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	<title>Archives des IA générative - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des IA générative - Kapitalis</title>
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		<title>Amen Bank met l’IA au cœur de la transformation des entreprises</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 09:42:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Néji Ghandri]]></category>
		<category><![CDATA[Nozha Boujemaa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour Amen Bank, l’intelligence artificielle (IA) est désormais un levier stratégique incontournable pour les entreprises tunisiennes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/27/amen-bank-met-lia-au-coeur-de-la-transformation-des-entreprises/">Amen Bank met l’IA au cœur de la transformation des entreprises</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Longtemps perçue comme une technologie réservée aux géants mondiaux, l’intelligence artificielle (IA) s’impose désormais comme un levier stratégique incontournable pour les entreprises tunisiennes. Performance, compétitivité, gestion des risques, innovation : l’IA redessine en profondeur les modèles économiques. C’est autour de ces enjeux qu’Amen Bank a réuni experts et décideurs pour une réflexion pragmatique sur l’IA au service du développement économique et financier.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18293399"></span>



<p>L’IA n’est plus une promesse lointaine ni un simple effet de mode. Elle est désormais au cœur des stratégies de transformation des entreprises, y compris en Tunisie. Consciente de ces mutations profondes, Amen Bank a organisé, lundi 26 janvier 2026, une rencontre stratégique dédiée à l’IA, placée sous le thème : <em>«</em> <em>L’intelligence artificielle au service du développement économique et financier des entreprises tunisiennes »</em>. Une initiative visant à dépasser le discours technologique pour explorer des usages concrets, créateurs de valeur et adaptés aux réalités du tissu économique national.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Décider mieux, anticiper plus loin </h2>



<p>Réunissant experts, décideurs et acteurs économiques, cette matinée d’échanges a permis de mettre en lumière le rôle croissant de l’IA comme levier de performance opérationnelle, d’optimisation des décisions et d’innovation. Au-delà du discours technologique, l’accent a été mis sur des applications accessibles et directement exploitables par les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité.</p>



<p>Néji Ghandri, président du directoire d’Amen Bank, a dressé un constat sans détour : <em>« Nous vivons aujourd’hui une période de transformation profonde et rapide. Les entreprises font face à une pression croissante : durcissement de la réglementation, intensification de la concurrence, exigences accrues des clients et nécessité de prendre des décisions plus rapides et plus fiables »</em>.</p>



<p>Dans ce contexte, l’IA s’impose, selon lui, comme un outil stratégique capable de transformer l’information en valeur, d’anticiper les risques et de répondre de manière plus fine aux besoins spécifiques de la clientèle. Une dynamique qui s’inscrit dans un mouvement mondial d’investissement massif. D’après les estimations de Gartner, les dépenses mondiales liées à l’IA devraient dépasser 1 500 milliards de dollars en 2025, en intégrant les infrastructures, les logiciels, les modèles, le conseil et les équipements.</p>



<p><em>« Ces investissements colossaux traduisent une attente claire en matière de retour sur investissement, mais aussi la nécessité d’arbitrages économiques précis. L’industrialisation de l’IA repose en effet sur l’équilibre entre les coûts de développement des modèles, leur exploitation à grande échelle et les besoins croissants en puissance de calcul. Un enjeu qui soulève des questions centrales pour la Tunisie, notamment en matière de cloud, d’infrastructures, de souveraineté numérique et de conformité réglementaire</em> <em>»</em>, a expliqué M. Ghandri.</p>



<p>Mais au cœur de cette transformation se trouve un actif devenu stratégique : la donnée. <em>« Qu’elle soit opérationnelle, financière, client ou sectorielle, la donnée constitue la matière première essentielle de l’intelligence artificielle. Sa qualité, sa gouvernance, sa profondeur historique et sa sécurité conditionnent directement la fiabilité des analyses et des décisions qui en découlent. À cela s’ajoutent des exigences fortes en matière de compliance, de protection des données et de cybersécurité, désormais indissociables de tout projet d’IA »</em>, a-t-il encore précisé.</p>



<p>Concrètement, les applications sont déjà multiples : détection de tendances comportementales grâce au <em>machine learning</em>, analyse automatisée des documents et des interactions clients via le traitement du langage naturel, ou encore exploitation de volumes massifs de données rendue possible par des infrastructures GPU de plus en plus performantes. </p>



<p>Pour l’économie tunisienne, ces avancées ouvrent des perspectives concrètes : meilleure anticipation des attentes clients, optimisation de la performance financière, réduction des risques, soutien à l’innovation et création de nouvelles opportunités de valeur. Mais, comme l’a souligné M. Ghandri, l’IA ne génère de valeur durable que si elle est correctement gouvernée, avec une implication forte des équipes dirigeantes.</p>



<p><em>« À travers cette initiative, Amen Bank réaffirme son rôle de partenaire de long terme des entreprises tunisiennes. Un rôle qui dépasse le simple financement pour englober l’accompagnement stratégique, l’aide à la décision et la construction collective de solutions innovantes… Notre ambition est de faire de l’intelligence artificielle un catalyseur réel de transformation et de performance»</em>, a-t-il conclu, appelant à une approche pragmatique, responsable et collaborative de l’innovation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Agir dès maintenant…</h2>



<p>Par ailleurs, et à l’heure où l’IA générative s’invite dans tous les discours et s’impose progressivement dans les outils du quotidien, une question centrale demeure : les entreprises sont-elles prêtes à en faire un véritable levier stratégique ?</p>



<p>Pour Nozha Boujemaa, experte internationale en IA, la réponse est nuancée, mais lucide : l’IA ne crée de valeur que si elle est comprise, appropriée et gouvernée avec responsabilité.</p>



<p>En effet, l’experte a insisté sur un principe fondamental : passer du statut de simple consommateur à celui d’acteur. Une transition qui ne s’improvise pas et qui nécessite, notamment pour les entreprises qui démarrent, un accompagnement structuré. <em>« Se faire accompagner au départ est essentiel »</em>, souligne-t-elle, plaidant pour une externalisation intelligente, encadrée par des équipes internes réellement impliquées. L’objectif n’est pas de déléguer aveuglément à des consultants, mais de comprendre, apprendre et s’approprier progressivement les usages.</p>



<p>Selon Mme Boujemaa, l’histoire industrielle offre un parallèle éclairant. À l’image de certains pays qui ont d’abord importé des savoir-faire avant de développer leurs propres compétences, les entreprises doivent accepter une phase d’apprentissage, tout en veillant à ne pas rester durablement dépendantes. <em>« Il n’y a que l’entreprise elle-même qui connaît réellement ses besoins, ses contraintes et sa culture <em>»</em></em>, rappelle-t-elle.</p>



<p>Et contrairement aux idées reçues, l’IA générative ne se limite pas à des cas d’usage spectaculaires ou futuristes. Bien au contraire. Les applications les plus répandues aujourd’hui concernent les tâches quotidiennes : veille informationnelle, synthèse de documents, génération de rapports, recommandations, aide à la décision.</p>



<p>Finalement et non moins important, l’experte appelle à une responsabilité collective face à un cadre encore en construction. Standards, certifications, métriques : les repères font encore défaut à l’échelle mondiale. Dans ce contexte, chaque organisation doit assumer ses choix en cohérence avec ses valeurs, ses obligations légales et son impact social.</p>



