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	<title>Archives des George Washington - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des George Washington - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Le Sénat américain: l’anti-dérapage du pouvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Dec 2024 10:49:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sénat américain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Sénat américain joue un rôle central dans le système complexe de freins et de contrepoids établi par la Constitution de 1787. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Pressenti par le président élu Donald Trump pour le ministère de la Justice, Matt Gaetz a été confronté à des révélations sur ses rapports sexuels tarifés avec plusieurs femmes et a dû renoncer à sa nomination. Celle-ci aurait été, de toute façon, récusée par le Sénat, qui joue ainsi un rôle central dans le système complexe de freins et de contrepoids établi par les rédacteurs de la Constitution en 1787.</strong></em></p>



<p><strong>Mohsen Redissi *</strong></p>



<span id="more-14937265"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure></div>


<p>Au Sénat américain revient le pouvoir, ou le dernier mot, de destituer le président, les membres de son cabinet et les juges de la Cour suprême. Sa composition est un éternel jeu d’équilibre précaire qui bascule à chaque élection partielle tous les deux ans. Tous les Etats sont égaux et chaque Etat a deux sièges indépendamment de sa superficie ou du nombre de sa population pour éviter toute mainmise par les Etats puissants.&nbsp;</p>



<p>La nouvelle république est en pleine effervescence; elle vient de se débarrasser d’un régime archaïque et détestable, mais bloque encore sur le choix du type de gouvernance. Laisser tous les pouvoirs entre les mains d’une seule autorité est un schéma à éviter à tout prix. Il serait difficile plus tard, à cause des réticences du régime en place, d’essayer de redresser les erreurs et les faiblesses d’un modèle choisi à la hâte ou sous pression. Comment faire pour maintenir et garder un équilibre entre deux pouvoirs d’égale importance, le législatif et l’exécutif, sans froisser l’orgueil de l’un ni diminuer l’apport de l’autre? Deux pouvoirs distincts mais complémentaires, séparés mais unis.</p>



<p>L’échappatoire est toute trouvée. Les Pères fondateurs, comme se plaisent à les nommer les historiens, ont unanimement opté pour un pouvoir partagé. La meilleure formule pour réconcilier les deux pouvoirs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est-ce qu’un pouvoir partagé?&nbsp;</h2>



<p>C’est la gestion commune des affaires de l’Etat, mais en même temps un système de freins et de contrepoids. L’article II, section 2 de la Constitution des États-Unis stipule que le président <em>«proposera au Sénat et, sur l’avis et avec le consentement de ce dernier, nommera les ambassadeurs, les autres ministres publics et les consuls, les juges à la Cour suprême, et tous les autres fonctionnaires des États-Unis dont la nomination n’est pas prévue par la présente Constitution, et dont les postes seront créés par la loi.»</em></p>



<p>Au président seulement revient la tâche, la charge et le pouvoir de nomination, le Sénat a un rôle consultatif et ne doit en aucun cas entraver l’action du gouvernement. Solliciter son accord c’est l’impliquer directement dans la confirmation du candidat. Sa coopération <em>«serait un excellent frein à un esprit de favoritisme chez le président, et aiderait grandement à empêcher la nomination de personnages incapables pouvant causer préjudices à l’État, de liens de parenté, une connaissance ou pour se montrer populaire.»</em></p>



<p>Tels sont les propos tenus par Alexander Hamilton, un des pères fondateurs et grand adepte du pouvoir partagé sur les pages du <em><u><a href="https://founders.archives.gov/documents/Hamilton/01-04-02-0228" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Federalist</a></u></em> [N° 76, 1 April 1788]. Il est le premier secrétaire au Trésor et premier membre du cabinet présidentiel à avoir reçu la confirmation et l’approbation du Sénat en quelques heures. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Des exceptions mais jamais une règle</h2>



<p>George Washington, fraîchement élu président, a envoyé au Sénat en 1789 la première nomination qu’il a effectuée, celle d’Alexander Hamilton. En quelques minutes, les sénateurs ont approuvé à l’unanimité la prise de fonction de ce dernier. Ils considèrent que le département du trésor est d’une importance capitale et ne doit en aucun cas rester sans dirigeant.&nbsp;</p>



<p>La deuxième exception se passe sous la présidence de Franklin D. Roosevelt, au milieu de la deuxième guerre mondiale. Les membres de son cabinet ont prêté serment juste après lui. Toutes les nominations ont été confirmées. L’intérêt de la nation dans les temps difficiles passe avant les querelles partisanes.</p>



<p>Seuls&nbsp; les juges assesseurs et le président de la Cour suprême sont nommés à vie. Aucune redevance à quiconque. Leur nomination, leur autorité et leur pouvoir s’étendent au-delà de la mandature d’un président. Ils sont considérés comme les garants de la liberté de réflexion et de l’esprit d’interprétation. Les révoquer demande d’engager les mêmes procédures pour destituer le président. Abe Fortas, juge assesseur, est le premier à avoir démissionné de la Cour suprême en 1969 pour éviter une destitution. Il est accusé d’avoir gardé des relations étroites avec le président qui l’a nommé, Lyndon B. Johnson.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enquêtes de bonne moralité</h2>



<p>La confirmation ou le rejet des nominations présidentielles est un devoir constitutionnel du sénat. Il s’est toujours acquitté de sa responsabilité constitutionnelle de conseiller, en jouant un rôle central à la fois dans la sélection et la confirmation des candidats. Pour éviter toute équivoque, le Sénat a établi la pratique de la courtoisie sénatoriale selon laquelle les sénateurs sont consultés sur tout candidat à un poste fédéral originaire de leur État. Qui mieux qu’un parlementaire pour juger le potentiel du nominé, son administré.</p>



