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	<title>Archives des Habib Chatty - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Habib Chatty - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Habib Chatty raconte 50 ans d’histoire de la Tunisie contemporaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Aug 2025 12:14:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parution des ‘Mémoires  de Habib Chatty sur la Tunisie et le Moyen-Orient’’, plus de trente ans après sa mort. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/02/habib-chatty-raconte-50-ans-dhistoire-de-la-tunisie-contemporaine/">Habib Chatty raconte 50 ans d’histoire de la Tunisie contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Plus de trois&nbsp;décennies après son décès en mars 1991, l’ancien ministre des Affaires&nbsp;étrangères et ancien secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) a publié ses mémoires en France sous le titre ‘‘Mémoires&nbsp; de Habib Chatty sur la Tunisie et le Moyen-Orient’’, retraçant son riche parcours politique étalé sur une cinquante ans de 1938&nbsp;à&nbsp;1988.</em></strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=AoqY9xGDPxE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<p><strong>Raouf Chatty *</strong></p>



<span id="more-17144539"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>


<p>L’auteur parle d’abord de sa jeunesse&nbsp;dans&nbsp;son village natal M’saken&nbsp;dans le Sahel tunisien, de sa scolarité&nbsp;au collège Sadiki à Tunis, de son renvoi définitif de ce collège pour&nbsp;ses activités politiques&nbsp;favorables au Néo-Destour&nbsp;alors qu’il n&rsquo;avait que dix-sept ans et était en&nbsp;classe de seconde. Il évoque,&nbsp;tour à tour, sa vie de jeune militant&nbsp;pour l’indépendance de la Tunisie depuis&nbsp;1938&nbsp;au sein du&nbsp;Néo-Destour, de journaliste professionnel&nbsp;de langue française&nbsp;au quotidien <em>Le Petit Matin</em> durant vingt ans servant la cause nationale, de co-fondateur avec Habib Cheikhrouhou, sous l’impulsion du secrétaire général du&nbsp;Néo-Destour Salah Ben Youssef du quotidien <em>Assabah</em>, d’ambassadeur de la jeune République Tunisienne, de 1957 à 1970 successivement en Syrie, en Irak, auprès de la Ligue Arabe au Caire, au Liban, en Turquie, en Iran, au Maroc, en Algérie, dans un monde arabe&nbsp;instable et très mouvementé, de directeur du cabinet du président Habib Bourguiba, (1971/1974 ), de&nbsp;ministre des Affaires étrangères (1974/1977) et enfin&nbsp;de personnalité internationale de haut rang, suite à son&nbsp; élection au poste de secrétaire général de l’OCI,&nbsp;aux Nations Unies&nbsp;à New-York, à l’unanimité&nbsp;des quarante-quatre États&nbsp;membres&nbsp;de cette organisation, alors qu’un&nbsp;autre Tunisien&nbsp;occupait le poste de Secrétaire général de la Ligue des États Arabes, Chedly Klibi en l’occurrence.</p>



<p>De la lecture de ces mémoires, il ressort&nbsp;que la vie politique&nbsp;de Habib Chatty&nbsp;était intimement liée&nbsp;à celle du Néo Destour, et du leader Habib Bourguiba en particulier&nbsp;dont il était très&nbsp;proche,&nbsp;comme à beaucoup d’événements politiques majeurs qui ont&nbsp;marqué&nbsp;l’histoire contemporaine de la Tunisie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17144790" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Habib Chatty 1er ambassadeur de Tunisie au Liban présente ses lettres de créances au président Camille Chamoun, en 1957.</em></figcaption></figure></div>


<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans les tourmentes du Maghreb et du Machrek</h2>



<p>L’auteur explique son parcours politique tout à fait exceptionnel par sa volonté, son travail, son amour&nbsp;pour son pays, sa haine du colonialisme, sa détermination et son sens politique comme&nbsp;à sa lecture pragmatique&nbsp;des événements.</p>



<p>Habib Chatty&nbsp;traite, tour à tour, du Néo-Destour, du nationalisme du monarque Moncef&nbsp;Bey,&nbsp;de la présence&nbsp;française&nbsp;et italienne en Tunisie, des relations&nbsp;entre les nationalistes tunisiens et la France, de la prépondérance&nbsp;de Habib Bourguiba au sein du parti et dans le pays, du combat&nbsp;extraordinaire de Bourguiba pour la Tunisie, de la force politique, du tact&nbsp;et&nbsp;des capacités d’encadrement et d’organisation&nbsp;de Salah Ben Youssef dont&nbsp;il était&nbsp;également très proche.&nbsp;</p>



<p>Il donne&nbsp; un aperçu sur le désaccord&nbsp;Ben Youssef/Bourguiba; les accords sur l’autonomie interne&nbsp;de la Tunisie; le Congres&nbsp;du Néo-Destour à Sfax qui&nbsp;a tranché en faveur du leadership de Bourguiba; le rôle qu’il a personnellement joué dans&nbsp;ce congrès; la condamnation&nbsp;à&nbsp;mort&nbsp;de Ben Youssef; les confidences que lui a faites ce dernier au sujet&nbsp;de ses rapports personnels&nbsp;avec Bourguiba;&nbsp;l’œuvre&nbsp;majeure d’Ahmed Ben Salah, ses réalisations économiques et les raisons&nbsp;de l’échec&nbsp;de l’expérience collectiviste, ainsi que la responsabilité&nbsp;de Bourguiba&nbsp;en la matière; le rejet&nbsp;total&nbsp;de la politique&nbsp;collectiviste&nbsp;par les Tunisiens; les circonstances ayant permis l’ascension&nbsp;de Hedi Nouira; les rapports&nbsp;étroits&nbsp;entre le colonel libyen Kadhafi et Mohamed Masmoudi,&nbsp;son prédécesseur&nbsp;au ministère des Affaires étrangères; le rôle clé&nbsp;de celui-ci dans&nbsp;le projet&nbsp;d’union mort-née entre la Tunisie et la Libye en janvier 1974; la maladie grave que traîne Bourguiba depuis 1969 et son état psychique lorsqu’il a co-signé&nbsp;avec Kadhafi l’acte d’union des deux&nbsp;pays&nbsp;à Djerba; la destitution de Mohamed Masmoudi; son rôle personnel et celui de Hedi Nouira dans le rétablissement&nbsp;de la situation antérieure; le rejet&nbsp;catégorique de ce projet par le président algérien Houari Boumediene et le souverain marocain Hassan II; les menaces militaires sérieuses&nbsp;lancées par Boumediene contre la Tunisie; l’entretien&nbsp;houleux qu’il eut durant quatre heures à Alger&nbsp;avec Bouteflika au sujet de l’attitude&nbsp;agressive&nbsp;de Boumediene et du rejet&nbsp;total&nbsp;de Bourguiba de cette ingérence, entre autres faits historiques qui n’ont pas tous été élucidés à ce jour. &nbsp;</p>



