<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Henry IV - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/henry-iv/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/henry-iv/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 17 Mar 2024 07:01:12 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Henry IV - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/henry-iv/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>‘‘Hotspur and the myth of chivalry’’ : d’une fitna anglaise au concept moderne de frontière</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/17/hotspur-and-the-myth-of-chivalry-dune-fitna-anglaise-au-concept-moderne-de-frontiere/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/17/hotspur-and-the-myth-of-chivalry-dune-fitna-anglaise-au-concept-moderne-de-frontiere/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Mar 2024 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosse]]></category>
		<category><![CDATA[fitna]]></category>
		<category><![CDATA[frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Henry IV]]></category>
		<category><![CDATA[Hotspur]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[pays de Galles]]></category>
		<category><![CDATA[Richard III]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=12129602</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans l’esprit des Anglo-saxons et de leurs disciples israéliens, la frontière est le fruit d’un rapport de forces variable </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/17/hotspur-and-the-myth-of-chivalry-dune-fitna-anglaise-au-concept-moderne-de-frontiere/">‘‘Hotspur and the myth of chivalry’’ : d’une fitna anglaise au concept moderne de frontière</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États arabes doivent réaliser que dans l’esprit des Anglo-saxons et de leurs disciples israéliens, la frontière n’est pas un concept intangible issu d’une légitimité juridique mais d’un rapport de forces variable souvent influencé par la conjoncture internationale.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-12129602"></span>



<p>Qui savait que le club londonien Tottenham Hotspurs avait été baptisé d’après le chevalier Henry Percy, surnommé Hotspur par les Ecossais pour sa vaillance et sa bravoure pendant les combats?</p>



<p>L’histoire de ce guerrier du XIVe siècle mort en 1403 à Shrewsbury est d’abord celle de son illustre famille qui s’était vue confier la garde de la marche frontière du nord face aux Ecossais souvent soutenus par les Français.</p>



<p>Mais la famille Percy avait dû faire face à la concurrence d’une autre famille notable, les Neville, de la province&nbsp; nord dite le Northumberland, et s’en était dans un premier temps fort bien accommodée. Mais les choses ont commencé à dégénérer avec l’avènement du Roi Richard II lorsque Jean de Gand, son oncle, encourant&nbsp;sa colère, s’était réfugié chez les Ecossais, après s’être vu refuser le refuge par Henry Percy, duc de Northumberland. Mais les choses n’en étaient pas restées là; à son retour d’Ecosse à la faveur du pardon royal, Jean de Gand, duc de Lancastre, s’était vu interdire l’accès de Newcastle upon Tyne, ce qui était à tout le moins injustifié.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Succession d’attaques et de contre-attaques</h2>



<p>Cependant, l’histoire du Northumberland n’avait été qu’une succession d’attaques et de contre-attaques entre Anglais et Ecossais, et à ce jeu, Hotspur avait fini par être fait prisonnier lors de la bataille d’Otterburn en 1488 parce qu’il avait attaqué le camp ennemi situé au bas de la colline et l’armée adverse dissimulée sur les hauteurs l’avait pris de flanc. La bataille qui marquait son triomphe avait été celle de Homildon Hill quatorze années plus tard et cette fois-là ce sont les archers gallois qui avaient fait la différence et le Comte Archibald Douglas dit <em>«le perdant»</em> avait été fait prisonnier. Mais entretemps en 1399 le Roi Richard II en conflit avec le Parlement avait été déposé, lorsqu’il avait saisi les biens des Lancastre, et le Roi Henry IV de Lancastre, son cousin et ennemi, s’était fait couronner à sa place avec l’assentiment de la noblesse, en particulier les Percy et les Neville. C’est alors que le pays de Galles s’était soulevé avec à sa tête Owen Glendower, celui qu’on avait dépossédé de ses terres, et le chevalier Hotspur était allé combattre les insurgés en mobilisant un contingent armé à ses frais. Ses appels au Roi afin de remplir ses obligations financières dues à un vassal en guerre étaient demeurés vains, et il était rentré chez lui désenchanté et désabusé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Vssnjt7tI1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/">‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/embed/#?secret=uvIsGB85Js#?secret=Vssnjt7tI1" data-secret="Vssnjt7tI1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Après la bataille de Homildon&nbsp;sus citée, les Percy avaient décidé de rançonner les seigneurs écossais faits prisonniers ainsi qu’il était d’usage&nbsp;afin de renflouer leurs finances mises à mal&nbsp;mais le Roi Henry IV le leur avait formellement interdit, entretenant ainsi leur courroux. Toutefois il leur avait accordé l’autorisation de s’approprier les terres écossaises qu’ils pourraient conquérir, mais lorsqu’ils avaient réclamé le remboursement des sommes engagées dans les guerres au Pays de Galles afin de lever de nouvelles troupes, ils avaient essuyé un nouveau refus, voyant ainsi leurs rêves de conquête freinés par la volonté du Roi.</p>