<p><em>« L’IA n’est pas une question de technologie, mais de responsabilité »</em>, conclut l&rsquo;experte, appelant les entreprises à agir dès maintenant, avec discernement, pour ne pas subir demain une transformation qu’elles auraient pu anticiper.</p>
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		<title>Quel avenir pour les mathématiques en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/quel-avenir-pour-les-mathematiques-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 08:51:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[mathématiques]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Salah Baouendi]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Laroussi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel avenir pour les mathématiques en Tunisie ? Il y a de quoi être inquiet face à la détérioration de cette discipline dans notre pays. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous reproduisons ci-dessous le texte de l’intervention de l’auteur dans un workshop sur le thème «Mathématiques et Société» qui s’est tenu à l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts-Beit El Hikma, à Carthage, les 11 et 12 décembre 2025. On observe depuis 2014, une chute remarquable du pourcentage des élèves de la section maths qui se présentent au baccalauréat en Tunisie qui est passé de 13% en 2014 à 11% en 2018 et 5,4% en 2025. Il est évident que la qualité des mathématiques tunisiennes est fortement dépendante du nombre de ceux qui s’y vouent. Quel avenir pour les mathématiques en Tunisie ?</em></strong></p>



<p><strong>Raouf Laroussi</strong> *</p>



<span id="more-18109165"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Raouf-Laroussi.jpg" alt="" class="wp-image-11523322" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Raouf-Laroussi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Raouf-Laroussi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Raouf-Laroussi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>C’est certainement cette question ou cette inquiétude qui nous a poussé à nous réunir. Mais pourquoi cette inquiétude ? On essaiera de répondre à cette question, examiner les raisons qui ont créé la situation peu reluisante de l’enseignement des maths en Tunisie tout en proposant des pistes de solutions. On termine cet exposé par notre regard sur l’avenir des mathématiques dans notre pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Importance des mathématiques à l’ère de l’IA</h2>



<p><em>«Sans les mathématiques, vous ne pouvez rien faire. Tout ce qui vous entoure est mathématique»</em>, disait Albert Einstein.</p>



<p>Depuis l’apparition de ChatGPT en novembre 2022 qui a révélé au grand public la puissance (presque miraculeuse) de l’IA générative, la question s’est posée de savoir ce qu’il y a derrière ces applications qui ont l’air de tout savoir et qui sont même capables des résoudre certains problèmes mathématiques ou de faire des tâches jadis nécessitant un spécialiste. La réponse à cette question : des mathématiques enfouies dans ce qu’on appelle Machine Learning ou Deep Learning avec, en appui, de puissants calculateurs et des données massives.</p>



<p>Depuis, et en quelques années, l’IA s’est démocratisée et on estime aujourd’hui que toutes les cinq minutes un nouveau modèle IA est mis en ligne.</p>



<p>Cette démocratisation de la production de modèles ou <em>«agents IA»</em> s’accompagne-t-elle d’une démocratisation des maths ou, nécessite-t-elle la démocratisation des maths ? Ma réponse est plutôt non. Pour réaliser un modèle IA, on n’a pas besoin de beaucoup de maths sauf si l’on veut concevoir un modèle à partir de rien (<em>from the scratch</em>) sinon les bibliothèques existantes permettent de construire un modèle ad-hoc selon le besoin sans aller chercher les maths qu’il y a derrière.</p>



<p>Toutefois, la maîtrise des mathématiques devient essentielle au niveau de la conception et de l’innovation. Autrement dit, le besoin d’une élite mathématique de haut niveau est essentiel au niveau de la conception et de l’innovation.</p>



<p>D’ailleurs la <em>«qualité mathématique»</em> est importante dans toute la chaine de valeur de l’IA depuis l’extraction des matériaux rares en passant par la fabrication des puces ou la production de l’énergie nécessaire à faire tourner les modèles IA.</p>



<p>Evidemment, les maths ce n’est pas seulement l’IA. Toutes les sciences font appel à des mathématiques de haut niveau pour se développer.</p>



<p>En résumé, les mathématiques de haut niveau sont un levier indispensable de l’innovation dans tous les domaines. Et l’innovation est la clé de la souveraineté parce qu’elle permet de maîtriser les sources de la technologie et de ne pas rester dans la dépendance vis-à-vis des diverses puissances technologiques.</p>



<p>Rappelons-nous l’apparition soudaine en janvier 2025 de DeepSeek, l’équivalent chinois de ChatGPT qui a ébranlé l’Occident et provoqué une chute spectaculaire des actions Nvidia, le principal producteur de puces destinées à équiper les super calculateurs de l’IA.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Etat des lieux en Tunisie</h2>



<p><em>«Pour la plupart de nos contemporains, les mathématiques sont administrées et ingurgitées comme un médicament»</em>, disait Seymour Papert.</p>



<p>Je viens de parler de mathématiques de haut niveau et de la <em>«qualité mathématique»</em>.</p>



<p>Toutefois, ce qui a permis de tirer la sonnette d’alarme sur l’état des maths en Tunisie, c’est plutôt la quantité. En effet, l’on observe depuis 2014, une chute remarquable du pourcentage des élèves de la section maths qui se présentent au baccalauréat qui passe de 13% en 2014 à 11% en 2018 et 5,4% en 2025. Il est évident que la qualité des mathématiques tunisiennes est fortement dépendante du nombre de ceux qui s’y vouent.</p>



<p>Comment peut-on espérer produire une élite dans ce domaine sans une base étendue de jeunes étudiants dans les sections mathématiques ?</p>



<p>Quand on voit la tendance qui se dessine depuis 2014 du point de vue quantitatif, on ne peut que s’alarmer.</p>



<p>De plus, il y a certainement beaucoup d’élèves qui ont une bonne prédisposition pour les maths mais qui ne choisissent pas cette section en raison notamment de la réglementation de l’orientation universitaire qui semble défavoriser les bacheliers maths.</p>



<p>Cette perte au niveau de la qualité me semble la plus dangereuse.</p>



<p>Outre, l’impact que cela peut avoir sur la recherche et l’innovation, elle peut engendrer un cercle vicieux puisque les cohortes d’étudiants qui vont faire des maths seront privées de beaucoup de ceux qui en ont la vocation mais qui auraient choisi un autre chemin et ne feraient pas partie des enseignants de maths dans les collèges et les lycées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Pistes de solutions.</h2>



<p><em>«Nul ne peut être mathématicien s’il n’a l’âme d’un poète»</em>, écrivait Sofia Kovalevskaya.</p>



<p>Les raisons de cette situation : i) l’orientation universitaire qui défavorise ceux qui choisissent la section maths; ii) la didactique des maths, c’est-à-dire la manière dont sont enseignées les maths qui est souvent rebutante ainsi que la perception de maths dans l’imaginaire collectif&nbsp;; iii) l’organisation de l’enseignement en général qui attend une réforme qui ne vient toujours pas et de l’enseignement des maths en particulier&nbsp;; iv) La mentalité héritée de la France qui fait un clivage entre formation scientifique et formation littéraire.</p>



<p>Ainsi ceux qui choisissent des sections scientifiques délaissent en général les langues alors qu’avant de résoudre un problème mathématique, il faut bien maîtriser la langue pour saisir les nuances des questions posées.</p>



<p>Ce que beaucoup n’arrivent pas à faire et leur occasionne des difficultés dans la résolution des problèmes. L’ensemble de ces aspects nous amènent à proposer les idées de solutions suivantes :</p>



<p><strong><em>&#8211; à très court terme</em></strong><strong> </strong>: redonner de l’importance à la section maths au niveau de l’orientation universitaire;</p>



