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	<title>Archives des hôpitaux publics - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des hôpitaux publics - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’exode des médecins face à un système de santé tunisien défaillant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 06:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un nombre record de jeunes médecins quittent la Tunisie, ce qui met à rude épreuve le système de santé du pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/12/lexode-des-medecins-face-a-un-systeme-de-sante-tunisien-defaillant/">L’exode des médecins face à un système de santé tunisien défaillant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un nombre record de jeunes médecins quittent la Tunisie, attirés par de meilleures conditions de travail et des perspectives d’avenir plus prometteuses, ce qui met à rude épreuve le système de santé du pays.</em></strong> <em>(Photo : Diplômés de la faculté de Médecine de Sfax en 2025). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Iyed Hamadi </strong>*</p>



<span id="more-18754317"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Iyed-Hamadi.jpg" alt="" class="wp-image-18754343" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Iyed-Hamadi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Iyed-Hamadi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Iyed-Hamadi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En mai 2025, une nouvelle vague de grèves et de manifestations menées par les jeunes médecins tunisiens a révélé l’ampleur de la crise qui frappe le système de santé tunisien. Confrontés à la dégradation de leurs conditions de travail, à des affectations arbitraires et à des critères d’évaluation flous, les médecins se sont mobilisés face à l’inaction persistante du ministère de la Santé, dont les réponses officielles, à l’instar de celles du gouvernement dans son ensemble, ont exacerbé les tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les hôpitaux tunisiens perdent du personnel, la plupart des jeunes médecins quittant le pays en nombre record : près de 84 % des diplômés en médecine ont fait le choix de partir pour la seule année 2025. Cet exode prive le pays de ses professionnels les plus précieux, alors même que l’État investit massivement dans la formation des médecins. On estime qu’un seul médecin coûte à l’État environ 150&nbsp;000 dinars tunisiens (environ 50&nbsp;000 dollars) entre sa première année d’études et l’obtention de son diplôme dans le système d&rsquo;enseignement public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les établissements de santé publique peinent à fournir des soins de qualité, l’État ne s’attaque pas aux causes profondes de cette fuite des cerveaux, aggravant ainsi la crise. Sans solutions concrètes, le personnel médical tunisien, pourtant essentiel, continuera de se réduire comme peau de chagrin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Évolution des revendications des médecins</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les médecins tunisiens ont formulé de nombreuses revendications à l’encontre du gouvernement. Le point de bascule pour les médecins du pays a été le décès, en décembre 2020, d’un interne en chirurgie de 27 ans, qui a fait une chute de plusieurs étages après avoir utilisé un ascenseur défectueux. Cet incident a suscité une vive indignation face à la vétusté des infrastructures hospitalières, mettant en danger la vie du personnel médical. Un accord a été trouvé avec le gouvernement dans le mois qui a suivi afin d’améliorer la sécurité et les conditions de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Début 2021, les jeunes médecins ont entamé des grèves sporadiques suite à l’échec des réformes. Ce mouvement s’est poursuivi les années suivantes, alimentant la frustration et préparant le terrain pour la mobilisation massive de 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, les médecins ont commencé à se sentir <em>«exploités»</em>, explique le Dr Asma, une jeune interne en dentisterie interrogée par le Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep). <em>«Les internes et les résidents sont surmenés et exploités, sans aucun répit… le système les écrase»</em>, dit-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les médecins sont confrontés à de multiples défis&nbsp;: pénurie de personnel et de matériel, installations vétustes et surcharge de travail. <em>«J’ai même dû réaliser des extractions dentaires à la lampe torche de mon téléphone à plusieurs reprises»</em>, ajoute le Dr Asma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les conditions de travail, le principal défi pour les jeunes médecins demeure la faiblesse des salaires et les retards de paiement. Les internes perçoivent environ 1&nbsp;400 dinars tunisiens (environ 480 dollars) par mois et encore moins pendant leur année de service civil après l’obtention de leur diplôme – une période de service militaire obligatoire pour les médecins – où ils reçoivent entre 750 et 1&nbsp;200 dinars (environ 250 à 400 dollars). Par ailleurs, les gardes de nuit sont rémunérées en moyenne de 1 à 3 dinars de l’heure, avec des retards de paiement pouvant atteindre un mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Sonia, médecin dans un hôpital public rural, souligne l’importance d’une augmentation drastique des salaires des médecins afin de leur permettre de vivre dignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la Tunisie continue de faire face à des difficultés économiques, la situation des médecins s’est également dégradée. Ils doivent composer avec une inflation galopante, des pénuries persistantes et des salaires stagnants, à l’instar du reste de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après des années de promesses non tenues, la réforme structurelle du secteur de la santé est fortement compromise par la politisation du dossier. Les restrictions budgétaires imposées depuis la pandémie et un modèle de gouvernance centralisé ont empêché les hôpitaux de réaliser des améliorations significatives et durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La planification et l’allocation des ressources étant concentrées au niveau national et l’autonomie institutionnelle limitée, les hôpitaux régionaux voient leur pouvoir de décision restreint, ce qui engendre une stagnation des structures et des inégalités persistantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Promesse d’un nouvel accord</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au printemps 2025, les tensions entre les jeunes médecins et le ministère de la Santé s’intensifient suite au non-respect des engagements pris lors des négociations, entraînant des grèves et des manifestations d’envergure. L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) reprend alors les négociations avec le ministère, sans succès. La frustration grandit, poussant l’OTJM à appeler à une grève nationale et à une marche en mai. De nombreux médecins y participent, notamment des étudiants en médecine, des internes et des résidents. Un étudiant en quatrième année témoigne&nbsp;: <em>«C’était tellement inspirant de voir tout le monde se rassembler malgré leurs horaires de travail épuisants et leurs examens imminents.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de la Santé réagit en menaçant de représailles&nbsp;: réaffectation aléatoire des postes de stage, retenues sur salaire pour les grévistes et annulation des stages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, les responsables du ministère aggravent la situation en menaçant de poursuites judiciaires les représentants de l’OTJM pour organisation des manifestations. Suite à des débrayages successifs de jeunes médecins, le ministère a publié un communiqué exprimant son intention de satisfaire la plupart des revendications des manifestants, en détaillant les mesures proposées telles que des augmentations de salaire et l’amélioration des conditions de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, en novembre, les tensions se sont ravivées face aux retards du ministère dans la mise en œuvre des réformes promises, entraînant une nouvelle grève nationale. Après une réunion tenue plus tard dans le mois, l’OTJM a suspendu les manifestations suite à une rencontre de conciliation avec le ministère de la Santé et à l’obtention d’assurances concrètes quant à la mise en œuvre des résolutions.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kQQedrHIq5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/">L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/embed/#?secret=1est106yEB#?secret=kQQedrHIq5" data-secret="kQQedrHIq5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’exode des médecins</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De jeunes médecins ont expliqué à Timep que leur décision de quitter la Tunisie était rationnelle, motivée par la crainte d’une stagnation de carrière et de perspectives économiques limitées. Le Dr Amine, interne en psychiatrie en France, a déclaré&nbsp;: <em>«Dès mon premier jour à l’université, je savais, sans l’ombre d’un doute, que je partirais avant la fin de ma cinquième année d’études.