<p>Toute nomination, quelle que soit sa nature ou sa teneur doit impérativement faire un détour par l’hémicycle pour confirmation. Par son pouvoir de conseil et de consentement, le Sénat joue un rôle central dans le système complexe de freins et contrepoids établi par les rédacteurs de la Constitution en 1787. Passer devant le Sénat n’est aucunement une opération de courtoisie ou un artifice pour répondre à un caprice. Tout candidat fait l’objet d’une enquête approfondie et sérieuse. Les agences nationales, les services de renseignement, les élus locaux et la société civile entament leur travail de recherches approfondies. La moralité du candidat, sa jeunesse, ses parents et ses proches, ses finances… passent au crible fin. Les comités du Sénat, spécialisés dans les nominations, présentent en fin de parcours leurs recommandations, favorables ou défavorables à l’ensemble du Sénat. Aucun recours légal n’est prévu en cas de refus. Hamilton dit aussi que <em>«le véritable test d’un bon gouvernement est son aptitude et sa tendance à produire une bonne administration»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Audiences parlementaires</h2>



<p>Les audiences de nomination ont beaucoup évolué au cours de l’histoire. Elles sont l’unique option pour choisir le meilleur profil sans distinction.</p>



<p>Longtemps débattues à huis clos, les audiences sont devenues publiques au début des années cinquante du siècle dernier. En 1981, la nomination de&nbsp; Sandra Day O’Connor, juge assesseur à la Cour suprême, a été la première audience à être télévisée. Aujourd’hui, toutes les audiences sont retransmises en direct.</p>



<p>Pas de chèque en blanc, ni aucun passage en bloc. Chaque candidat se présente en personne, soutenu par ses proches, selon le calendrier établi par les sénateurs. Trois jours pleins est le sort réservé à un juge choisi pour siéger à la Cour suprême; ses membres en noir vêtus sont les garants de la stabilité sociale. La première audience est réservée à la plaidoirie du candidat qui doit présenter son parcours, ses idées et ses convictions pour enrichir la Cour. Les deux autres jours sont consacrés aux questions et interrogations des sénateurs, une séance le matin et une deuxième l’après-midi.&nbsp;</p>



<p>Tous les candidats ne sont pas logés sous la même enseigne. Quelques heures suffisent aux sénateurs pour confirmer ou refuser un secrétaire ou un conseiller du président, cela dépend de la stature du candidat et des échos de sa présélection. Les candidats proposés à des postes ministériels se récusent avant la tenue des audiences, si des informations susceptibles de nuire à leur réputation sont reprises par les médias jetant le doute sur leur confirmation devant le Sénat. Le dernier cas en date est le retrait de Matt Gaetz proposé par le président élu Donald Trump pour le ministère de la Justice. Rien ne résiste à la vindicte. La grande majorité des nominés sont confirmés. Au cours de son histoire, le Sénat a confirmé 128 nominations à la Cour suprême et plus de 500 aux cabinets présidentiels, et n’a refusé que neuf candidats. </p>



<p>* <em>Fonctionnaire à la retraite. </em><br></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Nejib Dziri compare Kaïs Saïed à George Washington</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/13/tunisie-nejib-dziri-compare-kais-saied-a-george-washington/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2024 10:25:03 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Nejib Dziri a cru devoir comparer le président Kaïs Saïed à George Washington, le premier président des Etats-Unis.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/13/tunisie-nejib-dziri-compare-kais-saied-a-george-washington/">Tunisie : Nejib Dziri compare Kaïs Saïed à George Washington</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Commentant l’arrestation et la détention de ses deux collègues Borhen Bsaies et Mourad Zeghidi pour offense au président de la république, le chroniqueur Nejib Dziri a cru devoir comparer le président Kaïs Saïed à George Washington, le premier président des Etats-Unis.   </em></strong></p>



<span id="more-12812293"></span>



<p>Nejib Dziri, un fervent défenseur du projet politique de Saïed, qui parlait ce lundi 13 mai 2024, dans <a href="https://www.ifm.tn/ar/article/%D8%A8%D8%B1%D8%A7%D9%85%D8%AC/%D9%86%D8%AC%D9%8A%D8%A8-%D8%A7%D9%84%D8%AF%D8%B2%D9%8A%D8%B1%D9%8A-%D9%82%D9%8A%D8%B3-%D8%B3%D8%B9%D9%8A%D8%AF-%D8%AC%D9%88%D8%B1%D8%AC-%D9%88%D8%A7%D8%B4%D9%86%D8%B7%D9%86-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3/81116" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>L’Emission impossible</em> sur IFM</a>, en l’absence de ses trois collègues Borhen Bsaies, Mourad Zeghidi et Donia Dahmani, entendus aujourd&rsquo;hui par la justice à propos de déclarations médiatiques, a déclaré que les procès intentés à ces derniers sont dus à un malentendu et fait part de son entière confiance en la justice.</p>



