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	<title>Archives des Houthis - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Houthis - Kapitalis</title>
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		<title>Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 06:38:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le monde redoute les conséquences de l’avancée rapide des Houthis dans l’ouest du Yémen pour contrôler le détroit de Bab el-Mandeb. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/">Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Houthis ont avancé vers l’ouest du Yémen, les forces armées du gouvernement internationalement reconnu et soutenues par l’Arabie Saoudite se sont rapidement effondrées et ont battu retraite et les Houthis se sont emparés du détroit de Bab el-Mandeb, voie maritime reliant la mer Rouge au Golfe d’Aden et seule alternative pour contourner le verrouillage du détroit d’Ormuz et pour exporter le pétrole saoudien. Comment ce scénario cauchemardesque a-t-il pu avoir lieu ? Concomitamment, des drones venus d’Irak ont frappé l’oléoduc Est-Ouest saoudien conduisant à sa fermeture. Ces événements n’ont pas uniquement donné des sueurs froides aux Saoudiens mais le monde entier retient son souffle car les conséquences peuvent être désastreuses que ce soit pour l’énergie surtout avec l’arrivée prochaine de l’hiver mais aussi pour le commerce international en général.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19644090"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <em><a href="https://www.thetimes.com/world/middle-east/article/houthi-advance-yemen-bab-al-mandeb-strait-bf8pwhf7c?eafs_enabled=false" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sunday Times</a></em>, version du week-end du <em>Times</em>, Mark Urban s’est interrogé sur les conséquences pour le monde de l’avancée rapide des Houthis dans l’ouest du Yémen. Il y soutient que l’effondrement soudain des forces soutenues par l’Arabie saoudite au Yémen a engendré un scénario catastrophe, les forces supplétives iraniennes s’emparant du détroit de Bab el-Mandeb et perturbant le commerce mondial du pétrole. La prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis a déclenché une crise profonde. Compte tenu de l’impasse dans le conflit américano-iranien, cette situation représente des risques importants pour les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et l’économie mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un scénario désastreux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les Saoudiens, qui soutiennent depuis longtemps les forces gouvernementales yéménites, le contrôle de cette voie maritime vitale, conjugué à d’autres crises, a créé un scénario désastreux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, les Houthis ont lancé des attaques contre des installations énergétiques et des infrastructures civiles saoudiennes, faisant des dizaines de blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, le ministère saoudien de l’Énergie a annoncé la fermeture de l’oléoduc reliant l’est et l’ouest du pays, un contournement crucial du détroit d’Ormuz, après une attaque de drones lancée depuis l’Irak. Les alliés de l’Arabie saoudite, des États-Unis au Pakistan, en passant par l’Égypte et la Turquie, se sont abstenus, pour l’instant, de fournir un soutien militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce changement soudain d’équilibre des forces est surprenant, d’autant plus que les forces gouvernementales yéménites avaient réalisé des progrès significatifs jusqu’au milieu de la semaine dernière, progressant vers l’ouest du pays. Il est intervenu après un mois marqué par une augmentation notable des exportations de pétrole via le détroit d’Ormuz.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zt6WhgOG6T"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/linquietant-rapprochement-entre-les-houthis-et-les-shabaab/">L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/linquietant-rapprochement-entre-les-houthis-et-les-shabaab/embed/#?secret=UkgwUmUtTB#?secret=zt6WhgOG6T" data-secret="zt6WhgOG6T" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Après une avancée fulgurante en fin de semaine dernière, les forces houthies ont annoncé avoir pris le contrôle de la côte de la mer Rouge, s’assurant ainsi un accès vital via le détroit de Bab el-Mandeb. Mohammed al-Farah, membre du bureau politique houthi, a déclaré sur les réseaux sociaux que <em>«cette victoire devrait être une leçon marquante et un avertissement pour ceux qui comptent encore sur la puissance saoudienne»</em>. Il a également menacé de détruire la principale raffinerie de pétrole du royaume, Ras Tanura, en cas de frappes aériennes saoudiennes sur Mocha, le port conquis par les Houthis jeudi lors de leur progression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’interrogeant sur la manière dont les Houthis ont réalisé cet exploit et sur sa signification, Urban a souligné que les désaccords entre les factions anti-houthies impliquées dans le conflit, ainsi que les relations tendues entre elles ont joué un rôle important dans les récents développements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt cette année, des avions de combat saoudiens ont bombardé des groupes yéménites alliés aux Émirats arabes unis, contraignant les forces émiraties à se retirer du Yémen. Le groupe houthi a exploité cette situation et contrôle désormais des zones où habitent 75% de la population yéménite alors même que les Zaïdites, le groupe confessionnel auquel appartiennent les Houthis, ne représentent qu’un tiers des 34 millions d’habitants du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Echec de l’Arabie saoudite et des États-Unis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce au soutien militaire et aux conseils des Gardiens de la révolution iraniens, les Houthis ont pu constituer une armée plus importante et plus redoutable. Bien que leurs forces combattantes actives ne dépassent pas 20000 hommes, avec les réserves, ce chiffre atteint plus de 150000, surpassant ainsi les effectifs de l’armée du gouvernement internationalement reconnu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de la petite taille du pays, les forces gouvernementales, relativement peu nombreuses et souvent légèrement armées, peinent à maintenir leurs positions. Ces derniers jours, assiégées dans les régions désertiques de l’ouest, elles se sont effondrées. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des soldats en fuite humiliés alors qu’ils traversent le désert, certains s’arrêtant pour vendre leurs armes au bord de la route. Ailleurs, des factions rivales, se réclamant du même camp, se moquent des soldats qui ont battu retraite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certains témoignages, les Houthis auraient utilisé un faux message généré par intelligence artificielle, prétendument envoyé par le commandant des forces gouvernementales, ordonnant un retrait général. Ils ont sans aucun doute profité du manque de coordination entre les forces gouvernementales, les Saoudiens et les Américains, ce qui a entraîné un soutien aérien inefficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Urban, l’échec de l’Arabie saoudite et des États-Unis ces dernières années à contenir les Houthis est largement dû à leur dépendance à la puissance aérienne et à l’absence de forces terrestres efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 7 octobre 2023, date de l’attaque du Hamas contre Israël, les Houthis ont subi des frappes aériennes israéliennes, britanniques, saoudiennes et américaines. Nombreux sont ceux qui ont remis en question la campagne de bombardements américains de huit semaines l’année dernière, mais celle-ci, conjuguée aux diverses incitations financières offertes par l’Arabie saoudite, a peut-être empêché les Houthis de mettre à exécution leurs menaces répétées de fermer le détroit de Bab el-Mandeb et de paralyser le secteur pétrolier du royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à l’attaque américano-israélienne contre l’Iran en février, les Houthis sont restés neutres et largement à l’écart de l’escalade du conflit régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la situation a changé après l’effondrement du mémorandum d’entente américano-iranien en juillet. La République islamique a alors utilisé ses alliés de l’Axe de la résistance pour accroître son influence dans la région en réponse au blocus américain du détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis ont exploité la faiblesse des forces gouvernementales, brisant leur contrôle sur la côte et le détroit de Bab el-Mandeb. Les répercussions de cette situation commencent à se faire sentir sur les prix mondiaux de l’énergie et renforcent la position de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fermeture de l’oléoduc saoudien aggrave les difficultés tant pour le pays que pour les États-Unis. Cet oléoduc transportait environ 5% de l’approvisionnement mondial en pétrole, selon <em>Reuters</em>. Le prix du pétrole a dépassé les 100 dollars le baril la semaine dernière pour la première fois depuis juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite se trouve confrontée à plusieurs choix difficiles. Ni la Turquie ni le Pakistan ne se sont empressés de fournir une assistance militaire dans le cadre de l’Accord de La Mecque pour la défense conjointe et le ministère saoudien des Affaires étrangères a exclu toute aide de ce type.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran à la manœuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De même, <em>Axios</em> a rapporté vendredi que les États-Unis avaient rejeté une demande saoudienne d’effectuer des frappes aériennes jeudi. Tariq Saleh, commandant de la coalition combattant les Houthis, a déclaré mercredi à <em>CNN</em> que les récentes déclarations concernant un soutien américain n’étaient que des paroles en l’air. Les risques sont désormais manifestes : contrôle des voies maritimes internationales par les Houthis, diminution continue des approvisionnements pétroliers saoudiens, renforcement significatif de l’Iran et reprise des hostilités et de la crise humanitaire au Yémen même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une option envisagée est la reconquête de l’île de Perim, qui permettrait de contrôler le détroit de Bab el-Mandeb. L’île est située près des bases américaines de Djibouti, de l’autre côté du détroit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Urban, cette option est envisageable, mais la probabilité d’un déploiement de troupes américaines sur le territoire yéménite est extrêmement faible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Saoudiens, forts de leur expérience malheureuse lors de leur dernière invasion, sont parfaitement conscients des difficultés opérationnelles sur place. Cependant, la menace qui pèse sur leurs intérêts nationaux vitaux pourrait ne leur laisser d’autre choix. Farea al-Muslimi, de Chatham House à Londres, a déclaré : <em>«Je serais très surpris si les Saoudiens ne lançaient pas une guerre à grande échelle au Yémen dans les plus brefs délais»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si de nombreux experts estiment qu’il est possible de reconstruire les forces gouvernementales yéménites, voire de rétablir une coopération fructueuse entre les États du Golfe dans ce dossier, cela ne se fera pas rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les pressions sur le marché de l’énergie, la hausse des prix des carburants et l’arrivée de l’hiver dans les pays occidentaux influenceront considérablement les décisions des responsables politiques. Les Saoudiens concluront probablement qu’ils doivent faire des concessions à la fois aux Houthis et à l’Iran, ce qui pourrait offrir aux faucons de Téhéran une occasion cruciale de s’opposer au président Trump.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="48H3cDurG9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/les-houthis-ne-sont-pas-des-marionnettes-de-teheran/">Les Houthis ne sont pas des marionnettes de Téhéran</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Houthis ne sont pas des marionnettes de Téhéran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/les-houthis-ne-sont-pas-des-marionnettes-de-teheran/embed/#?secret=vuvY6bT4HQ#?secret=48H3cDurG9" data-secret="48H3cDurG9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 07:42:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hier rivaux, les Houthis yéménites de confession chiite et les Shabaab somaliens sunnites s'allient contre Israël et l'Occident. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/linquietant-rapprochement-entre-les-houthis-et-les-shabaab/">L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’ennemi de mon ennemi est mon ami. Entre les Houthis yéménites de confession chiite et les Shabaab somaliens sunnites qui sont affiliés à Al-Qaïda, la rivalité confessionnelle d’autrefois est oubliée, place à une alliance de circonstance. Jirbril Yahya Ali, cheville ouvrière de ce rapprochement, a été tué par les Américains cependant le rapprochement se poursuit, prospère et chacun trouve son compte. Le général Dagvin Anderson, commandant des forces américaines en Afrique (Africom) a fait part de son inquiétude: «Il ne s’agit pas seulement d’un problème régional, ses implications sont mondiales»</em></strong>. <em>(Photo : Un porte-conteneurs au mouillage au large des côtes du Yémen, dans le golfe d&rsquo;Aden.)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19563721"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête publiée par le <em><a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/iran-oil-houthis-shipping-terrorism-bfa4fd9b" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a></em> intitulée <em>«L’alliance entre Al-Qaïda et les Houthis, le nouveau casse-tête pour les États-Unis»</em>, Michael M. Phillips indique que cette alliance naissante est mutuellement avantageuse pour les deux mouvements. Al-Shabaab, la branche d’Al-Qaïda la plus riche au monde, disposait de fonds mais avait besoin d’armes et d’entraînement. Les Houthis, quant à eux, possédaient un armement sophistiqué et une expertise technique mais ils étaient avides d’argent et d’une nouvelle base pour lancer des attaques contre l’Occident. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette nouvelle donne a fait de Jibril Yahya Ali, l’architecte du rapprochement, une cible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 12 février, quatre mois après son mariage avec Boudour Murshed, Jibril et Boudour faisaient leur promenade habituelle au coucher du soleil dans leur Toyota Corolla. Le téléphone de Boudour sonna, ils s’arrêtèrent et elle sortit pour répondre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques instants plus tard, un missile américain s’est abattu sur la voiture. Jibril fut tué sur le coup. Un ami se précipita pour éloigner Boudour de l’endroit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La frappe aérienne a marqué le début des efforts américains pour démanteler l’alliance improbable entre deux des ennemis les plus acharnés des États-Unis : les combattants d’Al-Shabaab, qui opèrent en Somalie depuis vingt ans, et les Houthis, qui bénéficient depuis longtemps d’armes et d’entraînements assurés par le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, pour les États-Unis, la mort de Jibril est intervenue trop tard pour enrayer l’enchaînement d’événements qu’il avait contribué à déclencher.