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	<title>Archives des Habib Jemli - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Habib Jemli - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie-Blocage politique : La tragi-comédie n’a que trop duré</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 12:09:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est sous la forme d’une lettre ouverte à Monsieur Kaïs Saïed que j’ai choisi de construire cette réflexion sur ce qui se passe –sur ce qui ne se passe pas, devrais-je dire– dans notre pays depuis plus d’une quinzaine de mois. Trois chefs de gouvernement ont été désignés et le pays en est encore au...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-342034" width="626" height="380"/></figure></div>



<p><strong><em>C’est sous la forme d’une lettre ouverte à Monsieur Kaïs Saïed que j’ai choisi de construire cette réflexion sur ce qui se passe –sur ce qui ne se passe pas, devrais-je dire– dans notre pays depuis plus d’une quinzaine de mois. Trois chefs de gouvernement ont été désignés et le pays en est encore au même point : un premier gouvernement, celui de Habib Jemli, qui n’a même pas décollé; un second, celui d’Elyes Fakhfakh, qui explose en plein vol au bout de six mois; et un troisième, celui de Hichem Mechichi, qui fait du surplace depuis sa nomination, en septembre 2020.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moncef Dhambri</strong> *</p>



<span id="more-347453"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Moncef-Dhambri.jpg" alt="" class="wp-image-340075"/></figure></div>



<p>Monsieur le président de la République,</p>



<p>Tout d’abord, et pour lever toutes les ambiguïtés qui pourraient planer sur la motivation de cette correspondance, sachez, Monsieur le Président, que, dans cette crise institutionnelle et cette partie de bras de fer qui vous oppose à Rached Ghannouchi et Hichem Mechichi, je vous renvoie tous les trois dos-à-dos.</p>



<p>Je ne soutiens pas le chef nahdhaoui et président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Rached Ghannouchi, et je ne le soutiendrai jamais, pour son esprit retors, sa perfidie, son attachement maladif à tout détruire pour ne rien construire, pour son nihilisme –qu’Allah lui pardonne, pour ma part, je ne l’excuserai jamais d’avoir fait tant de torts à la Tunisie, depuis son retour d’exil en 2011.</p>



<p>Je ne soutiens pas, non plus, Hichem Mechichi, le chef du gouvernement que vous avez choisi vous-même, pour qu’il soit votre Premier ministre, mais il a refusé d’honorer le contrat qu’il a conclu avec vous –à l’insu du peuple tunisien. Votre ennemi numéro 1 ou 2 –on ne sait plus où on en est, avec vous trois– s’est avéré plus ambitieux et moins docile que vous ne le croyiez. Il a découché et vous voilà en fureur contre cette infidélité.</p>



<p>Venons-en à vous, à présent&nbsp;: le 13 octobre 2019, je n’ai voté ni pour Nabil Karoui ni pour vous. Le patron de Nessma TV et président de Qalb Tounes traînait de si nombreuses casseroles pour qu’on lui confie les clés du palais de Carthage. Vous êtes aujourd’hui le président de tous les Tunisiens et, en démocrate qui se respecte, mon bulletin blanc ne me permettra jamais de contester votre légitimité. Ce que je conteste, par contre, c’est ce que vous avez fait ou n’avez pas fait, depuis votre prestation de serment.</p>



<p>En dix-neuf mois à la tête de l’Etat tunisien, il n’y aurait pas grand-chose à dire. Joe Biden, ‘<em>Joe l’endormi’</em>, à sa place, a explosé tous les records de l’efficacité et, en 100 jours seulement, il a détricoté plus de 50% de ce que son prédécesseur à la Maison Blanche a fait en quatre années.</p>



<p>Comparaison n’est pas raison, me diriez-vous. Les Etats-Unis ne sont pas la Tunisie et le système politique américain accorde de plus amples prérogatives au chef de l’exécutif. À bien regarder, il n’y aurait que ces différences entre vous et le 46<sup>e</sup> président des Etats-Unis.</p>



<p>À bien regarder également, vous disposiez et disposez encore de confortables popularités, que ce soit celle des urnes du scrutin de 2019 (plus de 72% des votes exprimés) et celle des sondages d’opinion actuels qui font de vous l’imbattable compétiteur de la présidentielle de 2024.</p>



<p>Qu’ont reçu les Tunisiens en retour de cette confiance qu’ils ont placée en vous&nbsp;?</p>



<p>Il y a eu, pour commencer, ces détails anecdotiques, folkloriques qui resteront toujours la marque de votre style présidentiel&nbsp;: que ce soit lorsque vous avez refusé de vous installer au palais de Carthage; lorsque vous vous adressez à nous dans un arabe littéraire si châtié qui nous a obligés de réviser les règles des النحووالصرف, pour pouvoir vous comprendre; lorsque vous achetez votre baguette comme tout le monde ou vous prenez votre p’tit noir au café du coin.</p>



<p>Tout cela peut plaire «<em>au peuple qui veut</em>». Mais y a-t-il de votre part, Monsieur le Président, autre chose pour le «peuple qui a besoin»&nbsp;?</p>



<p>Non, apparemment rien.</p>



<p>Rien qu’un ésotérisme impénétrable et une faiblesse coupable.</p>



<p>Monsieur le Président, vous ne supportez pas la contradiction, vous déconstruisez la jeune démocratie tunisienne, vous êtes une figure militante qui se cantonne dans le camp du bien et rejette le reste, c’est-à-dire le mal de <em>«la corruption qui complote dans des chambres obscures», «qui ne veut pas de bien au pays et au peuple»</em> et que <em>«l’Histoire et Dieu jugeront le jour venu…»</em></p>



<p>Monsieur le Président, nous n’avons reçu de vous que cette haine de tous les autres, cette aigreur, ce rejet constant de la différence, de l’opposition et de la contradiction. Que vous détestiez Ennahdha et Al-Karama, soit. Que vous rejetiez Qalb Tounes de Nabil Karoui et le Parti destourien libre (PDL) de Abir Moussi, soit aussi. Que vous ne fassiez pas confiance à la société civile ou aux corps intermédiaires, soit encore. Que vous vous méfiez des médias, nous pouvons le comprendre aussi. Mais qu’à la place de tous ceux-là vous n’ayez pour alternative que votre indéfinissable «<em>peuple qui veut</em>», cela représente, avouons-le, une pauvre proposition et suscite l’inquiétude.</p>



<p>On ne trouve pas auprès de vous, Monsieur le Président, la sérénité dont les Tunisiens ont besoin. Vous gagnerez énormément –et notre pays avec vous– à ce que vous soyez plus clair et que vous inspiriez moins de mystère et plus de praticité.</p>



