<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Hassan II - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/hassan-ii/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/hassan-ii/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 24 Nov 2025 12:27:09 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.1</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Hassan II - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/hassan-ii/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Il est temps de restaurer les relations tuniso-marocaines</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/il-est-temps-de-restaurer-les-relations-tuniso-marocaines/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/il-est-temps-de-restaurer-les-relations-tuniso-marocaines/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 08:22:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan II]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed VI]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara Occidental]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17968170</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit entretenir de bonnes relations avec tous les pays maghrébins et surtout avec le Maroc, qui lui est historiquement le plus proche. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/il-est-temps-de-restaurer-les-relations-tuniso-marocaines/">Il est temps de restaurer les relations tuniso-marocaines</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En antagonisant le Maroc, la Tunisie a considérablement réduit son poids et son influence dans la région et a porté un préjudice sérieux à ses intérêts. Aussi doit-elle réévaluer certaines orientations diplomatiques et sécuritaires et avoir le courage d’y apporter les correctifs nécessaires.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-17968170"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Quelques tunisiens qui cherchent la première occasion et la première victime venue pour déverser leur haine et leur vindicte pour tout préjudice imaginaire ou inspiré par des individus ou voisins mal intentionnés afin de semer la zizanie entre la Tunisie et le Maroc, oublient les nombreuses affinités entre ces deux peuples et la proximité de nombreux choix socio-économiques entre les deux pays tout en admettant la longueur d’avance prise par le Maroc sur la Tunisie dans tous les domaines depuis une bonne quinzaine d&rsquo;années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des affinités historiques</h2>



<p>Certains voisins malintentionnés semblent vouloir inoculer au peuple tunisien leur complotite afin de creuser un fossé entre ces deux peuples frères et fiers de leur passé riche et glorieux et des signes réels de solidarité marocaine lors des moments difficiles traversés par la Tunisie notamment le geste inoubliable de feu le Roi Hassan II immédiatement après l’attaque de Gafsa en janvier 1980 par un groupe terroriste à l’instigation des deux voisins libyen et algérien en mettant tous les moyens du Maroc à la disposition de la Tunisie ainsi que le geste du Roi Mohamed VI qui en juin 2014, après une phase d&rsquo;instabilité et de mouvements sociaux en Tunisie qui ont porté un sérieux coup au secteur touristique, en effectuant un long séjour privé en Tunisie et se promenant sans branle-bas sécuritaire dans les rues de Tunis pour montrer à l’opinion publique mondiale que la Tunisie est un pays hospitalier et sûr.</p>



<p>Plus que jamais, la Tunisie a intérêt à rectifier les maladresses et malentendus accumulés au détriment de ses intérêts supérieurs et à revenir aux fondamentaux de sa diplomatie de neutralité positive dans la région et de bonnes relations avec tous les pays et peuples maghrébins et surtout avec le Maroc qui, aussi paradoxalement que cela puisse paraître, a plus d’affinités avec le peuple tunisien que nos autres voisins.</p>



<p>Certains utilisent l’argument des relations avec Israël pour démoniser le Maroc mais devraient en leur âme et conscience se demander le choix qui a été laissé à ce pays démuni de richesses pétrolières après un demi-siècle d’intimidation et de déstabilisation à coups de milliards de pétrodollars dont une bonne partie a été extorquée aux pays voisins sous l’alibi de l’intangibilité des frontières héritées du pillage colonial et gaspillés dans une course insensée à l’armement et à la déstabilisation régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des correctifs nécessaires</h2>



<p>Force est de reconnaître qu’en antagonisant le Maroc, la Tunisie a considérablement réduit son poids et son influence dans la région et a porté un préjudice sérieux à ses intérêts.</p>



<p>La résolution 2797 du conseil de sécurité ayant pratiquement mis fin à la fiction de la république sahraouie en quête d’indépendance et d’émancipation du <em>«joug colonial marocain»</em>, il est grand temps de s’atteler à la restauration des relations tuniso-marocaines et de mettre les intérêts supérieurs de la Tunisie et rien que la Tunisie au sommet de nos préoccupations et considérations diplomatiques et géostratégiques.</p>