<p>En effet, un noble écossais avait rallié le camp anglais parce que la famille Douglas avait empêché le mariage de sa fille avec le Prince héritier d’Ecosse après en avoir été la maîtresse. Le Comte de Dunbar, puisqu’il s&rsquo;agit de lui, un grand stratège militaire et un fin politique,&nbsp;était devenu un conseiller écouté du Roi Henry IV et il lui déplaisait que ses terres deviennent celles de la famille Percy par droit de conquête sur les territoires écossais. Qui plus est l’ennemi de Dunbar, Archibald Douglas, fait prisonnier à Homildon, s’était rallié aux Percy pour des raisons inconnues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une interminable guerre pour le pouvoir</h2>



<p>Ainsi sur les inimitiés anglaises s’en étaient greffées d’autres, écossaises. Hotspur tirant parti des circonstances, décida tout simplement de détrôner le Roi Henry IV qu’il avait quatre années auparavant aidé à saisir la couronne. Pour ce faire, il mit à contribution les Gallois de Glendower. Ceux-ci attaquèrent le sud-ouest du pays de Galles afin de lui fournir une opportunité de se déplacer jusqu’à Shrewsbury, officiellement pour repousser les envahisseurs, en réalité dans le but de faire prisonnier le prince héritier d’Angleterre, surnommé Hal,&nbsp;le futur Henry V, et obliger son père à abdiquer.</p>



<p>Le manque de chance de Hotspur fut que le Roi ait levé des troupes afin de lui venir en aide;&nbsp;sans doute pris de jalousie ne voulait-il pas&nbsp;lui concéder le monopole de la victoire sur les Gallois. Et quand il atteignit Shrewsbury, son projet de rébellion était éventé et l’armée royale mobilisée accourait pour l’affronter.</p>