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De part et d’autre du golfe d’Aden</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une rivalité confessionnelle opposait Houthis et Al-Shabaab jusqu’à ce que Jibril et d’autres négocient un partenariat entre eux, qui menace désormais de déstabiliser davantage le Moyen-Orient et les marchés mondiaux de l’énergie. Leurs pays respectifs, le Yémen et la Somalie, sont situés de part et d’autre du golfe d’Aden, par lequel transitait, avant la guerre d’Iran, environ 12% du pétrole transporté par voie maritime dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le blocus du détroit d’Ormuz exercé en grande partie par les forces iraniennes, le golfe d’Aden pourrait devenir une voie alternative pour les exportations de pétrole du Moyen-Orient. Cependant, les Houthis se sont précipités au secours de leurs alliés à Téhéran, attaquant des pétroliers liés à l’Arabie saoudite à l’aide de missiles et de drones en mer Rouge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis au moins 2023, Jibril servait d’intermédiaire entre les deux groupes armés, unis par leur haine des États-Unis et d’Israël, selon des responsables américains, somaliens et yéménites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jibril a été tué deux semaines avant le début de la guerre américaine contre l’Iran. Il n’a pas vécu assez longtemps pour constater son legs : deux groupes désignés comme organisations terroristes par les États-Unis, unis par une alliance de circonstance, et se retrouvant à la tête d’un point de passage maritime stratégique leur permettant de menacer le commerce mondial du pétrole en temps de crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«D’un côté, vous avez Al-Shabaab, la branche la plus importante et la plus lucrative d’Al-Qaïda, qui se dote d’armes plus sophistiquées et d’un entraînement plus poussé»</em>, a déclaré au <em>WSJ</em> le général Anderson, avant d’ajouter : <em>«De l’autre côté, il y a les Houthis qui étendent leur influence géographique et qui ont désormais un nouveau point d’appui ce qui pourrait déstabiliser davantage l’un des points de passage économiques les plus importants au monde. Il ne s’agit pas seulement d’un problème régional, ses implications sont mondiales»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux sources américaines proches de l’opération ont confirmé qu’une frappe aérienne américaine avait tué Jibril. Cependant, le Commandement central américain a déclaré que l’opération n’était pas militaire. Un porte-parole de la CIA a refusé de dire si l’agence était responsable de l’assassinat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambassadeur du Yémen aux États-Unis a refusé une demande d’interview, et les responsables houthis n’ont pas répondu aux questions écrites concernant les liens du groupe avec Al-Shabaab.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="l2HG0ywVJZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/les-houthis-ne-sont-pas-des-marionnettes-de-teheran/">Les Houthis ne sont pas des marionnettes de Téhéran</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Houthis ne sont pas des marionnettes de Téhéran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/les-houthis-ne-sont-pas-des-marionnettes-de-teheran/embed/#?secret=RxvlSzcpEN#?secret=l2HG0ywVJZ" data-secret="l2HG0ywVJZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’ennemi de mon ennemi est mon ami</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis, majoritairement musulmans chiites, et Al-Shabaab, musulman sunnite, s’opposent sur un sujet de discorde sectaire datant du VII<sup>e</sup> siècle, à savoir la succession légitime du prophète Mohamed. Cette division continue d’alimenter la violence dans des régions s’étendant de l’Afghanistan à l’Irak et à la Syrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, leurs ennemis communs unissent désormais les Houthis et les Shabaab. <em>«Ils haïssent l’Occident et Israël»</em>, a déclaré Abdullahi Mohamed Ali, ancien chef des services de renseignement somaliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agence antiterroriste yéménite décrit Jibril comme <em>«une figure clé du renforcement des liens entre les Houthis et les Shabaab, grâce à l’échange d’expertise et à la coordination, notamment pour faciliter le transfert d’armes et de matériel militaire»</em>, selon une note d’évaluation interne consultée par le <em>WSJ</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jibril se déplaçait clandestinement entre la Somalie et le Yémen, servant d’intermédiaire entre les Shabaab et les Houthis, selon Matt Bryden, ancien fonctionnaire de l’Onu chargé de surveiller les flux d’armes vers la Somalie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bryden a présenté des détails sur la vie et la mort de Jibril lors d’une réunion d’information à huis clos en juin, en présence de membres des forces spéciales américaines et de représentants gouvernementaux est-africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jibril avait 38 ans lorsqu’il a été tué. Il avait étudié la médecine vétérinaire au Yémen et dirigeait une organisation caritative à Mogadiscio, la capitale somalienne. Il était également propriétaire d’un bureau de change et d’une société d’import-export.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il portait des blessures par balle qui lui ont valu le surnom de <em>«Gajami»</em>, que l’on pourrait traduire par <em>«manchot»</em>, bien qu’il n’était amputé d’aucun bras.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après la réunion d’information, les Houthis lui ont fourni un appartement meublé à Sanaa, la capitale yéménite sous leur contrôle, et il a participé à des événements officiels dans cette ville. Les rebelles lui ont également délivré un faux passeport yéménite, sous une fausse identité, selon un document consulté par le <em>WSJ</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le mouvement Shabaab a dépêché un émissaire de haut rang, le cheikh Ahmed Elmi Samatar, pour épauler Jibril. Samatar a présenté aux Houthis une longue liste d’armes demandées, que le journal américain a pu consulter. Cette liste comprenait des missiles antiaériens portables, des roquettes Katioucha de 107 mm, des fusils de précision Dragunov, des drones d’attaque chargés d’explosifs, des missiles antichars et du matériel de vision nocturne de fabrication américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable du renseignement militaire américain a confirmé que les Shabaab recherchaient des armements sophistiqués auprès des Houthis, en plus de fusils, de mitrailleuses et de munitions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités yéménites ont arrêté Samatar en janvier 2025 mais il a été libéré ultérieurement lors d’un échange de prisonniers avec les Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samatar est retourné en Somalie, laissant Jibril continuer à représenter les intérêts des Shabaab au Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jibril a continué à servir d’intermédiaire pour des livraisons d’armes, et les Shabaab ont dépêché deux experts en armement au Yémen pour l’assister. Après sa mort, le groupe a désigné un remplaçant au Yémen pour poursuivre ses opérations, a indiqué Bryden, ajoutant que l’épouse de Jibril est en fuite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un rapport des services de renseignement yéménites, des sociétés écrans au Yémen sont utilisées pour dissimuler les cargaisons sous l’appellation de marchandises civiles et les acheminer vers Mukalla et d’autres ports.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les armes traversent ensuite le golfe d’Aden à bord de vedettes rapides ou de bateaux de pêche et sont débarquées dans des zones peu surveillées des côtes du nord de la Somalie, selon un responsable du renseignement militaire américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De là, elles sont transférées aux unités combattantes des Shabaab dans le sud de la Somalie, où se concentrent les activités des insurgés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En avril 2025, les États-Unis ont détruit deux embarcations non identifiées entrant dans les eaux somaliennes en provenance du Yémen, transportant ce que l’Africom a décrit comme des armes conventionnelles sophistiquées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ignore quelles armes figurant sur la longue liste de demandes des Shabaab sont effectivement parvenues aux militants en Somalie. Toutefois, la possibilité que le groupe se procure des drones d’attaque ou d’autres armes capables de frapper les bases américaines et somaliennes depuis les airs inquiète les deux armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général de brigade Ahmed Abdullahi Sheikh, ancien commandant des forces spéciales somaliennes, a déclaré : <em>«J’ignore quels sont leurs plans mais il est certain que quelque chose se prépare»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël entre dans la danse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À ces préoccupations sécuritaires s’ajoute la décision d’Israël, en décembre, de reconnaître l’indépendance du Somaliland, région située au nord-ouest des frontières internationalement reconnues de la Somalie et qui s’est proclamée État indépendant en 1991.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Somaliland pourrait offrir à Israël un accès à Berbera, ville portuaire de la mer Rouge dotée d’une piste d’atterrissage si longue que la Nasa l’avait louée comme site d’atterrissage d’urgence pour la navette spatiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Berbera pourrait également fournir aux Israéliens un point d’observation supplémentaire pour surveiller et attaquer les Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Michael Milstein, ancien haut responsable du renseignement israélien, a déclaré que les Houthis avaient été un facteur déterminant lors de la reconnaissance du Somaliland comme État indépendant par Israël. Il a ajouté : <em>«Une présence militaire au Somaliland confère une position très avantageuse pour contrer les Houthis»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une allocution télévisée datant du mois d’août, le chef houthi, Abdul-Malik, a déclaré que son groupe surveillait de près les mouvements israéliens au Somaliland, qu’il a présentés comme visant à contrôler le golfe d’Aden, le détroit de Bab El-Mandeb et la mer Rouge. Il a ajouté : <em>«Nous agirons à tout moment pour cibler toute activité ou présence de l’ennemi israélien au Somaliland»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juin, une délégation houthie de quatre personnes a quitté le Yémen par la mer, traversé le golfe d’Aden et accosté sur la côte sud de la Somalie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une source du renseignement régional, les hommes ont ensuite traversé la jungle pour rejoindre leurs homologues à Jilib, capitale de facto du territoire contrôlé par les Shabaab.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis cherchaient à coordonner leurs efforts pour perturber les activités israéliennes à Berbera, craignant que le port ne devienne une plateforme israélienne permanente de surveillance et de lancement d’attaques contre le Yémen. Les Houthis ont promis aux dirigeants des Shabaab des armes plus sophistiquées et un entraînement accru.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des combattants des Shabaab se rendent régulièrement au Yémen pour recevoir une formation houthie sur la fabrication d’engins explosifs improvisés (EEI) plus meurtriers et l’utilisation d’armes de pointe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable du renseignement militaire américain a déclaré qu’au moins 100 combattants Shabaab avaient effectué ce voyage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Onu a rapporté l’année dernière que le groupe envoie des groupes d’une trentaine de combattants se former au tir de précision, aux opérations de défense aérienne et aux techniques de fabrication d’EEI plus meurtriers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le premier groupe envoyé a suivi une formation avant départ comprenant un enseignement religieux et des conseils pour gérer les contacts limités avec leurs familles pendant leur séjour à l’étranger, selon des informations recueillies par une source de renseignement régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une cérémonie d’adieu a été organisée et des discours de motivation ont été prononcés à l’intention des combattants sur le départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son briefing en juin, Bryden a déclaré qu’un groupe de combattants Shabaab avait passé trois mois cette année à Saada, au Yémen, pour étudier l’assemblage de drones et de systèmes permettant aux opérateurs de visualiser les images des caméras embarquées comme s’ils étaient dans un cockpit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des formateurs houthis se rendent également en Somalie pour former les combattants d’Al-Shabaab au pilotage de drones, selon un responsable militaire américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Shabaab paie en espèces et est parfaitement en mesure de s’offrir les biens et services des Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une évaluation des services de renseignement américains, le groupe armé Al-Shabaab perçoit au moins 100 millions de dollars par an en extorquant des entreprises et des voyageurs somaliens aux points de contrôle routiers et dans le port de Mogadiscio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après Abdullahi, un ancien commandant somalien, Al-Shabaab exploite également l’orpaillage artisanal le long des monts Al-Amadow, au nord du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée américaine a mené environ 40 frappes aériennes contre des cibles d’Al-Shabaab en Somalie cette année, contre 41 pour l’ensemble de l’année 2025, selon l’Africom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les Houthis, s’implanter dans le sud de la Somalie, région qui contrôle le commerce via le golfe d’Aden, est tout aussi important que l’argent versé par Al-Shabaab.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Traditionnellement, les relations entre les Houthis et Al-Shabaab étaient purement transactionnelles mais cela ne signifie pas que de nouveaux facteurs, potentiellement d’importance stratégique, n’ont pas émergé après la guerre Iran-États-Unis»</em>, a déclaré Awes Hagi Yusuf Ahmed, conseiller à la sécurité nationale de la Somalie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les Houthis ambitionnent d’obtenir l’aide du mouvement Al-Shabaab pour déployer des radars afin de surveiller les navires dans les eaux qu’ils partagent.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6PQbksdqRH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/lexportation-du-petrole-saoudien-via-la-mer-rouge-menacee/">L’exportation du pétrole saoudien via la mer Rouge menacée !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’exportation du pétrole saoudien via la mer Rouge menacée ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/lexportation-du-petrole-saoudien-via-la-mer-rouge-menacee/embed/#?secret=YvVkXA6DBP#?secret=6PQbksdqRH" data-secret="6PQbksdqRH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/linquietant-rapprochement-entre-les-houthis-et-les-shabaab/">L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les Houthis ne sont pas des marionnettes de Téhéran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/les-houthis-ne-sont-pas-des-marionnettes-de-teheran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 06:56:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Bab El-Mandeb]]></category>
