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	<title>Archives des Houthis - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Houthis - Kapitalis</title>
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		<title>Iran &#124; L’ultime bataille des Gardiens de la révolution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:07:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La survie du régime des ayatollahs en Iran dépend largement de celle des Gardiens de la révolution qui en est le pilier armé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/iran-lultime-bataille-des-gardiens-de-la-revolution/">Iran | L’ultime bataille des Gardiens de la révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au lendemain de l’avènement de la révolution islamique en Iran et de son accession au pouvoir, l’ayatollah Khomeini était méfiant à l’endroit de l’armée régulière, héritière de celle du Shah. Il avait décidé de fonder une entité, composée de ses plus fidèles affidés, nommée le Corps de Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dont la mission est d’assurer la pérennité du régime. Au fil des décennies, des guerres, des révoltes réprimées mais aussi à force que le défunt ayatollah Ali Khamenei avançait dans l’âge, le CGRI n’a cessé de gagner en puissance. Aujourd’hui, les Gardiens de la Révolution doivent faire face au feu et à la fureur de la machine de guerre israélo-américaine. C’est la survie du régime et par ricochet la leur qui est menacée.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18433583"></span>



<p>Dans une enquête consacrée au CGRI publiée dans le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/the-iranian-force-built-to-defend-the-regime-now-faces-the-ultimate-test-8a1a2cfe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a>, David S. Cloud et Benoît Faucon considèrent que les frappes aériennes américaines et israéliennes ont certes tué plusieurs hauts dirigeants iraniens en seulement quelques heures dont le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, cependant, le vaste appareil sécuritaire qu’ils supervisaient pour assurer la survie du régime demeure intact.&nbsp;</p>



<p>Le CGRI est principalement connu comme une force armée comptant quelque 200 000 membres paramilitaires. Mais il fonctionne également comme un gouvernement parallèle et une puissance économique, sa mission principale étant de défendre le régime islamique établi après la révolution de 1979 et d’étendre son influence au Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Etat dans l’Etat</h2>



<p>À moins d’être vaincu ou réorienté d’une manière ou d’une autre, le CGRI conservera sa capacité à générer des revenus par des activités illicites et à soutenir des groupes interposés comme les Houthis au Yémen qui harcèlent les États-Unis et leurs alliés.</p>



<p>Le CGRI possède ses propres branches militaires et de renseignement, distinctes des forces armées traditionnelles, et est profondément implanté dans les secteurs économiques du pays.</p>



<p>La Force Al-Qods, unité clandestine, gère les relations de l’Iran avec les groupes armés mandataires de la région, tandis que d&rsquo;autres composantes du CGRI sont responsables du programme de missiles et de la sécurité intérieure.</p>



<p>Selon des analystes et des dirigeants de l’opposition iranienne, paralyser le CGRI pourrait nécessiter des semaines, voire des mois, de frappes aériennes supplémentaires et d’autres actions militaires. Sans de telles mesures, le régime iranien risque de se maintenir au pouvoir et de devenir encore plus répressif, car les éléments les plus radicaux ayant survécu jusque-là aux frappes américaines et israéliennes vont s’appuyer sur la loyauté du CGRI dans l’espoir d’assurer la pérennité du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un État militaire plus fermé</h2>



<p>Mohammed Al-Basha, fondateur de Basha Report, un cabinet de conseil en gestion des risques basé à Washington, estime que l’assassinat de Khamenei renforce les éléments les plus radicaux et militaristes du régime. <em>«Aucune opposition organisée n’est prête à saisir cette opportunité. Le résultat le plus probable n’est pas une réforme mais une consolidation du pouvoir, nous rapprochant d’un État militaire fermé»</em>.</p>



<p>Samedi, le président Donald Trump a appelé les Gardiens de la révolution et la police à <em>«s’intégrer pacifiquement»</em> et à <em>«collaborer»</em> avec les citoyens iraniens opposés au gouvernement. <em>«Nous entendons dire que nombre de membres des Gardiens de la révolution, de l’armée, des forces de sécurité et de la police ne veulent plus combattre et recherchent l’immunité»</em>, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un noyau dur d’irréductibles</h2>



<p>Cependant, les analystes estiment qu’une rupture des Gardiens de la révolution avec 47 ans de régime islamique rigoriste et d’hostilité envers les États-Unis est le scénario le moins probable à court terme.</p>



<p>Il existe des pragmatiques au sein des Gardiens de la révolution mais leur attachement au fondamentalisme religieux n’en est pas moins fort que celui de Khamenei et des religieux qui ont gouverné à ses côtés. Nombre de leurs dirigeants ont été formés comme combattants lors de la sanglante guerre contre l’Irak dans les années 1980, une période qui a consolidé le rôle central des Gardiens dans le soutien au régime. Sous Khamenei, la domination idéologique s’est encore renforcée, selon les analystes.</p>



<p>Le système politique iranien pourrait évoluer vers une forme de dictature militaire sous le contrôle des Gardiens de la révolution. Les analystes estiment difficile d’imaginer l’émergence d’une figure comme Delcy Rodríguez, vice-présidente du Venezuela, qui s’est alignée sur Washington depuis l’arrestation de Nicolás Maduro lors d’un raid américain début janvier.</p>



<p>Kasra Aarabi, directeur de la recherche sur les Gardiens de la révolution au sein de United Against Nuclear Iran, une organisation politique opposée au régime iranien, se montre tout aussi pessimiste : <em>«Les Gardiens de la révolution constituent une force très radicale et dogmatique. L’idée qu’ils changent de camp me paraît donc peu probable»</em>.&nbsp;</p>



<p>À Téhéran, les Gardiens de la révolution supervisent des bases dans chacun des 22 arrondissements de la ville. Ces bases sont gérées par des membres du Basij, un groupe paramilitaire de volontaires qui a mené la répression gouvernementale contre les manifestants en janvier, selon un rapport d’Aarabi et de Saeid Golkar, professeur associé à l’Université du Tennessee à Chattanooga. Quelque 3 000 installations plus petites des Basij sont également disséminées dans la plupart des quartiers de Téhéran. Et il existe une infrastructure similaire à travers le pays.</p>



<p>Richard Fontaine qui dirige le Center for a New American Security, un groupe de réflexion basé à Washington, déclare sur les réseaux sociaux qu’il serait <em>«extrêmement difficile de renverser le régime sans occuper le pays ni déployer de troupes au sol»</em>. Il ajoute : <em>«Les Gardiens de la révolution et les Basij conserveront les armes, contrairement au peuple».</em>&nbsp;</p>



<p>Alors que les frappes américaines et israéliennes en Iran se poursuivent et s’intensifient, les forces de sécurité ont pris des mesures pour empêcher les manifestants anti-régime de descendre dans la rue, comme ils l’avaient fait en grand nombre en décembre et janvier avant la répression sanglante. La police a installé des points de contrôle dans tout Téhéran, tandis que les Basij organisaient des manifestations anti-américaines dans les universités, souvent foyers de contestation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stratégie de «défense mosaïque»</h2>



<p>Les dirigeants iraniens se préparaient à une attaque contre le régime susceptible d’entraîner l’effondrement de la chaîne de commandement. En février, les Gardiens de la révolution ont annoncé leur intention de réactiver leur stratégie dite de <em>«défense mosaïque»</em>, qui permet aux commandants de donner des ordres d’une manière indépendante à leurs unités. Cette stratégie visait spécifiquement à renforcer la résilience du pays face aux attaques extérieures.</p>



<p>Des responsables iraniens ont déclaré que la République islamique avait préparé quatre niveaux de relève pour chaque poste important, y compris les commandants militaires, en prévision d&rsquo;une campagne militaire prolongée.</p>



<p>Outre Khamenei, les attaques américaines et israéliennes de samedi ont tué le commandant en chef des Gardiens de la révolution Mohammad Pakpour laissant penser que les États-Unis cherchent à affaiblir les Gardiens de la révolution. Cependant, Pakpour a été aussitôt remplacé par Ahmad Vahidi qui affiche à son compteur 47 ans au sein des CGRI qu’il a intégré à leur fondation en 1979. Vahidi a dirigé la Force Al-Qods de 1990 à 1997, il a également dirigé l’appareil de renseignement des CGRI et il a occupé les postes de ministre de la Défense et de ministre de l’Intérieur, un dur parmi les durs.&nbsp;</p>



<p>Le <em>WSJ</em> rapporte que, selon les analystes, les attaques contre les installations des Gardiens de la révolution pourraient démanteler leur contrôle sur les éléments de rang inférieur et réduire leur capacité à réprimer la dissidence interne.</p>



<p>Dans un communiqué publié après l’annonce de la mort de Khamenei, les Gardiens de la révolution ont juré de <em>«s’opposer fermement aux complots internes et externes et de punir ceux qui attaquent la patrie»</em>. Et des responsables politiques ont déclaré que le régime avait élaboré des plans d’urgence en prévision de la mort de Khamenei.</p>



<p>Des fidèles du régime affirment que les services de renseignement iraniens avaient élaboré des plans pour qu’un commandant militaire prenne le pouvoir. La transition d’un régime théocratique vers un régime plus militariste est en cours depuis des années, les Gardiens de la révolution ayant pris le contrôle d’une grande partie de l’économie, établi des groupes qui leur sont fidèles dans les universités et les institutions et infiltré l’armée régulière et le gouvernement.</p>



<p>Il est à signaler qu’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, et Mohammad Bagher Ghalibaf, l’actuel président du Parlement, appartiennent au CGRI et leur nom circule dans la course à la succession d’Ali Khamenei.&nbsp;</p>



<p>Dans un message publié samedi sur la plateforme X, Larijani a promis que l’Iran infligerait à Israël et aux États-Unis <em>«une leçon inoubliable»</em>. Quant à Ghalibaf, il a joué un rôle dans la coordination de la riposte militaire lors de l’attaque israélienne et américaine contre l’Iran en juin.</p>



<p>Cependant, Golkar, estime que l’instauration d’un régime militaire n’était pas inévitable, surtout si Larijani, Ghalibaf ou leurs successeurs étaient tués.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L3RpO0SF3a"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/">Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/embed/#?secret=gwuHgmPCEt#?secret=L3RpO0SF3a" data-secret="L3RpO0SF3a" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 08:19:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La colère saoudienne contre les Émirats arabes unis  affecte désormais le monde des affaires, très sensible à Dubaï.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/larabie-saoudite-punit-les-operateurs-economiques-emiratis/">L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La colère saoudienne contre les Émirats arabes unis semble ne pas se limiter à la sphère de la géopolitique régionale mais affecte désormais le monde des affaires. De plus en plus de cadres d’entreprises émiraties ou établies aux Émirats se voient refuser le visa d’entrée en Arabie saoudite, plus grand marché régional. Les autorités saoudiennes accentuent aussi la pression sur les multinationales pour déménager leurs sièges régionaux à Riyad. Les Saoudiens possèdent également un autre levier, ils sont de grands investisseurs dans le secteur immobilier dans les Émirats. Pour le moment, Abou Dhabi courbe l’échine en attendant que la tempête passe. </em></strong><em>(Ph. Dubaï)</em>.</p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18316946"></span>



<p>Le <a href="https://www.ft.com/content/c8bba149-8ce2-4ed7-b7a6-dd0e214f1600" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> a publié un article d’Ahmed Al Omran, Simeon Kerr et Andrew England indiquant que la crise saoudo-émiratie liée au Yémen et à d’autres questions régionales suscite des inquiétudes quant à son impact sur le commerce et les relations entre les deux pays. </p>