<p>Nejib Dziri a voulu aussi rassurer les Tunisiens sur les intentions de Kaïs Saïed en affirmant que le président de la république œuvrera à préserver les libertés et ne fera pas revenir la Tunisie à la case dictature, comparant ce dernier au fondateur des Etats-Unis, sans préciser les points communs qu’il voit entre les deux hommes.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong>  </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="f4BTVSuT8I"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/13/la-detention-provisoire-de-zeghidi-et-bsaies-prolongee-de-48-heures/">La détention provisoire de Zeghidi et Bsaies prolongée de 48 heures</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La détention provisoire de Zeghidi et Bsaies prolongée de 48 heures » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/13/la-detention-provisoire-de-zeghidi-et-bsaies-prolongee-de-48-heures/embed/#?secret=1LuMy6ET2i#?secret=f4BTVSuT8I" data-secret="f4BTVSuT8I" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/13/tunisie-nejib-dziri-compare-kais-saied-a-george-washington/">Tunisie : Nejib Dziri compare Kaïs Saïed à George Washington</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Petite histoire du mouton berbère tunisien «émigré» aux Etats-Unis (vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/09/petite-histoire-du-mouton-berbere-tunisien-emigre-aux-etats-unis-video/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Jul 2022 11:09:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mouton berbère (ou barbarine) originaire de Tunisie a été classé par les organisations américaines spécialisées dans la préservation des races animales comme une race à protéger. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/09/petite-histoire-du-mouton-berbere-tunisien-emigre-aux-etats-unis-video/">Petite histoire du mouton berbère tunisien «émigré» aux Etats-Unis (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A l’occasion de l’Aid El-Kébir, ou fête du sacrifice du mouton dans les pays islamiques, célébré aujourd’hui, samedi 9 juillet 2022, l&rsquo;ambassade des États-Unis à Tunis a souhaité bonne fête aux Tunisien(nne)s en diffusant une <a href="https://www.facebook.com/usembassytunis/videos/1454751658278976" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vidéo</a> à propos d’une race de mouton unique aux Etats-Unis appelée «American Tunis sheap» et de son histoire au pays de l’oncle Sam !</em></strong></p>



<span id="more-2101771"></span>



<p>L’histoire du mouton tunisien aux Etats-Unis a commencé en 1799, lorsque, à l’occasion d’un premier accord de coopération entre Tunis et Washington, le bey Hamouda Pacha à envoyé un cadeau au président George Washington, consistant en une dizaine de moutons berbères, qui n’ont pas tardé à faire souche sur tout le territoire américain.    </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-Tunisien-aux-Etats-Unis-1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-2101966" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-Tunisien-aux-Etats-Unis-1-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-Tunisien-aux-Etats-Unis-1-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-Tunisien-aux-Etats-Unis-1-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-Tunisien-aux-Etats-Unis-1-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-Tunisien-aux-Etats-Unis-1-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-Tunisien-aux-Etats-Unis-1-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-Tunisien-aux-Etats-Unis-1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Les éleveurs yankees, séduits par les qualités de cette race sobre et qui s’adapte rapidement à toutes les conditions, ont développé son élevage au point qu’au milieu du XIXe siècle, elle était devenue la race de mouton la plus célèbre et la plus prisée aux Etats-Unis, pour la qualité de sa viande et de sa laine, jusqu’à la guerre civile de 1861-1865, où elle a failli disparaître. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-tunisien-Etats-Unis-3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-2101988" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-tunisien-Etats-Unis-3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-tunisien-Etats-Unis-3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-tunisien-Etats-Unis-3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-tunisien-Etats-Unis-3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-tunisien-Etats-Unis-3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-tunisien-Etats-Unis-3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/07/Mouton-tunisien-Etats-Unis-3.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Après la guerre, le mouton berbère (ou barbarine) originaire de Tunisie a continué à se développer  et en 1992, il a été classé par les organisations américaines spécialisées dans la préservation des races animales comme une race à protéger et aujourd’hui, beaucoup d’éleveurs dans 35 Etats américains sont fiers de contribuer à cette effort de préservation. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/usembassytunis/videos/1454751658278976" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo. </a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/09/petite-histoire-du-mouton-berbere-tunisien-emigre-aux-etats-unis-video/">Petite histoire du mouton berbère tunisien «émigré» aux Etats-Unis (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>George Washington a créé la Cour suprême américaine en 48 heures chrono</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/09/george-washington-a-cree-la-cour-supreme-americaine-en-48-heures-chrono/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 09:59:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu’en Tunisie, l’Assemblée peine depuis 6 ans à faire élire les membres de la Cour constitutionnelle, il convient de rappeler qu’aux Etats-Unis, l’une des plus anciennes démocraties du monde, il n’a pas fallu plus de 48 heures à George Washington pour installer toutes les institutions de la jeune république. Par Mohsen Redissi * Le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/09/george-washington-a-cree-la-cour-supreme-americaine-en-48-heures-chrono/">George Washington a créé la Cour suprême américaine en 48 heures chrono</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/George-Washington-Cour-Supreme.jpg" alt="" class="wp-image-344845"/></figure>



<p><strong><em>Alors qu’en Tunisie, l’Assemblée peine depuis 6 ans à faire élire les membres de la Cour constitutionnelle, il convient de rappeler qu’aux Etats-Unis, l’une des plus anciennes démocraties du monde, il n’a pas fallu plus de 48 heures à George Washington pour installer toutes les institutions de la jeune république.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohsen Redissi</strong> *</p>



<span id="more-344844"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure></div>



<p>Le premier président américain George Washington (GW) de la toute jeune naissante nation américaine a dû tout inventer, du cabinet présidentiel en passant par les <em>departments</em> (ministères) ou autres appareils du nouvel Etat. Le devenir de la jeune république repose entre ses mains. Il a en l’espace de quarante huit heures chrono, à savoir deux séances consécutives du Sénat américain au grand complet, donné vie au troisième pouvoir sans coup férir. Personne n’a crié au scandale. Personne ne l’a fait avant ou après lui. Un président à tout faire.</p>



<p>Planteur en Virginie, général de guerre triomphateur qui a mené des soldats hétéroclites à terrasser la puissance coloniale du royaume où le soleil ne se couche jamais. La puissance de GW réside dans sa clairvoyance. Il veut éviter à tout prix le legs britannique dans sa façon de tenir justice.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Muette comme une carpe</h3>



<p>La Constitution américaine reste très silencieuse sur tant de questions, dont la Cour suprême. Elle est la seule cour spécifiquement établie par la Constitution. Son acte III, section 1 crée une institution sans avoir défini au préalable son esprit, laissant ainsi le champ libre aux législateurs : <em>«Le pouvoir judiciaire des États-Unis sera confié à une Cour suprême et à telles cours inférieures dont le Congrès pourra périodiquement ordonner l&rsquo;institution. Les juges de la Cour suprême et des cours inférieures conserveront leurs charges aussi longtemps qu&rsquo;ils en seront dignes et percevront, à échéances fixes, une indemnité qui ne sera pas diminuée tant qu&rsquo;ils resteront en fonction».</em></p>