<p>Toute cette tragi-comédie de l’impasse politique, que nous vivons depuis quatre mois, est déjà allée trop loin. Il est temps de calmer le jeu et de revenir à l’essentiel.</p>



<p>Disons les choses comme elles sont, avec des mots bien crus pour que tout le monde les entende, les comprenne et saisisse l’ampleur et la gravité de la situation&nbsp;: vous, M. Kaïs Saïed, et les deux autres gugusses (Rached Ghannouchi et Hichem Mechichi), vous êtes en train de nous faire perdre notre temps.</p>



<p>Nous vous demandons instamment de cesser vos enfantillages et de vous mettre sérieusement au travail.</p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



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		<title>Kais Saied ou le pouvoir imprévu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Feb 2021 07:54:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout le monde sait que le droit et la loi sont des éléments clairs pour toute société organisée. Mais que ce soit dans le droit privé ou public, l’imprévu est largement traité dans les sciences juridiques, mais ce chapitre reste peu connu chez les juristes «orthodoxes». Le malentendu opposant actuellement Kaïs Saïed, d&#8217;un côté, à...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Saied-Ghannouchi-Mechichi.jpg" alt="" class="wp-image-326380"/><figcaption><em>Kaies Saied, Rached Ghannouchi et Hichem Mechichi: le malentendu n&rsquo;a que trop duré. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Tout le monde sait que le droit et la loi sont des éléments clairs pour toute société organisée. Mais que ce soit dans le droit privé ou public, l’imprévu est largement traité dans les sciences juridiques, mais ce chapitre reste peu connu chez les juristes «orthodoxes».</em> <em style=""><b>Le malentendu opposant actuellement Kaïs Saïed, d&rsquo;un côté, à Rached Ghannouchi et Hichem Mechichi, de l&rsquo;autre, remet cette notion au cœur du débat&#8230; </b></em><em>politique en Tunisie.  </em></strong></p>



<p>Par<strong> Hélal Jelali</strong> * </p>



<span id="more-337700"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>



<p>Kais Saied était l’invité surprise de l’élection présidentielle de 2019. Souvent imprévisible dans ses paroles et ses actes, il enfonce le clou, depuis quelques semaines, avec un imprévu juridique et constitutionnel :<em> «J’ai le droit de refuser la prestation de serment de certains ministres, même s’ils avaient bénéficié de la confiance de l’Assemblée»,</em> nous dit-il, en invoquant les soupons de corruption et de conflit d’intérêt qui entourent ces indésirables, non sans cette rigidité doctrinale qu’on lui connait désormais.</p>



<p>Avec son flegme de juriste droit dans ses bottes, il a l&rsquo;art de créer des positions juridiques inédites. Certes, il répète que c’est lui, en tant que président de la république, le garant de Constitution de 2014, mais insidieusement, il vient d’ouvrir une brèche dans ce domaine : l&rsquo;imprévu dans le droit constitutionnel me pousse à me tourner vers la jurisprudence…</p>



<h3 class="wp-block-heading">La course aux interprétations et à l’arbitrage</h3>



<p>Pour les juristes orthodoxes, le droit est le contraire de l’imprévu. Certes, le droit anticipe et prévoit des solutions à tous les conflits, mais devant l’imprévu, c’est la course aux interprétations et à l’arbitrage.</p>



<p>Le professeur de droit public Yadh Ben Achour, l’un des parrains de la nouvelle constitution et auquel ses adversaires reprochent d’avoir souvent servi les intérêts des islamistes, ne semble guère s’émouvoir de voir le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Rached Ghannouchi, président du parti islamiste Ennahdha, tenter de substituer à la Constitution, le règlement intérieur de l’Assemblée… Il défend la <em>«norme juridique»</em> comme modèle pour tous les conflits sans tenir compte des circonstances. Selon l’universitaire, Kaïs Saied viole la Constitution en refusant la prestation de serment de certains ministres.</p>



<p>Yadh Ben Achour n’est-il pas choqué de voir un président de parlement diriger, en même temps, et d’une main de fer, un parti politique ? C&rsquo;est à la limite <em>«anticonstitutionnel»</em>. Et, en tout cas, éthiquement inacceptable. Le juriste s’est lancé dans des comparaisons bien savantes sur les constitutions de toute la planète, mais il a oublié que toute analyse juridique devrait être <em>«contextualisée»</em> et mise en perspective.</p>



<p>Pour certains, ce débat paraîtrait bien abstrait : mais une situation juridique imprévue par le droit est identifiée par les conséquences qu’elle pourrait engendrer. Et c’est là que Kais Saied est devenu le maître du jeu. <em>«Je voudrais vous aider à ne pas devenir Elyes Fakhfakh II»</em>, semble dire le président de la république à Hichem Mechichi, le chef de gouvernement qu’il avait lui-même nommé et dont il ne veut plus.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La vertu est-elle au dessus de la loi?</h3>



<p>Dans son livre <em>« L’imprévu et le droit »</em>, la juriste Anne Simon écrivait : <em>«La notion d’imprévu semble rencontrer le droit de deux manières. D’une part, il existe la norme imprévue : la norme nouvelle, la coutume en formation ou l’interprétation surprenante. Elle soulève essentiellement la question de la sécurité juridique. D’autre part, il y a le fait imprévu. La norme doit se saisir de situations de fait qui n’avaient pas été anticipées.»</em></p>



<p>Dans le différend qui oppose Kais Saied à Hichem Mechichi, <em>«l’autorité de compétence»</em> devient l’argument majeur du président de la république, qui n’arrête pas de soulever la dimension de la morale et de l’éthique dans l’interprétation juridique…</p>



<p>La Constitution française de la Ve République n’avait pas prévu la cohabitation entre un président socialiste et une majorité parlementaire de droite. Quand le Parti Socialiste avait perdu les élections législatives de 1986, certains observateurs pensaient que le président François Mitterrand devait démissionner… et parmi eux l’ancien Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing, Raymond Barre. Ici, c’est <em>«l’autorité de compétence»</em> doublée de la <em>«la légitimité de puissance du suffrage universel»</em> qui sauveront François Mitterrand.</p>



