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	<title>Archives des indépendance - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des indépendance - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Colloque à l’ISHTC &#124; Il y a 70 ans, la Tunisie devient indépendante</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/colloque-a-lishc-il-y-a-70-ans-la-tunisie-devient-independante/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 06:56:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Université de Manouba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Compte-rendu du colloque organisé par l'ISHC à l'occasion du 70e anniversaire de l'indépendance de la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/colloque-a-lishc-il-y-a-70-ans-la-tunisie-devient-independante/">Colloque à l’ISHTC | Il y a 70 ans, la Tunisie devient indépendante</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’occasion du 70<sup>e</sup> anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, l’Institut supérieur d’histoire de la Tunisie contemporaine (ISHTC &#8211; Université de Manouba) a tenu un colloque à Yasmine Hammamet sur le thème «Indépendance, luttes, négociations et quête de souveraineté », les 26, 27 et 28 mars 2026, à Yasmine Hammamet. Compte-rendu des débats…</em></strong></p>



<p><strong>Adel Ben Youssef&nbsp;</strong>*</p>



<span id="more-18536485"></span>



<p>Le comité scientifique de l’ISHTC, composé des professeurs Fayçal Chérif, Ali Aït Mihoub et Bilel Saoudi a souhaité replacer la notion d’indépendance <em>«dans un cadre plus nuancé, en prenant en considération les contraintes objectives qui ont jalonné son cheminement»</em>.</p>



<p>Par une approche comparatiste, le colloque visait une réflexion approfondie sur les dimensions politiques, militantes et militaires de la lutte pour l’indépendance, et cherchait à déterminer dans quelle mesure cet événement a réellement abouti à une souveraineté pleine et entière.</p>



<p>L’ouverture a réuni, autour du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaid, le recteur de l’Université de Manouba, Pr. Ameur Chérif, la gouverneure de Nabeul, Hana Chouchani.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aboutissement des sacrifices des aïeux</h2>



<p>Le directeur de l’ISHTC, Pr. Khaled Abid, a replacé l’indépendance dans son contexte historique local et international, passant en revue les réalisations de l’État national à l’aube de l’indépendance, notamment en matière d’enseignement et de recherche scientifique. Il a salué le parrainage présidentiel de la manifestation et rappelé les activités de l’ISHTC : colloques, publications et acquisitions d’archives… Il a dénoncé certaines dérives post-14 janvier 2011 qui ont tenté de transformer cette institution de recherche, qui s’apprête à fêter sa cinquantième année dans trois ans, le Programme national de recherche scientifique (lancé en octobre 1979), en simple établissement d’enseignement supérieur, affirmant que <em>«l’ISHTC restera pour toujours le garant de l’histoire et de la mémoire tunisiennes»</em>. </p>



<p>Le ministre Belaid a souligné la symbolique de la fête de l’indépendance et les étapes de la lutte nationale contre le colonialisme français. Il a rappelé que le 20 mars 1956 incarne l’aboutissement des sacrifices de nos aïeux et a insisté sur les priorités de l’État indépendant : enseignement, santé et modernisation, en particulier pour la femme. </p>



<p>Le recteur de l&rsquo;Université de  Manouba, Pr. Ameur Cherif, a annoncé l’acquisition par le MESRS d’un grand scanner pour microfilms, qui sera mis à disposition des chercheurs et étudiants de l’ISHTC. Il a aussi rappelé la place de l’ISHTC dans les sciences humaines et sociales en Tunisie et l’engagement de l’université pour le rapatriement et la conservation des archives tunisiennes conservées en France, ainsi que pour le rayonnement national et international de l’institution. </p>



<p>La clôture du colloque s’est déroulée en présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, qui a souligné l’attention portée à l’histoire nationale, rappelant que la création du ministère de la Culture en 1961 fut un pari du gouvernement de l’indépendance, et a souligné que la culture est un pilier de développement durable, offrant des réponses créatives aux défis contemporains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le réalisme de Bourguiba a prévalu</h2>



<p>La conférence d’ouverture, donnée par l’ancien directeur de l’Institut supérieur du mouvement national (ISMN) et spécialiste en histoire contemporaine, Pr. Noureddine Dougui, a porté sur <em>«L’indépendance de la Tunisie : une genèse difficile»</em>. Le conférencier a retracé les étapes du mouvement national depuis l’occupation du territoire le 24 avril 1881, jusqu’au déclenchement de la lutte armée après le congrès du Néo-Destour le 18 janvier 1952 à Sidi Mahrez, après l’échec des négociations franco‑tunisiennes suite à la note du 15 décembre 1951.</p>



<p>Avec l’escalade de la résistance armée, la France a fini par proposer l’autonomie interne : le 31 juillet 1954, Pierre Mendès-France prononce son discours à Carthage, ouvrant la voie à un accord avec le Néo-Destour et Habib Bourguiba autorisé de rentrer en Tunisie le 1<sup>er</sup> juin 1955 ; les conventions du1<sup>er</sup> et du 3 juin 1955, signées par Edgar Faure et Tahar Ben Ammar, instituent l’autonomie interne.</p>



<p>Les négociations pour l’indépendance totale butaient sur le veto des milieux coloniaux <em>«Les Prépondérants»</em>, mais grâce au réalisme de Bourguiba, la Tunisie obtient finalement son autonomie totale et le protocole du 20 mars 1956 est signé au Quai d’Orsay par le ministre français des Affaires étrangères Christian Pineau et le Premier ministre tunisien Tahar Ben Ammar, dix‑huit jours après la fin du protectorat français au Maroc. Ces reconnaissances s’inscrivent aussi dans le contexte de la volonté française de préserver l’Algérie sous sa domination après le déclenchement de la guerre de libération le 1<sup>er</sup> &nbsp;&nbsp;novembre 1954.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18536494" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Les sept séances scientifiques ont accueilli 30 communications présentées par des spécialistes venus de 11 pays : Tunisie, France, Espagne, Italie, Grande‑Bretagne, Algérie, Maroc, Libye, Égypte, Liban et Palestine. Côté tunisien, les universités de la Manouba, de Tunis I, d’El Manar, de Sousse et de Jendouba étaient représentées.</p>



<p>Parmi les intervenants français figuraient Pr. Pierre Vermeren, ami de longue date de la Tunisie et du Maroc, Anne Clair Bonneville et Alya Aghlan (de Paris I Panthéon‑Sorbonne). L’Université de Castille‑La Mancha (Espagne) était représentée par Pr. Miguel Hernando de Larramendi et l’Université de Pérouse (Italie) par Pr. Laura Morreale.</p>



