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	<title>Archives des guerre d’Algérie - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des guerre d’Algérie - Kapitalis</title>
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		<title>René De Maximy &#124; Rencontre autour d’une mémoire partagée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 09:43:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[guerre d’Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[René De Maximy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre avec René De Maximy dans son Ehpad de Marseille autour de son expérience de la guerre d'Algérie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/20/rene-de-maximy-rencontre-autour-dune-memoire-partagee/">René De Maximy | Rencontre autour d’une mémoire partagée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Je n’avais pas prévu de rencontrer René De Maximy. Mais le hasard, parfois, emprunte les chemins du destin. Ce jour-là, à la librairie Île aux Mots, je pensais simplement découvrir un livre consacré à l’Algérie. Je ne savais pas encore que cette rencontre me conduirait jusqu’à l’Ehpad Résidence Rivoli, à Marseille, auprès d’un homme dont la mémoire, malgré les années et la maladie, porte encore les traces d’une histoire commune entre la France et l’Algérie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong>, <em>à Marseille.</em></p>



<span id="more-19466269"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence par un détail. Une femme tient un livre entre ses mains. Mon regard s’arrête sur la couverture : <em>‘‘Le cœur à contre-guerre. Grande Kabylie, mars 1960-mars 1962’’ (</em>Éditions La Fontaine de Siloé, 1<sup>er</sup> décembre 2011). Un livre sur l’Algérie. Un livre consacré à une période dont les blessures et les interrogations demeurent, plus de soixante ans après. Je lui demande : <em>«Qui a écrit ce livre ?»</em> Sa réponse me surprend : <em>«C’est mon mari.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette femme s’appelle Marie-Christine de Maximy. À cet instant, l’ouvrage change de dimension. Il n’est plus seulement un témoignage sur une période de l’histoire. Il devient le lien vers un homme, un parcours et une mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je veux en savoir davantage. Est-il encore vivant ? Est-il possible de le rencontrer ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">— Oui, il est vivant… mais il est à l’Ehpad Résidence Rivoli, à Marseille. Il a Alzheimer. Cette phrase aurait pu mettre fin à ma démarche. Elle produit l’effet inverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière chaque livre, il y a une voix. Lorsque le temps commence à effacer les souvenirs, il devient peut-être encore plus urgent d’aller à la rencontre de celui qui les a confiés à l’écriture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je lui demande : <em>«Le jour où vous irez le voir, puis-je vous accompagner ?»</em> Elle accepte, en ajoutant avec prudence : <em>«Je ne sais pas s’il pourra parler avec vous.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je décide pourtant d’y aller. Avec son livre entre les mains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un livre, une mémoire, une histoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Publié en 2011 aux éditions La Fontaine de Siloé, <em>‘‘Le cœur à contre-guerre’’</em> est un témoignage singulier sur les dernières années de la guerre d’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les premières lignes, René De Maximy donne le ton : <em>«J’ai 25 ans, en 1960, lorsque j’aborde en terre algérienne.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son récit n’est ni celui d’un militaire racontant une campagne, ni celui d’un acteur politique défendant une position. Il témoigne comme un jeune citoyen français appelé sous les drapeaux et envoyé en Algérie au moment où le conflit entre la France et le FLN entre dans une phase décisive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son regard est celui d’un homme qui découvre une réalité plus complexe que les discours officiels. Derrière les mots de <em>«maintien de l’ordre»</em>, il perçoit une véritable guerre, avec ses violences, ses blessures et ses contradictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À son arrivée en 1960, le jeune appelé connaît déjà, par les journaux et les récits, la violence des années précédentes. Il sait également que le plan Challe et l’opération Jumelles, menée en Grande Kabylie, ont profondément affaibli les maquis du FLN.