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		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Houthis ne sont pas des supplétifs de l'Iran. Ils ont aussi leurs propres calculs et leurs propres intérêts et agissent en conséquence.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/les-houthis-ne-sont-pas-des-marionnettes-de-teheran/">Les Houthis ne sont pas des marionnettes de Téhéran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a quelques années encore, les Houthis du Yémen étaient considérés comme des membres de second ou troisième rang de l’Axe de résistance iranien, ce qui incitait les décideurs politiques à les traiter comme un instrument de Téhéran. Même s’ils bénéficient des armes, de l’entraînement et de l’expertise des Iraniens, ils ont aussi leurs propres calculs et leurs propres intérêts et agissent en conséquence.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19515564"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe armé, qui contrôle une grande partie du nord du Yémen, est désormais en mesure d’influencer la prochaine phase du conflit irano-américain s’il tente de rétablir le blocus du détroit de Bab el-Mandeb, considère Alexandra Stark dans le <a href="https://www.nytimes.com/2026/08/21/opinion/houthis-iran-hormuz.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>. Les Houthis pourraient relancer la guerre au Yémen, faire dérailler les efforts visant à parvenir à un accord avec l’Iran et entraîner les États-Unis plus profondément dans les conflits de la région, estime-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des principales hypothèses précédant l’attaque américano-israélienne contre l’Iran, qui a débuté en février, était que les milices supplétives de l’Iran avaient été considérablement affaiblies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah, le groupe armé libanais qui fut jadis le plus fidèle allié de l’Iran dans la région, a subi de lourdes pertes face à Israël, tout comme le Hamas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a perdu un autre allié clé avec la chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie en décembre 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis, dont les capacités militaires avaient également été affaiblies par les frappes américaines de 2024 et 2025, ne se sont pas précipités dans les combats lorsque les États-Unis et Israël ont commencé à frapper l’Iran cette année, ce qui, semble-t-il, les a épargnés d’attaques similaires. Peut-être, estime Alexandra Stark, attendaient-ils simplement le moment opportun.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La géographie confère aux Houthis un pouvoir exceptionnel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à leur position géographique unique, les Houthis peuvent perturber le commerce via le détroit de Bab el-Mandeb, un passage étroit à l’entrée de la mer Rouge par lequel transite entre 12 et 15% du commerce maritime mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’autre extrémité de la mer Rouge se trouve le canal de Suez, voie de passage essentielle pour le pétrole et le gaz naturel liquéfié destinés aux marchés nord-américain et européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la fermeture effective du détroit d’Ormuz par l’Iran, les Houthis se trouvent aujourd’hui dans une position de force exceptionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur influence mondiale s’est considérablement accrue depuis la prise de Sanaa, la capitale yéménite, en 2014 et le renversement du gouvernement internationalement reconnu début 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les forces houthies ont progressé vers le sud en mars de la même année pour tenter de s’emparer de territoires dans le sud du Yémen, une coalition dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par les États-Unis est intervenue. Un conflit local s’est ainsi transformé en conflit régional et en une crise humanitaire dévastatrice. Finalement, face à l’impasse des combats et à la pression internationale croissante, les deux camps ont convenu d’un cessez-le-feu négocié par l’Onu en avril 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette date, les Houthis avaient établi un État de facto dans le nord du Yémen, tandis que le gouvernement, faible et soutenu par l’Arabie saoudite, contrôlait des parties du sud et de l’ouest.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Bab-El-Mandeb-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19515655" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Bab-El-Mandeb-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Bab-El-Mandeb-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Bab-El-Mandeb-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Bab-El-Mandeb-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Bab-El-Mandeb-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Bab-El-Mandeb-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Bab-El-Mandeb.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Comment sont-ils parvenus à fermer la mer Rouge ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis ont démontré leur puissance en attaquant des navires en mer Rouge au début du conflit israélo-palestinien de 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Utilisant du matériel rudimentaire et peu coûteux, comme des drones kamikazes, des missiles et des embarcations de surface autonomes (les USV, Uncrewed Surface Vessel), les Houthis ont rendu la navigation dans la région beaucoup plus dangereuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût des assurances pour les navires commerciaux a été multiplié par vingt, bloquant de facto le détroit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seule alternative consistait à contourner la pointe sud de l’Afrique, ce qui allongeait le trajet de plus de 4 000 milles marins et augmentait considérablement les coûts de transport maritime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mois dernier, les Houthis ont repris leurs attaques contre la navigation en mer Rouge, ciblant des pétroliers commerciaux liés à l’Arabie saoudite et des infrastructures énergétiques et de transport saoudiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis ont affirmé qu’il s’agissait de représailles suite à des frappes aériennes saoudiennes qui auraient visé la piste de l’aéroport de Sanaa le 13 juillet, apparemment pour empêcher l’atterrissage d’un avion iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, le transit des navires commerciaux se poursuit en mer Rouge mais le trafic des pétroliers a considérablement diminué au cours du mois dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les attaques des Houthis contre des navires, que le groupe armé revendique comme étant liés à l’Arabie saoudite, se sont poursuivies. L’attaque d’un cargo le 12 août a fait les premiers morts recensés lors de cette nouvelle vague d’attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers jours, les Houthis ont revendiqué des attaques contre un navire dans le port de Moka, en mer Rouge, contrôlé par les forces alliées au gouvernement yéménite internationalement reconnu. Ils ont également affirmé avoir ciblé des aéroports et des raffineries de pétrole en Arabie saoudite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ormuz fermé, la mer Rouge prend une importance accrue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la fermeture effective du détroit d’Ormuz, la route mer Rouge-canal de Suez est devenue cruciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite, en particulier, tentait de contourner Ormuz en transportant le pétrole brut par oléoduc jusqu’au port de Yanbu, sur sa côte ouest de la mer Rouge mais les récentes attaques des Houthis ont également compromis cette option.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fermeture quasi simultanée du détroit d’Ormuz et du canal de Suez aggraverait les problèmes du commerce mondial et ferait grimper encore davantage les prix du pétrole et l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis agissent-ils sur ordre de l’Iran ? Ce n’est pas aussi simple. Les Houthis sont désormais en mesure d’intensifier leur implication dans un conflit régional déjà dévastateur, compliquant davantage les efforts déployés pour y mettre fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains pourraient supposer que leurs actions sont dictées par l’Iran mais la réalité est probablement plus complexe. Les Houthis sont très opportunistes et ont fait preuve de pragmatisme sur la scène internationale, démontrant leur capacité à choisir le moment opportun pour s’engager dans des conflits et pour les intensifier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’ils ont attaqué des navires en mer Rouge entre 2023 et 2025, ils ont affirmé que leur objectif était de faire pression sur Israël pour stopper la guerre à Gaza. Cependant, ces frappes ont également renforcé leur légitimité dans les zones qu’ils contrôlent au nord du Yémen, détournant l’attention de leurs échecs de gouvernance à un moment où leur popularité était en déclin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis semblent y voir une occasion d’accroître leur influence dans leurs négociations avec l’Arabie saoudite en vue d’un règlement politique du conflit yéménite, ou peut-être une chance de reprendre leurs attaques contre le gouvernement soutenu par la communauté internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La précédente vague d’attaques houthies, entre 2023 et 2025, a eu un impact significatif, mais finalement gérable, sur l’économie mondiale. Des études réalisées à l’époque estimaient que les perturbations du transport maritime résultant de ces attaques n’auraient qu’un effet limité sur l’inflation. Cependant, la fermeture du détroit de Bab el-Mandeb conjointement à celle du détroit d’Ormuz, serait tout autre, et ses répercussions économiques seraient probablement bien plus graves.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accord américano-iranien ne résoudra pas le problème</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les États-Unis tentent de mettre fin à la guerre avec l’Iran, les Houthis menacent de reprendre les hostilités au Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation risque d’entraîner à nouveau l’Arabie saoudite dans le conflit, de menacer le commerce mondial du pétrole et de maintenir la région dans l’instabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il sera difficile de désamorcer les tensions régionales sans s’attaquer directement à la menace houthie, plutôt que de supposer que le problème puisse être résolu par un accord avec leur prétendu <em>«maître»</em>, l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, il ne faut pas croire qu’un accord avec l’Iran contraindra les Houthis à agir en conséquence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bonne approche, selon Alexandra Stark, consiste à les considérer comme un acteur indépendant, pragmatique et dangereux, prenant des décisions en fonction de leurs propres intérêts et non comme une marionnette agissant sur ordre de Téhéran.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="65z2Fu8uzf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/pour-les-americains-la-guerre-asymetrique-contre-les-houthis-est-devenue-un-cas-decole/">Pour les Américains, la guerre asymétrique contre les Houthis est devenue un cas d’école</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour les Américains, la guerre asymétrique contre les Houthis est devenue un cas d’école » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/pour-les-americains-la-guerre-asymetrique-contre-les-houthis-est-devenue-un-cas-decole/embed/#?secret=vZ3wiAHhCA#?secret=65z2Fu8uzf" data-secret="65z2Fu8uzf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’exportation du pétrole saoudien via la mer Rouge menacée !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 07:52:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel-Malik al-Houthi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Houthis, soutenus par l'Iran, font peser une menace sur l'exportation de pétrole de l’Arabie saoudite. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/lexportation-du-petrole-saoudien-via-la-mer-rouge-menacee/">L’exportation du pétrole saoudien via la mer Rouge menacée !