<p>Habib Chatty traite également dans ses mémoires de l’ascension&nbsp;de Mohamed&nbsp;Sayah et de&nbsp;son adoption&nbsp;par Bourguiba; de la fuite&nbsp;en Algérie d’Ahmed Ben Salah, du refus&nbsp;de l’Algérie de le livrer à la Tunisie où il aurait retrouvé la prison; des enjeux de l’affaire&nbsp;du plateau continental ayant opposé la Tunisie à la Libye, de la toute-puissance de Wassila Ben Ammar, l’épouse&nbsp;de Bourguiba,&nbsp;favorisée&nbsp;par la grave maladie&nbsp;de l’ancien président de la République; du rôle&nbsp;majeur&nbsp;joué par celle-ci&nbsp;dans les affaires de l&rsquo;Etat&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">&nbsp;L’homme&nbsp;de confiance&nbsp;de Bourguiba&nbsp;</h2>



<p>Au plan&nbsp;international, Habib Chatty se présente&nbsp;comme&nbsp;l’homme&nbsp;de confiance&nbsp;de Bourguiba&nbsp;et le&nbsp;porte-voix&nbsp;de la&nbsp;sagesse et du pragmatisme&nbsp;politique&nbsp;et diplomatique de ce leader dans&nbsp;un monde arabe déprimé par l’enlisement&nbsp;de la cause&nbsp;palestinienne. Il traite aussi des manœuvres de l’Occident, dans&nbsp;un espace politique arabe déboussolé,&nbsp;pris en tenaille&nbsp;par les puissances extérieures, miné par les complots&nbsp;militaires et traversé&nbsp;par&nbsp;la volonté hégémonique du président&nbsp;égyptien&nbsp;Gamal Abdel Nasser et ses ingérences dans&nbsp;les affaires intérieures&nbsp;de tous les pays arabes.&nbsp;</p>



<p>Tour à tour, l’ancien ministre des Affaires étrangères retrace les péripéties&nbsp;complexes&nbsp;et difficiles de la confrontation Nasser/Bourguiba, leurs divergences de vue; la rupture des relations diplomatiques de la Tunisie avec l’Égypte; le discours historique de Bourguiba à Jéricho en Jordanie, sa demande franche aux Palestiniens de reconnaître&nbsp;Israël&nbsp;et le plan de partage de l’Onu&nbsp;entre deux États, Palestinien et Israélien&nbsp;; la tournée&nbsp;du même Bourguiba au Moyen-Orient&nbsp;en 1965; la Guerre&nbsp; des six jours; les relations entre Bourguiba et Hassan II; la reconnaissance par Bourguiba de la Mauritanie et son refus de s’aligner&nbsp;sur la position&nbsp;de l’Égypte condamnant l’agression militaire marocaine contré l’Algérie deux années après l’indépendance&nbsp;de l’Algérie; la guerre d’octobre&nbsp;1973&nbsp;au Moyen-Orient; l’avortement&nbsp;du projet de visite officielle de Bourguiba en Union Soviétique&nbsp;suite à&nbsp;l’invitation officielle du Kremlin et l’exigence&nbsp;de Bourguiba d’être reçu par le secrétaire général du parti communiste Leonid Brejnev et non par le ministre des affaires étrangères&nbsp;Andreï Gromyko; l’alignement de Bourguiba&nbsp;sur la position politique&nbsp;des États arabes&nbsp;condamnant la visite historique&nbsp;du président égyptien Sadate&nbsp;à Jérusalem.&nbsp;</p>



<p>Habib Chatty&nbsp;parle&nbsp;également&nbsp;dans ses mémoires,&nbsp;entre autres sujets, de&nbsp;son&nbsp;entretien difficile&nbsp;avec le colonel Kadhafi&nbsp;suite à l’avortement du projet d’union entre la Tunisie et la&nbsp;Libye.&nbsp;Il y fait état des circonstances de son élection&nbsp;à l’unanimité au poste de secrétaire général de l’OCI, de son œuvre durant cinq ans pour la consolidation&nbsp;du rôle politique international de cette organisation,&nbsp;de ses rencontres avec le président irakien&nbsp;Saddam Hussein&nbsp;dans&nbsp;le cadre de sa médiation&nbsp;entre l’Irak et l’Iran&nbsp;au cours de la première guerre du Golfe, de l’activité de&nbsp;l’OCI lors de l&rsquo;invasion&nbsp;de l‘Afghanistan par l&rsquo;Union soviétique.&nbsp;</p>