<p><strong><em>&#8211; à moyen terme </em></strong>: renforcer la formation en didactique des maths pour les enseignants du primaire et du secondaire, en mettant à contribution par exemples l’Institut supérieur de l’éducation et de la formation continue (Isec)&nbsp;; introduire de nouvelles méthodes d’apprentissage&nbsp;; scénariser des cours, quiz, exercices interactifs…&nbsp;; s’inspirer de la méthode de Singapour qui consiste à rapprocher les concepts abstraits des application quotidiennes; donner des flashs historiques pour que l’apprenant sache que l’humanité a construit l’édifice mathématique sur une très longue durée, pierre après pierre. Par exemple, il a fallu des milliers d’années pour <em>«découvrir»</em> le zéro. Il n’y a que quelques siècles qu’on a adopté les lettres dans les équations algébriques et seulement quatre siècles que le logarithme est né ! D’ailleurs né pour répondre à un besoin concret, celui des commerçants et des astronomes qui faisaient beaucoup de multiplications nécessitant beaucoup de temps ! Alors que tout cela doit être assimilé en quelques années;</p>



<p><strong><em>&#8211; à long terme :</em></strong> &nbsp;réformer l’enseignement du primaire au secondaire et notamment l’enseignement des maths avec en priorité, l’unification de la langue d’enseignement des maths du primaire jusqu’à l’université.</p>



<p>Il est évident que le travail sur les mentalités nécessite beaucoup de temps et est une affaire de toute la société mais il faudrait que les familles et les enfants délaissent l’idée que l’on doit soit choisir les sciences soit choisir les lettres. La formation de l’esprit et la maîtrise des différentes disciplines ne peut en fait se concrétiser qu’à travers un minimum de maîtrise de l’ensemble du spectre de la formation, notamment la formation en langues, littérature et sciences.</p>



<p><em>«Les hautes mathématiques sont l’autre musique de la pensée»</em>, notait George Steiner. &nbsp;</p>



<p>Ma réponse à la question posée dans le titre de cet exposé est, sans excès d’optimisme, que l’avenir des maths en Tunisie sera radieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi cet optimisme ?</h2>



<p>Il n’y a qu’à se tourner vers l’histoire récente de la Tunisie. Fraichement sortie du colonialisme, notre pays a donné à la communauté mathématique mondiale de brillants mathématiciens.</p>



<p>On en citera Mohamed Salah Baouendi, né en 1937 (il avait 19 ans lors de l’indépendance), élève au Collège Sadiki avant de poursuivre ses études en France et d’entamer une carrière en France, en Tunisie, et aux Etats-Unis.</p>



<p>Mais aussi Abbes Bahri né en 1955 (quelques mois avant l’indépendance) dont tout le monde connait la carrière fulgurante.</p>



<p>Je ne citerai que ces deux grands mathématiciens tunisiens pour étayer la thèse de l’excellence tunisienne malgré un environnement pas très favorable…</p>



<p>On pourrait évidemment citer des dizaines de brillants mathématiciens tunisiens qui portent haut notre drapeau aux instances internationales.</p>



<p>Alors, aujourd’hui, certes la base se rétrécit, mais il y aura toujours des jeunes pour reprendre le flambeau, soutenus par des moins jeunes qui aiment les maths et aiment la Tunisie !</p>



<p><em>* Mathématicien.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bW6WMrfGpI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/24/lenseignement-des-maths-en-tunisie-a-lere-de-lia/">L’enseignement des maths en Tunisie à l’ère de l’IA</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’enseignement des maths en Tunisie à l’ère de l’IA » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/24/lenseignement-des-maths-en-tunisie-a-lere-de-lia/embed/#?secret=RSS5i79MDQ#?secret=bW6WMrfGpI" data-secret="bW6WMrfGpI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>XXIᵉ siècle &#124; Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 08:48:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Brics]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
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		<category><![CDATA[ordre occidental]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Global]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous devons comprendre non pas ce que le monde est devenu et ce qu’il est encore possible d’y reconstruire en ce XXIe siècle.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/">XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À quelques jours de la fin du premier quart du XXIᵉ siècle, l’humanité se découvre à un moment rare, celui où le temps des promesses s’achève avant que celui des certitudes n’ait commencé. Ce quart de siècle n’a pas seulement accumulé des crises — il a opéré un tri impitoyable entre les récits auxquels nous voulions croire et les réalités que nous avons refusé de regarder. </em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18103729"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Valeurs universelles, démocratie, mondialisation heureuse, émergence économique, progrès moral continu : autant de piliers intellectuels qui, sans s’effondrer totalement, se sont fissurés au contact du réel. Cet article ne cherche ni à condamner, ni à absoudre. Il propose un examen de ce que ces vingt-cinq années nous ont réellement appris — sur nos valeurs lorsqu’elles deviennent coûteuses, sur nos modèles économiques lorsqu’ils atteignent leurs limites, sur nos ambitions de justice dans un monde désormais contraint — afin de comprendre non pas ce que le monde devrait être, mais ce qu’il est devenu, et ce qu’il est encore possible d’y reconstruire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande désillusion morale</h2>



<p>Au cours des quatre-vingt dernières années, le monde s’est raconté une histoire confortable, celle d’un progrès moral cumulatif, d’une humanité convergeant lentement mais sûrement vers des normes communes — droits humains, primauté du droit, démocratie, dignité universelle. Cette histoire avait ses temples – à New York, Paris, la Haye ou Genève – ses textes sacrés, ses gardiens. Elle avait surtout ses sermons.</p>



<p>Puis est venu le réel. Gaza, l’Ukraine, la Libye, l’Irak, le Yémen … — autant de lieux où le langage des valeurs s’est fracassé contre la hiérarchie des intérêts. Le choc n’a pas seulement été géopolitique. Il a été moral. Le Sud global a compris par observation que les valeurs proclamées ne sont pas toujours les valeurs appliquées, et que l’universalité cesse souvent là où commencent les coûts stratégiques.</p>



<p>Ce que nous avons appris est terrible par sa simplicité, les valeurs, lorsqu’elles ne sont pas coûteuses pour ceux qui les défendent, cessent d’être des principes pour se transformer en slogans ; lorsqu’elles deviennent coûteuses, elles sont négociables. Ce n’est pas la morale qui a disparu, c’est sa prétention à l’universalité qui a été démasquée.</p>



<p>La démocratie elle-même, longtemps présentée comme une fin en soi, est défendue avec ferveur chez certains, relativisée chez d’autres, suspendue ailleurs au nom de la sécurité, de la stabilité, ou de l’équilibre régional. <strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">La fracture interne du Nord</h2>



<p>Cette perte de crédibilité des valeurs n’est pas uniquement une perception du Sud. Elle trouve aussi sa source au cœur même des sociétés développées. Le premier quart du XXIᵉ siècle a vu se fissurer la promesse interne du progrès avec une stagnation des classes moyennes, un déclassement éducatif et une insécurité économique diffuse.</p>



<p>Dans ce contexte, la solidarité internationale, le climat, l’aide au développement cessent d’apparaître comme des impératifs moraux pour devenir, aux yeux de millions de citoyens du Nord, des luxes abstraits. Le repli n’est pas seulement géopolitique ; il est social. Un monde anxieux finance difficilement un avenir qu’il ne croit plus pouvoir habiter dignement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La responsabilité des élites</h2>



<p>La désillusion est aussi le résultat d’une faillite des élites politiques, économiques et intellectuelles qui ont longtemps bénéficié de la mondialisation sans en assumer les coûts sociaux et moraux. Globalisées dans leur mode de vie, rarement exposées aux conséquences sociales ou environnementales de leurs décisions, elles ont pu transformer des choix profondément politiques en nécessités techniques.<br>Ce siècle n’a pas seulement révélé l’égoïsme des États ; il a exposé l’écart grandissant entre ceux qui décident et ceux qui paient. Or aucune architecture morale ne survit durablement à une telle asymétrie de responsabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la bipolarité à la <strong>multipolarité</strong></h2>