<p>Il est ici nécessaire de préciser que dans son déplacement de son fief du nord vers le pays de Galles, Hotspur n’avait amené avec lui qu’une poignée de fidèles. La grande armée du nord était demeurée garder la frontière écossaise, et son père n’était donc pas intervenu. Cela lui permettrait de nier toute implication dans la sédition de son fils jusqu’à ce que la sienne propre soit écrasée huit années plus tard.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K6RMlAERwG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/10/langleterre-dalfred-le-grand-a-charles-iii-lattarde/">L’Angleterre, d’Alfred le Grand à Charles III «l’Attardé»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Angleterre, d’Alfred le Grand à Charles III «l’Attardé» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/10/langleterre-dalfred-le-grand-a-charles-iii-lattarde/embed/#?secret=gdj7IZ2JHY#?secret=K6RMlAERwG" data-secret="K6RMlAERwG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Hotspur donc face à l&rsquo;armée royale réunie à Shrewsbury, plus nombreuse, ne pouvait compter que sur les guerriers gallois. La bataille qui s’ensuivit fit de nombreuses victimes de part et d’autre d’abord par les tirs des archers. Le Roi Henry cédant à l’avis de Dunbar décida de ne pas plonger dans la mêlée et épargna ainsi sa vie. Trois des substituts à qui il fit porter les vêtements et les insignes royaux furent en effet tués par méprise. A la fin de la journée, alors que les opposants épuisés se préparaient à lancer un dernier assaut contre le Roi, Hotspur fut atteint par une flèche dans le visage, peut-être après avoir soulevé le bassinet de son casque pour boire, et sa mort scella le sort de la bataille. Le Prince héritier Hal reçut une flèche dans la joue et seule la dextérité d’un forgeron et la désinfection de la plaie par du miel entre autres en permit l’extraction sans dommages. Naturellement la bataille de Shrewsbury marqua le recul des Percy et l’ascension des Neville. Il n’empêche. L’Angleterre n’en retira pas la paix espérée. Les Neville soutenant la maison d’York se heurtèrent à la maison des Lancastre durant les trente années de guerre, appelées<em> «Guerre des Deux Roses»</em> qui se conclurent par l’avènement d’une nouvelle dynastie, celle des Tudor.</p>



<p>Lors de la décisive bataille de Bosworth, en 1485, les Percy soldèrent définitivement leurs comptes avec les Neville lorsque&nbsp;le Duc de Northumberland changea de camp&nbsp; scellant le destin tragique du Roi Richard III et l’accession au trône d’un autre&nbsp;Henry.</p>



<p>Tout cela n’est pas sans rappeler la lutte pour le pouvoir qui avait éclaté entre les deux familles de la Mecque, les Bani Hachem et les Bani Omeyya après la mort du prophète Mohamed et qu’on avait qualifiée de <em>fitna</em>. Les conflits en Angleterre entre familles rivales se réglèrent souvent définitivement sur les champs de bataille parfois après plusieurs décennies de conflits, ce qui permit de tourner la page, au contraire de la <em>fitna</em> qui s’installa dans la durée et se perpétua jusqu’à l’époque contemporaine avec des conséquences géopolitiques dramatiques du fait de la dimension théologique et même eschatologique conférée à cette guerre de succession par la création des partis sunnite et chiite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des frontières toujours mobiles</h2>



<p>La guerre de Trente ans exclut plus tard définitivement la religion des conflits entre puissances européennes mais il s’agissait déjà alors d’Etats nations constitués comme la France, la Suède, le Danemark, à la différence des territoires musulmans.</p>



<p>Concernant la rébellion de Hotspur, il demeure nécessaire de comprendre les motivations des uns et des autres dans ce conflit. Il est patent que le Roi Henry Lancastre s’était mis à craindre la puissance des Percy dont le pouvoir s’étendait de la frontière nord jusqu’au Pays de Galles à l’Est. La perspective de leur victoire en Ecosse qui n’était pas impossible (ainsi que l’avait démontré l’exemple du Roi Edward Ier) faisait craindre la constitution d’un nouvel État indépendant dans lequel l’Angleterre proprement dite serait limitée à l’est et au sud du pays.</p>



<p>D’autre part, les relations anglo-écossaises durant des siècles s’étaient établies par-delà une frontière mobile qui se déplaçait du nord au sud&nbsp;selon les fortunes de la guerre, les intérêts des seigneurs de part et d’autre, les exactions contre les populations, et l’équilibre des forces du moment.</p>