<p>En somme, un document&nbsp;de première importance&nbsp;sur une&nbsp;période cruciale de l’histoire&nbsp;de la Tunisie apporte davantage&nbsp;d’éclairages sur notre pays et son rôle&nbsp;dans&nbsp;son espace naturel maghrébin et arabe. Une&nbsp;lecture à la fois utile et passionnante&#8230;</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/02/habib-chatty-raconte-50-ans-dhistoire-de-la-tunisie-contemporaine/">Habib Chatty raconte 50 ans d’histoire de la Tunisie contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Presse : le journal Assabah menacé de disparition</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/presse-le-journal-assabah-menace-de-disparition/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jun 2023 12:09:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Sofien Ben Rejeb]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le quotidien Assabah vit peut-être ses derniers jours car il risque de cesser de paraître. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/presse-le-journal-assabah-menace-de-disparition/">Presse : le journal Assabah menacé de disparition</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le quotidien Assabah, qui a joué un rôle historique au cours des soixante-dix dernières années en Tunisie, vit peut-être ses derniers jours car il risque de cesser de paraître à partir de la semaine prochaine si rien n’est fait d’ici là pour rétablir la situation.</em></strong></p>



<span id="more-8368403"></span>



<p>C’est ce qu’a annoncé le directeur de la rédaction de Dar Assabah, Sofien Ben Rejeb, au cours d’une conférence de presse, jeudi 15 juin 2023, en ajoutant que le groupe de presse, qui oublie aussi un quotidien de langue française,<em> Le Temps</em>, manque des moyens élémentaires de travail, comme le papier, les outils d’impression et autres.  </p>



<p>Le journal arabophone est en crise depuis sa confiscation en 2011 par l’Etat et souffre d’une grande instabilité dans sa gestion. Ses employés sont privés de salaires et de couverture sociale, alors que les autorités ne prêtent aucune attention à la crise que le groupe de presse traverse, sans aucun égard pour sa place dans le paysage médiatique national, a expliqué Ben Rejeb.</p>



<p><em>«Soixante dix ans après sa création et douze ans après sa confiscation par l’Etat, le journal est publié depuis quelque temps sans couleurs et en noir et blanc, et risque même de disparaître des kiosques dès la semaine prochaine»</em>, a souligné Ben Rejeb, en précisant qu’au-delà des salaires, ce qui importe le plus aux employés de Dar Assabah, c’est la poursuite de la publication du journal.</p>



<p>Dar Assabah a été créé en 1952 par Habib Cheihrouhou et a vu passer dans sa rédaction des ministres (Habib Boulares, Habib Chatty…) des écrivains et des artistes qui ont marqué l’histoire de la Tunisie et du monde arabe au cours des soixante-dix dernières années. Racheté en 2008 par Sakher El-Materi, le gendre de l’ancien président Zine El-Abidine Ben Ali, le groupe traverse une grave crise depuis sa confiscation par l’Etat en 2011. Il a été mis en vente depuis 2017, mais l&rsquo;opération de cession aux privés n&rsquo;a pas abouti. </p>



<p>D’autres entreprises médiatiques confisquées la même année font face aux mêmes difficultés, notamment <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/06/shems-fm-et-dar-assabah-le-snjt-deplore-un-reglement-judiciaire-totalement-inadmissible/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Shems FM</a> et Cactus Prod, sans oublier le groupe <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/12/tunisie-le-bout-du-tunnel-pour-snipe-la-presse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Snipe-La Presse</a>.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xaAAfOJYYg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/13/demarrage-de-loperation-de-cession-de-dar-assabah/">Démarrage de l’opération de cession de Dar Assabah</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Démarrage de l’opération de cession de Dar Assabah » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/13/demarrage-de-loperation-de-cession-de-dar-assabah/embed/#?secret=irxfZrQZ30#?secret=xaAAfOJYYg" data-secret="xaAAfOJYYg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/presse-le-journal-assabah-menace-de-disparition/">Presse : le journal Assabah menacé de disparition</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La diplomatie tunisienne a besoin d’un nouveau souffle  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/03/la-diplomatie-tunisienne-a-besoin-dun-nouveau-souffle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 May 2023 06:45:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beji Caid Essebsi]]></category>
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		<category><![CDATA[Sadok Mokadem]]></category>
		<category><![CDATA[Taieb Slim]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La diplomatie tunisienne doit se réformer pour redevenir un outil de développement pour une Tunisie post révolution qui se cherche encore. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/03/la-diplomatie-tunisienne-a-besoin-dun-nouveau-souffle/">La diplomatie tunisienne a besoin d’un nouveau souffle  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le ministère tunisien des Affaires étrangères commémore aujourd’hui son 67e anniversaire. Que de chemin parcouru mais la machine est fatiguée et a besoin d’un nouveau souffle pour redevenir ce qu’elle n’a jamais dû cesser d’être, à savoir un outil de développement pour une Tunisie post révolution qui se cherche encore, bafouille et bégaie, en faisant du surplace.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-7727493"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>


<p>Aujourd&rsquo;hui, mercredi 3 mai 2023, le ministère tunisien des Affaires étrangères&nbsp;commémore son 67e anniversaire depuis&nbsp;sa&nbsp;réhabilitation moins de&nbsp;six semaines après l’indépendance&nbsp;du pays le 20 mars 1956 et quatorze mois avant&nbsp;la proclamation&nbsp;de la République, le 25 juillet&nbsp; 1957.</p>



<p>En ce jour historique pour l’Etat Tunisien indépendant, il sied de rendre hommage&nbsp; &nbsp; aux&nbsp;pères fondateurs&nbsp;dont le leader Habib Bourguiba et ses camarades en particulier Mongi Slim, Habib Chatty, Sadok Mokadem, Taieb Slim, Abdelmajid Chaker, Mohamed Masmoudi, Hassan Belkhodja, Hedi Mabrouk, Beji Caid Essebsi, Rachid Driss, Taieb Sahbani&nbsp;et bien d&rsquo;autres qui furent de grands politiques et de brillants diplomates.&nbsp;</p>