<p>La situation délicate de la Tunisie et la conjoncture géopolitique régionale et internationale dictent une réévaluation de certaines orientations diplomatiques et sécuritaires et le courage d’y apporter les correctifs nécessaires.</p>



<p><strong>PS: </strong>A l’intention des porte-voix des services algériens et autres <em>«khawakhawanomanes»</em>, je n’ai personnellement aucune relation de quelque nature que ce soit avec le Maroc mais tire mon analyse d’une expérience diplomatique de quarante ans dans de nombreux postes diplomatiques sur plusieurs continents ainsi que des postes de responsabilité à Tunis au sein du ministère des Affaires étrangères.</p>



<p>Certains prétendus patriotes de la vingt cinquième heure et nationalistes pro-algériens, oxymoron purement tunisien, crieront très probablement au makhzenisme faute d’arguments rationnels pour défendre une thèse fratricide et de surcroît antipatriotique frisant le suicide national.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iFNOnCjfaV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-maroc-il-est-temps-pour-faire-fondre-la-glace/">Tunisie &#8211; Maroc : il est temps de faire fondre la glace !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Maroc : il est temps de faire fondre la glace ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-maroc-il-est-temps-pour-faire-fondre-la-glace/embed/#?secret=DdObwsWWLm#?secret=iFNOnCjfaV" data-secret="iFNOnCjfaV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/il-est-temps-de-restaurer-les-relations-tuniso-marocaines/">Il est temps de restaurer les relations tuniso-marocaines</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/il-est-temps-de-restaurer-les-relations-tuniso-marocaines/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>9</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘The Commander of the Faithful’’ : diviser pour régner au Maroc</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/07/the-commander-of-the-faithful-diviser-pour-regner-au-maroc/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/07/the-commander-of-the-faithful-diviser-pour-regner-au-maroc/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 May 2023 07:25:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Berbères]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan II]]></category>
		<category><![CDATA[John Waterbury]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed V]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed VI]]></category>
		<category><![CDATA[monarchie]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=7783840</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment la royauté au Maroc s’est-elle imposée face à une élite souvent divisée et attentiste, animée par l’ambition, l’intérêt personnel, et la corruption.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/07/the-commander-of-the-faithful-diviser-pour-regner-au-maroc/">‘‘The Commander of the Faithful’’ : diviser pour régner au Maroc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’étude des quinze premières années après l’indépendance du Maroc constituera toujours un chapitre passionnant des sciences politiques en révélant les mécanismes par lesquels la royauté s’est imposée face à une élite souvent divisée, attentiste et parfois réticente, animée par l’ambition, l’intérêt personnel, et la corruption.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Dr Mounir Hanablia</strong> *  </p>



<span id="more-7783840"></span>



<p>Au Maghreb nous avons l’habitude d’être scrutés par des Français. Et en général les regards qu’ils portent sur nous ne sont pas neutres. On y perçoit toujours ce mélange d’attirance pour ceux qui sont imprégnés de culture française, et de répulsion pour leur incapacité à traduire dans la réalité de leurs propres pays le modèle politique français laïque et républicain qui leur a été inculqué en vain.</p>



<p>En ce sens, il est plutôt rare à l’époque de la mondialisation et de la diffusion planétaire de la langue anglaise de susciter dans la presse anglo-saxonne un intérêt pour les pays francophones anciennement colonisés par la France, hormis quelques évènements exceptionnels tels le printemps arabe. Mais on peut penser qu’un tel intérêt aura été encore plus exceptionnel dans la décennie qui a suivi les indépendances nationales et les naissances des États&nbsp;post coloniaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Royauté, coups d’Etat et soulèvements</h2>



<p>Ce livre, quoique écrit par un auteur américain maîtrisant&nbsp;aussi le français, fait partie de cette catégorie d’ouvrages qui apportent une manière de voir plus détachée et plus neutre, moins passionnée par les tourments de la colonisation et de l’indépendance, et il embrasse en outre une période particulièrement importante, celle qui depuis l’indépendance en 1956 a conduit aux tentatives de coups d’Etat militaires contre le Roi Hassan II en 1971 et 1972, en passant par les soulèvements de 1958 et 1965. La question qui se posait à l’époque était bien évidemment celle de l’avenir de la monarchie marocaine.</p>



