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	<title>Archives des Gustave Flaubert - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Gustave Flaubert - Kapitalis</title>
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		<title>La Tunisie dans le regard de l’Occident </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 06:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mahmoud El Materi]]></category>
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		<category><![CDATA[Régence de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Gharbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘La Tunisie et son image dans la littérature du XIXème siècle et de la première moitié du XXème’’ de Abdeljeli Karoui. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Même si dans les livres d’histoire, on s’évertue à être pointilleux et rigoureux chaque fois qu’il est question du passé, les récits de voyages et les témoignages anecdotiques d’époque restent, souvent, des sources vivantes capables d’alimenter notre intelligence et de nourrir notre propre imaginaire à propos des temps révolus. Pour appréhender une période aussi mouvementée qu’est notre histoire d’avant le «Protectorat» français, Abdeljalil Karoui, professeur émérite de littérature française, choisit le parti-pris de nous faire voyager, autrement, dans le temps, à travers le regard curieux, percutant ou simplement fantasque des voyageurs venus de l’autre rive, à la découverte de la «Régence de Tunis».</em></strong></p>



<p><strong>Salah Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-18668633"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14811974" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ainsi, avec ‘‘<em>La Tunisie et son image dans la littérature du XIXème siècle et de la première moitié du XXème’’</em>, un ouvrage réédité chez Arabesques&nbsp;éditions, l’auteur nous promène d’un texte à l’autre, alliant la rigueur de l’analyse, au souci du détail et à la pertinence du propos. Le tout est rendu dans un style à la fois précieux et limpide, l’œuvre d’un brillant francophile doublé d’un grand passionné d’histoire et d’un méticuleux chercheur chevronné.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ecrivains, savants, missionnaires et militaires</h2>



<p>Dans ce livre, l’auteur exhume, pour nous, à travers une pléthore de voix étrangères, tant d’aventures et d’expériences personnelles vécues sur notre sol, et nous révèle, grâce à leurs témoignages, certains aspects de la vie politique et sociale de notre pays.</p>



<p>Notre plaisir est encore plus grand quand on découvre que ces voix, sont portées par de grands noms de la littérature française du 19<sup>ème</sup> et du début du siècle dernier, comme Chateaubriand, Alexandre Dumas, Gustave Flaubert, Alexandre Dumas ou André Gide…, mais aussi, par des moins connues, parmi lesquels, il y a des scientifiques, des missionnaires et des militaires, mais aussi de simples curieux de passage dans notre pays.</p>



<p>À travers ces écrits prolifiques, on est constamment surpris, à la fois, par la variété des points de vue, la liberté de ton et la pertinence de l’analyse. Dans ces innombrables récits où les indiscrétions nous peignent la vie de l’époque, aussi bien publique que privée, montrées dans ses divers aspects, rien ne semble échapper à la curiosité de ces voyageurs, ni l’ambiance feutrée du sérail, ni l’exquise légèreté des maisons bourgeoises, ni l’univers tumultueux et débraillé des tavernes et des maisons closes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des regards étrangers dignes d’intérêt</h2>



<p>Point de hiérarchie. À travers, les anecdotes et les comptes-rendus des uns et des autres, les petites histoires côtoient la grande et les scènes pittoresques de la vie quotidienne des Tunisiens de l’époque font écho aux témoignages, souvent critiques, sur la gestion des affaires de la Régence de Tunis.</p>



<p>Tantôt amusé, tantôt étonné, mais toujours curieux, le regard étranger, aussi étrange, impressionniste ou étriqué fût-il, reste digne d’intérêt. Du moment qu’il nous interpelle et qu’il nous éclaire sur des pans de notre histoire commune, ce regard devient instructif et édifiant.</p>



<p>En témoignent, à titre d’exemple, les impressions pertinentes de Flaubert, après sa visite du palais du bey au Bardo, au cours de laquelle l’écrivain français note la présence d’un mobilier (<em>«Empire»</em> et <em>«Restauration»</em>)&nbsp;avec ses&nbsp;pendules dorées à sujets, ses canapés et ses fauteuils en acajou avec des lithographies coloriées, ce qui, trouve-t-il, <em>«déshonore cette merveille</em> (faisant allusion au patio)<em> de l’architecture arabe»</em>. D’ailleurs, au cours de son séjour, qui coïncide avec la fin de ramadan, l’auteur de ‘‘<em>Salammbô’’</em>, roman inspiré de l’histoire de Carthage, en assistant à la cérémonie de la fin du jeûne, organisée au Palais dont il fait un compte-rendu, ne résiste pas à mentionner, comme surpris, le rituel du<em> «baisemain»</em>.</p>