<p>Si le leader Bourguiba avait à l&rsquo;époque fonde et conçu avec lucidité les fondements&nbsp; de la doctrine de&nbsp;la politique étrangère de l’Etat nouvellement&nbsp;indépendant, eux&nbsp; avaient le mérite de la mettre en application&nbsp;dans son sillage et sous son autorité.</p>



<p>Ils ont&nbsp;tous ainsi,&nbsp;tout au long des trois décennies post indépendance, construit la politique étrangère de la Tunisie, renforçant,&nbsp;grâce à l’expérience du terrain, ses fondements, élaborant progressivement&nbsp;sa doctrine, affinant&nbsp;sa méthodologie, lui donnant&nbsp;une aura et un&nbsp;lustre dignes d’un grand&nbsp;pays. Ils avaient ainsi su donner au nouvel État&nbsp;une&nbsp;place&nbsp;honorable, une voix audible et une&nbsp;présence&nbsp;effective et efficace sur le plan international.</p>



<p>Le président Zine El Abidine Ben Ali n’a pas changé de méthodologie en faisant avancer le pays sur la même voie lui faisant beaucoup gagner et lui épargnant les soubresauts et les cassures. Et l’évolution des choses durant la décennie tragique suivant la révolution de 2011 lui a donné raison.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eclat&nbsp;et crédibilité au plan international&nbsp;</h2>



<p>Fondée sur l’attachement à la légalité internationale, le respect de la souveraineté des États, la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, la défense des causes justes et la neutralité positive, la Tunisie a réussi, grâce&nbsp;à ses choix politiques lucides à l’époque, à se forger une stature internationale dépassant&nbsp; largement ses dimensions géographique&nbsp;et son potentiel politique et économique.&nbsp;</p>



<p>Ses dirigeants&nbsp;ont réussi&nbsp;à accréditer ainsi avec&nbsp;tact et délicatesse,&nbsp;sur le plan extérieur, l’image d’un pays pacifique, stable, réaliste et crédible, servant ainsi d’exemple&nbsp;pour beaucoup de&nbsp;pays nouvellement indépendants de par le monde.</p>



<p>Les réformes engagées par le leader Bourguiba à l’époque, dont essentiellement la promulgation du Code du statut personnel, l’abolition de la polygamie, la libération de la femme, la promotion de la santé publique, la généralisation de l’enseignement, le planning familial, le combat contre le sous-développement, la lutte contre la pauvreté, le bon voisinage avec notre environnement géographique ont  grandement aidé à donner éclat et crédibilité à la Tunisie au plan </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="maaeeT4zOR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/09/la-diplomatie-tunisienne-a-la-croisee-des-chemins/">La diplomatie tunisienne à la croisée des chemins</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La diplomatie tunisienne à la croisée des chemins » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/09/la-diplomatie-tunisienne-a-la-croisee-des-chemins/embed/#?secret=yibeNpUclr#?secret=maaeeT4zOR" data-secret="maaeeT4zOR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Aujourd’hui&nbsp;et plus que jamais notre diplomatie&nbsp; est appelée&nbsp;à puiser dans&nbsp;ces fondamentaux et à les cultiver&nbsp;pour être un véritable levier au service de l’image&nbsp;de&nbsp; notre pays&nbsp;et de son développement.&nbsp;</p>



<p>Cet&nbsp; objectif&nbsp;pourrait être atteint si notre diplomatie,&nbsp; malmenée&nbsp;tout au long de la décennie post-janvier&nbsp;2011, se détermine à sortir&nbsp;de sa léthargie&nbsp;et à&nbsp;faire sans&nbsp; tarder son mea-culpa pour repartir de bon pied.&nbsp;</p>



<p>Il lui incombe pour ce faire&nbsp;de&nbsp;dresser un tableau&nbsp;aussi&nbsp;objectif et réaliste que possible&nbsp;de notre potentiel : nos&nbsp;forces et atouts et surtout nos faiblesses&nbsp;et nos échecs&nbsp;depuis la révolution&nbsp;à tous&nbsp;les domaines.</p>



<p>Comme feuille de route, il convient de fixer les objectifs stratégiques à atteindre, et comme mesures, déterminer les stratégies et les moyens à mettre en œuvre pour la réalisation des objectifs. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une feuille de route </h2>



<p>Pour ce faire, il est primordial&nbsp; de :</p>



<p>1- savoir ce qu’on veut&nbsp;et savoir compter nos billes de façon mesurée&nbsp;et équilibrée, tout en sachant&nbsp;doser nos ambitions&nbsp;en&nbsp; relation avec&nbsp;nos moyens; notre environnement géopolitique&nbsp;immédiat et lointain,&nbsp; compte tenu des changements et mutations majeurs sur le plan international;</p>



<p>2- identifier nos écueils, dont en particulier&nbsp;les compétitions&nbsp;effrénées et très malsaines entre les structures&nbsp;du Département, les doublons, l’absence&nbsp;de coordination, la rigidité des méthodes, la prépondérance&nbsp;du copier-coller, l’accumulation&nbsp;des dossiers restés en suspens, la pauvre&nbsp;exploitation&nbsp;des données&#8230;;</p>



<p>3- lutter contre la  multiplication des structures chargées des relations extérieures au niveau des départements ministériels, et entreprises publiques, l&rsquo;outrepassement du ministère des Affaires étrangères par les autres départements ministériels et structures travaillant avec l’étranger;</p>



