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	<title>Archives des instabilité politique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des instabilité politique - Kapitalis</title>
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		<title>La Tunisie fête l’évacuation du dernier soldat français &#124; Au nom du Père ! </title>
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		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 09:51:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque 15 octobre, la Tunisie célèbre le départ du dernier soldat français. Mais au fond, qu’a-t-on vraiment évacué ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/15/la-tunisie-fete-levacuation-du-dernier-soldat-francais-au-nom-du-pere/">La Tunisie fête l’évacuation du dernier soldat français | Au nom du Père ! </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Chaque 15 octobre, la Tunisie célèbre le départ du dernier soldat français. Mais au fond, qu’a-t-on vraiment évacué ? Les corps sont partis, oui. Mais les symboles, eux, sont restés. Car l’indépendance politique ne suffit pas lorsqu’elle ne s’accompagne pas d’une indépendance psychique et symbolique. </em></strong><em>(Ph. Jeune Afrique)</em>.</p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong> *</p>



<span id="more-17671421"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Nous avons hérité d’un État moderne, sans acquérir une conscience moderne.&nbsp;Des institutions rationnelles, sans le travail d’introjection nécessaire pour les habiter.&nbsp;Nous avons adopté la forme, sans toujours en intégrer le sens.&nbsp;</p>



<p>Le colonialisme a profondément marqué notre psyché collective. Il a d’abord instauré une dépendance à une autorité extérieure,&nbsp;puis laissé un vide symbolique lors de son retrait.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le père fondateur et la dette symbolique&nbsp;</h2>



<p>Depuis Habib Bourguiba, notre père fondateur, la Tunisie vit dans une relation ambivalente à l’autorité.&nbsp;Le père a protégé, éduqué, éclairé — mais aussi infantilisé.&nbsp;</p>



<p>L’État s’est bâti sur un modèle vertical, patriarcal,&nbsp;où la parole descendait d’en haut et la reconnaissance remontait d’en bas.&nbsp;Et quand ce père est tombé, le peuple s’est retrouvé orphelin symbolique :&nbsp;la liberté est venue, mais avec elle, l’angoisse.&nbsp;Cette angoisse n’est pas qu’émotive, elle est psychopolitique.&nbsp;Elle s’exprime dans nos institutions fragiles, nos colères sans objet, nos dépendances sociales,&nbsp;notre difficulté à croire en l’avenir.&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, plus d’un tiers des Tunisiens présentent des symptômes anxieux ou dépressifs.&nbsp;L’instabilité politique, la perte de repères symboliques et l’incertitude économique&nbsp;forment une boucle anxiogène :&nbsp;plus la Loi chancelle, plus le psychisme collectif se délite.&nbsp;</p>



<p>Nous parlons d’indépendance, mais que signifie être libre&nbsp;quand le cadre symbolique reste celui du père autoritaire ?&nbsp;</p>



<p>Depuis Bourguiba, le pouvoir s’est transmis comme une paternité blessée :&nbsp;Ben Ali, le père paranoïaque ; Kaïs Saïed, le père professoral ;&nbsp;entre les deux, des fils égarés cherchant une figure protectrice.&nbsp;</p>



<p>Chaque <em>«assassinat»</em> politique, chaque remaniement précipité,&nbsp;chaque discours contradictoire agit comme un traumatisme symbolique.&nbsp;Ce n’est pas seulement la perte d’un chef,&nbsp;c’est la perte du cadre invisible qui permet de croire que demain sera possible.&nbsp;</p>



<p>La nostalgie du Père — qu’il s’appelle Bourguiba ou autrement —&nbsp;n’est pas simple attachement politique :&nbsp;c’est une tentative psychique de combler la béance symbolique.&nbsp;Mais toute réparation fondée sur une personne, et non sur une Loi intériorisée,&nbsp;demeure fragile.&nbsp;Et si la vraie maturité consistait non pas à tuer le Père,&nbsp;mais à partager sa fonction symbolique —&nbsp;à faire de la Loi un bien commun ?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Anatomie d’une fragmentation&nbsp;</h2>



<p>La Tunisie est un corps.&nbsp;Ses régions sont des organes, ses citoyens des cellules, la Loi son système nerveux.&nbsp;Quand la circulation symbolique s’interrompt, comme depuis quelque temps à Gabès, les organes s’isolent,&nbsp;les cellules s’épuisent, et le corps tombe malade.&nbsp;</p>



<p>Le régionalisme est une inflammation.&nbsp;Chaque organe réclame sa part de sang, sa reconnaissance.&nbsp;Le Nord garde la mémoire, le Sud réclame justice,&nbsp;le Sahel bat trop fort, le Centre respire à peine.&nbsp;Le cœur — l’État — bat encore, mais sans rythme commun.&nbsp;</p>



<p>Dans cette confusion, les cellules s’épuisent : colère, méfiance, fuite, migration.&nbsp;La société de performance s’est engouffrée dans ce vide.&nbsp;Elle court, compare, classe, étouffe.&nbsp;</p>



<p>Chacun veut être la cellule la plus brillante, quitte à oublier le corps qu’il habite.&nbsp;Mais un organe qui se croit autonome finit par dépérir.&nbsp;Une société qui se mesure sans s’unir finit par se dissoudre.&nbsp;</p>



<p>La démocratie ne devrait pas être un régime de compétition,&nbsp;mais une physiologie du lien, où chaque membre contribue à la vitalité du tout,&nbsp;et chaque citoyen devient cellule consciente.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Nom-du-Père collectif&nbsp;</h2>



<p>Le Nom-du-Père, selon Lacan, n’est pas un homme mais une fonction :&nbsp;celle qui donne sens, Loi et limite.&nbsp;Lorsqu’elle est incarnée par un seul individu, elle se fige.&nbsp;Lorsqu’elle est partagée, elle devient vivante.&nbsp;La Tunisie a besoin d’un Nom-du-Père collectif: une autorité claire, contenante, légitime — un État qui relie, non qui domine.&nbsp;Des institutions qui ne surveillent pas, mais transmettent.&nbsp;Une Loi vécue comme un soin, non comme une sanction.&nbsp;</p>