<p>Le monde qui se recompose n’est plus réductible aux catégories familières du bipolarisme ou de l’hégémonie. Nous entrons dans une multipolarité hybride, où les alliances émergentes — Brics élargis, Organisation de coopération de Shanghai — ne se contentent pas de contester l’ordre occidental, mais expérimentent des formes inédites de gouvernance mêlant souveraineté régionale et échanges Sud-Sud … profondément asymétriques. Cette multipolarité fragmente les normes, les chaînes de valeur et les standards technologiques.</p>



<p>Pour le Sud global, l’enjeu n’est plus de choisir un camp, mais de naviguer entre des dépendances croisées — occidentales et chinoises — sans se laisser enfermer dans une subalternité.</p>



<p>Dans cette configuration instable, la multipolarité n’est ni une promesse automatique de justice, ni une fatalité de fragmentation ; elle devient une opportunité d’innovation diplomatique<strong>,</strong> à condition de penser les alliances non comme des loyautés idéologiques, mais comme des instruments stratégiques réversibles dans un monde de conflits hybrides.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’économie : de l’illusion de l’émergence à la révolution cognitive</h2>



<p>Sur le plan économique, le premier quart du siècle aura également clos une époque d’émergence <em>«mécanique»</em>, fondée sur des recettes désormais épuisées : industrialisation extensive, main-d’œuvre bon marché, insertion linéaire dans les chaînes de valeur mondiales, rattrapage technologique par imitation.</p>



<p>Le miracle asiatique a été un moment historique non reproductible à l’identique. Il reposait sur une mondialisation fluide, une énergie abondante, une finance permissive et un monde sans contraintes climatiques sérieuses. Aucun de ces piliers n’existe plus.</p>



<p>La nouvelle frontière ou rupture est la révolution cognitive. La richesse ne se mesure plus seulement en tonnes produites mais en capacité de production de biens et services complexes donc rares.</p>



<p>A titre d’exemple, un iPhone 17 – qui est un concentré de technologies – vendu aujourd’hui en Europe environ 1 450 euros, soit l’équivalent de près de 27 barils de pétrole aux prix actuels, ne contient pourtant qu’environ 200 grammes de matériaux et du plastique dont la valeur brute dépasse à peine un euro. Ce paradoxe dit tout, ce qui est rémunéré aujourd’hui n’est plus la matière, mais l’idée ; non plus le gisement minier, mais le gisement cognitif. À tel point que les ventes annuelles d’iPhone pèsent désormais davantage que l’ensemble des exportations pétrolières de l’Arabie saoudite.</p>



<p>Le centre de gravité de la richesse mondiale s’est déplacé irréversiblement de l’extraction vers la conception, du sous-sol vers le cerveau. Et pendant que le Nord maîtrisait cette révolution de la connaissance, une grande partie du Sud, encore prisonnière de ses matières premières, n’a pas vu venir ce renversement historique.</p>



<p>L’automatisation, l’IA générative, les infrastructures de données, les modèles d’apprentissage déplacent la valeur de la production vers la conception, de la matière vers l’intelligence. Il y a ceux qui creusent le sous-sol pour survivre, et ceux qui creusent le savoir pour dominer l’économie-monde.</p>



<p>En un mot, l’économie des dernières décennies récompensait l’usine ; celle de 2026 rémunère l’esprit.</p>



<p>Ainsi, la duplication des modèles asiatiques de réussite est devenue une impasse conceptuelle. Parce que ces modèles reposaient sur un monde stable, hiérarchisé, carbone-intensif, faiblement numérisé et abondant en emplois intermédiaires. Le monde de 2026, lui, est décarboné, cognitif, instable, ultra-technologique — un monde où concevoir vaut infiniment plus que produire.</p>



<p>Face à cette nouvelle réalité, une évidence s’impose, l’émergence des pays du Sud ne peut plus être une réplique ; elle doit devenir une invention. L’ambition du Sud global n’est plus de rattraper, mais de se reconfigurer. Non pas copier le passé des autres, mais inventer son propre futur.</p>



<p>Nous entrons dans un âge où la croissance peut subsister sans transformation, où le progrès peut se diffuser sans enrichissement, où l’innovation peut coexister avec le déclassement.</p>



<p>La question centrale de notre époque n’est donc plus comment croître, mais comment se transformer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mutation du capitalisme</h2>



<p>Cette révolution cognitive ne transforme pas seulement la nature de la croissance ; elle modifie la structure même du capitalisme. La valeur ne se concentre plus dans la production, mais dans la capture des rentes intellectuelles, des données, des standards technologiques.<br>Nous sommes entrés dans un capitalisme où l’innovation peut coexister avec une concentration extrême des gains, où la connaissance devient un actif privatisé, et où l’avantage compétitif tend à s’auto-reproduire. Dans un tel système, l’injustice n’est plus une anomalie, elle devient un risque structurel.</p>



<p>L’éducation — longtemps traitée comme un secteur social parmi d’autres — est redevenue le cœur battant de la puissance économique.</p>



<p>Mais pas n’importe quelle éducation, une éducation qui forme à penser, pas seulement à exécuter ; à apprendre, pas seulement à reproduire ; à naviguer dans l’incertitude, pas à réciter des certitudes mortes. La révolution de l’intelligence artificielle (IA) ne remplace pas l’humain, elle sanctionne les systèmes éducatifs qui ont cessé de le cultiver.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’IA, un enjeu civilisationnel</h2>



<p>L’intelligence artificielle pose une question civilisationnelle. Qui contrôle les architectures cognitives ? Qui possède les modèles, les données, les capacités de calcul ?</p>



<p>Dans un monde où l’intelligence devient industrialisable, la dépendance n’est plus seulement énergétique ou financière, elle devient cognitive. Une société qui renonce à former ses esprits ne se contente pas de perdre en compétitivité, elle abdique une part de sa souveraineté intellectuelle. L’éducation redevient ainsi non seulement un levier de croissance, mais une condition de liberté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La rareté des financements pour le développement</h2>



<p>Le monde qui s’ouvre n’est pas seulement plus conflictuel ; il est plus contraint. L’endettement généralisé des États, après une longue période de politiques monétaires accommodantes, referme la parenthèse de l’abondance financière. Les marges budgétaires se réduisent au moment même où les besoins explosent.</p>



<p>Les investissements massifs dans l’intelligence artificielle &#8211; uniquement aux USA, entre 5000 et 8000 milliards de dollars dans les quatre prochaines années – les budgets annuels de défense 5% du PIB européen et plus de 1000 milliards de dollars aux USA, la souveraineté technologique et énergétique (les besoins en énergies de l’IA représentent aux USA 25% de la consommation actuelle – Data centers) absorbent une part croissante de l’épargne mondiale. Le capital devient sélectif. Les financements concessionnels se raréfient. Les priorités s’arbitrent désormais entre urgences — et non plus entre projets vertueux.</p>



<p>La transition climatique<strong>— </strong>dont les besoins annuels de financement sont estimés entre6 000 et 7 500 milliards de dollars, incluant 2 400 à 3 300 milliards destinés aux pays en développement hors Chine —, longtemps érigée en grand chantier consensuel du XXIᵉ siècle, entre désormais dans une zone de tension critique. Elle se trouve en concurrence frontale avec d’autres priorités désormais perçues comme existentielles comme la sécurité géopolitique, la souveraineté technologique, la stabilité financière.</p>



<p>Le danger est que la justice climatique devienne la variable d’ajustement d’un monde à la fois surendetté, fragmenté et inquiet, où l’urgence immédiate l’emporte sur la responsabilité de long terme.</p>