<p>Contrairement à la conviction de certains juristes, le président de la république tunisienne refuse une interprétation absolue et littérale de la Constitution. Dans son optique, il est nécessaire de tenir compte des circonstances du moment dans toute approche du texte fondamental. La vertu est au-dessus de la loi… Mais les juristes orthodoxes considèrent que la norme juridique est au-dessus de la morale et de l’éthique. Kais Saied appuie son positionnement par un discours référendaire et plébiscitaire, en ayant recours au soutien populaire et c’est ainsi qu’il entre dans une zone grise du droit constitutionnel et dans la spirale des controverses sans fin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Saied refuse la dimension politique de sa fonction</h3>



<p>Dans cette affaire de prestation de serment et contrairement aux analyses d’éminents juristes, le chef de l’Etat élu par plus de 72% des suffrages ne se réfugie pas dans le positivisme juridique et le légalisme constitutionnel. Il voudrait être une source du droit et de jurisprudence. Il sait que le droit romain n’aime pas – par exemple – que les tribunaux créent des lois, et par conséquent les anciens Romains se méfiaient de toute jurisprudence. Ce n’est pas le cas des Common Law des Anglo-saxons où la jurisprudence reste la référence.</p>



<p>Dans sa dernière lettre à Hichem Mechichi, le président de la république semble nous dire que la situation politique est exceptionnelle, et par conséquent, la force majeure lui impose une action unilatérale.</p>



<p>Depuis 2014 et jusqu’à aujourd&rsquo;hui, Kais Saied n’a cessé de dénoncer la classe politique et la nouvelle Constitution. Il refuse sèchement l’option du <em>«Directoire»</em> issu de la révolution française et le régime parlementaire. La réforme du code électoral avec un scrutin majoritaire à deux tours renforcerait l’implantation du parti Ennahdha. Et ce serait, encore une fois, l’impasse pour le président de la république.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le président de la république «victime» de sa victoire</h3>



<p>En multipliant les petits bains de foule, en prenant, souvent le peuple à témoin et en recevant régulièrement les représentants de la société civile, Kais Saied veut rester le militant de la campagne électorale, le chroniqueur et non l’acteur. Il commente, il analyse, il dénonce, mais n’exprime pas son autorité par l&rsquo;action<em>. «La présidentialisation»</em> de sa personnalité et de sa fonction n’a pas émergé au grand jour. La parole présidentielle reste souvent incantatoire, clivante, et confuse. Dans une telle conjoncture, il ne peut <em>«forcer le destin»</em> pour arrimer ses ambitions.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Celui qui ne maîtrise pas le «temps politique» sera condamné à le subir</h3>



<p>Kais Saied et Rached Ghannouchi ont un ennemi coriace qu’ils feignent d’ignorer : le temps et peut-être la situation socio-économique. Celui qui ne maîtrise pas<em> «le temps politique»</em> est condamné à le subir… Les crises ayant entouré la nomination de Habib Jemli, Elyes Fakhfakh et Hichem Mechichi pour le poste de chef de gouvernement pourraient discréditer les deux hommes à long terme.</p>



<p>La grande difficulté et le dilemme qu&rsquo;affronte Saied est son refus d’accepter certaines alliances nécessaires en dehors de la galaxie Ennahdha. Il reste confiné dans un<em> «juridisme»</em> où la diligence de l’action politique est absente. <em>«La politique commence quand vous acceptez de déjeuner avec votre adversaire»,</em> nous disait un directeur d’une rédaction parisienne.</p>



<p>Quant à la stratégie politique du président de la république, elle plus que claire : <em>«Je sonde les défenses de l’adversaire, Ghannouchi en l’occurrence, et à défaut de pouvoir l’évincer, je le déstabilise par tous les moyens institutionnels»</em>, semble-t-il se dire. Le président de l’ARP et du parti Ennahdha paraît piégé par l’intransigeance de Saied, qui dispose d’un joker ou d’ne arme de dissuasion massive: la dissolution de l’Assemblée, le cauchemar des islamistes, selon tous les sondages.</p>



<p>Le temps où Ghannouchi avait affaire à un président de la république très âgé, souffrant et surtout flexible, feu Béji Caïd Essebsi, est bien révolu.</p>



<p>Pour revenir à Mechichi, une question se pose et qu’il ne semble pas se poser : comment pourrait-il travailler avec Carthage, alors qu’il s’est allié avec le parti Ennahdha et la coalition Al-Karama, dont certains membres vont jusqu’à insulter le chef de l’Etat ? A-t-il oublié que sans la prévenance, toute relation deviendrait impossible. Quand à la réalité politique, elle est presque inimaginable, de fait, la Tunisie est gérée, gouvernée et maintenue à flot, juste grâce à ses fonctionnaires qui se trouvent noyés dans des décrets et des circulaires administratifs archaïques et souvent difficiles à mettre en pratique. D’où les blocages à tous les étages…</p>



<p><em>* Ancien rédacteur en chef dans une radio internationale à Paris.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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		<title>La vérité sur le parcours académique et professionnel de Olfa Hamdi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Jan 2021 13:39:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Jemli]]></category>
		<category><![CDATA[olfa hamdi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On attribue à la nouvelle Pdg de Tunisair Olfa Hamdi, âgée de seulement 32 ans, un parcours académique et professionnel exceptionnel. Elle prétend elle-même, à qui veuille bien l’entendre, qu’elle a redressé de grandes entreprises et travaillé pour de mégas projets. Quand a-t-elle acquis l’énorme expérience qu’on lui attribue. Par Imed Bahri Vérification faite, Olfa...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Olfa-Hamdi-Tunisair-1.jpg" alt="" class="wp-image-333236"/></figure>



<p><strong><em>On attribue à la nouvelle Pdg de Tunisair Olfa Hamdi, âgée de seulement 32 ans, un parcours académique et professionnel exceptionnel. Elle prétend elle-même, à qui veuille bien l’entendre, qu’elle a redressé de grandes entreprises et travaillé pour de mégas projets. Quand a-t-elle acquis l’énorme expérience qu’on lui attribue.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-333228"></span>



<p>Vérification faite, Olfa Hamdi a eu son baccalauréat en 2007 avec une moyenne exceptionnelle de plus de 19%. En 2012 elle a eu un master en génie mécanique de l’Université de Lille, en France. Et en 2014, elle a obtenu un master en administration des affaires de l’Université du Texas, aux Etats-Unis. C&rsquo;est un parcours universitaire certes honorable, mais pas exceptionnel. Soyons sérieux !</p>



<p>En 2015, la jeune étudiante est rentrée en Tunisie et a passé une année de chômage, avant de repartir aux Etats-Unis, en 2016.</p>



<p>En 2017, elle a fondé une start-up employant 3 salariés mais elle n’a pas réussi à l’imposer et elle s’est finalement résignée à la saborder trois ans après… pour devenir Pdg de Tunisair.</p>