<p>Les collègues du Liban et de Palestine n’ont pas pu se rendre en Tunisie en raison du conflit militaire au Moyen‑Orient. Néanmoins, le directeur de l’ISHTC a maintenu leurs noms sur l’affiche officielle et demandé à des collègues de lire les résumés de leurs communications. </p>



<p>Les intervenants mêlaient historiens, chercheurs confirmés et deux enseignants en sociologie, audiovisuel, anthropologie, presse…. Parmi eux, le jeune chercheur et diplomate Youssef Tlili (petit‑ fils du leader national Ahmed Tlili) qui a présenté un entretien inédit de 75 pages réalisé par l’écrivain et journaliste pakistanais Ahmad Ikbel avec son grand- père lors de son séjour aux États‑Unis en 1951. Cet entretien sera publié par l’ISHTC, a indiqué son directeur. </p>



<p>Les débats qui ont suivi les communications ont été intenses et de haut niveau, abordant toutes les questions sans réserve.</p>



<p>En somme, le colloque international de l’ISHTC constitue une réussite sur tous les plans et marque un tournant important dans la recherche sur l’indépendance de la Tunisie.</p>



<p><em>* Université de Sousse.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/colloque-a-lishc-il-y-a-70-ans-la-tunisie-devient-independante/">Colloque à l’ISHTC | Il y a 70 ans, la Tunisie devient indépendante</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>70 ans d’indépendance &#124; Paroles d’héritiers du mouvement national</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/70-ans-dindependance-paroles-dheritiers-du-mouvement-national/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 10:29:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre à la librairie Al KItab dans le cadre de la commémoration du 70ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/70-ans-dindependance-paroles-dheritiers-du-mouvement-national/">70 ans d’indépendance | Paroles d’héritiers du mouvement national</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le cadre de la commémoration du 70</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em> anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, une rencontre intitulée «Témoignage et hommage aux artisans de la liberté et du mouvement national» sera organisée le dimanche 29 mars 2026 à la Librairie Al Kitab Mutuelleville, à Tunis, afin de rappeler le rôle joué par plusieurs figures marquantes de la lutte anticoloniale.</em></strong></p>



<span id="more-18525233"></span>



<p>Originalité de cette initiative : ce sont les enfants de militants et de leaders du mouvement national qui prendront la parole. À travers leurs témoignages, ils reviendront sur les parcours de leurs parents, évoquant les années de mobilisation politique, les périodes de clandestinité, d’emprisonnement ou d’exil qui ont jalonné la lutte pour la liberté.</p>



<p>Ces hommes et ces femmes provenaient d’horizons politiques variés et ont milité au sein d’organisations différentes — qu’il s’agisse du Néo-Destour, du mouvement syndical ou encore du courant communiste. Malgré cette diversité d’engagements et parfois de visions, tous partageaient une même ambition : mettre fin au protectorat et permettre à la Tunisie d’accéder à la souveraineté nationale.</p>



<p>La rencontre permettra également de revenir sur l’itinéraire de plusieurs grandes figures du mouvement national. Parmi elles, Habib Bourguiba, fondateur du Néo-Destour et acteur central de la lutte politique contre le protectorat français. Dès les années 1930, il s’impose comme l’un des principaux dirigeants du mouvement national et joue un rôle déterminant dans le processus qui mènera à l’indépendance de 1956.</p>



<p>Le syndicaliste Farhat Hached, fondateur de l’UGTT, sera également évoqué pour le rôle majeur qu’il a joué dans la mobilisation des travailleurs contre la domination coloniale avant son assassinat en 1952. Le parcours du médecin et dirigeant nationaliste Mahmoud El Materi, cofondateur du Néo-Destour, sera rappelé pour sa contribution à l’organisation politique du mouvement national.</p>



<p>La rencontre évoquera aussi l’engagement de Bahi Ladgham, militant destourien impliqué dans les démarches politiques qui ont accompagné les dernières étapes de la lutte pour l’indépendance.</p>



<p>D’autres figures seront également mises à l’honneur, comme Slimane Ben Slimane, médecin et militant engagé contre le système colonial, Ahmed Ben Miled, acteur actif du mouvement national, ainsi que Ali Jrad, secrétaire général du Parti communiste tunisien avant l’indépendance.</p>



<p>Une attention particulière sera également portée à Ahmed Tlili, figure importante du syndicalisme tunisien, ayant contribué à la mobilisation des travailleurs dans le contexte de la lutte pour l’indépendance.</p>



<p>La contribution des femmes à la lutte nationale sera également rappelée à travers la figure de Bchira Ben Mrad, pionnière du mouvement féministe tunisien.</p>



<p>Au-delà de la commémoration, cette rencontre ambitionne de proposer une autre manière de revisiter la mémoire nationale, en rupture avec une histoire officielle parfois réductrice, afin de rendre justice à toutes les figures du combat pour la liberté et l’indépendance.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/70-ans-dindependance-paroles-dheritiers-du-mouvement-national/">70 ans d’indépendance | Paroles d’héritiers du mouvement national</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie entre souveraineté et anxiété</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/la-tunisie-entre-souverainete-et-anxiete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 08:07:39 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Manel Albouchi]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La célébration du 70e anniversaire de l’Indépendance met les Tunisiens devant leurs manques présents et leurs angoisses de l'avenir.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/la-tunisie-entre-souverainete-et-anxiete/">La Tunisie entre souveraineté et anxiété</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La célébration du 70<sup>e</sup> anniversaire de l’Indépendance, le 20 mars 2026 de la Tunisie, a coïncidé avec celle de l’Aïd El-Fitr, la Tunisie n’est plus seulement face à un calendrier. Elle est face à un miroir : celui de ses désirs, de ses peurs, de ses contradictions et de ses projets. Ce n’est pas une simple célébration. C’est un appel à nous regarder tels que nous sommes et tels que nous pouvons devenir. &nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18500013"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Un peuple est un corps. Et comme tout corps, il peut intégrer ou rejeter.</p>



<p>Le mois de Ramadan impose une discipline, une retenue, une forme de maîtrise de soi. L’Aïd vient consacrer cette traversée, comme une sortie vers la réconciliation et le partage. L’indépendance, proclamée en 1956, relève d’une autre temporalité&nbsp;: celle de la lutte politique et de la souveraineté retrouvée. Mais dans les deux cas, il s’agit de franchir une limite,&nbsp;sortir d’un état de dépendance pour accéder à l’autonomie : tenir sans se fermer, accueillir sans se dissoudre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Souveraineté sous pression</h2>