<p>Autorité judiciaire la plus haute dans une démocratie, la Cour suprême, la Cour constitutionnelle ou le Conseil d’Etat a pour tâche de trancher en dernier recours. Elle examine les décisions, les textes de loi, les traités, les décrets présidentiels par rapport à leur conformité avec la Constitution. Leurs décisions restent sans aucune possibilité d’y faire appel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un choix régalien</h3>



<p>Traditionnellement, c’est au président américain qu’incombe la tâche de choisir et de proposer au Sénat les personnalités politiques ou les professionnels qu’il considère proches de ses convictions politiques ou idéologiques. Des surprises surgissent de temps en temps. Au cours de leur longue carrière, les juges de la Cour suprême surprennent et font pencher la raison à l’appartenance. Leur inamovibilité les libère du joug de leur «fournisseur d’accès» et font montre de leur ouverture d’esprit.</p>



<p>Le premier Congrès a voté la Loi sur la magistrature en 1789 (<a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://memory.loc.gov/cgi-bin/ampage?collId=llsl&amp;fileName=001/llsl001.db&amp;recNum=196" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Judiciary Act of 1789</em></a>) Accessed March 25, 2021 (1) créant le pouvoir judiciaire : à la tête de la Cour suprême un juge en chef (Chief Justice) et cinq juges assesseurs (Associate Justice), 13 districts fédéraux divisés en trois circuits. Le président Washington signe la loi le 24 septembre 1789 et soumet le même jour les listes dans une lettre adressée au Sénat <em><a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://founders.archives.gov/documents/Washington/05-04-02-0053" target="_blank" rel="noreferrer noopener">From George Washington to the United States Senate, 24 September 1789</a> </em>Accessed March 25, 2021 (2) de ses candidats pour remplir les positions vacantes fraîchement créées. Le 26 septembre de la même année, le Sénat confirme toutes les nominations. Le président Washington signe le jour même les documents officiels de leur nomination. Il vient ainsi de donner vie d’un trait de sa plume au troisième pouvoir du gouvernement fédéral américain. Un fait unique jamais accompli auparavant. La Cour suprême des États-Unis se réunit pour la première fois le 2 février 1790.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La shortlist</h3>



<p>À cette époque, George Washington hésitait entre trois candidats qu’étaient Jay, Rutledge et Wilson qu’il considérait tous les trois dignes et capables de diriger la première Cour suprême. John Jay venait de l’État de New York peu représenté au sommet de la hiérarchie administrative. Un avantage géographique de taille. Washington le choisit pour rétribution et redistribution équitable des hautes responsabilités dans la jeune république. </p>



<p>Washington a également recherché un équilibre géographique pour les juges associés en sélectionnant chacun des membres d’un Etat différent : le nord, le centre et le sud des treize colonies de l’union. Il a choisi les noms et préétabli sa liste bien avant pour ne pas être pris de court. Comme membres de la nouvelle autorité, il a sélectionné : John Jay, juge en chef de New York et co-auteur de<em> « The Federalist Papers » </em>(Le Fédéraliste); James Wilson de Pennsylvanie, cosignataire de la Déclaration d&rsquo;indépendance; John Rutledge de la Caroline du Sud, qui a joué un rôle majeur pour la Convention constitutionnelle de 1787; William Cushing, juge en chef de la Cour suprême du Massachusetts; John Blair Jr., membre de la première cour d’appel de Virginie et présent à la Convention constitutionnelle de 1787 de Philadelphie; Robert Hanson Harrison, aide de camp de Washington pendant la guerre d’Indépendance puis son secrétaire militaire ainsi que juge en chef du Maryland. Il a malheureusement été emporté par la maladie avant d&rsquo;accepter le poste.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des juges remarquables</h3>



<p>Le facteur géographique n’est pas l’assise centrale pour mener à bien une entreprise périlleuse. Washington a pris en compte d’autres critères essentiels. Les candidats doivent comme lui adhérer à l’esprit de la Constitution et avoir soutenu avant de rejoindre son équipe l’idée d’un gouvernement fédéral fort. Parmi ses critères : des juges qui comprennent l’importance d’un exécutif puissant; des juges venus de nombreux États clés; des juges qui représentent la diversité géographique, cherchant de la sorte à établir des liens émotionnels avec le nouveau gouvernement fédéral et à favoriser le nationalisme parmi les citoyens de tout le pays; des juges remarquables dans leur Etat.</p>



<p>Dans une lettre de 1790 adressée à tous les candidats, Washington mesurait la difficulté de leurs nouvelles tâches en leur disant: <em>«J&rsquo;ai toujours été persuadé que la stabilité et le succès du gouvernement national, et par conséquent le bonheur du peuple des États-Unis, dépendraient dans une large mesure de l’interprétation et de l&rsquo;exécution de ses lois»</em>, et d’ajouter pour donner de l’importance aux qualités morales et professionnelles de ses candidats proposés à la Cour suprême : <em>«lors de la nomination de personnes à des fonctions, et plus particulièrement au sein de la justice, mes opinions ont été largement guidées par les personnages qui ont été remarquables dans leur Etat.»</em></p>