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La menace qui pèse sur la principale voie d’exportation de pétrole de l’Arabie saoudite s’accroît avec l’escalade des tensions entre le Royaume et le groupe Ansar Allah (communément appelé les Houthis), soutenu par l’Iran, au Yémen. Les oléoducs acheminant le pétrole de l’est du royaume jusqu’au port de Yanbu, sur la mer Rouge </em></strong><em>(photo)</em><strong><em>, sont devenus une artère vitale, permettant à l’Arabie saoudite de maintenir ses exportations de pétrole malgré les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz dues au conflit irano-américain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19286477"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis Yanbu, les pétroliers saoudiens empruntent le détroit de Bab el-Mandeb pour rejoindre les marchés asiatiques, contribuant ainsi à atténuer l’impact de la hausse des prix du pétrole lorsque le trafic maritime dans le golfe Persique est perturbé par les attaques iraniennes, souligne le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/the-threat-to-saudi-arabias-main-oil-export-route-is-growing-6927e974" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Wall Street Journal</em></a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, le détroit de Bab el-Mandeb est resté ouvert grâce aux accords politiques conclus par Riyad avec les Houthis, même si ce groupe a perturbé à plusieurs reprises le trafic maritime en mer Rouge au cours des trois dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le cessez-le-feu de 2022, sur lequel ces accords reposaient, commence à se déliter. Les Houthis ont lancé des drones et des missiles sur un aéroport civil du sud-ouest de l’Arabie saoudite après avoir accusé le royaume d’avoir bombardé la piste de l’aéroport de Sanaa, qu’ils contrôlent, cette semaine, afin d’empêcher l’atterrissage d’un avion iranien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aéroports contre aéroports, ports contre ports et blocus contre blocus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jeudi, le chef houthi, Abdel-Malik al-Houthi, a durci le ton lors d’une allocution télévisée, déclarant :<em> «La véritable équation est : aéroport de Sanaa contre aéroport de Riyad. Aéroports contre aéroports, ports contre ports et blocus contre blocus»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également menacé de cibler les installations pétrolières saoudiennes si Riyad reprenait son implication dans la guerre au Yémen, après avoir dirigé une coalition militaire contre les Houthis il y a plus de dix ans, tout en appelant ses partisans à manifester contre les restrictions de voyage qui leur sont imposées depuis des années par l’Arabie saoudite et ses alliés yéménites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis devraient prochainement tester à nouveau la position saoudienne en tentant d’accueillir un autre avion iranien à l’aéroport de Sanaa. Bien qu’Abdul-Malik al-Houthi n’ait pas explicitement annoncé la reprise des attaques contre les navires transitant en mer Rouge, des responsables et des analystes estiment que l’évolution de la situation régionale pourrait inciter le groupe à recommencer de telles attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La situation en mer Rouge se détériore à nouveau»</em>, a déclaré Kaja Kallas, chef de la diplomatie européenne, lors d’une visite à Djibouti vendredi. Elle ajoute : <em>«Les récentes attaques de missiles menées par les Houthis contre l’Arabie saoudite, qui ont mis fin à une trêve de quatre ans, sont un signal d’alarme : l’instabilité terrestre se transforme rapidement en insécurité maritime»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier blocus de la mer Rouge imposée par les Houthis avait provoqué une intervention militaire américaine en 2025, infligeant des pertes considérables au groupe. Cependant, des attaques sporadiques ont persisté, perturbant le trafic maritime pendant des mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fois-ci, toute perturbation du trafic dans le détroit de Bab el-Mandeb surviendrait alors que le trafic dans le détroit d’Ormuz est déjà de plus en plus congestionné en raison des attaques iraniennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Capital Economics</em> prévoit qu’une fermeture simultanée des deux détroits, ou des dommages importants aux oléoducs ou aux ports saoudiens, pourraient plonger l’économie mondiale en récession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre avec l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz ont déjà privé les marchés mondiaux de plusieurs millions de barils de pétrole par jour. Jusqu’à présent, les consommateurs ont puisé dans les réserves pétrolières pour compenser cette pénurie mais ces réserves s’épuiseront avec le temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite utilise l’oléoduc traversant la péninsule arabique pour exporter environ quatre millions de barils par jour via la mer Rouge, ce qui maintient ses exportations totales à environ 4,6 millions de barils par jour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran a réussi à mettre les États-Unis dans l’embarras</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que ce chiffre soit inférieur au niveau d’avant-guerre (7,3 millions de barils par jour), l’écart aurait été bien plus important sans les exportations de la mer Rouge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment que les Houthis se sentent plus confiants sur le plan stratégique car ils pensent que l’Iran est parvenu à mettre les États-Unis dans l’embarras et que le moment est venu de faire pression sur l’Arabie saoudite qui a tout intérêt à maintenir le Yémen hors du conflit régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Houthis en sont parfaitement conscients. Ils voient une opportunité d’escalade et ils la saisiront»</em>, a déclaré April Longley Alley, ancienne conseillère de l’envoyé spécial de l’Onu pour le Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux camps semblent plus proches que jamais depuis le cessez-le-feu de 2022 d’une reprise des hostilités transfrontalières, même à faible intensité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cessez-le-feu visait à assouplir les restrictions saoudiennes sur le carburant entrant dans le port d’Hodeïda et à rétablir les vols commerciaux à destination et en provenance de Sanaa mais les progrès restent limités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis soutiennent la campagne militaire menée par l’Arabie saoudite contre les Houthis depuis 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment que Washington continuera de soutenir Riyad, mais que, préoccupé actuellement par le conflit avec l’Iran, le pays cherchera à éviter une nouvelle implication militaire directe au Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables américains et saoudiens se sont entretenus cette semaine au sujet du Yémen et le département d’État américain a approuvé un contrat d’armement avec l’Arabie saoudite d’une valeur de près de 2 milliards de dollars, comprenant plus de 20000 kits de munitions de précision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’aéroport de Sanaa demeure le point chaud le plus probable d’une nouvelle escalade, compte tenu de sa valeur symbolique pour les deux camps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite craint que l’assouplissement des restrictions ne permette à l’Iran de fournir des armes et des conseillers militaires aux Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, les analystes estiment que les Houthis, confrontés à des difficultés économiques internes dues à la hausse des prix et aux pénuries de produits de première nécessité, souhaitent la réouverture de la liaison aérienne afin d’accéder à davantage de ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Pour eux, il s’agit d’un calcul interne visant à obtenir un accord plus avantageux leur permettant d’accéder à plus de ressources, une plus grande autonomie et une plus grande liberté pour consolider leur contrôle au Yémen et dans la région de la mer Rouge»</em>, a déclaré April Longley Alley.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis considèrent depuis longtemps comme inacceptables les restrictions saoudiennes imposées aux voyages à destination et en provenance du Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les funérailles du défunt Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, ce mois-ci, ont offert une nouvelle occasion de tester la volonté de Riyad de s’engager dans une nouvelle confrontation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une délégation houthie s’est rendue à Téhéran il y a deux semaines pour assister aux funérailles, provoquant des protestations de la part du gouvernement yéménite internationalement reconnu, basé à Riyad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À son retour cette semaine, l’avion de la délégation a été contraint d’atterrir dans une autre ville contrôlée par les Houthis après le bombardement de l’aéroport de Sanaa.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Arabie saoudite risque de replonger dans la guerre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment que si un autre avion iranien tente d’atterrir à Sanaa et que l’Arabie saoudite riposte en bombardant à nouveau l’aéroport, les Houthis intensifieront leur riposte, ce qui pourrait inciter Riyad à réagir avec plus de force malgré sa volonté d’éviter d’exposer son territoire à des contre-attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohammed al-Basha, fondateur du cabinet d’évaluation des risques Basha Report, a déclaré que les Houthis ont annoncé cette semaine de nouvelles règles d’engagement, confirmant ainsi que l’Arabie saoudite risque de replonger dans la guerre si elle tente d’empêcher de nouveaux vols iraniens. Il a ajouté: <em>«Abdul-Malik al-Houthi intensifie progressivement ses attaques. Il suit une stratégie d’escalade par étapes et n’entre pas directement dans une guerre totale car il ne souhaite pas un conflit à grande échelle»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des principales raisons pour lesquelles l’Arabie saoudite a accepté le cessez-le-feu de 2022 était les attaques de missiles et de drones menées par les Houthis contre des villes saoudiennes, dont Riyad, qui menaçaient les ambitieux projets économiques du prince héritier Mohammed ben Salmane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, toute nouvelle attaque des Houthis pourrait être encore plus dévastatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la défense aérienne saoudienne se soit améliorée, les capacités offensives des Houthis se sont également développées, tandis que les projets de développement saoudiens sont confrontés à une pression financière croissante et à des risques politiques supplémentaires en raison de la guerre avec l’Iran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/lexportation-du-petrole-saoudien-via-la-mer-rouge-menacee/">L’exportation du pétrole saoudien via la mer Rouge menacée !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Iran &#124; L’ultime bataille des Gardiens de la révolution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:07:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larijani]]></category>
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		<category><![CDATA[Force Al-Qods]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Bagher Ghalibaf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La survie du régime des ayatollahs en Iran dépend largement de celle des Gardiens de la révolution qui en est le pilier armé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/iran-lultime-bataille-des-gardiens-de-la-revolution/">Iran | L’ultime bataille des Gardiens de la révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au lendemain de l’avènement de la révolution islamique en Iran et de son accession au pouvoir, l’ayatollah Khomeini était méfiant à l’endroit de l’armée régulière, héritière de celle du Shah. Il avait décidé de fonder une entité, composée de ses plus fidèles affidés, nommée le Corps de Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dont la mission est d’assurer la pérennité du régime. Au fil des décennies, des guerres, des révoltes réprimées mais aussi à force que le défunt ayatollah Ali Khamenei avançait dans l’âge, le CGRI n’a cessé de gagner en puissance. Aujourd’hui, les Gardiens de la Révolution doivent faire face au feu et à la fureur de la machine de guerre israélo-américaine. C’est la survie du régime et par ricochet la leur qui est menacée.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18433583"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête consacrée au CGRI publiée dans le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/the-iranian-force-built-to-defend-the-regime-now-faces-the-ultimate-test-8a1a2cfe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a>, David S. Cloud et Benoît Faucon considèrent que les frappes aériennes américaines et israéliennes ont certes tué plusieurs hauts dirigeants iraniens en seulement quelques heures dont le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, cependant, le vaste appareil sécuritaire qu’ils supervisaient pour assurer la survie du régime demeure intact.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CGRI est principalement connu comme une force armée comptant quelque 200 000 membres paramilitaires. Mais il fonctionne également comme un gouvernement parallèle et une puissance économique, sa mission principale étant de défendre le régime islamique établi après la révolution de 1979 et d’étendre son influence au Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Etat dans l’Etat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À moins d’être vaincu ou réorienté d’une manière ou d’une autre, le CGRI conservera sa capacité à générer des revenus par des activités illicites et à soutenir des groupes interposés comme les Houthis au Yémen qui harcèlent les États-Unis et leurs alliés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CGRI possède ses propres branches militaires et de renseignement, distinctes des forces armées traditionnelles, et est profondément implanté dans les secteurs économiques du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Force Al-Qods, unité clandestine, gère les relations de l’Iran avec les groupes armés mandataires de la région, tandis que d&rsquo;autres composantes du CGRI sont responsables du programme de missiles et de la sécurité intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des analystes et des dirigeants de l’opposition iranienne, paralyser le CGRI pourrait nécessiter des semaines, voire des mois, de frappes aériennes supplémentaires et d’autres actions militaires. Sans de telles mesures, le régime iranien risque de se maintenir au pouvoir et de devenir encore plus répressif, car les éléments les plus radicaux ayant survécu jusque-là aux frappes américaines et israéliennes vont s’appuyer sur la loyauté du CGRI dans l’espoir d’assurer la pérennité du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un État militaire plus fermé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mohammed Al-Basha, fondateur de Basha Report, un cabinet de conseil en gestion des risques basé à Washington, estime que l’assassinat de Khamenei renforce les éléments les plus radicaux et militaristes du régime. <em>«Aucune opposition organisée n’est prête à saisir cette opportunité. Le résultat le plus probable n’est pas une réforme mais une consolidation du pouvoir, nous rapprochant d’un État militaire fermé»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi, le président Donald Trump a appelé les Gardiens de la révolution et la police à <em>«s’intégrer pacifiquement»</em> et à <em>«collaborer»</em> avec les citoyens iraniens opposés au gouvernement. <em>«Nous entendons dire que nombre de membres des Gardiens de la révolution, de l’armée, des forces de sécurité et de la police ne veulent plus combattre et recherchent l’immunité»</em>, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un noyau dur d’irréductibles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les analystes estiment qu’une rupture des Gardiens de la révolution avec 47 ans de régime islamique rigoriste et d’hostilité envers les États-Unis est le scénario le moins probable à court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe des pragmatiques au sein des Gardiens de la révolution mais leur attachement au fondamentalisme religieux n’en est pas moins fort que celui de Khamenei et des religieux qui ont gouverné à ses côtés. Nombre de leurs dirigeants ont été formés comme combattants lors de la sanglante guerre contre l’Irak dans les années 1980, une période qui a consolidé le rôle central des Gardiens dans le soutien au régime. Sous Khamenei, la domination idéologique s’est encore renforcée, selon les analystes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système politique iranien pourrait évoluer vers une forme de dictature militaire sous le contrôle des Gardiens de la révolution. Les analystes estiment difficile d’imaginer l’émergence d’une figure comme Delcy Rodríguez, vice-présidente du Venezuela, qui s’est alignée sur Washington depuis l’arrestation de Nicolás Maduro lors d’un raid américain début janvier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kasra Aarabi, directeur de la recherche sur les Gardiens de la révolution au sein de United Against Nuclear Iran, une organisation politique opposée au régime iranien, se montre tout aussi pessimiste : <em>«Les Gardiens de la révolution constituent une force très radicale et dogmatique. L’idée qu’ils changent de camp me paraît donc peu probable»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Téhéran, les Gardiens de la révolution supervisent des bases dans chacun des 22 arrondissements de la ville. Ces bases sont gérées par des membres du Basij, un groupe paramilitaire de volontaires qui a mené la répression gouvernementale contre les manifestants en janvier, selon un rapport d’Aarabi et de Saeid Golkar, professeur associé à l’Université du Tennessee à Chattanooga. Quelque 3 000 installations plus petites des Basij sont également disséminées dans la plupart des quartiers de Téhéran. Et il existe une infrastructure similaire à travers le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Richard Fontaine qui dirige le Center for a New American Security, un groupe de réflexion basé à Washington, déclare sur les réseaux sociaux qu’il serait <em>«extrêmement difficile de renverser le régime sans occuper le pays ni déployer de troupes au sol»</em>. Il ajoute : <em>«Les Gardiens de la révolution et les Basij conserveront les armes, contrairement au peuple».