<p>Cette refondation doit commencer dans l’école,&nbsp;en cessant de confondre mémoire et pensée.&nbsp;Dans la famille, en réhabilitant la parole du père sans écraser celle de la mère.&nbsp;Et dans la société, en apprenant à être non pas obéissants, mais responsables.&nbsp;</p>



<p>La stabilité politique n’est pas qu’une affaire d’institutions :&nbsp;c’est une forme de santé mentale collective.&nbsp;Une société qui reconnaît ses blessures devient capable de créer.&nbsp;À l’inverse, une nation qui refoule son histoire répète ses traumatismes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La menace de la Machine </h2>



<p>Gouverner, c’est voir.&nbsp;Michel Foucault l’a montré : le pouvoir commence par un regard.&nbsp;</p>



<p>En 2005, à Tunis, le&nbsp;Sommet mondial de la société de l’information célébrait l’ère numérique.&nbsp;Sous les slogans de transparence et de progrès,&nbsp;une autre forme de pouvoir s’installait : le Surmoi technologique.&nbsp;Le Père ne parlait plus — il calculait et&nbsp;le panoptique devenait intime.&nbsp;C’est là que se rejoue le cauchemar qu’Orwell avait pressenti dans son roman <em>‘‘1984’’</em>.&nbsp;Non pas la tyrannie du bâton, mais celle de la transparence absolue.&nbsp;Non plus <em>«Big Brother»</em>, mais <em>«Every Brother»</em> :&nbsp;chacun devenant l’œil de l’autre, surveillant par amour, partageant par réflexe, trahissant par fatigue.&nbsp;</p>



<p>Le totalitarisme n’a plus besoin de murs ni de prisons :&nbsp;il se déploie dans la promesse de connexion et le confort de la prévision.&nbsp;Orwell l’avait compris : le contrôle le plus efficace n’est pas celui qu’on subit,&nbsp;mais celui qu’on finit par désirer.&nbsp;</p>



<p>Nous avons troqué la peur du Père contre la sécurité de la Machine.&nbsp;Le pouvoir ne punit plus : il suggère.&nbsp;Il ne censure plus : il optimise.&nbsp;Et c’est ainsi qu’il devient total — parce qu’il se croit bienveillant.&nbsp;</p>



<p>Le regard humain, saturé d’écran, risque d’oublier ce qu’il voit.&nbsp;Et si, derrière le code, se cachait le même vieux Père —&nbsp;désincarné, mais toujours présent —&nbsp;celui qui veut notre bien au point de nous priver du mystère ?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’évacuation intérieure&nbsp;</h2>



<p>Le 15 octobre 1963, les troupes françaises quittaient Bizerte.&nbsp;Le 15 octobre 2025, il reste à évacuer la peur de penser par nous-mêmes.&nbsp;L’indépendance politique fut une victoire du corps.&nbsp;L’indépendance symbolique sera une victoire de l’esprit.&nbsp;</p>



<p>Le 15 octobre ne devrait pas seulement commémorer le départ d’une armée,&nbsp;mais l’évacuation du père intérieur,&nbsp;celui qui habite encore nos institutions, nos écoles, nos familles.&nbsp;Ce jour-là, nous pourrons dire que l’évacuation a eu lieu —&nbsp;non pas seulement dans les ports, mais dans nos inconscients.&nbsp;</p>



<p>La Tunisie ne cherche pas un nouveau Père.&nbsp;Elle cherche un regard partagé,&nbsp;où la Loi n’est plus imposée mais comprise,&nbsp;où la liberté n’est plus réclamée mais vécue.&nbsp;</p>



<p><em>Nous avons libéré la terre.&nbsp;Il nous reste à libérer le regard.&nbsp;</em></p>



<p>* <em>Psychothérapeute, psychanalyste.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/15/la-tunisie-fete-levacuation-du-dernier-soldat-francais-au-nom-du-pere/">La Tunisie fête l’évacuation du dernier soldat français | Au nom du Père ! </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Être ou ne pas être chef de gouvernement en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/etre-ou-ne-pas-etre-chef-de-gouvernement-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 07:02:59 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité]]></category>
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		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rotation effrénée des Premiers ministres en Tunisie ne rassure ni l’économie, ni la société. Est-ce un indicateur d’instabilité</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/etre-ou-ne-pas-etre-chef-de-gouvernement-en-tunisie/">Être ou ne pas être chef de gouvernement en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président Kais Saïed a nommé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/tunisie-sarra-zaafrani-zenzeri-etrenne-ses-nouvelles-fonctions/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sarra Zaafrani Zenzeri </a>comme 4<sup>e</sup> chef de gouvernement, depuis 2021, et 11<sup>e</sup> depuis 2011, date de la Révolte du Jasmin en Tunisie. Une espérance de vie politique moyenne de seulement 15 mois pour chacun. Une rotation effrénée et qui ne rassure ni l’économie, ni la société. Est-ce un indicateur d’instabilité ? Est-ce un corrélât d’une inefficacité chronique au niveau gouvernemental?</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-15964272"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Plusieurs questions se posent et plusieurs enjeux s’imposent dans le contexte d’une crise économique et monétaire sans précédent. Une crise économique qui secoue le sens du travail, qui vampirise l’investissement et qui enfonce le pays dans la dette et la stagflation.</p>



<p>Être chef de gouvernement est un métier qui ne s’improvise pas. C’est un métier politique que ceux et celles qui n’ont pas assumé une vie politique active et engagée ne peuvent pas exercer de façon efficace.</p>



<p>En Tunisie, on a tendance à négliger la complexité de la fonction et à sous-estimer les compétences liées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Être ou ne pas être chef de gouvernement</h2>



