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	<title>Archives des investissement - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des investissement - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Vers un marketing territorial pour l’investissement à Bizerte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 06:22:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[Conect]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Sahli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Bizerte se mobilise pour l’investissement : vers un nouveau marketing territorial» est le thème d'une rencontre organisée par Conect. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/13/vers-un-marketing-territorial-pour-linvestissement-a-bizerte/">Vers un marketing territorial pour l’investissement à Bizerte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le cadre de ses efforts pour renforcer l’attractivité économique de la région de Bizerte et promouvoir l’investissement productif,&nbsp;la&nbsp;Conect Bizerte,&nbsp;présidée par Lotfi Sahli, organise une rencontre-débat sur le thème :&nbsp;«Bizerte se mobilise pour l’investissement : vers un nouveau marketing territorial», et ce, le jeudi 18 juin 2026, à l’hôtel El Andalucia à Bizerte.</em></strong></p>



<span id="more-18925054"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre, organisée en collaboration avec&nbsp;comité régional de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens&nbsp;(OIT) et&nbsp;la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est, vise à créer un espace de dialogue et d’échange entre les principaux décideurs, investisseurs et acteurs économiques, partager les expériences et confronter les visions pour contribuer à l’émergence de solutions concrètes visant à rendre l’environnement d’investissement à Bizerte plus attractif et compétitif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une présentation institutionnelle mettra en avant les opportunités d’investissement à Bizerte&nbsp;dans les secteurs suivants : industrie et les zones d’activités&nbsp;; transport et logistique&nbsp;; économie bleue et portuaire&nbsp;; agriculture et agroalimentaire&nbsp;; tourisme alternatif et digital et services innovants. Elle sera suivie par la présentation d’une enquête sur l’état des lieux de l’investissement à Bizerte (résultats et indicateurs).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un premier panel auquel prendront part de représentants des institutions publiques concernées (TIA, APII, APIA, chambres de commerce, centres d’affaires…) portera sur les leviers pour renforcer l’attractivité territoriale&nbsp;: l’écosystème de l’investissement&nbsp;; la compétitivité territoriale et la visibilité de la région de Bizerte ; les besoins et les attentes du secteur privés&nbsp;; les procédures des établissements classés et disponibilité des terrains fonciers…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un second panel portera sur les moyens d’accélérer et de sécuriser l’investissement régional&nbsp;: la réforme et la simplification des procédures&nbsp;; l’interlocuteur unique des investisseurs et la gouvernance territoriale&nbsp;; l’innovation, l’industrie 4.0 et la transformation</p>



<p class="wp-block-paragraph">Digitale&nbsp;; le rôle de la recherche universitaire dans le développement industriel&nbsp;; l’économie bleue et le tourisme alternatif&nbsp;; les mécanismes d’appui (Fipa, caisse de dépôt et consignation…)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième panel portant sur les mécanismes de financement sera marqué par la participation de représentants des banques. Et la journée sera clôturée par une synthèse sous forme de recommandations et feuille de route.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B. &nbsp;</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Deal Room Permanent pour impulser l’investissement en Afrique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/01/deal-room-permanent-pour-impulser-linvestissement-en-afrique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 12:38:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Deal Room Permanent]]></category>
		<category><![CDATA[Fita2026]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[TABC]]></category>
		<category><![CDATA[Tucad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>TABC et Tucad lancent un Deal Room Permanent pour promouvoir et accompagner de grand projets structurants en Afrique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/01/deal-room-permanent-pour-impulser-linvestissement-en-afrique/">Deal Room Permanent pour impulser l’investissement en Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Tunisia Africa Business Council (TABC) et le Tunisia Consortium for African Development (Tucad) annoncent le lancement de la Deal Room Permanent, une plateforme structurée et continue destinée à connecter, tout au long de l’année, des projets africains à fort potentiel avec des investisseurs, institutions financières, banques, fonds d’investissement, partenaires techniques et acteurs du développement.</em></strong></p>