</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les frappes américaines et israéliennes en Iran se poursuivent et s’intensifient, les forces de sécurité ont pris des mesures pour empêcher les manifestants anti-régime de descendre dans la rue, comme ils l’avaient fait en grand nombre en décembre et janvier avant la répression sanglante. La police a installé des points de contrôle dans tout Téhéran, tandis que les Basij organisaient des manifestations anti-américaines dans les universités, souvent foyers de contestation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stratégie de «défense mosaïque»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants iraniens se préparaient à une attaque contre le régime susceptible d’entraîner l’effondrement de la chaîne de commandement. En février, les Gardiens de la révolution ont annoncé leur intention de réactiver leur stratégie dite de <em>«défense mosaïque»</em>, qui permet aux commandants de donner des ordres d’une manière indépendante à leurs unités. Cette stratégie visait spécifiquement à renforcer la résilience du pays face aux attaques extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables iraniens ont déclaré que la République islamique avait préparé quatre niveaux de relève pour chaque poste important, y compris les commandants militaires, en prévision d&rsquo;une campagne militaire prolongée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre Khamenei, les attaques américaines et israéliennes de samedi ont tué le commandant en chef des Gardiens de la révolution Mohammad Pakpour laissant penser que les États-Unis cherchent à affaiblir les Gardiens de la révolution. Cependant, Pakpour a été aussitôt remplacé par Ahmad Vahidi qui affiche à son compteur 47 ans au sein des CGRI qu’il a intégré à leur fondation en 1979. Vahidi a dirigé la Force Al-Qods de 1990 à 1997, il a également dirigé l’appareil de renseignement des CGRI et il a occupé les postes de ministre de la Défense et de ministre de l’Intérieur, un dur parmi les durs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WSJ</em> rapporte que, selon les analystes, les attaques contre les installations des Gardiens de la révolution pourraient démanteler leur contrôle sur les éléments de rang inférieur et réduire leur capacité à réprimer la dissidence interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié après l’annonce de la mort de Khamenei, les Gardiens de la révolution ont juré de <em>«s’opposer fermement aux complots internes et externes et de punir ceux qui attaquent la patrie»</em>. Et des responsables politiques ont déclaré que le régime avait élaboré des plans d’urgence en prévision de la mort de Khamenei.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des fidèles du régime affirment que les services de renseignement iraniens avaient élaboré des plans pour qu’un commandant militaire prenne le pouvoir. La transition d’un régime théocratique vers un régime plus militariste est en cours depuis des années, les Gardiens de la révolution ayant pris le contrôle d’une grande partie de l’économie, établi des groupes qui leur sont fidèles dans les universités et les institutions et infiltré l’armée régulière et le gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est à signaler qu’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, et Mohammad Bagher Ghalibaf, l’actuel président du Parlement, appartiennent au CGRI et leur nom circule dans la course à la succession d’Ali Khamenei.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message publié samedi sur la plateforme X, Larijani a promis que l’Iran infligerait à Israël et aux États-Unis <em>«une leçon inoubliable»</em>. Quant à Ghalibaf, il a joué un rôle dans la coordination de la riposte militaire lors de l’attaque israélienne et américaine contre l’Iran en juin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Golkar, estime que l’instauration d’un régime militaire n’était pas inévitable, surtout si Larijani, Ghalibaf ou leurs successeurs étaient tués.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L3RpO0SF3a"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/">Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/embed/#?secret=gwuHgmPCEt#?secret=L3RpO0SF3a" data-secret="L3RpO0SF3a" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/iran-lultime-bataille-des-gardiens-de-la-revolution/">Iran | L’ultime bataille des Gardiens de la révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 08:19:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Faisal bin Farhan]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La colère saoudienne contre les Émirats arabes unis  affecte désormais le monde des affaires, très sensible à Dubaï.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/larabie-saoudite-punit-les-operateurs-economiques-emiratis/">L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La colère saoudienne contre les Émirats arabes unis semble ne pas se limiter à la sphère de la géopolitique régionale mais affecte désormais le monde des affaires. De plus en plus de cadres d’entreprises émiraties ou établies aux Émirats se voient refuser le visa d’entrée en Arabie saoudite, plus grand marché régional. Les autorités saoudiennes accentuent aussi la pression sur les multinationales pour déménager leurs sièges régionaux à Riyad. Les Saoudiens possèdent également un autre levier, ils sont de grands investisseurs dans le secteur immobilier dans les Émirats. Pour le moment, Abou Dhabi courbe l’échine en attendant que la tempête passe. </em></strong><em>(Ph. Dubaï)</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18316946"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.ft.com/content/c8bba149-8ce2-4ed7-b7a6-dd0e214f1600" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> a publié un article d’Ahmed Al Omran, Simeon Kerr et Andrew England indiquant que la crise saoudo-émiratie liée au Yémen et à d’autres questions régionales suscite des inquiétudes quant à son impact sur le commerce et les relations entre les deux pays. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal britannique ajoute que des dirigeants émiratis craignent que cette crise n’affecte leurs activités, certaines entreprises ayant signalé le rejet de demandes de visa pour leurs employés ces dernières semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions entre les deux anciens alliés se sont exacerbées en décembre après que Riyad a accusé les Émirats de soutenir une faction séparatiste yéménite ayant lancé une attaque contre des groupes soutenus par l’Arabie saoudite. Dès lors, des employés de banques, de cabinets de conseil en management, de cabinets d’avocats et de sociétés de services pétroliers et gaziers rencontrent des difficultés pour obtenir un visa saoudien depuis les Émirats, selon plusieurs personnes dont les entreprises sont directement concernées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pressions sur le monde des affaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite encourage activement les entreprises à relocaliser leurs activités et leurs employés des Émirats vers le Royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Bien sûr, nous sommes préoccupés, mais le monde des affaires a fait preuve d’une grande ingéniosité pour trouver des solutions alternatives»</em>, a déclaré le dirigeant d’une entreprise de services maritimes dont les employés se sont vu refuser des visas ce mois-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme d’autres, ce dirigeant a indiqué n’avoir reçu aucune explication quant à ces refus, ajoutant espérer que le problème soit temporaire compte tenu des liens économiques étroits unissant les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable saoudien a insisté sur le fait qu’il n’y avait eu aucun changement dans les procédures de visa. Pour leur part, les Émirats n’ont pas répondu à une demande de commentaires du <em>FT</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants émiratis ont perçu le ton conciliant des propos tenus cette semaine par le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères, comme un signe de la volonté de Riyad d’apaiser les tensions. <em>«La relation avec les Émirats arabes unis est, de notre point de vue, extrêmement importante»</em>, a déclaré Bin Farhan aux journalistes, avant d’ajouter : <em>«Elle constitue un élément clé de la stabilité régionale et le Royaume est donc toujours soucieux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un dirigeant d’entreprise émirati a affirmé que la situation concernant les visas a commencé à s’améliorer au cours de la semaine écoulée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise entre les deux voisins s’est intensifiée après que Riyad, considérant l’avancée des séparatistes yéménites comme une menace pour sa sécurité nationale, a bombardé des dépôts d’armes et des véhicules qu’elle accusait Abou Dhabi d’avoir fournis à cette faction. Les Émirats ont fini par retirer leurs forces du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux voisins sont intervenus dans la guerre civile yéménite en 2015 pour combattre les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, mais ils ont soutenu des factions différentes et rivales. Le différend concernant le Yémen et d’autres questions régionales a engendré la plus grave crise des relations entre les deux puissances du Golfe depuis des années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les analystes n’anticipent pas une escalade comparable à celle de la dernière crise du Golfe en 2017, lorsque l’Arabie saoudite et les Émirats avaient mené un blocus régional contre le Qatar, l’accusant de soutenir des groupes islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>FT</em> a souligné que les échanges commerciaux entre l’Arabie saoudite et les Émirats dépassent les 20 milliards de dollars et que de nombreuses entreprises utilisent Dubaï comme plaque tournante pour desservir le Royaume, qui compte la plus grande population de la région du Golfe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Restrictions aux demandes de visa</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces tensions ont suscité des inquiétudes au sein de la communauté des affaires. Un banquier basé aux Émirats a déclaré que son établissement se préparait à une tournée promotionnelle en Arabie saoudite lorsqu’une demande de visa pour l’un de ses employés a été rejetée. Il a ajouté : <em>«Nous ne sommes pas les seuls. D’autres banques rencontrent le même problème»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon deux consultants, ces difficultés sont contournées par l’utilisation de visas ordinaires délivrés à l’arrivée, permettant ainsi aux cadres ou à leurs représentants de rencontrer des clients dans le Royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre source a indiqué que d’autres entreprises s’interrogent sur la légalité du travail de leurs employés avec des visas touristiques, qualifiant la situation d’impasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre dirigeant a déclaré que les citoyens d’une demi-douzaine de pays, dont la Jordanie, l’Égypte, le Pakistan et l’Inde, rencontrent des difficultés depuis environ un an pour obtenir des visas de travail à entrées multiples pour l’Arabie saoudite lorsqu’ils font leur demande depuis les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le royaume impose des restrictions aux demandes de visa pour les musulmans pendant le pèlerinage du Hajj afin de contrôler le nombre de visiteurs. Il a été noté que certaines autres nationalités ont commencé à rencontrer des problèmes similaires en octobre. Cependant, en décembre et janvier, avec l’escalade des tensions entre l’Arabie saoudite et les Émirats, le problème s’est aggravé, le nombre de refus augmentant fortement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable régional d’une grande entreprise a indiqué que l’Arabie saoudite a récemment intensifié ses efforts de longue date pour persuader les entreprises émiraties ayant d’importantes activités dans le royaume de transférer leur personnel à Riyad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2024, l’Arabie saoudite exige des multinationales qu’elles transfèrent leur siège régional à Riyad pour obtenir des contrats gouvernementaux. Cette mesure a suscité des inquiétudes chez certaines entreprises internationales implantées à Dubaï depuis des décennies. Nombre d’entre elles ont restructuré leurs activités pour se conformer à cette décision, compte tenu de l’importance de leurs activités dans le Royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux inquiétudes et à la controverse actuelle, la plupart des chefs d’entreprise estiment que les répercussions négatives sur leurs activités seront de courte durée, compte tenu des liens commerciaux étroits entre l’Arabie saoudite et les Émirats. Les Saoudiens sont également d’importants investisseurs aux Émirats, notamment dans le secteur immobilier de Dubaï.