<p>Être chef de gouvernement, c’est un métier complexe et jonché de difficultés et d’imprévus. Il faut convaincre par un leadership assumé et efficace, pour pouvoir communiquer et mobiliser les parties prenantes (pouvoirs, ministères, régions, etc.). Et il faut comprendre les mécanismes de l’État, et les rouages macroéconomiques de l’économie nationale et de ses interdépendances avec les pays étrangers et les organismes internationaux.</p>



<p>On doit avoir une compréhension des concepts économiques clefs et de leur impact sur le niveau de vie des citoyens et sur les processus de la création de la richesse.</p>



<p>Multiplier les changements du chef de gouvernement a été un sport national pour l’ère post-2011. On préfère limoger le chef de gouvernement que de remettre en question les politiques publiques qui de facto n’ont pas fonctionné efficacement, parce qu’elles ont été mal conçues ou mal-implantées, ou les deux à la fois.</p>



<p>On enseigne à nos étudiants en sciences politiques et en sciences économiques qu’il faut détenir une expérience politique et une expertise technique pour pouvoir fixer de manière réaliste les bonnes priorités et pour faire tourner l’État, en créant la richesse et pas l’inverse.</p>



<p>Il faut au moins 9 mois pour maîtriser tous les mécanismes et les rouages de l’État, quand on occupe le poste de ministre, et un peu plus pour occuper efficacement celui de Premier ministre.</p>



<p>Durant l’ère de Ben Ali ou de Bourguiba (50 ans), les 8 premiers ministres duraient dans leur poste plusieurs années, peut-être un peu trop. Ils étaient tous des hommes et de la région de Monastir et environs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vision programme et agendas </h2>



<p>Dans les régimes démocratiques, on ne change pas de chef de gouvernement sur un coup de tête, sans évaluation et sans consultation crédible (élections ou vote parlementaire). On ne prend pas le risque de brouiller en un rien de temps, les repères du fonctionnement économiques et les cibles visées par une équipe dirigée par un chef de gouvernement.</p>



<p>L’économie n’aime pas l’instabilité politique, hait les incertitudes et peut sanctionner toutes les mauvaises décisions, par des fuites de capitaux, atrophie des investissements, ou même contraction de l’emploi et de la croissance.</p>



<p>Dans les régimes démocratiques, on évalue les performances de chaque gouvernement, par des évaluations de politiques (domaine de recherche en sciences sociales); on mesure le niveau de confiance populaire à l’égard des gouvernements et des élites.</p>



<p>La confiance compte en politique publique et le citoyen a son mot à dire, durant ces moments clefs. Elle constitue le principal carburant de la vie politique, et le principal propulseur de l’économie.</p>



<p>Le changement de chef de gouvernement constitue un moment clef pour changer de vision, instaurer un nouveau momentum et dessiner un nouvel agenda.</p>



<p>La nomination de la nouvelle chef de gouvernement, à qui on souhaite tout le succès dans ses nouvelles fonctions, doit être assortie de transparence et de vision, quant aux priorités et à l’agenda gouvernemental dans le court terme.</p>



<p>L’économie tunisienne est à la peine, et les tensions sociopolitiques sont nombreuses et parfois explosives. Notre économie est handicapée par une productivité qui recule sans cesse et une politique monétaire qui vampirise l’investissement, la libre concurrence entre les opérateurs économiques.</p>



<p>Sans un vrai programme économique mobilisateur et sans une révision structurelle de la politique monétaire, on ne peut rien faire de différent et de concluant.</p>



<p>La marge de manœuvre gouvernementale est tributaire de la relance de la croissance, de la création d’emplois, du retour de l’investissement, et ultimement de la restauration de la confiance envers l’État dans son ensemble et ses institutions officielles ou informelles.</p>



<p>Les chiffres actuels indiquent que 2 à 3 citoyens sur 4 ne font pas du tout confiance aux principales institutions de l’État (administration, gouvernement, banque, parlement). Ces données viennent de la World Value Survey (2022).</p>



<p>La nouvelle cheffe de gouvernement doit restaurer la confiance du citoyen. Elle doit aussi nous afficher clairement sa vision, ses priorités et les changements à introduire pour faire autrement, et obtenir les résultats que ses prédécesseurs n’ont pas pu réaliser.</p>



<p>On n’obtient pas des résultats différents en faisant toujours les mêmes erreurs.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur :</em></strong> <strong><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZW5MSRuuvWD-OikpOL45Nu7W7vxh68GwuI3jCtiXsS6WjpntCRaCJ_HhaLn3uW" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisia, E4T</a></strong>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3UsedkWX9h"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/tunisie-sarra-zaafrani-zenzeri-etrenne-ses-nouvelles-fonctions/">Tunisie | Sarra Zaafrani Zenzeri étrenne ses nouvelles fonctions</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Sarra Zaafrani Zenzeri étrenne ses nouvelles fonctions » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/tunisie-sarra-zaafrani-zenzeri-etrenne-ses-nouvelles-fonctions/embed/#?secret=tpT6jl3svX#?secret=3UsedkWX9h" data-secret="3UsedkWX9h" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/etre-ou-ne-pas-etre-chef-de-gouvernement-en-tunisie/">Être ou ne pas être chef de gouvernement en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : la crise économique aggravée par l’instabilité politique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/27/tunisie-la-crise-economique-aggravee-par-linstabilite-politique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Jul 2022 09:32:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un scénario où le rythme actuel de détérioration de la situation économique et financière se poursuit, il est probable que la Tunisie fasse défaut sur sa dette au cours de l'année prochaine.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/27/tunisie-la-crise-economique-aggravee-par-linstabilite-politique/">Tunisie : la crise économique aggravée par l’instabilité politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un scénario où le rythme actuel de détérioration de la situation économique et financière se poursuit, il est probable que la Tunisie fasse défaut sur sa dette au cours de l&rsquo;année prochaine. Et le pire n’est pas à écarter, eu égard l’inconscience, l’incompétence et l’irresponsabilité dont fait preuve aujourd’hui la tête de l’exécutif, complètement sourd aux exigences économiques.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amine Ben Gamra</strong> *</p>



<span id="more-2540562"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Amine-Ben-Gamra-1.jpg" alt="" class="wp-image-387692"/></figure></div>