<p>Le prestige de siéger à la haute cour fédérale n’a pas empêché bon nombre de ces magistrats à décliner la nomination. Les juges de la Cour suprême exercent aussi dans les tribunaux de districts couvrant de larges zones géographiques. Ils passent de nombreux mois à sillonner le paysage. Le maigre salaire et les longues distances à cheval ou en calèche pour rallier la capitale ont eu raison de la bonne volonté de certains et une santé fragile a fini par décourager les incertains. Ils ont préféré garder leur carrière principale dans des coins reculés que de siéger à la haute magistrature. En réponses à ces plaintes, le Congrès a adopté une loi sur la réforme judiciaire en 1801 qui crée des tribunaux cantonaux pour les appels, évitant ainsi le déplacement des juges de la Cour suprême.</p>



<p>Washington a cherché à garantir une ceinture de soutien pour tous ses candidats, Cour suprême et cours de districts sans exception, afin de faciliter leur passage devant l’examen du Sénat. Il a mené des enquêtes approfondies sur les candidats proposés à occuper des fonctions dans le système judiciaire, le meilleur moyen pour lui d’éviter de ternir l’image des candidats.</p>



<p>Le président Washington a nommé en une seule fois 28 juges pour siéger à la Cour suprême et aux tribunaux de district. Au cours de sa présidence, deux mandats successifs en 1789 et en 1792, il a nommé 38 juges fédéraux, dix juges pour la Cour suprême en 1796 dont deux juges en chef en la personne de John Jay et d’Oliver Ellsworth. Un record jamais égalé.</p>



<p>Washington a également estimé que <em>«dans l&rsquo;accomplissement de cette partie de mon devoir, je pense qu&rsquo;il est nécessaire de choisir une personne qui est non seulement professionnellement qualifiée pour s&rsquo;acquitter de cette importante confiance, mais aussi une personne connue du public et dont la conduite rencontre son approbation.»</em></p>



<p>Un hommage du président George Washington aux hommes en robe. Leur probité professionnelle fait que rendre la justice est le reflet des lois dans les Etats de l’Union; leur intégrité les blanchit de toute malversation ou l’once d’un soupçon.</p>



<p><em>* Fonctionnaire international à la retraite. </em></p>



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		<title>Les présidentielles américaines au miroir de l’Histoire</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2020 13:53:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les développements dans les moyens de transports et les télécommunications ont bouleversé le comportement des gens. La limitation des délais d’attente, le confort, la prépondérance des moyens de transport individuels n’arrivent pas à dissuader les pouvoirs en Amériques de changer le modèle, ou la date, ou le jour des élections présidentielles. Ils semblent être immuables...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Donald-Trump-George-Washington.jpg" alt="" class="wp-image-322881"/><figcaption><em>Donald Trump / George Washington.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Les développements dans les moyens de transports et les télécommunications ont bouleversé le comportement des gens. La limitation des délais d’attente, le confort, la prépondérance des moyens de transport individuels n’arrivent pas à dissuader les pouvoirs en Amériques de changer le modèle, ou la date, ou le jour des élections présidentielles. Ils semblent être immuables et intouchables, inscrits dans le patrimoine culturels du peuple américain.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohsen Redissi </strong>*</p>



<span id="more-322882"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure></div>



<p>Le stade suprême de la démocratie est l’alternance, qui ne peut se faire que par la voie d’élections libres et transparentes. La majorité des pays ont choisi, non pas par hasard, mais par un choix délibéré de tenir ces élections le jour du repos hebdomadaire. Moins onéreux. Ce jour de farniente instauré depuis l’antiquité chez plusieurs civilisations pour diverses raisons. Le dimanche, jour du soleil dans l&rsquo;Empire romain. En Mésopotamie, par superstition le chiffre 7 considéré comme néfaste, et arrêt de toute activité les 7, 14, 21 et 28 de chaque mois. Pour d’autres, le septième jour de la semaine correspond approximativement à un quart de lune.</p>



<p>Les pères fondateurs de l’Amérique, The Founding Fathers, étaient des visionnaires hors pairs, magnanimes et altruistes. Ils ont bâti une société nouvelle, dont l’individu était le centre d’intérêt de la nouvelle classe politique. S’éloigner de l’héritage culturel anglo-saxon épargnerait aux nouveaux Etats unis, les treize premières colonies, de tomber dans les erreurs du passé. La révolte contre la Couronne britannique n’avait-elle pas commencé par le refus de payer de nouvelles taxes à un Etat qui ne les représente pas : <em>«Pas de taxation sans représentation»</em> (<em>No taxation without representation</em>), slogan qui a coûté au roi George III la perte d’une partie de son royaume. <em>‘‘Richard III’’</em> de William Shakespeare dans l’ultime scène de la pièce qui porte son nom réclamait un cheval pour sauver le sien, (<em>«A horse! A horse! My kingdom for a horse!»</em>), le roi des Anglo-saxon perdit l’Amérique à cause d’une tasse de thé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des élections en jour de semaine ! Pourquoi faire? Pour qui?</h3>



<p>Pourquoi des élections au mois de novembre ? Pourquoi pas au beau milieu de la belle saison, les journées sont plus longues et agréables à souhaits. Dans un monde agricole en général, les saisons se succèdent mais ne se ressembles jamais. Aux vagues des saisons les plus chargées, périodes de semence et de récoltes, suivent les creux des attentes et les préparatifs pour une nouvelle saison. Novembre semble être propice. Les moissons d’été sont loin derrière, et l’hiver est aux portes des plaines exposées aux vents violents et glaciaux. Le blizzard et les fortes tempêtes de neige paralysent les villes du nord et touchent les Etats du centre et de l’est du continent américain.</p>



<p>Désormais la charge incombe au gouvernant ni par droit d’ainesse, ni par hérédité, ni par le bain de sang, mais par un choix délibéré, et murement réfléchi. À la nouvelle république naissante manquait les moyens. Désireuse de faire participer le maximum de gens dans le nouveau mode de gouvernement, les bureaux de vote, peu nombreux, étaient éparpillés sur un vaste territoire champêtre, loin des agglomérations, loin du lieu de résidence de beaucoup de votants pour toucher le plus grand nombre d’électeurs, à une époque où la monture était le seul moyen de locomotion.</p>