<p>Le monde n’est plus un décor. Il est une pression constante. Les secousses des guerres, les crises énergétiques et économiques : tout concourt à produire une insécurité diffuse. Mais le réel n’est pas seulement une menace. Il est aussi une matière. Dans cet environnement, les alliances évoluent, se recomposent, parfois se fragilisent.</p>



<p>Pour des pays comme la Tunisie, la souveraineté ne peut plus être envisagée comme un acquis figé. Elle devient un exercice d’équilibre, entre ouverture et préservation des intérêts nationaux. Le risque de se voir imposer un <em>«scénario obligé»</em>&nbsp;: dans un monde multipolaire, la marge de manœuvre des États dépend de leur capacité à éviter les dépendances excessives.</p>



<p>C’est là que se joue la différence entre une société qui subit et une société qui transforme. Car le danger n’est pas dans la contrainte, mais dans l’incapacité à y répondre autrement que par la répétition. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’angoisse du manque  </h2>



<p>Le manque est devenu le langage souterrain de notre époque : manque d’argent, manque de stabilité, manque d’avenir. Et lorsque ce manque devient trop intense, il cherche une sortie.</p>



<p>C’est dans ce contexte que la présence de migrants subsahariens en Tunisie devient un point de tension. Non pas en raison de ce qu’elle est, mais de ce qu’elle réveille. Nos peurs collectives se cherchent un visage. Elles se projettent sur ceux qui semblent différents, fragiles, étrangers.</p>



<p>Le peuple subsaharien en Tunisie n’est pas la cause de nos tensions. Mais les sociétés projettent leurs angoisses sur des figures extérieures lorsqu’elles ne parviennent plus à les contenir. Répondre par le rejet ou la fermeture ne dissout pas la peur. Elle se transforme en colère, en révolte, en contre-violence.</p>



<p>L’exemple de l’Iran en 2026 est éclairant : attaqué, frappé au cœur de ses infrastructures vitales, il ne s’est pas effondré, il s’est défendu, exacerbant les tensions régionales et mondiales.</p>



<p>Le même mécanisme se répète quand une société se défend en rejetant l’autre à l’intérieur de ses frontières. La vraie sagesse consiste à ne pas attaquer les faibles ou les vulnérables pour masquer nos peurs. Car qui se sent menacé se défend et la projection de l’angoisse devient alors conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ressources et souveraineté</h2>



<p>Dans un monde où l’énergie est à la fois levier et menace, dépendre des autres équivaut à perdre une part de liberté. Chaque coup de prix, chaque interruption d’approvisionnement, chaque crise énergétique internationale réveille cette&nbsp;peur de ne plus exister, peur de ne plus pouvoir maintenir ce qui fait vivre une société.</p>



<p>La souveraineté ne se mesure pas seulement par les frontières. Elle se construit sur ce que nous possédons réellement : nos ressources humaines, nos jeunes, nos talents, nos travailleurs, nos ressources naturelles, nos terres fertiles, phosphates, gaz, solaire, éolien, et demain peut-être hydrogène vert.</p>



<p>Une partie de ces richesses transite vers le mode sans que nous en récoltions les bénéfices réels. Nos infrastructures, nos productions et notre énergie alimentent d’autres marchés, pendant que notre peuple ressent le manque et l’injustice.</p>



<p>Une souveraineté réelle commence par la valorisation de ce que nous avons, la protection de ceux qui vivent et travaillent sur notre sol, et la construction d’un avenir autonome et durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Humanité et stratégie</h2>



<p>Plutôt que de rejeter, il faut apprendre à transmuter : la peur en vigilance, l’angoisse en empathie et la tension sociale en projet collectif non en discours de haine.</p>



<p>Ce 20 mars 2026, la Tunisie ne choisit pas les conditions dans lesquelles elle évolue. Mais elle peut choisir la manière d’y répondre. Ne pas rejeter ce que le réel impose. Ne pas s’y soumettre non plus. Mais le travailler.</p>



<p>Un peuple souverain n’est pas celui qui exclut, qui rejette ou qui cède à la peur. Il est celui qui transforme la peur en énergie, le manque en projet, la vulnérabilité en puissance. Il est celui qui reste humain, lucide et responsable dans un monde instable. Et c’est cela qui garantit notre dignité, notre liberté et notre puissance face à l’histoire et au réel.</p>
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		<title>Tunisie &#124; 70 ans d’indépendance et de… recherche de la stabilité  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/tunisie-70-ans-dindependance-et-de-recherche-de-la-stabilite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit agir pour l'instauration d'un Maghreb des démocraties et des peuples et non pas d'un Maghreb de régimes contestés.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/tunisie-70-ans-dindependance-et-de-recherche-de-la-stabilite/">Tunisie | 70 ans d’indépendance et de… recherche de la stabilité  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors qu’elle s’apprête à célébrer, malheureusement avec de moins en moins de panache, le soixante-dixième anniversaire de son indépendance, la Tunisie se trouve confrontée depuis plusieurs décennies, en plus de ses contradictions internes, aux effets pervers des choix politiques et économiques de ses voisins terrestres qui ont montré leurs nombreuses limites malgré ou peut-être à cause de la manne des pétrodollars.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri </strong>*</p>



<span id="more-18494547"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>De la vague corrosive de la contrebande au phénomène du terrorisme sous toutes ses formes, y compris l’épisode inoubliable de Gafsa, en 1980, fomenté par ces chers voisins, à la métastase de l’argent sale, s’est ajoutée au cours des dernières années les vagues successives d’immigrés subsahariens qui, pour atteindre les frontières tunisiennes, parcourent, miraculeusement sans être refoulés, plusieurs centaines de kilomètres dans les territoires des deux pays voisins et frères.</p>



<p>La réflexion sur les scénarios de sortie de crise d’une Tunisie fortement éprouvée semble se limiter jusqu’à présent aux causes endogènes sans poser la question des facteurs de déstabilisation importés des pays voisins par simple impuissance ou à dessein pour l’utiliser comme une soupape de sécurité à une gestion sociopolitique et économique calamiteuse dont la manne des pétrodollars n’arrive pas à masquer les effets pervers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une Tunisie trop ambitieuse qui dérange</h2>



<p>Certains vont jusqu’à suspecter une volonté délibérée d’affaiblir et peut-être même d’asservir une Tunisie trop ambitieuse qui dérange et donne <em>«le mauvais exemple»</em> socio-démocratique.</p>