<p>A l’annonce du limogeage du gouvernement et du gel des travaux de l’Assemblée, dans la nuit du 25 juillet 2021, dans le cadre des<em> «mesures exceptionnelles»</em> annoncées par le président de la république Kaïs Saïed, les Tunisien(ne)s ont réagi avec un mélange de mépris et d’incrédulité, mépris pour les dirigeants politiques au pouvoir ainsi balayés  et incrédulité vis-à-vis du bonheur promis au peuple qui veut.</p>



<p>Ce soir-là, il y avait autant de monde dans les rues des villes et villages dans toute la Tunisie que le jour où Ben Ali a fui le pays, onze ans plus tôt, le 14 janvier 2011, pour exprimer leur soutien à un président de la république dont la position morale forte contre une classe politique corrompue est appréciée par toutes les classes, générations et régions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que de temps perdu&nbsp;! &nbsp;</h2>



<p>Un an après, nous traversons toujours en Tunisie une période d’incertitude avec une économie bousculée par une pandémie sans précédent et des tensions géopolitiques nées notamment par la crise de l’énergie provoquée par la guerre en Ukraine. Une crise venant s’ajouter à une autre, ravageant des vies humaines, ralentissant la croissance et poussant l’inflation à la hausse. Cette inflation galopante et la hausse des taux d’intérêt qui en découle, associées à la crise énergétique, alimentaire et sanitaire font peser de graves menaces sur l’économie nationale, alors qu’on perd un temps précieux à mettre en œuvre une réforme constitutionnelle contestable et contestée par des pans entiers de la société.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RUQ92AnynM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/26/tunisie-une-nouvelle-constitution-et-apres-2/">Tunisie : une nouvelle Constitution, et après ?  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : une nouvelle Constitution, et après ?   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/26/tunisie-une-nouvelle-constitution-et-apres-2/embed/#?secret=XCNrGTC9BO#?secret=RUQ92AnynM" data-secret="RUQ92AnynM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Pire encore, sans réformes structurelles pour essayer d’inverser la tendance, la trajectoire de l’endettement de la Tunisie risque de devenir insoutenable. La dette publique est passée de 74,2% du PIB en 2019 à 89,7% en 2020, et devrait atteindre 90,2% en 2021 et plus en 2022, puisque rien n’est fait pour stopper cette tendance et qu’au contraire, tout est fait pour la renforcer, avec les négociations en cours pour un nouveau prêt du FMI, alors que le dollar flambe, que le dinar pique du nez et que l’encours de la dette atteint des sommets inédits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’horizon économique s’assombrit</h2>



<p>Pour ne rien arranger, la Tunisie fait face à de très grandes difficultés pour emprunter et financer ses besoins, d’autant qu’elle dégage une impression d’instabilité politique qui, n’encourage guère les investisseurs à courir de nouveaux risques, surtout que le pays a vu sa notation souveraine dégradée une dizaine de fois en dix ans pour atteindre aujourd’hui les profondeurs. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>La dégradation de la situation sociale s’est poursuivie avec un taux de chômage atteignant 18,4% de la population active, le plus haut observé depuis 2011. Avec un déficit budgétaire de près de 10%. Avec, en plus, l&rsquo;une des masses salariales du secteur public les plus élevées au monde, la Tunisie apparaît comme le pays le plus à risque de faire défaut sur sa dette. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wxHmbVUcfU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/25/les-tunisiens-entre-fausses-promesses-et-echecs-cuisants/">Les Tunisiens entre fausses promesses et échecs cuisants</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Tunisiens entre fausses promesses et échecs cuisants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/25/les-tunisiens-entre-fausses-promesses-et-echecs-cuisants/embed/#?secret=O3nfW2WrEy#?secret=wxHmbVUcfU" data-secret="wxHmbVUcfU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p> Dans ces conditions, un accord avec le FMI devient impératif, mais difficile à obtenir en raison de l’incertitude politique régnant dans le pays où le président de la république Kaïs Saïed, au lieu de se pencher sur  la situation d’une économie gravement malade, n’a qu’un seul souci : continuer à renforcer ses pouvoirs, sachant qu’il contrôle déjà le législatif (en gouvernant par décrets), l’exécutif et le judiciaire, et qu’il a mis la main sur les médias publics où la voix de l’opposition est quasiment absente.   </p>



<p>Dans un scénario où le rythme actuel de détérioration du déficit budgétaire se poursuit, il est probable que la Tunisie fasse défaut sur sa dette au cours de l&rsquo;année prochaine. Et le pire n’est pas à écarter, eu égard l’inconscience, l’incompétence et l’irresponsabilité dont fait preuve aujourd’hui la tête de l’exécutif, complètement sourd aux exigences économiques.</p>



<p>* <em>Expert comptable, commissaire aux comptes, membre de l&rsquo;Ordre des experts comptables de Tunisie.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/27/tunisie-la-crise-economique-aggravee-par-linstabilite-politique/">Tunisie : la crise économique aggravée par l’instabilité politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La BAD prévoit pour la Tunisie une croissance de 2,5% en 2022</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/26/la-bad-prevoit-pour-la-tunisie-une-croissance-de-25-en-2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 May 2022 06:21:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BAD]]></category>
		<category><![CDATA[croissance du PIB]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[déficit du compte courant]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
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		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
		<category><![CDATA[surendettement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La croissance du PIB de la Tunisie devrait atteindre 2,5% en 2022 et 3,2% en 2023, selon un rapport de la BAD sur l'Afrique en 2022.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/26/la-bad-prevoit-pour-la-tunisie-une-croissance-de-25-en-2022/">La BAD prévoit pour la Tunisie une croissance de 2,5% en 2022</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La croissance du PIB de la Tunisie devrait atteindre 2,5% en 2022 et 3,2% en 2023, selon le rapport Perspectives économiques en Afrique 2022, publié lors des assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) mercredi 25 mai 2022, à Accra, au Ghana.</em></strong></p>