<p>D’ailleurs, il est tellement frappé par la scène qu’il s’y attarde, dans ses&nbsp;‘‘<em>Notes</em> <em>de voyage’’</em> (Ed. Conard, 1910). <em>«… un gros homme,</em> écrit-il,<em> habillé de rouge, portant un bâton à trois chaînettes, hurle d’une voix formidable&nbsp;; le bey paraît et il s’assoie sur sa chaise en os de poisson…Chacun à la file l’un de l’autre, vient baiser l’intérieur de sa main, dont il appuie le coude sur un coussin. Presque tous donnent deux baisers&nbsp;: un, puis ils touchent le haut de la main avec le front, et un second pour finir…»</em></p>



<p>Dans sa riche correspondance, le ton de Flaubert apparaît un peu polisson, surtout lorsqu’il s’agit d’évoquer ses escapades à travers notre pays, ses soirées dans la banlieue de Tunis <em>«dans des cabarets maures à entendre chanter les juifs et à voir des obscénités de Karrageuss»</em> ou à propos de ses nuits <em>«de débauche qu’il allait décrire en termes souvent scabreux»</em>.</p>



<p>Dans son ‘‘<em>Carnet 10’’</em>, Flaubert nous rend compte d’une de ces soirées de débauche passée auprès de la courtisane Ra’hel&nbsp;: &nbsp;<em>«Dans le patio, flambeaux d’argile verts au milieu, sur une table, poissons dans un bocal et de l’eau de vie. Les deux chambres ouvertes, un grand flambeau par terre, au milieu, comme un candélabre d’église&nbsp;: Ra’hel petite, maigre, museau allongé, les sourcils complètements rejoints par la peinture noire rouge. Dance du crapaud… Le valet de Marsen en veste rouge cumule les deux goûts…»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Observations pertinentes sur la vie politique</h2>



<p>À côté de ces histoires anecdotiques, les observations pertinentes sur la vie politique de la Régence de Tunis, sont légion. Celles d’Henri Duveyrier, un archéologue et explorateur du Sahara, se caractérisent par la pertinence et la gravité du ton. Ainsi, dans ‘‘<em>La Tunisie’’</em>, un livre publié en 1881, chez Hachette, l’auteur fait un témoignage accablant contre l’administration beylicale. <em>«Nulle règle ne préside au choix des fonctionnaires et n’assure le recrutement d’hommes capables de remplir les postes de l’administration,</em> écrit-il. <em>En haut, c’est le caprice du souverain qui désigne les ministres. Tant mieux si par hasard son caprice le fait tomber sur un homme droit, énergique, intelligent et dévoué tant pis si l’élu ne gravit les degrés du pouvoir que grâce aux sommes d’argent, aux chevaux de race, aux belles négresses et bien plus jolis garçons de Circassie, d’Arménie ou d’ailleurs…»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans le monde fermé des femmes</h2>



<p>Alors que Duveyrier nous offre l’image d’un pays qui s’enlisait dans la morosité, dans son livre sur ‘‘<em>LesTunisiennes’’, </em>paru en 1937, chez Denoël, Lucie Paul-Marguerite nous introduit dans le monde fermé des femmes, sous la Régence de Tunis. À travers les portraits qu’elle y brosse des femmes, elle transporte son lecteur dans un univers plein de grâce et de volupté et où une revue féministe, telle ‘‘<em>Leila</em>’’, osait déclarer, déjà, la guerre au <em>«voile assassin qui a permis à tant d’écrivains d’Europe de dire tant de mal de nous».</em></p>



<p>D’ailleurs, dans son livre, tout en s’intéressant à la condition féminine, l’auteure profite d’une rencontre impromptue avec Dr Mahmoud El Materi, qui était à l’époque le chef du Néo-Destour, pour recueillir auprès de lui des déclarations importantes aussi bien sur la tension qui mine les relations entre les membres du Parti et sur la crise politique générale à l’intérieur du Parti, mais aussi sur le moment crucial que la Régence était en train de vivre…</p>