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les facteurs économiques sont au cœur de cet exode, l’évolution professionnelle est tout aussi importante. Le Dr Nada, chirurgienne orthopédiste exerçant actuellement en France, est partie à la recherche de <em>«plus de ressources, d’une formation continue et de réelles perspectives d’évolution»</em>. Elle a souligné la difficulté d’acquérir une expérience chirurgicale suffisante pendant son internat et a fait valoir que, pour retenir les médecins, il est nécessaire d’améliorer <em>«les infrastructures et les équipements, de proposer une rémunération plus juste, à la hauteur des responsabilités de la profession, et de mettre en place une culture qui respecte les médecins et protège leur santé mentale».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres spécialisations, comme la radiologie, font également face à des perspectives limitées dans le pays et restent sous-développées, comme l’a souligné le Dr Khaled, interne en radiologie de première année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les étudiants qui n’ont pas encore débuté leur internat constatent des problèmes structurels dès leurs stages. Amine, étudiant en cinquième année, a cité la corruption, les pénuries de matériel et le manque de lits, tandis que Rihem, également en cinquième année, s’est inquiété des <em>«injustices subies par les médecins de la part des patients, de leurs familles et du système lui-même»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Vu la manière dont le gouvernement agit, entre menaces et discours sur notre remplacement par des médecins étrangers, rien ne semble pouvoir enrayer cet exode»</em>, a déclaré le Dr Amine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’incapacité et le refus de l’État de réformer le système ont fait de la migration un moyen de survie pour les jeunes professionnels. Bien que la Tunisie investisse considérablement dans la formation de ses médecins, leur départ allège la pression salariale sur un système en crise, constituant ainsi un mécanisme discret de réduction des coûts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un système de santé au bord de la rupture</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’émigration des médecins et autres professionnels de santé a gravement affecté la capacité du système de santé à fournir des soins de qualité. Alors que la Tunisie perd une part croissante de ses médecins, le système de santé public est le plus durement touché. Nombre de médecins restants se tournent vers le secteur privé, aggravant la pénurie de personnel dans les hôpitaux publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les difficultés économiques que traverse le pays réduisent considérablement l’accès aux services médicaux privés, faisant du système de santé public la seule option pour beaucoup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Sonia a décrit une forte dégradation des conditions dans les hôpitaux publics, soulignant que <em>«des articles de base autrefois considérés comme allant de soi, tels que les gants, les sondes et le désinfectant, sont manquants ou de mauvaise qualité»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fort taux de rotation du personnel infirmier et technique – dont beaucoup partent après deux ou trois ans – signifie que les hôpitaux sont <em>«constamment dotés de personnel inexpérimenté»</em>. Ce problème ne se limite pas aux médecins, mais concerne tous les professionnels de santé en quête de meilleures perspectives. Ce taux de rotation élevé affecte par conséquent la qualité des soins prodigués, puisque le personnel est constamment formé pour ensuite partir dès qu’il a acquis les compétences nécessaires pour être employable à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Sonia a relaté un exemple poignant survenu dans son hôpital : une patiente atteinte d’un cancer de l’endomètre avait besoin d’une IRM, mais a dû attendre six mois pour en obtenir une, faute de quoi elle devait se tourner vers une option hors de prix dans le secteur privé. Son cas aurait pu être facilement guéri par une simple intervention chirurgicale. Au lieu de cela, la maladie est devenue inopérable en raison de métastases importantes. Selon le Dr Sonia, <em>«cette situation aurait pu être facilement évitée si l’IRM avait été réalisée à temps»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Mouna, interne en pédiatrie, évoque les conditions de travail dangereuses, expliquant que des agressions de la part de proches de patients sont possibles et qu’<em>«on peut être exposé à la violence sans aucune protection»</em>. Elle constate que les réformes promises tardent toujours à se mettre en œuvre, surtout après l’accord de juin 2025. <em>«On nous avait dit que les changements commenceraient fin octobre, mais pour l’instant, rien n’a changé»,</em> déplore-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des réformes indispensables pour fidéliser les médecins</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire face à cette crise, une approche globale est nécessaire. Il faut commencer par améliorer la sécurité et les infrastructures des hôpitaux publics afin de garantir un environnement de travail sain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, il est nécessaire de rétablir la confiance dans le système grâce à des formations transparentes et des critères d’évaluation objectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient également d’améliorer la rémunération des médecins afin de valoriser davantage leur travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année de service civique obligatoire doit être repensée pour devenir une véritable opportunité professionnelle et non une contrainte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre de ces réformes pourrait inciter les médecins tunisiens expatriés à revenir, notamment si le gouvernement met en place un dispositif de réintégration efficace.<br>En définitive, le système de santé doit placer les patients et les médecins au cœur de ses préoccupations. Des histoires comme celle de Sonia devraient orienter les décisions politiques concernant les chaînes d’approvisionnement, le personnel, la rémunération, la gouvernance, la sécurité et bien d’autres aspects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes médecins constituent l’épine dorsale du système de santé tunisien et ont fait part à maintes reprises de leurs besoins et de leurs préoccupations aux autorités. La solution est simple&nbsp;: il faut les écouter.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">* Chercheur associé au Timep, où il travaille sur les migrations et les déplacements de population en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://timep.org/2026/04/24/healthcare-crisis-in-tunisia-the-doctor-exodus-in-a-failing-system/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Tahrir Institute for Middle East Policy.</a></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fxZOgP9Bwy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/09/retour-sur-le-fleau-de-lemigration-des-medecins-tunisiens/">Retour sur le fléau de l&rsquo;émigration des médecins tunisiens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Retour sur le fléau de l&rsquo;émigration des médecins tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/09/retour-sur-le-fleau-de-lemigration-des-medecins-tunisiens/embed/#?secret=m1NZFEGl9R#?secret=fxZOgP9Bwy" data-secret="fxZOgP9Bwy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Etat doit protéger les médecins dans les hôpitaux publics ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/19/letat-doit-proteger-les-medecins-dans-hopitaux-publics/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 08:31:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes médecins]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que nos médecins partent à l'étranger, allons-nous bientôt recourir à des médecins étrangers dans nos hôpitaux publics?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les agressions&nbsp;contre&nbsp;les jeunes médecins&nbsp;sont&nbsp;en passe&nbsp;de devenir&nbsp;quotidiennes dans nos hôpitaux.&nbsp;Ces scènes, qui se répètent, ne représentent pas des cas isolés, elles constituent désormais un fléau social, qui doit nous interpeller, d’autant que ce sont&nbsp;souvent&nbsp;les jeunes médecins résidents&nbsp;qui en font les frais. De quoi les dégoûter de leur métier et de leur pays, et les inciter à émigrer.</em></strong> <em>(Ph. Alors que nos médecins partent à l&rsquo;étranger, allons-nous bientôt recourir à des médecins étrangers dans nos hôpitaux publics?)