<span id="more-972887"></span>



<p>L&rsquo;inflation devrait être plus élevée en 2022 en raison du conflit russo-ukrainien, qui a provoqué une flambée des prix du pétrole et des denrées alimentaires sur les marchés mondiaux, puis baisser en 2023 sur la base d&rsquo;une politique monétaire prudente et d&rsquo;un apaisement des tensions inflationnistes externes, a souligné le rapport.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Instabilité politique et risque élevé de surendettement</h2>



<p>Les projections montrent également une détérioration du déficit budgétaire et du déficit du compte courant en 2022, avant une amélioration en 2023. Cependant, ces perspectives pourraient se détériorer en raison du risque élevé de surendettement, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur les entrées de capitaux et l&rsquo;accès aux marchés extérieurs de financement.</p>



<p><em>«De plus, l&rsquo;instabilité politique et la lenteur des réformes conduisent à la réticence des donateurs à soutenir financièrement le pays… La reprise pourrait également être ralentie par des tensions sociales causées par la hausse des prix dans un contexte économique difficile pour les ménages, par une politique budgétaire restrictive pénalisant davantage les investissements publics, par la perte de confiance des investisseurs privés ou par de nouvelles variantes du Covid-19. La restauration des finances publiques viables, une gestion prudente de la dette et la disponibilité de denrées alimentaires de base à des prix abordables seront nécessaires pour atténuer les risques»,</em> souligne encore le rapport,</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie, 130e sur l&rsquo;indice mondial des risques climatiques</h2>



<p>La Tunisie est 130 sur l&rsquo;indice mondial des risques climatiques (GCRI) 2021, indique aussi le rapport. L&rsquo;impact du changement climatique épuise les ressources en eau et entraîne la perte de biodiversité, la dégradation des côtes et la désertification.</p>



<p>L&rsquo;agriculture, fortement dépendante de l&rsquo;irrégularité des précipitations, est particulièrement vulnérable au stress hydrique. Plus de 3 000 ha de zones côtières urbaines sont menacées d&rsquo;inondation par l&rsquo;élévation du niveau de la mer.</p>



<p>Pourtant, le pays progresse dans la réalisation de l&rsquo;ODD 13 sur l&rsquo;action climatique. Pour amorcer sa transition énergétique, il a lancé le Plan solaire tunisien, qui d&rsquo;ici 2030 vise à réduire l&rsquo;intensité carbone de 41% par rapport à 2010 et à atteindre une part de 30% d&rsquo;énergie renouvelable (EnR) dans le mix énergétique, même si sa mise en œuvre a pris beaucoup de retard et que les moyens actuels du pays ne lui permettent d&rsquo;avoir d&rsquo;aussi grandes ambitions.</p>



<p><em>«Une étude Eau 2050 est en cours et propose des mesures d&rsquo;adaptation aux pénuries d&rsquo;eau. Pourtant, la mobilisation des ressources pour les fonds climatiques a été faible en raison d&rsquo;un manque à la fois du personnel spécialisé dans les ministères et des agences responsables»</em>, indique le rapport.</p>



<p>Les projets en cours au sein de l&rsquo;Agence nationale pour la maîtrise de l&rsquo;énergie (ANME) visent <em>«à doter le pays d&rsquo;instruments basés sur des mécanismes de marché pour lutter contre le changement climatique, tels qu&rsquo;une taxe carbone, des tarifs carbone et des lignes de crédit. Les secteurs du ciment et de l&rsquo;énergie seraient particulièrement appropriés pour tester ces instruments.»</em></p>



<p><strong><em>D&rsquo;après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/26/la-bad-prevoit-pour-la-tunisie-une-croissance-de-25-en-2022/">La BAD prévoit pour la Tunisie une croissance de 2,5% en 2022</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Mechichi, un chef de gouvernement avec rang de chaouch au service des islamistes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/07/mechichi-un-chef-de-gouvernement-avec-rang-de-chaouch-au-service-des-islamistes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Feb 2021 08:28:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Méchichi]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité politique]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Techniquement en faillite budgétaire, l’État tunisien subit le comeback des chaouchs : ces fonctionnaires larbins aux ordres de commanditaires politiques et qui se trouvent subitement avec plein pouvoir. Hichem Méchichi, le 4e chef de gouvernement depuis 12 mois, est fonctionnaire sans feuille de route, un bureaucrate de la vieille école, jamais élu, est devenu de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/07/mechichi-un-chef-de-gouvernement-avec-rang-de-chaouch-au-service-des-islamistes/">Mechichi, un chef de gouvernement avec rang de chaouch au service des islamistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/mechichi-ghannouchi.jpg" alt="" class="wp-image-314480"/><figcaption><em>Le majordome prend ses instructions auprès de son maître. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Techniquement en faillite budgétaire, l’État tunisien subit le comeback des chaouchs : ces fonctionnaires larbins aux ordres de commanditaires politiques et qui se trouvent subitement avec plein pouvoir. Hichem Méchichi, le 4e chef de gouvernement depuis 12 mois, est fonctionnaire sans feuille de route, un bureaucrate de la vieille école, jamais élu, est devenu de facto Premier ministre avec rang de chaouch auprès de</em></strong><em><strong> Rached Ghannouchi,</strong></em><strong><em> le chef du parti religieux en Tunisie. Pour sortir l’économie de son impasse, pour sauver la révolte du Jasmin, la Tunisie a besoin de leaders transformateurs et pas de chaouchs majordomes. Décryptage…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D.</p>



<span id="more-335280"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Remaniement ministériel improductif, mais pas seulement! Un remaniement bloqué pour soupçon de corruption et qui rend le cabinet ministériel complètement inopérant. C’est le même Hichem Méchichi qui, par avidité de pouvoir, a fait muer son gouvernement censé être technocratique, vers un gouvernement ni-ni : ni technocratique, ni partisan.</p>



<p>En cause, un plan malsain : sortir certains ministres qui ne font pas l’affaire des partis religieux dominants au parlement et dont les affaires pénales et criminelles sont sulfureuses et se multiplient à vue d’œil.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un booster de la crise actuelle</h3>