<p>4- réviser les&nbsp;statuts en vigueur de la maison&nbsp;afin de déterminer leur degré de fonctionnalité au plan pratique et&nbsp;voir si&nbsp;le nouvel organigramme, avec&nbsp;ses nouveaux découpages, a permis&nbsp;ou non&nbsp;au département de fonctionner de manière efficace et coordonnée avec des résultats&nbsp;concrets à la clé. Cela&nbsp; permettra de relever&nbsp;si ce&nbsp;nouveau découpage&nbsp;a permis&nbsp;la création&nbsp;de structures efficaces&nbsp;ou&nbsp;si ces&nbsp;structures sont&nbsp;restées rigides, dépourvues de dynamisme et de vie,&nbsp; et sans réelle coordination entre elles, servant&nbsp;tout&nbsp; simplement&nbsp; d’espaces pour&nbsp;placer de hauts fonctionnaires en mal&nbsp;de postes et&nbsp; soucieux particulièrement de leurs carrières;</p>



<p>5- accorder une importance particulière à tous les personnels du département, toutes catégories confondues (recrutement, formation, grille des salaires, éducation des enfants, soins médicaux, affectation  dans l’administration centrale et à l’étranger&#8230;) Dans ce cadre, 1- la Direction générale des ressources humaines a un rôle fondamental à jouer. Elle se doit de sortir des sentiers battus, de cesser de travailler mécaniquement. Son rôle  est, bien sûr, de connaître la situation administrative de tous les fonctionnaires du département, mais également la  situation humaine, financière et sociale de tous les personnels, ceux qui exercent au sein de l’administration centrale et ceux qui travaillent dans les ambassades et consulats de Tunisie. La réussite des diplomates dans leur mission dépend des  choix au niveau de l’affectation des personnels en tenant compte de plusieurs critères objectifs (diplômes, pratique des langues étrangères, culture générale solide, compétences professionnelles, facilités de contacts, charisme, souplesse, tact…) ; 2- l’Académie diplomatique récemment inaugurée par le président de la république a également un rôle fondamental à jouer dans la formation de tous les personnels appelés à servir la Tunisie à l’étranger tout comme les fonctionnaires basés à Tunis et qui travaillent sur des dossiers de politique étrangère;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lu6wWXZNey"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/les-limites-de-la-diplomatie-tunisienne-mises-a-nue/">Les limites de la diplomatie tunisienne mises à nu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les limites de la diplomatie tunisienne mises à nu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/les-limites-de-la-diplomatie-tunisienne-mises-a-nue/embed/#?secret=gH2b0HsY1q#?secret=lu6wWXZNey" data-secret="lu6wWXZNey" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>6 &#8211; regarder très sérieusement du côté de nos représentations diplomatiques, consulaires, économiques, commerciales  et culturelles à l&rsquo;étranger. Il devra être veillé à l’affectation de responsables les mieux outillés capables de travailler dans  des environnements difficiles, maîtrisant les langues étrangères, connaissant les milieux dans lesquels ils seront appelés à évoluer, et possédant le maximum d’atouts pour réussir leurs missions. Avant leur affectation, ces diplomates et fonctionnaires appelés à servir à l’étranger doivent être munis de feuilles de routes avec des objectifs bien précis. Ainsi, dès le départ, ils sauront à quoi s’en tenir et assureront en connaissance de cause leurs choix. De cette manière, ils sauront qu’ils auront des contrats à remplir. Et il incombe à l’administration centrale, notamment la Direction générale de l’inspection  et de l’évaluation d’établir ces feuilles de route pour chaque poste à l’étranger compte tenu des réalités politiques, économiques, financières et  technologiques de chaque pays. Bien entendu, il ne s’agira pas en la matière de la ma même feuille de route pour tous les pays;</p>



<p>7- accorder toute son importance au dossier capital des Tunisiens à l’étranger et de l’émigration. Notre communauté à l’étranger compte aujourd’hui environ 1 250&nbsp;000 personnes, dont de plus en plus de compétences avérées dans tous les domaines, outre les travailleurs&nbsp; salariés&nbsp;et ceux qui vivent dans la précarité, en situation irrégulière dans plusieurs pays européens.&nbsp;</p>



<p>Cet énorme&nbsp;dossier, négligé depuis longtemps, gagnerait à être scientifiquement et humainement traité. Les Tunisiens ne doivent pas êtes vus uniquement comme des sources de devises, mais comme de véritables ambassadeurs qui pourront apporter de réels plus-values pour eux et pour la Tunisie.&nbsp;</p>



<p>En somme, des dossiers extrêmement importants attendent notre diplomatie, laquelle doit savoir se mesurer aux autres pays et donner le meilleur d&rsquo;elle-même pour servir la Tunisie. Le ministre Nabil Ammar s’y emploie sérieusement. Mais la tâche est immense et il faudra bien que tous les intervenants daignent coopérer avec le département des Affaires étrangères et son chef pour   faire en sorte que notre diplomatie serve du mieux qu’elle peut les intérêts de la Tunisie. </p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/03/la-diplomatie-tunisienne-a-besoin-dun-nouveau-souffle/">La diplomatie tunisienne a besoin d’un nouveau souffle  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Où est passée cette magnifique œuvre qu’est la nation tunisienne ?</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Apr 2020 16:42:49 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/09/ou-est-passee-cette-magnifique-oeuvre-quest-la-nation-tunisienne/">Où est passée cette magnifique œuvre qu’est la nation tunisienne ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/Habib-Bourguiba-statut-equestre.jpg" alt="" class="wp-image-41627"/></figure>



<p><strong><em> La Tunisie a fêté, le 6 avril 2020, le 20e anniversaire de la mort de son premier président de la république, Habib Bourguiba, à un moment où elle aurait eu besoin d’un leader… un vrai ! Les hommes d’Etat visionnaires et volontaires ne se bousculent pas au portillon. Nous en sommes, malheureusement, bien loin, pour ceux qui ne se sont pas avérés être des hommes d’Etat d’envergure et que la jeunesse tunisienne pensait candidement vouloir éjecter en 2019… pour ne pas dire «déjecter».</em></strong></p>