<p>La question que l’on est en droit de se poser est la suivante : quand Mme Hamdi a-t-elle travaillé dans de grandes entreprises internationales, comme elle le crie sur tous les toits ? Et qu’elles sont les entreprises en grande difficulté qu’elle prétend avoir réussi à redresser ? Et quelle connaissance a-t-elle de l’aéronautique pour prendre, sans coup férir, la tête d’une compagnie aérienne, qui plus est, traversant une grave crise ?</p>



<p>Quand on sait que Mme Hamdi a été pressentie, il y a quelques mois, pour prendre la tête du ministère des Affaires étrangères dans le gouvernement Habib Jemli et que, forte de l’appui de ses amis du parti islamiste Ennahdha, elle-même s’y était alors sérieusement vue, alors qu’elle n’a aucune expérience des relations internationales et encore moins de la diplomatie, on peut avoir des inquiétudes quant aux conditions dans lesquelles se font désormais les nominations pour les hauts postes politiques et économiques en Tunisie, un pays qui va à vau l’eau et où les véritables compétences évitent de s&rsquo;afficher.</p>
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		<title>Après sa démission, Lotfi Zitoun dresse un constat d&#8217;échec de la politique d&#8217;Ennahdha</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/02/apres-sa-demission-lotfi-zitoun-dresse-un-constat-dechec-de-la-politique-dennahdha/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 09:11:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Jemli]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Zitoun]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Revenu sur sa décision de quitter le conseil de la Choura et toutes les institutions dirigeantes d&#8217;Ennahdha, Lotfi Zitoun a dressé, ce lundi 2 novembre 2020, un constat d&#8217;échec de la classe politique tunisienne, et en particulier de son parti, qui ne cesse d&#8217;enchaîner, selon lui, les erreurs préjudiciables pour l&#8217;avenir du pays. Par Cherif...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/06/Lotfi-Zitoun.jpg" alt="" class="wp-image-2901"/></figure>



<p><strong><em>Revenu sur sa décision de quitter le conseil de la Choura et toutes les institutions dirigeantes d&rsquo;Ennahdha, Lotfi Zitoun a dressé, ce lundi 2 novembre 2020, un constat d&rsquo;échec de la classe politique tunisienne, et en particulier de son parti, qui ne cesse d&rsquo;enchaîner, selon lui, les erreurs préjudiciables pour l&rsquo;avenir du pays. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Cherif Ben Younès</strong></p>



<span id="more-322911"></span>



<p>Alors que certains Nahdhouis avaient déclaré vouloir réintégrer les anciens de la maison, à l&rsquo;instar de Hamadi Jebali, les récents tiraillements au sein du parti, autour de la légitimité d&rsquo;un éventuel 3e mandat consécutif de Rached Ghannouchi à la tête d&rsquo;Ennahdha, pourraient, au contraire, pousser d&rsquo;autres à s&rsquo;en aller. C&rsquo;est en tout cas, le cas de Lotfi Zitoun.</p>



<p>Présent à la matinale de Shems FM, l&rsquo;ancien ministre des Affaires locales au sein du gouvernement Fakhfakh a estimé qu&rsquo;Ennahdha «<em>n&rsquo;est plus l&rsquo;endroit naturel pour faire avancer le pays</em>». «<em>C&rsquo;est pour cette raison que j&rsquo;ai décidé de me retirer de ses institutions. Je verrai ce qui va se passer, mais je ne suis pas optimiste</em>», a-t-il poursuivi.</p>



<h3 class="wp-block-heading">«<em>Ennahdha s&rsquo;occupe de problèmes qui ne concernent pas les citoyens</em>»</h3>



<p>Pourtant, contrairement à ce que l&rsquo;on pourrait croire, Zitoun n&rsquo;est pas contre le principe d&rsquo;un 3e mandat de Ghannouchi en tant que président. Il pense, comme ce dernier, que le congrès du parti est «<em>maître de lui-même</em>», et que de ce fait, il peut décider d&rsquo;appliquer ou non le règlement intérieur du mouvement (qui interdit plus de 2 mandat consécutifs).</p>



<p>Ce sont plutôt les conflits en tant que tels, qui ont découlé de cette affaire, qui le dérangent, surtout dans les circonstances sociales et économiques actuelles. «<em>Ennahdha s&rsquo;occupe de problèmes qui ne concernent pas du tout les citoyens</em>», a-t-il affirmé.</p>



<p>Mais ces conflits ne sont que la goutte d&rsquo;eau qui fait déborder le vase car, pour  l&rsquo;ex-dirigeant, Ennahdha a commis une série d&rsquo;erreurs inadmissibles, ces derniers temps.</p>



<p>«<em>Aux élections, on a adopté un discours de droite, qui s&rsquo;est défait du principe de consensus et des réalisations politiques</em> [post-révolution]<em>. Suite à cela, on a raté l&rsquo;occasion de gouverner, parce que Habib Jemli était un mauvais choix. Après, du fait de sa mauvaise gestion et de son entêtement, <em>Elyes Fakhfakh</em></em> <em>a conduit le pays à la situation actuelle</em>», a-t-il développé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Avec le gouvernement de Hichem Mechichi c&rsquo;est encore pire</h3>



<p>Par ailleurs, ce qui arrive actuellement avec le gouvernement de Hichem Mechichi est encore pire, aux yeux de Zitoun, et ce, pour avoir d&rsquo;abord accepté un gouvernement indépendant des partis, et surtout pour avoir ensuite exercé «<em>un chantage et des pressions</em>» sur ce gouvernement, «<em>alors qu&rsquo;on est au summum d&rsquo;une crise sanitaire et économique</em>».</p>



<p>Même s&rsquo;il se considère toujours nahdhaoui à l&rsquo;heure actuelle, Zitoun n&rsquo;a pas exclu la possibilité de créer un nouveau parti.</p>
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		<title>Mohsen Marzouk : «Les menaces d&#8217;Ennahdha ne font plus peur à personne»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2020 10:27:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Jemli]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Machrou Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Marzouk]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après que Hichem Mechichi a annoncé un gouvernement de compétences nationales indépendantes des partis, le président de Machrou Tounes, Mohsen Marzouk, a affirmé qu&#8217;il est tout à fait favorable à cette idée, invitant le mouvement Ennahdha à «arrêter ses menaces»&#8230; Par Cherif Ben Younès Dans un statut Facebook publié hier soir, 10 août 2020, Mohsen...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Mohsen-Marzouk.jpg" alt="" class="wp-image-303519"/></figure>



