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	<title>Archives des Ghassan Kanafani - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ghassan Kanafani - Kapitalis</title>
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		<title>Israël &#124; Netanyahu tire fierté de ce dont il devrait avoir honte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un État comme Israël qui tue autant de dirigeants ne peut être un membre respectable de la communauté des nations.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/israel-netanyahu-tire-fierte-de-ce-dont-il-devrait-avoir-honte/">Israël | Netanyahu tire fierté de ce dont il devrait avoir honte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Israël a déjà éliminé une grande partie des directions qui l’entourent. Les cimetières du Moyen-Orient sont pleins à craquer des tombes d’hommes d’État, de commandants, de scientifiques, de journalistes et même d’intellectuels qu’Israël a assassinés. Un État qui tue autant de dirigeants ne peut être un membre respectable de la communauté des nations.</em></strong></p>



<p><strong>Gideon Levy *</strong></p>



<span id="more-18506370"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy.jpg" alt="" class="wp-image-11747504" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Deux hommes en cravate, souriants, traversent le hall d’un immeuble de bureaux. Leur anglais est soigné. <em>«Je suis vivant, mais j’ai cette carte»</em>, dit l’un d’eux en sortant de la poche de sa veste une carte à poinçonner comme celles qu’on utilisait autrefois dans les bus israéliens, bus qu’il n’a d’ailleurs jamais pris.</p>



<p><em>«Ne la lisez pas»</em>, dit-il à son compagnon, faisant semblant de lui cacher la carte. Le second détourne le regard. <em>«Aujourd’hui, j’ai effacé deux noms sur cette carte, et vous voyez combien il m’en reste à faire sur cette série»</em>, dit le premier, tout en partageant le secret.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Assassin et fier de l’être &nbsp;</h2>



<p><em>«Vous savez ce qui est bien ?»</em> demande le second. <em>«Mon nom ne figure pas sur cette carte.»</em> Les deux éclatent d’un rire qui détend l’atmosphère. <em>«Vous êtes sur la liste des gentils»</em>, rassure le premier son ami. <em>«Épaule contre épaule, nous nous débarrassons de ces fous furieux»</em>, dit-il en sortant à nouveau la carte de sa poche. <em>«Nous les éliminons»</em>, se vante-t-il. <em>«J’adore ça»</em>, répond son ami.</p>



<p>Ce n’est pas une série criminelle, ni un film de mafia, ni des assassinats dans la pègre, ni des tueurs à gages. Il s’agit du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, et de l’ambassadeur des USA en Israël, Mike Huckabee,&nbsp;qui envisage un État juif du Nil à l’Euphrate&nbsp;à leur image et à leur ressemblance, et qui tirent fierté d’actes de meurtre. Il n’y a pas d’autre mot pour le décrire. Netanyahou a publié la vidéo sur ses comptes de réseaux sociaux, fier d’être un parrain de la pègre. Il joue bien son rôle.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="en" dir="ltr">Crossing names off the list is good &#8211; doing it shoulder to shoulder with our American friends is even better.<br><br>Good to see Ambassador <a href="https://twitter.com/GovMikeHuckabee?ref_src=twsrc%5Etfw">@GovMikeHuckabee</a>. Always a pleasure.<br><br>🇮🇱🇺🇸 <a href="https://t.co/FZrZN03IZI">pic.twitter.com/FZrZN03IZI</a></p>&mdash; Benjamin Netanyahu &#8211; בנימין נתניהו (@netanyahu) <a href="https://twitter.com/netanyahu/status/2033938254831956091?ref_src=twsrc%5Etfw">March 17, 2026</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p>Mais Netanyahou n’a pas besoin de faire preuve de talent d’acteur : la vidéo est fidèle à la réalité, ce n’est pas une fiction, mais un documentaire. Israël comme organisation criminelle, Netanyahu comme le chef de la mafia. Lui et les auteurs de la vidéo méritent des éloges pour leur honnêteté et leur volonté de montrer les choses telles qu’elles sont. Israël comme une mafia. Il devrait avoir honte d’en être fier. La Bulgarie utilisait autrefois des parapluies empoisonnés pour éliminer des dissidents et en a aujourd’hui honte. Israël tue par frappes aériennes et en tire fierté.</p>



<p>Pendant qu’il se réjouit, l’imagination s’emballe, et les médias ainsi que le public tremblent d’excitation à chaque assassinat.</p>



<p>Israël a déjà éliminé une grande partie des directions qui l’entourent. Les cimetières du Moyen-Orient sont pleins à craquer des tombes d’hommes d’État, de commandants, de scientifiques, de journalistes et même d’intellectuels qu’Israël a assassinés. Du poète Ghassan Kanafani à Beyrouth en 1972 au&nbsp;haut responsable iranien de la sécurité Ali Larijani&nbsp;à Téhéran en 2026, les cartes de la mort d’Israël se remplissent, jusqu’à ce qu’elles soient remplacées par de nouvelles.</p>