<p>À cette équation déjà contrainte s’ajoute les besoins annuels globaux d’investissement de l’économie mondiale, toutes finalités confondues, atteignant environ 18 000 milliards de dollars, en sus des montants requis pour le climat, la sécurité et l’IA. Ce chiffre donne la mesure de l’étroitesse réelle des marges de manœuvre budgétaires des États et du poids croissant transféré vers le secteur privé — dont la soutenabilité globale, financière comme politique, demeure à ce stade largement inexplorée.</p>



<p><em>Cependant il y a un paradoxe moral vertigineux, les pays en développement (hors Chine) historiquement les moins responsables du réchauffement de la planète et qui ont le moins profité du carbone se voient sommés d’en assumer une part croissante du coût. C’est la logique la plus cruelle de ce siècle. </em><strong><em></em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Quel avenir pour un monde plus «juste» ?</h2>



<p>La question centrale n’est donc plus que faut-il faire ? — nous le savons. Elle est devenue qu’est-ce qui est encore politiquement, financièrement et moralement possible?</p>



<p>Un monde plus juste ne naîtra pas de sermons moraux renouvelés. Il ne naîtra pas non plus d’un retour nostalgique à des universalismes abstraits. Il naîtra, s’il doit naître, d’un réalisme éthique &#8211; la capacité à reconstruire des valeurs non pas contre les intérêts de certains, mais en les reconfigurant.</p>



<p>Cela suppose trois ruptures majeures.</p>



<p>La première est intellectuelle : accepter que la justice mondiale ne sera pas uniforme, mais graduelle, négociée, imparfaite — et pourtant préférable au cynisme intégral.</p>



<p>La deuxième est institutionnelle : inventer des mécanismes de financement hybrides, mêlant capital privé, garanties publiques, innovation financière et discipline budgétaire, plutôt que d’attendre le retour d’un multilatéralisme généreux qui ne reviendra pas sous sa forme passée.</p>



<p>La troisième est éducative et civilisationnelle : réhabiliter l’idée que la puissance véritable d’une société réside dans la qualité de ses esprits, pas seulement dans la taille de son PIB ou de son arsenal militaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Parallèles historiques</h2>



<p>Le moment de désillusion susmentionnée n’est pas sans précédent dans l’histoire des civilisations. Rome, à la fin de sa puissance, découvrit que ses valeurs proclamées ne suffisaient plus à contenir ses contradictions internes ; l’Europe des Lumières, après avoir cru à la raison comme horizon auto-suffisant, dut affronter ses propres ombres au XIXᵉ siècle. Chaque cycle de maturation historique connaît ce point de bascule où les récits s’épuisent avant que les principes ne soient réinventés.</p>



<p>Enfin, le premier quart du XXIᵉ siècle ne nous lègue ni une morale clé en main ni un horizon rassurant ; il nous lègue une responsabilité. Celle de renoncer aux illusions confortables sans céder au cynisme, d’abandonner les universalismes incantatoires sans renoncer à l’exigence de justice. Le monde qui s’ouvre sera plus fragmenté, plus contraint, plus conflictuel — mais il peut aussi devenir plus honnête. À condition d’accepter que les valeurs ne précèdent plus le réel, mais qu’elles s’y éprouvent ; que la justice ne soit plus proclamée, mais construite ; et que la lucidité, loin d’être un aveu d’impuissance, devienne la vertu cardinale d’un siècle qui n’a plus le luxe de l’innocence. Ce n’est qu’à ce prix — et à ce prix seulement — que l’humanité pourra transformer la fin des certitudes en commencement d’une éthique pragmatique.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oGuOeQ1eGR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/19/tech-or-et-legitimite-des-etats-le-triangle-du-xxi%e1%b5%89-siecle/">Tech, or et «légitimité» des Etats | Le triangle du XXIᵉ siècle</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tech, or et «légitimité» des Etats | Le triangle du XXIᵉ siècle » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/19/tech-or-et-legitimite-des-etats-le-triangle-du-xxi%e1%b5%89-siecle/embed/#?secret=wu2WEF60ew#?secret=oGuOeQ1eGR" data-secret="oGuOeQ1eGR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Industrie et intelligence artificielle : la Tunisie à la croisée des chemins </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 07:50:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Jihene Makni]]></category>
		<category><![CDATA[émigration]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des talents]]></category>
		<category><![CDATA[IA générative]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[loi 72]]></category>
		<category><![CDATA[Naâmen Bouhamed]]></category>
		<category><![CDATA[Téléperformance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, la fuite de plus en plus importante des cerveaux met en évidence des lacunes critiques dans la montée en gamme du pays.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si la Tunisie veut rester compétitive dans une économie mondiale qui valorise de plus en plus la connaissance et l’innovation, elle doit investir dans un capital humain à plus forte valeur ajoutée.</em></strong> <strong><em>Et ralentir les flux actuels de fuite des cerveaux. </em></strong> </p>



<p><strong>Naâmen Bouhamed &amp;</strong> <strong>Dr Jihene Makni *</strong></p>



<span id="more-15495127"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Naamen-Bouhamed-et-Jihene-Makni.jpg" alt="" class="wp-image-15495234"/></figure>
</div>


<p>En Tunisie, la fuite de plus en plus importante des cerveaux  a mis en évidence des lacunes critiques dans la mise en valeur ajoutée et la montée en gamme du pays.</p>



<p>Alors que l’économie mondiale se concentre de plus en plus sur les industries axées sur la connaissance, la nécessité d’une main-d’œuvre qualifiée et talentueuse devient primordiale. La Tunisie, malgré des bases de formation qualitative depuis de nombreuses années, fait face à un véritable exode de cerveaux (de l’artisan à l’ingénieur sans oublier les médecins ou les auxiliaires médicaux), qui représente un risque majeur pour l’avenir des secteurs économiques dans le pays, en particulier ceux qui dépendent de professionnels hautement qualifiés.</p>



<p>La sonnette d’alarme sur les défis auxquels est confrontée l’industrie manufacturière nationale est tirée depuis déjà plusieurs années au vu du taux d’émigration de plus en plus élevé.</p>



<p>Le manque de main-d’œuvre qualifiée deviendra de plus en plus – s’il n’est déjà – un obstacle majeur pour garantir l’avenir des secteurs clés de l’économie tunisienne tant pour les investisseurs nationaux que pour les étrangers.</p>



<p>La fuite des cerveaux à laquelle la Tunisie est confrontée depuis une décennie met en évidence d’importantes lacunes critiques. Il faut souligner que le vivier de talents sera prochainement insuffisant pour répondre aux besoins croissants des industries nationales mais aussi internationales basées en Tunisie ou souhaitant agrandir leurs unités de production dans notre pays.</p>



<p>Les chiffres sont, à cet égard, très inquiétants. Ainsi, entre 2000 et 2020, les flux migratoires annuels légaux de la Tunisie vers les pays de l’OCDE ont augmenté de 74%. Ces flux annuels vers cette même zone se sont établis à 20 000 personnes en 2017 pour remonter à plus de 32 000 en 2019.</p>



<p>La majorité des jeunes tunisiens talentueux préfère chercher des opportunités à l’étranger (France, Allemagne, Italie, Suisse, Canada, Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Oman, Qatar…), attirés par des salaires plus élevés, des formations complémentaires de pointe et une visibilité internationale à plus forte valeur ajoutée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le défi de la rétention du capital humain</h2>



<p>Cette tendance, représente un risque significatif pour l’avenir des industries basées en Tunisie, en particulier celles qui dépendent de professionnels hautement qualifiés.</p>



<p>Bâtir et maintenir un vivier de talents solide n’est pas simplement une stratégie commerciale, c’est une question de survie et de pérennité pour l’avenir économique de la Tunisie.</p>