<p>Quelle mouche l’a piqué? Méchichi, ce quadragénaire néophyte en politique s’est aplati et s’est mis à la solde de ces pouvoirs religieux, pour notamment désigner de nouveaux ministres au sein des départements de l’Intérieur et de la Justice. Pas difficile à comprendre, la manœuvre est pour bâillonner et pour réprimer les voix dissonantes et pour protéger le pouvoir des religieux et islamistes au pouvoir.</p>



<p>Une manigance? Certainement et pour cause : il est plus facile de changer de gouvernements et de ministres que de changer de politiques publiques. C’est plus facile de remuer des slogans et de gesticuler avec des promesses tenues par des novices en politique, que d’élaborer des bilans rigoureux, que de concevoir des réformes crédibles avec des objectifs et instruments dédiés.</p>



<p>Les changements de gouvernement et les remaniements de ministres et PDG en Tunisie post-2011 constituent un écran de fumée pour placer les «copains» à des postes clefs et détourner les regards de la paupérisation du pays, avec le retour exponentiel de l’analphabétisme et des maladies d’antan.</p>



<p>Dans ces interminables remaniements ministériels, les divers cérémonies et protocoles pervers au sein du parlement, constituent une occasion en or pour mettre en scène plusieurs députés girouettes et sans vision économique structurée, et qui adorent discutailler, pinailler et gesticuler… sans se rendre compte que leurs discussions sont stériles et insensées pour le commun des mortels en Tunisie.</p>



<p>Lors de ces toxiques débats au parlement, on parle de tout sauf des véritables enjeux: programmes d’actions, évaluation des résultats, détermination des objectifs, consensus sur les urgences, modalités de financements et autres éléments clefs requis pour mettre en œuvre des politiques quicréent la richesse et qui mettent de l’argent frais dans la poche des citoyens.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un négationniste du marasme économique actuel</h3>



<p>Mechichi ne semble pas comprendre que l’économie n’aime pas l’instabilité politique. Il n’a probablement pas la compétence requise pour comprendre l’ampleur des problèmes économiques vécus par les Tunisiennes et les Tunisiens.</p>



<p>Sept indicateurs résument les impacts économiques de ces incessants remaniements ministériels. Le revenu per capita a chuté de 34% entre 2011 et 2021 ($US constant). Pendant la même décennie, le dinar a perdu 45% de sa valeur face aux devises fortes, la dette publique a triplé, passant de 39% du PIB à 112% (État et sociétés publiques).</p>



<p>L’investissement a été divisé par trois, passant de 26% du PIB en 2008, à 8% du PIB en 2020. Face au gonflement de la taille de l’État et de la bureaucratie, consommateurs, investisseurs et opérateurs économiques se réfugient dans le marché informel (45% des employés recensés).</p>



<p>L’indice de la production industrielle a perdu plus 25% en 10 ans, sacrifiant les niches productives ayant une plus forte valeur ajoutée et ayant longtemps permis de renflouer la balance commerciale.</p>



<p>La pauvreté avance au lieu de reculer, l’analphabétisme augmente de façon exponentielle avec presque 150.000 jeunes (15% de ceux en âge de scolarisation) qui décrochent de l’école annuellement. Les élites claquent la porte, annuellement plus de 900 médecins et plus de 2000 ingénieurs et universitaires quittent le pays.</p>



<p>Étant perçus comme un partage du gâteau, les remaniements ministériels enveniment les conflits et alimentent la discorde entre les élites et entre les partis politiques. Ces discordes débouchent souvent sur des violences et des contestations dans la rue. Plus de 800 contestations publiques recensées, rien que pour 2020 (2 à 3 par jour). Et si rien n’est fait, de telles contestations entre partis politiques, entre clans et entre <em>«tribus» </em>peuvent amener la Tunisie, et très prochainement vers une guerre civile, comme en Libye voisine, comme en Syrie, comme au Yémen, comme au Mali, etc.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un majordome et pas plus !</h3>



<p>Ce chef de gouvernement cumule les pouvoirs d’un ministre de l’Intérieur (par intérim) et les pouvoirs du chef de gouvernement ne fait rien pour apaiser le climat politique, pire il envoie sa police répressive bastonner les manifestations des mécontents et des manifestants qui demander justice pour les meurtres de démocrates assassinés en Tunisie post-2011. Des meurtres attribués au parti religieux intégriste.</p>



<p>Méchichi ne se rend pas compte que la crise économique a besoin de politiques de réformes et de leadership transformationnel et d’une loyauté au peuple et pas aux lobbies et groupes de pression.</p>



<p>Il met de l’huile sur le feu des contestations, ajoutant plus d’instabilité gouvernementale et plus de chaos politique lié ne favorisent pas l’émergence d’une économie prospère! Un contexte qui ne fait rien pour créer un climat de confiance et d’apaisement propices pour les investissements et la productivité. L’instabilité gouvernementale actuelle attise le feu de l’inefficacité économique.</p>



<p>Peut-il comprendre que l’instabilité gouvernementale actuelle imprime une incertitude sur les politiques économiques (fiscales, monétaires, sécuritaires, etc.), nourrissant les anticipations négatives des agents économiques averses aux risques, et poussant les investisseurs à retarder sine die leurs décisions créatrices d’emplois. Et ce méfait se manifeste par la fuite des capitaux et par la désertion des cerveaux vers des pays plus stables politiquement, ralentissant ainsi la croissance économique. Plus de 2.900 personnes hautement qualifiées quittent le pays annuellement. Les investisseurs expatrient l’équivalent de 5% du PIB pour les investir ailleurs dans le monde, notamment en France, au Canada.</p>



<p>La jeunesse tunisienne est désenchantée et furieuse contre ces chefs de gouvernement créés ex-nihilo par ces partis politiques immatures et qui se dopent par une dette toxique et improductive.</p>



