<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des gauche radicale - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/gauche-radicale/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/gauche-radicale/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Thu, 17 Jul 2025 12:28:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des gauche radicale - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/gauche-radicale/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Georges Ibrahim Abdallah libéré après 41 ans de détention en France</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/georges-ibrahim-abdallah-libere-apres-41-ans-de-detention-en-france/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/georges-ibrahim-abdallah-libere-apres-41-ans-de-detention-en-france/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 12:27:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[gauche radicale]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Ibrahim Abdallah]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17047582</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après plus de quarante ans de détention en France, Georges Ibrahim Abdallah a été libéré ce jeudi 17 juillet 2025.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/georges-ibrahim-abdallah-libere-apres-41-ans-de-detention-en-france/">Georges Ibrahim Abdallah libéré après 41 ans de détention en France</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est une décision que nombre d’observateurs disaient improbable : après plus de quarante ans de détention en France, Georges Ibrahim Abdallah a été libéré ce jeudi 17 juillet 2025 sur décision de la cour d’appel de Paris. À 74 ans, celui qui était considéré par ses soutiens comme le plus ancien prisonnier politique d’Europe sera expulsé vers le Liban le 25 de ce mois.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-17047582"></span>



<p>Militant marxiste-léniniste d’origine libanaise, Georges Abdallah avait été arrêté en 1984 et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1987 pour complicité dans des assassinats politiques perpétrés à Paris et revendiqués par les Fractions armées révolutionnaires libanaises (Farl), groupe armé proche de la mouvance révolutionnaire anti-impérialiste. Depuis, sa libération était devenue un sujet de contentieux politique et judiciaire entre la France, les États-Unis et le Liban.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libération bloquée par des enjeux diplomatiques</h2>



<p>Bien que juridiquement libérable depuis 1999, Georges Abdallah a vu toutes ses demandes de remise en liberté rejetées. Plusieurs décisions favorables de juridictions françaises ont été suspendues ou bloquées par le ministère de l’Intérieur, invoquant l’absence d’arrêté d’expulsion – une mesure indispensable à la mise en œuvre de sa libération. Cette situation a alimenté les accusations de traitement politique du dossier, notamment sous pression des Etats-Unis et d’Israël.</p>



<p>Le ministère de la Justice français n’a pas souhaité commenter la décision de la cour d’appel. Celle-ci intervient toutefois dans un contexte international marqué par un regain de mobilisation autour de la cause palestinienne, dont Georges Abdallah s’est toujours revendiqué comme un défenseur acharné.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une figure de la gauche radicale internationaliste</h2>



<p>Fidèle à ses engagements idéologiques, Georges Abdallah n’a jamais exprimé de repentir au sens attendu par les institutions judiciaires françaises. Il a maintenu depuis sa cellule une parole politique forte, relayée dans de nombreux pays, et s’est imposé comme un symbole de résistance pour de nombreux mouvements de gauche et collectifs anticolonialistes.</p>



<p>Dans un communiqué publié après l’annonce de sa libération, le comité de soutien en France salue <em>«la fin d’une détention injuste et prolongée à des fins clairement politiques»</em>, et appelle à un rassemblement ce jeudi à Marseille.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un retour très attendu au Liban</h2>



<p>Le Liban, qui a officiellement demandé à plusieurs reprises sa libération, s’est déclaré prêt à accueillir Georges Abdallah dès son retour. À Beyrouth, des préparatifs sont déjà en cours pour organiser son accueil comme celui d’un ancien combattant. Des partis de gauche libanais, ainsi que plusieurs organisations pro-palestiniennes, saluent une victoire symbolique majeure.</p>