<p>Karim Ben Kahla &amp; Kais Hammami notent dans leur rapport <em>‘‘La Tunisie en 2050 &#8211; Population, Démographie et Prospective’’</em><strong> </strong>quele vieillissement de la population tunisienne et l’émigration des cadres que notre pays a vu s’accélérer depuis 2011, poseront des défis majeurs de deux ordres :</p>



<p>&#8211; assurer la bonne formation des cohortes de jeunes dont le nombre évoluera faiblement et déclinera à partir du milieu du vingt-et-unième siècle soit 2030-2050;</p>



<p>&#8211; et gagner ou du moins s’adapter à la <em>«guerre des intelligences»</em> qui se manifeste non seulement par une <em>«fuite»</em> mais un détournement des cerveaux.</p>



<p>«L’Europe vieillissante aura besoin d’attirer de jeunes compétences qu’elle puisera dans son entourage immédiat&nbsp;: l’Afrique. A son tour la Tunisie devrait pouvoir attirer et former les meilleures jeunes compétences du continent africain», notent les deux chercheurs &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Changement sismique de l’industrie avec l’arrivée de l’IA</h2>



<p>L’industrie manufacturière (textile, automobile, aéronautique…), mais aussi des services (centres d’appel, sous-traitance de services d’ingénierie…), ont connu plusieurs bouleversements majeurs depuis les investissements dits de la <em>«Loi 72»</em> de 1972, ou production sous douane à l’export, en sous-traitance pour les groupes européens et mondiaux, le secteur industriel reposant alors principalement sur une main-d’œuvre abondante peu qualifiée et pas chère pour répondre aux demandes de production. Alors que l’accent est désormais mis sur la technologie, l’automatisation et l’innovation et bien sûr une population de plus en plus éduquée et diplômée de l’enseignement supérieur.</p>



<p>Cette transformation technologique de la Tunisie a nécessité des investissements massifs dans des technologies de fabrication avancées qu’ont apporté les industriels tunisiens et les IDE mais aussi le développement de formations de filières nouvelles d’ingénieurs sur l’ensemble du territoire, le potentiel de recherche et le développement (R&amp;D) offerte à une jeune génération ainsi que des pratiques <em>«durables»</em> pour rester compétitifs ou attractifs à l’échelle mondiale.</p>



<p>Toutefois, cette dynamique <em>«durable»</em> est en grande partie réalisée sur le dos des travailleurs tunisiens avec des salaires extrêmement compétitifs (120€/mois pour le smic ouvrier ou 230€ à 450€/mois pour un jeune ingénieur). Alors que la Tunisie continue de fournir une mains d’œuvre de plus en plus éduquée et qualifiée mais bon marché à très bas coût, les nouvelles industries nationales et internationales se tournent, elles, vers un processus de fabrication davantage axé sur la technologie et la connaissance, le défi de trouver et de retenir les bons talents devient de plus en plus complexe et met en péril le tissu industriel et économique du pays à moyen et long terme.</p>



<p><strong>Le cas Téléperformance </strong>: le 6 mars 2024, l’action du géant mondial des centres d’appels Téléperformance – 450 000 salariés dans le monde chutait de plus de 20% suite à l’annonce de la startup suédoise Klarna, spécialisée dans l’Intelligence Artificielle (IA), avoir réalisé 2,3 millions de conversations en un mois. Elle estime également que l’assistant IA utilisé a effectué le travail de 700 salariés équivalents temps plein.</p>



<p>L’avènement de l’IA Générative ainsi que leurs déclinaisons IA spécialisées sont actuellement les acteurs les plus dangereux pour le futur de l’offre en employabilité des Tunisiens mais aussi du reste du monde. Qu’en sera-t-il demain si des call centers en Tunisie&nbsp;(et si les 25 000 employés en Tunisie de ce secteur) passaient tous en version IA? 100% non mais 20 à 30% est actuellement envisageable soit une perte de 5 à 8 000 emplois.</p>



<p>Les ingénieurs <em>«ouvriers»</em> ceux qui sont au bas de l’échelle de la programmation sont aussi destinés à disparaître, sinon il va falloir leur offrir une nouvelle formation IA afin qu’ils puissent se convertir pour ne pas perdre leur emploi. Nous parlons de 10&nbsp;000, 20&nbsp;000 voire 30 000 emplois.</p>



<p>Il est important de bien noter et de bien avoir en vue que les concurrents mondiaux ne se battent plus uniquement pour des parts de marché, mais également pour le même vivier d’hommes et de femmes professionnels hautement qualifiés.</p>



<p>Cette compétition est encore aggravée par la fuite des cerveaux que connaît la Tunisie alors que de nombreux individus talentueux préfèrent saisir des opportunités à l’étranger.</p>



<p>En Tunisie tout individu talentueux représente la pierre angulaire de toute industrie axée sur la connaissance. Ces talents apportent des perspectives nouvelles, stimulent l’innovation et créent une culture d’excellence qui se diffuse dans toute l’organisation construisant ainsi une véritable chaine de valeur pour les années à venir.</p>



<p>Cependant, le talent ne se limite pas aux compétences techniques ou à être un simple&nbsp;<em>«ouvrier ingénieur IT»</em> à bas coût…</p>



<p>À une époque de changements rapides, les employés capables de penser de manière critique, de résoudre des problèmes complexes et de collaborer efficacement à travers différentes disciplines sont inestimables.</p>



<p>Ces jeunes ingénieurs, médecins, doctorants, chercheurs, techniciens qualifiés, agriculteurs et artisans joueront un rôle central dans le développement de produits durables de la nouvelle génération. L’optimisation des processus de fabrication et de production et la conduite des efforts encore très longs vers la neutralité carbone que la Tunisie a mis en place durant cette dernière décennie.</p>



<p>Ce sont ces jeunes talents qui aideront la Tunisie à relever les défis de demain et à consolider sa place sur la scène régionale et mondiale comme hub vers l’Afrique.</p>



<p><strong>Place à l’action</strong>&nbsp;: le défi est aujourd’hui de constituer des bassins solides de talents sur l’ensemble des régions et des villes en Tunisie du Nord au Sud, d’Est en Ouest selon leurs diversités et leurs potentialités respectives.</p>



<p>Si la Tunisie veut rester compétitive dans une économie mondiale qui valorise de plus en plus la connaissance et l’innovation, elle doit investir dans son capital humain à plus forte valeur ajoutée. Cela nécessite une collaboration étroite entre tous les acteurs concernés : les ministères, les institutions publiques et acteurs de regroupements professionnels régionaux (Utica, Conect, UPMI…), les institutions éducatives aux niveaux national et régional et le secteur privé.</p>



<p>Il est crucial de créer des écosystèmes qui non seulement forment les talents mais les incitent également à rester et à contribuer à la croissance de leur ville, de leur région et du pays dans son ensemble.</p>



<p><strong>Une approche collaborative&nbsp;: </strong>il fautconstruire, développer, promouvoir une stratégie proactive, où la constitution du vivier de talents commence bien avant l’entrée dans le monde professionnel. Cela exige une approche collaborative nouvelle impliquant non seulement les entreprises, mais aussi l’ensemble des universités, des institutions de formation et même les écoles secondaires à découvrir le monde de l’entreprise, de l’industrie, des métiers.</p>



<p>Cette synergie permettra de créer un pipeline de professionnels qualifiés, non seulement préparés aux exigences de l’industrie dans son ensemble, mais aussi à contribuer au développement de la Tunisie sur l’ensemble du territoire.</p>