<p>Le journal britannique ajoute que des dirigeants émiratis craignent que cette crise n’affecte leurs activités, certaines entreprises ayant signalé le rejet de demandes de visa pour leurs employés ces dernières semaines.</p>



<p>Les tensions entre les deux anciens alliés se sont exacerbées en décembre après que Riyad a accusé les Émirats de soutenir une faction séparatiste yéménite ayant lancé une attaque contre des groupes soutenus par l’Arabie saoudite. Dès lors, des employés de banques, de cabinets de conseil en management, de cabinets d’avocats et de sociétés de services pétroliers et gaziers rencontrent des difficultés pour obtenir un visa saoudien depuis les Émirats, selon plusieurs personnes dont les entreprises sont directement concernées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pressions sur le monde des affaires</h2>



<p>L’Arabie saoudite encourage activement les entreprises à relocaliser leurs activités et leurs employés des Émirats vers le Royaume.</p>



<p><em>«Bien sûr, nous sommes préoccupés, mais le monde des affaires a fait preuve d’une grande ingéniosité pour trouver des solutions alternatives»</em>, a déclaré le dirigeant d’une entreprise de services maritimes dont les employés se sont vu refuser des visas ce mois-ci.</p>



<p>Comme d’autres, ce dirigeant a indiqué n’avoir reçu aucune explication quant à ces refus, ajoutant espérer que le problème soit temporaire compte tenu des liens économiques étroits unissant les deux pays.</p>



<p>Un responsable saoudien a insisté sur le fait qu’il n’y avait eu aucun changement dans les procédures de visa. Pour leur part, les Émirats n’ont pas répondu à une demande de commentaires du <em>FT</em>.&nbsp;</p>



<p>Les dirigeants émiratis ont perçu le ton conciliant des propos tenus cette semaine par le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères, comme un signe de la volonté de Riyad d’apaiser les tensions. <em>«La relation avec les Émirats arabes unis est, de notre point de vue, extrêmement importante»</em>, a déclaré Bin Farhan aux journalistes, avant d’ajouter : <em>«Elle constitue un élément clé de la stabilité régionale et le Royaume est donc toujours soucieux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis»</em>.</p>



<p>Un dirigeant d’entreprise émirati a affirmé que la situation concernant les visas a commencé à s’améliorer au cours de la semaine écoulée.</p>



<p>La crise entre les deux voisins s’est intensifiée après que Riyad, considérant l’avancée des séparatistes yéménites comme une menace pour sa sécurité nationale, a bombardé des dépôts d’armes et des véhicules qu’elle accusait Abou Dhabi d’avoir fournis à cette faction. Les Émirats ont fini par retirer leurs forces du pays.</p>



<p>Les deux voisins sont intervenus dans la guerre civile yéménite en 2015 pour combattre les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, mais ils ont soutenu des factions différentes et rivales. Le différend concernant le Yémen et d’autres questions régionales a engendré la plus grave crise des relations entre les deux puissances du Golfe depuis des années.</p>



<p>Cependant, les analystes n’anticipent pas une escalade comparable à celle de la dernière crise du Golfe en 2017, lorsque l’Arabie saoudite et les Émirats avaient mené un blocus régional contre le Qatar, l’accusant de soutenir des groupes islamistes.</p>



<p>Le <em>FT</em> a souligné que les échanges commerciaux entre l’Arabie saoudite et les Émirats dépassent les 20 milliards de dollars et que de nombreuses entreprises utilisent Dubaï comme plaque tournante pour desservir le Royaume, qui compte la plus grande population de la région du Golfe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Restrictions aux demandes de visa</h2>



<p>Cependant, ces tensions ont suscité des inquiétudes au sein de la communauté des affaires. Un banquier basé aux Émirats a déclaré que son établissement se préparait à une tournée promotionnelle en Arabie saoudite lorsqu’une demande de visa pour l’un de ses employés a été rejetée. Il a ajouté : <em>«Nous ne sommes pas les seuls. D’autres banques rencontrent le même problème»</em>.&nbsp;</p>



<p>Selon deux consultants, ces difficultés sont contournées par l’utilisation de visas ordinaires délivrés à l’arrivée, permettant ainsi aux cadres ou à leurs représentants de rencontrer des clients dans le Royaume.</p>



<p>Une autre source a indiqué que d’autres entreprises s’interrogent sur la légalité du travail de leurs employés avec des visas touristiques, qualifiant la situation d’impasse.</p>



<p>Un autre dirigeant a déclaré que les citoyens d’une demi-douzaine de pays, dont la Jordanie, l’Égypte, le Pakistan et l’Inde, rencontrent des difficultés depuis environ un an pour obtenir des visas de travail à entrées multiples pour l’Arabie saoudite lorsqu’ils font leur demande depuis les Émirats.</p>



<p>Le royaume impose des restrictions aux demandes de visa pour les musulmans pendant le pèlerinage du Hajj afin de contrôler le nombre de visiteurs. Il a été noté que certaines autres nationalités ont commencé à rencontrer des problèmes similaires en octobre. Cependant, en décembre et janvier, avec l’escalade des tensions entre l’Arabie saoudite et les Émirats, le problème s’est aggravé, le nombre de refus augmentant fortement.&nbsp;</p>



<p>Un responsable régional d’une grande entreprise a indiqué que l’Arabie saoudite a récemment intensifié ses efforts de longue date pour persuader les entreprises émiraties ayant d’importantes activités dans le royaume de transférer leur personnel à Riyad.</p>



<p>Depuis 2024, l’Arabie saoudite exige des multinationales qu’elles transfèrent leur siège régional à Riyad pour obtenir des contrats gouvernementaux. Cette mesure a suscité des inquiétudes chez certaines entreprises internationales implantées à Dubaï depuis des décennies. Nombre d’entre elles ont restructuré leurs activités pour se conformer à cette décision, compte tenu de l’importance de leurs activités dans le Royaume.</p>



<p>Face aux inquiétudes et à la controverse actuelle, la plupart des chefs d’entreprise estiment que les répercussions négatives sur leurs activités seront de courte durée, compte tenu des liens commerciaux étroits entre l’Arabie saoudite et les Émirats. Les Saoudiens sont également d’importants investisseurs aux Émirats, notamment dans le secteur immobilier de Dubaï.</p>



<p>Alors que les Émirats s’efforcent d’apaiser les tensions, des Émiratis disposant d’une forte présence sur les réseaux sociaux ont reçu des avertissements informels de la part de représentants du gouvernement, les exhortant à ne pas répondre aux critiques saoudiennes de plus en plus nombreuses en ligne. L’un d’eux a déclaré qu’il leur a été conseillé de ne pas se mêler aux problèmes liés à la crise actuelle.</p>



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		<title>Yémen &#124; Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 09:01:52 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Saoudiens, excédés par l'activisme militaire de leurs voisins, ont bombardé des cargaisons d’armes au Yémen en provenance des Émirats arabes unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est du jamais vu ! D’habitude, entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, les différends se règlent très discrètement et en sourdine. Cette fois-ci, les Saoudiens, excédés, ont frappé et ont clamé haut et fort leur colère. Ils ont bombardé des cargaisons d’armes au Yémen en provenance des Émirats arabes unis </em></strong><em>(Photo)</em><strong><em>. Abou Dhabi a aussitôt démenti la présence d’armes dans les cargaisons et dit avoir retiré immédiatement ce qui reste de ses troupes au Yémen. Comme au Soudan où ils nient catégoriquement participer à la guerre en soutenant Hamedti Dagalo, leurs déclarations sont toujours à prendre avec des pincettes. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18168073"></span>



<p>Dans une enquête parue dans le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/12/30/saudi-arabia-yemen-strikes-uae-mukalla/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a>, Claire Parker et Abbie Cheeseman rapportent que cet épisode marque une escalade sans précédent des tensions entre les deux puissances rivales du Golfe. </p>



<p>L’Arabie saoudite a lancé une frappe aérienne sur la ville portuaire de Mukalla, dans le sud du Yémen, tôt mardi matin, 30 décembre 2025, ciblant ce qu’elle a présenté comme des cargaisons d’armes destinées à une force séparatiste soutenue par les Émirats arabes unis. Cette force séparatiste s’était efforcée ces dernières semaines de consolider son emprise territoriale sur le sud du Yémen.</p>



<p>L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, deux puissances du Golfe officiellement opposées aux rebelles houthis soutenus par l’Iran au Yémen mais dont les objectifs dans ce pays notamment et dans la région en général divergent de plus en plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Saoudiens excédés par les Emiratis</h2>



<p>Dans un communiqué publié mardi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a fermement condamné son ancien allié, affirmant que le Royaume <em>«considère toute menace à sa sécurité nationale comme une ligne rouge et n’hésitera pas à prendre toutes les mesures nécessaires pour contrer une telle menace»</em>.&nbsp;</p>



<p>Le général de brigade Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et soutenant le gouvernement yéménite internationalement reconnu, a déclaré que la frappe avait eu lieu après l’arrivée, durant le week-end, à Mukalla de deux navires partis du port émirati de Fujairah sans autorisation et dont les transpondeurs avaient été désactivés.</p>



<p>Al-Maliki a ajouté : <em>«Le port a été fermé et tout le personnel local a été évacué. Les équipages des deux navires ont ensuite déchargé une importante quantité d’armes et de véhicules blindés.»</em> Il a précisé que ces armes étaient destinées au Conseil de transition du Sud, mouvement séparatiste implanté dans les provinces orientales d’Hadramaout et d’Al-Mahra, et que les autorités saoudiennes avaient mis en garde de hauts responsables des Émirats arabes unis contre la poursuite de ce transfert.</p>



<p>Face à leur refus d’obtempérer, Al-Maliki a déclaré : <em>«Les forces aériennes de la coalition ont mené une opération militaire limitée ciblant des armes et des véhicules de combat déchargés des deux navires au port de Mukalla»</em>. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, et authentifiées par Storyful, montrent de la fumée s’échappant des châssis noirs de plusieurs véhicules militaires au port.</p>



<p>Dans un communiqué publié mardi, le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a réagi en contestant la version des faits donnée par l’Arabie saoudite concernant le rôle des Émirats au Yémen et a rejeté les allégations selon lesquelles il aurait fait pression sur une quelconque partie yéménite pour mener des opérations militaires menaçant l’Arabie saoudite ou ses frontières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retrait des troupes émiratis du Yémen</h2>



<p>Le communiqué exprime sa surprise face à la frappe et dément que la cargaison à destination du Yémen contienne des armes. Il précise que les véhicules à bord des navires n’étaient pas destinés à une quelconque partie yéménite mais aux forces émiraties déjà présentes au Yémen.</p>



<p>Par la suite, le ministère de la Défense des Émirats arabes unis a annoncé son intention de retirer ses dernières équipes antiterroristes présentes au Yémen. Les Émirats ont retiré la majeure partie de leurs forces du Yémen en 2019.</p>



<p>Le porte-parole adjoint du département d’État américain, Tommy Pigott, a déclaré mardi dans un communiqué que le secrétaire d’État Marco Rubio s’était entretenu avec son homologue saoudien au sujet de la situation au Yémen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Washington appelle à la retenue</h2>



<p>L’administration Trump est restée largement silencieuse face à l’escalade des tensions entre ses alliés du Golfe ces dernières semaines. M. Rubio a déclaré que les États-Unis étaient <em>«préoccupés par les récents événements dans le sud-est du Yémen»</em>. Il a ajouté : <em>«Nous appelons à la retenue et à la poursuite des efforts diplomatiques dans le but de parvenir à une solution durable»</em>.</p>