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-17286570"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Samedi dernier, un jeune médecin résident en orthopédie et&nbsp;traumatologie a été violemment agressé **&nbsp;dans&nbsp;un hôpital public à Sfax dans&nbsp;le cadre de son travail par un patient exigeant d’être soigné en priorité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce grave forfait doit&nbsp;être&nbsp;condamné&nbsp;sans réserve. J’exprime mon entière solidarité avec la victime et avec les médecins et autres personnels&nbsp;de la santé dans nos hôpitaux publics dans des conditions souvent difficiles. J’appelle&nbsp;aussi les autorités publiques&nbsp;compétentes à se pencher sérieusement sur&nbsp;la situation des médecins dans les hôpitaux publics.&nbsp;Car il y a feu en&nbsp;la demeure&nbsp;et elles&nbsp;doivent prendre les&nbsp;devants et sévir contre les auteurs d’actes d’agression et de vandalisme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les agressions&nbsp;contre&nbsp;les jeunes médecins&nbsp;sont&nbsp;en passe&nbsp;de devenir&nbsp;quotidiennes dans nos hôpitaux. Il y a quelques semaines, un groupe d&rsquo;individus&nbsp;déchainé avait attaqué un&nbsp;hôpital public&nbsp;à Kairouan, fracassant&nbsp;tout&nbsp;sur leur&nbsp;passage, terrorisant patients&nbsp;et&nbsp;personnels et occasionnant des pertes en matériel médical, évaluées à des centaines de milliers de dinars.&nbsp;Ces scènes, qui se répètent de manière régulière, ne représentent pas des cas isolés, elles constituent désormais un fléau social, qui doit nous interpeller. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont&nbsp;souvent&nbsp;les jeunes médecins résidents&nbsp;qui font les frais de ces agressions, alors&nbsp;qu’ils&nbsp;n’ont aucune responsabilité&nbsp;dans les conditions qui ont&nbsp;rendu ces agressions possibles. Ils en sont très affectés sur le plan&nbsp;psychique. Certains en viennent&nbsp;même à honnir&nbsp;le jour ils ont&nbsp;opté pour des études en médecine et consenti un&nbsp;investissement lourd&nbsp;en travail, efforts et en&nbsp;sacrifices.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="700" height="700" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Medecin-victime-agression-Hopital-Sfax.jpg" alt="" class="wp-image-17286747" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Medecin-victime-agression-Hopital-Sfax.jpg 700w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Medecin-victime-agression-Hopital-Sfax-300x300.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Medecin-victime-agression-Hopital-Sfax-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Medecin-victime-agression-Hopital-Sfax-120x120.jpg 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Medecin-victime-agression-Hopital-Sfax-360x360.jpg 360w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Medecin-victime-agression-Hopital-Sfax-580x580.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le médecin victime de l’agression à Sfax.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Des conditions extrêmement&nbsp;difficiles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces&nbsp;médecins exercent&nbsp;leur profession dans des conditions extrêmement&nbsp;difficiles, voire très dures. Les hôpitaux manquent&nbsp;cruellement&nbsp;de ressources humaines, de&nbsp;moyens&nbsp;techniques et&nbsp;d’équipements médicaux. Ces quinze&nbsp;dernières années, la situation&nbsp;a beaucoup empiré dans&nbsp;les hôpitaux publics, suite à la démission des autorités administratives et à la montée des syndicats qui imposent désormais leur loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, de nouvelles pratiques ont vu le jour&nbsp;dans&nbsp;les&nbsp;hôpitaux. L’autorité&nbsp;des médecins chefs de services s’est effritée. Le personnel&nbsp;paramédical&nbsp;fort de son nombre&nbsp;et de son ancienneté&nbsp;a occupé le terrain&nbsp;et fait&nbsp;désormais la loi&nbsp;dans&nbsp;les hôpitaux. Ils sont devenus quasiment intouchables. Cette situation a généré beaucoup d’abus et de dépassements. Aussi ne se passe-t-il&nbsp;pas une semaine sans que l’on entende&nbsp;parler des brimades et des misères que&nbsp;ces jeunes médecins subissent&nbsp;dans le cadre de leur travail. Maillon faible de la chaîne, ils&nbsp;sont entre le marteau&nbsp;et l’enclume, pris en tenailles entre l’autorité du chef de service dont ils dépendent&nbsp;pour la validation&nbsp;de leur cursus de stage et&nbsp;celle, non moins réelle, des agents paramédicaux qui font la pluie et le beau temps. Ces derniers&nbsp;travaillent&nbsp;à&nbsp;leur guise et sont&nbsp;souvent réticents à satisfaire les demandes&nbsp;des jeunes médecins qu’ils sont censés servir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de ces jeunes médecins&nbsp;souffrent de ce calvaire&nbsp;durant&nbsp;la période de résidanat qui, pour certaines spécialités&nbsp;médicales&nbsp;et chirurgicales, dure&nbsp;entre&nbsp;quatre&nbsp;et cinq ans répartis en&nbsp;dix semestres dans&nbsp;les hôpitaux de la République. Exploités et baladés, la suite de leur carrière dépend du bon vouloir de leur patron,&nbsp;voire parfois de l’humeur générale régnant dans l’établissement où ils opèrent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de jeunes médecins&nbsp;se plaignent&nbsp;du manque d’encadrement&nbsp;dans&nbsp;certains services. D’autres ont&nbsp;peur de voir leur patron refuser&nbsp;de valider&nbsp;leur&nbsp;stage&nbsp;de formation, ce qui revient à les priver&nbsp;de candidature&nbsp;à l’examen national&nbsp;de spécialité en médecine. L’Organisation&nbsp;tunisienne des jeunes médecins&nbsp;(OTJM) a d’ailleurs souvent soulevé ces problèmes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quoi vous dégoûter de la médecine </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes médecins&nbsp;parlent aussi souvent du stress qu’ils endurent dans les hôpitaux publics et qui n’est pas contrebalancé par un salaire décent, de bonnes conditions de travail ou un statut social, et ce au terme d’un cursus médical&nbsp;de onze ans, six ans d’études de médecine souvent très&nbsp;pénibles après un baccalauréat scientifique mention très bien et cinq ans de résidanat dans&nbsp;les hôpitaux dans des conditions pitoyables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;ces conditions, il ne faut pas faire&nbsp;la politique&nbsp;de l’autruche et&nbsp;jouer aux vierges effarouchées, en voyant ces jeunes médecins faire leurs valises et quitter&nbsp;le pays à la recherche de meilleures perspectives de carrière à l&rsquo;étranger. Pour beaucoup d’entre eux, il s’agit souvent d’un&nbsp;aller sans retour. Ce qui constitue une&nbsp;perte&nbsp;pour eux, pour&nbsp;leurs parents et pour&nbsp;leur pays, qui a beaucoup investi dans leur formation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’honnêteté&nbsp;exige de compatir&nbsp;avec ces&nbsp;jeunes médecins ainsi contraints à l’exil, de se pencher sur leur&nbsp;situation et de remédier aux problèmes auxquels ils sont confrontés dans l’exercice de leur métier, au risque de voir&nbsp;bientôt les&nbsp;bacheliers brillants se détourner&nbsp;des études de médecine et&nbsp;laisser cette filière dévalorisée aux&nbsp;médiocres. Ce qui ne manquera pas de rejaillir&nbsp;négativement sur l’image&nbsp;de notre médecine&nbsp;et de nos médecins&nbsp;qui, jusqu&rsquo;ici, sont généralement appréciés dans les pays étrangers où la plupart réussissent&nbsp;très bien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">** <em>Cela s&rsquo;est passé à l&rsquo;hôpital universitaire Habib Bourguiba à Sfax: un patient blessé à la main a agressé un médecin résident en lui assénant un coup sur la tête, lui faisant perdre conscience. Le jeune praticien a dû passer une nuit à l&rsquo;hôpital, alors que l</em>&lsquo;<em>agresseur</em> <em>a été laissé en liberté par la police, au prétexte qu&rsquo;il était blessé lui-même.  </em>    </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dfGFbnldgd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/">L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/embed/#?secret=RyzUDvUQE7#?secret=dfGFbnldgd" data-secret="dfGFbnldgd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/19/letat-doit-proteger-les-medecins-dans-hopitaux-publics/">L’Etat doit protéger les médecins dans les hôpitaux publics ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Ce que le corps guérit, Big Pharma ne veut pas l’entendre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jul 2025 06:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[big pharma]]></category>
		<category><![CDATA[cellules souches]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Hichem Ben Azouz]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[médecine]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir médical]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est temps de sortir de la servitude médicale, d’ouvrir les portes, de soigner autrement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/">Ce que le corps guérit, Big Pharma ne veut pas l’entendre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Régénérer. Un mot simple. Presque biologique. Mais dans le monde du pouvoir médical, c’est un blasphème. Régénérer, c’est dire : le corps peut se réparer. C’est contester le monopole de la molécule. C’est refuser l’abonnement à vie à une industrie de la chronicité. Et cela, ils (les boss de la Big Pharma) ne le supportent pas.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Hichem Ben Azouz</strong> *</p>