<p>Il faudra promouvoir et intégrer plus avant les initiatives menées par l’entreprise qui incluent des partenariats avec les centres de formations professionnelles, les universités qu’il faudra aussi professionnaliser avec des objectifs métiers, des programmes de stage, le sponsoring de recherches, des visites d’entreprise et des programmes de développement des compétences. Faciliter ou inciter les industriels tunisiens et internationaux à ouvrir des /ateliers de formation en interne certifiés et reconnus par l’État avec une certification qualificative pour les jeunes.</p>



<p>Le couple formation (CAP, Iset, masters, ingénieurs, doctorants&#8230;) et industrie &nbsp;doit devenir la norme dès aujourd’hui et pour les années à venir. Ce sont les universités des métiers. &nbsp;</p>



<p>Il faut garder dans l’esprit que la démographie tunisienne s’inverse, la population baissant en nombre ou quittant le territoire. Par conséquent, dans 20, 30 ou 50 ans, que restera-t-il des villes, régions et villages&nbsp;s’il n’y aura plus de citoyens jeunes, mais des retraités d’ici et de là-bas, revenant finir leur vie au pays&nbsp;?</p>



<p><em> * Respectivement, Ceo Alwen International, Business Int’l Consultant (France), et project specialist adviser for SME-Tunisia à la Berd.</em></p>
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		<title>Intelligence artificielle contre intelligence superficielle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Aug 2023 10:42:41 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie ne peut pas se passer de l’intelligence artificielle (IA) malgré l’opposition farouche de son actuel président Kaïs Saïed. </p>
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<p><strong><em>La Tunisie ne peut pas se passer de l’intelligence artificielle (IA) malgré l’opposition farouche de son actuel président Kaïs Saïed. Le président fige sa rhétorique sur les limites éthiques de cette nouvelle technologie, faisant appel aux théories complotistes, comme toujours pour bloquer le changement, maintenir le statu quo. Ce faisant, il occulte (ou ignore) l’extraordinaire potentiel que peut générer cette nouvelle intelligence pour l’économie, l’innovation, les politiques publiques et les entreprises. De facto, il oppose l’intelligence superficielle à l’intelligence artificielle. Contre l’histoire et contre le bon sens.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-9409535"></span>


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<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px" width="200"/></figure>
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<p>Face à son veto présidentiel anti-IA, les médias tunisiens caressent dans le sens du poile et ne veulent pas créer des lèses majestés, et subir les foudres présidentielles. C’est grave, parce que c’est néfaste pour l’économie.</p>



<p>Les experts de l’IA en Tunisie, du moins ceux qui sont médiatisés, surfent hypocritement sur les généralités pour ne pas déplaire. Et surtout pour ne pas révéler les graves retards accumulés par la Tunisie en matière d’infrastructures collectives incontournables pour dompter l’IA et la mettre au service de la Tunisie : serveurs sécurisés, logiciels de pointe, réseaux à grande vitesse, centres de calcul, données massives, réseaux de partage en ligne, digitalisation, etc.</p>



<p>Je ne mettrai pas en doute les compétences individuelles tunisiennes en matière d’informatique, programmation et codage avancés. Plusieurs Tunisiens excellent et sont payés 200 000$ par an, chez Google, IBM, Meta, aux États-Unis et au Canada.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les fondamentaux de l’IA</h2>



<p>Le retard de la Tunisie dans les domaines informatiques et du logiciel sont d’ordre collectif et ayant trait aux carences des infrastructures informatiques, Pour comprendre les défis, revenons aux fondamentaux de l’IA.</p>



<p>L’intelligence artificielle est avant tout la capacité et la puissance des machines à effectuer des tâches intelligentes généralement effectuées par les humains.</p>



<p>Cela implique l’utilisation d’ordinateurs puissants, des bases de données massives, pour reproduire ou entreprendre de telles actions, souvent à une vitesse et une précision supérieures à celles obtenues précédemment.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="l4x3Uw7uuj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/14/kais-saied-et-lintelligence-artificielle-le-vrai-danger-nest-pas-celui-que-lon-croit/">Kaïs Saïed et l’intelligence artificielle : le vrai danger n’est pas celui que l’on croit</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed et l’intelligence artificielle : le vrai danger n’est pas celui que l’on croit » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/14/kais-saied-et-lintelligence-artificielle-le-vrai-danger-nest-pas-celui-que-lon-croit/embed/#?secret=6AzIWUhwWk#?secret=l4x3Uw7uuj" data-secret="l4x3Uw7uuj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’IA combine généralement l’informatique avec les données massives pour résoudre des problèmes ou faire des prédictions.</p>



<p>Ses processus impliquent des algorithmes, qui sont une série de règles écrites dans du code informatique. Et qui sont désormais capables d’anticiper les causalités et les liens entre les phénomènes pour leur donner du sens et leur permettre de faciliter la décision. Des décisions cruciales : traitement médical en santé, la détection des décrocheurs en éducation, l’utilisation du meilleur engrais pour les plantes, etc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’IA stimule la productivité</h2>



<p>Historiquement, l’IA a été utilisée pour effectuer des tâches mathématiques complexes, ou pour jouer à des jeux de stratégie tels que les échecs, battant souvent des concurrents humains.</p>



<p>En général, plus l’application est spécifique, plus une IA peut être efficace. Mais il y a des limites, y compris un biais dans les résultats, un coût élevé de la puissance de calcul et un manque de transparence sur les raisons pour lesquelles un système prend une décision particulière. Et le lien avec la productivité opère avec l’apprentissage automatique.</p>



<p>L’apprentissage automatique (ML) est une application de l’IA par laquelle les programmes informatiques peuvent automatiquement apprendre de nouvelles informations et s’y adapter sans être spécifiquement programmés pour le faire.</p>



<p>Les algorithmes peuvent détecter les modèles dans les données passées sur lesquelles un ordinateur est formé et faire des prédictions ou des recommandations sans instructions explicites de la part des humains.</p>



<p>Les programmes de blanchiment d’argent s’améliorent au fil du temps grâce à la formation, à l’apprentissage des expériences ou des erreurs passées, ainsi qu’à la détection de modèles dans les nouvelles données.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le deep learning, un catalyseur du savoir</h2>



<p>Le Deep Learning (DL) ou apprentissage profond est un sous-ensemble de ML qui résout des problèmes complexes, tels que la reconnaissance vocale ou la classification des images. Il encourage l’IA à apprendre grâce à des volumes élevés de données non structurées sur divers supports, y compris le texte, les images et les vidéos. Les modèles DL fonctionnent sur des logiciels appelés réseaux neuronaux, modélisés sur le cerveau humain.</p>



<p>La principale différence entre ML et DL est que ML nécessite la participation humaine pour comprendre les données et en tirer des leçons. DL peut ingérer des données non structurées sous une forme brute et distinguer la différence entre les différentes catégories de données.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que sont les réseaux neuronaux ?</h2>



<p>L’apprentissage profond utilise des réseaux neuronaux, qui sont des systèmes de traitement des données inspirés de la façon dont les neurones interagissent dans le cerveau humain. L’information entre dans le système, les neurones communiquent pour la comprendre et le système crée un résultat.</p>



<p>Par exemple, une IA pourrait reconnaître une figue de barbarie en identifiant plusieurs figues dans ses données. Il sera alors en mesure de repérer tous les nouveaux figuiers et cactus qu’il rencontrera. S’il tombe sur une pomme pour la première fois, il pourrait penser à tort qu’il s’agit d’un poirier. Mais plus il voit de pommes, mieux il sera capable de discerner une différence.</p>



<p>Les humains peuvent aider le jugement d’une IA en marquant la sortie comme correcte ou incorrecte – par exemple, en étiquetant les images de toute entrée de nouveaux légumes dans l’IA.</p>