<span id="more-18845794"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative s’inscrit dans la dynamique générée par la conférence internationale&nbsp;Financing&nbsp;Investment&nbsp;and Trade in Africa (Fita2026) tenu récemment à Tunis,&nbsp;et vise à transformer les rencontres ponctuelles entre porteurs de projets et investisseurs en un mécanisme permanent d’identification, de structuration, d’accompagnement et de mise en relation autour de projets à fort impact sur le continent africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, le TABC et&nbsp;Tucad lancent le premier appel à projets destiné aux entreprises, promoteurs, opérateurs économiques, consortiums et porteurs de projets souhaitant bénéficier d’un accompagnement dans la recherche de financement, de partenaires stratégiques ou d’opportunités de développement en Afrique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Deal Room Permanente ambitionne d’identifier et d’accompagner des projets solides, structurés et à fort potentiel dans plusieurs secteurs prioritaires, notamment les infrastructures, l’énergie, l’industrie, les technologies et le numérique, la santé, l’agriculture et l’agro-industrie, la logistique, les services à forte valeur ajoutée, l’éducation et la formation, ainsi que les projets d’extension, de développement ou d’internationalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les projets sélectionnés bénéficieront d’une mise en relation qualifiée avec des investisseurs et partenaires potentiels, de sessions de présentation ciblées, ainsi que d’un accompagnement dans la structuration financière, stratégique et institutionnelle du projet. L’objectif est de favoriser l’émergence de partenariats concrets, de faciliter l’accès aux financements et de contribuer à la réalisation de projets structurants au service de la transformation économique du continent africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les opérateurs intéressés sont invités à&nbsp;contacter l’équipe de TABC et à préparer leurs dossiers notamment les informations relatives à la société, au secteur d’activité, au chiffre d’affaires, à la nature du projet, au besoin de financement estimé, au format de financement souhaité et à la disponibilité d’un business plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dossiers de candidature doivent être transmis par email à l’adresse suivante et ce avant le 15 juin 2026 à&nbsp;18h&nbsp;: &nbsp;<a href="mailto:contact@tucad.com.tn" target="_blank" rel="noreferrer noopener">contact@tucad.com.tn</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dossiers devront comprendre, dans la mesure du possible, les documents suivants : le formulaire Deal Room Permanente dûment rempli ; une présentation de l’entreprise ; une présentation détaillée du projet ; un business plan ; les états financiers certifiés des trois dernières années, si disponibles ; et tout document complémentaire permettant d’évaluer la maturité, la faisabilité et le potentiel du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette initiative, le TABC et&nbsp;Tucad&nbsp;réaffirment leur engagement en faveur de la mobilisation de financements, de la promotion des partenariats économiques Sud-Sud et du renforcement de l’investissement productif en Afrique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/01/deal-room-permanent-pour-impulser-linvestissement-en-afrique/">Deal Room Permanent pour impulser l’investissement en Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title> Aziz Mebarek &#124; «Le private equity en Afrique est loin de la maturité »  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/24/aziz-mebarek-le-private-equity-en-afrique-est-loin-de-la-maturite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 11:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Africinvest]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Aziz Mebarek]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[private equity]]></category>
		<category><![CDATA[Ziad Oueslati]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les capitaux privés déployés en Afrique restent à 5 milliards de dollars, contre 125 milliards en Europe et au Royaume-Uni. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/24/aziz-mebarek-le-private-equity-en-afrique-est-loin-de-la-maturite/"> Aziz Mebarek | «Le private equity en Afrique est loin de la maturité »  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><a href="https://www.africinvest.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AfricInvest</a>, fondé en 1994 par les Tunisiens Aziz Mebarek et Ziad Oueslati, pionniers du private equity africain, gère aujourd’hui 22 fonds, compte 170 investissements dans 25 pays africains et pèse plus de 2 milliards de dollars d’actifs.</em></strong></p>