<p>Aujourd’hui, la monarchie a survécu au Printemps Arabe et aux lubies démocratiques américaines, le Maroc jouit d’une stabilité remarquable, d’un essor économique impressionnant, et de la confiance de la communauté internationale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="m3huUBNXz7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/03/la-presence-accrue-disrael-en-afrique-du-nord-aggrave-le-differend-entre-lalgerie-et-le-maroc/">La présence accrue d’Israël en Afrique du Nord aggrave le différend entre l&rsquo;Algérie et le Maroc</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La présence accrue d’Israël en Afrique du Nord aggrave le différend entre l&rsquo;Algérie et le Maroc » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/03/la-presence-accrue-disrael-en-afrique-du-nord-aggrave-le-differend-entre-lalgerie-et-le-maroc/embed/#?secret=NfTHjUN1LP#?secret=m3huUBNXz7" data-secret="m3huUBNXz7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une bonne partie des réalités évoquées dans ce livre sont donc évidemment caduques; la grande époque des leaders de la décolonisation, du tiers-mondisme révolutionnaire et du communisme a pris fin depuis longtemps, celle du nationalisme arabe aussi. Les craintes concernant les classes para éduquées submergeant le régime avec l’aide des syndicats ne se sont pas réalisées,&nbsp;et ces derniers comme partout ailleurs ne pèsent plus lourd.</p>



<p>Seuls subsistent le Roi, émir des croyants, garant et symbole de l’Etat, mais aussi les élites qui ont tiré profit du régime, la grande bourgeoisie citadine, essentiellement Fassi (issue de la ville de Fes), les grands propriétaires des campagnes et les chefs des tribus, qui se sont enrichis et se sont insérés dans le système&nbsp;économique international tout en assurant l’armature de l&rsquo;administration et de l&rsquo;armée, en maintenant leur solidarité clanique par des liens matrimoniaux continuellement renforcés.</p>



<p>Quant à la question berbère, elle a été résolue grâce aux droits culturels très larges qui ont été concédés à la communauté dans le domaine de l’éducation et les nominations dans la police et l’armée qui ont absorbé les anciens combattants et les résistants.</p>



<p>Néanmoins l’étude des quinze premières années après l’indépendance du Maroc constituera toujours un chapitre passionnant des sciences politiques en révélant les mécanismes par lesquels la royauté&nbsp;s’est imposée face à une élite souvent attentiste et parfois réticente, en jouant des rivalités des uns contre les autres et en demeurant l’arbitre suprême de la distribution de la manne de l’Etat et des privilèges. Elle a ainsi suscité l’adhésion par l’ambition, l’intérêt personnel, et la corruption a souvent été un levier puissant lui permettant autant de récompenser que de punir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pérennité du régime, unité du pays</h2>



<p>Contre toute attente le système a fonctionné et perduré; le Roi Mohammed VI tout comme le faisait son père Hassan II vient de faire juger un ministre en lançant une vaste campagne contre la corruption, en fournissant ainsi la preuve évidente.</p>



<p>Le plus surprenant dans les thèses du livre, c’est évidemment le déni de tout mobile patriotique dans le combat contre le colonialisme. Il faut reconnaître qu’en Amérique c’est l’instauration d’une taxe qui a été le facteur déclenchant de la guerre de libération. Mais on n’en serait pas à un paradoxe près : si la puissance coloniale et le parti indépendantiste Istiqlal sont tombés d’accord, c’est bien sur la légitimité du Roi Mohammed V. Il reste que la monarchie a combattu avec succès les prétentions de tous ceux qui, tout en reconnaissant son autorité, ont tenté de  limiter son pouvoir dans les limites d’un cadre constitutionnel parlementaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8B0hBX0GEh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/12/maghreb-le-maroc-chasse-le-doute-la-tunisie-sy-enfonce/">Maghreb : le Maroc chasse le doute, la Tunisie s’y enfonce  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Maghreb : le Maroc chasse le doute, la Tunisie s’y enfonce   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/12/maghreb-le-maroc-chasse-le-doute-la-tunisie-sy-enfonce/embed/#?secret=McU47EmbYc#?secret=8B0hBX0GEh" data-secret="8B0hBX0GEh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce combat n’aurait pas pu être gagné sans les liens familiaux tissés au fil des siècles&nbsp;transcendant les divisions politiques et qui définissent l’individu par rapport au milieu social&nbsp;dont il est issu. Il s’est avéré qu’ils étaient plus puissants que toutes les oppositions au point non seulement d’assurer la pérennité du régime, mais aussi l’unité du pays.</p>