<p>Cette escalade intervient après l’offensive menée, au début du mois, par les forces loyales au Conseil de transition du Sud (CTS), qui ont conquis les gouvernorats d’Hadramaout et d’Al-Mahra, chassant les forces soutenues par l’Arabie saoudite lors d’une opération visant à s’emparer de vastes portions du Yémen frontalières de l’Arabie saoudite et d’Oman. Le CTS, créé en 2017, fait partie du Conseil de direction présidentiel, une alliance fragile de personnalités politiques du sud du Yémen qui, ensemble, forment le pouvoir exécutif du gouvernement internationalement reconnu.</p>



<p>Les membres du CTS et leurs alliés du Golfe partagent l’objectif de contrer les Houthis, le mouvement rebelle soutenu par l’Iran qui s’est emparé de la capitale, Sanaa, en 2014, déclenchant une guerre civile. L’Arabie saoudite soutient un Yémen unifié, tandis que le CTS, soutenu par les Émirats, cherche à rétablir un État indépendant dans le sud du Yémen, qui a existé pendant près de vingt ans avant l’unification en 1990.</p>



<p>L’offensive éclair du CTS ce mois-ci semble avoir pris l’Arabie saoudite par surprise et les tensions n’ont cessé de s’exacerber tandis que Riyad évaluait sa riposte.</p>



<p>En fin de semaine dernière, l’Arabie saoudite a ciblé une zone de la province de Hadramaout où les forces du CTS tentaient de progresser, lors d’une frappe qualifiée d’avertissement par les médias pro-saoudiens. Samedi, Maliki a menacé d’une intervention de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite si le CTS ne se retirait pas du territoire qu’il avait conquis.</p>



<p>Ahmed Naji, analyste principal pour le Yémen au sein de l’International Crisis Group, a déclaré lors d’un entretien téléphonique, après sa rencontre avec des responsables saoudiens et yéménites à Riyad la semaine dernière, que les récents efforts diplomatiques pour contenir la crise avaient échoué.</p>



<p>Il a ajouté que la déclaration saoudienne de mardi, dans laquelle Riyad accusait directement le gouvernement des Émirats arabes unis d’être à l’origine de l’attaque du Conseil de transition du Sud, constituait l’avertissement le plus ferme jamais adressé aux Émirats arabes unis par le Royaume.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9Iv8bh4eYD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/les-emirats-vont-ils-enfin-lacher-hemedti-dagalo/">Les Émirats vont-ils enfin lâcher Hemedti Dagalo?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats vont-ils enfin lâcher Hemedti Dagalo? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/les-emirats-vont-ils-enfin-lacher-hemedti-dagalo/embed/#?secret=u4WuWhUphv#?secret=9Iv8bh4eYD" data-secret="9Iv8bh4eYD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Deux pays puissants et arrogants</h2>



<p>La déclaration indiquait :<em> «Les mesures prises par les Émirats arabes unis sont extrêmement dangereuses et contraires aux principes fondateurs de la Coalition pour le soutien à la légitimité au Yémen. Elles ne servent pas l’objectif de la Coalition, qui est d’assurer la sécurité et la stabilité du Yémen»</em>, faisant référence à la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite.</p>



<p>Le ministère saoudien des Affaires étrangères a également appuyé mardi l’appel du gouvernement yéménite, reconnu internationalement, exigeant le retrait des forces émiraties du pays dans les 24 heures et a demandé aux Émirats arabes unis de cesser tout soutien militaire et financier à toute partie présente au Yémen.</p>



<p>Le président Rashad Al-Alimi, chef du Conseil de direction présidentiel soutenu par Riyad, a annulé un accord de défense conjoint avec les Émirats arabes unis, décrété l’état d’urgence pour 90 jours au Yémen et imposé un blocus aérien, maritime et terrestre de 72 heures sur tous les ports et points de passage frontaliers. Il a également ordonné le retrait de toutes les forces stationnées à Hadramaout et à al-Mahra et leur remise de leurs positions à une force soutenue par l’Arabie saoudite.</p>



<p>Quatre membres du Conseil de direction présidentiel ont condamné les mesures prises par Al-Alimi, notamment l’annulation de l’accord de défense et l’expulsion des forces émiraties du pays. Hisham al-Jabri, chef de cabinet de l’un des membres du Conseil, Faraj Salmeen Al-Bahsani, a déclaré par SMS s’attendre à ce que la frappe de mardi accélère les efforts du Conseil de transition du Sud pour proclamer un État indépendant dans le sud du Yémen.</p>



<p>Selon Farea al-Muslimi, chercheuse à Chatham House à Londres, la rupture naissante entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis aura des répercussions importantes pour la région. Elle a déclaré: <em>«Ce sont des pays puissants. Ils possèdent des armes. Ils n’ont pas de parlement. Il est impossible de les tenir responsables et ils sont très arrogants. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ne se sont jamais attaqués de la sorte auparavant. C’est très dangereux»</em>.&nbsp;</p>



<p>Adam Baron, chercheur associé à la New America Foundation à Washington, a déclaré que l’Arabie saoudite et les Émirats partagent une étroite affinité stratégique avec les États-Unis mais que leurs stratégies régionales respectives s’opposent de plus en plus. <em>«Nous l’avons constaté au Yémen, au Soudan et en Somalie. Nous l’avons constaté en mer Rouge et nous constatons maintenant –bien qu’inévitablement et encore relativement limité pour l’instant– une escalade de ces tensions»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Divergence des stratégies régionales</h2>



<p>M. Baron a indiqué que la divergence des stratégies régionales est apparue publiquement sur plusieurs fronts ces dernières semaines, citant notamment les développements au Soudan et en Somalie. Il a noté que le président Donald Trump avait déclaré le mois dernier que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait demandé à Washington de travailler à une solution au conflit au Soudan où Riyad et les Émirats soutiennent des camps opposés.</p>



<p>M. Baron a également affirmé que la reconnaissance officielle, la semaine dernière, par Israël du Somaliland, région sécessioniste du nord de la Somalie, pourrait avoir incité Riyad à réajuster ses rapports de force. Les Émirats maintiennent une présence militaire au Yémen et se sont abstenus de participer à la déclaration de la Ligue arabe condamnant l’initiative israélienne.</p>



<p>Al-Muslimi a déclaré que les États arabes, ainsi que la communauté internationale dans son ensemble, devraient se ranger du côté de l’Arabie saoudite au Yémen. Il a souligné les premiers signes de soutien, notamment une déclaration publiée mardi par le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, qui a exprimé sa vive inquiétude face à l’escalade rapide et dangereuse de la situation, notamment l’incapacité du Conseil de transition du Sud à répondre aux demandes du gouvernement soutenu par l’Arabie saoudite.</p>



<p>Oman, qui partage une frontière avec la province yéménite d’Al-Mahra, dans le sud-est du pays, a également appelé mardi à la désescalade et au dialogue pour résoudre la crise.</p>



<p>Al-Muslimi rappelle que ce sont les citoyens ordinaires qui en paieront le prix, tandis que les puissances régionales poursuivent leurs propres intérêts. <em>«Les Yéménites resteront pris en étau entre ennemis et, pire encore, entre amis»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lSX7B1Gsj5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/yemen-pourquoi-donald-trump-cible-t-il-les-houthis-maintenant/">Yémen | Pourquoi Donald Trump cible-t-il les Houthis maintenant?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Pourquoi Donald Trump cible-t-il les Houthis maintenant? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/yemen-pourquoi-donald-trump-cible-t-il-les-houthis-maintenant/embed/#?secret=bdHjO53e4h#?secret=lSX7B1Gsj5" data-secret="lSX7B1Gsj5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Israël veut en finir avec les Houthis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdul-Malik al-Houthi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’État hébreu semble vouloir en découdre avec les Houthis comme cela a été le cas avant lui avec le Hamas et le Hezbollah. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le week-end dernier, un raid aérien israélien a ciblé un rassemblement auquel participait des officiels houthis. Douze d’entre eux ont péri dont le Premier ministre, neuf ministres et deux autres responsables. Les Israéliens attaquaient jusque-là des infrastructures portuaires ou des centrales électriques mais souhaitent aujourd’hui hausser le ton contre le groupe chiite yéménite en recourant aux assassinats ciblés. L’État hébreu semble vouloir en découdre avec les Houthis comme cela a été le cas avant lui avec le Hamas et le Hezbollah et poursuit sa stratégie de démantèlement de l’Axe de la Résistance. </em></strong><em>(Ph. Navire grec coulé en mer Rouge par les Houthis).</em></p>



<span id="more-17382438"></span>



<p>Le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/israel-hit-yemen-targets-just-hours-after-intelligence-officers-flagged-an-imminent-houthi-meeting-2eb3dd81" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal (WSJ)</a> est revenu dans une enquête sur le bombardement par l’aviation israélienne d’un rassemblement de responsables houthis quelques heures seulement après que les services de renseignement israéliens en ont eu connaissance. Il précise que l’attaque montre qu’Israël a renforcé ses renseignements sur le groupe rebelle et sa volonté de frapper tôt et fort. </p>



<p>L’enquête de Dov Lieber et de Saleh al-Batati indique que les services de renseignement israéliens ont capté une nuit un signal concernant un rassemblement prévu auquel allait assister des ministres du gouvernement houthi dans un quartier de Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par le mouvement. Quelques heures plus tard, des avions israéliens s’apprêtaient à frapper une salle de conférence où ces responsables étaient réunis pour assister à un discours du chef du mouvement Abdul-Malik al-Houthi. Douze responsables ont été tués dans l’attaque dont le Premier ministre houthi, Ahmad Ghaleb al-Rahwi, mais aussi, selon la radio de Tsahal, qui cite des sources sécuritaires israéliennes, le chef de cabinet du Premier ministre et les ministres de la Justice, de l’Économie et du Commerce, des Affaires étrangères, de l’Agriculture et des Relations publiques, rapporte le <a href="https://www.jpost.com/middle-east/article-865760" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jerusalem Post</a>.</p>



<p>Le <em>WSJ</em>, proche des cercles de pouvoir à Tel Aviv,a obtenu des détails sur l’attaque auprès de deux responsables de la sécurité au courant de l’opération qui ont déclaré qu’elle s’inscrivait dans le cadre des efforts israéliens pour améliorer sa connaissance du groupe rebelle soutenu par l’Iran.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y3B3kSByge"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/pour-les-americains-la-guerre-asymetrique-contre-les-houthis-est-devenue-un-cas-decole/">Pour les Américains, la guerre asymétrique contre les Houthis est devenue un cas d’école</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour les Américains, la guerre asymétrique contre les Houthis est devenue un cas d’école » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/pour-les-americains-la-guerre-asymetrique-contre-les-houthis-est-devenue-un-cas-decole/embed/#?secret=NAWaTk1Uwj#?secret=Y3B3kSByge" data-secret="Y3B3kSByge" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Plus des représailles proportionnelles</h2>



<p>Le journal affirme que ce raid reflète la position intransigeante d’Israël et envoie un message à ses ennemis qu’il est capable de répondre à toute menace potentielle. Cette position reflète une nouvelle doctrine, abrégée en «<em>Fafo</em>», signifiant <em>«trouver et chercher»</em>. <em>«Israël a abandonné la vieille formule des représailles proportionnelles»</em>, déclare Oded Ailam, ancien responsable du Mossad.</p>



<p>Jusqu’aux raids de jeudi dernier, la réponse israélienne s’est concentrée sur la destruction des infrastructures. Les experts yéménites estiment que cette dernière attaque était symbolique plutôt que substantielle, soulignant que le mouvement militaire houthi, et non son gouvernement, est la principale source de pouvoir. <em>«Le raid israélien a touché l’interface administrative et non son infrastructure profonde»</em>, a déclaré Mohammed al-Basha, fondateur du cabinet de conseil en sécurité américain Pasha Report qui ajoute: <em>«Ce n’est pas une victoire sécuritaire exceptionnelle»</em>.&nbsp;</p>