<span id="more-18810883"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un entretien avec <a href="https://www.agenceecofin.com/actualites-finance/2205-138712-aziz-mebarek-africinvest-notre-elan-nous-laurons-pris-quand-50-des-capitaux-leves-en-afrique-viendront-de-lepargne-africaine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;Agence Ecofin</a>, réalisé en marge de la conférence annuelle de l’African Private Equity and Venture Capital Association (Avca), dont il est cofondateur, Aziz Mebarek, ingénieur des ponts et chaussées qui a contribué à structurer toute une classe d’actifs sur le continent, pose un diagnostic sans complaisance : 30 ans après la création de l’industrie, les capitaux privés déployés en Afrique restent à 5 milliards de dollars, contre 125 milliards en Europe et au Royaume-Uni pour une population plus de deux fois supérieure. <em>«Cela part de zéro. Ce n’est pas mal, mais cela reste très insuffisant au regard du potentiel du continent et de ce qui se fait ailleurs»</em>, explique-t-il, ajoutant que l’écart est l’ordre de grandeur de l’effort à accomplir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous sommes loin de la maturité, et loin d’avoir réduit la dépendance vis-à-vis des investisseurs historiques. Pour moi, l’élan sera pris quand plus de 50&nbsp;% des capitaux levés viendront de l’épargne africaine. Il faudra plusieurs années, plusieurs décennies pour y arriver. Mais une prise de conscience s’installe sur la nécessité de regarder cette classe d’actifs depuis le continent»</em>, explique encore Aziz Mebarek.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/24/aziz-mebarek-le-private-equity-en-afrique-est-loin-de-la-maturite/"> Aziz Mebarek | «Le private equity en Afrique est loin de la maturité »  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Pour une économie politique de l’investissement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/tunisie-pour-une-economie-politique-de-linvestissement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 08:18:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La formation brute de capital fixe (FBCF) de la Tunisie a chuté de près de 25 % du PIB dans les années 2000 à moins de 12 % aujourd’hui. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/tunisie-pour-une-economie-politique-de-linvestissement/">Tunisie | Pour une économie politique de l’investissement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pendant que la Nouvelle-Zélande signe des pactes d’urgence avec Singapour pour sécuriser vivres et carburants, pendant qu’Australie et Japon mutualisent leurs terres rares et leurs engrais, pendant que l’Union européenne constitue discrètement des stocks stratégiques de fertilisants, la Tunisie, elle, stocke quoi ?&nbsp; Ses complaintes. Ses décrets. Et ses excuses.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D *</p>



<span id="more-18802636"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Financial Times</em> titrait ce matin sur ce qu’il appelle la <em>«nouvelle mode du thésaurisation»</em>, ce réflexe de nations prévoyantes qui anticipent une ère de rareté globale. Des gouvernements lucides — Wellington, Canberra, Bruxelles — ont compris que le monde post-mondialisation ne pardonnera pas l’impréparation. Ils investissent dans les molécules : cuivre, eau, lithium, béton, terres agricoles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils misent sur le Hard Asset, Local Operations — ce que les Anglo-Saxons appellent désormais le trade Halo.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, la Tunisie mise sur quoi ? Sur la rente de position géographique, sur les transferts de la diaspora, et sur la bienveillance du l’Union européenne (UE). Autrement dit, sur la charité organisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chiffre qui gifle : 12 % de FBCF/PIB</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voici la vérité nue, sans anesthésie : la formation brute de capital fixe (FBCF) de la Tunisie a chuté de près de 25 % du PIB dans les années 2000 à moins de 12 % aujourd’hui.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vingt ans, la Tunisie a réduit de moitié sa capacité à se doter de machines, d’infrastructures, d’usines, de recherche et développement. C’est le taux d’investissement d’une économie en dépression, pas en transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À titre de comparaison : le Maroc investit autour de 30 % de son PIB. L’Éthiopie, pays parmi les plus pauvres du continent, dépasse 35 %. La Chine, au même stade de son décollage économique, était à 40 %. Et la Tunisie ? Elle se gargarise de ses plages et de son <em>«potentiel»</em>. Le potentiel non investi, c’est un moteur qui rouille dans un garage fermé.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sYffkdZ8Vm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/22/tunisie-remettre-linvestissement-prive-au-coeur-de-la-croissance/">Tunisie | Remettre l’investissement privé au cœur de la croissance</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Remettre l’investissement privé au cœur de la croissance » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/22/tunisie-remettre-linvestissement-prive-au-coeur-de-la-croissance/embed/#?secret=nzEodSwIA3#?secret=sYffkdZ8Vm" data-secret="sYffkdZ8Vm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La rente de la sieste</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe en Tunisie une économie politique de la siesta — structurelle, culturelle, institutionnelle. On préfère la fiesta de la consommation importée à la sueur de la production locale. On applaudit la demande, on punit l’offre. On subventionne le gaspillage énergétique, on taxe l’initiative entrepreneuriale. On protège les rentes des <em>incumbents</em> ** — publics ou privés — on décourage les entrants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jeff