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie semble alors, en apparence, sous le contrôle de l’armée française. Les combattants indépendantistes sont repoussés vers les frontières tunisienne et marocaine. Mais cette impression de pacification reste fragile. Dans les montagnes, les tensions demeurent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette réalité que René De Maximy raconte avec sobriété. Son témoignage n’est pas une simple chronique militaire. Il constitue avant tout une réflexion sur la conscience individuelle face à la guerre. L’auteur évoque les violences commises de part et d’autre et affirme une exigence essentielle : le respect de la dignité humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre résume cette position intérieure : <em>‘‘Le cœur à contre-guerre’’</em>. Comme si l’homme en lui résistait à la mécanique de la violence.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19466296" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Djamal Guettala en visite à René De Maximy. </em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Quand le livre réveille la mémoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le jour de la rencontre, Marie-Christine de Maximy m’accompagne jusqu’à la chambre de son mari, à la Résidence Rivoli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne sais pas comment René De Maximy va réagir. Alzheimer est là, avec ses silences et ses absences. Mais certains objets ont parfois le pouvoir de faire ressurgir une part de soi que l’on croyait perdue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me présente. Puis je lui montre son livre. Son regard change. Il reconnaît l’ouvrage. Et soudain, la parole revient. Il évoque la Kabylie, ses paysages, ses villages, les femmes kabyles, les embuscades, mais aussi les scènes de la vie quotidienne. La guerre n’est pas le seul sujet. Il parle également d’une terre et de rencontres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conversation avance naturellement, d’un souvenir précis à une anecdote plus légère. Derrière chaque phrase, une mémoire cherche à rester vivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marie-Christine est étonnée. Elle qui craignait qu’il ne puisse plus échanger découvre un homme encore capable de raconter et de transmettre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jour-là, le livre devient un déclencheur. Un lien entre le passé et le présent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’homme derrière l’auteur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">René De Maximy est né en 1935 à Craponne-sur-Arzon, en Haute-Loire. Géographe, il a été directeur de recherches émérite à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son parcours scientifique, consacré aux territoires et aux sociétés humaines, éclaire aussi son regard sur l’Algérie : une attention portée aux réalités humaines derrière les événements historiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">René De Maximy est également écrivain. Son premier roman, <em>‘‘La Ferme des Neuf Chemins’’</em>, révèle déjà un homme attentif au monde qui l’entoure, désireux d’observer et de comprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa famille appartient elle aussi à plusieurs univers. Il est le frère de Jean De Maximy, artiste-peintre, et l’oncle d’Antoine de Maximy, connu notamment pour l’émission <em>‘‘J’irai dormir chez vous’’</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Recherche, art, écriture et voyage semblent ainsi se rejoindre autour d’une même volonté : aller vers l’autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une rencontre qui dépasse le livre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis cette première visite, je suis retourné plusieurs fois à la Résidence Rivoli. Ce qui devait être une rencontre autour d’un ouvrage est devenu un rendez-vous humain. Lors de ma deuxième visite, c’est lui qui m’interroge : <em>«Comment va l’Algérie ?»</em> Puis : <em>«Comment êtes-vous venu ici ?»</em> <em>«Pourquoi habitez-vous Marseille ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses questions montrent que, malgré la maladie, sa curiosité pour l’autre demeure intacte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une visite plus récente, je le trouve plus triste. Son visage porte la fatigue. Mais dès que nous commençons à parler, quelque chose change. La conversation semble l’apaiser. Puis il me confie cette phrase : <em>«Au moins, il y a quelqu’un qui sait que j’existe encore.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques mots qui disent beaucoup de la solitude et de ce besoin universel d’être reconnu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À chaque fin de visite, il répète : <em>«Merci, merci, merci d’être passé me voir.