunisiens résidant en Égypte, avec qui il a échangé sur la situation dans les deux pays, tout en soulignant leur apport pour faire la promotion de la Tunisie, et contribuer au développement des relations entre les deux pays.</p>



<p><em>«Cette rencontre a également été l&rsquo;occasion d&rsquo;écouter les préoccupations des Tunisiens vivant en Égypte, leurs suggestions et d&rsquo;interagir avec eux, sur différents sujets»</em> indique un communiqué de la présidence.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/ks-visite2-1024x665.jpg" alt="" data-id="345087" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/ks-visite2.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=345087" class="wp-image-345087"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Visite-KS-caire-1024x685.jpg" alt="" data-id="345088" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Visite-KS-caire.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=345088" class="wp-image-345088"/></figure></li></ul></figure>



<p>Rappelons que Kaïs Sïed s&rsquo;est rendu, hier, en Égypte à l&rsquo;invitation de son homologue égyptien pour une visite officielle, qui s&rsquo;achèvera demain, dimanche 11 avril 2021.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/10/le-caire-le-president-saied-rencontre-des-tunisiens-residant-en-egypte-photos/">Le Caire : Le président Saïed rencontre des Tunisiens résidant en Égypte (Photos)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le destin contrarié de Hosni Moubarak</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/25/le-destin-contrarie-de-hosni-moubarak/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 16:54:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Anouar El-Sadate]]></category>
		<category><![CDATA[Gamal Abdel Nasser]]></category>
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		<category><![CDATA[hosni moubarak]]></category>
		<category><![CDATA[Jihad islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Saad-Eddine Chazli]]></category>
		<category><![CDATA[Sinaï]]></category>
		<category><![CDATA[Suzanne Moubarak]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entré dans l’histoire par la grande porte en assénant le premier coup décisif à l’aviation israélienne pendant la guerre de Ramadan 1973 (Kippour), Hosni Moubarak en est sorti par la plus petite des portes, couvert de l’opprobre de son peuple, avant de mourir quasiment dans l’oubli dans un banal hôpital militaire du Caire. Par Hassen...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/hosni-moubarak.jpg" alt="" class="wp-image-283406"/><figcaption><em>La dernière photo prise de lui sur son lit d&rsquo;hôpital, fin 2019.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Entré dans l’histoire par la grande porte en assénant le premier coup décisif à l’aviation israélienne pendant la guerre de Ramadan 1973 (Kippour), Hosni Moubarak en est sorti par la plus petite des portes, couvert de l’opprobre de son peuple, avant de mourir quasiment dans l’oubli dans un banal hôpital militaire du Caire.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati </strong></p>



<span id="more-283508"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Lorsqu’il accède à la présidence de la République en 1981, le général Hosni Moubarak est un miraculé. Assis à droite de son président Mohammed Anouar El-Sadate à la tribune du défilé militaire du 6 octobre, Moubarak est dans le viseur du lieutenant Islambouli, qui conduisait le commando du Jihad islamique chargé d’<em>«exécuter»</em> le chef de l’Etat. Il aurait pu le tuer le premier, mais, a-t-il témoigné au tribunal, il se ravisa en lui déclarant : <em>«Ce n’est pas toi que je veux, mais ce chien»,</em> désignant du canon de son arme Anouar El-Sadate avant de l’abattre et de poursuivre son équipée meurtrière.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le vice-président effacé vivait à l’ombre du «zaïm» flamboyant</h3>



<p> Hosni Moubarak échappera à la tuerie, traumatisé à vie, avec quelques légères blessures au poignet. Quelques semaines plus tard, il est élu président de la République succédant à Anouar El-Sadate dans une sorte d’indifférence générale que l’assassinat tragique de ce dernier n’a même pas réussi à secouer. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Hosni-Moubark-brillant-officier-armee-de-l-air.jpg" alt="" class="wp-image-283509" width="500"/><figcaption><em>Le brillant officier de l&rsquo;armée de l&rsquo;air.</em></figcaption></figure></div>



<p> Le peuple égyptien attendait un <em>«héros»</em> pour qu’il efface la double humiliation d’une guerre perdue dans les pires conditions en 1967, sous Gamal Abdel Nasser, et d’un traité de paix <em>«honteux»</em> signé avec Israël, sous la pression américaine, à l’issue d’une nouvelle confrontation, qui s’était soldée en 1973 par une demi-victoire des armées égyptiennes sur l’armée israélienne, en redorant partiellement le blason des combattants du Nil.</p>



<p> Chef de l’armée de l’air, le général Hosni Moubarak y avait grandement contribué en portant le premier coup en profondeur à l’aviation israélienne stationnée depuis 1967 dans le Sinaï. Une manœuvre audacieuse qui a permis au gros des troupes amassées sur la rive ouest du Canal de Suez de gagner du temps en franchissant la voie d’eau, avant d’avancer le plus loin qu’ils le pouvaient dans la péninsule occupée.</p>



<p> Le compromis militaro-diplomatique, négocié en secret par Anouar El-Sadate avec le secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger, devait sceller le sort des armes à l’avantage des Israéliens, à la grande fureur des généraux égyptiens, à l’instar du général Saad-Eddine Chazli, frustrés d’une victoire qu’ils sentaient à leur portée.</p>



<p> Les plus optimistes voyaient en Hosni Moubarak, auréolée de ses exploits militaires, le<em> «chef»</em> qui, faute de pouvoir déclarer une nouvelle guerre aux Israéliens, à laquelle s’opposeraient les Américains de toute façon, allait laver l’honneur de l’Egypte et de l’armée égyptienne en arrachant au moins à Tel-Aviv des concessions majeures en faveur des Palestiniens, laissés pour compte de la<em> «réconciliation»</em> israélo-égyptienne.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Moubarak-Sadate.jpg" alt="" class="wp-image-283510" width="500"/><figcaption><em>Moubarak et El-Sadate lors de la parade militaire du 6 octobre 1981. </em></figcaption></figure></div>