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les Émirats s’efforcent d’apaiser les tensions, des Émiratis disposant d’une forte présence sur les réseaux sociaux ont reçu des avertissements informels de la part de représentants du gouvernement, les exhortant à ne pas répondre aux critiques saoudiennes de plus en plus nombreuses en ligne. L’un d’eux a déclaré qu’il leur a été conseillé de ne pas se mêler aux problèmes liés à la crise actuelle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="t6dHJ7uiCX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/23/larabie-saoudite-ecrase-les-secessionistes-yemenites-soutenus-par-les-emirats/">L’Arabie saoudite écrase les sécessionistes yéménites soutenus par les Émirats</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Arabie saoudite écrase les sécessionistes yéménites soutenus par les Émirats » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/23/larabie-saoudite-ecrase-les-secessionistes-yemenites-soutenus-par-les-emirats/embed/#?secret=WNLNliAZFW#?secret=t6dHJ7uiCX" data-secret="t6dHJ7uiCX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FtUI8RtrTr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=dvyDhZTeHd#?secret=FtUI8RtrTr" data-secret="FtUI8RtrTr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fSziTi3qp6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=cJknO5Xrjq#?secret=fSziTi3qp6" data-secret="fSziTi3qp6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/larabie-saoudite-punit-les-operateurs-economiques-emiratis/">L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Yémen &#124; Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 09:01:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Hamedti Dagalo]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Saoudiens, excédés par l'activisme militaire de leurs voisins, ont bombardé des cargaisons d’armes au Yémen en provenance des Émirats arabes unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est du jamais vu ! D’habitude, entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, les différends se règlent très discrètement et en sourdine. Cette fois-ci, les Saoudiens, excédés, ont frappé et ont clamé haut et fort leur colère. Ils ont bombardé des cargaisons d’armes au Yémen en provenance des Émirats arabes unis </em></strong><em>(Photo)</em><strong><em>. Abou Dhabi a aussitôt démenti la présence d’armes dans les cargaisons et dit avoir retiré immédiatement ce qui reste de ses troupes au Yémen. Comme au Soudan où ils nient catégoriquement participer à la guerre en soutenant Hamedti Dagalo, leurs déclarations sont toujours à prendre avec des pincettes. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18168073"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête parue dans le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/12/30/saudi-arabia-yemen-strikes-uae-mukalla/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a>, Claire Parker et Abbie Cheeseman rapportent que cet épisode marque une escalade sans précédent des tensions entre les deux puissances rivales du Golfe. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite a lancé une frappe aérienne sur la ville portuaire de Mukalla, dans le sud du Yémen, tôt mardi matin, 30 décembre 2025, ciblant ce qu’elle a présenté comme des cargaisons d’armes destinées à une force séparatiste soutenue par les Émirats arabes unis. Cette force séparatiste s’était efforcée ces dernières semaines de consolider son emprise territoriale sur le sud du Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, deux puissances du Golfe officiellement opposées aux rebelles houthis soutenus par l’Iran au Yémen mais dont les objectifs dans ce pays notamment et dans la région en général divergent de plus en plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Saoudiens excédés par les Emiratis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié mardi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a fermement condamné son ancien allié, affirmant que le Royaume <em>«considère toute menace à sa sécurité nationale comme une ligne rouge et n’hésitera pas à prendre toutes les mesures nécessaires pour contrer une telle menace»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général de brigade Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et soutenant le gouvernement yéménite internationalement reconnu, a déclaré que la frappe avait eu lieu après l’arrivée, durant le week-end, à Mukalla de deux navires partis du port émirati de Fujairah sans autorisation et dont les transpondeurs avaient été désactivés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Maliki a ajouté : <em>«Le port a été fermé et tout le personnel local a été évacué. Les équipages des deux navires ont ensuite déchargé une importante quantité d’armes et de véhicules blindés.»</em> Il a précisé que ces armes étaient destinées au Conseil de transition du Sud, mouvement séparatiste implanté dans les provinces orientales d’Hadramaout et d’Al-Mahra, et que les autorités saoudiennes avaient mis en garde de hauts responsables des Émirats arabes unis contre la poursuite de ce transfert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à leur refus d’obtempérer, Al-Maliki a déclaré : <em>«Les forces aériennes de la coalition ont mené une opération militaire limitée ciblant des armes et des véhicules de combat déchargés des deux navires au port de Mukalla»</em>. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, et authentifiées par Storyful, montrent de la fumée s’échappant des châssis noirs de plusieurs véhicules militaires au port.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié mardi, le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a réagi en contestant la version des faits donnée par l’Arabie saoudite concernant le rôle des Émirats au Yémen et a rejeté les allégations selon lesquelles il aurait fait pression sur une quelconque partie yéménite pour mener des opérations militaires menaçant l’Arabie saoudite ou ses frontières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retrait des troupes émiratis du Yémen</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué exprime sa surprise face à la frappe et dément que la cargaison à destination du Yémen contienne des armes. Il précise que les véhicules à bord des navires n’étaient pas destinés à une quelconque partie yéménite mais aux forces émiraties déjà présentes au Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par la suite, le ministère de la Défense des Émirats arabes unis a annoncé son intention de retirer ses dernières équipes antiterroristes présentes au Yémen. Les Émirats ont retiré la majeure partie de leurs forces du Yémen en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le porte-parole adjoint du département d’État américain, Tommy Pigott, a déclaré mardi dans un communiqué que le secrétaire d’État Marco Rubio s’était entretenu avec son homologue saoudien au sujet de la situation au Yémen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Washington appelle à la retenue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump est restée largement silencieuse face à l’escalade des tensions entre ses alliés du Golfe ces dernières semaines. M. Rubio a déclaré que les États-Unis étaient <em>«préoccupés par les récents événements dans le sud-est du Yémen»</em>. Il a ajouté : <em>«Nous appelons à la retenue et à la poursuite des efforts diplomatiques dans le but de parvenir à une solution durable»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette escalade intervient après l’offensive menée, au début du mois, par les forces loyales au Conseil de transition du Sud (CTS), qui ont conquis les gouvernorats d’Hadramaout et d’Al-Mahra, chassant les forces soutenues par l’Arabie saoudite lors d’une opération visant à s’emparer de vastes portions du Yémen frontalières de l’Arabie saoudite et d’Oman. Le CTS, créé en 2017, fait partie du Conseil de direction présidentiel, une alliance fragile de personnalités politiques du sud du Yémen qui, ensemble, forment le pouvoir exécutif du gouvernement internationalement reconnu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les membres du CTS et leurs alliés du Golfe partagent l’objectif de contrer les Houthis, le mouvement rebelle soutenu par l’Iran qui s’est emparé de la capitale, Sanaa, en 2014, déclenchant une guerre civile. L’Arabie saoudite soutient un Yémen unifié, tandis que le CTS, soutenu par les Émirats, cherche à rétablir un État indépendant dans le sud du Yémen, qui a existé pendant près de vingt ans avant l’unification en 1990.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’offensive éclair du CTS ce mois-ci semble avoir pris l’Arabie saoudite par surprise et les tensions n’ont cessé de s’exacerber tandis que Riyad évaluait sa riposte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de semaine dernière, l’Arabie saoudite a ciblé une zone de la province de Hadramaout où les forces du CTS tentaient de progresser, lors d’une frappe qualifiée d’avertissement par les médias pro-saoudiens. Samedi, Maliki a menacé d’une intervention de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite si le CTS ne se retirait pas du territoire qu’il avait conquis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed Naji, analyste principal pour le Yémen au sein de l’International Crisis Group, a déclaré lors d’un entretien téléphonique, après sa rencontre avec des responsables saoudiens et yéménites à Riyad la semaine dernière, que les récents efforts diplomatiques pour contenir la crise avaient échoué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que la déclaration saoudienne de mardi, dans laquelle Riyad accusait directement le gouvernement des Émirats arabes unis d’être à l’origine de l’attaque du Conseil de transition du Sud, constituait l’avertissement le plus ferme jamais adressé aux Émirats arabes unis par le Royaume.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9Iv8bh4eYD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/les-emirats-vont-ils-enfin-lacher-hemedti-dagalo/">Les Émirats vont-ils enfin lâcher Hemedti Dagalo?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats vont-ils enfin lâcher Hemedti Dagalo? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/les-emirats-vont-ils-enfin-lacher-hemedti-dagalo/embed/#?secret=u4WuWhUphv#?secret=9Iv8bh4eYD" data-secret="9Iv8bh4eYD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Deux pays puissants et arrogants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La déclaration indiquait :<em> «Les mesures prises par les Émirats arabes unis sont extrêmement dangereuses et contraires aux principes fondateurs de la Coalition pour le soutien à la légitimité au Yémen. Elles ne servent pas l’objectif de la Coalition, qui est d’assurer la sécurité et la stabilité du Yémen»</em>, faisant référence à la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère saoudien des Affaires étrangères a également appuyé mardi l’appel du gouvernement yéménite, reconnu internationalement, exigeant le retrait des forces émiraties du pays dans les 24 heures et a demandé aux Émirats arabes unis de cesser tout soutien militaire et financier à toute partie présente au Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Rashad Al-Alimi, chef du Conseil de direction présidentiel soutenu par Riyad, a annulé un accord de défense conjoint avec les Émirats arabes unis, décrété l’état d’urgence pour 90 jours au Yémen et imposé un blocus aérien, maritime et terrestre de 72 heures sur tous les ports et points de passage frontaliers. Il a également ordonné le retrait de toutes les forces stationnées à Hadramaout et à al-Mahra et leur remise de leurs positions à une force soutenue par l’Arabie saoudite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre membres du Conseil de direction présidentiel ont condamné les mesures prises par Al-Alimi, notamment l’annulation de l’accord de défense et l’expulsion des forces émiraties du pays. Hisham al-Jabri, chef de cabinet de l’un des membres du Conseil, Faraj Salmeen Al-Bahsani, a déclaré par SMS s’attendre à ce que la frappe de mardi accélère les efforts du Conseil de transition du Sud pour proclamer un État indépendant dans le sud du Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Farea al-Muslimi, chercheuse à Chatham House à Londres, la rupture naissante entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis aura des répercussions importantes pour la région. Elle a déclaré: <em>«Ce sont des pays puissants. Ils possèdent des armes. Ils n’ont pas de parlement. Il est impossible de les tenir responsables et ils sont très arrogants. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ne se sont jamais attaqués de la sorte auparavant. C’est très dangereux»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adam Baron, chercheur associé à la New America Foundation à Washington, a déclaré que l’Arabie saoudite et les Émirats partagent une étroite affinité stratégique avec les États-Unis mais que leurs stratégies régionales respectives s’opposent de plus en plus. <em>«Nous l’avons constaté au Yémen, au Soudan et en Somalie. Nous l’avons constaté en mer Rouge et nous constatons maintenant –bien qu’inévitablement et encore relativement limité pour l’instant– une escalade de ces tensions»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Divergence des stratégies régionales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">M. Baron a indiqué que la divergence des stratégies régionales est apparue publiquement sur plusieurs fronts ces dernières semaines, citant notamment les développements au Soudan et en Somalie. Il a noté que le président Donald Trump avait déclaré le mois dernier que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait demandé à Washington de travailler à une solution au conflit au Soudan où Riyad et les Émirats soutiennent des camps opposés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Baron a également affirmé que la reconnaissance officielle, la semaine dernière, par Israël du Somaliland, région sécessioniste du nord de la Somalie, pourrait avoir incité Riyad à réajuster ses rapports de force. Les Émirats maintiennent une présence militaire au Yémen et se sont abstenus de participer à la déclaration de la Ligue arabe condamnant l’initiative israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Muslimi a déclaré que les États arabes, ainsi que la communauté internationale dans son ensemble, devraient se ranger du côté de l’Arabie saoudite au Yémen. Il a souligné les premiers signes de soutien, notamment une déclaration publiée mardi par le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, qui a exprimé sa vive inquiétude face à l’escalade rapide et dangereuse de la situation, notamment l’incapacité du Conseil de transition du Sud à répondre aux demandes du gouvernement soutenu par l’Arabie saoudite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oman, qui partage une frontière avec la province yéménite d’Al-Mahra, dans le sud-est du pays, a également appelé mardi à la désescalade et au dialogue pour résoudre la crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Muslimi rappelle que ce sont les citoyens ordinaires qui en paieront le prix, tandis que les puissances régionales poursuivent leurs propres intérêts. <em>«Les Yéménites resteront pris en étau entre ennemis et, pire encore, entre amis»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lSX7B1Gsj5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/yemen-pourquoi-donald-trump-cible-t-il-les-houthis-maintenant/">Yémen | Pourquoi Donald Trump cible-t-il les Houthis maintenant?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Pourquoi Donald Trump cible-t-il les Houthis maintenant? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/yemen-pourquoi-donald-trump-cible-t-il-les-houthis-maintenant/embed/#?secret=bdHjO53e4h#?secret=lSX7B1Gsj5" data-secret="lSX7B1Gsj5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Israël veut en finir avec les Houthis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/israel-veut-en-finir-avec-les-houthis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdul-Malik al-Houthi]]></category>
