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	<title>Archives des Ghazi Ben Ahmed - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ghazi Ben Ahmed - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Phosphate &#124; Washington lorgne le Maroc et la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 06:52:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Sabina Henneberg]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Etats-Unis s'intéressent au phosphate marocain et tunisien pour assurer ses approvisonnements en engrais chimiques. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/18/phosphate-washington-lorgne-le-maroc-et-la-tunisie/">Phosphate | Washington lorgne le Maroc et la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Géopolitique des ressources, souveraineté alimentaire et occasion stratégique pour la Tunisie… Notre phosphate intéresse Washington. Celui des Marocains aussi. Mais derrière cette attention américaine se cache une question autrement plus importante pour notre pays : comment une richesse minière nationale, longtemps présentée comme un pilier de l’économie, pourrait-elle devenir un atout stratégique dans la nouvelle guerre mondiale des engrais et de la sécurité alimentaire ? Et surtout, la Tunisie saura-t-elle transformer ses réserves et ses capacités industrielles en véritable influence économique, plutôt que de rester un fournisseur fragilisé par ses propres blocages ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-19664182"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px;height:auto"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’analyse publiée par le Washington Institute for Near East Policy, sous le titre <em>«The Phosphate Pivot : Why Morocco and Tunisia Matter to U.S. Food Security»</em> (<em>«Le pivot du phosphate : pourquoi le Maroc et la Tunisie sont importants pour la sécurité alimentaire des États-Unis»</em>), place les deux pays du Maghreb au cœur d’une réflexion stratégique américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un signal qui mérite une attention particulière à Tunis, où le phosphate demeure une ressource économique et industrielle majeure, mais dont le potentiel est régulièrement entravé par les difficultés de production, de transport et de gouvernance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine ferme le robinet : l’Amérique découvre la fragilité de sa souveraineté alimentaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Premier transformateur mondial d’engrais, la Chine a fortement réduit ses exportations de phosphates en mars 2025. Selon le think tank américain, les exportations seraient passées de 950 000 tonnes à seulement 13 000 tonnes en un seul mois. L’institut rappelle également que Pékin a officialisé, en décembre, la suspension des exportations jusqu’en août 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, les prix du phosphate diammonique (DAP), l’un des engrais phosphatés les plus couramment utilisés, ont bondi de 28 % en un an. Les auteurs de l’analyse, Ghazi Ben Ahmed, Sabina Henneberg et Mohsine El Ahmadi, décrivent les conséquences pour l’agriculture américaine : <em>«Les agriculteurs américains, qui se préparaient aux semis de printemps, ont été confrontés à une pénurie d’approvisionnement et à l’absence d’alternative fiable en perspective.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington a alors découvert une réalité peu confortable : la sécurité alimentaire des États-Unis pouvait être exposée aux décisions d’une puissance considérée comme rivale. Le phosphate a ainsi été ajouté à la liste américaine des minerais critiques pour 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une inscription sur une liste ne produit ni engrais ni récoltes. Elle ne construit pas d’usines, ne sécurise pas les ports et ne garantit pas les livraisons aux agriculteurs. La vraie question est donc celle de l’approvisionnement : où trouver des sources fiables, diversifiées et politiquement sécurisées de phosphate ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les auteurs résument leur approche en ces termes : <em>«La solution ne réside pas dans le remplacement d’une dépendance par une autre, mais dans la mise en place d’un réseau diversifié de fournisseurs fiables, de capacités de production redondantes et de partenariats industriels politiquement alignés.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est précisément ici que la Tunisie devrait commencer à regarder les cartes géopolitiques avec davantage d’attention.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Maroc : une puissance phosphatière que Washington ne peut ignorer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec environ 70 % des réserves mondiales connues de phosphate, le Maroc constitue le premier maillon évident de la stratégie américaine de sécurisation des approvisionnements. À travers le groupe OCP, le Royaume a développé d’importantes capacités de raffinage, de transformation et de production d’engrais. Il investit également dans les chaînes d’approvisionnement africaines et dans des partenariats technologiques liés à l’agriculture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt américain pour le Maroc ne relève donc pas seulement de ses réserves minières. Il repose aussi sur sa capacité à transformer la matière première, à développer une industrie des engrais et à s’insérer dans des réseaux commerciaux et technologiques internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis possèdent eux-mêmes des gisements de phosphate, notamment en Floride, dans l’Idaho et en Caroline du Nord. Toutefois, leur production nationale connaît un déclin structurel depuis plusieurs décennies. Selon les auteurs, <em>«les réserves américaines ne représentent qu’une fraction de celles du Maroc, et les coûts d’extraction