Currie, stratégiste chez Carlyle, cité dans le <em>FT</em>, note que les investisseurs ont été si éblouis par les services numériques qu’ils ont négligé pendant des décennies les actifs physiques — énergie, matériaux, agriculture. L’erreur est coûteuse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalité physique finit toujours par prendre sa revanche, selon l’expression de Robert Rubin, ex-secrétaire américain au Trésor. En Tunisie, cette revanche n’est pas une menace future : elle est déjà là, quotidienne, sous forme de délestages, de pénuries de médicaments, d’écoles qui s’effondrent et de routes que les pluies emportent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pas de salut sans investissement </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle de Solow — accessible dans n’importe quel manuel de licence — est formel : la croissance à long terme d’une économie dépend de son stock de capital et de sa productivité totale des facteurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas d’alternative. Ni la démagogie, ni le nationalisme économique, ni les discours sur la souveraineté ne remplacent une grue sur un chantier ou un brevet déposé dans un laboratoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kais Saïed a raison de parler de souveraineté. Mais la souveraineté sans capital fixe, c’est un drapeau planté sur des ruines.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie indépendance économique passe par deux passerelles incontournables, et aucune oraison populiste ne peut les court-circuiter : la productivité d’abord, l’investissement ensuite — ou plutôt simultanément. L’une nourrit l’autre. Une économie productive attire le capital. Un capital bien alloué génère de la productivité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a besoin des deux, maintenant, ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique de l’offre, pas de la demande</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’erreur stratégique des quinze dernières années est d’avoir cherché la croissance par la demande — augmentations salariales dans la fonction publique, subventions généralisées, crédit à la consommation — sans jamais réformer l’appareil productif. C’est une politique procyclique dans les bons moments et catastrophique dans les crises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a besoin d’un choc de l’offre : réduction des délais administratifs d’obtention des permis de construire et d’investir, réforme foncière, fiscalité favorable au réinvestissement des bénéfices, zones économiques spéciales réellement fonctionnelles, et un système bancaire qui prête aux PME plutôt qu’aux bons du Trésor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une politique contracyclique et proactive, c’est investir dans les infrastructures quand l’activité ralentit, réformer quand la pression sociale est gérable, innover quand le monde se réorganise. Pas attendre. Pas gérer la pénurie. La prévenir.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JyRHe5dH0R"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/12/la-tunisie-peine-a-relancer-linvestissement-dans-un-climat-de-suspicion-generalisee/">La Tunisie peine à relancer l’investissement dans un climat de suspicion généralisée</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie peine à relancer l’investissement dans un climat de suspicion généralisée » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/12/la-tunisie-peine-a-relancer-linvestissement-dans-un-climat-de-suspicion-generalisee/embed/#?secret=j8EQNZEQWU#?secret=JyRHe5dH0R" data-secret="JyRHe5dH0R" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le monde change : la Tunisie somnole</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La crise du détroit d’Ormuz, les tensions sur les terres rares, le réarmement logistique des nations sérieuses — tout cela recompose la géoéconomie mondiale à une vitesse vertigineuse. Des pays émergents repositionnent leur appareil productif, diversifient leurs sources d’énergie, sécurisent leurs chaînes d’approvisionnement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie, elle, attend son prochain rapport du FMI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps de dire aux Tunisiens ce que personne n’ose dire avec clarté : la prospérité ne se réclame pas, elle se produit. Elle ne vient pas de Bruxelles, ni de Washington, ni du Golfe. Elle vient du travail mieux organisé, de l’innovation systématique, de l’investissement courageux dans les secteurs à haute valeur ajoutée — numérique, agroalimentaire, pharmaceutique, énergies renouvelables, tourisme culturel premium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ère de la rareté globale est une opportunité pour les nations qui produisent. Elle est une sentence pour celles qui consomment à crédit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a tous les ingrédients d’un rebond : une population jeune, une position géographique stratégique, une diaspora compétente, un tissu d’entrepreneurs résilients.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’elle n’a pas encore, c’est une politique d’investissement crédible, une gouvernance économique cohérente, et un leadership qui dit aux citoyens la vérité : on ne sort pas de la crise par la siesta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réveil est une question de survie nationale. Et il a déjà trop tardé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Le titulaire actuel d’une fonction, d’un emploi ou d’un poste politique et qui cherche à conserver son mandat.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur </em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>