<p>Au-delà des réformes douloureuses qui s’imposent avec une acuité croissante, le salut de la Tunisie est en fait lié à la stabilité de ses voisins terrestres non pas par le feu et le sang, le règne des milices armées d’un côté et l’instrumentalisation répressive du terrorisme de l’autre, mais par un véritable processus de réformes démocratiques et économiques à travers toute la région.</p>



<p>En fait, le Maghreb est confronté à deux visions diamétralement opposées, celle d’un Maghreb des régimes avec leurs dérives despotiques et kleptocratiques opposée à celle d’un Maghreb espace de réformes, de prospérité des peuples, de liberté et de démocratie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le luxe de la temporisation et de l’expectative</h2>



<p>Cette question fondamentale pour la sécurité, la stabilité et la prospérité de la Tunisie pose le dilemme de la passivité avec son corollaire d’attente à la Godot d’un déclenchement aléatoire de ce processus démocratique et réformiste chez ses voisins ou le considérer comme faisant partie intégrante de la sécurité nationale en y jouant un rôle plus actif afin de favoriser l’émergence d’un véritable Maghreb des démocraties et des peuples et non pas un Maghreb de régimes contestés et à certains égards désavoués par leurs propres peuples.</p>



<p>Ce choix difficile et lourd de responsabilités et de risques pèsera sur le sort et les chances de relance et même de survie de la Tunisie au cours des prochaines décennies si la conjoncture internationale et les bouleversements géostratégiques qui semblent s’accélérer lui donnent le luxe de la temporisation et de l’expectative.</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
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		<item>
		<title>Débat tunisien à Paris &#124; «Le 20 mars fait-il encore date ?»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/debat-tunisien-a-paris-le-20-mars-fait-il-encore-date/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 06:31:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[20 mars]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[Hatem Nafti]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Bessis]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Débat à Paris à l’occasion des 70 ans de l’indépendance de la Tunisie : «Le 20 mars fait-il encore date ?»</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/debat-tunisien-a-paris-le-20-mars-fait-il-encore-date/">Débat tunisien à Paris | «Le 20 mars fait-il encore date ?»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’occasion des 70 ans de l’indépendance de la Tunisie, le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) organise une rencontre-débat pour interroger le sens de cette date aujourd’hui. La rencontre, qui devra répondre à cette question&nbsp;: «Le 20 mars fait-il encore date ?», se tiendra le 20 mars 2026 à partir de 19 heures au 1<sup>er</sup> rue Mounet Sully, 75020 Paris. &nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-18488942"></span>



<p>Le 20 mars 1956 marque la fin du protectorat et l’accès de la Tunisie à la souveraineté nationale. Cette indépendance a ouvert une nouvelle étape : construction de l’État, affirmation de la citoyenneté, espoirs de vie politique libre et démocratique.</p>



<p>Mais soixante-dix ans plus tard, que reste-t-il de ces promesses ? Le récit national a été simplifié, parfois instrumentalisé, la vie politique traverse une crise profonde et le lien entre l’État et les citoyens s’est fragilisé.</p>



<p>Cette première rencontre sera l’occasion de revenir sur la place du 20 mars dans le récit national, de questionner les continuités et les ruptures qui marquent l’histoire politique de la Tunisie depuis 1956, et de réfléchir aux formes actuelles de la souveraineté et au rôle des citoyen·ne·s.&nbsp;</p>



<p>Elle réunira Sophie Bessis, historienne, spécialiste de l’Afrique subsaharienne et du Maghreb et Hatem Nafti, chercheur à l’Institut de recherche et d’études sur le monde arabe et musulman (Iremam).</p>



<p>L’entrée est libre et le débat ouvert à toutes et tous, qui peuvent suivre les discussions à distance sur <a href="https://www.facebook.com/crldhtunisie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce lien</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Tunisie fête l’évacuation du dernier soldat français &#124; Au nom du Père ! </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/15/la-tunisie-fete-levacuation-du-dernier-soldat-francais-au-nom-du-pere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 09:51:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque 15 octobre, la Tunisie célèbre le départ du dernier soldat français. Mais au fond, qu’a-t-on vraiment évacué ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/15/la-tunisie-fete-levacuation-du-dernier-soldat-francais-au-nom-du-pere/">La Tunisie fête l’évacuation du dernier soldat français | Au nom du Père ! </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Chaque 15 octobre, la Tunisie célèbre le départ du dernier soldat français. Mais au fond, qu’a-t-on vraiment évacué ? Les corps sont partis, oui. Mais les symboles, eux, sont restés. Car l’indépendance politique ne suffit pas lorsqu’elle ne s’accompagne pas d’une indépendance psychique et symbolique. </em></strong><em>(Ph. Jeune Afrique)</em>.</p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong> *</p>



<span id="more-17671421"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Nous avons hérité d’un État moderne, sans acquérir une conscience moderne.&nbsp;Des institutions rationnelles, sans le travail d’introjection nécessaire pour les habiter.&nbsp;Nous avons adopté la forme, sans toujours en intégrer le sens.&nbsp;</p>



<p>Le colonialisme a profondément marqué notre psyché collective. Il a d’abord instauré une dépendance à une autorité extérieure,&nbsp;puis laissé un vide symbolique lors de son retrait.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le père fondateur et la dette symbolique&nbsp;</h2>



<p>Depuis Habib Bourguiba, notre père fondateur, la Tunisie vit dans une relation ambivalente à l’autorité.&nbsp;Le père a protégé, éduqué, éclairé — mais aussi infantilisé.&nbsp;</p>



<p>L’État s’est bâti sur un modèle vertical, patriarcal,&nbsp;où la parole descendait d’en haut et la reconnaissance remontait d’en bas.&nbsp;Et quand ce père est tombé, le peuple s’est retrouvé orphelin symbolique :&nbsp;la liberté est venue, mais avec elle, l’angoisse.&nbsp;Cette angoisse n’est pas qu’émotive, elle est psychopolitique.&nbsp;Elle s’exprime dans nos institutions fragiles, nos colères sans objet, nos dépendances sociales,&nbsp;notre difficulté à croire en l’avenir.&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, plus d’un tiers des Tunisiens présentent des symptômes anxieux ou dépressifs.&nbsp;L’instabilité politique, la perte de repères symboliques et l’incertitude économique&nbsp;forment une boucle anxiogène :&nbsp;plus la Loi chancelle, plus le psychisme collectif se délite.&nbsp;</p>