<p> Le vice-président effacé qui vivait à l’ombre du <em>«zaïm»</em> El-Sadate, mégalomaniaque, fantasque et flamboyant depuis 1975, devenu président en 1981, avec les coudées franches, commencera par prendre la posture d’un dirigeant intransigeant, en ignorant les invitations empressées de ses voisins de se rendre en Israël, en exigeant sans jamais faiblir le retour à son pays de Taba, une portion de territoire égyptien aux confins israéliens, confisquée par un promoteur hôtelier patronné par l’armée israélienne, en violation des accords de paix, ou en défendant âprement son bout de gras de l’aide civile et militaire américaine promise en échange de ces accords.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Tous les chemins mènent à Washington </h3>



<p> Mais comme si le fardeau était trop lourd pour ses épaules pourtant carrées, le brillant étudiant de l’Académie militaire égyptienne, dont il sortit major de promotion en sciences de l’aviation, ne tardera pas à fléchir, en prônant ce qu’il appelait une politique du <em>«juste milieu»</em>. Il voulait faire de l’Egypte non plus un acteur majeur au Proche-Orient, mais un <em>«facilitateur»</em>, en multipliant les <em>«médiations»</em> notamment entre Israéliens et Palestiniens, soit directement, soit par le truchement des chefs des Moukhabarat (les renseignements). Le plus connu était le général Omar Souleiman, qui avait l’oreille de Washington. Il endossera alors la politique américaine notamment lors de la guerre contre l’Irak en 1991, en faisant participer l’armée égyptienne à l’opération <em>«Tempête du désert»</em> (<em>Desert storm</em>), menée, en principe, pour la libération du Koweït, mais qui ne tardera pas à révéler des objectifs plus larges sous la pression du Pentagone.</p>



<p> Pressé par une classe moyenne s’appuyant ouvertement sur Washington, qui n’a jamais pardonné à Gamal Abdel Nasser d’avoir nationalisé les terres féodales et l’industrie égyptienne, Hosni Moubarak se tourne désormais vers les affaires domestiques pour parachever la conversion de son pays au néo-libéralisme, entamé par Anouar El-Sadate après sa rupture fracassante avec l’URSS en fin de parcours, peu avant la guerre de 1973. L’économie égyptienne au bord du gouffre devait être redressée. Il comptait sur l’aide américaine et celle des pays du Golfe pour mener ses vastes plans de redressement. Mais ni l’une ni l’autre ne seront au rendez-vous. Malgré les encouragements verbaux qui lui seront prodigués par ces diverses capitales, ainsi que des capitales européennes, les aides sont dispensées au compte goutte en fonction des services rendus, alors que l’Egypte doit faire face aux besoins d’une population en croissance rapide qui s’enfonce chaque jour d’avantage dans la misère.</p>



<p> Alors que les clans s’organisent pour capter les rares subsides venus de l’extérieur, et qu’une camarilla libérale et autoritaire se forme autour de la Présidence, sous la direction du fils cadet du chef de l’Etat, Gamal Moubarak, le régime se raidit. La redoutable police de sûreté de l’Etat réprime à tout va. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’opposition à l’assaut d’un régime gangrené par le népotisme </h3>



<p> L’opposition, revenue d’un profond sommeil, s’active contre le pouvoir. Le mouvement Kefaya (Ça suffit), constitué de magistrats et d’avocats, occupe régulièrement le perron du Palais de justice pour dire son ras-le-bol. Les islamistes s’agitent. L’armée elle même se met à murmurer qu’elle ne veut pas de Gamal Moubarak comme successeur, alors que ce dernier venait de se faire élire à la tête du parti dominant, le Parti national démocratique (PND), et se préparait, sous le patronage de sa mère, Suzanne Moubarak, à entrer dans l’arène.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Hosni-Moubarak-devant-le-tribunal-le-9-mai-2015.jpg" alt="" class="wp-image-283512" width="500"/><figcaption><em>Devant le tribunal, avec ses deux fils, le 9 mai 2015.</em></figcaption></figure></div>



<p> La première alerte sérieuse est donnée d’Addis-Abeba en 1995, lorsque le cortège du chef de l’Etat échappe de justesse à un attentat. Suivent plusieurs vagues de violence, attribués pour la plupart à des extrémistes islamistes, qui veulent paralyser le tourisme, une des trois principales sources de revenus extérieurs du pays. </p>



<p> Dès 2004, le terrorisme s’installe dans le Sinaï provoquant, en riposte, une répression sans merci, d’un pouvoir aux abois. C’en est fini du rêve d’une <em>«démocratie libérale» </em>caressé un moment par Gamal Moubarak et ses acolytes, qui l’ont vendu à une classe moyenne crédule. <em>«C’est trop peu et trop tard»,</em> entendait-on dans les allées du pouvoir. </p>



<p> Dans la rue c’est le début d’un grondement sourd, qui conduira bientôt aux manifestations montres de la Place Tahir – le cœur battant de l’Egypte politique depuis toujours. Après trente ans de pouvoir sans partage, Hosni Moubarak, lâché par l’armée, doit céder. Il ne sera pas le dernier Pharaon d’Egypte, tellement la tradition politique de ce pays est imprégnée de culture militaire à tous les niveaux, jusqu’aux gestes quotidiens les plus anodins. Le raïs déchu terminera sa vie errant de tribunal en hôpital jusqu’à sa fin ultime survenue mardi dans un hôpital militaire de deuxième classe au Caire.</p>
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