<span id="more-17017240"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="765" height="888" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg" alt="" class="wp-image-17017264" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg 765w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-258x300.jpg 258w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-580x673.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 765px) 100vw, 765px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Récemment en Chine, une femme diabétique a reçu une greffe de cellules souches dérivées de son propre tissu adipeux. En 75 jours, elle n’avait plus besoin d’insuline. Trois ans plus tard, elle allait toujours bien. Pas de brevet. Pas de laboratoire américain. Pas de financement Gilead ou Roche. Un protocole local, une innovation contextuelle, une médecine du vivant. Et immédiatement : silence. Pas d’éditoriaux enthousiastes dans <em>The Lancet</em>. Pas de subventions internationales pour explorer. Pas d’ONG se ruant pour implémenter. Seulement un malaise. Parce que cette expérience ne rentre pas dans leur logique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Attaque contre le cœur du système</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique devrait être en première ligne de ces alternatives. Nous avons les malades. Nous avons les terrains. Nous avons les raisons d’en finir avec la dépendance. Et pourtant, nous sommes absents. Ou plutôt : rendus absents. Parce que soutenir la régénération, c’est attaquer le cœur du système : leur modèle de soin, basé sur la répétition; leur modèle économique, basé sur la consommation; leur modèle politique, basé sur le contrôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Régénérer, c’est leur dire<em> «Nous n’avons plus besoin de vous.»</em> Mais ils veulent tuer cet avenir. Ils vont l’étouffer sous des procédures. Ils vont l’enterrer sous des <em>«protocoles non validés»</em>. Ils vont le ridiculiser comme<em> «science marginale»</em>. Et nous, dans nos ministères, nos commissions éthiques, nos comités de pilotage, allons les aider. Nous allons refuser. Nous allons bloquer. Nous allons exiger des preuves&#8230; jusqu’à ce que l’innovation meure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour au corps qui sait</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce que nous oublions, c’est que le corps se souvient. Il se souvient de la plante. Il se souvient du toucher. Il se souvient de la voix, du souffle, du rituel, du lien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La médecine que nous avons laissé mourir était une médecine de la mémoire. Et ce que propose la régénération, c’est cela : un retour au corps qui sait; un saut vers un soin qui libère; un refus d’être éternellement malade pour enrichir les mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas ici de naïveté. Il s’agit de souveraineté. De la possibilité d’une médecine qui ne nous soumet plus. De la possibilité d’un soin qui ne prolonge pas la domination. De la possibilité d’un avenir non capturé par la peur du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ne veulent pas que nous guérissions. À nous de vouloir plus&nbsp;: reconquérir la santé, un dernier mot avant la rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons parcouru le labyrinthe de l’aide qui étouffe, des ONG qui s’imposent, de Big Pharma qui exploite, des dirigeants qui profitent, des médecins qui se taisent… Mais il faut maintenant regarder devant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un acte de reconquête</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article n’est pas un testament de colère. C’est un acte de reconquête. La santé ne peut plus être un marché. La médecine ne peut plus être un outil de soumission. Le soin ne peut plus être distribué selon les intérêts des puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps de reprendre ce qui nous appartient. Pas dans l’abstraction d’un idéal. Mais dans la matérialité d’un choix politique, quotidien, ancré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A nous de reprendre la formation, la recherche, le récit, les pratiques, les programmes, les nôtres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons besoin d’écoles de santé souveraines. Qui forment des soignants critiques, enracinés, créatifs. Nous avons besoin de recherche libre. Pas financée par ceux qui veulent des réponses convenues. Nous avons besoin de récits puissants. Pour dire les humiliations, les résistances, les alternatives. Nous avons besoin de pratiques nouvelles. Qui n’imitent pas les modèles d’ailleurs, mais qui écoutent ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela demandera du courage. Il faudra affronter les bailleurs, refuser les protocoles, inventer sans validation, parier sur le local, résister à l’appel de la carrière docile. Il n’y a pas d’autre voie. Ce chapitre est une passerelle entre la dénonciation et la création, entre la colère et la refondation, entre le constat et l’action. Le soin peut redevenir un acte de liberté, à condition d’oser sortir du système, penser autrement et désobéir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que je ne veux plus cautionner</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article a voulu allumer le feu; il t’appartient désormais d’y souffler. Je n’écris pas ces mots pour gagner des alliés. Je les écris parce que je n’en peux plus de me taire. Je suis médecin, africain, et je connais les couloirs glacés des hôpitaux publics, les réunions pleines de PowerPoint, les missions financées, les rapports de 80 pages, les objectifs à 95-95-95 du VIH, les acronymes qui masquent les corps. Je connais aussi la fatigue du terrain et la honte du compromis. Et je ne veux plus cautionner, valider des programmes dont je sais qu’ils ne servent pas ceux qu’ils prétendent sauver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne veux plus distribuer des médicaments quand je sais qu’une alternative existe ailleurs, mais qu’elle dérange trop pour être introduite. Je ne veux plus signer des documents qui félicitent, qui maquillent, qui transforment des désastres en succès administratifs. Je ne veux plus saluer des ONG qui vivent du malheur qu’elles dénoncent, faire semblant que la santé est neutre, être le relais d’un empire, pas même en blouse blanche. Je veux une médecine debout, qui guérit, qui écoute, qui refuse, qui ose dire non aux bailleurs, qui libère, et pas qui domestique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’ai pas écrit cet article contre mes collègues. Je l’ai écrit avec eux. Pour ceux qui se taisent, qui n’en peuvent plus, qui veulent autre chose. Je l’ai écrit pour les malades qui n’ont plus de mots, pour mon fils, pour les élèves, pour les générations à venir. Je l’ai écrit pour que le soin redevienne un lieu de vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que je ne veux plus cautionner, je l’écris. Et ce que j’écris, je m’engage à le vivre. Il est temps de sortir de la servitude médicale, d’ouvrir les portes, de soigner autrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin, chercheur et écrivain à Johannesburg</em>, <em>Afrique du Sud.</em></p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; L’inflation de médecins n’est pas une solution</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/tunisie-linflation-de-medecins-nest-pas-une-solution/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 06:39:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[expatriation]]></category>
		<category><![CDATA[facultés de médecine]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[Mondher Belaïd]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Ferjani]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La décision d’augmenter de 30% le nombre de places ouvertes aux bacheliers souhaitant faire des études de médecine en Tunisie mérite une sérieuse attention.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/tunisie-linflation-de-medecins-nest-pas-une-solution/">Tunisie | L’inflation de médecins n’est pas une solution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La déclaration&nbsp;récemment faite avant-hier, lundi 7 juillet 2025, par le ministre de l&rsquo;Enseignement supérieur&nbsp;et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd</em></strong>,<strong><em>&nbsp;concernant la décision&nbsp;des autorités compétentes d’augmenter de 30%, à partir&nbsp;de la rentrée universitaire 2025/2026, le nombre&nbsp;de places ouvertes&nbsp;aux&nbsp;bacheliers qui souhaitent&nbsp;faire des études de médecine en Tunisie mérite&nbsp;une&nbsp;sérieuse attention.</em></strong> <em>(Ph. Hôpital de Médenine).