<p>Nous parlons d’indépendance, mais que signifie être libre&nbsp;quand le cadre symbolique reste celui du père autoritaire ?&nbsp;</p>



<p>Depuis Bourguiba, le pouvoir s’est transmis comme une paternité blessée :&nbsp;Ben Ali, le père paranoïaque ; Kaïs Saïed, le père professoral ;&nbsp;entre les deux, des fils égarés cherchant une figure protectrice.&nbsp;</p>



<p>Chaque <em>«assassinat»</em> politique, chaque remaniement précipité,&nbsp;chaque discours contradictoire agit comme un traumatisme symbolique.&nbsp;Ce n’est pas seulement la perte d’un chef,&nbsp;c’est la perte du cadre invisible qui permet de croire que demain sera possible.&nbsp;</p>



<p>La nostalgie du Père — qu’il s’appelle Bourguiba ou autrement —&nbsp;n’est pas simple attachement politique :&nbsp;c’est une tentative psychique de combler la béance symbolique.&nbsp;Mais toute réparation fondée sur une personne, et non sur une Loi intériorisée,&nbsp;demeure fragile.&nbsp;Et si la vraie maturité consistait non pas à tuer le Père,&nbsp;mais à partager sa fonction symbolique —&nbsp;à faire de la Loi un bien commun ?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Anatomie d’une fragmentation&nbsp;</h2>



<p>La Tunisie est un corps.&nbsp;Ses régions sont des organes, ses citoyens des cellules, la Loi son système nerveux.&nbsp;Quand la circulation symbolique s’interrompt, comme depuis quelque temps à Gabès, les organes s’isolent,&nbsp;les cellules s’épuisent, et le corps tombe malade.&nbsp;</p>



<p>Le régionalisme est une inflammation.&nbsp;Chaque organe réclame sa part de sang, sa reconnaissance.&nbsp;Le Nord garde la mémoire, le Sud réclame justice,&nbsp;le Sahel bat trop fort, le Centre respire à peine.&nbsp;Le cœur — l’État — bat encore, mais sans rythme commun.&nbsp;</p>



<p>Dans cette confusion, les cellules s’épuisent : colère, méfiance, fuite, migration.&nbsp;La société de performance s’est engouffrée dans ce vide.&nbsp;Elle court, compare, classe, étouffe.&nbsp;</p>



<p>Chacun veut être la cellule la plus brillante, quitte à oublier le corps qu’il habite.&nbsp;Mais un organe qui se croit autonome finit par dépérir.&nbsp;Une société qui se mesure sans s’unir finit par se dissoudre.&nbsp;</p>



<p>La démocratie ne devrait pas être un régime de compétition,&nbsp;mais une physiologie du lien, où chaque membre contribue à la vitalité du tout,&nbsp;et chaque citoyen devient cellule consciente.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Nom-du-Père collectif&nbsp;</h2>



<p>Le Nom-du-Père, selon Lacan, n’est pas un homme mais une fonction :&nbsp;celle qui donne sens, Loi et limite.&nbsp;Lorsqu’elle est incarnée par un seul individu, elle se fige.&nbsp;Lorsqu’elle est partagée, elle devient vivante.&nbsp;La Tunisie a besoin d’un Nom-du-Père collectif: une autorité claire, contenante, légitime — un État qui relie, non qui domine.&nbsp;Des institutions qui ne surveillent pas, mais transmettent.&nbsp;Une Loi vécue comme un soin, non comme une sanction.&nbsp;</p>



<p>Cette refondation doit commencer dans l’école,&nbsp;en cessant de confondre mémoire et pensée.&nbsp;Dans la famille, en réhabilitant la parole du père sans écraser celle de la mère.&nbsp;Et dans la société, en apprenant à être non pas obéissants, mais responsables.&nbsp;</p>



<p>La stabilité politique n’est pas qu’une affaire d’institutions :&nbsp;c’est une forme de santé mentale collective.&nbsp;Une société qui reconnaît ses blessures devient capable de créer.&nbsp;À l’inverse, une nation qui refoule son histoire répète ses traumatismes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La menace de la Machine </h2>



<p>Gouverner, c’est voir.&nbsp;Michel Foucault l’a montré : le pouvoir commence par un regard.&nbsp;</p>



<p>En 2005, à Tunis, le&nbsp;Sommet mondial de la société de l’information célébrait l’ère numérique.&nbsp;Sous les slogans de transparence et de progrès,&nbsp;une autre forme de pouvoir s’installait : le Surmoi technologique.&nbsp;Le Père ne parlait plus — il calculait et&nbsp;le panoptique devenait intime.&nbsp;C’est là que se rejoue le cauchemar qu’Orwell avait pressenti dans son roman <em>‘‘1984’’</em>.&nbsp;Non pas la tyrannie du bâton, mais celle de la transparence absolue.&nbsp;Non plus <em>«Big Brother»</em>, mais <em>«Every Brother»</em> :&nbsp;chacun devenant l’œil de l’autre, surveillant par amour, partageant par réflexe, trahissant par fatigue.&nbsp;</p>



<p>Le totalitarisme n’a plus besoin de murs ni de prisons :&nbsp;il se déploie dans la promesse de connexion et le confort de la prévision.&nbsp;Orwell l’avait compris : le contrôle le plus efficace n’est pas celui qu’on subit,&nbsp;mais celui qu’on finit par désirer.&nbsp;</p>



<p>Nous avons troqué la peur du Père contre la sécurité de la Machine.&nbsp;Le pouvoir ne punit plus : il suggère.&nbsp;Il ne censure plus : il optimise.&nbsp;Et c’est ainsi qu’il devient total — parce qu’il se croit bienveillant.&nbsp;</p>



<p>Le regard humain, saturé d’écran, risque d’oublier ce qu’il voit.&nbsp;Et si, derrière le code, se cachait le même vieux Père —&nbsp;désincarné, mais toujours présent —&nbsp;celui qui veut notre bien au point de nous priver du mystère ?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’évacuation intérieure&nbsp;</h2>



<p>Le 15 octobre 1963, les troupes françaises quittaient Bizerte.&nbsp;Le 15 octobre 2025, il reste à évacuer la peur de penser par nous-mêmes.&nbsp;L’indépendance politique fut une victoire du corps.&nbsp;L’indépendance symbolique sera une victoire de l’esprit.&nbsp;</p>