<p>Les analystes yéménites, cependant, estiment que les dirigeants houthis seront contraints de prendre les précautions nécessaires pour éviter que les services de renseignement israéliens ne soient informés de leur localisation. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que <em>«ceux qui restent des dirigeants houthis fuient Sanaa»</em> et a menacé de les cibler à l’avenir.</p>



<p>Le<em> WSJ</em> rappelle que les Houthis ont prouvé leur résilience par le passé. La campagne aérienne saoudienne de la décennie passée n’a pas réussi à stopper le groupe tandis que le mouvement a résisté aux campagnes lancées par les administrations de Joe Biden et de Donald Trump pour mettre un terme aux attaques des Houthis contre le trafic aérien depuis la guerre de Gaza. En mai, l’administration Trump a fini par sceller un cessez-le-feu avec les Houthis en échange de l’abstention de cibler les navires américains, bien qu’ils aient visé un navire en juillet, en violation de cet accord.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OtIErrE8GC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/22/houthis-les-casse-pieds-deviennent-un-casse-tete-pour-israel/">Houthis : les casse-pieds deviennent un casse-tête pour Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Houthis : les casse-pieds deviennent un casse-tête pour Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/22/houthis-les-casse-pieds-deviennent-un-casse-tete-pour-israel/embed/#?secret=0oNDHBJWRu#?secret=OtIErrE8GC" data-secret="OtIErrE8GC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des précautions renforcées</h2>



<p>Pendant plusieurs mois, les dirigeants houthis ont tenté de contourner les capacités des services de renseignement israéliens en éteignant les téléphones portables, en évitant les rencontres face-à-face ainsi que l’utilisation des réseaux sociaux et en changeant de lieu, parfois chaque nuit.</p>



<p>Après la fin de la guerre de 12 jours menée par Israël contre l’Iran, Israël a décidé selon un responsable israélien de créer une unité spéciale consacrée aux Houthis. Cette nouvelle unité comprend 200 officiers et soldats.</p>



<p>Les responsables israéliens anticipent une riposte des Houthis qui ont continué à lancer des drones et des missiles balistiques sur Israël. Dimanche, ils ont tenté de cibler un navire près du détroit de Bab el-Mandeb mais ont raté leur cible.</p>



<p>Samedi 30 août, Mahdi al-Mashat, président du Conseil politique suprême, a déclaré: <em>«Bien que l’ennemi perfide ait causé souffrances et pertes, nous nous engageons devant Dieu, le fier peuple yéménite et les familles des martyrs et des blessés à nous venger, et du plus profond de nos blessures, nous remporterons la victoire»</em>.</p>



<p>Avant les frappes contre leur gouvernement, les Houthis avaient tiré une roquette transportant des armes à sous-munitions, selon un responsable militaire israélien. Israël espère que ces frappes dissuaderont les Houthis et d’autres groupes de la région de l’attaquer. Il espère également inciter le peuple yéménite à s’opposer aux Houthis.</p>



<p>Les Houthis contrôlent un tiers du territoire yéménite et les deux tiers de sa population. Israël sera probablement confronté aux mêmes défis que ceux rencontrés lors des campagnes saoudo-émiraties et américaines. Les analystes israéliens affirment qu’Israël a besoin du soutien des États-Unis dans cette guerre. <em>«Israël ne peut pas mener une guerre à long terme contre les Houthis et a besoin que les États-Unis reviennent sur le territoire et les soutiennent»</em>, affirme Oded Ailam.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LmjVsFESq5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/16/comment-la-colere-des-houthis-contre-israel-remodele-t-elle-le-conflit-au-moyen-orient/">Comment la colère des Houthis contre Israël remodèle-t-elle le conflit au Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment la colère des Houthis contre Israël remodèle-t-elle le conflit au Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/16/comment-la-colere-des-houthis-contre-israel-remodele-t-elle-le-conflit-au-moyen-orient/embed/#?secret=6jvhDI61Lx#?secret=LmjVsFESq5" data-secret="LmjVsFESq5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Le démantèlement de l’Axe de la résistance a balisé la voie à la guerre d&#8217;Israël contre l&#8217;Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/17/le-demantelement-de-laxe-de-la-resistance-a-balise-la-voie-a-la-guerre-disrael-contre-liran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 09:07:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Ceinture du feu composée par les groupes armés et financés par l’Iran dans divers pays du Moyen-Orient n'existe quasiment plus. L'Iran est seul face à son destin. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/17/le-demantelement-de-laxe-de-la-resistance-a-balise-la-voie-a-la-guerre-disrael-contre-liran/">Le démantèlement de l’Axe de la résistance a balisé la voie à la guerre d&rsquo;Israël contre l&rsquo;Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Ceinture du feu composée par les groupes armés et financés par l’Iran dans divers pays du Moyen-Orient et théorisée par l’ancien chef du Corps des Gardiens de la révolution Qassem Soleimani avait pour vocation de protéger la République islamique de toute attaque israélienne. Si l’État hébreu frappait l’Iran, il subirait les foudres de cette Ceinture du feu. Aujourd’hui, celle-ci n’existe plus, les Israéliens l’ont démantelée maillon par maillon et attaquent désormais l’Iran et le cœur de Téhéran.</em></strong> <em>(Ph. Immeuble à Téhéran détruit par des raids aériens israéliens, le 13 juin 2025). </em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16782606"></span>



<p>Dans une analyse publiée par le <a href="https://www.theguardian.com/world/2025/jun/15/israels-attack-on-iran-has-a-real-chance-of-bringing-about-regime-change" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guardian</a>, Jason Burke est revenu sur la méthode du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a systématiquement et avec succès affaibli ses ennemis régionaux pour enfin se concentrer sur le régime iranien qu’il veut faire tomber. </p>



<p>Burke indique que l’offensive israélienne contre l’Iran est le dernier maillon d’une série d’événements déclenchés suite à l’opération Déluge d’Al-Aqsa le 7 octobre 2023. Tous ces événements ont successivement affaibli Téhéran et, militairement du moins, renforcé Israël et s’ils n’avaient pas eu lieu, il est difficile d’imaginer comment la nouvelle offensive lancée directement contre l’Iran vendredi aurait été possible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au commencement, la guerre contre le Hamas</h2>



<p>Il y eut d’abord l’offensive israélienne à Gaza, qui a déjà tué des dizaines de milliers de Palestiniens en quelques semaines et a suffisamment affaibli militairement le Hamas pour qu’il ne représente plus une menace significative pour les Israéliens.</p>



<p>Le Hamas faisant partie de ce qu’on appelle l&rsquo;Axe de la Résistance, une coalition d’organisations similaires à travers le Moyen-Orient, rassemblée par Téhéran au cours de la dernière décennie pour projeter sa puissance dans la région et dissuader Israël de frapper son programme nucléaire iranien, cette offensive a eu des implications régionales majeures.</p>



<p>En avril dernier, Israël a bombardé e consulat de la République islamique d’Iran à Damas tuant sept personnes dont des hauts gradés du corps des Gardiens de la révolution. En réponse, l’Iran a attaqué Israël directement pour la première fois, lançant une salve inefficace de missiles et de drones. Le conflit entre l’Iran et Israël, longtemps mené par des intermédiaires, des assassinats et des frappes hors du territoire israélien, s’était alors ouvert au grand jour.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JmmzaW9TXd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/17/guerre-israelo-iranienne-%e2%94%82-tous-les-chemins-ne-meneront-pas-a-tel-aviv/">Guerre israélo-iranienne  │ Tous les chemins ne mèneront pas à Tel Aviv</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre israélo-iranienne  │ Tous les chemins ne mèneront pas à Tel Aviv » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/17/guerre-israelo-iranienne-%e2%94%82-tous-les-chemins-ne-meneront-pas-a-tel-aviv/embed/#?secret=jBCvgcRoOY#?secret=JmmzaW9TXd" data-secret="JmmzaW9TXd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La déroute du Hezbollah libanais</h2>



<p>À l’automne, le Hamas étant affaibli, Israël pouvait se retourner contre le Hezbollah, le groupe basé au Liban et soutenu par l’Iran, de loin le plus puissant des membres de l’Axe de la résistance.</p>



<p>En septembre, Israël a éliminé l’ensemble des dirigeants du Hezbollah ainsi que la majeure partie de son redoutable arsenal de missiles et a envahi le cœur de son territoire, le sud du Liban, sans rencontrer de résistance significative. Même les partisans du Hezbollah ont reconnu avoir subi une défaite cuisante.</p>



<p>L’Iran a de nouveau lancé une offensive aérienne inefficace contre Israël qui a riposté par des frappes aériennes qui ont anéanti une grande partie de son système de défense aérienne ouvrant ainsi la voie à l’attaque plus vaste de vendredi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La chute de la dynastie Assad</h2>



<p>De même, la faiblesse soudaine du Hezbollah a empêché l’Iran de défendre le régime Al-Assad en Syrie, son autre allié crucial, lorsque les rebelles ont lancé une offensive.</p>



<p>La chute d’Assad en décembre a mis fin à des décennies de relations étroites entre Téhéran et Damas. Cela a encore affaibli l’Axe de la résistance déjà en déclin, exposé les mandataires iraniens en Syrie et permis aux avions de chasse israéliens d’atteindre plus facilement des cibles vulnérables en Iran.</p>



<p>Les milices soutenues par l’Iran en Syrie et en Irak étant convaincues que transformer les menaces rhétoriques d’attaquer Israël en actes était une mauvaise idée, les Houthis au Yémen sont restés le seul membre de l’Axe de la résistance encore engagé dans les hostilités avec Israël. Ils ont certes harcelé les navires en mer Rouge mais les missiles balistiques qu’ils ont lancés sur Tel-Aviv ne pouvaient causer aucun dommage stratégique significatif.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P99wEr04G3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/16/guerre-israel-iran-%e2%94%82-le-moyen-orient-brule-et-la-loi-du-plus-fort-regne/">Guerre Israël-Iran │ Le Moyen-Orient brûle et la loi du plus fort règne!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre Israël-Iran │ Le Moyen-Orient brûle et la loi du plus fort règne! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/16/guerre-israel-iran-%e2%94%82-le-moyen-orient-brule-et-la-loi-du-plus-fort-regne/embed/#?secret=z3AGkRtb3D#?secret=P99wEr04G3" data-secret="P99wEr04G3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une fenêtre d’opportunité</h2>



<p>Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, désireux d’exploiter ce qui pourrait être une fenêtre d’opportunité, a commencé à préparer l’offensive majeure qu’il espérait lancer depuis longtemps.</p>



<p>Le président américain Donald Trump n’a accordé que 60 jours aux négociations avec Téhéran pour parvenir à un nouvel accord sur le programme nucléaire iranien. Ce délai a expiré la semaine dernière. Vendredi, Netanyahu a déclaré aux Iraniens qu’il espérait que la poursuite de l’opération militaire israélienne en Iran ouvrirait la voie à leur liberté, autrement dit à la chute du régime des mollahs.&nbsp;</p>



<p>Même si Israël ne cherche pas à remonter le temps jusqu’à des années antérieures à la révolution iranienne de 1979, époque à laquelle le pays était un proche allié d’Israël et des États-Unis, la nature des cibles choisies par les stratèges israéliens pourrait avoir pour effet de démanteler le régime au pouvoir depuis cet événement sismique. Cela s&rsquo;explique en partie par le rôle central que joue encore en Iran une génération d&rsquo;hommes ayant débuté leur carrière au lendemain de la chute du Shah voire avant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran seul face à son destin</h2>