<p>La cible de l’assassinat, qui n’a pas été assassinée parce qu’elle n’est jamais née, ni la victime de l’assassinat sans successeur. Une seule différence entre les séries criminelles et les assassinats réels : sur Netflix, il reste parfois une place pour s’interroger sur la légitimité des actes. Dans le&nbsp;<em>true crime</em>&nbsp;israélien, ces questions ne se posent pas. Ils sont considérés non seulement comme légitimes, mais aussi comme une source de fierté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deviner la prochaine cible</h2>



<p>Quelle est la meilleure chose qu’Israël ait faite ces deux dernières années ?&nbsp;L’opération des bipeurs&nbsp;? Une fierté nationale pour avoir estropié des centaines de personnes et tué des dizaines d’autres ? Ou peut-être l’élimination de Hassan Nasrallah et de ses hommes, de Yahya Sinwar et de son frère Mohammed, de l’ayatollah Ali Khamenei et de ses étudiants, de Khan Younès à Téhéran. Quel beau monde nous avons créé.</p>



<p>Les commentateurs des médias israéliens rivalisent pour deviner la prochaine cible et celle d’après, traçant des X. Le Premier ministre et l’ambassadeur tournent une vidéo écœurante sur les assassinats ciblés. <em>«J’adore ça»</em>, dit l’ambassadeur, les yeux pétillants. Mais au-delà du prétentieux <em>«quels héros nous sommes»</em>, on ne peut échapper à la vérité : l’assassinat est un euphémisme pour le meurtre. Ses planificateurs et ses exécutants sont des meurtriers. Un État qui tue autant de dirigeants ne peut être un membre respectable de la communauté des nations.</p>



<p>Quand le Premier ministre se vante de sa carte de pointage meurtrière, il n’est pas étonnant que des policiers des frontières assassinent une famille palestinienne pour le plaisir. Quand l’ambassadeur usaméricain dit qu’il <em>«adore ça»</em>, il ne faut pas s’étonner du dégoût qu’inspire son pays.</p>



<p>La guerre est une chose laide. Les assassinats politiques n’en sont pas une composante inévitable ; ce sont des actes de meurtre.</p>



<p><strong><em>D&rsquo;après <a href="https://archive.ph/QyPwx">Haaretz </a>/ Traduit par <a href="https://tlaxcala-int.blogspot.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tlaxcala</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/israel-netanyahu-tire-fierte-de-ce-dont-il-devrait-avoir-honte/">Israël | Netanyahu tire fierté de ce dont il devrait avoir honte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Bonjour l’amour’’ de Ghada Al-Samman</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/13/le-poeme-du-dimanche-bonjour-lamour-de-ghada-al-samman/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Nov 2022 06:12:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Damas]]></category>
		<category><![CDATA[Ghada Al-Samman]]></category>
		<category><![CDATA[Ghassan Kanafani]]></category>
		<category><![CDATA[May Ziadé]]></category>
		<category><![CDATA[poétesse sysrienne]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ghada Al-Samman  est l’une des pionnières de l’écriture féminine arabe libérée des tabous de la tradition.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/13/le-poeme-du-dimanche-bonjour-lamour-de-ghada-al-samman/">Le poème du dimanche : ‘‘Bonjour l’amour’’ de Ghada Al-Samman</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Née en 1942 à Damas, Ghada Al-Samman est poète, nouvelliste, romancière, journaliste, éditrice. Elle est l’une des pionnières de l’écriture féminine arabe libérée des tabous de la tradition.</em></strong></p>



<span id="more-4850265"></span>



<p>Après des études à Damas, Beyrouth et Londres, Ghada Al-Samman s’installe, d’abord, à Beyrouth, puis après de la guerre au Liban, à Paris, en 1984.</p>



<p>Son œuvre se fait remarquer par une écriture audacieuse, directe, sans emphase, émancipée des interdits, affirmant la liberté de l’être féminin arabe, déjouant le discours conservateur et rétrograde. Elle est traduite dans différentes langues.</p>



<p>Quelques ouvrages (en arabe)&nbsp;: <em>Tes yeux sont mon destin,</em> 1962; <em>Lettres d’amour de Ghassan Kanafani à Ghada Al Samman,</em> 1992; <em>Le bal masqué des morts,</em> 2003&nbsp; En français&nbsp;: <em>Toutes les cimes sont mon ombre</em>, traduction et présentation, Meriem Bekkali, L’Harmattan.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Et croît entre nous enfant des vents<br>Cette affinité affamée<br>Ce sentiment intense aigu<br>Auquel je ne trouve de nom<br>Parmi ses noms l’amour<br>Depuis que je t’ai connu<br>Le bonheur est revenu m’habiter<br>Simplement parce que nous habitons la même planète<br>Et que brille sur nous le même soleil<br>Considère que je t’ai connu<br>Et t’ai nommé la joie</em></p>