<p><strong><em>Après que Hichem Mechichi a annoncé un gouvernement de compétences nationales indépendantes des partis, le président de Machrou Tounes, Mohsen Marzouk, a affirmé qu&rsquo;il est tout à fait favorable à cette idée, invitant le mouvement Ennahdha à «arrêter ses menaces»&#8230;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Cherif Ben Younès</strong></p>



<span id="more-311444"></span>



<p>Dans un statut Facebook publié hier soir, 10 août 2020, Mohsen Marzouk, a indiqué que depuis novembre 2019, son mouvement appelait à un gouvernement de compétences non-partisanes. «<em>Nous l&rsquo;avons fait avant le gouvernement Jemli, nous avons réitéré la même position avant celui de Fakhfakh et enfin lors de l&rsquo;annonce de la mission de M. Mechichi</em>», a-t-il écrit.</p>



<p>Marzouk a ajouté que la position de son parti était bâtie sur «<em>une lecture claire</em>» : «<em>la scène parlementaire divisée et sans majorités après les élections de 2019 ne conduira pas à la mise en place d&rsquo;un gouvernement de partisan stable</em>».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour un «congrès national de sauvetage» pour passer à la «Troisième République»</h3>



<p>Il a, par ailleurs, rappelé qu&rsquo;il avait proposé un gouvernement de compétences indépendantes ainsi qu&rsquo;un «<em>congrès national de sauvetage</em>» supervisé par le président de la république et les organisations nationales en vue de passer à la «<em>Troisième République</em>».</p>



<p>«<em>Le gouvernement de compétences non-partisanes n&rsquo;est pas une hérésie en démocratie (il y a des exemples en Italie, en Grèce et dans de nombreux pays). C&rsquo;est plutôt le seul recours lorsque les parlements sont divisés et incapables de produire des gouvernements stables et que la situation devient une menace pour le pays et le peuple. L&rsquo;objectif n&rsquo;est pas non plus de contrarier les partis. C&rsquo;est une réponse à une situation spécifique</em>», a développé l&rsquo;ancien secrétaire général de Nidaa Tounes.</p>



<p>Sur un autre plan, il a tiré à boulets rouges sur Ennahdha, qui souhaite &#8211; et n&rsquo;hésite pas à le faire savoir &#8211; gouverner et le faire en ayant la plus grande représentativité, lui et son partenaire Qalb Tounes, étant les partis classés premier et second aux dernières élections.</p>



<h3 class="wp-block-heading">«Ennahda doit assumer la responsabilité des menaces qu&rsquo;il lance»</h3>



<p>«<em>Aujourd&rsquo;hui, Ennahda doit assumer la responsabilité des menaces qu&rsquo;il lance. Qu&rsquo;il soit clair pour ce parti et pour ceux qui sont derrière lui qu&rsquo;il ne fait plus peur à personne, que toute menace à la sécurité nationale sera affrontée par les Tunisiens et qu&rsquo;il en paiera le prix fort</em>», a lancé Mohsen Marzouk.</p>



<p>En effet, les dirigeants du parti islamiste, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/08/11/ali-larayedh-a-quoi-servent-les-elections-si-les-partis-ne-gouvernent-pas/"><strong>à l&rsquo;instar d&rsquo;Ali Larayedh</strong></a>, mécontents de la décision de Mechichi d&rsquo;opter pour un gouvernement indépendant des partis, évoquent de plus en plus la possibilité de saboter les projets de lois du prochain gouvernement en l&rsquo;absence d&rsquo;une large ceinture parlementaire pour ce dernier. C&rsquo;est probablement à ce genre de propos que Marzouk fait allusion, estimant qu&rsquo;il s&rsquo;agit de menaces indirectes.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Jfm4cmG0fA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/10/mechichi-formera-un-gouvernement-de-competences-independantes-de-tous-les-partis/">Mechichi formera un gouvernement de compétences indépendantes de tous les partis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mechichi formera un gouvernement de compétences indépendantes de tous les partis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/10/mechichi-formera-un-gouvernement-de-competences-independantes-de-tous-les-partis/embed/#?secret=ZxFV4JjHGg#?secret=Jfm4cmG0fA" data-secret="Jfm4cmG0fA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qD8NqScz68"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/11/ali-larayedh-a-quoi-servent-les-elections-si-les-partis-ne-gouvernent-pas/">Ali Larayedh : «A quoi servent les élections si les partis ne gouvernent pas ?»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ali Larayedh : «A quoi servent les élections si les partis ne gouvernent pas ?» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/11/ali-larayedh-a-quoi-servent-les-elections-si-les-partis-ne-gouvernent-pas/embed/#?secret=mC3c9ZJu4c#?secret=qD8NqScz68" data-secret="qD8NqScz68" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Ali Larayedh : «A quoi servent les élections si les partis ne gouvernent pas ?»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2020 08:56:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larayedh]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Jemli]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Commentant l&#8217;annonce faite hier, lundi 10 août 2020, par le chef du gouvernement désigné, Hichem Mechichi, selon laquelle le prochain gouvernement sera totalement indépendant des partis, le dirigeant au sein du mouvement Ennahdha, Ali Larayedh, a affiché beaucoup d&#8217;insatisfaction. Pour lui, le gouvernement devrait plutôt être politique et partisan afin de bénéficier du soutien nécessaire...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/11/ali-larayedh-a-quoi-servent-les-elections-si-les-partis-ne-gouvernent-pas/">Ali Larayedh : «A quoi servent les élections si les partis ne gouvernent pas ?»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/01/Ali-Larayedh-.jpg" alt="" class="wp-image-134850"/></figure>



<p><strong><em>Commentant l&rsquo;annonce faite hier, lundi 10 août 2020, par le chef du gouvernement désigné, Hichem Mechichi, selon laquelle le prochain gouvernement sera <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/08/10/mechichi-formera-un-gouvernement-de-competences-independantes-de-tous-les-partis/">totalement indépendant des partis</a>, le dirigeant au sein du mouvement Ennahdha, Ali Larayedh, a affiché beaucoup d&rsquo;insatisfaction.</em></strong></p>



<span id="more-311421"></span>



<p>Pour lui, le gouvernement devrait plutôt être politique et partisan afin de bénéficier du soutien nécessaire de la part du Parlement. «<em>Sinon, les partis</em> <em>peuvent approuver un gouvernement et ne pas approuver les projets de lois qu&rsquo;il proposera</em>», a-t-il mis en garde, sur le plateau de la télévision nationale, hier soir, dans ce qui ressemble à une menace de bloquer le travail gouvernemental, dont les électeurs tunisiens prendront note.</p>