<p> Par <strong>Ghazi Mabrouk </strong>* </p>



<span id="more-293383"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/Ghazi-Mabrouk.jpg" alt="" class="wp-image-51943" width="200"/></figure></div>



<p> Alors qu’en pleine crise de démondialisation, on commémore  les vingt ans de la disparition du nationaliste Habib Bourguiba, celui-ci revient sur le devant de la scène et redevient le curseur du <em>«tout tunisien»</em>, devant la déconfiture annoncée de la mondialisation post-coronavirale. <br> Permettons-nous, tout d’abord, une pensée particulière et compassée pour les jeunes de Tunisie, qui croient encore &#8211; et rêvent toujours – d’une véritable incarnation de leurs aspirations, avec tant de constance et de détermination. </p>



<p> Ceci, en dépit des désenchantements successifs de la mondialisation, face à la politique que subissent nos jeunes tunisiens. Ceci également, en dépit des jungles de Calais, des boat-peoples, de l’effritement des pan-mondialisme, pan-arabisme, pan-europisme, pan-africanisme, et autres <em>«pan»,</em> qui ont louvoyé, titubé – puis fini par trébucher – dans les  méandres de ce qu’ils avaient pensé pouvoir baptiser du mot de<em> «Révolution»</em>. Ils auraient tant souhaité façonner leur futur, dans un Etat tunisien à la hauteur de leurs espérances, souverain et libre de ses choix par rapport à l’étranger. </p>



<p> De grandes franges de la génération précédente s’étaient couchées, durant dix ans, devant les manquements qui avaient généré ces désillusions de la jeunesse populaire. En un moment, de surcroît, où les classes moyennes, sont désormais réduites à la portion congrue. </p>



<p> La <em>«Révolution tunisienne»</em> a plus de neuf ans et toutes ses dents sont déjà sorties depuis longtemps !</p>



<p> L’écume des cheveux blancs des dirigeants successifs doit donc se faire humble, devant l’ampleur du tsunami des espérances portées par l’imaginaire des jeunes de cette génération et leur volonté de lutter pour le devenir de leur Tunisie. Cette Tunisie historique, tant glorifiée par le visionnaire nationaliste Habib Bourguiba, en son temps. Pour lui c’était <em>«Non ! à la mondialisation et Oui ! à la Nation tunisienne jalousement gardée, maîtresse de son devenir dans le reste du monde.»</em></p>



<p> La Révolution tunisienne – continuons malgré tout à l’appeler comme ça – a  plus de neuf ans et toutes ses dents sont déjà sorties depuis longtemps ! Les dents acérées de la personne humaine, désormais collective, afin de ne pas laisser tuer l’espoir de manière pernicieuse.</p>



<p> Pourtant ceux qui se déclarent l’incarner ne l’ont pas  concrétisée dans les faits. Et les attentes de ceux qui ont véritablement fait la révolution sur le terrain s’interrogent. Sera-t-elle restée inachevée? Les horizons se seront-ils évanouis dans la brume des ambitions des nouveaux venus? Serait-ce en fait une Révolution sans jasmin? </p>



<p> La <em>«calinothérapie»</em> nouvellement pratiquée, à coups d’embrassades et accolades, n’arrive plus à escamoter le sentiment – de plus en plus vivace – d’un risque de confiscation des espoirs des jeunes tunisiennes et tunisiens, engagés dans le sillage de la responsabilité.</p>



<p> Les coups de boutoirs des jeunes des régions et des <em>«damnés de la terre»</em>, sont de plus en plus nombreux et virulents… au risque d’accompagner une segmentation de la société civile et du pouvoir. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Mondialisation ? Quelle mondialisation «post-coronavirum» ?</h3>



<p> Le révélateur qu’est le coronavirus a fait, qu’après les Pères Combattants de l’Indépendance, nos jeunes sont devenus à leur tour – aujourd’hui –  les symboles d’une souveraineté qui doit appartenir à l’ensemble des Tunisiens et non aux facteurs exogènes de l’idéologie mondialisatrice. </p>



<p> Mais méfions-nous cependant de <em>«l’enthousiasme mortel»</em> qu’évoquait déjà Frantz Fanon.</p>



<p> Dans ce contexte, comment la politique étrangère de la Tunisie pourrait-elle rester imperméable au <em>«post-coronavirum»</em>? Comment le destrier de la diplomatie économique de la Tunisie pourrait-il être lancé, tel un étalon conquérant tous crins au vent ? </p>



<p> Comment les approches et stratégies d’influences relationnelles nouvelles et modernes pourraient-elles être préemptées ? Et comment l’image de la Tunisie à l’étranger se refléterait-elle au travers du prisme de sa politique étrangère actuelle ? Un prisme qui se heurte, fatalement, à la multiplicité de ses facettes.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Bourguiba-Ghazi-Mabrouk.jpg" alt="" class="wp-image-293394" width="500"/><figcaption><em>L&rsquo;auteur reçu par Habib Bourguiba au Palais de Carthage.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading"> «La bave du crapaud n’atteint pas la magnificence de l’Aigle» !</h3>



<p> Pour la Tunisie, avoir une image flamboyante constitue-t-elle réellement une nécessité ? Au vu de ce qui transparaît actuellement, pour certains dirigeants tunisiens du moment, la réponse semblerait s’orienter vers le <em>«Non» </em>! </p>



<p> Mais veut-on vraiment activer les compétences en vase clos, alors que – comme le dit l’adage –<em> «les ratés ne vous rateront pas» </em>?</p>