<p>Au-delà du cas individuel, cette libération interroge à nouveau le rapport qu’entretiennent certains États occidentaux avec les prisonniers dits <em>«politiques»</em>, et la façon dont les engagements révolutionnaires du Sud global sont jugés et traités dans les démocraties libérales.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/georges-ibrahim-abdallah-libere-apres-41-ans-de-detention-en-france/">Georges Ibrahim Abdallah libéré après 41 ans de détention en France</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/georges-ibrahim-abdallah-libere-apres-41-ans-de-detention-en-france/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La France s’enlise dans la crise</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/17/la-france-senlise-dans-la-crise/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/17/la-france-senlise-dans-la-crise/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Mar 2023 06:05:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[gauche radicale]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Mondher Azzouzi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=6975791</guid>

					<description><![CDATA[<p>Malgré la forte opposition, Emmanuel Macron a fait passer en force la très contestée loi de la réforme des retraites, mais la crise est loin d'être terminée. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/17/la-france-senlise-dans-la-crise/">La France s’enlise dans la crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au terme de plusieurs semaines de tractations, de débats et de mobilisation sociale, Emmanuel Macron vient de décider de faire passer la très contestée loi de la réforme des retraites par le fameux article 49-3, disposition constitutionnelle permettant à l&rsquo;exécutif d’imposer un projet au forceps sans le recours à un vote parlementaire. Tout ça pour ça ?</em></strong></p>



<p>Pr <strong>Mondher Azzouzi</strong> *</p>



<span id="more-6975791"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mondher-Azzouzi.jpg" alt="" class="wp-image-313238"/></figure></div>


<p>Ce procédé est certes inélégant mais tout à fait légal quand le gouvernement ne dispose pas de majorité absolue ni de coalition solide au parlement pour faire passer une loi très contestée comme c’est le cas de celle-ci.&nbsp;</p>



<p>Derrière cette crise, on peut évoquer une possibilité fortement probable de  manœuvre tactique de chaque parti pour se repositionner. En dehors peut-être de la droite classique qui risque de fondre dans la masse avec le risque d’être disloquée entre l’extrême droite et la majorité présidentielle actuelle. </p>



<p>Emmanuel Macron affronte, dès aujourd’hui, son destin face à l’histoire pour s’imposer comme un fin stratège ou devenir le symbole d’une fausse grandeur entraînant tout un pays dans une décadence annoncée. S’il réussit à éviter une motion de censure, grâce à la récupération de ceux qui risquent de ne pas retrouver leurs sièges, il aura fait coup double. Celui de rester solidement en place et de consolider son projet de loi sur les retraites.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La montée des extrêmes  </h2>



<p>On peut, néanmoins, lui prêter l’intention de vouloir paradoxalement la chute de son actuel gouvernement, dans le cas où la motion de censure serait votée à la majorité, ce qui lui servirait de prétexte pour dissoudre l&rsquo;assemblée. Il pourrait dans ce cas espérer remporter les législatives pour disposer d’une majorité absolue grâce à l’aspiration d’un grand nombre de républicains, plus que jamais divisés, à se replacer sur l’échiquier et à permettre au président en exercice de terminer paisiblement son mandat.</p>



<p>À l’inverse et s’il échoue à gagner une majorité parlementaire, il ne lui resterait plus qu’à se soumettre ou à se démettre en ayant été le plus pitoyable des présidents de la Ve République et un novice en politique. Il sortirait alors par la petite porte avec sa cheffe de gouvernement actuelle dont le sort semble déjà scellé. </p>



<p>L’extrême droite a curieusement mais volontairement et de manière subtile fait profil bas. Ne prenant pas de position farouchement hostile à la réforme, ses membres ont défilé avec un seul mot d’ordre&nbsp;: ne pas appuyer un président et un gouvernement dont ils briguent la place. Ils appellent certainement de leurs vœux la dissolution du parlement pour pouvoir récupérer les rescapés de la droite classique. Leur cheffe, Marine Le Pen, était la première à s’être exprimée sur le dépôt d’une motion de censure puisqu’elle s’estime capable d’élargir son arc de cercle à l’assemblée dans une France qui balance entre le rejet de tout et une sorte de xénophobie décomplexée.</p>