<p>M. Larayedh a, par ailleurs, estimé que le recours à un gouvernement de technocrates en 2014, suite à un débat national, se justifiait uniquement par le contexte politique particulier qui caractérisait cette époque, marquée par une transition constitutionnelle et l&rsquo;avènement de la période des élections.</p>



<p>«<em>Quand les partis se présentent aux élections, ils le font en ayant un projet et dans le but d&rsquo;apporter des réformes. Il est donc normal qu&rsquo;ils veulent gouverner. Mais si le parti classé premier est mis à l&rsquo;écart du gouvernement, ainsi que le 2e, le 3e, et même le 20e, alors pourquoi existent-ils ? Pourquoi faisons-nous des élections avec tous les investissements qui les accompagnent? Et les électeurs comment pourront-ils évaluer ceux qui gouvernent ?</em>», a-t-il regretté.</p>



<p>Les arguments de l&rsquo;ancien chef du gouvernement (2013) sont tout à fait recevables. Seulement, ils ne tiennent pas compte d&rsquo;un fait important : Hichem Mechichi est le 3e chef de gouvernement désigné depuis l&rsquo;annonce des résultats des élections&#8230;</p>



<p>Le parti ayant gagné les législatives, à savoir celui de M. Larayedh, Ennahdha, a eu bel et bien eu l&rsquo;opportunité de gouverner, mais la personnalité qu&rsquo;il a désignée pour former le gouvernement (Habib Jemli) avait, paradoxalement, lui-même opté pour un gouvernement indépendant (du moins en théorie), et surtout, il n&rsquo;a même pas réussi à obtenir la confiance du Parlement.</p>



<p>Suite à cela, Elyes Fakhfakh a mis en place un gouvernement majoritairement partisan et celui-ci n&rsquo;a pas réussi, essentiellement en raison des conflits interminables de ses composantes. Et Ennahdha, qui en était membre, a tout fait pour le faire chuter. C&rsquo;est pourquoi les partis ont perdu toute crédibilité aux yeux des Tunisiens, qui ne leur font plus confiance et les accusent d&rsquo;être les principaux obstacles à la relance du pays, en crise depuis la révolution de 2011. </p>



<p>Alors, aujourd&rsquo;hui, Hichem Mechichi a-t-il d&rsquo;autre choix que de former un gouvernement indépendant, à l&rsquo;abri des tiraillements politiques actuels pour avoir une chance de réussir ?</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4zqmul1Ck9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/10/mechichi-formera-un-gouvernement-de-competences-independantes-de-tous-les-partis/">Mechichi formera un gouvernement de compétences indépendantes de tous les partis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mechichi formera un gouvernement de compétences indépendantes de tous les partis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/10/mechichi-formera-un-gouvernement-de-competences-independantes-de-tous-les-partis/embed/#?secret=rrrqsYGPeL#?secret=4zqmul1Ck9" data-secret="4zqmul1Ck9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/11/ali-larayedh-a-quoi-servent-les-elections-si-les-partis-ne-gouvernent-pas/">Ali Larayedh : «A quoi servent les élections si les partis ne gouvernent pas ?»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Nouveau chef de gouvernement : Les candidats probables d&#8217;Ennahdha</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/22/nouveau-chef-de-gouvernements-les-candidats-probables-dennahdha/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2020 11:04:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Karama]]></category>
		<category><![CDATA[al-mostakbal]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Fadhel Abdelkefi]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[khayam turki]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi marzouk]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ennahdha mène actuellement des consultations avec 3 blocs parlementaires en vue de proposer un nom ou deux au président de la république, Kaïs Saïed, en tant que candidats au poste de chef de gouvernement, et ce, en remplacement d&#8217;Elyes Fakhfakh. Les blocs en question sont ceux qui ont signé la motion de censure contre ce...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/03/Conseil-de-la-Choura-Ennahdha.jpg" alt="" class="wp-image-86811"/></figure>



<p><strong><em>Ennahdha mène actuellement des consultations avec 3 blocs parlementaires en vue de proposer un nom ou deux au président de la république, Kaïs Saïed, en tant que candidats au poste de chef de gouvernement, et ce, en remplacement d&rsquo;Elyes Fakhfakh.</em></strong></p>



<span id="more-308980"></span>



<p>Les blocs en question sont ceux qui ont signé la motion de censure contre ce dernier : Qalb Tounes, Al-Karama et Al-Mostakbal, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/21/imed-khemiri-pour-la-stabilite-du-pays-ennahdha-doit-faire-partie-du-prochain-gouvernement/">selon Imed Khemiri</a>, porte-parole du mouvement islamiste.</p>



<p>De son côté, la radio Mosaïque FM croit savoir, «<em>de sources confirmées</em>», que les dirigeants d&rsquo;Ennahdha se sont entendus, jusque-là, sur 3 noms, à savoir l&rsquo;économiste Khayam Turki, l&rsquo;ancien ministre du Développement, de l&rsquo;Investissement et de la Coopération internationale, un tuniso-espagnol, Fadhel Abdelkafi, ancien ministre du Développement, de l&rsquo;Investissement et de la Coopération internationale, et l&rsquo;actuel ministre de l’Energie, des Mines et de la Transition énergétique, Mongi Marzouk.</p>



<p>Rappelons que Mongi Marzouk avait été proposé par le conseil de la Choura pour le poste de chef de gouvernement juste après les élections de 2019, lorsque finalement Habib Jemli lui a été préféré, et a également été recommandé par Ennahdha, entre autres personnalités, à Kaïs Saïed après l&rsquo;échec du gouvernement Jemli à obtenir la confiance du Parlement, avant que le chef de l&rsquo;Etat ne choisisse Elyes Fakhfakh.</p>



<p>Quant à Fadhel Abdelkafi, il a lui aussi déjà été recommandé et par Ennahdha et par Qalb Tounes au président de la république pour présider le gouvernement. Mais il a un grave handicap, surtout après l&rsquo;affaire de conflit d&rsquo;intérêts ayant coûté la démission de Fakhfakh: il est issu du milieu des affaires, siège dans plusieurs conseils d&rsquo;administration et est proche de nombreux groupes privés. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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		<title>En cas de rejet du nouveau chef de gouvernement, Saïed pourrait dissoudre le Parlement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/16/en-cas-de-rejet-du-nouveau-chef-de-gouvernement-saied-pourrait-dissoudre-le-parlement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2020 14:51:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Jemli]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[PDL]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Laghmani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu&#8217;arriverait-il si le nouveau chef du gouvernement, qui sera désigné par le président de la république, Kaïs Saïed, venait à être rejeté par le Parlement ? Selon le constitutionnaliste Slim Laghmani, le chef de l&#8217;Etat pourrait, à ce moment-là, dissoudre le Parlement, ce qui donnerait lieu à des élections législatives anticipées. Intervenu ce jeudi, 16...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Kais-Saied-Prestation-de-serment-ARP.jpg" alt="" class="wp-image-249563"/></figure>