<p>Le 15 octobre ne devrait pas seulement commémorer le départ d’une armée,&nbsp;mais l’évacuation du père intérieur,&nbsp;celui qui habite encore nos institutions, nos écoles, nos familles.&nbsp;Ce jour-là, nous pourrons dire que l’évacuation a eu lieu —&nbsp;non pas seulement dans les ports, mais dans nos inconscients.&nbsp;</p>



<p>La Tunisie ne cherche pas un nouveau Père.&nbsp;Elle cherche un regard partagé,&nbsp;où la Loi n’est plus imposée mais comprise,&nbsp;où la liberté n’est plus réclamée mais vécue.&nbsp;</p>



<p><em>Nous avons libéré la terre.&nbsp;Il nous reste à libérer le regard.&nbsp;</em></p>



<p>* <em>Psychothérapeute, psychanalyste.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/15/la-tunisie-fete-levacuation-du-dernier-soldat-francais-au-nom-du-pere/">La Tunisie fête l’évacuation du dernier soldat français | Au nom du Père ! </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; L&#8217;indépendance est un combat inachevé  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/tunisie-independance-est-un-combat-inacheve/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 11:37:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[modèle économique]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Habib Bourguiba a donné à la Tunisie son indépendance matérielle Il nous a appris à marcher debout. Mais avons-nous appris à marcher seuls ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/tunisie-independance-est-un-combat-inacheve/">Tunisie | L&rsquo;indépendance est un combat inachevé  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’indépendance… Un mot chargé d’histoire, de fierté. Mais aussi d’ambiguïté. Qu’est-ce que l’indépendance, au fond ? Un territoire libéré ? Une souveraineté politique? Ou une quête plus profonde, plus intime, celle d’une identité qui cherche encore sa forme?</em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-15938241"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La Tunisie d’aujourd’hui ressemble à une sculpture inachevée. Une œuvre qui se modèle sous l’effet des vents contraires : l’héritage et l’avenir, la tradition et l’innovation, la mémoire et la réinvention. Comme un individu en quête de soi, elle oscille entre ce qui lui a été transmis et ce qu’elle aspire à devenir. Mais cette quête est-elle un cheminement naturel, ou sommes-nous enfermés dans un entre-deux stérile ?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le passé, le présent : un entre-deux incertain&nbsp;</h2>



<p>Chaque année, le 20 mars, nous commémorons. Nous saluons la mémoire d’une époque où l’ennemi était visible, où l’oppression avait un visage clair. Habib Bourguiba a donné à la Tunisie son indépendance matérielle, un cadre étatique, une structure. Il nous a appris à marcher debout. Mais avons-nous appris à marcher seuls ?&nbsp;</p>



<p>Le pays semble figé dans une tension permanente. Entre nostalgie et sidération. Entre admiration pour le passé et paralysie face à l’avenir. Nous nous racontons notre indépendance, mais nous la vivons comme une perte.&nbsp;</p>



<p>Nous avons coupé les chaînes visibles, mais avons-nous brisé les chaînes invisibles?&nbsp;</p>



<p>Nous avons récupéré notre terre, mais avons-nous récupéré notre souveraineté intérieure?&nbsp;</p>



<p>Nous avons obtenu le droit de gouverner, mais savons-nous réellement choisir notre destin?&nbsp;</p>



<p>La Tunisie vit un conflit identitaire. Un clivage, dans le sens psychanalytique du terme : une coexistence de réalités contradictoires, où l&rsquo;on oscille entre fierté et désillusion, sans parvenir à réconcilier les deux.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’indépendance piégée dans le regard des autres&nbsp;</h2>



<p>L’indépendance, ce n’est pas seulement se libérer d’un oppresseur. C’est aussi se libérer du besoin d’être validé. Or, nous vivons dans le regard des autres.&nbsp;</p>



<p>Nous négocions notre souveraineté économique avec des bailleurs de fonds étrangers.&nbsp;</p>



<p>Notre scène politique oscille entre ruptures superficielles et conformisme de façade.&nbsp;</p>



<p>Nos jeunes rêvent d’ailleurs, convaincus que l’avenir ne se conjugue pas ici.&nbsp;</p>



<p>Nous sommes comme un individu pris dans un locus de contrôle externe, cette sensation d’être déterminé par des forces extérieures, plutôt que d’agir sur le monde. Nous subissons, plus que nous n’habitons notre propre histoire.&nbsp;</p>



<p>Alors, où est notre souveraineté ?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de l’ignorance pour retrouver notre liberté intérieure&nbsp;</h2>



<p>L’ignorance n’est pas qu’un manque d’information. C’est une prison cognitive. Un peuple qui ne comprend pas son époque ne peut que la subir.&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, notre inconscience nous maintient en servitude :&nbsp;esclaves d’un modèle économique où nous produisons sans créer; esclaves d’un climat politique où l’instantané écrase la réflexion; &nbsp;esclaves d’un fatalisme qui nous fait croire que le changement est impossible.&nbsp; Mais alors, comment sortir de cette inertie ?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une indépendance réelle : déconstruire pour reconstruire&nbsp;</h2>



<p><strong><em>1. Penser autrement</em></strong><strong><em>&nbsp;: </em></strong>notre vision du monde est façonnée par des schémas anciens. Si nous continuons à penser comme hier, nous revivrons hier. Aussi devons-nous&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>&#8211; développer un esprit critique, une capacité à analyser les structures invisibles;&nbsp;</p>



<p>&#8211; revaloriser la culture du débat, non pas pour opposer, mais pour construire;</p>



<p>&#8211; réhabiliter la complexité en cessant de chercher des solutions simplistes à des problèmes profonds.&nbsp;</p>



<p><strong><em>2. Soigner notre rapport à notre pays</em></strong><strong><em>&nbsp;:</em></strong> un peuple qui doute de sa propre terre est un peuple en exil intérieur.&nbsp;Aussi devons-nous&nbsp;:</p>



<p>&#8211; redonner du sens à l’engagement, au lieu d’alimenter l’évasion;&nbsp;</p>



<p>&#8211; restaurer la notion de responsabilité collective, au lieu de toujours blâmer l’Autre;&nbsp;</p>



<p>&#8211; sortir du déni en reconnaissant nos failles pour mieux les dépasser.&nbsp;</p>



<p><strong><em>3. Bâtir une gouvernance incarnée</em></strong><strong><em>&nbsp;:</em></strong> l’indépendance ne se décrète pas, elle se construit par&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>&#8211; un leadership qui ne se contente pas de <em>«gérer»</em>, mais qui impulse une vision&nbsp;;&nbsp;</p>