<p>Qui l’aurait cru, 10 ans après la Révolte du Jasmin, la Tunisie se trouve prise en otage par ce genre de chefs de gouvernements prêts à tout pour se maintenir au pouvoir. Un comeback, des chaouchs : ces majordomes sans programme, sans vision… rien d’autre que la soumission aveugle à des pouvoirs tacites et souvent peu patriotes. La Tunisie a besoin de leaders transformationnels pour créer de la prospérité et du bien-être collectif.</p>



<p>La Tunisie mérite mieux et elle grouille de compétences capables d’assumer le leadership requis pour relever les défis économiques et politiques du pays.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



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</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yKGlqL8T8Y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/26/tunisie-mechichi-un-autre-remaniement-pour-casser-davantage-leconomie/">Tunisie : Méchichi, un autre remaniement pour casser davantage l’économie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Méchichi, un autre remaniement pour casser davantage l’économie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/26/tunisie-mechichi-un-autre-remaniement-pour-casser-davantage-leconomie/embed/#?secret=92W5XI1Cmu#?secret=yKGlqL8T8Y" data-secret="yKGlqL8T8Y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fcKfL27IXP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/19/tunisie-pourquoi-ce-remaniement-est-contre-productif/">Tunisie : pourquoi ce remaniement est contre-productif ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : pourquoi ce remaniement est contre-productif ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/19/tunisie-pourquoi-ce-remaniement-est-contre-productif/embed/#?secret=LcxZ3uQurZ#?secret=fcKfL27IXP" data-secret="fcKfL27IXP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/07/mechichi-un-chef-de-gouvernement-avec-rang-de-chaouch-au-service-des-islamistes/">Mechichi, un chef de gouvernement avec rang de chaouch au service des islamistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : contraintes structurelles persistantes et incertitude politique ambiante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2020 07:23:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
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		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité politique]]></category>
		<category><![CDATA[Perspectives économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le dernier rapport de la Banque mondiale consacrée à la situation et aux perspectives de la Tunisie, publié en ce mois d’octobre 2020, «la fragmentation de l’environnement politique, l’insuffisance des ressources budgétaires et la pression sociale exercée de plus en plus par une population frustrée laissent entrevoir une marge de manœuvre limitée» pour le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/28/tunisie-contraintes-structurelles-persistantes-et-incertitude-politique-ambiante/">Tunisie : contraintes structurelles persistantes et incertitude politique ambiante</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Tunisie-Banque-mondiale.jpg" alt="" class="wp-image-322349"/></figure>



<p><strong><em>Selon le dernier rapport de la Banque mondiale consacrée à la situation et aux perspectives de la Tunisie, publié en ce mois d’octobre 2020, «la fragmentation de l’environnement politique, l’insuffisance des ressources budgétaires et la pression sociale exercée de plus en plus par une population frustrée laissent entrevoir une marge de manœuvre limitée» pour le gouvernement Mechichi. Nous reproduisons ci-dessous ce rapport très alarmiste.</em></strong></p>



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<p>Après avoir réussi à circonscrire la première vague de Covid-19, la Tunisie a connu vers la mi-2020 un fort ralentissement de la croissance, de l’emploi et des recettes budgétaires qui a rendu l’ampleur du choc plus perceptible. Les perspectives économiques pour 2020 se sont dégradées depuis les dernières prévisions. Dans l’intervalle, une deuxième vague d’infections et de nouvelles turbulences sur le front politique génèrent plus d’incertitudes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Faits marquants et défis</h3>



<p>La pandémie survient à un moment de grande fragilité dans l’histoire de l’économie tunisienne. En raison de l’instabilité politique qui persiste depuis la révolution, le pays peine à regagner la confiance des investisseurs, de sorte que la croissance du PIB n’a été que de 1,5 % en moyenne entre 2011 et 2019.</p>



<p>La croissance repose désormais de plus en plus sur la consommation tandis que les investissements et les exportations restent nettement inférieurs à leurs niveaux respectifs d’avant la révolution et le chômage demeure obstinément élevé à 15 %.</p>



<p>Pendant que la croissance marquait le pas, le contrat social qui considère le secteur public comme une source d’emplois et un garant de l’accessibilité financière a conduit à la détérioration du contexte budgétaire sous le poids d’une masse salariale publique considérable et des subventions aux prix à la consommation.</p>



<p>Les autorités tunisiennes ont bien géré la première vague de la pandémie, évitant qu’elle se propage à grande échelle en imposant très tôt un confinement strict. Elle a ainsi pu lever toutes les mesures de confinement et rouvrir les frontières dès début juillet. Cependant, une nouvelle vague d’infections est apparue, qui dépasse la première en gravité. À titre d’exemple, 477 nouvelles infections ont été enregistrées le 14 septembre, contre un pic de 61 cas en avril. Les cas sont principalement concentrés dans des groupes déterminés. La gestion de la crise tient à la recherche de contacts et à des confinements localisés, mais les mesures de distanciation sociale limitées entravent le respect du confinement.</p>



<p>Un autre défi majeur concerne la capacité de reconstruire l’économie après ce choc. La fragmentation de l’environnement politique, l’insuffisance des ressources budgétaires et la pression sociale exercée de plus en plus par une population frustrée laissent entrevoir une marge de manœuvre limitée.</p>



<p>Pourtant, les réformes dont le pays a besoin pour améliorer sa situation budgétaire, restaurer la confiance des investisseurs et accroître sa productivité sont plus urgentes que jamais.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Évolutions récentes</h3>



<p>La pandémie a un impact plus lourd qu’initialement prévu. Le confinement a affaibli l’offre et la demande intérieures, entraînant une contraction du PIB de 21% (en glissement annuel) au deuxième trimestre. Dans le même temps, la réduction de la demande extérieure et les restrictions de voyage ont fait baisser les recettes touristiques de 47% ainsi que les exportations de produits mécaniques et électriques et de textiles (qui sont les principales exportations manufacturières de la Tunisie) de 27% vers la mi-2020, en glissement annuel.</p>