<p><strong><em>Qu&rsquo;arriverait-il si le nouveau chef du gouvernement, qui sera désigné par le président de la république, Kaïs Saïed, venait à être rejeté par le Parlement ? Selon le constitutionnaliste Slim Laghmani, le chef de l&rsquo;Etat pourrait, à ce moment-là, dissoudre le Parlement, ce qui donnerait lieu à des élections législatives anticipées.</em></strong></p>



<span id="more-308307"></span>



<p>Intervenu ce jeudi, 16 juillet 2020, sur Mosaïque FM, Laghmani a rappelé que selon l&rsquo;artcile 77 de la Constitution, il n&rsquo;est pas possible de dissoudre l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP), par le président de la république, pendant les 6 mois qui suivent le vote de confiance du premier gouvernement après les élections législatives.</p>



<p>En l&rsquo;occurrence, celui de Fakhfakh a eu la confiance du Parlement le 27 février 2020. Par conséquent, il faut attendre le 25 août pour que Saïed puisse mettre en application son droit de dissoudre l&rsquo;ARP.</p>



<p>Or, mathématiquement, on aura bien dépassé cette date au moment de devoir voter la confiance au nouveau chef du gouvernement qui sera désigné par le chef de l&rsquo;Etat, car il faut laisser, à partir d&rsquo;hier, jour de démission de Fakhfakh, 10 jours à Saïed pour choisir son nouvel élu et 30 jours pour les concertations.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Slim-Laghmani.jpg" alt="" class="wp-image-162509" width="500" height="303"/><figcaption><em>Slim Laghmani</em></figcaption></figure></div>



<p>Par conséquent, si les députés n&rsquo;accordent pas leur confiance au nouveau chef du gouvernement désigné, Saïed pourra dissoudre le Parlement, sans aucune ambiguïté constitutionnelle, selon le professeur.</p>



<p>En d&rsquo;autres termes, ce qu&rsquo;on est en train de vivre aujourd&rsquo;hui, sur le plan politique, est une sorte de remake de la période qui a suivi le rejet du gouvernement de Habib Jemli, le 10 janvier 2020. </p>



<p>A l&rsquo;époque, Ennahdha avait préféré donner sa confiance au gouvernement Fakhfakh et à en faire même partie, à contrecœur, pour éviter le scénario de la tenue de législatives anticipées. Aujourd&rsquo;hui, cette éventualité serait encore plus préjudiciable pour le mouvement islamiste, qui n&rsquo;est plus le favori si on en croit les derniers sondages d&rsquo;intention de vote, d&rsquo;autant plus que c&rsquo;est le PDL, parti de son ennemie jurée, Abir Moussi, qui l&rsquo;est désormais. </p>



<p>Aussi le président peut-il choisir un chef de gouvernement qui ne plaît pas forcément à Ennahdha, le parti islamiste sera de toute façon contraint de lui voter la confiance. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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		<title>Karoui continue de frapper à la porte du gouvernement Fakhfakh</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/22/karoui-continue-de-frapper-a-la-porte-du-gouvernement-fakhfakh/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2020 17:01:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nabil Karoui continue de faire le tour des médias pour supplier Elyes Fakhfakh d’intégrer son parti (ou peut-être de l&#8217;intégrer lui-même) au gouvernement, car il ne supporte plus sa position actuelle. L’opposition risquant d’être coûteuse pour lui, il s’agite pour essayer de mettre un pied dans le pouvoir exécutif. Sait-on jamais… Le président de Qalb...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Nabil-Karoui.jpg" alt="" class="wp-image-281679"/></figure>



<p><strong><em>Nabil Karoui continue de faire le tour des médias pour supplier Elyes Fakhfakh d’intégrer son parti (ou peut-être de l&rsquo;intégrer lui-même) au gouvernement, car il ne supporte plus sa position actuelle. L’opposition risquant d’être coûteuse pour lui, il s’agite pour essayer de mettre un pied dans le pouvoir exécutif. Sait-on jamais…</em></strong></p>



<span id="more-300285"></span>



<p>Le président de Qalb Tounes, qui est poursuivi en justice dans plusieurs affaires de corruption financière, d&rsquo;évasion fiscale et de blanchiment d’argent (excusez du peu !) n’a pas encore désespéré : il en faudrait plus pour le voir abandonner ses louvoiements et ses supplications devant la porte du palais de la Kasbah.</p>



<p>Le chef du gouvernement étant resté jusque-là sourd aux pressions d’Ennahdha, voulant imposer ses deux<em> «créatures»</em>, Qalb Tounes et Al-Karama, au sein d’un improbable gouvernement d’union nationale, Nabil Karoui, dont le parti a enregistré récemment une dizaine de démissions et risque de voir sa représentation à l’Assemblée se rétrécir comme peau de chagrin, semble prêt à toutes concessions pour seulement mettre un pied ou même un doigt sinon au gouvernement, du moins dans ses rouages, en y plaçant certains des dirigeants de son parti, de façon à les retenir avant qu’ils ne l’abandonnent tous à son sort.</p>



<p>Intervenant aujourd’hui, vendredi 22 mai 2020, au micro de Shems FM, il a cru devoir rappeler que c’est le bloc parlementaire de son parti qui a mis son poids pour faire tomber le gouvernement Habib Jemli, le candidat d’Ennahdha, lors du vote de confiance, une manière de rappeler à Elyes Fakhfakh qu’il doit un peu son poste à M. Karoui et qu’à ce titre, il est tenu de renvoyer l’ascenseur. </p>