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		<title>La Tunisie à la traîne de nombreux pays africains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
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		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est aujourd’hui en dessous des pays les plus dynamiques d'Afrique en matière de croissance économique et d’investissement. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie, jadis en tête des pays africains en termes de dynamisme économique, est aujourd’hui nettement en dessous des pays les plus dynamiques du continent en matière de croissance économique et d’investissement. Des données chiffrées, collectées par l’économiste Salah Dargouth, brossent un tableau inquiétant de cette chute vertigineuse.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18766054"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Avec une croissance économique moyenne allant 1,5 et 2,5% au cours des dix dernières années, la Tunisie se trouve largement distancée par les champions du continent, à savoir l’Ethiopie et le Rwanda (~7%), l’Ouganda (~6-7%), le Bénin, la Côte d’Ivoire et la Tanzanie (~6 %) et le Kenya &nbsp;(~5 %).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci explique en partie cela&nbsp;: la Tunisie est également largement distancée par ces mêmes pays en termes de part de l’investissement dans le PIB&nbsp;: ~13-14 %, contre ~40 % pour la Tanzanie, ~25-26 % pour le Bénin, ~25 % pour le Rwanda, ~23-24 % pour la Côte d’Ivoire, ~22-24 % pour l’Ouganda, ~20-21 % pour l’Ethiopie et ~17-18 % pour le Kenya.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, notre pays investit aujourd’hui proportionnellement beaucoup moins que le Rwanda, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Kenya l’Ouganda et surtout la Tanzanie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le contraste devient encore plus frappant lorsqu’on regarde l’évolution historique»</em>, explique Salah Dargouth qui précise&nbsp;: <em>«Dans les années 1990-2010, la Tunisie investissait souvent entre 23 % et 26 % du PIB. En 2010, le taux dépassait encore 26 %. En 2024, il est tombé autour de 13-14 %, soit presque la moitié des décennies 1990-2010.&nbsp;Or, dans la plupart des expériences internationales, un taux d’investissement inférieur à 15% du PIB est généralement insuffisant pour soutenir durablement une forte croissance. De même, les pays qui connaissent des transformations économiques rapides maintiennent souvent des taux supérieurs à 25%. Les “miracles économiques” asiatiques dont bien sûr la Chine ont souvent dépassé 30-35%.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Avec une croissance du PIB de 4-5% et un taux d’investissement de 20-30%, le Maroc est aussi un cas intéressant de croissance relativement soutenue et d’investissement élevé en Afrique du Nord»</em>, fait également remarquer l’ancien expert de la Banque Mondiale. Il ajoute&nbsp;:<em> «Le Maroc se distingue par un taux d’investissement parmi les plus élevés d’Afrique ; de grands projets d’infrastructure (TGV, ports, autoroutes, énergie solaire, dessalement) ; une industrialisation rapide (automobile, aéronautique, phosphates) ; une forte montée des exportations industrielles ; sans oublier les préparatifs massifs pour la Coupe du Monde 2030.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, enchaîne M. Darghouth&nbsp;: <em>«En comparaison, la Tunisie souffre depuis plusieurs années d’une économie en dormance et d’une croissance lente; d’un faible investissement public et privé ; d’une résistance à attirer les IDE ; d’une administration étouffante et sclérosée ; d’une diabolisation du secteur privé ;&nbsp;et d’une instabilité réglementaire et financière.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion est sans appel&nbsp;: <em>«Le contraste entre les deux pays est particulièrement visible dans les infrastructures, la dynamique industrielle et le développement technologique.»</em>&nbsp;</p>
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		<title>Les difficultés structurelles du tourisme tunisien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 08:07:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Yahyaoui]]></category>
		<category><![CDATA[recettes]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[transport aérien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au-delà des chiffres encourageants, le secteur touristique tunisien est confronté à des difficultés latentes. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au-delà des chiffres encourageants, le secteur touristique tunisien est confronté à des difficultés latentes. Près de 8 milliards de dinars de recettes témoignent d’une certaine vigueur, mais ne garantissent pas l’invulnérabilité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Michael Trout</strong></p>