<p>Un autre intérêt de l’ouvrage est aussi de susciter des comparaisons. Avant et après le printemps arabe, la nouvelle élite tunisienne, dans une république qui se veut moderniste, en obéissant aux mêmes mobiles, s’est comportée dans ses relations avec l’Etat d’une manière identique à celle du Royaume Califal du Maroc, en usant des mêmes moyens, pour s’en assurer les prébendes; avec toutefois à l’arrivée des conséquences très différentes. </p>



<p>* <em>Médecin de pratique libre. </em></p>



<p><strong><em>‘‘The Commander of the Faithful’’ de John Waterbury, édité par Weidenfeld &amp; Nicolson, 1970.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/07/the-commander-of-the-faithful-diviser-pour-regner-au-maroc/">‘‘The Commander of the Faithful’’ : diviser pour régner au Maroc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/07/the-commander-of-the-faithful-diviser-pour-regner-au-maroc/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi est-ce démagogique de comparer la Tunisie au Maroc?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/10/pourquoi-est-ce-demagogique-de-comparer-la-tunisie-au-maroc/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/10/pourquoi-est-ce-demagogique-de-comparer-la-tunisie-au-maroc/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Sep 2021 08:18:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Reda Guedira]]></category>
		<category><![CDATA[Aziz Akhannouch]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Mamoghli]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan II]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed VI]]></category>
		<category><![CDATA[PJD]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie - Maroc]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=362296</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie n&#8217;est pas le Maroc et le Maroc n&#8217;est pas la Tunisie. Chaque pays a ses spécificités. Et les comparaisons entre les deux voisins maghrébins, auxquelles certains sont souvent portés dans les deux pays, ne sont pas raison. Et pour cause&#8230; Par Chedly Mamoghli * Depuis la défaite aux législatives du PJD, le parti...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/10/pourquoi-est-ce-demagogique-de-comparer-la-tunisie-au-maroc/">Pourquoi est-ce démagogique de comparer la Tunisie au Maroc?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Mohammed-VI-Kais-Saied.jpeg" alt="" class="wp-image-362297"/><figcaption><em>Mohammed VI &#8211; Kais Saied : aucune comparaison entre les pouvoirs du roi marocain et du président tunisien</em>.  </figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La Tunisie n&rsquo;est pas le Maroc et le Maroc n&rsquo;est pas la Tunisie. Chaque pays a ses spécificités. Et les comparaisons entre les deux voisins maghrébins, auxquelles certains sont souvent portés dans les deux pays, ne sont pas raison. Et pour cause&#8230;</em></strong></p>



<p>Par<strong> Chedly Mamoghli</strong> *</p>



<span id="more-362296"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-158631"/></figure></div>



<p>Depuis la défaite aux législatives du PJD, le parti islamiste marocain, certains essayent de comparer la Tunisie et le Maroc. Certains poussent même le ridicule jusqu&rsquo;à dire qu&rsquo;en Tunisie, on aurait dû attendre les prochaines élections pour battre les islamistes sans se poser une seule seconde la question de savoir si notre pays, aujourd&rsquo;hui au bord du chaos, pouvait tenir jusqu&rsquo;en 2024, dates des prochaines législatives.</p>



<p>Pour revenir à notre sujet, la comparaison entre la Tunisie et le Maroc ne tient pas car elle procède par des raccourcis faciles et fallacieux et conduit à des conclusions démagogiques. D&rsquo;abord, parce que les deux pays sont différents et ensuite parce que les islamistes n&rsquo;ont jamais vraiment gouverné au Maroc contrairement à la Tunisie où ils ont soufflé le chaud et le froid durant toute une décennie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Gouvernance de vitrine et gouvernance réelle</h3>