<p>Les nouveaux électeurs, acquis à une démocratie en balbutiement, non encore rodés aux jeux dangereux de la politique, prenaient la peine d’aller voter. Les routes étaient celles utilisées par les diligences et les convois de pionniers à la recherche de nouvelles terres fertiles, sommaires, mal entretenues, parsemées d’embuches. Les indications faisaient souvent défaut. L’immensité du territoire et l’inexactitude des cartes faisaient perdre la tête ou la boussole aux cavaliers les plus émérites.</p>



<p>Dimanche est un jour sacré, consacré à servir le Créateur. Partir en début d’après-midi aprés l’office augmenterait les chances de faire de mauvaises rencontres la nuit tombée. Aller remplir son devoir, voter et revenir dans la même journée, était un exercice qui demande beaucoup de courage et une santé de fer. Aller voter le mardi était un choix judicieux. Deux jours, largement suffisants pour un aller-retour. Profiter du paysage et faire travailler les quelques commerces, saloons et hôtels. Le consensus était général.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dates uniques dans l’échiquier des élections</h3>



<p>Pour ne pas lasser la population par des journées de votes à répétition, qui peuvent porter préjudice au droit de vote des citoyens et perturber les rendements de leurs terres les poussant à mieux s’abstenir que voter, une date unique a été instaurée pour la plupart des élections présidentielles, sénatoriales, législatives et locales. Pour des raisons pratiques et financières toutes tenues le jour des élections présidentielles.</p>



<p>L’ampleur des élections présidentielles et leur impact direct sur la scène nationale et internationale éclipsent tout autre élection tenue en marge des présidentielles. En allant voter, l’électeur américain choisit son président, et dans la foulée dépose dans les urnes ses choix pour ses représentants locaux. Certains Etats, pour des raisons pratiques, organisent leur référendum pendant le<em> «Jour des élections»</em> (<em>Election Day.</em>) D’une pierre plusieurs coups. Des sommes colossales restées dans les caisses des Etats, réutilisées au profit des collectivités locales ou injectées dans les activités des multiples associations impliquées dans le développement humain.</p>



<p>Une date unique pour les élections présidentielles et toutes les autres confondues nécessitent une coordination sans faille et une mécanique bien huilée. Toutes les pièces de cette gigantesque roue de la fortune doivent être réunies. Les débuts, ou les premières éditions, étaient certes difficiles. La réussite dépend de l’apport des parties concernées. L’Etat fédéral finance et fournit en partie la logistique nécessaire pour cette parade, et aux Etats de contribuer, chacun selon ses besoins.</p>



<p>Une date unique et à intervalle régulier est une sorte de fidélisation de l’électorat. On sait à coup sûr les échéances qui attendent celui qui s’intéresse de près à la vie politique de sa circonscription. Pas de surprise, ni d’imprévu mais une continuité qui génère un sentiment de quiétude pendant le changement de législature.</p>



<p>Une aile dans les sous-sols de la Maison blanche est revisitée et rénovée tous les quatre ans pour le président élu, comme il peut choisir tout autre quartier général, ou garder le siège de sa campagne comme base pour son nouveau départ. Le lendemain du scrutin des élections présidentielles américaines, à zéro heure, le candidat élu devient le Président des EU et le chef des armées. Désormais, c’est lui préside le briefing quotidien sur la situation sécuritaire dans son QG et siège au Conseil de sécurité nationale à la place de son prédécesseur; dorénavant, c’est à lui que revient le droit et le «privilège» de déclarer la guerre. Son salaire est revu à la hausse. Il touche le salaire d’un président en exercice, et commence à former dans l’ombre son cabinet et à choisir ses ministres, les directeurs des agences nationales de sécurité, et le staff qui va le seconder. Le rôle du président sortant se résume à signer ses derniers décrets, faire ses valises et compter les jours qui lui restent à la Maison blanche.</p>



<p>Le 20 janvier, jour fatidique, le président élu prête serment sur les marches du Capitole, siège du Congrès, le pouvoir législatif des États-Unis, main gauche sur la Bible devant le président de la Cour suprême, le Chief of Justice, en présence du président sortant, des anciens présidents, de son vice-président et de plusieurs autres personnalités et des invités de marque. La cérémonie sera privée si le 20 janvier est un dimanche. Le lendemain 21 janvier, elle devient une représentation grand public, bis repetita, pour ne pas faillir à la tradition dans la passation du pouvoir. Les Américains et le monde entier doivent bien observer et apprendre comment se déroule dans la sérénité, et par tous les temps, le passage de la vie de lumière à une vie plus tranquille. La foule salue l’ouvrage et acclame les nouveaux résidents de la Maison blanche. Le roi est mort, vive le roi.</p>



<p>La cérémonie a plusieurs significations. Des messages clairs sont envoyés à chaque locataire. C’est sur le perron du Capitole, le pouvoir législatif sans conteste, pour témoin le président de la Cour suprême, la plus haute autorité aux EU, où se déroule l’investiture. Une location à bail renouvelable une seule fois. La Maison blanche n’est autre que la très modeste résidence du président des EU. L’histoire nous rappelle que la stature du président dépasse de loin ce clivage traditionnel. Le monde a souvent tremblé, et le monde a souvent été façonné au sein du légendaire bureau ovale.</p>



<p>Le 27 janvier, encore une date unique, le président nouvellement investi de ses pleins pouvoirs se présente pour la première fois devant le Sénat en séance plénière, et s’adresse à la Nation américaine dans un discours programme tant attendu sur la scène nationale et internationale, l’Etat de la nation (State of the Union.)</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le président et le vice-président forment un tandem unique</h3>