<p>Après <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/02/sortileges-dune-jeunesse-de-abdeljelil-karoui-un-recit-savoureux-et-instructif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘<em>Sortilèges d’une jeunesse’’</em> </a>(2020) et <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/les-annees-parisiennes-dabdeljelil-karoui-un-moi-dans-tous-ses-emois/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘<em>Mes années parisiennes’’</em>,</a> (2021), parus chez Arabesques,<em> </em>avec cette escapade dans notre passé vu et rendu à travers les regards étrangers, Abdeljalil Karoui, vient d’offrir, aussi bien aux familiers des auteurs français du 19<sup>ème</sup> et du début du 20<sup>ème</sup> qu’aux profanes, un savoureux et fructueux périple, passé à déambuler parmi les textes racontant notre pays. </p>



<p><strong>* </strong><em>Ecrivain.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3QMrx5S6HC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/les-annees-parisiennes-dabdeljelil-karoui-un-moi-dans-tous-ses-emois/">Les ‘‘Années parisiennes’’ d’Abdeljelil Karoui : un «moi» dans tous ses émois</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les ‘‘Années parisiennes’’ d’Abdeljelil Karoui : un «moi» dans tous ses émois » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/les-annees-parisiennes-dabdeljelil-karoui-un-moi-dans-tous-ses-emois/embed/#?secret=xxUFftnJpa#?secret=3QMrx5S6HC" data-secret="3QMrx5S6HC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Exposition au Musée du Bardo : «Salammbô. De Flaubert à Carthage»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/08/exposition-au-musee-du-bardo-salammbo-de-flaubert-a-carthage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Sep 2024 09:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Salammbô]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Musée du Bardo de Tunis accueillera, du 24 septembre 2024 au 12 janvier 2025, l’exposition phare «Salammbô. De Flaubert à Carthage».</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après le Musée des Beaux-Arts de Rouen en 2021 et le Mucem à Marseille en 2022, le Musée du Bardo de Tunis accueillera, du 24 septembre 2024 au 12 janvier 2025, l’exposition phare «Salammbô. De Flaubert à Carthage», dédiée au roman homonyme de l’auteur français, qui sera composée de chefs d’œuvres tunisiens et de prêts exceptionnels d’objets de collections françaises.</em></strong></p>



<span id="more-13955107"></span>



<p>L’exposition est organisée par l&rsquo;Institut national du patrimoine (INP) à Tunis, l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC), le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem), la Réunion des musées métropolitains Rouen Normandie (RMM), la Métropole Rouen Normandie et l’Institut français de Tunisie (IFT), avec le soutien du ministère de la Culture français, du ministère des Affaires culturelles, et en partenariat avec Sybel, Digit-S, l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) et la Caisse des dépôts et consignations (CDC).</p>



<p>Cette exposition réunit plus de 50 œuvres issues des collections tunisiennes et françaises, dont celles du Musée national du Bardo, du Musée de Carthage, des musées de la métropole Rouen Normandie, de la Bibliothèque patrimoniale Villon, du musée d’Orsay, de la Bibliothèque nationale de France, des musées de la ville de Marseille, ainsi que de préteurs privés, lit-on sur le site du Mucem. Elle a rencontré un grand succès au Musée des Beaux-Arts de Rouen en 2021 et au Mucem en 2022, où elle a accueilli plus de 75 000 visiteurs.</p>



<p><em>«C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar»</em>. La première phrase de ‘‘Salammbô’’, roman de Flaubert publié en 1862, a été pour des générations de lecteurs l’élément déclencheur d’une expérience unique. L’attraction fatale entre Salammbô, prêtresse de Tanit, et Mathô, chef des mercenaires révoltés, mais aussi l’opulente Carthage et ses invincibles murailles, les éléphants incendiés et les lions crucifiés; tout, dans ce roman stupéfiant, était propice à enflammer les imaginaires.</p>