<p><em>Chaque matin je me lève de ma cendre<br>Me réveille sur ma voix en te disant&nbsp;:<br>Bonjour l’amour ô la joie</em></p>



<p>…….</p>



<p><em>Et parce que j’aime<br>Tout ce que je touche de ma main<br>Devient lumière<br>Et parce que je t’aime<br>J’aime les hommes du monde entier<br>J’aime ses enfants ses arbres ses mers et ses êtres<br>Ses pêcheurs ses poissons ses criminels ses blessés<br>Les doigts des professeurs salis de craie<br>Les fenêtres des hôpitaux sans rideaux…<br>Parce que je t’aime<br>La folie revient m’habiter<br>Et la joie s’enflamme<br>Dans les continents de mon âme éteinte</em></p>



<p>….</p>



<p><em>Parce que je t’aime<br>Les couleurs reviennent au monde<br>Alors qu’elles étaient sombres et grises<br>Comme les vieux films muets et usés<br>Le chant est revenu aux gorges et aux champs<br>Mon cœur est revenu courir dans les forêts<br>Chantant essoufflé comme un petit faon rebelle&nbsp;<br>Dans ta personnalité aux dimensions infinies<br>Un homme nouveau à chaque jour</em></p>



<p><em>J’ai avec toi à chaque jour un amour nouveau<br>Continuellement<br>Je te trahis avec toi<br>Je pratique le plaisir de te trahir</em></p>



<p>….</p>



<p><em>Tout est devenu ton nom<br>Devenu ta voix<br>Et même si j’essaie de te fuir<br>Vers les vastes aires du sommeil<br>Et que mon bras se trouve près de mon oreille<br>J’entends les tic-tacs de ma montre<br>Elle répète ton nom<br>Seconde par seconde<br>Je ne suis pas (tombée) dans l’amour<br>J’y suis allée avec des pas fermes<br>Les yeux ouverts jusqu’au bout<br>Je suis (debout) dans l’amour<br>Pas tombée dans l’amour<br>Je te veux</em></p>



<p>……</p>



<p><em>De toute ma conscience<br>(Ou avec ce qu’il en reste après t’avoir connu&nbsp;!)<br>J’ai décidé de t’aimer<br>Un acte de volonté<br>Non un acte de défaite<br>Me voici franchir ton être assiégé<br>De toute ma conscience (ou ma folie)<br>Je sais d’avance</em></p>



<p><em>Dans quelle planète je mets le feu<br>Quelle tempête je lance de la boite des péchés<br>Et te désire<br>Mes limites se perdent dans les tiennes<br>Nous nous baignons ensemble sur un nuage transparent<br>Et je t’appelle&nbsp;: ô moi-même&nbsp;…</em></p>



<p>…….</p>



<p>Tu pars à l’intérieur de mon corps<br>Comme les jeux de feu<br>Et quand tu t’en vas<br>Je compte sur mon corps<br>Les traces de tes caresses<br>Je les compte avec joie<br>Comme un berger son troupeau<br>Béni soit tout corps que tu as serré<br>Bénie soit toute femme que tu as aimée avant moi<br>Bénis les ventres qui ont porté tes enfants<br>Béni tout ce dont tu rêves<br>Tout ce que tu oublies</p>



<p>…..</p>



<p><em>Pour toi<br>L’herbe pousse dans les montagnes<br>Naissent les vagues<br>Se dessine la mer à l’horizon<br>Les enfants rient dans tous les villages éloignés<br>Pour toi<br>Les femmes se font belles</em></p>



<p><em>Pour toi<br>Le baiser fut inventé<br>Je me lève de ma cendre pour t’aimer&nbsp;!<br>Chaque matin<br>Je me lève de ma cendre<br>Pour t’aimer t’aimer t’aimer<br>Et crier à la face de la police<br>(Tout le monde est la police quand il s’agit de nous)<br>Je crie&nbsp;: Bonjour l’amour<br>Bonjour l’amour ô la joie</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’arabe par</em> <strong>Tahar Bekri</strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aOrEHJ0Mve"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/20/le-poeme-du-dimanche-balance-toi-de-may-ziade/">Le poème du dimanche : ‘‘Balance-toi’’ de May Ziadé</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Balance-toi’’ de May Ziadé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/20/le-poeme-du-dimanche-balance-toi-de-may-ziade/embed/#?secret=bpmpEDUGDy#?secret=aOrEHJ0Mve" data-secret="aOrEHJ0Mve" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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