augmentent»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Washington, le Maroc offre ainsi une combinaison de ressources naturelles, de capacités industrielles et d’alignement géopolitique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Royaume est présenté comme le plus ancien allié africain des États-Unis, une relation formalisée par le Traité d’amitié de 1786, toujours en vigueur. Ce partenariat a été renforcé en 2004, lorsque le Maroc a été désigné comme Allié majeur non membre de l’Otan, reconnaissant son rôle de partenaire de sécurité et de porte d’entrée entre l’Afrique, l’Europe et le monde atlantique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les auteurs soulignent également les liens économiques étroits du Maroc avec l’Europe et les États-Unis. Dans leur lecture, le Royaume représente un pilier de stabilité, de modération et d’engagement transatlantique dans une région méditerranéenne de plus en plus soumise à la compétition géopolitique et aux influences extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur conclusion est explicite : tout effort sérieux visant à construire une infrastructure robuste d’approvisionnement en engrais, compatible avec les intérêts occidentaux en matière de sécurité des chaînes d’approvisionnement au Maghreb, doit commencer par le Maroc. Le Royaume dispose déjà d’une position dominante dans l’économie mondiale du phosphate.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et la Tunisie dans tout cela ? Le second nœud que Washington ne peut négliger</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à ce moment précis que l’analyse devient particulièrement intéressante pour les Tunisiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le Maroc, malgré sa puissance phosphatière, ne peut à lui seul garantir la résilience à long terme de l’approvisionnement occidental en engrais. Les auteurs estiment que sa domination rend justement nécessaire la création d’un second nœud d’approvisionnement. Et ce second nœud, selon eux, pourrait être la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La formule mérite d’être soulignée : la Tunisie ne serait pas simplement un concurrent du Maroc, mais un complément logique dans une architecture régionale de sécurisation des engrais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ? Parce qu’une chaîne d’approvisionnement concentrée dans un seul pays, même performant et allié, présente une fragilité intrinsèque. Une panne industrielle, une crise politique, un problème logistique, un conflit social ou une perturbation des exportations peut rapidement affecter l’ensemble du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diversification devient donc une exigence stratégique. Et c’est précisément ce qui redonne à la Tunisie une place potentiellement importante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays possède une longue expérience de l’exploitation et de la transformation du phosphate. Son secteur a historiquement contribué aux exportations, à l’activité industrielle et aux recettes économiques. Pourtant, ses capacités restent exposées à des difficultés récurrentes : perturbations de la production, tensions sociales, contraintes logistiques et fragilités de la gouvernance industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe tunisien est brutal : une ressource qui pourrait contribuer à renforcer la souveraineté économique et l’influence internationale du pays devient aussi le miroir de ses insuffisances productives et institutionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les États-Unis cherchent à réduire leur vulnérabilité face à la Chine, la Tunisie devrait se demander comment réduire ses propres vulnérabilités : celles qui empêchent de produire régulièrement, de transporter efficacement et de valoriser davantage le phosphate.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nzVCvlsU1O"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/subvention-americaine-de-15-million-de-dollars-pour-un-projet-dans-le-phosphate-tunisien/">Subvention américaine de 1,5 million de dollars pour un projet dans le phosphate tunisien ! </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Subvention américaine de 1,5 million de dollars pour un projet dans le phosphate tunisien !  » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/subvention-americaine-de-15-million-de-dollars-pour-un-projet-dans-le-phosphate-tunisien/embed/#?secret=ldF3m7J2P2#?secret=nzVCvlsU1O" data-secret="nzVCvlsU1O" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le phosphate tunisien : une occasion stratégique, pas une simple mine à exploiter</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse américaine ne dit pas que la Tunisie dispose déjà des mêmes capacités que le Maroc. Elle met plutôt en évidence la complémentarité potentielle des deux pays dans un système d’approvisionnement plus diversifié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, cette perspective ouvre plusieurs questions industrielles et économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment renforcer la fiabilité de la production ? Comment améliorer les infrastructures de transport et d’exportation ? Comment développer davantage la transformation locale et les engrais à plus forte valeur ajoutée ? Comment attirer des partenariats industriels et technologiques capables d’inscrire le phosphate tunisien dans des chaînes de valeur internationales plus solides ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces questions sont d’autant plus importantes que la sécurité alimentaire ne dépend pas seulement des terres agricoles ou de la disponibilité de l’eau. Elle dépend aussi de l’accès aux engrais, dont le phosphate constitue un élément essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les États-Unis, la sécurisation des approvisionnements est devenue une question de souveraineté