<p>Les Pères fondateurs ont dès le départ trouvé la parade intelligente, sans états d’âmes, pour garder cette date unique des élections en de cas de vacance de la charge suprême de l’Etat : décès, incapacité physique ou mentale d’exercer, ou voyage à l’étranger, le colistier, le Dauphin, choisi par le président lui-même, le vice-président entre en scène. Sa présence est précieuse, elle rassure et fait taire toutes velléités. Pas de nouvelles élections, pas de guerres de clans, ni guerre de succession, ni de tensions intestines, le poste est pourvu pour les quatre ans à venir. Le président peut s’en délester en cours de route, mais aussitôt remplacé. Le poste ne doit jamais rester sans son locataire. On ne sait jamais ce que le sort peut réserver.</p>



<p>En voyage officiel, le vice-président s’installe dans le bureau présidentiel et prend les commandes du pays, mais en cas de vacance du poste, il prête sermon l’heure qui suit. Après l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, JFK, à Dallas, Texas, son vice-président Lyndon B. Johnson, LBJ, insiste pour prêter sermon sur sa terre natale dans l’avion Air Force One, encore cloué au sol, devant une juge fédérale, le cercueil de son défunt président JFK dans les soutes. Il atterrit quelques heures plus tard sur le tarmac à Washington, D.C., en tant que 36e président des États-Unis.</p>



<p>Le président et le vice-président forment un tandem unique. L’ombre et la lumière. Tapi dans les sous-sols de la Maison blanche pour des raisons de sécurité et de raison d’Etat. Le vice-président ne se retrouve jamais dans la même pièce que le président à une exception près. Une personne discrète à souhait. À la hauteur de sa charge, peu de pouvoir visible, mais chargé de dossiers épineux. Il décharge le président des tâches ingrates lui laissant les brides libres et assez d’espace pour se consacrer à la gestion des affaires de l’Etat. Une exception fait la règle, Al Gore, vice-président sous l’administration Bill Clinton, a fait de la planète et du réchauffement climatique sa devise et son combat, son cheval de bataille. Le Parlement norvégien lui discerne en 2007 le prix Nobel de la paix pour son documentaire, disponible depuis en livre, <em>«Une vérité qui dérange»</em>, pour son engagement sans faille pour l’environnement et l’écologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les moyens de voter à distance gagnent du terrain</h3>



<p>Le maintien de la date unique comme rendez-vous pour les élections présidentielles, législatives et autres nationales et régionales est inscrit dans la mémoire collective du peuple américain. Le développement des nouvelles technologies n’arrive pas à donner un coup d’arrêt au désir de se rendre aux urnes et de voter comme le faisaient leurs Pères fondateurs. Les irréductibles restent nombreux. Le maintien des dates est une tradition électorale. Pendant la pandémie, les Américains ont commencé à aller aux bureaux de vote 3 semaines à l’avance pour respecter le délai du premier mardi de novembre comme date butoir et éviter les longues files d’attente au risque de se voir contaminer.</p>



<p>Les moyens de voter à distance sont nombreux, multiples, variés. Ils sont adaptés aux dispositions mentales et physiques des votants. Chacun selon ses capacités, chacun selon sa motricité, chacun selon sa mobilité. Personne n’est laissé de côté, oublié, ou laissé pour compte, No one left behind. 32 Etats autorisent le vote anticipé pour convenance. Les grands voyageurs, ou ceux qui par obligation, les militaires par exemple, loin de leur bureau de vote habituel le jour des élections, peuvent voter. La date unique leur convient à merveille. Ces votants prennent leur disposition bien à l’avance de la date fatidique.</p>



<p>Le bulletin de vote doit impérativement être posté au plus tard le jour des élections, le cachet de la poste faisant foi dans ce cas. Une exception accordée aux militaires stationnés hors frontières nationales. Une dérogation d’une semaine. Le vote électronique commence à s’imposer davantage pour des raisons multiples, vote tardif à distance afin de jauger la tendance avant de se décider quel candidat choisir, ou exprimer son choix vite fait et aller vaquer à ses à ses obligations quotidiennes sans bouger de la maison ou sans quitter le bureau. Un jour, très proche, il y aura zéro bureau vote. Dans une smart city, des bornes électroniques et un téléphone portable, ou un autre support intelligent, suffit pour s’acquitter de la tâche indépendamment du lieu de résidence, du bureau de vote, ou du lieu où se trouve le votant.</p>



<p>Plusieurs voix se sont élevées de faire du «Jour des élections» un jour férié en reconnaissance de l’importance de ce jour et de sa grande signification dans le calendrier de l’échiquier politique. Le but étant d’encourager les citoyens à prendre la peine et d’aller voter. Le Sénat américain a échoué à faire adopter une loi. En l’absence d’un consensus national, quelques Etats considérant que ce jour mérite un semblant de reconnaissance ont en fait un jour férié. D’autres accordent d’avantage de liberté à leurs concitoyens ou exhortent les patrons à plus de flexibilité vis-à-vis de leurs employés se rendant aux urnes pour exprimer leur droit de vote. Cette tendance commence à décliner. Le vote électronique et à distance s’installe de plus en plus dans les habitudes du nouveau genre d’électeurs et dans le paysage électoral.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les Pères fondateurs se sont détachés de la mainmise de l’église</h3>



<p>La conjoncture qui a enfanté dans la douleur le mardi suivant le premier lundi de novembre, soit le mardi 2 novembre si le premier novembre est le lundi, soit au plus tard le 8 novembre si le premier novembre est le mardi de la semaine d’avant, semble être loin derrière, à la traine, balayée par une Amérique entreprenante et dynamique, mais son esprit est resté vivace. Il rejoint en quelque sorte la philosophie derrière le premier amendement de 1789 : <em>«Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion, ni qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu’a le peuple de s’assembler paisiblement…»</em> La recherche de l’épanouissement de l’individu l’emporte sur les intérêts étroits et sordides des partis. Les Pères fondateurs se sont détachés de la mainmise de l’église en assurant et en assument en toute liberté la «neutralité » de l’Etat fédéral à l’aube de sa création. L’individu rien que l’individu ! L’ancien monde n’a consommé la séparation qu’au début du 20e siècle.</p>