<p>&#8211; un peuple qui comprend que la souveraineté implique des devoirs, pas seulement des droits;</p>



<p>&#8211; un modèle économique qui cesse de mendier et qui commence à innover.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une souveraineté intégrale : de la mémoire à l’action&nbsp;</h2>



<p>Aujourd’hui, notre ambition ne doit pas se limiter à préserver ce qui a été acquis, mais à créer une nouvelle souveraineté, celle de l’esprit et de la vision.&nbsp;</p>



<p>L’Histoire nous a donné un territoire libre. Il est temps maintenant d’y inscrire une vision libre.&nbsp;</p>



<p>Bonne fête de l’Indépendance, et que cette journée soit le point de départ d’un renouveau, visible et invisible.&nbsp;</p>



<p><em>*&nbsp;Psychologue et psychanalyste. &nbsp;</em><em></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PywZjMKaW4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/retrecissement-de-lespace-geostrategique-de-la-tunisie/">Rétrécissement de l’espace géostratégique de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rétrécissement de l’espace géostratégique de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/retrecissement-de-lespace-geostrategique-de-la-tunisie/embed/#?secret=vdmexQ2WKQ#?secret=PywZjMKaW4" data-secret="PywZjMKaW4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Statut de la Banque centrale de Tunisie : un projet d’amendement qui pose problème</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/19/statut-de-la-banque-centrale-de-tunisie-un-projet-damendement-qui-pose-probleme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 08:18:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Chkoundali]]></category>
		<category><![CDATA[statut]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le projet d'amendement de la Loi portant fixation statut de la Banque centrale de Tunisie suscite des inquiétudes dans les cercles financiers et économiques. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le projet de loi amendant la Loi n° 2016-35 du 25 avril 2016, portant fixation statut de la Banque centrale de Tunisie (BCT), présenté par un groupe de députés, vendredi 18 octobre 2024, commence à susciter des inquiétudes dans les rangs des économistes et des experts financiers.</em></strong></p>



<span id="more-14280548"></span>



<p>Ce projet d’amendement concerne 11 articles (7, 9, 10, 18, 23, 25, 31, 32, 33, 43 et 46) et l’ajout de 3 autres (100, 101, 103), une véritable <em>«boulimie»</em> législative dont on craint qu’elle sera inutile voire très préjudiciable pour le système financier national, et même pour l’économie dans son ensemble.</p>



<p>Stipuler que les décisions relatives à la politique monétaire ne sont pas de l’unique ressort de la BCT et qu’elles doivent être prises <em>«avec l’accord avec le gouvernement»</em> ou bien <em>«en accord avec la politique de l’Etat», </em>ou qu’elles<em> «doivent tenir compte de l’avis de la commission en charge des questions financières à l’Assemblée des représentants du peuple, puis avoir l’accord du président de la république»</em> ne poserait pas de problème de principe, même si on peut craindre des complications bureaucratiques qui alourdiraient inutilement le processus de prise de décision.</p>



<p>Dans un <a href="https://www.facebook.com/100002032508554/posts/8468965699847763/?rdid=ee7XBrAo7zf0rKZq" target="_blank" rel="noreferrer noopener">poste Facebook</a> publié aujourd’hui où il commente ce projet de loi, l’économiste Ridha Chkoundali estime que l’amendement proposé de l’article 25 pourrait poser problème car il risque d’affecter sérieusement l’indépendance de la BCT. Dans son 4<sup>e</sup> alinéa, ce texte stipule ceci : <em>«Le paiement du service de la dette (principal et intérêts) en ce qui concerne les prêts en devises étrangères s’effectue automatiquement en puisant dans les réserves en devises étrangères de la Banque centrale sans recourir à de nouvelles dettes, à condition que ces réserves soient supérieures à l’équivalent de 90 jours d’importation le jour de l’opération»</em>.      </p>



<p>Chkoudali pense que cet article <em>«pourrait avoir de graves conséquences lorsque l’Etat préfère rembourser ses dettes aux dépens des besoins de l’économie (alimentation, médicaments, matières premières et produits semi-manufacturés nécessaires à la production industrielle).»</em>  <em>«Et c’est ce qui s’est passé concrètement en 2023 et qui a donné lieu à une croissance économique estimée à 0,4 et 0,6% au début de cette année. Il faut donc faire attention, car cet article affecte l’indépendance de la Banque centrale et incite l’Etat à étendre ses dépenses de consommation, ce qui serait préjudiciable pour l’économie»</em>, avertit l’économiste. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="900" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Poste-Ridha-Chkoundali.jpg" alt="" class="wp-image-14280580" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Poste-Ridha-Chkoundali.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Poste-Ridha-Chkoundali-267x300.jpg 267w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Poste-Ridha-Chkoundali-768x864.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Poste-Ridha-Chkoundali-580x653.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p></p>
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		<item>
		<title>Pas de démocratie sans justice indépendante, rappelle une experte de l’Onu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/27/pas-de-democratie-sans-justice-independante-rappelle-une-experte-de-lonu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 08:15:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Élections]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Margaret Satterthwaite]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Onu]]></category>
		<category><![CDATA[système judiciaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une experte de l'Onu défend les acteurs de la justice et leur «rôle indispensable dans la sauvegarde de la démocratie». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/27/pas-de-democratie-sans-justice-independante-rappelle-une-experte-de-lonu/">Pas de démocratie sans justice indépendante, rappelle une experte de l’Onu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La meilleure manière de protéger la démocratie est d’assurer l’indépendance de la justice, a déclaré mardi 25 juin 2024 la Rapporteure spéciale des Nations Unies sur l’indépendance des juges et avocats, Margaret Satterthwaite.</em></strong></p>



<span id="more-13444325"></span>



<p>Alors que l’année 2024 est marquée par un nombre important d’élections à travers le monde, Mme Satterthwaite a rappelé qu’une démocratie digne de ce nom exige plus que de simples élections. <em>«Les recherches montrent que les indicateurs clés d’une véritable démocratie, notamment le respect de l’État de droit et l’existence de contrôles sur le pouvoir gouvernemental, sont en déclin partout dans le monde»</em>, a déploré l’experte lors de la présentation de son dernier rapport au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.</p>



<p>Au Conseil des droits de l’homme, Mme Satterthwaite a souligné que les systèmes judiciaires jouent également un rôle essentiel pour garantir des élections libres et équitables, en réglant les litiges portant sur l’équité et la légalité des procédures électorales.</p>