<p>Centrant son propos sur ce chef-d’œuvre de la littérature moderne, l’exposition <em>‘‘Salammbô. De Flaubert à Carthage’’</em> nous plonge au cœur d’un tourbillon d’images et de sensations qui révèle sa portée considérable sur les arts et les représentations, mais aussi son héritage dans l’histoire de la Méditerranée. Elle offre un voyage dans l’univers fascinant de Carthage à travers les yeux de Flaubert et son roman qui transporte les lecteurs dans une aventure épique où la passion et la grandeur se mêlent au décor grandiose de l’antique Carthage.</p>



<p>L’exposition invite à explorer l’impact culturel et artistique de ce chef-d’œuvre littéraire, en rassemblant des trésors archéologiques et des œuvres d’art exceptionnelles provenant des plus grandes collections tunisiennes et françaises. Ne se contentant pas de revisiter le passé, elle propose une réflexion sur les préoccupations contemporaines à travers le prisme de l’œuvre flaubertienne.</p>



<p>L’exposition s’accompagne d’une programmation culturelle : concert, lectures musicales, ateliers créatifs, atelier d’écriture, expérience en réalité virtuelle, conférence et de rencontres professionnelles et scientifiques.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Madame Bovary : l&#8217;adaptation de Claude Chabrol de loin meilleure que celle de Didier Bivel</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/14/madame-bovary-ladaptation-de-claude-chabrol-de-loin-meilleure-que-celle-de-didier-bivel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Dec 2021 13:21:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>France 2 a diffusé, hier soir, lundi 13 décembre 2021, la nouvelle adaptation de Madame Bovary, le classique de Gustave Flaubert réalisée par Didier Bivel et dont le scénario est signé Nathalie Carter et Eve Castro. Ils prétendent offrir un nouveau prisme de lecture et un regard moderne sur cette œuvre classique. En réalité, ils...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Madame-Bovary-Emma-Bovary.jpg" alt="" class="wp-image-373457"/><figcaption><em>Deux adaptations d&rsquo;une œuvre monumentale. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>France 2 a diffusé, hier soir, lundi 13 décembre 2021, la nouvelle adaptation de </em>Madame Bovary<em>, le classique de Gustave Flaubert réalisée par Didier Bivel et dont le scénario est signé Nathalie Carter et Eve Castro. Ils prétendent offrir un nouveau prisme de lecture et un regard moderne sur cette œuvre classique. En réalité, ils ont agi de façon quasi blasphématoire en tentant à tout prix de soumettre le chef-d’œuvre de la littérature française aux nouvelles idéologies. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Sadok Lejri </strong>*</p>



<span id="more-373456"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure></div>



<p>En effet, des pans entiers de l’Histoire, des mythologies et des chefs-d’œuvre de la littérature mondiale commencent à être sérieusement menacés par le révisionnisme féministe, antiraciste et puis je ne sais quoi encore. Je préfère de loin l’adaptation de Claude Chabrol qui est sortie au début des années 1990.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Madame Bovary </em>de Claude Chabrol </h2>



<p>Dans le film de Claude Chabrol, le jeu des acteurs est bon. Isabelle Huppert incarne merveilleusement bien ce personnage mythique. François Balmer est absolument parfait dans le rôle de Charles Bovary. Il en est de même pour Jean Yanne dans le rôle du bouillonnant Homais, le pharmacien scientiste et athée, et Christophe Malavoy dans celui de l’amant séducteur, faussement passionné et cynique.</p>



<p>Même si des passages entiers de l’œuvre sont passés à la trappe, Chabrol restitue assez bien ce roman classé parmi les plus grands chefs-d’œuvre de la littérature mondiale. Il faut dire qu’il n’est pas aisé d’adapter à l’écran un monument littéraire tel que <em>Madame Bovary</em>. Claude Chabrol a beau rester fidèle à la trame narrative du roman, on comprend que la puissance littéraire de l’œuvre est difficilement transposable à l’écran, quel que soit le nom du réalisateur. Cela étant, la voix off du narrateur François Périer offre au film un caractère littéraire plus prononcé. Qui plus est, cette voix narratrice n’est pas sans nous rappeler le beau cinéma de François Truffaut, un des parangons de la Nouvelle Vague avec Claude Chabrol, Jean-Luc Godard, Éric Rohmer, Jacques Resnais…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chassé-croisé entre le roman et son adaptation à l&rsquo;écran</h2>