stratégique. Pour la Tunisie, elle pourrait devenir une occasion de repenser son propre modèle industriel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une occasion ne se transforme pas automatiquement en résultat. Elle exige des infrastructures, des investissements, une gouvernance prévisible, des capacités productives et une stratégie de long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc a engagé une stratégie combinant extraction, industrie et géopolitique. Les auteurs soulignent notamment le rôle de ses infrastructures tournées vers l’Atlantique, dont le complexe portuaire de Tanger Med, qui contribue à relier l’Europe, l’Afrique et les grandes routes commerciales maritimes mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie, de son côté, doit réfléchir à la manière dont elle peut valoriser ses propres atouts géographiques, industriels et portuaires pour renforcer son intégration dans les chaînes d’approvisionnement internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington cherche la sécurité alimentaire. Tunis doit chercher la stratégie industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message du Washington Institute est finalement plus large qu’une simple analyse des réserves de phosphate. Il décrit une transformation de la géopolitique des matières premières : les minerais essentiels, les engrais et les infrastructures industrielles deviennent des instruments de résilience économique et de sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine a rappelé aux États-Unis les risques d’une dépendance excessive. Le Maroc apparaît comme un fournisseur stratégique disposant d’une position dominante. La Tunisie est identifiée comme un complément possible, capable de contribuer à la diversification de l’approvisionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour que cette reconnaissance se transforme en bénéfice concret, la Tunisie devra dépasser la logique de la ressource extraite et vendue. Elle devra renforcer la transformation industrielle, la fiabilité de la production et la capacité à nouer des partenariats durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phosphate tunisien intéresse Washington parce qu’il peut contribuer à résoudre un problème américain. La question est désormais de savoir si Tunis saura utiliser cet intérêt pour résoudre ses propres problèmes économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sinon, le phosphate restera une richesse géologique à la merci des blocages terrestres, tandis que d’autres pays transformeront la géologie en puissance industrielle, commerciale et géopolitique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source :</em></strong> <em>Washington Institute for Near East Policy, «The Phosphate Pivot: Why Morocco and Tunisia Matter to U.S. Food Security», auteurs Ghazi Ben Ahmed, Sabina Henneberg et Mohsine El Ahmadi.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong> <em>:</em> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ghazi Ben Ahmed : «La Tunisie a besoin d’un programme coordonné FMI-UE»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/ghazi-ben-ahmed-la-tunisie-a-besoin-dun-programme-coordonne-fmi-ue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Dec 2024 11:15:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Ghazi Ben Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[réformes]]></category>
		<category><![CDATA[UE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sans soutien international, la Tunisie risque une instabilité économique plus profonde, estime le chercheur Ghazi Ben Ahmed. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/ghazi-ben-ahmed-la-tunisie-a-besoin-dun-programme-coordonne-fmi-ue/">Ghazi Ben Ahmed : «La Tunisie a besoin d’un programme coordonné FMI-UE»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&nbsp;«La Tunisie n’a pas d’autre choix. Sans soutien international, le pays risque une instabilité économique plus profonde, une montée des troubles sociaux et une incapacité à honorer ses obligations financières.»</em></strong></p>



<span id="more-14824747"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’affirme  le chercheur Ghazi Ben Ahmed, économiste et fondateur du think tank Mediterranean Development Initiative (MDI), dans un article intitulé <em>«L’importance d’un accord conjoint FMI-UE pour la Tunisie : les leçons du redressement économique de la Grèce»</em>, publié dans <a href="https://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/importance-joint-imf-and-eu-agreement-tunisia-learning-greeces-economic-turnaround" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fikra Forum</a>, créé en 2010 par The Washington Institute for Near East Policy.   </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L</em><em>’absence de réformes ne fera que perpétuer le cycle d’inefficacité et de stagnation»</em>, souligne le chercheur, estimant qu’<em>«un programme coordonné FMI-UE offre la seule voie viable pour aller de l’avant – une voie qui non seulement stabilise les finances de la Tunisie, mais libère également le potentiel d’une croissance inclusive à long terme.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le rôle du FMI dans la discipline financière peut être complété par un soutien de l’UE axé sur le développement, lié à des projets visibles et axés sur la croissance, tels que le développement des infrastructures, la création d’emplois et la formation professionnelle. Cette double approche permettrait de répondre au scepticisme de l’opinion publique en veillant à ce que les réformes ciblent les inefficacités et la mainmise des élites plutôt que d’imposer de sévères mesures d’austérité à la population»</em>, écrit Ben Ghazi. Et de conclure&nbsp;: <em>«En saisissant cette opportunité, la Tunisie peut assurer son avenir économique et redonner espoir à son peuple.