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-16991821"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette décision serait judicieuse et pertinente si notre pays manquait&nbsp;de médecins&nbsp;et si notre économie nationale était capable de répondre dignement aux attentes&nbsp;légitimes des centaines de médecins qui&nbsp;sont&nbsp;mis chaque année sur le marché du travail. Or la réponse&nbsp;est tout simplement non. Le pays risque&nbsp;même&nbsp;de connaître une inflation de médecins… au chômage. Personne, bien&nbsp;entendu, ne désire que ce triste sort&nbsp;soit réservé aux médecins ni aux diplômés des autres&nbsp;secteurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation actuelle est d’autant plus pénible que les jeunes médecins qui protestent aujourd’hui pour exiger l’amélioration de leurs conditions de travail et de rémunération comptent parmi les élèves qui ont brillamment&nbsp;réussi au baccalauréat, qui ont longuement&nbsp;et durement&nbsp;investi dans leurs études&nbsp;et qui ont consacré, chacun, une douzaine d’années&nbsp;de leur jeunesse (soit de 20 à 32 ans)&nbsp;aux&nbsp;études et au travail dans les hôpitaux publics dans des conditions extrêmement pénibles.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pays ne manque pas de médecins</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne manque pas aujourd’hui de médecins. Elle&nbsp;n’en manquera pas dans l’avenir. Les quatre facultés de médecine&nbsp;du pays forment, depuis&nbsp;cinq décennies, des centaines de médecins chaque année. Nous n’avons pas besoin non plus d’en construire d’autres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait&nbsp;que des établissements hospitaliers, à Tunis&nbsp;et dans&nbsp;des villes et villages&nbsp;de l’intérieur, manquent&nbsp;de personnel&nbsp;médical&nbsp;doit être&nbsp;imputé aux stratégies&nbsp;suivies dans&nbsp;l’affectation et la répartition&nbsp;de nos jeunes&nbsp;médecins et&nbsp;aux raisons&nbsp;qui les incitent à&nbsp;fuir nos hôpitaux voire même pour beaucoup, le pays lui-même.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous savons que des centaines&nbsp;de médecins&nbsp;attendent aujourd’hui&nbsp;impatiemment d’être recrutés et ne demandent&nbsp;qu’à travailler dans des conditions dignes&nbsp;avec des salaires gratifiants. Malheureusement, la situation économique&nbsp;et financière du pays&nbsp;ne le permet pas. Le ministre&nbsp;de la Santé se débat&nbsp;très sérieusement pour améliorer&nbsp;la situation. Depuis son arrivée à la tête&nbsp;du Département, les choses commencent&nbsp;à bouger. Fort de sa longue expérience de professeur de médecine et de celles de ses collaborateurs, Mustapha Ferjani est présent sur tous les terrains. Cela est à mettre à son actif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois,&nbsp;l’examen de la question de l’augmentation des capacités&nbsp;d’accueil des facultés de&nbsp;médecine&nbsp;reste épineuse et nécessite&nbsp;un débat national digne de ce nom dans le cadre d&rsquo;une vision globale&nbsp;de l&rsquo;avenir de la santé en Tunisie&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombreux parmi les jeunes médecins choisissent de&nbsp;quitter&nbsp;le pays à la recherche&nbsp;de perspectives meilleures, en particulier en France et en Allemagne.&nbsp;Beaucoup le font&nbsp;dans&nbsp;la précipitation. Nombreux&nbsp;ne savent pas&nbsp;qu’il s’agit souvent d’une décision&nbsp;lourde&nbsp;et grave&nbsp;qui va engager&nbsp;leur&nbsp;avenir. Souvent, il s’agit d’un ticket aller sans retour. Ils ne savent pas non plus qu’ils doivent batailler&nbsp;dur pour s’imposer compte tenu&nbsp;de l’environnement nouveau&nbsp;où ils vont travailler et vivre&#8230; Ils seront généralement exploités&nbsp;et beaucoup&nbsp;rémunérés que&nbsp;leurs confrères&nbsp;originaires de ces pays. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LYpFBAT2yF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/">L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/embed/#?secret=8ysGj1aTWs#?secret=LYpFBAT2yF" data-secret="LYpFBAT2yF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La tentation de l’expatriation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les raisons qui incitent les&nbsp;médecins, jeunes et moins jeunes, à s’expatrier figurent&nbsp;les&nbsp;modestes salaires servis en Tunisie, les&nbsp;misérables conditions de travail dans lesquelles ils exercent leur métier, la dégradation&nbsp; de leur statut social,&nbsp;l’insécurité, les risques&nbsp;auxquels ils s’exposent&nbsp;dans les hôpitaux&nbsp; en relation&nbsp;avec un environnement peu propice à l’exercice de la médecine, la faiblesse de l’encadrement, la &nbsp;modicité des moyens mis à disposition, la vétusté du matériel, les relations difficiles avec des patients souvent issus de classes défavorisées&nbsp;qui&nbsp;déversent&nbsp;toutes leurs frustrations&nbsp;sur les jeunes médecins, et, <em>last but not least</em>, l’environnement&nbsp;souvent&nbsp;tendu&nbsp;dans lequel ils exercent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">N’oublions jamais que les médecins pratiquent une profession&nbsp;très honorable où ils font face&nbsp;à la précarité humaine ce qui a un fort impact&nbsp;sur leur psychisme&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En somme, les jeunes médecins travaillent souvent dans des conditions&nbsp;indignes&nbsp;de jeunes personnes qui ont consacré une dizaine d’années de leur vie à des études&nbsp;souvent difficiles et exigeantes et au travail dans des hôpitaux publics manquant de tout et où ils se sont dépensés sans compter. Il est crucial de les écouter&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Augmenter de 30% le nombre des bacheliers autorisés à faire des études de médecine c’est tout simplement se risquer&nbsp;de&nbsp;charger démesurément&nbsp;nos facultés de médecine, d’affaiblir les&nbsp;capacités d’encadrement&nbsp;des apprentis médecins souvent laissés à eux-mêmes, de porter un coup dur&nbsp;à la qualité de&nbsp;la formation médicale, de dévaloriser&nbsp;la réputation&nbsp;de nos médecins en Tunisie et à l’étranger. Bref,&nbsp;c’est&nbsp;courir le risque&nbsp;de&nbsp;former&nbsp;des médecins au rabais&#8230; et de les voir gonfler les rangs des diplômés chômeurs. À moins qu’on&nbsp;ait d’ores&nbsp;et déjà prévu des solutions pratiques et fiables pour désamorcer ces bombes à retardement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On n’aimerait pas voir&nbsp;des centaines&nbsp;de jeunes médecins,&nbsp;au terme de douze ans d’études et de résidanat&nbsp;dans les hôpitaux, attendre des années pour trouver&nbsp;du travail dans le secteur public ou pour pouvoir s’installer&nbsp;dans le privé, entreprise qui&nbsp;nécessite&nbsp;des fonds&nbsp;conséquents&nbsp;et&nbsp;dont la réussite n’est souvent&nbsp;pas assurée compte tenu&nbsp;de la concurrence&nbsp;effrénée dans le domaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui&nbsp;croient&nbsp;que les jeunes futurs médecins pourront toujours trouver&nbsp;des postes dans les déserts médicaux à l’étranger&nbsp;ont une vision courte des choses.&nbsp;La France a déjà commencé à&nbsp;mettre la barre très haut pour l&rsquo;accès de médecins étrangers à ses établissements hospitaliers. Les restrictions&nbsp;à l’entrée iront crescendo dans les prochaines années. Le marché allemand&nbsp;ne tardera pas à réagir de la même façon dans les prochaines années. Celui du Golfe&nbsp;également. Il viendra un jour où ces pays fermeront leurs portes aux médecins étrangers ou mettront des conditions draconiennes pour les&nbsp;prendre&nbsp;dans leurs hôpitaux.&nbsp;Il faut donc&nbsp;être attentif à&nbsp;l’évolution de la situation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xaQ84IJYQM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/de-limportance-davoir-un-secteur-public-en-bonne-sante/">De l’importance d’avoir un secteur public en bonne santé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De l’importance d’avoir un secteur public en bonne santé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/de-limportance-davoir-un-secteur-public-en-bonne-sante/embed/#?secret=nu6DEwEtoh#?secret=xaQ84IJYQM" data-secret="xaQ84IJYQM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> &nbsp;L’urgence d’un débat national</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ose espérer que toutes les parties concernées&nbsp;par une décision aussi importante&nbsp;et aux conséquences&nbsp;prévisibles aient été consultés à l’avance et&nbsp;leurs points de vue entendues. Je pense en particulier à l’Institut tunisien des études stratégiques&nbsp;(Ites),&nbsp;aux professionnels de l’enseignement médical, aux doyens des facultés de médecine, au Conseil national de l’ordre des médecins, aux syndicats de médecins,&nbsp;à l’Organisation&nbsp;tunisienne des jeunes médecins (OTJM), aux ministères des Finances, des Affaires sociales, des Affaires étrangères&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut&nbsp;prendre le temps nécessaire&nbsp;pour réfléchir à la question dans toutes&nbsp;ses dimensions&nbsp;et décider ensuite des mesures à prendre. Le credo doit être&nbsp;l’intérêt général&nbsp;et, bien entendu aussi, celui légitime des médecins car personne ne souhaite que la profession&nbsp;médicale en Tunisie soit dévalorisée&nbsp;et que la santé des citoyens soit mise à rude épreuve&#8230; Nos médecins&nbsp;et notre médecine, qui a toujours privilégié le mérite personnel et l’efficacité professionnelle, ne méritent&nbsp;pas d’être galvaudés !</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zOpJsRPt1b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/02/le-cri-dune-generation-de-soignants-dans-un-hopital-au-bord-de-leffondrement/">Le cri d’une génération de soignants dans un hôpital au bord de l’effondrement </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le cri d’une génération de soignants dans un hôpital au bord de l’effondrement  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/02/le-cri-dune-generation-de-soignants-dans-un-hopital-au-bord-de-leffondrement/embed/#?secret=uqrdaRnbmM#?secret=zOpJsRPt1b" data-secret="zOpJsRPt1b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/tunisie-linflation-de-medecins-nest-pas-une-solution/">Tunisie | L’inflation de médecins n’est pas une solution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie l Reprise du travail des internes dans les hôpitaux publics</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/brouillon-auto/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 07:09:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes médecins]]></category>