<p>Les deux pays sont différents à bien des égards, les systèmes politiques y sont différents, les institutions y sont différentes, le fonctionnement est différent, la structure de l’État est différente, le tissu social est différent. La Tunisie n&rsquo;a pas une monarchie puissante. Elle n&rsquo;a pas une monarchie qui domine totalement et complètement l’État profond (justice, services de sécurité et de renseignements, etc.).</p>



<p>Au Maroc, pendant dix ans, les islamistes n&rsquo;ont pas pu dominer d&rsquo;un iota de l’État profond contrairement à la Tunisie où ils ont tout dominé. Première différence de taille et essentielle.</p>



<p>Ensuite, pendant dix ans, les islamistes marocains n&rsquo;ont pas gouverné contrairement à la Tunisie. C&rsquo;est une <em>«gouvernance»</em> de vitrine au Maroc. Le roi domine totalement le pouvoir régalien et sans partage. Quant aux ministères économiques, ce sont des technocrates du palais qui les chapeautaient. Ils étaient dirigés par les hommes du roi à l&rsquo;instar de Moulay Hafidh Elalamy, ministre de l&rsquo;Industrie, du Commerce, de l&rsquo;Investissement et de l&rsquo;Économie numérique, en fonction depuis presque 10 ans. Chez nous, les islamistes gouvernaient réellement, même s&rsquo;ils n&rsquo;avaient pas toujours des hommes issus de leurs rangs à la tête de la plupart des ministères.</p>



<p>Pendant une décennie entière, Rached Ghannouchi était l&rsquo;homme fort de la Tunisie. Que cela plaise ou pas, telle était la réalité jusqu&rsquo;au 25 juillet dernier (que je considère comme une date historique charnière) et l&rsquo;annonce des mesures exceptionnelles par le président de la république Kaïs Saïed. Donc, en Tunisie, les islamistes ont eu le pouvoir, qu&rsquo;ils n&rsquo;ont jamais vraiment eu au royaume chérifien.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le poids du palais sur la scène politique et économique</h3>



<p>D&rsquo;ailleurs, le Rassemblement national des indépendants (RNI), parti vainqueur du scrutin d&rsquo;avant-hier, 8 septembre 2021, est considéré comme proche ou issu du palais. C&rsquo;est une invention d&rsquo;Hassan II et de son fidèle conseiller et ami Ahmed Reda Guedira et ils ont placé à sa tête au moment de sa fondation un homme du Makhzen en la personne d&rsquo;Ahmed Osman qui n&rsquo;est autre que le beau-frère d&rsquo;Hassan II. Aujourd&rsquo;hui, le RNI est dirigé par Aziz Akhannouch, deuxième fortune du royaume après le roi. Quant au second parti du scrutin d&rsquo;avant-hier, le Parti de l&rsquo;authenticité et de la modernité (PAM), il a été fondé par Foued Ali El-Himma, camarade de Mohammed VI au collège royal, ami et conseiller. C&rsquo;est <em>«le Ahmed Reda Ghedira»</em> de Mohammed VI. Il a fondé le PAM puis est revenu rapidement à son poste de conseiller au palais.</p>



<p>Par conséquent, les deux partis arrivés en tête avant-hier sont deux partis de la monarchie. Ils sont suivis par l&rsquo;Istiqlal, parti de l&rsquo;Indépendance dont l&rsquo;une des figures de proue fut l&rsquo;illustre Allal Al-Fassi. Ce parti n&rsquo;est pas un parti du palais, contrairement au RNI et au PAM, et connaîtra même des déboires avec le pouvoir du temps de Mohammed V puis de Hassan II.</p>



<p>Quant au poids de la monarchie dans l&rsquo;économie, il n&rsquo;est ni à démontrer ni à prouver. La holding royale Siger présidée par le financier Mounir Majidi, secrétaire particulier et ami du roi, est le poids lourd par excellence de l&rsquo;économie marocaine. La Siger domine Al Mada (ex-Société nationale d&rsquo;investissement, SNI, qui a absorbé déjà en 2010 le grand groupe diversifié l&rsquo;ONA, jadis premier groupe industriel et financier du pays) et Les Domaines agricoles. À titre d&rsquo;exemple, Attijari wafa bank est une filiale d&rsquo;Al-Mada.</p>