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette perspective achoppe à une situation intérieure compliquée marquée, selon le chercheur, par <em>«une faible volonté politique, des intérêts bien ancrés et une résistance sociale aux réformes»</em>. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/ghazi-ben-ahmed-la-tunisie-a-besoin-dun-programme-coordonne-fmi-ue/">Ghazi Ben Ahmed : «La Tunisie a besoin d’un programme coordonné FMI-UE»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment l&#8217;UE peut aider la Tunisie à éviter un crash économique ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/28/comment-lue-peut-aider-la-tunisie-a-eviter-un-crash-economique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Aug 2023 10:54:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est tombée dans un autoritarisme rampant, une myopie économique et une incapacité à maîtriser son économie informelle. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/28/comment-lue-peut-aider-la-tunisie-a-eviter-un-crash-economique/">Comment l&rsquo;UE peut aider la Tunisie à éviter un crash économique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les politiques des États-Unis et de l’Union européenne (UE) envers la Tunisie doivent tracer une nouvelle voie, en travaillant en collaboration pour concevoir une nouvelle boîte à outils pour la démocratie et le développement économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Ghazi Ben Ahmed </strong>*</p>



<span id="more-9553432"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Ghazi-Ben-Ahmed.jpg" alt="" class="wp-image-9553450" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Ghazi-Ben-Ahmed.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Ghazi-Ben-Ahmed-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Ghazi-Ben-Ahmed-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie possède à la fois les ingrédients nécessaires et la capacité de dynamiser son économie pour devenir un <em>«tigre méditerranéen»</em>. Pourtant, ce potentiel est resté largement inexploité depuis l’aube de son soulèvement de 2011. L’une des principales raisons est l’ignorance volontaire de la classe politique et les conflits internes, qui sont devenus de plus en plus insupportables pour les Tunisiens ordinaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie, autrefois star de la démocratie dans le monde arabe, est tombée dans un autoritarisme rampant, une myopie économique et une incapacité à maîtriser son économie informelle. Ces facteurs ont érodé les fondements du pays et, aujourd&rsquo;hui, la Tunisie semble incapable de refaire surface sans intervention internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le président Kaïs Saïed, qui a dissous le parlement et a décidé de gouverner par décret, a rejeté l’aide internationale, repoussant les <em>«dictats étrangers»</em> pour faire appel aux sentiments nationalistes tunisiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a rejeté les recommandations du Fonds monétaire international (FMI), qui impliquent entre autres la restructuration d’une centaine d’entreprises publiques et la suppression des subventions publiques sur les produits de base. En choisissant cette voie, il parie sur l’avenir du pays, notamment celui des pauvres.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ynVmq6PVpd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/16/tunisie-union-europeenne-dette-toxique-contre-blocus-migratoire/">Tunisie-Union européenne : dette toxique contre blocus migratoire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Union européenne : dette toxique contre blocus migratoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/16/tunisie-union-europeenne-dette-toxique-contre-blocus-migratoire/embed/#?secret=AJcZLZkBn6#?secret=ynVmq6PVpd" data-secret="ynVmq6PVpd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La dette publique de la Tunisie croît à près de 100% du PIB. Pour équilibrer son budget 2023, le pays doit sécuriser un peu plus de 7 milliards d’euros, dont 5 milliards d’euros ne pourraient provenir que de sources externes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une fausse bouée de sauvetage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Gardant cela à l’esprit, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé de soutenir la Tunisie avec plus d’un milliard d’euros d’aide en échange d’un meilleur contrôle des frontières et de mesures contre le trafic d’êtres humains <em>«dès que l’accord nécessaire sera trouvé»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce partenariat renouvelé avec l’UE est censé fournir à Saïed une bouée de sauvetage pour sauver le pays du cycle autodestructeur dans lequel il est pris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, la signature du mémorandum d’accord le 16 juillet 2023, largement inspiré du <em>«plan Mattei»</em> italien, n’aidera guère la Tunisie. Le soi-disant <em>«Processus de Rome»</em> mené par l’extrême droite italienne est une copie d’un autre accord signé par l’Italie avec la Libye visant à contenir militairement les migrants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, la situation socio-économique de la Tunisie est si précaire qu’elle risque de s’embraser au moindre faux pas. D’où le dilemme de la Tunisie face à la proposition alléchante de la Première ministre italienne Giorgia Meloni de devenir le garde-côte de l’UE sous rémunération européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques semaines à peine après l’offre d’un accord sur la migration menée par l’UE, la Tunisie a expulsé des centaines de migrants subsahariens de l’autre côté de la frontière vers le désert libyen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des rapports et des témoignages directs font allusion à des cas de violence physique, d’expulsions forcées, d’exploitation, de