		<category><![CDATA[Axe de la Résistance]]></category>
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		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’État hébreu semble vouloir en découdre avec les Houthis comme cela a été le cas avant lui avec le Hamas et le Hezbollah. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le week-end dernier, un raid aérien israélien a ciblé un rassemblement auquel participait des officiels houthis. Douze d’entre eux ont péri dont le Premier ministre, neuf ministres et deux autres responsables. Les Israéliens attaquaient jusque-là des infrastructures portuaires ou des centrales électriques mais souhaitent aujourd’hui hausser le ton contre le groupe chiite yéménite en recourant aux assassinats ciblés. L’État hébreu semble vouloir en découdre avec les Houthis comme cela a été le cas avant lui avec le Hamas et le Hezbollah et poursuit sa stratégie de démantèlement de l’Axe de la Résistance. </em></strong><em>(Ph. Navire grec coulé en mer Rouge par les Houthis).</em></p>



<span id="more-17382438"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/israel-hit-yemen-targets-just-hours-after-intelligence-officers-flagged-an-imminent-houthi-meeting-2eb3dd81" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal (WSJ)</a> est revenu dans une enquête sur le bombardement par l’aviation israélienne d’un rassemblement de responsables houthis quelques heures seulement après que les services de renseignement israéliens en ont eu connaissance. Il précise que l’attaque montre qu’Israël a renforcé ses renseignements sur le groupe rebelle et sa volonté de frapper tôt et fort. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête de Dov Lieber et de Saleh al-Batati indique que les services de renseignement israéliens ont capté une nuit un signal concernant un rassemblement prévu auquel allait assister des ministres du gouvernement houthi dans un quartier de Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par le mouvement. Quelques heures plus tard, des avions israéliens s’apprêtaient à frapper une salle de conférence où ces responsables étaient réunis pour assister à un discours du chef du mouvement Abdul-Malik al-Houthi. Douze responsables ont été tués dans l’attaque dont le Premier ministre houthi, Ahmad Ghaleb al-Rahwi, mais aussi, selon la radio de Tsahal, qui cite des sources sécuritaires israéliennes, le chef de cabinet du Premier ministre et les ministres de la Justice, de l’Économie et du Commerce, des Affaires étrangères, de l’Agriculture et des Relations publiques, rapporte le <a href="https://www.jpost.com/middle-east/article-865760" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jerusalem Post</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WSJ</em>, proche des cercles de pouvoir à Tel Aviv,a obtenu des détails sur l’attaque auprès de deux responsables de la sécurité au courant de l’opération qui ont déclaré qu’elle s’inscrivait dans le cadre des efforts israéliens pour améliorer sa connaissance du groupe rebelle soutenu par l’Iran.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y3B3kSByge"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/pour-les-americains-la-guerre-asymetrique-contre-les-houthis-est-devenue-un-cas-decole/">Pour les Américains, la guerre asymétrique contre les Houthis est devenue un cas d’école</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour les Américains, la guerre asymétrique contre les Houthis est devenue un cas d’école » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/pour-les-americains-la-guerre-asymetrique-contre-les-houthis-est-devenue-un-cas-decole/embed/#?secret=NAWaTk1Uwj#?secret=Y3B3kSByge" data-secret="Y3B3kSByge" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Plus des représailles proportionnelles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal affirme que ce raid reflète la position intransigeante d’Israël et envoie un message à ses ennemis qu’il est capable de répondre à toute menace potentielle. Cette position reflète une nouvelle doctrine, abrégée en «<em>Fafo</em>», signifiant <em>«trouver et chercher»</em>. <em>«Israël a abandonné la vieille formule des représailles proportionnelles»</em>, déclare Oded Ailam, ancien responsable du Mossad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’aux raids de jeudi dernier, la réponse israélienne s’est concentrée sur la destruction des infrastructures. Les experts yéménites estiment que cette dernière attaque était symbolique plutôt que substantielle, soulignant que le mouvement militaire houthi, et non son gouvernement, est la principale source de pouvoir. <em>«Le raid israélien a touché l’interface administrative et non son infrastructure profonde»</em>, a déclaré Mohammed al-Basha, fondateur du cabinet de conseil en sécurité américain Pasha Report qui ajoute: <em>«Ce n’est pas une victoire sécuritaire exceptionnelle»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes yéménites, cependant, estiment que les dirigeants houthis seront contraints de prendre les précautions nécessaires pour éviter que les services de renseignement israéliens ne soient informés de leur localisation. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que <em>«ceux qui restent des dirigeants houthis fuient Sanaa»</em> et a menacé de les cibler à l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le<em> WSJ</em> rappelle que les Houthis ont prouvé leur résilience par le passé. La campagne aérienne saoudienne de la décennie passée n’a pas réussi à stopper le groupe tandis que le mouvement a résisté aux campagnes lancées par les administrations de Joe Biden et de Donald Trump pour mettre un terme aux attaques des Houthis contre le trafic aérien depuis la guerre de Gaza. En mai, l’administration Trump a fini par sceller un cessez-le-feu avec les Houthis en échange de l’abstention de cibler les navires américains, bien qu’ils aient visé un navire en juillet, en violation de cet accord.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OtIErrE8GC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/22/houthis-les-casse-pieds-deviennent-un-casse-tete-pour-israel/">Houthis : les casse-pieds deviennent un casse-tête pour Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Houthis : les casse-pieds deviennent un casse-tête pour Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/22/houthis-les-casse-pieds-deviennent-un-casse-tete-pour-israel/embed/#?secret=0oNDHBJWRu#?secret=OtIErrE8GC" data-secret="OtIErrE8GC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Des précautions renforcées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant plusieurs mois, les dirigeants houthis ont tenté de contourner les capacités des services de renseignement israéliens en éteignant les téléphones portables, en évitant les rencontres face-à-face ainsi que l’utilisation des réseaux sociaux et en changeant de lieu, parfois chaque nuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la fin de la guerre de 12 jours menée par Israël contre l’Iran, Israël a décidé selon un responsable israélien de créer une unité spéciale consacrée aux Houthis. Cette nouvelle unité comprend 200 officiers et soldats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables israéliens anticipent une riposte des Houthis qui ont continué à lancer des drones et des missiles balistiques sur Israël. Dimanche, ils ont tenté de cibler un navire près du détroit de Bab el-Mandeb mais ont raté leur cible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi 30 août, Mahdi al-Mashat, président du Conseil politique suprême, a déclaré: <em>«Bien que l’ennemi perfide ait causé souffrances et pertes, nous nous engageons devant Dieu, le fier peuple yéménite et les familles des martyrs et des blessés à nous venger, et du plus profond de nos blessures, nous remporterons la victoire»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant les frappes contre leur gouvernement, les Houthis avaient tiré une roquette transportant des armes à sous-munitions, selon un responsable militaire israélien. Israël espère que ces frappes dissuaderont les Houthis et d’autres groupes de la région de l’attaquer. Il espère également inciter le peuple yéménite à s’opposer aux Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis contrôlent un tiers du territoire yéménite et les deux tiers de sa population. Israël sera probablement confronté aux mêmes défis que ceux rencontrés lors des campagnes saoudo-émiraties et américaines. Les analystes israéliens affirment qu’Israël a besoin du soutien des États-Unis dans cette guerre. <em>«Israël ne peut pas mener une guerre à long terme contre les Houthis et a besoin que les États-Unis reviennent sur le territoire et les soutiennent»</em>, affirme Oded Ailam.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LmjVsFESq5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/16/comment-la-colere-des-houthis-contre-israel-remodele-t-elle-le-conflit-au-moyen-orient/">Comment la colère des Houthis contre Israël remodèle-t-elle le conflit au Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment la colère des Houthis contre Israël remodèle-t-elle le conflit au Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/16/comment-la-colere-des-houthis-contre-israel-remodele-t-elle-le-conflit-au-moyen-orient/embed/#?secret=6jvhDI61Lx#?secret=LmjVsFESq5" data-secret="LmjVsFESq5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Le démantèlement de l’Axe de la résistance a balisé la voie à la guerre d&#8217;Israël contre l&#8217;Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/17/le-demantelement-de-laxe-de-la-resistance-a-balise-la-voie-a-la-guerre-disrael-contre-liran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 09:07:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Axe de la Résistance]]></category>
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		<category><![CDATA[Ceinture du feu]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[Qassem Soleimani]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Ceinture du feu composée par les groupes armés et financés par l’Iran dans divers pays du Moyen-Orient n'existe quasiment plus. L'Iran est seul face à son destin. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/17/le-demantelement-de-laxe-de-la-resistance-a-balise-la-voie-a-la-guerre-disrael-contre-liran/">Le démantèlement de l’Axe de la résistance a balisé la voie à la guerre d&rsquo;Israël contre l&rsquo;Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Ceinture du feu composée par les groupes armés et financés par l’Iran dans divers pays du Moyen-Orient et théorisée par l’ancien chef du Corps des Gardiens de la révolution Qassem Soleimani avait pour vocation de protéger la République islamique de toute attaque israélienne. Si l’État hébreu frappait l’Iran, il subirait les foudres de cette Ceinture du feu. Aujourd’hui, celle-ci n’existe plus, les Israéliens l’ont démantelée maillon par maillon et attaquent désormais l’Iran et le cœur de Téhéran.</em></strong> <em>(Ph. Immeuble à Téhéran détruit par des raids aériens israéliens, le 13 juin 2025). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16782606"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une analyse publiée par le <a href="https://www.theguardian.com/world/2025/jun/15/israels-attack-on-iran-has-a-real-chance-of-bringing-about-regime-change" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guardian</a>, Jason Burke est revenu sur la méthode du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a systématiquement et avec succès affaibli ses ennemis régionaux pour enfin se concentrer sur le régime iranien qu’il veut faire tomber. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Burke indique que l’offensive israélienne contre l’Iran est le dernier maillon d’une série d’événements déclenchés suite à l’opération Déluge d’Al-Aqsa le 7 octobre 2023. Tous ces événements ont successivement affaibli Téhéran et, militairement du moins, renforcé Israël et s’ils n’avaient pas eu lieu, il est difficile d’imaginer comment la nouvelle offensive lancée directement contre l’Iran vendredi aurait été possible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au commencement, la guerre contre le Hamas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y eut d’abord l’offensive israélienne à Gaza, qui a déjà tué des dizaines de milliers de Palestiniens en quelques semaines et a suffisamment affaibli militairement le Hamas pour qu’il ne représente plus une menace significative pour les Israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hamas faisant partie de ce qu’on appelle l&rsquo;Axe de la Résistance, une coalition d’organisations similaires à travers le Moyen-Orient, rassemblée par Téhéran au cours de la dernière décennie pour projeter sa puissance dans la région et dissuader Israël de frapper son programme nucléaire iranien, cette offensive a eu des implications régionales majeures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En avril dernier, Israël a bombardé e consulat de la République islamique d’Iran à Damas tuant sept personnes dont des hauts gradés du corps des Gardiens de la révolution. En réponse, l’Iran a attaqué Israël directement pour la première fois, lançant une salve inefficace de missiles et de drones. Le conflit entre l’Iran et Israël, longtemps mené par des intermédiaires, des assassinats et des frappes hors du territoire israélien, s’était alors ouvert au grand jour.