<p> Il y a bien des pays qui ne font pas une priorité de leur image, dans leurs approches diplomatiques mais, par-delà son image historique et culturelle millénaire, la Tunisie d’après l’Indépendance s’est avérée fortement liée à l’image qu’elle renvoie d’elle. </p>



<p> Quasiment sans ressources notables et avec des ambitions de développement immenses, le premier Président de la Tunisie moderne avait immédiatement pris la mesure de la portée de l’image que la politique étrangère du pays pourrait susciter en matière de diplomatie économique. Il a, par exemple, ouvert la voie à l’industrie touristique et a ainsi créé une des sources de rentabilité et de développement autrefois quasi-ignorées en masse. Et ceci par-delà sa dimension limitée dans un monde en pleine explosion exponentielle.</p>



<p> Sans aucun complexe, le Combattant Suprême nationaliste Habib Bourguiba, s’était tourné vers l’espace que l’on appelait alors<em> «Le Monde Libre»</em>. Il le considérait comme le plus à même de servir les intérêts de son pays. Il a été le premier à comprendre que la Tunisie doit<em> «se placer»</em>. </p>



<p> Il a développé un véritable lobbying avant l’heure. Il a été avant-gardiste en la matière. Peu de gens connaissent Cécil Hourani, ce Libanais qui avait été le directeur du Bureau Arabe à New-York, avant de devenir, à l’Indépendance, le conseiller personnel de Bourguiba à Tunis. Et pourtant, il a constitué un relais indéniable entre Bourguiba et la plupart des réseaux d’influence occidentaux. </p>



<p> Bourguiba a su imposer l’image de la Tunisie et lui permettre de passer de l’ombre à la lumière. Qui ne se souvient du panache de la remontée triomphale de l’avenue Broadway à Manhattan en mai 1961 – cinq années seulement après l’Indépendance – en voiture décapotable, suivi d’un cortège officiel interminable ? Un Bourguiba, saluant debout la foule des Américains, massés de chaque côté du parcours. En hommage à notre si petit pays, devenu si grand de par sa politique étrangère. Alors que l’on confondait encore là-bas : Tunisie et Tasmanie. </p>



<p> N’était-ce pas là une image singulière de notre pays, conduit par celui qui appartenait à la Race des Seigneurs, et qui en fait pâlir plus d’un aujourd’hui, en ce moment même ?</p>



<p> Celui dont le Général de Gaule disait dans ses Mémoires : <em>«J’avais, en face de moi, un lutteur, un politique, un homme d’Etat, et un visionnaire, dont l’envergure dépasse les dimensions de son pays» !</em></p>



<p> Il est vrai qu’il ne pouvait pas dire autrement de Bourguiba, que certains ignares et incultes accusent d’avoir fourni à la France le fer que Gustave Eiffel avait utilisé en 1887 pour construire la Tour. Bourguiba est né 16 ans après ! Mais laissons les imbéciles mourir heureux de leur propre déficience mentale.</p>



<p> A tous ceux-là disons que : <em>«La bave du crapaud n’atteint pas la magnificence de l’Aigle».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le «soft power» !</h3>



<p> L’image de la Tunisie a été portée par sa politique étrangère et par des actions lobbying d’envergure, orchestrées par Habib Bourguiba Junior aux Etats-Unis et par Hédi Mabrouk en France. Cette image de la Tunisie a été symbolisée par des figures comme Madame Mendès-France, Hooker Doolittle  et Dag Hammarskjöld, avec lesquels il a été mené une politique d’influence feutrée avant date. Il avait même chez lui – à la maison – un relais auprès des Rois et Emirs du Moyen-Orient, en la personne de Wassila Bourguiba, également proche de Kadhafi. Ce que l’on appelle maintenant le <em>«soft power». </em></p>



<p> Cette image de la Tunisie a longtemps été incarnée par la présence voulue et préméditée de grands militants, à la tête de nombreuses organisations internationales, tels que Mongi Slim à la présidence de l’Assemblée générale des  Nations Unies en 1961, Bahi Ladgham à la présidence de la Mission de cessez-le feu Jordanie-Palestine en 1970, Habib Chatty à la présidence de l’Organisation de la Conférence islamique en 1979, Chedly Ayari à la présidence de la Banque arabe de développement de l’Afrique, Chedly Klibi au secrétariat général de la Ligue Arabe, Habib Boularès, Habib Ben Yahia, Taïeb Baccouche à l’Union du Maghreb Arabe, …et tant d’autres encore</p>



<p> Autant d’ambassadeurs de l’image qui confirment – de par leur position – la place préemptée par la Tunisie sur la scène internationale, pour la porter au firmament des étoiles montantes des Nations libérées. </p>



<p> L’appui à l’indépendance de la Mauritanie, le contingent militaire onusien des Tunisiens au Congo, le discours de Jéricho, l’appui à l’Angola et à l’Erythrée, l’obtention du soutien des Etats-Unis au Conseil de Sécurité de l’ONU dans l’affaire du bombardement de Hammam-Chatt, pour ne citer que ceux-là. </p>



<p> Ce non-véto américain exceptionnel au Conseil de Sécurité de l’ONU, que feu-Béji Caïd Essebsi aurait voulu s’attribuer en exclusivité, mais qui était l’œuvre de Bourguiba en prise directe au plus haut niveau de l’Etat américain.</p>



<p> Il avait fait passer à Ronald Reagan ce message clair : <em>«Je serais extrêmement déçu si vous opposiez un véto et ceci aura indéniablement des conséquences au niveau géopolitique de ma part»</em>. Une stratégie d’influence qui relève d’un savoir faire inné du président Bourguiba face au président Reagan.</p>