<p>En conclusion, la Tunisie n&rsquo;est pas le Maroc et le Maroc n&rsquo;est pas la Tunisie. Les deux pays sont différents. Les comparer, faire des parallèles ou des raccourcis relève de la démagogie.</p>



<p>* <em>Juriste. </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="A2Tc54rEul"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/06/le-qatar-etat-satellite-des-etats-unis/">Le Qatar, État satellite des Etats-Unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Qatar, État satellite des Etats-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/06/le-qatar-etat-satellite-des-etats-unis/embed/#?secret=rOeA2aqdwp#?secret=A2Tc54rEul" data-secret="A2Tc54rEul" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BuuVW2dGAT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/04/afrique-du-nord-linfluence-americaine-decroit-la-tunisie-doit-en-tirer-des-conclusions/">Afrique du Nord : L&rsquo;influence américaine décroît, la Tunisie doit en tirer des conclusions</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Afrique du Nord : L&rsquo;influence américaine décroît, la Tunisie doit en tirer des conclusions » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/04/afrique-du-nord-linfluence-americaine-decroit-la-tunisie-doit-en-tirer-des-conclusions/embed/#?secret=anvr4GpBhy#?secret=BuuVW2dGAT" data-secret="BuuVW2dGAT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/10/pourquoi-est-ce-demagogique-de-comparer-la-tunisie-au-maroc/">Pourquoi est-ce démagogique de comparer la Tunisie au Maroc?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/10/pourquoi-est-ce-demagogique-de-comparer-la-tunisie-au-maroc/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>8</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Décès de Youssefi, une grande figure politique marocaine et maghrébine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/30/deces-de-youssefi-une-grande-figure-politique-marocaine-et-maghrebine/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/30/deces-de-youssefi-une-grande-figure-politique-marocaine-et-maghrebine/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 May 2020 07:27:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Youssefi]]></category>
		<category><![CDATA[Allal El-Fassi]]></category>
		<category><![CDATA[Driss Basri]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan II]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mehdi Ben Barka]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed El-Basri]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed V]]></category>
		<category><![CDATA[Tanger]]></category>
		<category><![CDATA[USFP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=301362</guid>

					<description><![CDATA[<p>Abderrahmane Youssefi, qui vient de mourir à l’âge de 96 ans – il a été enterré hier, vendredi 29 mai 2020 à Casablanca – était une des principales figures du Panthéon politique marocain, avec le roi Mohammed V, Abdelkrim Khattabi, promoteur de la République du Rif, le président du parti de l’Istiqlal Allal El-Fassi, le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/30/deces-de-youssefi-une-grande-figure-politique-marocaine-et-maghrebine/">Décès de Youssefi, une grande figure politique marocaine et maghrébine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Abderrahmane-Youssefi-Mohammed-VI.jpg" alt="" class="wp-image-301363"/><figcaption><em>Abderrahmane Youssefi</em> <em>inaugurant une avenue portant son nom à Tanger, sa ville natale, sous les applaudissement du roi Mohammed VI.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Abderrahmane Youssefi, qui vient de mourir à l’âge de 96 ans – il a été enterré hier, vendredi 29 mai 2020 à Casablanca – était une des principales figures du Panthéon politique marocain, avec le roi </em></strong><em><strong>Mohammed V, </strong></em><strong><em>Abdelkrim Khattabi, promoteur de la République du Rif, le président du parti de l’Istiqlal Allal El-Fassi, le militant nationaliste et unioniste arabe Mohammed El-Basri, alias El-F’kih, son ami et compagnon de luttes, Mehdi Ben Barka, Abderrahim Bouabid et le syndicaliste Mahjoub Ben Seddik.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-301362"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Résistant de la première heure – il était encore lycéen à Rabat lorsqu’il s’engagea dans l’Istiqlal – pour l’indépendance de son pays de l’occupation française, engagé dans le camp progressiste arabe, africain et tiers-mondiste, il avait conduit le Maroc en douceur vers la démocratie, en assumant en 1998 une alternance à laquelle le conviait le roi Hassan II, un an avant de disparaître.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’option démocratique contre «l’aventurisme révolutionnaire»</h3>