<p>Les premières victimes de vendredi comprenaient de nombreux officiers supérieurs parmi les premières recrues du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), fondé en 1980 pour protéger le nouveau pouvoir puis devenu le cœur idéologique et militant du projet révolutionnaire. Plusieurs d’entre eux étaient également des vétérans de la guerre Iran-Irak, qui a duré de 1980 à 1988 et que de nombreux historiens considèrent comme le creuset où le régime actuel s’est forgé.</p>



<p>Au moins un des scientifiques nucléaires tués lors de la première vague de frappes était également un vétéran du CGRI. Également, Ali Shamkhani, un proche collaborateur du Guide de la Révolution Ali Khameneï visé, avait été un militant islamiste clandestin dans les années 1970 avant d’occuper une série de postes de plus en plus importants. Khameneï lui-même est arrivé au pouvoir en tant que successeur de l’ayatollah Khomeini en 1989 mais son parcours d’activiste islamiste a débuté à la fin des années 1960.</p>



<p>Il est extrêmement improbable qu’une fois la guerre terminée, l’Iran revienne à une position pro-israélienne ou pro-américaine. En revanche, il semble très probable que le pouvoir des hommes qui ont d’abord renversé le chah puis dirigé le régime révolutionnaire au cours des décennies suivantes soit gravement, voire fatalement, affaibli. Et il est certain que la stratégie de l’Axe de la Résistance censé protéger l’Iran avec les groupes mandataires qui le composaient a échoué. Aujourd’hui, la République islamique fait face à son destin toute seule.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TS0KgJ3Cyg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/limportance-de-laxe-pro-iranien-au-moyen-orient/">L’importance de l’axe pro-iranien au Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’importance de l’axe pro-iranien au Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/limportance-de-laxe-pro-iranien-au-moyen-orient/embed/#?secret=KevGBc21xn#?secret=TS0KgJ3Cyg" data-secret="TS0KgJ3Cyg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Pour les Américains, la guerre asymétrique contre les Houthis est devenue un cas d’école</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/pour-les-americains-la-guerre-asymetrique-contre-les-houthis-est-devenue-un-cas-decole/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Jun 2025 10:16:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Américains]]></category>
		<category><![CDATA[Ansar Allah]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[mer Rouge]]></category>
		<category><![CDATA[Pentagone]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre en mer Rouge entre la marine américaine et le groupe Ansar Allah (Houthis) est devenue un cas d’école à étudier pour les Américains.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/pour-les-americains-la-guerre-asymetrique-contre-les-houthis-est-devenue-un-cas-decole/">Pour les Américains, la guerre asymétrique contre les Houthis est devenue un cas d’école</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le </em></strong><a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/navy-houthis-maritime-war-5517a127" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Wall Street Journal</em></strong></a><strong><em> a publié une enquête consacrée au conflit qui a eu lieu au Yémen et en mer Rouge entre la marine américaine et le groupe Ansar Allah (Houthis) avant que les deux camps ne concluent un <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/08/houthis-la-mediation-doman-reussit-la-ou-la-fureur-de-trump-echoue/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accord de cessez-le-feu </a>début mai grâce à une médiation omanaise. Cette guerre asymétrique avec ses affrontements entre une armée régulière et un acteur non étatique en l’occurrence un groupe armé est devenue un cas d’école à étudier pour les Américains. </em></strong><em>(Ph. À bord de l&rsquo;USS Harry S. Truman en février 2025 en mer Rouge). </em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16726079"></span>



<p>L’enquête indique que les responsables américains analysent actuellement ce conflit afin de déterminer comment cet adversaire coriace leur a posé sérieusement problème et a pu défier la meilleure flotte du monde en référence au porte-avions USS Harry S. Truman. Ce jour-là, un F/A-18 Super Hornet américain tentait d’atterrir sur le porte-avions Truman en mer Rouge mais l’appareil d’une valeur de 67 millions de dollars a dérapé hors de la piste du porte-avions et a coulé dans l’eau.</p>



<p>Les Houthis, qui ont une autre version, ont indiqué avoir abattu l’avion de chasse. Il s’agissait du troisième avion perdu en moins de cinq mois.</p>



<p>Selon le <em>WSJ</em>, les Houthis se sont révélés être un adversaire étonnamment redoutable s’engageant dans les batailles les plus féroces menées par la marine américaine depuis la Seconde Guerre mondiale. Le journal ajoute que les Houthis ont bénéficié de la prolifération de missiles et de drones bon marché acquis auprès de l’Iran, lançant des missiles balistiques antinavires.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un adversaire redoutable</h2>



<p>Le <em>WSJ</em>  révèle qu’une trentaine de navires ont participé à des opérations de combat en mer Rouge entre fin 2023 et mai 2025, soit environ 10% de la flotte américaine en service actif. Durant cette période, les États-Unis ont bombardé les Houthis de munitions d’une valeur d’au moins 1,5 milliard de dollars, selon un responsable américain.</p>



<p>Bien que la marine américaine ait réussi à détruire une partie importante de l’arsenal houthi, elle n’a pas été en mesure, comme l’affirme le journal, d’atteindre son objectif stratégique de rétablir la navigation en mer Rouge tandis que le groupe yéménite n’a pas cessé de lancer régulièrement des missiles sur Israël.</p>



<p>Les dirigeants de l’armée et des membres du Congrès américains ont commencé à examiner les faits entourant la campagne au Yémen afin d’en tirer les leçons. Ils craignent que le déploiement militaire ait compromis l’état de préparation global des forces américaines.</p>



<p>Le Pentagone enquête lui aussi sur les accidents d’avions disparus et sur une collision distincte en mer Rouge impliquant le porte-avions Truman. Les résultats sont attendus dans les prochains mois.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pDZvgohRtQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/08/houthis-la-mediation-doman-reussit-la-ou-la-fureur-de-trump-echoue/">Houthis | La médiation d’Oman réussit là où la fureur de Trump échoue</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Houthis | La médiation d’Oman réussit là où la fureur de Trump échoue » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/08/houthis-la-mediation-doman-reussit-la-ou-la-fureur-de-trump-echoue/embed/#?secret=ltRVMS1Sg3#?secret=pDZvgohRtQ" data-secret="pDZvgohRtQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Selon le journal américain, le déploiement de forces pour combattre les Houthis a eu pour conséquence le retrait d’équipements militaires déployés en Asie qui ont pour mission la dissuasion de la Chine et cela a également retardé les calendriers de maintenance des porte-avions. Les effets de ce déploiement devraient se faire sentir pendant des années.</p>



<p>Malgré cette usure et cet épuisement, les responsables de la Marine estiment que leur combat contre les Houthis leur a apporté une expérience inestimable et le conflit en mer Rouge est perçu au Pentagone comme un entraînement avant un conflit potentiellement plus intense et plus complexe.&nbsp;</p>



<p>En revanche, les Houthis ont acquis une puissance considérable depuis qu’ils ont pris le contrôle de la majeure partie du pays il y a dix ans. Et le <em>WSJ</em> rapporte que, depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, le groupe yéménite a commencé à attaquer les villes et les navires israéliens transitant par la mer Rouge.</p>



<p>Les Houthis ont lancé leur première salve de drones et de missiles le 19 octobre 2023 contre l’USS Carney en mer Rouge pendant dix heures ce qui avait pris de court les marins à bord.</p>



<p>Cette bataille est décrite comme l’une des plus intenses impliquant un navire de guerre américain depuis près d’un siècle. Les Houthis n’ont pas seulement attaqué mais ils ont aussi abattu plus d’une douzaine de drones et quatre missiles de croisière rapides.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zvzwMLh947"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/yemen-pourquoi-donald-trump-cible-t-il-les-houthis-maintenant/">Yémen | Pourquoi Donald Trump cible-t-il les Houthis maintenant?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Pourquoi Donald Trump cible-t-il les Houthis maintenant? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/yemen-pourquoi-donald-trump-cible-t-il-les-houthis-maintenant/embed/#?secret=ekJpVfGtB7#?secret=zvzwMLh947" data-secret="zvzwMLh947" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Lorsque les Houthis ont menacé d’intensifier leurs attaques, les responsables militaires américains ont rapidement résolu un problème logistique. Les destroyers comme le Carney n’avaient pas participé aux combats depuis près de deux semaines car ils faisaient la navette en Méditerranée pour se réarmer et les pays voisins craignaient de devenir eux-mêmes des cibles des Houthis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sous le feu des Houthis</h2>



<p>Le ministère américain de la Défense a finalement réussi à utiliser un port en mer Rouge, ce qu’un responsable a décrit comme une avancée majeure car cela a permis aux navires de la marine américaine de se réapprovisionner en armes sans avoir à quitter le théâtre des opérations.</p>



<p>Le journal poursuit en expliquant que le rythme des opérations a pesé lourd sur la marine qui a dû rester en alerte 24 heures sur 24 car elle était constamment sous le feu des Houthis.</p>



<p>Par conséquent, le porte-avions USS Dwight D. Eisenhower n’a effectué qu’une seule brève traversée au cours de sept mois de combats.</p>



<p>Bien que la marine américaine soit habituée à opérer dans un environnement similaire dans le golfe Persique où les forces iraniennes sont présentes à proximité, cependant dissuader des milices comme le groupe Ansar Allah au Yémen est plus difficile que de dissuader une armée conventionnelle soulignant que ces groupes sont devenus plus dangereux avec la prolifération des missiles balistiques antinavires et des drones d’attaque.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y3duIUvaZR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/22/houthis-les-casse-pieds-deviennent-un-casse-tete-pour-israel/">Houthis : les casse-pieds deviennent un casse-tête pour Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Houthis : les casse-pieds deviennent un casse-tête pour Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/22/houthis-les-casse-pieds-deviennent-un-casse-tete-pour-israel/embed/#?secret=yh0deVIIQe#?secret=Y3duIUvaZR" data-secret="Y3duIUvaZR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Trump veut son Nobel de la paix et pas question que Netanyahu l’embête !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/10/trump-veut-son-nobel-de-la-paix-et-pas-question-que-netanyahu-lembete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 May 2025 10:49:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Ron Dermer]]></category>
		<category><![CDATA[Steve Witkoff]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16485364</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les relations entre les Donald Trump et Benjamin Netanyahu se sont-elles subitement détériorées ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le site d’information américain Axios a révélé jeudi soir que le ministre israélien des Affaires stratégiques Ron Dermer a été reçu par Donald Trump à la Maison-Blanche, mais des sources proches du président américain ont indiqué que celui-ci a décidé de ne plus prendre au téléphone Benjamin Netanyahu, qu’Israël ne fera pas partie de sa tournée au Moyen-Orient la semaine prochaine et qu’il ne rencontrera pas le Premier ministre israélien. Les relations entre les deux hommes se sont-elles subitement détériorées ?</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16485364"></span>



<p>Il ne faut pas rêver&nbsp;: Trump n’est pas devenu anti-israélien. En réalité, c’est une divergence de vue sur les grands dossiers du Moyen-Orient. L’Américain souhaite avoir le Nobel de la paix et entrer dans l’Histoire alors que les positions bellicistes de l’Israélien risquent de compromettre cette ambition.&nbsp;</p>



<p>Alors que Trump et son homme de confiance Steve Witkoff veulent un accord sur le nucléaire avec l’Iran, Netanyahu s’entête à vouloir imposer l’option militaire. Trump veut un cessez-le-feu à Gaza pour libérer les détenus israéliens, Netanyahu et ses alliés de l’extrême-droite souhaitent poursuivre la guerre. Également, les Israéliens ont été excédés par l’annonce de l’accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et les Houthis au moment même où Israël bombardait le Yémen, le mardi 6 mai, et surtout que l’administration Trump ne les a pas prévenus au préalable de cet accord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump semble en a assez de Netanyahu</h2>