<p>S’inspirant d’un fait divers banal dont il décrit les personnages et le cadre (des bourgs de Normandie) avec un réalisme scrupuleux, Flaubert entreprend de peindre un sentiment d’insatisfaction complaisante dans les domaines affectif, sexuel et social, baptisé depuis le bovarysme. </p>



<p>En effet, cette provinciale romantique, insatisfaite, rêveuse, vivante, pulsionnelle, mélancolique et désespérée est devenue la métaphore des femmes qui sont installées bourgeoisement dans leurs meubles, mènent une vie des plus conventionnelles et qui, en même temps, s’ennuient en étant englouties dans un quotidien sans réelle saveur et suffoquent sous le poids du conformisme bourgeois. En effet, de nombreuses femmes se reconnaissent dans le personnage de Madame Bovary car son histoire est celle de tant de cœurs et d’âmes en peine. Ce chef-d’œuvre de Flaubert agit comme un miroir.</p>



<p>Emma Bovary est une fille de paysan dont l’éducation au couvent a exacerbé les aspirations romanesques. Elle s’ennuie parmi les bourgeois de province qui peuplent son quotidien et auprès d’un époux terne et médiocre, mais bon et très amoureux d’elle. Nourrie comme elle est de lectures romanesques, aspirant à des amours romantiques et une vie de luxe que ne lui apportent ni son mari ni la bourgeoisie terne et pontifiante de la ville, elle s’évade de cette réalité terne dans un romantisme de pacotille, puis dans un double adultère qui la laisse insatisfaite.</p>



<p>Ce tableau réaliste et sévère des<em> «mœurs de province»</em> est également une satire de la société bourgeoise et de toutes les formes de conventions. D’ailleurs, l’ouvrage est taxé d’immoralité à sa sortie. Claude Chabrol, maître incontesté dans l’observation des mœurs bourgeoises, mais aussi dans celle de la lâcheté et des monstruosités que recèle la nature humaine, glanait dans son domaine de prédilection.</p>



<p>En 1856, le roman est achevé après maintes souffrances et tortures car la rédaction de ce roman a été un véritable supplice pour Flaubert : <em>«Ce livre me tue; je n&rsquo;en ferai plus de pareils. Les difficultés d&rsquo;exécution sont telles que j&rsquo;en perds la tête dans les moments. On ne m&rsquo;y reprendra plus à écrire des choses bourgeoises»,</em> écrivait Flaubert, en 1853, dans une lettre destinée à sa maîtresse Louise Colet. Dans une autre lettre envoyée à Hyppolyte Taine (historien, philosophe et lecteur de Faubert), en 1866, Flaubert lui fait part des brûlants tourments qu’il a éprouvés en rédigeant <em>Madame Bovary</em> : <em>«Quand j&rsquo;écrivais l&#8217;empoisonnement de</em> Madame Bovary<em> j&rsquo;avais si bien le goût de l&rsquo;arsenic dans la bouche, j&rsquo;étais si bien empoisonné moi-même que je me suis donné deux indigestions coup sur coup, &#8211; deux indigestions réelles, car j&rsquo;ai vomi tout mon dîner.»</em> D’ailleurs, la longue et douloureuse agonie d’Emma Bovary a été formidablement portée à l’écran par Claude Chabrol; c’est une des plus belles scènes du film.</p>



<p>Le roman est achevé en 1856. Il commence à paraître en feuilleton dans<em> La Revue de Paris</em> qui en supprime certains passages jugés osés. Flaubert en est meurtri. Malgré cette censure, le succès tourne rapidement au scandale. La justice trouve que certaines pages portent atteinte aux bonnes mœurs. Flaubert comparaît au tribunal correctionnel pour outrage à la morale publique et religieuse. Ce procès, à la suite duquel il sera acquitté, portera un coup rude à Flaubert. Ce décide de ne plus rien écrire, avant d’entamer la rédaction de Salammbô un an plus tard.</p>



<p>En définitive, l’adaptation de Claude Chabrol est de loin meilleure que celle de Didier Bivel et mérite d’être vue, même si l’ancien critique des <em>Cahiers du cinéma </em>a fait preuve de frilosité. Mais cela est tout à fait compréhensible, on ne peut se hasarder à bousculer une œuvre littéraire aussi imposante et intimidante que <em>Madame Bovary</em>.</p>



<p><em>* Universitaire. </em></p>
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