		<category><![CDATA[OTJM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La crise des hôpitaux publics provoquée par la grève, depuis le 1er juillet, des médecins résidents et internes, s’est momentanément calmée. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La crise des hôpitaux publics provoquée par la grève, depuis le 1<sup>er</sup> juillet, des médecins résidents et internes, s’est momentanément calmée avec l’accord conclu, hier, vendredi 4 juillet, entre l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) et le ministère de la Santé.</em></strong></p>



<span id="more-16956354"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités, qui font face à une grave crise financière, semblent avoir accepté, à l’insu de leur plein gré, la plupart des demandes des jeunes médecins, tout en mesurant leur impact sur les déséquilibres budgétaires de l’Etat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet accord, conclu après une séance de négociation de 12&nbsp;heures entre les représentants administratifs et syndicaux, a satisfait les jeunes médecins et ouvert la voie à la reprise du travail dans les hôpitaux publics, à la grande satisfaction des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom), qui a joué un rôle de médiateur et a contribué à promouvoir un climat de dialogue constructif, s’est dit satisfait du résultat, qualifiant l’accord de progrès dans la résolution des problèmes professionnels et sociaux des jeunes médecins. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les points clés, l’accord prévoit le règlement des arriérés de paiement et l’amélioration des salaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà, la veille, le président de l&rsquo;OTJM, Wajih Dhakkar, avait annoncé que, dans un geste de bonne volonté en faveur du processus de dialogue, l’organisation avait décidé de suspendre la grève des stagiaires et de les exhorter à regagner leurs postes, une décision qui a contribué à créer les conditions favorables à la conclusion d’un accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que les problèmes structurels dont souffrent les hôpitaux publics sont loin d’être encore résolus&nbsp;: manque de médecins spécialistes, rareté (et vétusté) des équipements, conditions de travail difficiles qui exposent parfois les médecins à la colère et aux agressions lors de l’exercice de leur fonction.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le cri d’une génération de soignants dans un hôpital au bord de l’effondrement </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 12:16:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[Jed El Henchiri]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes médecins]]></category>
		<category><![CDATA[Manel Albouchi]]></category>
		<category><![CDATA[OTJM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi les jeunes médecins tunisien, internes et résidents, ont-ils cessé de porter leurs blouses comme des armures vides ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a un feu qui brûle. Un feu silencieux, sous les néons blafards des hôpitaux publics. Un feu qui consume lentement ceux qui devraient être nos héros : les médecins, internes et résidents.&nbsp;Le 1<sup>er</sup> juillet 2025, ils ont cessé de porter leurs blouses comme des armures vides. Ils ont crié, non seulement contre les conditions matérielles indignes, mais contre une machine qui broie leurs corps et leur esprit, contre un système qui les ignore et les oublie.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manel Albouchi *</strong></p>



<span id="more-16931762"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ils sont jeunes, souvent à peine sortis de l’université. Et pourtant, déjà fatigués. Fatigués d’un travail qui dévore leur sommeil, leur santé, leur humanité. Fatigués de voir la détresse des patients, sans jamais être eux-mêmes écoutés. Fatigués d’une hiérarchie distante, d’une administration aveugle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur colère est celle d’une génération à bout, à la croisée des chemins entre le don total et la perte de sens. Ce qui les fait tenir dans ces conditions inhumaines, c’est leur rêve d’ailleurs – un ailleurs meilleur, un horizon possible, un espoir qui parfois vacille mais ne meurt jamais.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perte de sens et rêve d’un ailleurs meilleur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, j’ai donné mon jour de repos, par volontariat, pour écouter ces jeunes médecins résidents et internes, pour entendre leur voix, leurs douleurs et leurs espoirs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le service de réanimation de l’hôpital des grands brûlés de Ben Arous, j’ai rencontré des visages fermés, des regards fuyants, des corps tendus au bord de la rupture.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là-bas, la psychologue a déserté. Depuis deux ans, personne n’a remplacé ce lien vital. Les soignants s’occupent des corps calcinés, mais qui s’occupe d’eux&nbsp;? Qui tient leur main quand le poids devient trop lourd ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La médecine n’est pas qu’un savoir technique. C’est un art du lien, un engagement de l’âme. Quand la machine broie le lien, quand le soignant devient lui-même blessé et isolé, le soin se fragilise, et avec lui, notre société toute entière.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UythkhLBdU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/30/tunisie-%e2%94%82-les-jeunes-medecins-en-greve-a-partir-de-mardi/">Tunisie │ Les jeunes médecins en grève à partir de mardi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie │ Les jeunes médecins en grève à partir de mardi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/30/tunisie-%e2%94%82-les-jeunes-medecins-en-greve-a-partir-de-mardi/embed/#?secret=LGMvruTIDF#?secret=UythkhLBdU" data-secret="UythkhLBdU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’hôpital soigne aussi les soignants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La grève n’est pas qu’un refus. Elle est un appel à la vie, à la reconnaissance. Un appel à réinventer l’hôpital, non pas comme une usine à soins, mais comme un lieu vivant, où l’on écoute, où l’on comprend, où l’on soigne aussi les soignants.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le gouvernement, au lieu d’écouter et d’accompagner, a brandi la menace judiciaire contre l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM). Et ce n’est qu’un signe de la froideur institutionnelle qui broie tout espoir de dialogue humain.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pendant que certains minimisent l’exode des talents tunisiens, d’autres menacent d’importer des médecins étrangers comme s’il s’agissait de simples pièces interchangeables.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une bombe à retardement pour tout un pays</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce climat toxique n’est pas seulement un affront aux professionnels de santé : c’est une bombe à retardement pour tout un pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons agir :&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; accueillir la souffrance des médecins;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; ouvrir des espaces de parole, de supervision, d’accompagnement;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; intégrer la psychologie dans chaque service;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; former à l’écoute, à l’empathie, à la régulation émotionnelle;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; protéger le soignant pour protéger le patient.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la santé d’un pays se mesure aussi à la santé de ceux qui le soignent. Ignorer leur détresse, c’est creuser la tombe de notre système de soins. Entendre leur cri, c’est ouvrir une voie nouvelle, plus humaine, plus digne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A la mémoire du Docteur Jed El Henchiri, ancien président de l’OTJM, paix à son âme.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Psychothérapeute, psychanalyste.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="imE3Z1zFq6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/02/kais-saied-fustige-les-corrompus-dun-systeme-de-sante-en-declin/">Kaïs Saïed fustige les corrompus d’un système de santé en déclin</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed fustige les corrompus d’un système de santé en déclin » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/02/kais-saied-fustige-les-corrompus-dun-systeme-de-sante-en-declin/embed/#?secret=VgLfMBO3ir#?secret=imE3Z1zFq6" data-secret="imE3Z1zFq6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/02/le-cri-dune-generation-de-soignants-dans-un-hopital-au-bord-de-leffondrement/">Le cri d’une génération de soignants dans un hôpital au bord de l’effondrement </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie │ Les jeunes médecins maintiennent la pression</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/06/tunisie-%e2%94%82-les-jeunes-medecins-maintiennent-la-pression/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jun 2025 09:57:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bas salaires]]></category>