<p>Le journal israélien <em>Yedioth Ahronoth</em> est revenu vendredi sur le vaudeville actuel entre le président américain et le Premier ministre israélien et indique que Trump semble en avoir assez de Netanyahu car celui-ci refuse d’agir conformément à la vision des États-Unis au Moyen-Orient. Les Américains ont le sentiment qu’Israël met de nombreux obstacles sur la voie de l’obtention du prix Nobel de la paix par Trump.</p>



<p>Celui-ci a déjà déclaré à plusieurs reprises qu’il se considérait comme éligible pour remporter le prix Nobel de la paix que ce soit grâce à ses efforts pour mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, à sa médiation pour un accord visant à libérer les détenus israéliens de Gaza ou aux négociations pour parvenir à un accord avec la République islamique d’Iran.&nbsp;</p>



<p>Dans ce contexte de tension entre les deux hommes, le <em>Yedioth Ahronoth</em> a rapporté qu’avant l’arrivée de Trump au Moyen-Orient la semaine prochaine, il y a une activité américaine intense&nbsp;visant à parvenir à un accord d’échange de prisonniers et à un cessez-le-feu à Gaza. Dans les coulisses, des efforts sont déployés par les médiateurs du Qatar où Trump se rendra pour faire progresser la question des détenus israéliens.&nbsp;</p>



<p>Le journal israélien note que les responsables américains répandent l’optimisme en évoquant la possibilité de parvenir à un accord tandis qu’Israël est dans une escalade guerrière à Gaza qui met en péril la vie des détenus que Trump veut faire libérer.</p>



<p>Dans son article hebdomadaire dans le <em><a href="https://www.nytimes.com/2025/05/09/opinion/trump-iran-israel.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a></em>, le journaliste américain Thomas Friedman, proche des démocrates et d’habitude opposé à Trump, s’est réjoui de l’attitude de celui-ci vis-à-vis de Netanyahu.</p>



<p>Dans une lettre ouverte à Trump, il écrit : <em>« Le fait que vous vous y rendiez la semaine prochaine </em>(au Moyen-Orient, Ndlr)<em> et rencontriez les dirigeants de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Qatar et que vous n’envisagiez pas de rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu en Israël me montre que vous commencez à comprendre une vérité essentielle : ce gouvernement israélien agit d’une manière qui menace les intérêts fondamentaux des États-Unis dans la région. Netanyahu n’est pas notre ami »</em>.</p>



<p>Le journaliste américain considère que Netanyahu pensait pouvoir traiter Trump comme un imbécile et l’instrumentaliser à sa guise pour parvenir à ses fins. D’ailleurs, ce comportement du Premier ministre israélien, qui se croit plus intelligent que les autres et capable de les manipuler, est connu et lui a souvent été reproché.</p>



<p>Friedman écrit : « <em>J’admire la façon dont vous lui avez signalé à travers vos négociations indépendantes avec le Hamas, l’Iran et les Houthis que vous </em>[Netanyahu]<em> n’avez aucune autorité sur moi, que vous ne serez pas son bouc émissaire de sa politique et il commence clairement à paniquer </em>».</p>



<p>Il souligne que le gouvernement israélien extrémiste, messianique et nationaliste n’est pas un allié de l’Amérique parce qu’il qui ne donne pas la priorité à la réalisation de la paix avec le monde arabe susceptible d’apporter une plus grande sécurité et une meilleure coexistence dans la région. Sa priorité est d’annexer la Cisjordanie, d’expulser les Palestiniens de Gaza et d’y rétablir les colonies israéliennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’extrémisme de Netanyahu menace les intérêts américains</h2>



<p>Friedman affirme que le fait que le gouvernement Netanyahu poursuive ce programme extrémiste en fait une menace pour les intérêts américains.</p>



<p>L’un des piliers de la stratégie américaine concernant le Moyen-Orient repose sur l’engagement des États-Unis et d’Israël en faveur d’une solution à deux États à condition que les Palestiniens reconnaissent l’existence d’Israël et que leur État soit démilitarisé.</p>



<p>Cependant, le gouvernement Netanyahu a fait de l’annexion de la Cisjordanie sa priorité lorsqu’il est arrivé au pouvoir fin 2022, bien avant l’opération Déluge d’Al-Aqsa du 7 octobre 2023, plutôt que de s’engager dans le projet de sécurité et de paix américain pour la région. D’ailleurs, ce projet d’annexion de la Cisjordanie, que le Likoud de Netanyahu et ses alliés appellent Judée-Samarie, ainsi que les multiples provocations israéliennes à Jérusalem, figurent parmi les raisons qui ont conduit au 7 octobre.&nbsp;</p>



<p>Friedman est également revenu sur l’information rapportée par Reuters jeudi affirmant que les États-Unis n’exigent plus que l’Arabie saoudite normalise ses relations avec Israël comme condition pour progresser dans les négociations sur la coopération nucléaire civile. C’est une énième preuve de la lassitude des États-Unis de Netanyahu et cela montre que c’est à celui-ci de suivre les projets de l’administration Trump et non le contraire. Le président américain veut son Nobel de la paix et n’est pas prêt à ce que le belliqueux israélien lui sape son ambition.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/10/trump-veut-son-nobel-de-la-paix-et-pas-question-que-netanyahu-lembete/">Trump veut son Nobel de la paix et pas question que Netanyahu l’embête !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Houthis &#124; La médiation d’Oman réussit là où la fureur de Trump échoue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 May 2025 08:02:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ansar Allah]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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		<category><![CDATA[Oman]]></category>
		<category><![CDATA[Pete Hegseth]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et les Houthis suite à une médiation omanaise : la diplomatie a réussi là où l’option militaire a échoué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/08/houthis-la-mediation-doman-reussit-la-ou-la-fureur-de-trump-echoue/">Houthis | La médiation d’Oman réussit là où la fureur de Trump échoue</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Donald Trump leur a promis le feu et la fureur il y a quelques mois, les bombardements américains et israéliens n’ont pas cessé et les États-Unis ont dépensé 7 milliards de dollars dans leurs opérations pour les mettre hors d’état de nuire mais en vain. En dépit de tout cela, les Houthis sont restés jusqu’à ce mardi un véritable casse-tête pour la première puissance mondiale et leurs attaques aussi bien contre la flotte américaine dans la Mer Rouge que contre Israël se sont poursuivies. L’option militaire aura été inefficace jusqu’au bout avec les Houthis et c’est finalement la diplomatie qui a fini par avoir le dernier mot.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16456593"></span>



<p>Concomitamment aux intenses raids aériens israéliens sur le Yémen mardi 6 mai, Donald Trump a fait une déclaration prétendant que les Houthis ont capitulé et que par conséquent, il a décidé l’arrêt des bombardements. Telle est la version trumpienne. Quelques heures plus tard, un communiqué du ministère omanais des Affaires étrangères a révélé qu’une médiation du Sultanat d’Oman a débouché à un accord de cessez-le-feu entre les deux belligérants.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans une analyse publiée par le <a href="https://www.thetimes.com/world/middle-east/article/why-we-arent-beating-the-houthis-kmjmf8nts" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Times</a>, Mark Urban a affirmé que les Houthis sont restés les maîtres de la situation au Yémen. Malgré les efforts coordonnés des États-Unis pour frapper leurs positions et leurs actifs, le groupe est resté capable de cibler des navires américains dans la mer Rouge et de lancer des missiles vers Israël. </p>



<p>L’analyste a évoqué le crash d’un avion de chasse américain la semaine dernière alors que des manœuvres d’avions avaient lieu sur le pont du porte-avions USS Harry S. Truman. Ce qui s’est passé par la suite est un rappel important du coût de la guerre face à un ennemi insaisissable.</p>



<p>L’auteur décrit la perte de l’avion américain qui était sur le point de décoller du porte-avions avant de crasher dans la mer Rouge. Ce qui est significatif, c’est que l’avion de combat F/A-18 a coûté 67 millions de dollars s’ajoutant à la facture de 7 milliards de dollars des opérations américaines contre le groupe yéménite soutenu par l’Iran au cours des quinze derniers mois.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="46kohKO6NP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/yemen-pourquoi-donald-trump-cible-t-il-les-houthis-maintenant/">Yémen | Pourquoi Donald Trump cible-t-il les Houthis maintenant?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Pourquoi Donald Trump cible-t-il les Houthis maintenant? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/yemen-pourquoi-donald-trump-cible-t-il-les-houthis-maintenant/embed/#?secret=HrcfjO2Dh2#?secret=46kohKO6NP" data-secret="46kohKO6NP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Trump voulait <em>«anéantir les Houthis»</em></h2>



<p>Le président américain a promis d’<em>«anéantir les Houthis»</em> dans une campagne militaire qui est passée de 202 frappes aériennes sous l’administration Biden à 800 en moins de deux mois avec Trump. Le commandement central américain qui supervise les opérations au Yémen a déclaré qu’il augmenterait la pression pour affaiblir les Houthis tant qu’ils continueront à entraver la liberté de navigation maritime.</p>



<p>Néanmoins après le début de cette nouvelle vague de frappes et la coordination au sein de l’administration américaine par le biais du tristement célèbre groupe de discussion Signal créé par le conseiller à la sécurité nationale de l’époque Mike Waltz, il n’est pas clair si l’administration Trump sait jusqu’où intensifier ou même comment mettre fin à la campagne militaire.</p>



<p>La semaine dernière, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a menacé l’Iran dans un tweet: <em>«Nous voyons votre soutien aux Houthis. Vous en subirez les conséquences au moment et à l’endroit que nous choisirons»</em>. Pendant ce temps, les États-Unis tentent de négocier un accord avec l’Iran sur son programme nucléaire.</p>



<p><em>«Ce que nous constatons est une véritable division interne au sein de l’administration Trump avec de nombreuses personnes qui qui sont devenues très bellicistes à l’égard de l’Iran»</em>, a déclaré Elisabeth Kendall, experte du Yémen et présidente du Girton College de l’Université de Cambridge.</p>



<p>Cette division ajoute une nouvelle complication à l’objectif déclaré des États-Unis de mettre fin aux attaques des Houthis contre le transport maritime international. Ansar Allah, le nom officiel du mouvement Houthi au Yémen, continue pour sa part à défier les Américains et les Israéliens. Bien que ce défi tente de surmonter la véritable douleur causée par les frappes aériennes américaines à plusieurs volets qui ont commencé à la mi-mars, il continue de lancer des attaques de missiles contre Israël et contre les navires commerciaux traversant le détroit de Bab Al-Mandab.</p>



<p>Mercredi 30 avril, les avions de chasse Typhoon de la Royal Air Force ont rejoint l’opération Rough Rider après une pause dans les frappes depuis février dernier.</p>



<p>En ce qui concerne la protection des navires de guerre au large des côtes du Yémen, le lancement d’un ensemble de missiles défensifs coûte des millions de dollars mais le coût du lancement d’une telle frappe et de la paralysie d’un navire de guerre pourrait facilement dépasser les milliards de dollars. Le problème n’est pas seulement une question de coût mais aussi d’épuisement du stock essentiel d’armes américaines qui seraient nécessaires dans tout conflit plus large avec l’Iran ou la Chine et dont le remplacement prendrait des années.</p>