<p>C’est le processus humain qui s’inscrit dans l’évolution des compétences. Et les humains n’ont attendu de tailler la dernière pierre pour sortir de l’âge de la pierre et entrer dans l’âge du bronze. Pourtant les opposants aux bronzes étaient nombreux, à leur époque.</p>



<p>Pour un pays infecté par le terrorisme comme la Tunisie, l’IA artificielle peut aider à identifier, dès le lycée, les jeunes qui peuvent ultimement devenir terroristes, et qui peuvent se faire exploser… pour ruiner l’économie de leur pays. Il suffit d’avoir les informations et la data massive requise dans les dossiers des élèves, couplées avec des données régionales, économiques, etc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment fonctionne l’IA générative ?</h2>



<p>L’IA générative prend de grandes quantités de données brutes – par exemple, l’ensemble des œuvres de Ibn Khaldoun – et on apprend sur les idées et propositions explicatives qu’elle contient, afin de générer la réponse correcte la plus probable lorsqu’on lui pose une question. Exemple: quels sont les déterminants de la déchéance des nations?</p>



<p>Autre exemple, si vous lui demandiez d’écrire une analyse économique au sujet de la Tunisie actuelle, l’IA utiliserait son apprentissage pour générer la séquence de mots clefs la plus probable, avec des chiffres, des explications plausibles et véridiques, comme on les trouve dans les bases de données.</p>



<p>L’IA vous dira donc l’ampleur des déficits, de la dette, de l’inflation… selon les sources et les années. Et là, vous pouvez ne pas attendre qu’un fonctionnaire fasse cette analyse pour vous, si vous étiez gestionnaire, parlementaire, ministre ou président. Vous pouvez même réduire le nombre de fonctionnaires et recherchistes dans les ministères.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bataille des robots : GPT-4 et compétiteurs</h2>



<p>Des modèles génératifs sont utilisés sur des données numériques depuis un certain nombre d’années. Mais, à mesure que l’apprentissage profond et le traitement du langage naturel sont devenus plus avancés, l’IA générative a été appliquée aux images, aux textes pdf, à l’audio, etc.</p>



<p>Le terme est devenu largement connu après que la société OpenAI soutenue par Microsoft a publié son chatbot ChatGPT en novembre, qui peut produire des paragraphes de texte semblables à des humains. GPT-4, le modèle d’IA derrière la technologie, a été formé sur des millions de sources de texte, y compris des sites web, des journaux et des livres.</p>



<p>L’IA générative marque un tournant dans le traitement du langage naturel – la capacité des ordinateurs à traiter et à générer du texte et d’autres supports basés sur le langage, y compris le code logiciel, les images et les structures scientifiques.</p>



<p>La langue arabe est hors jeu dans ce processus, l’anglais domine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fai6YsAHKG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/21/la-politique-monetaire-de-la-banque-centrale-de-tunisie-jugee-par-lia/">La politique monétaire de la Banque centrale de Tunisie jugée par l’IA</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La politique monétaire de la Banque centrale de Tunisie jugée par l’IA » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/21/la-politique-monetaire-de-la-banque-centrale-de-tunisie-jugee-par-lia/embed/#?secret=lgn3JkxFxi#?secret=fai6YsAHKG" data-secret="fai6YsAHKG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Les premiers exemples incluent GPT-4, le PaLM de Google, qui est utilisé dans son chatbot Bard, ainsi que l’IA de génération d’images, telle que DALL-E 2 et Midjourney.</p>



<p>Cet accent mis sur l’IA générative provoque un glissement vers des systèmes d’IA formés sur de grands ensembles de données non étiquetés, qui peuvent être affinés à des fins différentes, plutôt que vers des systèmes d’IA qui exécutent des tâches spécifiques dans un seul domaine.</p>



<p>La réduction de la nécessité d’étiqueter les données rend l’IA plus accessible, car les consommateurs ou les entreprises peuvent la déployer dans des circonstances différentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que sont les grands modèles linguistiques ?</h2>



<p>L’IA générative a tendance à s’appuyer sur de grands modèles linguistiques (LLM), un type de système d’IA qui fonctionne avec les langages et utilise des réseaux neuronaux. Les LLM sont le moyen actuel et de pointe de mettre en place des réseaux neuronaux à partir de la recherche.</p>



<p>Ils sont appelés <em>«grands»</em> modèles linguistiques car ils contiennent de grandes quantités de données. Les LLM d’aujourd&rsquo;hui peuvent avoir des millions ou des milliards d’ensembles de données de plus que ceux formés il y a quelques années à peine, principalement en raison de l’augmentation de la capacité de calcul.</p>



<p>GPT-4, PaLM et le LLaMa de Meta sont tous des exemples de LLM. L’ajout de modèles linguistiques au moteur de recherche de Google, par exemple, a été ce que la société a appelé<em> «le plus grand bond en avant des cinq dernières années, et l’un des plus grands pas en avant de l&rsquo;histoire de la recherche»</em>.</p>



<p>Bien que le potentiel pour les LLM soit énorme, les ressources nécessaires à la conception, à la formation et au déploiement des modèles le sont aussi. Tous nécessitent de grandes quantités de données, d’énergie pour alimenter les ordinateurs et des talents en ingénierie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est-ce que l’AGI ?</h2>



<p>AGI signifie Intelligence générale artificielle – une IA capable du même niveau d’intelligence que les humains, ou d’un niveau encore plus élevé.</p>



<p>Jusqu’à présent, l’IA a été en mesure de surperformer les humains dans les tests standardisés, mais trébuche toujours avec les connaissances communes, ayant ce qu’on appelle des <em>«hallucinations»</em> où elle déclare les mensonges comme des faits. Des exemples de ces hallucinations incluent la création de fausses citations de livres ou la réponse <em>«éléphant»</em>, lorsqu’on leur demande quel mammifère pond les plus gros œufs.</p>



<p>Cependant, Geoffrey Hinton, connu sous le nom de <em>«parrain de l’IA»</em>, a déclaré que AGI pourrait être ici dans aussi peu que cinq ans. Lui et d’autres ont mis en garde contre les risques qu’un tel niveau d’IA pourrait poser à la société et à l’humanité. Ian Hogarth, un investisseur technologique et président du groupe de travail sur l’IA nouvellement créé par le gouvernement britannique, a récemment écrit un essai dans le <em>Financial Times</em> mettant en garde contre la course à l’AGI, ou comme il l’appelle <em>«l’IA de type Dieu».</em></p>



<p>* <em>Economiste universitaire. </em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong>. <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZXB-0FGOHU2pZw8qIzkPtiAMh6qmNFdEzjqIEQpfij2zmRtpcpZv8ahdX7_D8DR-EorE9TBBBjC6oDflPNr9lwBtnVzwZ4sQ48w52SDARgnFEBmdRTXj3GATg_xXF83atUZ7Z977w850zVPM9uDuuSo5lH8mxfslP0cjDKPm8CNB5WGlpXwl3prDDeWIZt_TJE&amp;__tn__=-UK-R">Economics for Tunisia, E4T</a>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rkd7s9hbOB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/12/developpement-de-lintelligence-artificielle-en-tunisie-les-retards-a-rattraper/">Développement de l’intelligence artificielle en Tunisie : les retards à rattraper</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Développement de l’intelligence artificielle en Tunisie : les retards à rattraper » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/12/developpement-de-lintelligence-artificielle-en-tunisie-les-retards-a-rattraper/embed/#?secret=m7tBtBGrHj#?secret=rkd7s9hbOB" data-secret="rkd7s9hbOB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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