		<category><![CDATA[émigration]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes médecins]]></category>
		<category><![CDATA[OTJM]]></category>
		<category><![CDATA[service national]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les jeunes médecins en Tunisie menacent de poursuivra leur mouvement de protestation en attendant la résolution de tous leurs problèmes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/06/tunisie-%e2%94%82-les-jeunes-medecins-maintiennent-la-pression/">Tunisie │ Les jeunes médecins maintiennent la pression</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les ministres de la Défense nationale, des Finances et de la Santé ont rendu publique une décision conjointe concernant la fixation du montant de la prime spéciale accordée aux conscrits résidant pour effectuant leur service national au sein du ministère de la Santé et de ses structures affiliées.</em></strong></p>



<span id="more-16704275"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette prime qui a été fixée à 2 000 dinars doit être payée mensuellement, à condition que le ministère de la Santé paye le montant de la couverture sociale y afférent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision, qui a été publiée mercredi 4 mai 2025 dans le numéro 69 du Journal officiel de la république tunisienne (Jort), a momentanément calmé une crise au niveau de la santé publique après que les jeunes médecins résidents dans les hôpitaux publics aient menacé d’observer une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/02/tunisie-les-jeunes-medecins-appellent-a-une-greve-de-5-jours/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">grève générale </a>de 5 jours pour exiger une amélioration de leurs conditions de travail et de rémunération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette menace intervient dans un contexte de manque de médecins dans le système hospitalier public, en raison de l’émigration d’une grande partie des jeunes diplômés en médecine vers les pays d’Europe et du Golfe ou certaines spécialités médicales sont très demandées.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eB96JgzeQ4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/08/les-vraies-raisons-de-lexode-des-jeunes-medecins-tunisiens/">Les vraies raisons de l&rsquo;exode des jeunes médecins tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les vraies raisons de l&rsquo;exode des jeunes médecins tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/08/les-vraies-raisons-de-lexode-des-jeunes-medecins-tunisiens/embed/#?secret=wCk5hazvVf#?secret=eB96JgzeQ4" data-secret="eB96JgzeQ4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Réagissant à cette décision, l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) l’a saluée au nom de ses membres, affirmant qu’elle intervient <em>«suite à une série de protestations et au courage des jeunes médecins dans la défense de leur droit à une vie digne et à recevoir un salaire mensuel en échange de leurs sacrifices et de leur valeur scientifique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’OTJM a également salué ce qu’elle considère comme <em>«un début de réponse du ministère de la Santé à leur message clair concernant leur attachement à leurs revendications légitimes»</em>, notant toutefois que d’autres questions restent en suspens, notamment celle des médecins effectuant des séances de permanence sans rémunération, ou pour des sommes dérisoires allant de 1 à 3 dinars de l’heure, outre la question des bas salaires mensuels, qui reste non résolue à ce jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’OTJM a affirmé qu’elle poursuivra le mouvement de protestation des jeunes médecins, en attendant la résolution de tous ces problèmes de manière à éviter la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/02/tunisie-les-jeunes-medecins-appellent-a-une-greve-de-5-jours/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">grève générale</a> de 5 jours dans les hôpitaux publics à partir de jeudi 12 juin, et le boycott des stages à partir de début juillet, ce qui pourrait aggraver la crise et accélérer l’hémorragie du secteur et l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/08/les-vraies-raisons-de-lexode-des-jeunes-medecins-tunisiens/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">exode des médecins</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant les mois d’avril, mai et juin, les jeunes médecins ont organisé de nombreuses manifestations pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail. On estime à environ 12 000 le nombre de jeunes médecins, dont des internes, des résidents et des étudiants des quatre facultés de médecine du pays.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B. </strong>(avec Tap).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ubte01grbm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/07/le-malaise-des-jeunes-medecins-et-les-ravages-de-lapc-en-tunisie/">Le malaise des jeunes médecins et les ravages de l’APC en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le malaise des jeunes médecins et les ravages de l’APC en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/07/le-malaise-des-jeunes-medecins-et-les-ravages-de-lapc-en-tunisie/embed/#?secret=VEj8ydmxbb#?secret=ubte01grbm" data-secret="ubte01grbm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/06/tunisie-%e2%94%82-les-jeunes-medecins-maintiennent-la-pression/">Tunisie │ Les jeunes médecins maintiennent la pression</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La BM au chevet d&#8217;un système de santé tunisien malade</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/31/la-bm-au-chevet-dun-systeme-de-sante-tunisien-malade/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 May 2025 11:19:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[exode des médecins]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[système de santé]]></category>
		<category><![CDATA[télémédecine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La BM va accorder un financement à la Tunisie pour soutenir son système de santé et stopper l’exode des médecins . </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/31/la-bm-au-chevet-dun-systeme-de-sante-tunisien-malade/">La BM au chevet d&rsquo;un système de santé tunisien malade</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Banque mondiale (BM) va accorder un financement à la Tunisie pour soutenir son système de santé et stopper l’exode des médecins qui a pris une dimension inquiétante au cours des dix dernières années.</em></strong> <em>(Ph. Manifestation de médecins tunisiens pour protester contre les mauvaises conditions de travail dans les hôpitaux publics). </em></p>



<span id="more-16651537"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La BM a en effet approuvé un financement de plus de 125 millions de dollars pour la Tunisie, dont une subvention de 17,16 millions de dollars de son Fonds fiduciaire pour la préparation et la réponse aux pandémies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement vise à soutenir le système de santé tunisien en <em>«améliorant l’accès à des services de santé résilients, de qualité et réactifs»</em>, a indiqué la Banque dans un communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet financé vise à améliorer les infrastructures de laboratoire, à étendre les services de télémédecine, à organiser les dossiers électroniques des patients et à soutenir la transformation structurelle et technologique du système de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie connaît un exode de médecins en raison de la détérioration des conditions de travail dans les hôpitaux publics, du manque d’équipements et des bas salaires. Cela a conduit à un manque de services dans le contexte de la crise des finances publiques qui touche le pays depuis plus d’une décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire général du Conseil national de l’Ordre des médecins, Dr Nizar Ladhari, a indiqué, début janvier 2025, que près de 1 450 médecins ont quitté la Tunisie au cours de l’année écoulée, essentiellement vers la France, mais aussi vers l’Allemagne, le Canada et certains pays du Golfe. Ce mouvement, qui a commencé il y a plus de dix ans, ne cesse de s’aggraver au point que les centres hospitaliers publics, notamment dans les régions, manquent cruellement de médecins spécialistes.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/31/la-bm-au-chevet-dun-systeme-de-sante-tunisien-malade/">La BM au chevet d&rsquo;un système de santé tunisien malade</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie &#124; Cryobiopsie pulmonaire et cryo-debulking à l’hôpital A. Mami</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/28/tunisie-cryobiopsie-pulmonaire-et-cryo-debulking-a-lhopital-a-mami/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 12:03:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ariana]]></category>