<p>Le ministère américain de la Défense insiste sur le fait qu’il a affaibli les capacités militaires du mouvement. La semaine dernière, il a affirmé avoir détruit 69% des lanceurs de missiles balistiques du groupe Ansar Allah et 55% de ses lanceurs de missiles de croisière. Il est vrai que les attaques contre les navires ont diminué, passant de 18 attaques en décembre 2023 à 3 attaques en novembre 2024, bien que cela soit en partie dû à la baisse du trafic à travers la mer Rouge.</p>



<p>Pour tenter d’empêcher les Houthis de reconstruire leur organisation, les États-Unis ont adopté une approche globale, déclarant Ansar Allah organisation terroriste plus tôt cette année et cherchant à étouffer son financement ainsi qu’à bloquer les livraisons d’armes en provenance d’Iran.</p>



<p><em>«C’est la première fois que nous voyons un effort cohérent de la part des Américains sur les deux fronts, tant sur le plan militaire que sur celui des sanctions»</em>, a déclaré Kendall.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7V3Gqx7KDt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/25/lheure-des-houthis-est-elle-venue/">L’heure des Houthis est-elle venue?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’heure des Houthis est-elle venue? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/25/lheure-des-houthis-est-elle-venue/embed/#?secret=bD0UXJdbG3#?secret=7V3Gqx7KDt" data-secret="7V3Gqx7KDt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;opération terrestre est inenvisageable</h2>



<p>Le mouvement peut se sentir sous pression en raison de la destruction des infrastructures civiles et des pertes civiles mais il exploitera les pertes subies par la population pour renforcer sa position anti-américaine. En fin de compte, les Houthis qui gouvernent par la coercition continueront à résister malgré les tentatives occidentales et saoudiennes de les contrôler et conserveront une certaine capacité à continuer de lancer des missiles.</p>



<p>Certains pensent que seule une opération terrestre peut leur infliger des dégâts significatifs comme ce fut le cas lors de l’invasion israélienne du sud du Liban l’automne dernier qui a causé de graves problèmes aux alliés d’Ansar Allah dans ce pays, le Hezbollah.</p>



<p>Cependant, ni les États-Unis ni les autres pays occidentaux ne veulent prendre le risque d’envoyer leurs forces au Yémen, les regards se tournent désormais vers une faction yéménite soutenue par les Émirats arabes unis qui semble se mobiliser pour lancer une attaque contre les bastions houthis. Toutefois, l’histoire récente du pays marquée par une guerre civile non concluante suggère que ces factions ne seront pas assez fortes pour réaliser quoi que ce soit de significatif.</p>



<p>Coup de tonnerre le 6 mai 2025, l’épilogue de cette confrontation entre les Américains et les Houthis va avoir lieu par voie diplomatique. Trump sort fanfaron et fait une déclaration prétendant que les Houthis ont fini par capituler et donc il a décidé de faire cesser les bombardements. Quelques heures plus tard, un communiqué du ministère omanais des Affaires étrangères a apporté la vérité. Il n’y a pas eu de capitulation, il y a eu un accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et les Houthis suite à une médiation omanaise. Pour une fois, la diplomatie a réussi là où l’option militaire a complètement échoué.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8iO43n3NHx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/22/houthis-les-casse-pieds-deviennent-un-casse-tete-pour-israel/">Houthis : les casse-pieds deviennent un casse-tête pour Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Houthis : les casse-pieds deviennent un casse-tête pour Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/22/houthis-les-casse-pieds-deviennent-un-casse-tete-pour-israel/embed/#?secret=xvUuVbITL3#?secret=8iO43n3NHx" data-secret="8iO43n3NHx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/08/houthis-la-mediation-doman-reussit-la-ou-la-fureur-de-trump-echoue/">Houthis | La médiation d’Oman réussit là où la fureur de Trump échoue</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Israël allait bombarder les sites nucléaires iraniens en mai</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/israel-allait-bombarder-les-sites-nucleaires-iraniens-en-mai/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 09:14:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[nucléaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trump laisse suspendue l'option militaire comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête des responsables iraniens.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/israel-allait-bombarder-les-sites-nucleaires-iraniens-en-mai/">Israël allait bombarder les sites nucléaires iraniens en mai</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le second round des négociations entre les Américains et les Iraniens démarrera demain, samedi 19 avril 2025, à Oman. Nul ne sait si ces négociations pourront aboutir à un accord sur le nucléaire iranien et nul ne peut définitivement écarter l’option militaire préconisée par Netanyahu mais que Trump laisse suspendue comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête des responsables iraniens.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16219282"></span>



<p>Selon une enquête du <a href="https://www.nytimes.com/2025/04/16/us/politics/trump-israel-iran-nuclear.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>, Israël prévoyait une frappe militaire contre des sites nucléaires iraniens dès le mois de mai prochain. Cependant, le président américain Donald Trump a renoncé ces dernières semaines à soutenir ce plan préférant négocier pour le moment avec les Iraniens mais sans écarter définitivement l’option militaire.</p>



<p>L’enquête menée par Julian Barnes, Eric Schmitt, Maggie Haberman et Ronen Bergman précise que la décision de Trump est intervenue après des mois de débats internes à la Maison Blanche sur la question de savoir s’il était préférable de poursuivre la diplomatie ou de soutenir les plans israéliens visant à empêcher Téhéran de développer une arme nucléaire, eu égard l’affaiblissement militaire et économique croissant de l’Iran.</p>



<p>Ces discussions ont mis en lumière les divisions au sein de l’administration américaine, entre un groupe traditionnellement dur et une autre plus sceptique quant à la faisabilité d’une frappe militaire qui pourrait conduire à une guerre plus large sans garantir la fin des ambitions nucléaires de l’Iran.</p>



<p>Selon l’enquête du <em>NYT</em>, les responsables israéliens ont récemment préparé des plans détaillés pour attaquer les installations nucléaires iraniennes avec un soutien potentiel des États-Unis et étaient prêts à les mettre en œuvre en mai. Ils ont exprimé leur optimisme quant à la possibilité d’avoir le feu vert de Washington pour ralentir ainsi la progression de l’Iran vers l’arme nucléaire pendant un an ou plus.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="m0ku1TXUgc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/">Que reste-t-il de la dissuasion iranienne?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que reste-t-il de la dissuasion iranienne? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/embed/#?secret=wgIrVe070E#?secret=m0ku1TXUgc" data-secret="m0ku1TXUgc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’option militaire temporairement suspendue</h2>



<p>Trump a décidé de suspendre temporairement l’option militaire et d’ouvrir la porte à des négociations avec Téhéran. Selon le <em>NYT</em>, il n’a donné aux Iraniens que quelques mois pour parvenir à un accord.&nbsp;</p>



<p>Plus tôt ce mois-ci, le président américain a informé le gouvernement israélien de sa décision de ne soutenir aucune attaque militaire contre l’Iran pour le moment. Il a discuté de cette décision avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de la récente visite de ce dernier à Washington, avant d’annoncer le début des négociations américaines avec l’Iran.</p>



<p>Dans une déclaration faite en hébreu après une réunion au bureau ovale, Netanyahu a déclaré que tout accord avec l’Iran serait dénué de sens et préconisé de faire exploser les installations et démanteler tout l’équipement nucléaire iranien sous la supervision et la mise en œuvre américaines et non de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).&nbsp;</p>



<p>Israël prévoit depuis longtemps de frapper les installations nucléaires iraniennes et a pratiqué des missions de bombardement pour évaluer l’étendue des dégâts que ces frappes pourraient causer et ce, avec ou sans le soutien des États-Unis. D’ailleurs, l’élan au sein du gouvernement israélien en faveur d’une attaque militaire s’est accru après une série de revers subis par l’Iran l’année dernière.</p>



<p>À la demande de Netanyahu, de hauts responsables israéliens ont présenté à leurs homologues américains un plan préliminaire, combinant un raid commando sur des installations nucléaires souterraines et une campagne de frappes aériennes. Les Israéliens espéraient que des avions américains participeraient à l’opération mais l’armée israélienne a indiqué que les commandos ne seraient pas prêts avant octobre.</p>



<p>Cependant, Netanyahu souhaitait mener l’opération plus tôt, ce qui a incité à se concentrer sur une option alternative: une campagne de bombardements élargie qui nécessiterait également le soutien américain.</p>



<p>Au début, certains responsables américains se sont montrés ouverts à l’étude du plan. Le général Michael Kurilla, chef du commandement central américain, a discuté avec le conseiller à la sécurité nationale israélien Michael Waltz des moyens par lesquels Washington pourrait soutenir toute attaque israélienne potentielle si Trump décidait de mettre ce plan à exécution.</p>



<p>Alors que les États-Unis intensifiaient leurs opérations militaires contre les Houthis soutenus par l’Iran au Yémen, le général Kurilla, avec le soutien de la Maison Blanche, a commencé à déplacer du matériel militaire supplémentaire vers le Moyen-Orient. Washington a envoyé le porte-avions Carl Vinson en mer d’Arabie pour rejoindre le Harry S. Truman en mer Rouge, en plus de déployer deux batteries de missiles Thaad dans la région. Six bombardiers B-2, capables de transporter des bombes de 30 000 livres, ont également été envoyés à Diego Garcia, dans l’océan Indien.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="I3W2PdL8jQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/24/israel-veut-entrainer-donald-trump-dans-son-conflit-avec-liran/">Israël veut entraîner Donald Trump dans son conflit avec l&rsquo;Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël veut entraîner Donald Trump dans son conflit avec l&rsquo;Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/24/israel-veut-entrainer-donald-trump-dans-son-conflit-avec-liran/embed/#?secret=uCSjVqsKm3#?secret=I3W2PdL8jQ" data-secret="I3W2PdL8jQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Israël n’a pas les moyens d’y aller seul &nbsp;</h2>



<p>Malgré cette préparation militaire, des doutes ont commencé à émerger au sein de l’administration Trump sur le plan. Lors d’une réunion ce mois-ci, Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national, a présenté une évaluation selon laquelle une présence militaire américaine plus forte pourrait déclencher un conflit plus large avec l’Iran, ce que l’administration ne souhaite pas. Plusieurs responsables ont partagé ses inquiétudes, notamment Michael Waltz, connu pour sa position intransigeante sur l’Iran, qui a exprimé son inquiétude quant au fait que le plan israélien ne réussirait pas sans un large soutien américain.</p>



<p>Entre-temps, des signes d’ouverture iranienne aux négociations ont commencé à apparaître. En mars, Trump a envoyé une lettre proposant des négociations directes avec Téhéran. Bien que le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, ait semblé rejeter la proposition, un haut responsable iranien a ensuite répondu par un message indiquant une acceptation tacite de pourparlers indirects.</p>



<p>Aujourd’hui encore, le débat continue de faire rage au sein de l’équipe Trump sur la forme d’un accord acceptable avec l’Iran. Lors d’une visite en Israël, le général Kurilla a informé les responsables locaux que la Maison Blanche avait décidé de suspendre le projet d’attaque contre des installations nucléaires. Netanyahu a ensuite appelé Trump le 3 avril mais ce dernier a préféré ne pas discuter de la question par téléphone et l’a invité à se rendre à Washington. Netanyahu est arrivé le 7 avril et, le lendemain, Trump a officiellement annoncé le début des négociations avec l’Iran sans exclure une option militaire, déclarant: <em>«Si une intervention militaire est nécessaire, nous interviendrons. Israël dirigera, bien sûr, le processus»</em>.</p>



<p>Après la réunion, Trump a chargé John Ratcliffe de se rendre en Israël. Le directeur de la CIA a rencontré Netanyahu et le chef du Mossad David Barnea pour discuter de divers scénarios notamment des frappes militaires, des opérations secrètes ou un renforcement des sanctions contre l’Iran.</p>