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors je continuerai à venir aussi longtemps que cela sera possible. Avec du temps, des conversations, des souvenirs partagés. Et parfois quelques madeleines ou des gâteaux au chocolat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mémoire qui défie l&rsquo;oubli</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le parcours de René De Maximy, une autre manière de regarder une période majeure de notre histoire commune apparaît. Plus de soixante ans après, la guerre d’Algérie demeure une mémoire sensible, traversée de blessures et d’interrogations qui continuent d’habiter les deux rives de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt de son témoignage tient aussi à cette volonté de replacer l’humain au centre. Derrière les grandes dates, les opérations militaires et les affrontements politiques, il y a toujours des destins individuels : des jeunes hommes appelés sous les drapeaux, des populations confrontées à la violence, des femmes et des hommes pris dans une période qui les dépasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son livre ne simplifie rien. Il propose le regard d’un témoin qui a choisi de raconter son expérience avec lucidité et exigence morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">René De Maximy ne se présente pas en héros. Il est simplement un homme qui a vécu un moment particulier de l’Histoire et qui a voulu transmettre ce qu’il avait vu et ressenti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mémoire ne prend véritablement sens que lorsqu’elle est transmise, lorsqu’elle circule entre les générations et permet de regarder le passé sans enfermer les peuples dans ses blessures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre m’amène aujourd’hui à lancer un appel aux autorités culturelles de Marseille ainsi qu’à M. le maire. René De Maximy mérite un geste de reconnaissance. Pas nécessairement une grande cérémonie. Une simple visite suffirait. Quelques instants d’échange avec un homme qui a consacré sa vie à la recherche, à l’écriture et à la compréhension des sociétés humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marseille est une ville de mémoire et de culture, ouverte sur la Méditerranée, un lieu où les histoires de France et d’Algérie se rencontrent quotidiennement. Venir saluer René De Maximy à la Résidence Rivoli, c’est reconnaître le parcours d’un géographe, d’un chercheur, d’un écrivain et d’un témoin. C’est aussi rappeler que les hommages les plus précieux sont souvent ceux que l’on rend aux personnes de leur vivant. Parce qu’une reconnaissance tardive ne remplace jamais une présence. Parce qu’un simple échange peut parfois avoir une valeur immense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">René De Maximy a écrit <em>‘‘Le cœur à contre-guerre’’</em> pour que ses souvenirs ne disparaissent pas. Aujourd’hui, cette mémoire continue de vivre. Dans un livre. Dans une voix. Dans une rencontre. Et parfois, il suffit de pousser une porte, de s’asseoir quelques minutes et d’écouter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les cicatrices encore ouvertes de la décolonisation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 06:26:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
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		<category><![CDATA[Serge Raffy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une balle dans la nuque. Un cadavre sur les quais de la Seine. Des secrets d’État longtemps enfouis surgissent brutalement. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une balle dans la nuque. Un cadavre sur les quais de la Seine. Des secrets d’État longtemps enfouis surgissent brutalement. C’est la trame de ‘‘L’odeur de la Sardine’’, dernier roman de Serge Raffy, à paraître le 3 septembre 2025 chez Fayard France.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal&nbsp;Guettala</strong></p>



<span id="more-17297143"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>‘‘L’odeur de la Sardine’’</em>, Serge Raffy met en scène la mort de Charles Bayard, ancien policier et figure discrète de l’État profond, retrouvé assassiné à Paris. Cette disparition tragique n’est pas un simple fait divers : elle ouvre sur un labyrinthe de dossiers confidentiels, de réseaux parallèles et de zones d’ombre liées à la guerre d’Algérie et aux affaires internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Raffy transforme le polar en prisme pour explorer la mémoire enfouie de l’État et les non-dits de l’Histoire, offrant au lecteur une plongée dans les tensions politiques, sociales et morales d’une époque tourmentée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le commissaire Julien Sarda, chargé de l’enquête, est confronté à un passé