<p>Cela n’est pas sans rappeler la politique actuelle du gouvernement israélien, héritier de la colonisation britannique, avec les Palestiniens et les États arabes voisins. Il faudrait que ceux-ci réalisent que dans l’esprit des Anglo-saxons et de leurs disciples israéliens la frontière n’est pas un concept intangible issu d’une légitimité juridique mais d’un rapport de forces variable souvent influencé par la conjoncture internationale. Autrement dit, si les Arabes veulent une frontière intangible, il faut qu’ils aient les moyens d’imposer une démilitarisation du territoire situé du côté israélien.&nbsp;Il y a une urgence à le comprendre et à agir en conséquence.&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Hotspur: Sir Henry Percy and the Myth of Chivalry’’, de John Sadler, éd. Pen and Sword Military, 12 mai 2022, 256 pages</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oXXICDYZBK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/the-isles-comment-albion-est-devenue-anglaise/">«The Isles» : Comment Albion est devenue anglaise</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «The Isles» : Comment Albion est devenue anglaise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/the-isles-comment-albion-est-devenue-anglaise/embed/#?secret=G52ZJFAaLF#?secret=oXXICDYZBK" data-secret="oXXICDYZBK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/17/hotspur-and-the-myth-of-chivalry-dune-fitna-anglaise-au-concept-moderne-de-frontiere/">‘‘Hotspur and the myth of chivalry’’ : d’une fitna anglaise au concept moderne de frontière</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/17/hotspur-and-the-myth-of-chivalry-dune-fitna-anglaise-au-concept-moderne-de-frontiere/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘Richard II’’: la chute d’un roi anglais tyrannique et incompétent</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/24/richard-ii-la-chute-dun-roi-anglais-tyrannique-et-incompetent/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/24/richard-ii-la-chute-dun-roi-anglais-tyrannique-et-incompetent/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Sep 2023 07:16:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Henry IV]]></category>
		<category><![CDATA[Richard II]]></category>
		<category><![CDATA[Shakespeare]]></category>
		<category><![CDATA[tyrannie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=9893838</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'Histoire nous enseigne qu'il ne faut jamais s'accoutumer de la tyrannie, dont la fin se paie souvent au prix fort.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/24/richard-ii-la-chute-dun-roi-anglais-tyrannique-et-incompetent/">‘‘Richard II’’: la chute d’un roi anglais tyrannique et incompétent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em> L&rsquo;Histoire en général et le règne de Richard II en particulier nous enseignent que pour survivre, un autocrate a besoin d&rsquo;une assise populaire, du soutien de la fraction aisée de la population dont il faut par conséquent préserver les biens, d&rsquo;un contrôle sur les moyens répressifs de l&rsquo;Etat , et de propagande. Ils nous enseignent aussi qu&rsquo;il ne faut jamais s&rsquo;accoutumer de la tyrannie, dont la fin se paie souvent au prix fort.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-9893838"></span>



<p>Comment un autocrate peut-il perdre son trône? L’histoire de Richard II d’Angleterre constitue un autre exemple (oublié) d’un roi déposé et (probablement) exécuté. Fut-il plus tyrannique que les autres?</p>



<p>Le règne de Richard II débute à l&rsquo;âge de 10 ans, à la mort de son grand-père Edward  III, quelques mois après celle de son  père Edward de Woodstock, prince de Galles.</p>



<p>Quatre années après, en 1381, survient le grand soulèvement de la populace&nbsp;des villes, des paysans et des serfs, dont le chef est un certain Watt Tyler, contre l’instauration d’une taxe. Des membres du gouvernement royal sont pris et assassinés, les riches subissent des exactions. La Reine Joan of Kent mère du Roi au passé matrimonial sulfureux déclenche&nbsp;des quolibets&nbsp;indécents dans foule. Les insurgés veulent la suppression de la <em>poll tax</em>, et un changement social radical, l’abolition des privilèges de la noblesse.&nbsp;Le Roi (à 14 ans) est obligé de se rendre presque seul à leur camp pour parlementer.</p>