<p>L’église a tendance à essayer de tout contrôler, les populations et leur croyance par tous les moyens. Elle appelle au sens moral des croyants et leur foi. L’enfer et le châtiment, le lot des mécréants qui refusent de suivre les préceptes de l’église. Au cours des siècles, elle a fini par faire du temps de repos après un travail harassant, arraché par le sang, un jour de recueillement et de prière pour le monde chrétien. Elle considère que le dimanche correspond à la commémoration de la résurrection de Jésus. Ce litige temporel – faut-il consacrer le dimanche pour servir le Tout Puissant ? ou faut-il consacrer ce jour de repos hebdomadaire à la famille ? – a été balayé par une industrie naissante avide de main d’œuvre. Le capitalisme s’installe dans les villes, dans les esprits et dans la vie familiale. Il y a désormais un temps pour travailler et un temps pour se reposer et se divertir. Le repos hebdomadaire gagne du terrain. Les classes laborieuses, exténuées par un travail éreintant, aidées par les mouvements sociaux naissants finissent par trouver dans le dimanche une voie autre, une planche de salut autre que le chemin qui mène au Seigneur.</p>



<p>Si en Occident l’Etat a réussi à se séparer de l’église et à reprendre possession du dimanche comme jour de repos hebdomadaire universel, les pays islamiques hésitent encore à franchir le cap. Seuls quelques pays ont gardé le jour du repos hérité de la décolonisation. Le choix est cornélien. Se conformer aux usages et aux coutumes de l’Orient islamique, ou continuer à suivre l’option imposée par l’Occident colonialiste. Un choix lourd de conséquences. Certains ont déplacé ou décalé les jours de repos hebdomadaire arabe et islamique jeudi-vendredi vers vendredi-samedi non pas pour des raisons religieuses, loin de là, mais purement pour des raisons économiques. Les pays arabes gros producteurs de pétrole et de gaz naturel, en même temps de grandes plaques tournantes financières enregistrent de fortes pertes. Leurs marchés financiers locaux restent en dehors des circuits internationaux trois jours de suite du jeudi au samedi. Dimanche étant un week-end dans le reste du monde. Une absence assez longue et lourde de conséquences pour que le poids des pertes ne se penche dans la décision de revoir la composition du jour de repos hebdomadaire et de choisir la formule qui sied au mieux aux intérêts nationaux.</p>



<p>Pourquoi pas le samedi ? Le Shabbat vient ponctuer la vie spirituelle et matérielle des Hébreux. Ce jour de repos hebdomadaire, qui débute du vendredi soir au samedi soir, est consacré à Dieu, en souvenir de la création. Pour les juifs, c’est une journée réservée à la prière, avec un détachement absolu de toute autre activité.</p>



<p>Avaient-ils entre les mains ou en tête ces données et les particularités culturelles et religieuses spécifiques aux populations qui composaient à l’époque une contrée non encore connue ? Le fait y est que pour toutes les raisons et bien d’autres, les Pères fondateurs avaient fini par choisir un jour de semaine une date unique pour concentrer toutes les élections fédérales, ou régionales ou locales, ou présidentielles, ou parlementaires, ou sénatoriales, ou référendums ou autres de se tenir le même jour bien décalées des calendriers agricoles, semences ou moissons, des activités estivales et des rigueurs d’hivers givrants. L’épanouissement de l’individu dans une société à créer était la pièce maitresse de cet édifice.</p>



<h3 class="wp-block-heading">S’éloigner de la religion tout en préservant les valeurs morales</h3>



<p>Dans cette terre promise pour les premiers pèlerins fuyant les persécutions sous toutes leurs formes dans la plupart des pays d’Europe, terre de salut pour les premiers déshérités, les Pères fondateurs ont tout d’abord cherché à protéger les acquis de la révolution et à couper court avec les vieilles pratiques, causes qui ont conduit à la révolte et au soulèvement des paysans du nouveau monde contre la couronne britannique.</p>



<p>Le choix du premier mardi qui suit le premier lundi de novembre répond aux souhaits des maîtres penseurs de la révolution américaine, à la philosophie et la clairvoyance des révolutionnaires de l’époque de s’éloigner de la religion mais en même la préserver en reconnaissance des valeurs morales qu’elle véhicule, ni aliéner ses adeptes et les pousser à rejeter l’Etat en signe de défi. La neutralité est choisie et délibérée. Le choix de la date loin de toute contrainte légale ou morale exige une volonté de la part des législateurs à chercher à préserver l’unité nationale avant tout autre calcul politicien. Le samedi porterait préjudice aux adaptes de Moise, le dimanche rendrait les adaptes de Jésus furieux. Le nombre des musulmans à l’époque était insignifiant ou très mal connu. L’islam était la religion d’esclaves arrachés des pays africains musulmans de l’époque. Sa pratique était clandestine, et ses rites secrets.</p>



<p>Les développements dans les moyens de transports et les télécommunications ont bouleversé le comportement des gens. La limitation des délais d’attente, le confort, la prépondérance des moyens de transport individuels n’arrivent pas à dissuader les pouvoirs en Amériques de changer le modèle, ou la date, ou le jour du scrutin. Ils semblent être immuables et intouchables, inscrits dans le patrimoine culturels du peuple américain. Revenir sur le dimanche, c’est procéder à une manœuvre rétrograde, c’est réveiller le démon qui somnole, c’est rallumer le clivage entre le sacré et le profane.</p>



<p>* <em>Ancien fonctionnaire international.</em></p>
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