<p>D’autres facteurs influent également sur la croissance cette année. De nouveaux bouleversements politiques provoqués par la démission du gouvernement d’Elyes Fakhfakh formé récemment ont plongé le pays dans une plus grande incertitude, et les interruptions de travail plombent la production minière.</p>



<p>Pris ensemble, ces facteurs devraient contribuer à un ralentissement de l’économie de 9,2% en 2020, ce qui représente une baisse par rapport aux premières prévisions de -4 % en lien avec la Covid. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que le chômage soit passé de 15 à 18% au deuxième trimestre de l’année, un niveau atteint pour la dernière fois pendant la révolution de 2011. La pauvreté et la vulnérabilité devraient augmenter et inverser la tendance à la réduction rapide de la pauvreté observée ces dernières années.</p>



<p>Les témoignages recueillis dans le cadre d’une série d’entretiens téléphoniques menés conjointement par l’Institut national de la statistique (INS) et la Banque mondiale semblent indiquer que la pandémie a modifié les habitudes alimentaires. En effet, les ménages les plus pauvres ont réduit leur consommation alimentaire ou commencé à consommer des aliments moins appréciés. Pour faire face à la hausse des prix des denrées alimentaires ou compenser les pertes d’emplois, les ménages ont puisé dans leurs économies, reçu de l’aide ou emprunté de l’argent à des proches et différé le paiement de leurs obligations.</p>



<p>En 2020, l’extrême pauvreté mesurée sur la base du seuil de pauvreté international de 1,9 dollar en PPA restera inférieure à 1 %, tandis que la pauvreté mesurée sur la base d’un seuil de 3,2 dollars en PPA devrait augmenter d’environ 1,3 point de pourcentage, passant de 2,9 à 4,2 %. En outre, le pourcentage de la population susceptible de basculer dans la pauvreté devrait croître en 2020. L’utilisation d’un seuil de dépenses de 5,5 dollars en PPA ferait grimper le nombre de pauvres et de personnes exposées à la pauvreté, qui passerait de 16,6 à 22 % de la population totale.</p>



<p>D’après les prévisions, le déficit du compte courant reste élevé, s’établissant à 7,1% du PIB en 2020. Il s’agit cependant d’une amélioration par rapport aux 8,8% de 2019, les importations diminuant plus vite que les exportations. Ces facteurs sont de nature à soutenir l’accroissement continu des réserves de change, qui couvraient 142 jours d’importations en août (contre 95 jours un an plus tôt).</p>



<p>En revanche, le déficit budgétaire a été aggravé par une baisse de 11 % des recettes en milieu d’année, qui fait écho au ralentissement de l’activité économique et aux mesures de report d’impôts. La masse salariale a augmenté de 14% à la mi-2020, ajoutant aux pressions sur les dépenses et signalant l’absence de progrès dans la maîtrise du fichier solde de l&rsquo;État.</p>



<p>Ces développements accroissent la vulnérabilité liée à la dette : on prévoit en effet que la dette publique devrait passer de 72,2% du PIB en 2019 à un pic de 86,6% du PIB en 2020, ce qui est nettement supérieur à l’indice de référence du fardeau de la dette des marchés émergents établi à 70% du PIB.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives</h3>



<p>Après une contraction anticipée de 9,2% en 2020, la croissance devrait temporairement s’accélérer pour s’établir autour de 6% à mesure que les effets de la pandémie s’estompent. Cependant, après cette brève embellie, la trajectoire de la croissance devrait revenir à un rythme plus modéré d’environ 2 %.</p>



<p>Dans ce contexte, le déficit du compte courant devrait rétrécir en même temps que les industries d’exportation remontent la pente. Cette amélioration se produirait à pas lents, compte tenu des contraintes structurelles persistantes et de l’incertitude politique ambiante.</p>



<p>Le déficit budgétaire quant à lui devrait se creuser pour atteindre 8,1% du PIB en 2020, avant de diminuer progressivement jusqu’à 4,5 % d’ici 2022, au regard des risques baissiers liés à une masse salariale croissante.</p>



<p>Les perspectives de réformes pour soutenir la reprise s’annoncent difficiles. La population étant déjà mise à rude épreuve par ce choc sans précédent, il y a peu de marge de manœuvre pour améliorer les perspectives budgétaires en réduisant la masse salariale et les subventions non ciblées.</p>



<p>Des réformes structurelles visant à améliorer les performances des entreprises publiques, à accroître la contestabilité des marchés et à lutter contre la corruption sont de plus en plus nécessaires, mais elles dépendront de la capacité du nouveau gouvernement de technocrates formé en septembre 2020 par Hichem Mechichi à dégager un consensus sur la mise en œuvre des réformes nécessaires.</p>



<p>Les risques pour la sécurité constituent une autre préoccupation pour l’avenir, compte tenu des incidents ponctuels (dont le plus récent remonte au 6 septembre) qui entravent les perspectives de reprise du tourisme. Après avoir accusé une augmentation en 2020, la pauvreté devrait commencer à diminuer à partir de 2021, bien que lentement.</p>



<h4 class="has-text-align-center wp-block-heading"><em>Les faits saillants du rapport :</em></h4>



<p><em>1- la contraction prévue pour 2020 est -9,2% ;<br>2- une récession qui fait augmenter le taux de chômage à plus de 18% ;<br>3- la dette atteindra 86,6% du Pib, ce qui est au-delà de la moyenne de 71% pour les pays comparables;<br>4- la baisse des recettes fiscales de 11% et l augmentation de 14% de la masse salariale creusent le déficit budgétaire et aggrave la vulnérabilité de l’État;<br>5- désormais, l’économie est maintenue à flot par la consommation, et plus par l’investissement qui est plombé par le contexte qui n’attire plus les investisseurs&#8230;<br>Le tourisme a perdu 47% de ses recettes!<br>6- le gouvernement doit créer un consensus politique autour des réformes économiques à mener en urgence&#8230; dont les principales sont liées aux dysfonctionnements de l’Etat&#8230; et aux rétablissements des équilibres macro- économiques.</em></p>
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