tentaculaire où se mêlent luttes de pouvoir, secrets d’État et alliances opaques. Avec l’aide d’un journaliste, dernier confident du défunt, il navigue entre documents classés, dossiers oubliés et révélations inattendues, découvrant la face cachée du gaullisme et les mécanismes subtils du pouvoir. Chaque avancée dans l’enquête révèle la manière dont les décisions et les silences d’hier continuent de résonner dans le présent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les dettes de l’Histoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le lecteur franco-algérien ou maghrébin en général, ce roman résonne particulièrement. Raffy restitue les cicatrices encore ouvertes de la décolonisation et les tensions persistantes entre Paris et l’Afrique du Nord. Il ne se contente pas de reconstituer un fait historique : il propose une véritable réflexion sur l’influence du passé, sur les dettes de l’Histoire et sur la manière dont les secrets d’État façonnent les sociétés contemporaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘L’odeur de la Sardine’’</em> est à la fois enquête, fresque historique et réflexion politique. Entre intrigue haletante et analyse fine, Serge Raffy confirme son talent pour combiner rigueur documentaire et narration captivante. Son roman rappelle avec force que certaines vérités, même enfouies, finissent toujours par refaire surface, et que comprendre l’Histoire implique de confronter les silences et les zones d’ombre laissés par les hommes au pouvoir.</p>
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		<title>Jean-Louis H. Dupré et la mémoire à vif de la guerre d’Algérie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 06:52:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[guerre d’Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Louis H. Dupré]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre d’Algérie demeure une plaie ouverte dans les relations entre la France et son ancienne colonie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/jean-louis-h-dupre-et-la-memoire-a-vif-de-la-guerre-dalgerie/">Jean-Louis H. Dupré et la mémoire à vif de la guerre d’Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La guerre d’Algérie demeure une plaie ouverte dans les relations entre la France et son ancienne colonie, un terrain miné par les récits partisans et les reconstructions mémorielles. Dans ‘‘La Guerre d’Algérie : Sebabna et les Aurès’’(éd. Société des écrivains, 9 novembre 2023, 302 pages), Jean-Louis H. Dupré, ancien fusilier-marin commando, livre un témoignage personnel, loin des idéologies et des simplifications historiques.</em></strong></p>



<span id="more-16096605"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un entretien accordé au <em>Matin d’Algérie</em>, l’auteur revient sur les raisons qui l’ont poussé à écrire ce livre : rétablir une vérité souvent occultée ou déformée, en particulier sur la question de la torture, et contrer certaines représentations qu’il juge biaisées. Refusant les raccourcis, il restitue, soixante-dix ans après, la complexité du conflit, où les destins individuels se mêlent aux errements politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dupré raconte une guerre qu’il a vécue à son corps défendant, découvrant à la fois la rudesse du combat et la beauté âpre de l’Algérie. Il s’attarde sur la région des Aurès, théâtre d’affrontements parmi les plus violents, où il fut engagé dans des opérations majeures. Son récit met en lumière le fossé entre le vécu des soldats et les discours officiels, ainsi que la confusion d’un conflit d’abord présenté comme une <em>«pacification»</em> avant d’être enfin reconnu comme une guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin de tout manichéisme, Dupré reconnaît la légitimité du combat des indépendantistes et souligne l’aveuglement des dirigeants français, qui auraient dû accorder l’indépendance bien plus tôt. Il critique également la manière dont cette période est enseignée aujourd’hui, regrettant une approche culpabilisante en France et une instrumentalisation en Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son livre n’est ni une justification ni une revendication, mais le témoignage d’un homme qui, des décennies après les faits, ressent encore le poids de cette histoire. <em>«L’Histoire semble se répéter»</em>, conclut-il, en appelant à une mémoire apaisée, libérée des déformations et des procès rétrospectifs.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/jean-louis-h-dupre-et-la-memoire-a-vif-de-la-guerre-dalgerie/">Jean-Louis H. Dupré et la mémoire à vif de la guerre d’Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Marseille 73’’ &#124; Le cri muet d’une ville sous les balles</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/01/marseille-73-le-cri-muet-dune-ville-sous-les-balles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 06:05:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Manotti]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Front national]]></category>