<p>La gauche radicale, Insoumis et alliés, pense avoir remporté une victoire contre son ennemi juré. Elle espère aussi profiter d’éventuelles législatives anticipées pour espérer obtenir enfin la majorité et voir Jean-Luc Mélenchon imposer une cohabitation au président en exercice. À défaut, ils se rapprocheront davantage, et par affinité idéologique, des syndicats, aujourd’hui méprisés pour avoir essuyé un refus de dialoguer par Macron. Les Insoumis et les syndicats se tiendront alors prêts à prendre le maquis pour une mobilisation sociale de longue haleine et pour provoquer un enlisement de la situation sur le modèle du soulèvement de mai 68. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Gauche et la droite classiques en perdition </h2>



<p>La gauche et la droite classiques, style PS et UMP, sont presque déjà morts et enterrés. Les socialistes sont définitivement inaudibles et peinent à exister sur la scène politique. La droite, quant à elle, joue désormais sa survie, se trouvant face à un dilemme existentiel. Et pour cause, les candidats LR s’étant quasiment tous présentés à leurs électeurs contre des candidats macronistes, comment pourraient-ils expliquer à ces derniers qu’ils appuient l’adversaire pour faire passer une réforme, nécessaire certes mais impopulaire? Parions qu’ils auraient du mal à retrouver leur place sur un échiquier politique où les lignes se sont beaucoup brouillées. </p>



<p>Les deux familles politiques classiques, qui ont longtemps bi-poloarisé la vie politique en France, sont remplacées par leurs extrêmes respectifs, comme&nbsp; par un phénomène de <em>«mutation génétique»</em> rendu inévitable par les évolutions que la France connaît actuellement.&nbsp;Un pays qui n’est pas au bout de ses peines avec les débats à venir sur les réformes de l’assurance chômage, du code de travail, des caisses publiques et, surtout, celle sur l’immigration qui sert de fil rouge, et qui demeure un casse-tête pour les Français depuis les années 1970 et la fameuse proposition d’aide au retour de Giscard d’Estaing.&nbsp;</p>



<p>Toutes ces réformes et les dissensions qui les accompagnent généralement traduisent l’état de crise dans lequel s’enlise la France qui n’a plus les moyens de ses prétentions mais qui, fidèle à son habitude, arrive à noyer ses problèmes dans d’interminables débats de politique politicienne.</p>



<p>Il est curieux de constater, en effet, qu’en dehors de la France, tous les autres pays européens arrivent à établir des négociations positives avec les syndicats et les partenaires sociaux en amont pour faire aboutir des projets de loi parfois douloureux. Seule la France se singularise par les grèves sauvages et à répétition prenant la nation en otage et engendrant des affrontements avec les forces de police, qui savent être violentes dans un pays se targuant d’être l’un des berceaux de la démocratie. Or c’est de celle-ci qu’il s’agit et qui est aujourd’hui mise à rude épreuve. Au point que l’on est arrivé à se poser la question de savoir si la démocratie est encore un modèle viable dans un monde de plus en plus porté vers les extrêmes.&nbsp;</p>



<p>* <em>Cardiologue à Lyon.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/17/la-france-senlise-dans-la-crise/">La France s’enlise dans la crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/17/la-france-senlise-dans-la-crise/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Qu’est ce qui fait courir Mongi Rahoui ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/06/tunisie-quest-ce-qui-fait-courir-mongi-rahoui/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/06/tunisie-quest-ce-qui-fait-courir-mongi-rahoui/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2022 10:00:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Front populaire]]></category>
		<category><![CDATA[gauche radicale]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Jmour]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Rahoui]]></category>
		<category><![CDATA[Watad]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=3742547</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comme si leur impopularité ne suffit pas à leur malheur, les petits partis appelés «zéro virgule», en référence à leurs scores électoraux, trouvent le moyen de se diviser encore en clans opposés. C’est le cas du Watad, petite formation d’extrême gauche dont les membres se livrent aujourd’hui, par médias interposés, à une lutte fratricide.    </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/06/tunisie-quest-ce-qui-fait-courir-mongi-rahoui/">Tunisie : Qu’est ce qui fait courir Mongi Rahoui ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ceux qui veulent comprendre pourquoi les Tunisiens en ont marre des partis politiques, tous les partis sans exception, boudent les rendez-vous électoraux et soutiennent le président Kaïs Saïed, un homme sans passé politique, venu de nulle part et menant le pays vers l’inconnu, et bien, ils ont dans la nouvelle tragi-comédie qui secoue le Watad une très bonne explication !</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri    </strong></p>