<p>Le chef de l’insurrection Watt Tyler fait preuve d’arrogance et d’impolitesse en sa présence, il est alors assassiné par l’un des présents, le Maire de Londres. Comment a t il pu prendre un tel risque? Aussitôt les insurgés se dispersent. Tout compte fait ils n’en voulaient pas au Roi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8wrB2S6S00"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/10/langleterre-dalfred-le-grand-a-charles-iii-lattarde/">L’Angleterre, d’Alfred le Grand à Charles III «l’Attardé»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Angleterre, d’Alfred le Grand à Charles III «l’Attardé» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/10/langleterre-dalfred-le-grand-a-charles-iii-lattarde/embed/#?secret=N1Dp0SQVef#?secret=8wrB2S6S00" data-secret="8wrB2S6S00" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La répression est sans doute sévère mais la clémence royale a souvent l’occasion de se manifester. Le soulèvement n’a pas de conséquences mais le Roi, n’en sort pas grandi, étant apparu terrorisé au milieu de la foule hostile. Comment ne l&rsquo;eût-il pas été?</p>



<p>Deux années plus tard, le Roi épouse la princesse Anne de Bohême mais ils n’ont pas de descendance, et cela finit par mettre en avant&nbsp; la question de la succession, cruciale dans une dynastie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Roi règle ses comptes</h2>



<p>En 1389, un groupe de cinq nobles se prétendant&nbsp; mandatés par le Parlement et se prénommant les Appelants, demandent au Roi la révocation de quelques-uns de ses plus proches conseillers considérés comme inaptes à la direction des affaires du Royaume. Les troupes royales sont battues à Radcot&nbsp;Bridge et le Roi est obligé de se soumettre. Quelques uns&nbsp;de ses conseillers, dont Simon Burley, son ancien précepteur, sont&nbsp;exécutés, et Robert de Vere s’enfuit en France où il meurt à l’issue d’une partie de chasse.</p>



<p>Une dizaine d’années plus tard, le Roi fait arrêter les trois Appelants responsables de l’exécution de Simon Burley. L’un, Gloucester, son propre oncle paternel, est exécuté après avoir été expédié à Calais, tout comme l’autre, Arundel. Le troisième Warwick est emprisonné à vie. Les deux autres, Henry de Lancaster, son propre cousin, et Thomas Mowbray sont graciés, jusqu’à ce que le premier dénonce le second sur une prétendue intention du Roi de les faire occire tous les deux. Le Roi fait arrêter in extremis&nbsp;le duel prévu pour les départager, les fait alors exiler et&nbsp;décide de déposséder son cousin Lancaster de tous ses biens. Richard II voit en lui un candidat à sa succession possédant en outre des moyens matériels considérables qu’il pourrait utiliser contre lui à un moment où il a le plus besoin de ressources financières. En outre, il semble avoir pris la décision d&rsquo;établir comme&nbsp; successeur son autre cousin, Edward duc d’York, il confie la régence du Royaume à son père Edward de Langley durant son absence en Irlande. Celle-ci s’avère une grave erreur, elle permet à Henry de Lancaster de revenir de France, sans opposition, pour réclamer ses biens, et plusieurs seigneurs se rallient à lui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Roi perd la partie </h2>



<p>Richard II se retrouve seul face à l’armée de ses ennemis et après 22 années de règne est obligé de se rendre et d’abdiquer au profit de son cousin, couronné sous le nom de Henry IV Lancaster, sur un argument juridique inexistant, celui du droit d’aînesse; les conseillers du nouveau roi avaient en effet insisté pour que cela n’eût pas l’air d’un coup de force, ouvrant la voie à toutes les aventures, et celui-ci a eu la prudence de confier le sort du roi déchu au Parlement.</p>



<p>Finalement, après un soulèvement manqué de ses partisans, Richard II meurt en prison, probablement de faim. L’autopsie pratiquée plusieurs siècles plus tard n’a pas retrouvé de traces de violence.</p>