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		<category><![CDATA[Marie-Noëlle Thibault]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[OAS]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 1973, des nervis de l’OAS, amnistiés et intégrés dans les rouages de l’État, la police, et la société en France, continuent leur croisade raciste à Marseille.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/01/marseille-73-le-cri-muet-dune-ville-sous-les-balles/">‘‘Marseille 73’’ | Le cri muet d’une ville sous les balles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’histoire de </em></strong><strong>‘‘Marseille 73’’<em> (éd. Les Arènes, France) est un drame insoutenable, une tragédie silencieuse qui hante la mémoire de la ville et de la France. Dominique Manotti, avec sa plume sèche et implacable, plonge le lecteur dans l’abîme d’un passé douloureux, un passé où les balles de la haine frappaient sans distinction, abattant des hommes, des femmes, des enfants, simplement en raison de leur origine. C’est une histoire vraie. Une histoire qui ne veut pas mourir.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-16061312"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En seulement six mois, plus de cinquante assassinats ciblés – des meurtres froids et méthodiques, souvent commis à bout portant, <em>«à vue»</em>, comme une chasse macabre – secouent Marseille, véritable épicentre du terrorisme raciste des années 1970.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La quatrième de couverture du roman résume la brutalité de l’époque avec une précision glaçante : <em>«La France connaît une série d’assassinats ciblés sur des Arabes, surtout des Algériens. On les tire à vue, on leur fracasse le crâne.»</em> Ces meurtres, perpétrés dans l’indifférence générale, témoignent de l’impunité absolue qui régnait à Marseille.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un décor d’horreur et de silence complice</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À la veille des années 70, onze ans après la fin de la guerre d’Algérie, la France se trouve face à son propre héritage colonial : des nervis de l’OAS, amnistiés et intégrés dans les rouages de l’État, la police, et la société, continuent leur croisade raciste, appelant à la destruction des mosquées, des commerces, des bistrots arabes. La violence est systématique, implacable, et sa portée est renforcée par l’absence de justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, Dominique Manotti nous entraîne dans l’univers de l’Évêché, l’hôtel de police de Marseille, où se noue l’intrigue. Un lieu où tout se sait et rien ne se dit, où le silence complice règne. C’est là que le jeune commissaire Daquin, fraîchement nommé, va se retrouver au cœur de la tourmente. À 27 ans, il incarne cette jeunesse française aveugle à la brutalité du système, mais prête à tout pour y faire face, même si l’espoir semble déjà un luxe illusoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un héros perdu dans un monde corrompu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le commissaire Daquin est un homme marqué par la violence qui l’entoure, mais aussi par ses propres contradictions. <em>«Il n’est ni un héros ni un lâche»</em>, explique Manotti. Il est avant tout un produit de son époque, un homme pris au piège entre une volonté de justice et un système corrompu qui le dépasse. La violence est partout, et Daquin, malgré sa jeunesse et ses idéaux, est contraint d’évoluer dans un monde où l’intégrité semble une faiblesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Tout est prêt pour la tragédie»</em>, dit Manotti. Mais cette tragédie, c’est celle d’une ville, d’une époque, et d’une société. C’est l’histoire d’une France qui préfère oublier pour maintenir son apparence de grandeur, en effaçant les cicatrices du colonialisme et du racisme qui gangrènent ses fondations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman de Manotti est une invitation poignante à ne pas oublier. À travers les assassinats d’Algériens et d’autres Maghrébins, <em>‘‘Marseille 73’’</em> réveille des fantômes que l’histoire officielle préfère enterrer. La France, qui s’autoproclame le pays des droits de l’homme, se soucie peu de ses <em>«crimes coloniaux»</em> et de l’inhumanité systémique qui les accompagne. <em>«Le silence sur ces crimes n’est pas un hasard»</em>, explique Manotti. <em>«Il est nécessaire pour protéger l’image de la France.»