<span id="more-3742547"></span>



<p>Comme si leur impopularité ne suffit pas à leur malheur, les petits partis appelés <em>«zéro virgule»</em>, en référence à leurs scores électoraux, trouvent le moyen de se diviser encore en clans opposés. C’est le cas du Parti des démocrates patriotes unifié (Watad), petite formation d’extrême gauche dont les membres se livrent aujourd’hui, par médias interposés, à une lutte fratricide. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>L’un des dirigeants de ce parti, Mongi Rahoui, ancien député élu sous la bannière du défunt Front populaire, à l’implosion duquel il avait d’ailleurs fortement contribué, a organisé ce qu’il a appelé un <em>«séminaire national»</em>, les 3 et 4 septembre 2022, à Monastir. Au terme de ce séminaire, auquel ont pris part certains autres cadres nationaux, régionaux et locaux du parti, M. Rahoui a annoncé que les préparatifs se poursuivent pour la convocation et la tenue du deuxième congrès du Watad dans un délai de deux mois. Il a également annoncé la décision de former une instance de direction provisoire, qui sera chargée de l’organisation matérielle et politique du second congrès. Il a également appelé les militants du parti à prendre part aux préparatifs du congrès et à l’élaboration d’une vision de l’étape à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le coup de force de Mongi Rahoui</h2>



<p>M. Rahoui a précisé que ledit <em>«séminaire national»</em> a été organisé<em> «suite à la crise que traverse le parti &nbsp;et aux atermoiements de la direction en place à procéder à la convocation du congrès»</em>, ainsi que <em>«son incapacité à assurer l’unité organisationnelle et politique du parti, et son refus de satisfaire la demande de la majorité des camarades»</em>, selon ses termes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="T1rXejpPq8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/22/tunisie-mongi-rahoui-annonce-son-soutien-au-mouvement-du-25-juillet-visant-a-balayer-le-parlement-et-le-gouvernement/">Tunisie : Mongi Rahoui annonce son soutien au mouvement du 25 juillet visant à «balayer» le parlement et le gouvernement</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Mongi Rahoui annonce son soutien au mouvement du 25 juillet visant à «balayer» le parlement et le gouvernement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/22/tunisie-mongi-rahoui-annonce-son-soutien-au-mouvement-du-25-juillet-visant-a-balayer-le-parlement-et-le-gouvernement/embed/#?secret=egzWGz98CR#?secret=T1rXejpPq8" data-secret="T1rXejpPq8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>M. Rahoui a aussi souligné que <em>«les militants du Watad sont alignés sur les revendications du peuple et les préoccupations des travailleurs et des pauvres, sur l’intérêt suprême du pays et sur la souveraineté nationale»</em>, en précisant: <em>«Nous n’avons d&rsquo;autre choix que de siéger au sein de l’Assemblée nationale démocratique»</em>, qui devrait sortir des législatives anticipées du 17 décembre prochain. Et c’est là, on l’a compris, la principale motivation de M. Rahoui et de ses camarades : ils craignent l’annonce par la direction actuelle du Watad d’un boycott de ces élections, qui les priverait de la possibilité d’y participer et donc de siéger sous la coupole du Bardo.</p>