<p>Ces rencontres s’inscrivaient dans le prolongement d’un débat de longue date que Netanyahu avait eu avec les présidents américains pendant près de deux décennies dans le but de pousser Washington à soutenir une frappe militaire contre l’Iran. Face à la diminution du soutien, Netanyahu s’est concentré sur la conduite d’opérations secrètes notamment l’assassinat de scientifiques nucléaires iraniens et le sabotage d’installations sensibles. Toutefois, même si ces efforts ont pu retarder le programme nucléaire iranien, celui-ci est désormais plus proche que jamais de produire au moins six bombes nucléaires en un an.</p>



<p>Les responsables américains affirment qu’Israël, à lui seul, ne peut pas lancer une frappe dévastatrice sur les installations nucléaires iraniennes en utilisant uniquement une campagne de bombardements. L’Etat hébreu a demandé à plusieurs reprises la bombe bunker buster de 30 000 livres fabriquée aux États-Unis mais ne l’a pas encore reçue.</p>



<p>Israël a discuté avec les États-Unis de plusieurs options pour une frappe, y compris une opération conjointe impliquant des frappes aériennes appuyées par des raids de commandos, une version élargie d’une opération menée par Israël en Syrie l’année dernière pour détruire une installation du Hezbollah.</p>



<p>Lors de cette opération, Israël a utilisé des frappes aériennes pour détruire les défenses puis a envoyé des commandos par hélicoptère vers un site souterrain où ils ont placé des explosifs pour démanteler l’équipement de fabrication de missiles.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MsEBeT1NZo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/">Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/embed/#?secret=EIQvLm6gTa#?secret=MsEBeT1NZo" data-secret="MsEBeT1NZo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">En attendant la fin des négociations</h2>



<p>Cependant, les responsables américains ont averti que les commandos ne pourront pas atteindre tous les sites iraniens, d’autant plus que de l’uranium hautement enrichi est stocké à plusieurs endroits dans le pays. Pour assurer le succès de la mission, Israël a demandé un soutien aérien direct des États-Unis.</p>



<p>Malgré cela, les dirigeants militaires israéliens ont indiqué que la planification d’une opération de cette ampleur nécessiterait des mois de préparation tandis que Netanyahu faisait pression pour qu’elle soit menée le plus rapidement possible.</p>



<p>L’option commando étant écartée, les discussions ont commencé à se concentrer sur un plan B: une campagne de bombardements intensifs commençant début mai et durant plus d’une semaine avec la participation possible d’avions américains.</p>



<p>Pour le moment, tous les plans de Netanyahu sont suspendus et samedi 19 avril, le second round des négociations entre les Américains et les Iraniens aura lieu. Nul ne sait si ces négociations pourront aboutir et nul ne peut définitivement écarter l’option militaire que Trump laisse suspendue comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête des responsables iraniens.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/israel-allait-bombarder-les-sites-nucleaires-iraniens-en-mai/">Israël allait bombarder les sites nucléaires iraniens en mai</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Que reste-t-il de la dissuasion iranienne?</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 06:05:39 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours de l’année écoulée, la capacité de dissuasion de l’Iran s’est érodée alors qu’Israël n’a pas hésité à déployer ses capacités militaires contre Téhéran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/">Que reste-t-il de la dissuasion iranienne?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Au cours de l’année écoulée, la capacité de dissuasion de l’Iran s’est érodée alors qu’Israël n’a pas hésité à déployer ses capacités militaires contre Téhéran. Le régime iranien se retrouve aujourd’hui face à deux choix: soit risquer le tout pour le tout pour acquérir l’arme nucléaire soit se soumettre à la volonté de Tel-Aviv et de Washington. La République islamique traverse la phase la plus difficile depuis sa création en 1979.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16182640"></span>



<p>Dans un article publiée par le magazine américain <a href="https://nationalinterest.org/blog/middle-east-watch/irans-deterrence-dilemma" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The National Interest</a>, John Allen Jay, analyste politique et directeur exécutif de la John Quincy Adams Society for Foreign Policy Scholars aux États-Unis, estime que la puissance de dissuasion de l’Iran semblait suffisante avant avril de l’année dernière car la République islamique possédait une plateforme quadrilatérale capable de répondre aux menaces israéliennes et américaines. </p>



<p>Le premier côté de cette plateforme quadrilatérale est l’arsenal de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones de l’armée de l’air du Corps des gardiens de la révolution iranienne (CGRI) qui était prêt à frapper n’importe où dans la région. Cet arsenal a été utilisé pour répondre à l’assassinat par les États-Unis du commandant de la Force Al-Qods du CGRI, le général Qassem Soleimani, en 2020, pour frapper des éléments de l’Etat islamique (EI) en Syrie et pour mener des attaques moins connues contre des emplacements de séparatistes kurdes, qui étaient considérés comme des refuges des services de renseignement israéliens dans la région du Kurdistan irakien.</p>



<p>Le deuxième côté est son réseau de groupes armés au Moyen-Orient notamment les Houthis au Yémen, le Hezbollah au Liban, les groupes de volontaires chiites d’Afghanistan et du Pakistan et les groupes armés chiites en Irak et en Syrie.</p>



<p>Le troisième côté est représenté par les opérations secrètes, qualifiées de terroristes. Grâce à ses services de renseignement et parfois en coopération avec le Hezbollah, l’Iran était en mesure de bombarder des bâtiments et d’assassiner des personnalités hostiles dans le monde entier. Par exemple, le Hezbollah a répondu à l’assassinat par Israël de son défunt dirigeant Abbas Musawi en 1992 en bombardant son ambassade à Buenos Aires.</p>



<p>Enfin, le quatrième côté est sa capacité à stopper le flux des approvisionnements en pétrole brut de la région du Golfe arabique vers les marchés mondiaux via le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et un cinquième de ses approvisionnements en gaz naturel liquéfié. L’Iran menace donc constamment de fermer le détroit en réponse à toute attaque visant son territoire. Et il dispose déjà d’une force navale et de missiles capables d’atteindre cet objectif.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xfHaTwnYBu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/">Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/embed/#?secret=NzRSdeuW39#?secret=xfHaTwnYBu" data-secret="xfHaTwnYBu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Affaiblissement des les mandataires iraniens dans la région</h2>



<p>Tout cela fournissait à l’Iran un moyen de dissuasion raisonnable Et les États-Unis, plus préoccupés par la Chine et l’Ukraine que par le Moyen-Orient, n’ont pas directement frappé l’Iran (à l’exception de l’assassinat de Qassem Soleimani et même cela s’est produit en Irak, pas en Iran). Washington a également eu recours occasionnellement à une force limitée contre les mandataires iraniens en Irak et en Syrie. Il ne voulait pas mener une bataille majeure contre les mandataires de l’Iran et certainement pas contre l’Iran lui-même.</p>



<p>En même temps, la dissuasion iranienne était partielle. Israël a transformé la Syrie en champ de bataille en frappant les lignes d’approvisionnement iraniennes du Hezbollah à des centaines de reprises. Toujours en Syrie, l’aviation israélienne a pilonné durant l’été 2024 les sites des Gardiens de la révolution et du Hezbollah. A travers ses services de sécurité, l’Etat hébreu a également déjoué à plusieurs reprises des opérations secrètes iraniennes. Il a mené avec succès de nombreuses opérations en Iran qui ont contribué à entraver son programme nucléaire mais n’ont pas réussi à arrêter complètement ce programme. Il lui a également été impossible de frapper ouvertement l’Iran ou de bombarder son programme nucléaire en raison d’une combinaison de facteurs tels que la force des fortifications nucléaires iraniennes, la crainte d’une réponse de Téhéran et de provoquer la colère des États-Unis.</p>



<p>Cependant, 2024 a vu la destruction d’une grande partie du système de dissuasion iranien, les frappes israéliennes ayant brisé de nombreux piliers de la dissuasion iranienne. Tout aussi important, la volonté d’Israël de prendre des risques a considérablement augmenté. Il a bombardé un consulat iranien à Damas, assassiné le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh à Téhéran dans une résidence des Gardiens de la révolution et lancé une série d’attaques contre les dirigeants du Hezbollah y compris l’assassinat de son chef Hassan Nasrallah puis de son successeur potentiel Hachem Safieddine ainsi que de trois généraux des Gardiens de la révolution ce qui laisse désormais l’Iran extrêmement vulnérable.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nMRiRSPzhX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/la-republique-islamique-diran-face-a-louragan-trump/">La République islamique d’Iran face à l’ouragan Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La République islamique d’Iran face à l’ouragan Trump » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/la-republique-islamique-diran-face-a-louragan-trump/embed/#?secret=ynAeT0AJWV#?secret=nMRiRSPzhX" data-secret="nMRiRSPzhX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Iran peut-il continuer à ignorer les menaces américaines ?</h2>



<p>John Allen Jay estime que la capacité de dissuasion du CGRI ne semble plus être ce qu’elle était. L’attaque contre Israël avec des missiles balistiques, des missiles de croisière et des drones sous le nom de code True Promise en avril 2024 n’a entraîné que des dégâts mineurs car Israël et ses alliés ont intercepté avec succès la plupart des missiles et des drones. Cela a incité Téhéran à lancer une deuxième attaque utilisant des missiles balistiques, qui a entraîné la mort accidentelle d’un Palestinien en Cisjordanie.&nbsp;</p>



<p>Dans le même temps, les opérations True Promise I et II n’ont pas réussi à empêcher Israël de cibler le Hezbollah libanais et des cibles iraniennes en Syrie au cours de l’année écoulée.</p>



<p>Le pouvoir dissuasif des mandataires de l’Iran dans la région s’est également érodé. Bien que les Houthis aient affronté avec succès les États-Unis pendant des mois, leur contribution à la guerre contre Israël a été limitée même leur campagne pour entraver les exportations vers Israël n’a conduit qu’à une légère augmentation des prix en Israël.</p>



<p>L’Iran a perdu la puissance de dissuasion que le Hezbollah libanais lui avait apportée au fil des ans, ce dernier ayant perdu l’essentiel de sa force dans sa récente guerre contre Israël. Alors que Hassan Nasrallah est sorti victorieux de sa guerre contre Israël à l’été 2006, il est sorti de la guerre la plus récente tué par un bombardement israélien de son quartier général dans la capitale libanaise Beyrouth. Israël affirme avoir détruit 30% des capacités de missiles du Hezbollah. L’effondrement du régime du président syrien Bachar Al-Assad a également rendu extrêmement difficiles les tentatives de l’Iran de fournir des armes au Hezbollah. </p>



<p>Enfin, les anciens outils dont dispose l’Iran pour faire face aux menaces américaines et israéliennes ne sont plus efficaces et sont incapables de dissuader Washington et Israël de l’attaquer comme ce fut le cas il y a plus d’un an. </p>



<p>Le régime iranien n’a donc d’autre choix que de risquer d’ignorer les menaces du président américain Donald Trump et d’Israël et de poursuivre son programme nucléaire dans l’espoir d’obtenir une bombe nucléaire avant que son territoire ne soit attaqué ou d’accepter une solution diplomatique qui implique de renoncer à son rêve nucléaire.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="k1HaHxNqjR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/29/le-malaise-israelo-americain-sur-le-nucleaire-iranien-persiste/">Le malaise israélo-américain sur le nucléaire iranien persiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le malaise israélo-américain sur le nucléaire iranien persiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/29/le-malaise-israelo-americain-sur-le-nucleaire-iranien-persiste/embed/#?secret=qEPXmk9DP3#?secret=k1HaHxNqjR" data-secret="k1HaHxNqjR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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