</em> C’est ce silence que l’auteure, avec une précision presque clinique, dénonce dans son roman.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Dominique-Manotti-Marseille-73-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-16061384" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Dominique-Manotti-Marseille-73-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Dominique-Manotti-Marseille-73-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Dominique-Manotti-Marseille-73-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Dominique-Manotti-Marseille-73-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Dominique-Manotti-Marseille-73-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Dominique-Manotti-Marseille-73-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Dominique-Manotti-Marseille-73.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em><strong>Dominique Manotti avec Djamal Guettala.</strong></em></figcaption></figure>
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<h2 class="wp-block-heading">Le racisme, héritage immuable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La fiction, selon Manotti, a un rôle capital dans la réconciliation de l’Histoire. Elle permet de rendre accessible ce que les faits historiques seuls ne peuvent transmettre : l’émotion brute, la violence vécue au quotidien, l’humiliation et la peur. <em>‘‘Marseille 73’’</em> est ainsi une passerelle entre le passé et le présent, une invitation à ressentir ce que l’histoire a oublié de nous faire comprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman s’inscrit dans une réflexion plus large, une méditation sur le racisme et ses racines profondes. Ce racisme, ancré dans l’histoire coloniale de la France, est toujours là, prêt à ressurgir sous de nouvelles formes. Manotti le rappelle avec force : <em>«La société française reste marquée par un racisme anti-arabe et anti-africain, un héritage direct de la colonisation.»</em> Les meurtres de 1973 résonnent encore aujourd’hui, dans une France où la violence policière, l’exclusion et le rejet des populations issues de l’immigration continuent de diviser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce roman ne se contente pas de relater une époque révolue, il dévoile les fractures qui déchirent encore la société française d’aujourd’hui. Le Front National, dans les années 70 comme aujourd’hui, nourrit sa politique du racisme, de la peur de l’autre et du rejet des différences, et particulièrement de l’Arabe et du Musulman. Ce parti, héritier direct des colons et des partisans de l’Algérie française, continue de prospérer sur ces terreaux fertiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une France qui ne veut pas se voir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>‘‘Marseille 73’’</em>, la police n’est pas un agent de protection, mais un instrument de répression. C’est une institution corrompue, où la violence d’État se mêle à la violence sociale. Les policiers, anciens membres de l’OAS ou simples héritiers de la guerre d’Algérie, continuent de semer la terreur sans être inquiétés. <em>«Beaucoup de policiers ayant servi durant la guerre d’Algérie ont été rapatriés et réintégrés dans la police nationale»</em>, explique Manotti. Leur présence à Marseille n’était pas un hasard, elle a renforcé un système déjà gangrené.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘Marseille 73’’</em> est aussi une tragédie de la mémoire. Une mémoire qui se refuse à voir, à comprendre, à réparer. Mais Manotti, dans un dernier souffle d’espoir, lance un appel : <em>«Il est important de ne pas oublier les cicatrices laissées par cette époque.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre, en apparence une simple enquête policière, est en réalité un cri silencieux, un hommage aux victimes oubliées, un appel à affronter les démons du passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘Marseille 73’’</em> n’est pas seulement un roman noir, c’est une œuvre nécessaire, une mise en lumière d’un pan de l’histoire française longtemps effacé des mémoires collectives. La France a ses cicatrices, et ce roman, avec sa brutalité et son honnêteté, les dévoile, sans fard, pour que nous n’oublions jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dominique Manotti, pseudonyme de Marie-Noëlle Thibault, est née le 23 décembre 1942 à Paris, où elle a toujours vécu.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/01/marseille-73-le-cri-muet-dune-ville-sous-les-balles/">‘‘Marseille 73’’ | Le cri muet d’une ville sous les balles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>In memoriam : Jean-François Kahn contre le conformisme intellectuel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jan 2025 10:20:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[affaire Ben Barka]]></category>