<p>Nabil Karoui sous-entend aussi qu’avec ce vote, il a mécontenté ses alliés islamistes, grand sacrifice s’il en est, et que pour cette raison, il mérite, sinon une récompense, du moins une compensation. Et comme pour se dédouaner de ses anciens mensonges, lors de la campagne électorale pour la présidentielle, perdue devant Kaïs Saïed, lorsqu’il jurait de ne jamais s’allier avec Ennahdha, le patron de Nessma TV, diffusant illégalement ses programmes depuis 2014, a cru devoir rappeler que son parti s’accorde avec Ennahdha à chaque fois que l’intérêt du pays l’exige. <em>«Tous les autres acteurs de la scène politique s’accordent aussi avec Ennahdha»</em>, a-t-il ajouté, en déplorant que certaines parties, dont Tahya Tounes, cherchent à débaucher d&rsquo;autres députés Qalb Tounes pour tenter de former une ceinture politique pour Elyès Fakhfakh qui votera ses projets de lois. Une manière de dire à ce dernier : <em>«Vous ferez mieux de compter sur une alliance Ennahdha-Qalb Tounes pour avoir la majorité dont vous avez besoin pour faire voter vos projets de loi»</em>.</p>



<p>Les arguments se succèdent, plus oiseux les uns que les autres, pour justifier l’entrée de Qalb Tounes au gouvernement. Mais la posture reste la même, celle d’un homme aux abois, ou d’un loup qui louvoie et tourne en rond autour de la bergerie. L&rsquo;y fera-t-on entrer ?</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aV6Kc50UWp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/20/nabil-karoui-continue-a-solliciter-elyes-fakhfakh-la-situation-actuelle-ne-necessite-pas-une-opposition/">Nabil Karoui continue à solliciter Elyes Fakhfakh : «La situation actuelle ne nécessite pas une opposition»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nabil Karoui continue à solliciter Elyes Fakhfakh : «La situation actuelle ne nécessite pas une opposition» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/20/nabil-karoui-continue-a-solliciter-elyes-fakhfakh-la-situation-actuelle-ne-necessite-pas-une-opposition/embed/#?secret=NSC0U1pBc7#?secret=aV6Kc50UWp" data-secret="aV6Kc50UWp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Avec Mongi Marzouk, ministre de l&#8217;Energie proposé, la barre des attentes est élevée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/20/avec-mongi-marzouk-ministre-de-lenergie-propose-la-barre-des-attentes-est-elevee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 16:08:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Fethi Haddaoui]]></category>
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		<category><![CDATA[Hamadi Jebali]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi marzouk]]></category>
		<category><![CDATA[Samia Abbou]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S&#8217;il y a une personnalité parmi celles que propose Elyes Fakhfakh dans son gouvernement, de laquelle on est en droit de s&#8217;attendre à «quelque chose», c&#8217;est bien Mongi Marzouk. Et pour cause, le fait que l&#8217;homme est, depuis l&#8217;annonce des résultats des élections de 2019, suggéré de façon quasi-systématique pour jouer un rôle important au...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/mongi-marzouk.jpg" alt="" class="wp-image-255565"/></figure>



<p><strong><em>S&rsquo;il y a une personnalité parmi celles que propose Elyes Fakhfakh dans son gouvernement, de laquelle on est en droit de s&rsquo;attendre à </em></strong><em><strong>«</strong></em><strong><em>quelque chose</em></strong><em><strong>»</strong></em><strong><em>, c&rsquo;est bien Mongi Marzouk. Et pour cause, le fait que l&rsquo;homme est, depuis l&rsquo;annonce des résultats des élections de 2019, suggéré de façon quasi-systématique pour jouer un rôle important au sein du prochain gouvernement.</em></strong></p>



<span id="more-282471"></span>



<p>Après avoir concurrencé Habib Jemli pour le poste de chef de gouvernement désigné, lors du vote à cet effet du conseil de la Choura d&rsquo;Ennahdha, Marzouk sera finalement proposé en tant que ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Mines au sein du gouvernement Jemli.</p>



<p>Lors du vote de confiance pour celui-ci à l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP), Samia Abbou, députée d&rsquo;Attayar ayant véhément critiqué la composition de Habib Jemli ce jour-là, a déclaré, lors de la même plénière, que Mongi Marzouk faisait  l&rsquo;exception, avec Fathi Haddaoui, ministre proposé des Affaires culturelles, et qu&rsquo;il représentait une «<em>compétence</em>».</p>



<p>Après la chute du gouvernement Jemli, Marzouk était, encore une fois, pressenti pour être le chef du gouvernement désigné par le président de la république, Kaïs Saïed, et aurait fait, jusqu&rsquo;à la dernière minute, l&rsquo;objet d&rsquo;un ballottage avec Elyes Fakhfakh.</p>



<p>Finalement, on le retrouve dans la composition gouvernementale proposé par ce dernier, comme ministre de l&rsquo;Energie, des Mines et de la Transition énergétique. Et au vu de l&rsquo;insistance qui a accompagné l&rsquo;évocation de son nom dans le prochain gouvernement, ainsi que l&rsquo;importance du secteur dont il s&rsquo;occupera, Mongi Marzouk est désormais logiquement très attendu.</p>



<p>Qui est donc ce technocrates respecté ?</p>



<p> Né le 2 mars 1961 à Matmata (gouvernorat de Gabès), il est à la base un ingénieur diplômé de l&rsquo;École polytechnique de Paris, en France, et également détenteur d&rsquo;un doctorat en physique expérimentale, obtenu aux laboratoires Orange. </p>



<p>Il a principalement travaillé, au cours de sa carrière professionnelle, au sein d&rsquo;Orange France, où il a notamment été  directeur de recherche pendant 5 ans et stratège en investissement de communication pendant 6 ans. Puis, après son passage au gouvernement tunisien, il est devenu directeur de la gouvernance, de l&rsquo;internet et du développement du numérique.</p>



<p>En ce qui concerne sa carrière politique, Marzouk a occupé le poste de ministre des Technologies de l&rsquo;information et des Communications dans le gouvernement de Hamadi Jebali, en décembre 2011, et a été reconduit dans celui d&rsquo;Ali Larayedh, soit jusqu&rsquo;en janvier 2014.</p>



<p>Par la suite, en janvier 2016, il a été nommé&nbsp;ministre de l&rsquo;Énergie et des Mines&nbsp;dans le&nbsp;gouvernement&nbsp;de&nbsp;Habib Essid. </p>



<p>Mis de côté par Youssef Chahed, Mongi Marzouk devrait faire son grand retour si le gouvernement Fakhfakh venait à bénéficier de la confiance du parlement.</p>



<p>Bien qu&rsquo;il soit théoriquement indépendant, et qu&rsquo;il est considéré en tant que tel dans le gouvernement proposé par Fakhfakh, Marzouk est, toutefois, connu pour être proche du mouvement islamiste Ennahdha. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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