<p>La divergence entre les deux parties est d’ailleurs très profonde&nbsp;: M. Rahoui et son clan soutiennent tapageusement le processus rectificatif lancé par le président de la république Kaïs Saïed le 25 juillet 2021, alors que la direction actuelle, autour du secrétaire général Mohamed Jmour, s’y oppose catégoriquement, y voyant même une grave dérive des principes démocratiques. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il convient de noter à ce propos que le bureau politique du Watad avait annoncé, dans un communiqué publié le 5 juin dernier, l’exclusion de M. Rahoui des instances du parti et du retrait définitif de son adhésion, en raison de sa participation aux réunions de l’Instance nationale consultative pour une nouvelle république, créée par le chef de l&rsquo;État, dans le cadre de l’élaboration de la nouvelle constitution, et ce malgré la décision du parti de ne pas participer à ce qu’il considérait comme <em>«un dialogue aux résultats connus d’avance»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mohamed Jmour sort de sa torpeur estivale</h2>



<p>Devenu un électron libre et sans attaches partisanes, M. Rahoui, s’est donc retrouvé sur la touche, une situation intolérable pour cet homme d’appareil, qui n’est pas resté les bras croisés. Profitant de l’immobilisme de ses anciens camarades, engloutis par la torpeur de l’été méditerranéen, il a mobilisé les éléments du Watad soutenant comme lui le président Saïed pour mener l’opération de captation ou de cooptation des instances du parti. Et comme il fallait s’y attendre, M. Jmour et son clan n’ont pas tardé à réagir pour faire valoir leur tutelle sur le bébé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6cju9fMINA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/18/tunisie-le-parti-al-watad-annonce-quil-boycottera-le-referendum-du-25-juillet/">Tunisie : Le parti Al Watad annonce qu&rsquo;il boycottera le référendum du 25 juillet</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Le parti Al Watad annonce qu&rsquo;il boycottera le référendum du 25 juillet » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/18/tunisie-le-parti-al-watad-annonce-quil-boycottera-le-referendum-du-25-juillet/embed/#?secret=TWzMKkNaSP#?secret=6cju9fMINA" data-secret="6cju9fMINA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans une déclaration à Mosaïque FM, lundi 5 septembre, ce dernier a précisé que ledit <em>«séminaire national» </em>ayant annoncé la création d’un comité directeur provisoire avec pour mission d’organiser le second congrès du parti <em>«n’a aucune base légale»</em> et que <em>«le Watad dispose de structures élues légitimes».</em></p>



<p>Tout en rappelant que<em> «Mongi Rahoui a été écarté du parti parce qu’il a tourné le dos à ses principes et à ses positions politiques prises démocratiquement au sein de ses structures»</em>, M. Jmour a considéré que ce qu’a fait ce dernier avec ce qu’il a qualifié de<em> «groupe d’exclus»</em> est <em>«une tentative dangereuse de s’approprier illégalement le parti et ses structures légitimes.»</em></p>



<p>Ambiance…</p>



<p>Résultat des courses&nbsp;: le Watad, qui est lui-même issu d’une série de scissions au sein de la gauche radicale, laquelle, depuis les années 1970, n’est jamais parvenue à constituer une formation unie, cohérente et populaire, en dehors de quelques cercles restreints d’universitaires et de syndicalistes, est voué à de nouvelles scissions qui aboutiraient à sa disparition de la scène politique, où, déjà, il n’a occupé jusque-là qu’un… strapontin.</p>



<p>Vous voulez comprendre pourquoi les Tunisiens en ont marre des partis politiques, tous les partis sans exception, boudent les rendez-vous électoraux et soutiennent le président Kaïs Saïed, un homme sans passé politique, venu de nulle part et menant le pays vers l’inconnu, et bien, vous avez dans cette nouvelle tragi-comédie du Watad une très bonne explication&nbsp;! &nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4naHDlvivq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/18/tunisie-la-position-vis-a-vis-de-kais-saied-divise-le-watad/">Tunisie : la position vis-à-vis de Kaïs Saïed divise le Watad</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la position vis-à-vis de Kaïs Saïed divise le Watad » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/18/tunisie-la-position-vis-a-vis-de-kais-saied-divise-le-watad/embed/#?secret=qd1STZLhnx#?secret=4naHDlvivq" data-secret="4naHDlvivq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/06/tunisie-quest-ce-qui-fait-courir-mongi-rahoui/">Tunisie : Qu’est ce qui fait courir Mongi Rahoui ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/06/tunisie-quest-ce-qui-fait-courir-mongi-rahoui/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Mongi Rahoui coupe les ponts avec la gauche radicale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/04/tunisie-mongi-rahoui-coupe-les-ponts-avec-la-gauche-radicale/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/04/tunisie-mongi-rahoui-coupe-les-ponts-avec-la-gauche-radicale/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jun 2022 12:03:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Dar Dhiafa]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue national]]></category>
		<category><![CDATA[Front populaire]]></category>
		<category><![CDATA[gauche radicale]]></category>
		<category><![CDATA[Hamma Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Rahoui]]></category>
		<category><![CDATA[Parti des travailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Watad]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=1237894</guid>