<p> Dans sa grandeur prémonitoire Bourguiba<em> «irradiait»</em> l’image de la Tunisie, interdisant tout <em>«droit de cuissage»</em> sur notre pays. En opposition avec la méthode, à la fois de Méphistophélès et de Raspoutine. Métaphore terriblement funeste, lorsqu’on la compare maintenant à un système érigé de manière poncepilatienne, dans les arcanes des relais mondialistes à l’étranger. Ponce Pilate lui-même n’aurait pas fait mieux, en matière de duplicité corruptive. Et de plus, ceci passe par ce que nous appellerons pudiquement la<em> «déférence relationnelle»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Rattrapés par la patrouille !</h3>



<p> Comme quoi les snipers politiques peuvent être dissimulés dans l’ambulance même des pouvoirs. Mais ils finissent généralement par être <em>«rattrapés par la patrouille»</em>! Et – en tout cas – c’est ce qu’espéraient les révoltés de 2011.</p>



<p> Et la <em>«patrouille»</em> les a-t-elle réellement rattrapés en ce 14 janvier 2011 censé être libérateur ? Ce jour où l’image de la Tunisie a crevé les écrans dans le monde et où sa notoriété et sa popularité ont explosé sur tous les continents. Qu’a-t-on donc fait de cette image ? </p>



<p> La politique étrangère de la Tunisie a ondoyé sur la crête de cette vague porteuse en deux temps : avant et après les élections de 2012. Dans un premier temps, elle a eu droit au clonage de sa politique étrangère sur l’image qu’elle renvoyait, pour passer ensuite à la diplomatie parallèle qui a voulu engager des reconversions géopolitiques en direction des pays du Moyen-Orient, loin des partenaires principaux de l’Union européenne. </p>



<p> C’était comme mettre dans sa propre poche une grenade dégoupillée, loin d’une véritable stratégie d’influence et de lobbying pour la diplomatie économique. </p>



<p> Depuis ce moment, <em>«celui qui n’entend plus parler de lui-même se croit sourd»</em>, comme dirait Talleyrand, le Prince des diplomates. Est-ce le cas dans l’œillard, au centre de la meule du pouvoir ?</p>



<p> Mais, comme il y a toujours un <em>«effet caméléon» </em>entre le monde de la politique et celui de la diplomatie. Sauf à <em>«murmurer à l’oreille des chevaux»</em>, pour mieux les enfourcher ensuite, sabre au clair. En tout cas, ce sera toujours mieux que d’avoir l’oreille d’un autre type… d’équidé. </p>



<p> La Tunisie aurait eu besoin aujourd’hui d’un Leader… un vrai ! Les Hommes d’Etat visionnaires et volontaires ne se bousculent pas au portillon. Nous en sommes, malheureusement, bien loin, pour ceux qui ne se sont pas avérés être des hommes d’Etat d’envergure et que la jeunesse tunisienne pensait candidement vouloir éjecter en 2019… pour ne pas dire <em>«déjecter».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"> La couleur du chat importe peu, pourvu qu&rsquo;il attrape la souris </h3>



<p> Mais pouvaient-ils imaginer vraiment le faire seuls ? Dans la mesure où, avec un vélo à plusieurs sièges, on doit pédaler dans le même sens ? Ils ont oublié qu’être tunisien n’est pas seulement une nationalité, c’est aussi un métier lorsqu’on aime sa Patrie !</p>



<p> Il faudra bien finir par sortir de l’optimisme béat quant à l&rsquo;avenir… sans occulter le pessimisme ambiant et lutter contre la décadence plurielle, même si actuellement <em>«le Roi est nu».</em> Il est vrai que pour certains, la couleur du chat importe peu, pourvu qu’il attrape la souris !</p>



<p> Pour paraphraser le discours célèbre d’un Premier ministre français devant le Conseil de Sécurité de l’ONU à la veille de la Guerre du Golfe, nous pourrions dire comme lui : <em>«Et c’est un vieux pays, la Tunisie, d’un vieux continent comme le nôtre, l&rsquo;Ifriqiya, qui vous le dit aujourd&rsquo;hui». </em></p>



<p> La flèche qui a été décrochée, depuis l’arc tendu à la force des bras par de vrais patriotes est entrée droit dans le cœur du peuple tunisien. Mais elle nous a inévitablement meurtris, par l’évanescence de sa symbolique historique. </p>



<p> La résurgence de cette magnifique œuvre qu’est la Nation tunisienne souveraine, dont la majesté aura vite repris sa place, grâce à cette solidarité unificatrice des citoyens tunisiens et de ceux qui la partagent parmi nous.</p>



<p> Il est impératif de mettre du bleu dans le ciel de cette Tunisie. Il va donc falloir se mettre au service de ce qui est plus grand que soi car, s’il y a un Paradis, c’est justement parce qu&rsquo;il y a un Enfer. C’est ce que l’on appelle un anti-message <em>«en creux» !</em> </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un miroir sans tain ?</h3>



<p> La perte de confiance est latente et l’image de la Tunisie en pâtit. Et, par conséquent, de quelle mondialisation et de quelle diplomatie économique parle-t-on ?</p>



<p> Plus que jamais la Tunisie doit projeter la réhabilitation de son histoire républicaine. Celle de la glorieuse épopée de la lutte pour l’Indépendance. Celle des résistants valeureux aux despotismes. Celle des martyrs de la liberté. </p>



<p> Si les gouvernants veulent distinguer la véritable image que reflète actuellement la Tunisie, il suffirait qu’ils se regardent eux-mêmes dans leur propre miroir… à moins qu’il ne s’agisse d’un miroir sans tain !</p>



<p><em> *Docteur en sciences politiques de l’Université de Paris, professeur émérite des universités en diplomatie économique et public-affairs, conseiller spécial du secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe et Haut-Représentant auprès ce l’Union Européenne, membre du comité directeur du Cercle Diplomatique, délégué général de l’Observatoire européen du Maghreb à Bruxelles, spécialiste des Fonds souverains… </em></p>
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