<p>Les raisons de ce destin singulier sont multiples. D’abord le soulèvement populaire de Watt Tyler et la répression qui s’en est suivie, dont à 14&nbsp;ans il ne peut être tenu pour responsable, lui ont aliéné la sympathie du peuple. Il avait pourtant bien défendu la cause des marchands anglais en Europe. La crise dynastique secondaire à l’absence d’héritier, que le second mariage du Roi devenu veuf avec une enfant de 7 ans, qui plus est fille du Roi ennemi de France (on est alors en pleine guerre de 100 ans) n’a pas résolue, a incontestablement aiguisé les ambitions de ses cousins qui par le biais du Parlement, autrement dit les Lords, n’ont eu de cesse, sous prétexte de contrôle des dépenses royales, d’écarter ses conseillers, en les faisant exécuter, et de bafouer son autorité. Il a réagi fermement mais trop tardivement.</p>



<p>Par ailleurs dès lors que le Roi avait dépossédé l’un des seigneurs les plus puissants de son royaume, la moindre des précautions eût été de disposer d’une armée fidèle. Or ce ne fut pas un guerrier, il ne prit jamais part aux joutes et aux tournois, et contrairement à son grand-père, ses oncles, et même ses cousins, il ne participa jamais à des batailles. Il prenait simplement la peine de s’entourer d’archers lorsqu’il sentait que la situation l’exigeait.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="g5emte4gXG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/">‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/embed/#?secret=tvbqnKybzg#?secret=g5emte4gXG" data-secret="g5emte4gXG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La conséquence en a été que dépourvu d’expérience militaire et dans l’obligation de mener une bataille et de lever une armée, il&nbsp;s’est retrouvé seul, abandonné par son cousin York auquel il destinait pourtant sa succession, ainsi que par le père de ce dernier,&nbsp;Edmond de Langley. Pourquoi l’ont-ils ainsi trahi, ainsi que tous ceux auxquels il avait prodigué honneurs et richesses? La réponse peut se situer dans son caractère capricieux, mais surtout dans sa décision de déposséder un seigneur illustre, à un point tel que toute la noblesse&nbsp;s’est sentie menacée de perdre ce qui comptait le plus pour elle, ses richesses.</p>



<p>Néanmoins l’avènement de son cousin Henry IV ne mit pas un terme à la lutte pour le pouvoir et celle-ci se poursuivit entre la maison d’York et de Lancaster, on l’a appelée la guerre des deux roses, et elle et ne se conclut&nbsp;que 85 années plus tard, preuve s’il en est que les raisons qui ont conduit à la déposition de Richard II lui ont survécu.</p>



<p>Quoiqu’il en soit, et malgré le personnage dépeint deux siècles plus tard contre toute vérité historique par Shakespeare, sanguinaire, menteur, machiavélique, l&rsquo;Histoire nous enseigne que pour survivre, un autocrate a besoin d&rsquo;une assise populaire, du soutien de la fraction aisée de la population dont il faut par conséquent préserver les biens, d&rsquo;un contrôle sur les moyens répressifs de l&rsquo;Etat , et de propagande. Elle nous enseigne aussi que les causes de son départ ou de sa chute, lui survivent toujours. C&rsquo;est pourquoi il ne faut jamais s&rsquo;accoutumer de la tyrannie, dont la fin se paie souvent au prix fort.</p>



<p><strong><em>‘‘Richard II: A True King&rsquo;s Fall’’, Kathryn Warner, Amberley Publishing, 368 pages, 1er décembre 2019. </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KdyTQTgtKP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/the-isles-comment-albion-est-devenue-anglaise/">«The Isles» : Comment Albion est devenue anglaise</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «The Isles» : Comment Albion est devenue anglaise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/the-isles-comment-albion-est-devenue-anglaise/embed/#?secret=bI5zpaGJen#?secret=KdyTQTgtKP" data-secret="KdyTQTgtKP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/24/richard-ii-la-chute-dun-roi-anglais-tyrannique-et-incompetent/">‘‘Richard II’’: la chute d’un roi anglais tyrannique et incompétent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/24/richard-ii-la-chute-dun-roi-anglais-tyrannique-et-incompetent/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