					<description><![CDATA[<p>En participant au dialogue national initié par Kaïs Saïed, Mongi Rahoui coupe avec son parti d'extrême gauche, le Watad.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/04/tunisie-mongi-rahoui-coupe-les-ponts-avec-la-gauche-radicale/">Tunisie : Mongi Rahoui coupe les ponts avec la gauche radicale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En participant au dialogue national sur les réformes politiques, initié par le président de la république et rejeté Parti des patriotes démocrates unifié (Watad), et qui s&rsquo;est ouvert<strong><em>, aujourd&rsquo;hui, samedi 4 juin 2022,</em></strong> à Dar Dhiafa, à Carthage, l&rsquo;ancien député Mongi Rahoui semble avoir coupé tous les ponts avec son parti dont il ne partage visiblement plus le positionnement à l&rsquo;extrême gauche du spectre politique tunisien.</em></strong></p>



<span id="more-1237894"></span>



<p>Mongi Rahoui, qui ne fait pas mystère de son soutien aux mesures exceptionnelles proclamées le 25 juillet dernier par le président de la république, Kaïs Saïed, et à tout le processus de réforme politique initié depuis par ce dernier, se trouve aujourd&rsquo;hui en porte-à-faux par rapport aux positions de son parti, qui a officiellement annoncé sa non-participation au dialogue national et menacé d&rsquo;exclusion tout membre du parti qui ne respecterait pas cette décision. Et c&rsquo;est le cas de Mongi Rahoui qui a toujours montré une certaine indépendance vis-à-vis de ses <em>«camarades»</em> et de la ligne quelque peu dogmatique de son parti, lequel reste attaché à des positions archaïques, notamment en matière économique.</p>



<p>Mongi Rahoui avait déjà coupé, il y a quelques années, de manière tapageuse, avec le Parti des travailleurs et avec son porte-parole Hamma Hammami, provoquant ainsi l&rsquo;éclatement du Front populaire qui regroupait les partis de la gauche radicale.</p>



<p>Banquier de profession, donc sensible aux exigences d&rsquo;un marché ouvert comme celui de la Tunisie, Mongi Rahoui critiquait certes les dérives du libéralisme et appelait à un modèle économique plus soucieux des intérêts du plus grand nombre, mais pas au point d&rsquo;épouser les positions anticapitalistes primaires de beaucoup de ses anciens camarades. Sa position au sein de cette galaxie devenait précaire et invivable. Et la rupture était à l&rsquo;ordre du jour depuis plusieurs années. Maintenant c&rsquo;est fait&#8230; </p>



<p>Après ce divorce, qui a gagné et qui a perdu ? Il n&rsquo;est pas difficile de répondre à cette question, d&rsquo;autant que Mongi Rahoui a été jusque-là le seul dirigeant du Watad à se faire élire au parlement et à porter sa voix dans les débats nationaux. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/04/tunisie-mongi-rahoui-coupe-les-ponts-avec-la-gauche-radicale/">Tunisie : Mongi Rahoui coupe les ponts avec la gauche radicale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/04/tunisie-mongi-rahoui-coupe-les-ponts-avec-la-gauche-radicale/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