<p>Par ailleurs, des systèmes judiciaires indépendants garantissent que toutes les personnes sont égales devant la loi. Ce faisant, de tels systèmes contribuent à garantir que l’action de l’État est légale, constitutionnelle et conforme au droit international des droits de l’homme, et ils contrôlent les usurpations antidémocratiques du pouvoir, a expliqué la Rapporteure spéciale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Menaces d’instrumentalisation de la justice</h2>



<p>De plus en plus, les gouvernements qui sont arrivés au pouvoir par des élections légitimes exercent ensuite leur pouvoir pour saper les systèmes et les droits démocratiques, a-t-elle relevé. Dans de nombreux États, ces attaques contre la démocratie ont pour cible les systèmes et les acteurs de la justice, a-t-elle souligné.</p>



<p>Évoquant les menaces qui pèsent aujourd’hui sur les systèmes judiciaires, la Rapporteure spéciale a notamment cité les réformes qui limitent leur indépendance et augmentent le contrôle politique, les changements juridiques qui réduisent systématiquement le pouvoir d’action de ces institutions, l’instrumentalisation des systèmes judiciaires pour influencer ou contrôler le personnel judiciaire, ou encore les attaques à l’encontre du personnel judiciaire.<em></em></p>



<p><em>«Les systèmes judiciaires promeuvent et protègent une valeur fondamentale qui sous-tend la gouvernance participative : l’Etat de droit»</em>, a déclaré Mme Satterthwaite. <em>«Ce principe insiste sur le fait que tous, même les acteurs étatiques, sont soumis aux mêmes lois, appliquées de manière équitable et cohérente»,</em> a-t-elle souligné.</p>



<p>L’experte a appelé les États à faire davantage pour revitaliser la confiance du public dans les institutions judiciaires et pour défendre les acteurs de la justice et leur<em> «rôle indispensable dans la sauvegarde de la démocratie»</em>. </p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/27/pas-de-democratie-sans-justice-independante-rappelle-une-experte-de-lonu/">Pas de démocratie sans justice indépendante, rappelle une experte de l’Onu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Google Doodle célèbre la fête nationale tunisienne à notre place</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/21/google-doodle-celebre-la-fete-nationale-tunisienne-a-notre-place/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2024 12:42:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[20 mars 1956]]></category>
		<category><![CDATA[Google Doodle]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[protectorat français]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le logo du moteur de recherche Google a célébré la fête de l'indépendance tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/21/google-doodle-celebre-la-fete-nationale-tunisienne-a-notre-place/">Google Doodle célèbre la fête nationale tunisienne à notre place</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que, le mercredi 20 mars 2024, la Tunisie officielle n’a pas cru devoir célébrer, avec le faste et la solennité requises, le 68<sup>e</sup> anniversaire de l’indépendance du pays, le logo du moteur de recherche Google, tel qu’il est apparu ce jour-là à ses utilisateurs en Tunisie, a tenu à commémorer à sa manière cette date marquante pour les Tunisiens, scellant leur indépendance de la domination française.</em></strong> <strong><em>Pour peu, certains d&rsquo;entre eux, grands patriotes devant l&rsquo;Eternel, auraient parlé d&rsquo;ingérence étrangère</em></strong>.  </p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-12167365"></span>



<p>Google Doodle a célébré <em>«notre»</em> 20 mars en faisant un clin d’œil à la fête nationale tunisienne, puisque le logo du moteur de recherche destiné aux utilisateurs de notre pays intègre une illustration de notre drapeau rouge et blanc flottant haut dans le ciel.</p>



<p><em>«Ce jour-là, en 1956, le pays le plus septentrional d’Afrique accédait officiellement à son indépendance et mettait fin à des décennies de protectorat français.</em> <em>Pour célébrer cette journée, des défilés sont généralement organisés dans la capitale du pays, Tunis, et des représentants du gouvernement et des citoyens assistent à des cérémonies de dépôt de couronnes en l’honneur de ceux qui se sont battus pour la liberté de leur nation»</em>, a écrit Google Doodle. </p>



<p>Malheureusement, et contrairement aux traditions, ces défilés et ces cérémonies n’ont pas eu lieu, et c’est à peine si on a vu le drapeau national brandi dans les rues des différentes villes du pays. Il est vrai qu’avec la crise qui y sévit depuis plusieurs années, l’atmosphère générale est plutôt morose. </p>



<p>Ce n’est cependant pas là la seule explication, puisqu’il y a aussi aujourd’hui en Tunisie des parties politiques, proches du pouvoir, qui pensent que l’indépendance dont on parle est purement formelle, que l’indépendance réelle n’a pas encore eu lieu et que le pays reste encore dominé par des lobbys d’intérêt liés à des puissances étrangères. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour Saïed la libération nationale reste encore à faire </h2>



<p>Aussi le président de la république Kaïs Saïed, qui ne cesse d’invoquer, dans la plupart des déclarations officielles, la <em>«souveraineté nationale»</em> et de dénoncer des ingérences étrangères dans les affaires intérieures de la Tunisie, n’a-t-il pas cru devoir présider une cérémonie officielle ou donner un discours de circonstance à l’occasion du 68<sup>e</sup> anniversaire de l’indépendance, laquelle est historiquement incarnée par Habib Bourguiba, qui avait conduit la lutte contre la colonisation française et largement contribué à l’édification de l’Etat moderne.  </p>



<p>Pour le locataire du Palais de Carthage, dont le mandat s&rsquo;achèvera à l&rsquo;automne prochain et qui semble parti pour un second, la <em>«libération nationale» </em>n&rsquo;a pas eu lieu et reste à faire puisqu&rsquo;il inscrit son projet politique, inauguré par la proclamation de l&rsquo;état d&rsquo;urgence le 25 juillet 2021, sous cette rubrique. Comme quoi, un <em>«combattant suprême» </em>en cache souvent un autre. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0YvHs4P60B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/20/68-ans-apres-lindependance-la-tunisie-se-cherche-toujours/">68 ans après l’indépendance, la Tunisie se cherche toujours</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 68 ans après l’indépendance, la Tunisie se cherche toujours » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/20/68-ans-apres-lindependance-la-tunisie-se-cherche-toujours/embed/#?secret=b8k8GBnXhr#?secret=0YvHs4P60B" data-secret="0YvHs4P60B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/21/google-doodle-celebre-la-fete-nationale-tunisienne-a-notre-place/">Google Doodle célèbre la fête nationale tunisienne à notre place</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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