<p>Son <em>«intronisation»</em> marquait la fin des <em>«années de plomb»</em> et tournait une longue page d’affrontements, souvent violents, entre le parti qu’il avait fondé avec Mehdi Ben Barka en 1959, l’Union nationale des forces populaires (UNFP), rebaptisée en 1975 Union socialiste des forces populaires (USFP). Dès cette année, il soutient l’option démocratique contre <em>«l’aventurisme révolutionnaire» </em>qui était la marque de l’UNFP. Rentré au pays quelques années plus tard, il succédera à Abderrahim Bouabid à la tête du parti.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Abderrahmane-Youssefi-Hassen-II.jpg" alt="" class="wp-image-301367" width="500"/><figcaption><em>C&rsquo;est lui que le roi Hassen II choisit pour assurer la sortie des «années de plomb»</em></figcaption></figure></div>



<p>D’une rare perspicacité politique, il avait compris qu’il ne fallait pas rater l’occasion historique qui était ainsi offerte par Hassan II à l’opposition dans des circonstances sur lesquelles pesaient la dégradation de l’état de santé du souverain et la disgrâce de son tout-puissant ministre de l’Intérieur Mohammed Basri, bête noire des partis d’opposition, grand <em>«faiseur»</em> d’élections au profit du Palais. Il n’y avait pas son pareil pour créer en un tour de main un <em>«parti du Makhzen» </em>à l’approche de chaque élection et de le faire gagner contre tous ses adversaires. Prélude à ce virage politique décisif, Youssefi obtenait en 1994 de Hassan II, à l’issue d’une longue négociation, une amnistie générale en faveur des tous les détenus et exilés politiques marocains.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le compagnon Mehdi Ben Barka se souvient</h3>



<p>Après la disparition de Hassan II, Abderrahmane Youssefi, définitivement converti à la social-démocratie, accompagnera son fils Mohammed VI, dans ses premiers pas au pouvoir à la tête d’une monarchie autocratique, qu’il ambitionnait de faire évoluer vers une monarchie constitutionnelle. Il quitte le gouvernement en octobre 2002 sur un bilan mitigé : la bouteille à moitié pleine pour les uns, à moitié vide pour les autres, avant de se retirer de la vie politique en 2003, s’astreignant à un long silence, qu’il ne brisera qu’après la publication de ses mémoires : <em>‘‘Récit du passé’’</em> en 2018. Il y évoque notamment le rapt de son compagnon Mehdi Ben Barka par des barbouzes liés à la police française, à Paris le 29 octobre 1965. Le corps de Ben Barka n’a jamais été retrouvé alors que des incertitudes subsistent depuis 55 ans sur le commanditaire en dernier ressort de l’opération.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Mohammed-VI-au-chevet-de-Abderrahmane-Youssefi.jpg" alt="" class="wp-image-301365" width="500"/><figcaption><em>Mohammed VI au chevet de Abderrahmane Youssefi peu de temps avant sa mort.</em></figcaption></figure></div>



<p>Né à Tanger le 8 mars 1924, Youssefi fut membre du secrétariat général de l’UNFP-USFP, et rédacteur en chef de son organe <em>‘‘Attahrir’’</em> entre 1959 et 1965. Avocat de formation, il fut arrêté à deux reprises par la police marocaine durant les <em>«années de plomb»</em>. Contraint à un long exil en France entre 1965 et 1981, il consacrera son long séjour à suivre les affaires du Maroc, alors en pleine dérive royale, au soutien des luttes palestiniennes et à la création de l’Organisation arabe des droits de l’homme, basée au Caire. Il militait enfin en faveur d’un Grand Maghreb Arabe Uni, dans le sillage de la conférence de Tanger qui avait réuni au 27 au 30 avril 1958, les trois principaux partis engagés dans la lutte anticolonialiste : l’Istiqlal (Maroc), le Front de libération nationale (Algérie) et le Néo-Destour (Tunisie). </p>



<p>L’homme était secret, mais affable dès qu’on l’approchait, d’une très grande culture et fidèle en amitié.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/30/deces-de-youssefi-une-grande-figure-politique-marocaine-et-maghrebine/">Décès de Youssefi, une grande figure politique marocaine et maghrébine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/30/deces-de-youssefi-une-grande-figure-politique-marocaine-et-maghrebine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