discrimination systémique et de refus de services essentiels comme la nourriture, l’eau et les soins de santé. Cette montée des violences à motivation raciale avait commencé après le discours de Saïed en février dernier dans lequel il évoquait les <em>«hordes de migrants irréguliers d’Afrique subsaharienne»</em> qui viennent apporter <em>«la violence, la criminalité et les pratiques inacceptables»</em>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AKMgMOkCCB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/25/la-tunisie-face-aux-mirages-italiens/">La Tunisie face aux mirages italiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face aux mirages italiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/25/la-tunisie-face-aux-mirages-italiens/embed/#?secret=Qhbqv0PceY#?secret=AKMgMOkCCB" data-secret="AKMgMOkCCB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Il est évident qu&rsquo;une solution Meloni à court terme ne sert pas les meilleurs intérêts de la Tunisie. Au lieu de cela, le pays a besoin d’un accord global à long terme avec l’UE, qui englobe les questions de migration légale et illégale, de mobilité, d’éducation et de compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je crois que le besoin de l’heure est de préserver la base industrielle de la Tunisie et de stopper la fuite des cerveaux. Nous avons besoin d’investissements dans l’entrepreneuriat innovant et de nouveaux modèles de financement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le salut par l’entreprise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La situation actuelle des entreprises tunisiennes est fragile. Les ventes sont concentrées sur un petit marché local, où le pouvoir d’achat diminue de jour en jour; les opportunités de développement et d’internationalisation sont limitées par les barrières juridiques, administratives et financières existantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et tout cela se passe en l’absence de politiques publiques qui pourraient aider à sortir de la crise à court ou moyen terme. Pour atténuer cette vulnérabilité et éviter un effondrement économique complet, il est crucial pour les entreprises tunisiennes de poursuivre leur diversification internationale à court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, il est nécessaire d’élargir l’éventail des mécanismes de financement et de soutien à l’entrepreneuriat innovant dans le secteur manufacturier, qui est mondialement reconnu comme un secteur stratégique. D’une part, il génère la prospérité locale grâce au développement de la technologie et de la propriété intellectuelle, tandis que d’autre part, il attire les talents locaux et internationaux, contrecarrant efficacement la fuite des cerveaux qui a atteint des proportions quasi pandémiques en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces entreprises, principalement des PME et des innovateurs, se retrouvent coincées entre trois forces en perpétuelle expansion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trop d&rsquo;Etat, trop d&rsquo;administration</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, il y a l’État et son administration, incapables de mettre en œuvre des réformes et de maintenir leur mode de vie principalement grâce à la montée en flèche de la pression fiscale et du financement intérieur. Cette situation épuise la liquidité du marché, étouffe les investissements, voire entrave le financement des projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, l’économie monétaire domine les principaux secteurs du pays et, en s’alliant au pouvoir, entrave toute transformation qui remettrait en cause le statu quo qui la favorise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’économie souterraine, capitalisant sur les restrictions à l’importation imposées par l’État pour thésauriser les devises étrangères, voit son domaine s’élargir en générant des circuits de corruption toujours plus étendus impliquant la population, les entreprises et les administrations locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que nous assistons à la descente d’une démocratie naissante autrefois pleine d’espoir vers un régime autoritaire, les décideurs tunisiens semblent être piégés dans les sables mouvants de la paralysie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président semble incapable de mettre ben place des conditions favorables pour relancer l’économie. Ses efforts se limitent à la promotion d’entreprises mineures et populistes à l’impact limité, tentant d’obscurcir encore la situation par des détournements. Le dernier en date étant son discours incendiaire et discriminatoire à l’encontre des migrants subsahariens. De telles politiques populistes n’aideront pas la Tunisie à sortir de son gouffre économique. Le dernier accord d’UE-Meloni n’offrira pas non plus une reprise durable et à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les politiques des États-Unis et de l’UE envers la Tunisie doivent tracer une nouvelle voie, en travaillant en collaboration pour concevoir une nouvelle boîte à outils pour la démocratie et le développement économique. Cela contribuera à sauvegarder les libertés en Tunisie et à assurer leur pérennité.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;anglais. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://euobserver.com/opinion/157334" target="_blank" rel="noreferrer noopener">EU Observer</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Fondateur du think tank tunisien Mediterranean Development Initiative (MDI) basé à Bruxelles.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/28/comment-lue-peut-aider-la-tunisie-a-eviter-un-crash-economique/">Comment l&rsquo;UE peut aider la Tunisie à éviter un crash économique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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