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JmmzaW9TXd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/17/guerre-israelo-iranienne-%e2%94%82-tous-les-chemins-ne-meneront-pas-a-tel-aviv/">Guerre israélo-iranienne  │ Tous les chemins ne mèneront pas à Tel Aviv</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre israélo-iranienne  │ Tous les chemins ne mèneront pas à Tel Aviv » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/17/guerre-israelo-iranienne-%e2%94%82-tous-les-chemins-ne-meneront-pas-a-tel-aviv/embed/#?secret=jBCvgcRoOY#?secret=JmmzaW9TXd" data-secret="JmmzaW9TXd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La déroute du Hezbollah libanais</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’automne, le Hamas étant affaibli, Israël pouvait se retourner contre le Hezbollah, le groupe basé au Liban et soutenu par l’Iran, de loin le plus puissant des membres de l’Axe de la résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En septembre, Israël a éliminé l’ensemble des dirigeants du Hezbollah ainsi que la majeure partie de son redoutable arsenal de missiles et a envahi le cœur de son territoire, le sud du Liban, sans rencontrer de résistance significative. Même les partisans du Hezbollah ont reconnu avoir subi une défaite cuisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a de nouveau lancé une offensive aérienne inefficace contre Israël qui a riposté par des frappes aériennes qui ont anéanti une grande partie de son système de défense aérienne ouvrant ainsi la voie à l’attaque plus vaste de vendredi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La chute de la dynastie Assad</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De même, la faiblesse soudaine du Hezbollah a empêché l’Iran de défendre le régime Al-Assad en Syrie, son autre allié crucial, lorsque les rebelles ont lancé une offensive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chute d’Assad en décembre a mis fin à des décennies de relations étroites entre Téhéran et Damas. Cela a encore affaibli l’Axe de la résistance déjà en déclin, exposé les mandataires iraniens en Syrie et permis aux avions de chasse israéliens d’atteindre plus facilement des cibles vulnérables en Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les milices soutenues par l’Iran en Syrie et en Irak étant convaincues que transformer les menaces rhétoriques d’attaquer Israël en actes était une mauvaise idée, les Houthis au Yémen sont restés le seul membre de l’Axe de la résistance encore engagé dans les hostilités avec Israël. Ils ont certes harcelé les navires en mer Rouge mais les missiles balistiques qu’ils ont lancés sur Tel-Aviv ne pouvaient causer aucun dommage stratégique significatif.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P99wEr04G3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/16/guerre-israel-iran-%e2%94%82-le-moyen-orient-brule-et-la-loi-du-plus-fort-regne/">Guerre Israël-Iran │ Le Moyen-Orient brûle et la loi du plus fort règne!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre Israël-Iran │ Le Moyen-Orient brûle et la loi du plus fort règne! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/16/guerre-israel-iran-%e2%94%82-le-moyen-orient-brule-et-la-loi-du-plus-fort-regne/embed/#?secret=z3AGkRtb3D#?secret=P99wEr04G3" data-secret="P99wEr04G3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une fenêtre d’opportunité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, désireux d’exploiter ce qui pourrait être une fenêtre d’opportunité, a commencé à préparer l’offensive majeure qu’il espérait lancer depuis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain Donald Trump n’a accordé que 60 jours aux négociations avec Téhéran pour parvenir à un nouvel accord sur le programme nucléaire iranien. Ce délai a expiré la semaine dernière. Vendredi, Netanyahu a déclaré aux Iraniens qu’il espérait que la poursuite de l’opération militaire israélienne en Iran ouvrirait la voie à leur liberté, autrement dit à la chute du régime des mollahs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si Israël ne cherche pas à remonter le temps jusqu’à des années antérieures à la révolution iranienne de 1979, époque à laquelle le pays était un proche allié d’Israël et des États-Unis, la nature des cibles choisies par les stratèges israéliens pourrait avoir pour effet de démanteler le régime au pouvoir depuis cet événement sismique. Cela s&rsquo;explique en partie par le rôle central que joue encore en Iran une génération d&rsquo;hommes ayant débuté leur carrière au lendemain de la chute du Shah voire avant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran seul face à son destin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières victimes de vendredi comprenaient de nombreux officiers supérieurs parmi les premières recrues du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), fondé en 1980 pour protéger le nouveau pouvoir puis devenu le cœur idéologique et militant du projet révolutionnaire. Plusieurs d’entre eux étaient également des vétérans de la guerre Iran-Irak, qui a duré de 1980 à 1988 et que de nombreux historiens considèrent comme le creuset où le régime actuel s’est forgé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moins un des scientifiques nucléaires tués lors de la première vague de frappes était également un vétéran du CGRI. Également, Ali Shamkhani, un proche collaborateur du Guide de la Révolution Ali Khameneï visé, avait été un militant islamiste clandestin dans les années 1970 avant d’occuper une série de postes de plus en plus importants. Khameneï lui-même est arrivé au pouvoir en tant que successeur de l’ayatollah Khomeini en 1989 mais son parcours d’activiste islamiste a débuté à la fin des années 1960.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est extrêmement improbable qu’une fois la guerre terminée, l’Iran revienne à une position pro-israélienne ou pro-américaine. En revanche, il semble très probable que le pouvoir des hommes qui ont d’abord renversé le chah puis dirigé le régime révolutionnaire au cours des décennies suivantes soit gravement, voire fatalement, affaibli. Et il est certain que la stratégie de l’Axe de la Résistance censé protéger l’Iran avec les groupes mandataires qui le composaient a échoué. Aujourd’hui, la République islamique fait face à son destin toute seule.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TS0KgJ3Cyg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/limportance-de-laxe-pro-iranien-au-moyen-orient/">L’importance de l’axe pro-iranien au Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’importance de l’axe pro-iranien au Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/limportance-de-laxe-pro-iranien-au-moyen-orient/embed/#?secret=KevGBc21xn#?secret=TS0KgJ3Cyg" data-secret="TS0KgJ3Cyg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour les Américains, la guerre asymétrique contre les Houthis est devenue un cas d’école</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/pour-les-americains-la-guerre-asymetrique-contre-les-houthis-est-devenue-un-cas-decole/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Jun 2025 10:16:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre en mer Rouge entre la marine américaine et le groupe Ansar Allah (Houthis) est devenue un cas d’école à étudier pour les Américains.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/pour-les-americains-la-guerre-asymetrique-contre-les-houthis-est-devenue-un-cas-decole/">Pour les Américains, la guerre asymétrique contre les Houthis est devenue un cas d’école</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le </em></strong><a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/navy-houthis-maritime-war-5517a127" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Wall Street Journal</em></strong></a><strong><em> a publié une enquête consacrée au conflit qui a eu lieu au Yémen et en mer Rouge entre la marine américaine et le groupe Ansar Allah (Houthis) avant que les deux camps ne concluent un <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/08/houthis-la-mediation-doman-reussit-la-ou-la-fureur-de-trump-echoue/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accord de cessez-le-feu </a>début mai grâce à une médiation omanaise. Cette guerre asymétrique avec ses affrontements entre une armée régulière et un acteur non étatique en l’occurrence un groupe armé est devenue un cas d’école à étudier pour les Américains. </em></strong><em>(Ph. À bord de l&rsquo;USS Harry S. Truman en février 2025 en mer Rouge). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16726079"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête indique que les responsables américains analysent actuellement ce conflit afin de déterminer comment cet adversaire coriace leur a posé sérieusement problème et a pu défier la meilleure flotte du monde en référence au porte-avions USS Harry S. Truman. Ce jour-là, un F/A-18 Super Hornet américain tentait d’atterrir sur le porte-avions Truman en mer Rouge mais l’appareil d’une valeur de 67 millions de dollars a dérapé hors de la piste du porte-avions et a coulé dans l’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis, qui ont une autre version, ont indiqué avoir abattu l’avion de chasse. Il s’agissait du troisième avion perdu en moins de cinq mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>WSJ</em>, les Houthis se sont révélés être un adversaire étonnamment redoutable s’engageant dans les batailles les plus féroces menées par la marine américaine depuis la Seconde Guerre mondiale. Le journal ajoute que les Houthis ont bénéficié de la prolifération de missiles et de drones bon marché acquis auprès de l’Iran, lançant des missiles balistiques antinavires.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un adversaire redoutable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WSJ</em>  révèle qu’une trentaine de navires ont participé à des opérations de combat en mer Rouge entre fin 2023 et mai 2025, soit environ 10% de la flotte américaine en service actif. Durant cette période, les États-Unis ont bombardé les Houthis de munitions d’une valeur d’au moins 1,5 milliard de dollars, selon un responsable américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la marine américaine ait réussi à détruire une partie importante de l’arsenal houthi, elle n’a pas été en mesure, comme l’affirme le journal, d’atteindre son objectif stratégique de rétablir la navigation en mer Rouge tandis que le groupe yéménite n’a pas cessé de lancer régulièrement des missiles sur Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants de l’armée et des membres du Congrès américains ont commencé à examiner les faits entourant la campagne au Yémen afin d’en tirer les leçons. Ils craignent que le déploiement militaire ait compromis l’état de préparation global des forces américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Pentagone enquête lui aussi sur les accidents d’avions disparus et sur une collision distincte en mer Rouge impliquant le porte-avions Truman. Les résultats sont attendus dans les prochains mois.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pDZvgohRtQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/08/houthis-la-mediation-doman-reussit-la-ou-la-fureur-de-trump-echoue/">Houthis | La médiation d’Oman réussit là où la fureur de Trump échoue</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Houthis | La médiation d’Oman réussit là où la fureur de Trump échoue » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/08/houthis-la-mediation-doman-reussit-la-ou-la-fureur-de-trump-echoue/embed/#?secret=ltRVMS1Sg3#?secret=pDZvgohRtQ" data-secret="pDZvgohRtQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal américain, le déploiement de forces pour combattre les Houthis a eu pour conséquence le retrait d’équipements militaires déployés en Asie qui ont pour mission la dissuasion de la Chine et cela a également retardé les calendriers de maintenance des porte-avions. Les effets de ce déploiement devraient se faire sentir pendant des années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette usure et cet épuisement, les responsables de la Marine estiment que leur combat contre les Houthis leur a apporté une expérience inestimable et le conflit en mer Rouge est perçu au Pentagone comme un entraînement avant un conflit potentiellement plus intense et plus complexe.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, les Houthis ont acquis une puissance considérable depuis qu’ils ont pris le contrôle de la majeure partie du pays il y a dix ans. Et le <em>WSJ</em> rapporte que, depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, le groupe yéménite a commencé à attaquer les villes et les navires israéliens transitant par la mer Rouge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis ont lancé leur première salve de drones et de missiles le 19 octobre 2023 contre l’USS Carney en mer Rouge pendant dix heures ce qui avait pris de court les marins à bord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette bataille est décrite comme l’une des plus intenses impliquant un navire de guerre américain depuis près d’un siècle. Les Houthis n’ont pas seulement attaqué mais ils ont aussi abattu plus d’une douzaine de drones et quatre missiles de croisière rapides.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zvzwMLh947"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/yemen-pourquoi-donald-trump-cible-t-il-les-houthis-maintenant/">Yémen | Pourquoi Donald Trump cible-t-il les Houthis maintenant?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Pourquoi Donald Trump cible-t-il les Houthis maintenant? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/yemen-pourquoi-donald-trump-cible-t-il-les-houthis-maintenant/embed/#?secret=ekJpVfGtB7#?secret=zvzwMLh947" data-secret="zvzwMLh947" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les Houthis ont menacé d’intensifier leurs attaques, les responsables militaires américains ont rapidement résolu un problème logistique. Les destroyers comme le Carney n’avaient pas participé aux combats depuis près de deux semaines car ils faisaient la navette en Méditerranée pour se réarmer et les pays voisins craignaient de devenir eux-mêmes des cibles des Houthis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sous le feu des Houthis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère américain de la Défense a finalement réussi à utiliser un port en mer Rouge, ce qu’un responsable a décrit comme une avancée majeure car cela a permis aux navires de la marine américaine de se réapprovisionner en armes sans avoir à quitter le théâtre des opérations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal poursuit en expliquant que le rythme des opérations a pesé lourd sur la marine qui a dû rester en alerte 24 heures sur 24 car elle était constamment sous le feu des Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, le porte-avions USS Dwight D. Eisenhower n’a effectué qu’une seule brève traversée au cours de sept mois de combats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la marine américaine soit habituée à opérer dans un environnement similaire dans le golfe Persique où les forces iraniennes sont présentes à proximité, cependant dissuader des milices comme le groupe Ansar Allah au Yémen est plus difficile que de dissuader une armée conventionnelle soulignant que ces groupes sont devenus plus dangereux avec la prolifération des missiles balistiques antinavires et des drones d’attaque.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y3duIUvaZR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/22/houthis-les-casse-pieds-deviennent-un-casse-tete-pour-israel/">Houthis : les casse-pieds deviennent un casse-tête pour Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Houthis : les casse-pieds deviennent un casse-tête pour Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/22/houthis-les-casse-pieds-deviennent-un-casse-tete-pour-israel/embed/#?secret=yh0deVIIQe#?secret=Y3duIUvaZR" data-secret="Y3duIUvaZR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/pour-les-americains-la-guerre-asymetrique-contre-les-houthis-est-devenue-un-cas-decole/">Pour les Américains, la guerre asymétrique contre les Houthis est devenue un cas d’école</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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