		<category><![CDATA[cryo-debulking]]></category>
		<category><![CDATA[Cryobiopsie pulmonaire]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital Abderrahmane Mami]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[tumeurs pulmonaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une équipe médicale l’hôpital A. Mami de l’Ariana a utilisé la cryobiopsie pulmonaire pour la première fois en Tunisie dans un hôpital public </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/28/tunisie-cryobiopsie-pulmonaire-et-cryo-debulking-a-lhopital-a-mami/">Tunisie | Cryobiopsie pulmonaire et cryo-debulking à l’hôpital A. Mami</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une équipe médicale l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>hôpital universitaire Abderrahmane Mami de l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>Ariana a utilisé la cryobiopsie pulmonaire pour la première fois en Tunisie et dans les hôpitaux publics, indique un communiqué du ministère de la Santé.</em></strong></p>



<span id="more-16006120"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d&rsquo;une technique moderne, réalisée par endoscopie sans chirurgie, qui permet de prélever des échantillons de tissu pulmonaire de manière sûre et précise, tout en réduisant les complications et les coûts par rapport à la chirurgie traditionnelle, ajoute le communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La même équipe a également réussi à utiliser la technique de cryo-debulking pour la première fois dans les hôpitaux publics tunisiens afin d’éliminer des tumeurs pulmonaires et de corriger le rétrécissement des bronches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération a permis la récupération du poumon droit, qui ne respirait pas avant l’opération. <em>«Ces réalisations confirment le développement des services de santé publique en Tunisie et l</em><em>’</em><em>adoption de techniques innovantes au service des patients»</em>, a souligné le ministère.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/28/tunisie-cryobiopsie-pulmonaire-et-cryo-debulking-a-lhopital-a-mami/">Tunisie | Cryobiopsie pulmonaire et cryo-debulking à l’hôpital A. Mami</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Comment faire revenir les médecins tunisiens émigrés?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/02/comment-faire-revenir-les-medecins-emigres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 12:21:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cites]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[Ines Ayadi]]></category>
		<category><![CDATA[médecins émigrés]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon une étude, 78% des médecins tunisiens émigrés ont l’intention de revenir, mais sous certaines conditions.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/02/comment-faire-revenir-les-medecins-emigres/">Comment faire revenir les médecins tunisiens émigrés?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon des estimations crédibles, quelque 4 000 médecins ont quitté la Tunisie au cours des trois dernières années. Et dans le même temps, beaucoup d’hôpitaux publics souffrent d’un grand manque de médecins spécialistes.</em></strong></p>



<span id="more-14777756"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-on en vouloir à ces médecins qui recherchent de meilleures conditions de travail face à la dégradation des infrastructures hospitalières locales et des opportunités pour développer leurs compétences, sans parler des salaires élevés qui leur sont souvent offerts à l’étranger? Non bien sûr, même si un groupe de députés a récemment provoqué une controverse en proposant un projet de loi visant à réduire cette émigration et ses répercussions sur le système de santé dans le pays. Projet de loi au contenu saugrenu qui a finalement été abandonné par ses initiateurs. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les spécialistes et responsables reconnaissent que l’émigration des médecins représente l’un des principaux défis auxquels le secteur de la santé en Tunisie fait face. Une étude récemment publiée par l’Institut tunisien des études stratégiques (Cites) a révélé que 78% des médecins émigrés ont l’intention de revenir, mais sous certaines conditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr. Ines Ayadi, attachée au cabinet du ministre de la Santé, a déclaré, lors d’une intervention téléphonique dans <em>‘<a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/1350163/%D9%85%D8%A7-%D9%87%D9%8A-%D8%B4%D8%B1%D9%88%D8%B7-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%B7%D8%A8%D8%A7%D8%A1-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%87%D8%A7%D8%AC%D8%B1%D9%8A%D9%86-%D9%84%D9%84%D8%B9%D9%88%D8%AF%D8%A9-%D8%A5%D9%84%D9%89-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘Sbeh Ennes’’</a></em> sur Mosaïque FM, ce lundi 2 décembre 2024, que les conditions énumérés pour faciliter le retour de ces médecins sont presque identiques aux raisons qui les ont poussés à quitter le pays, notamment la forte demande de professionnels de la santé par des pays européens et de la région du Golfe, sachant que les besoins de ces compétences à l’échelle mondiale sont estimés à 14 millions d’ici 2030.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DMQslK8w5N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/">L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/embed/#?secret=o6WKYVrD7m#?secret=DMQslK8w5N" data-secret="DMQslK8w5N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dr. Ayadi a ajouté que les médecins exigent pour revenir en Tunisie un environnement de travail adéquat, avec des équipements nécessaires à leur pratique, des infrastructures de qualité, ainsi qu’une garantie de sécurité physique, compte tenu des agressions répétées dont les médecins sont souvent victimes dans les hôpitaux publics. Et, bien sûr, des incitations financières substantielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La responsable a, également, souligné que l’étude du Cites a révélé un facteur personnel important : les médecins se soucient de l’avenir de leurs enfants et souhaitent leur garantir un meilleur accès à l’éducation.&nbsp;Ce souci, qui pousse certains d’entre eux à émigrer, est également l’une des conditions qu’ils posent pour leur retour en Tunisie. D’où la nécessaire réforme du secteur éducatif afin de le rendre plus efficace, plus performant et plus attractif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’émigration, en général, et celle des médecins en particulier, ne peut être arrêtée, car elle est intrinsèquement liée à l’histoire humaine et aux flux migratoires qui ont façonné le monde, estime, par ailleurs, Dr Ayadi, qui considère que l’émigration a un impact positif sur les migrants eux-mêmes en leur permettant d’acquérir de nouvelles compétences et d’en tirer des bénéfices personnels, tout en apportant des revenus importants à leur pays d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le défi pour les autorités réside dans la manière de conserver ses compétences, de les inciter à rester ou de garantir le retour de ceux qui émigrent, en leur offrant un environnement de travail favorable et une rémunération adéquate.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vBExKl2iwJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/09/retour-sur-le-fleau-de-lemigration-des-medecins-tunisiens/">Retour sur le fléau de l&rsquo;émigration des médecins tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Retour sur le fléau de l&rsquo;émigration des médecins tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/09/retour-sur-le-fleau-de-lemigration-des-medecins-tunisiens/embed/#?secret=Vm3DnVt6ev#?secret=vBExKl2iwJ" data-secret="vBExKl2iwJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/02/comment-faire-revenir-les-medecins-emigres/">Comment faire revenir les médecins tunisiens émigrés?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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