		<category><![CDATA[Axel Kahn]]></category>
		<category><![CDATA[guerre d’Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François Kahn]]></category>
		<category><![CDATA[L’Événement du Jeudi]]></category>
		<category><![CDATA[Marianne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le célèbre journaliste français vient de décéder à l'âge de 86 ans. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Jean-François Kahn, journaliste et intellectuel engagé, est décédé&nbsp; le 23 janvier 2025 à l’âge de 86 ans, laissant derrière lui un héritage marqué par sa vision audacieuse et non-conformiste du journalisme.</em></strong></p>



<span id="more-15270786"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Fils du philosophe Jean Kahn, Jean-François a grandi dans un environnement intellectuel stimulant qui a largement influencé son parcours professionnel et ses idées. Tout au long de sa carrière, il a défendu l’indépendance de la presse et a constamment refusé les pressions politiques et économiques qui tentent de modeler la pensée dominante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa carrière débute dans les années 1960, alors qu&rsquo;il est témoin de grandes révolutions mondiales et d’événements marquants comme la guerre d’Algérie, la guerre du Vietnam, l’affaire Ben Barka, ou encore le printemps de Prague et la chute de Salvador Allende. Très tôt, il s’engage dans des combats intellectuels qui le mènent à écrire pour de grands titres comme&nbsp;<em>Paris-Presse</em>,&nbsp;<em>Le Monde</em>,&nbsp;<em>L’Express</em>, et&nbsp;<em>Le Nouvel Observateur</em> où il s’illustre par sa rigueur et son esprit critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1984, il fonde&nbsp;<em>L’Événement du Jeudi</em>, une publication qui se distingue par son ton engagé et sa volonté de rompre avec les idées reçues. Cependant, c’est en 1997 qu’il marque véritablement l’histoire des médias français en cofondant l’hebdomadaire&nbsp;<em>Marianne</em>. Sous sa direction jusqu’en 2007,&nbsp;<em>Marianne</em>&nbsp;devient un symbole de journalisme indépendant, connu pour son regard acéré sur la politique, la société et les grands enjeux contemporains. Kahn y a prôné une ligne éditoriale qui ne se laisse jamais contraindre par les logiques du pouvoir ou de l’argent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de sa carrière de journaliste, Kahn était un homme de convictions, fermement opposé au libéralisme économique. Il a été un critique acerbe des interventions militaires de l’Otan, notamment en Serbie en 1999 et en Irak en 2003. Il s’est également opposé à la mondialisation économique et a toujours défendu des idées en marge des discours dominants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2007, il soutient la candidature de François Bayrou à la présidentielle, un choix politique qui illustre une nouvelle fois sa volonté de faire entendre des voix dissidentes dans un paysage politique souvent réducteur. Sa position contre le rachat de&nbsp;<em>Marianne</em>&nbsp;par Pierre-Edouard Stérin en 2024 témoigne de son engagement à défendre les valeurs qui ont guidé toute sa carrière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kahn a aussi publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels&nbsp;<em>La guerre civile</em>&nbsp;(1982),&nbsp;<em>Les Français sont formidables</em>&nbsp;(1987),&nbsp;<em>La pensée unique</em>&nbsp;(2000) et&nbsp;<em>Comme deux frères : mémoire et visions croisées</em>&nbsp;(2006), coécrit avec son frère Axel Kahn. Ces livres, qui abordent des questions de société, d’économie et de politique, illustrent sa volonté de remettre en question les dogmes et de promouvoir une pensée critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ses écrits et ses engagements, Kahn a laissé une empreinte indélébile sur le journalisme français. Il restera une figure de proue de l’indépendance intellectuelle, refusant de se soumettre aux attentes ou aux pressions du système, et un défenseur infatigable de la liberté de la presse. Son décès marque la fin d’une époque, mais son héritage continue de nourrir les débats intellectuels et journalistiques d’aujourd’hui.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Djamal G. </strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/24/in-memoriam-jean-francois-kahn-contre-le-conformisme-intellectuel/">In memoriam : Jean-François Kahn contre le conformisme intellectuel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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