<span id="more-18754162"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette croissance se cache une lenteur décisionnelle au sein des organismes censés piloter le secteur. Le soutien public s’est amenuisé au fil du temps, laissant des lacunes autrefois comblées par des investissements réguliers. Routes, hôtels et services, vétustes, ne parviennent plus à répondre à la demande actuelle. Les difficultés pourraient s’aggraver en 2026, alors que les premiers signaux d’alarme commencent à apparaître.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un moteur économique désormais négligé </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Récemment, Mohamed Yahyaoui, président de la Commission du tourisme au Parlement tunisien, a évoqué le manque d’attention dont souffre le secteur lors d’une interview radio. Bien que le tourisme tunisien génère des recettes en devises essentielles et contribue à la stabilité du commerce, il reste négligé. L’attention se relâche, même lorsque les retombées économiques sont évidentes. Les ressources demeurent limitées, malgré un impact mesurable. Sur les ondes, les inquiétudes se sont fait entendre discrètement mais fermement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un signe est particulièrement frappant : le secteur a perdu 4 % de son financement cette année, malgré la persistance de problèmes de gestion. Ce n’est pas un hasard, affirme Yahyaoui : cette situation révèle le peu d’importance que les décideurs accordent à un secteur capable de soutenir une reprise économique plus large. Bien que modestes en apparence, ces coupes budgétaires témoignent d’une négligence plus profonde. Ce qui ressemble à un ajustement budgétaire pourrait en réalité être une incapacité à saisir les opportunités à long terme.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="13449565" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Iberostar-Mehari-Djerba-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-13449565" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Iberostar-Mehari-Djerba-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Iberostar-Mehari-Djerba-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Iberostar-Mehari-Djerba-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Iberostar-Mehari-Djerba-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Iberostar-Mehari-Djerba-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Iberostar-Mehari-Djerba-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Iberostar-Mehari-Djerba-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="11886951" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Huilerie-Fessili-Djerba-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-11886951" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Huilerie-Fessili-Djerba-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Huilerie-Fessili-Djerba-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Huilerie-Fessili-Djerba-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Huilerie-Fessili-Djerba-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Huilerie-Fessili-Djerba-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Huilerie-Fessili-Djerba-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Huilerie-Fessili-Djerba-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading">Inquiétudes concernant l’été 2026</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;approche de l&rsquo;été 2026, des signes d’hésitation apparaissent : les réservations sont inférieures de près de 10 % au rythme de l’année dernière. La demande est particulièrement faible dans les principales régions européennes, notamment en France. Malgré une activité croissante dans la planification des voyages, le nombre de réservations confirmées reste inférieur aux tendances précédentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs facteurs expliquent cette tendance : les pressions économiques en Europe, où la réduction des budgets des ménages entraîne une plus grande prudence en matière de dépenses de loisirs. La hausse des tarifs aériens, qui augmente le coût global des voyages. La concurrence accrue d’autres destinations méditerranéennes comme l’Espagne et la Grèce, qui déploient des promotions agressives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les experts mettent en garde contre une interprétation trop hâtive des chiffres actuels. Les habitudes de réservation penchent désormais vers la spontanéité : les voyageurs attendent plus longtemps, ce qui fausse les anciens indicateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observateurs soulignent que ce recul n’est pas un échec, mais une adaptation, façonnée par la nouvelle manière dont les gens envisagent de voyager.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Défis de gouvernance et de coordination</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Répartie entre plusieurs ministères – Intérieur, Commerce, Transports, Environnement et Tourisme – la principale difficulté réside dans la dispersion des pouvoirs. Là où une fonction s’arrête, une autre commence, brouillant les frontières, notamment entre le ministère et l’Office national du tourisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que censé orienter la politique par le dialogue, le Haut conseil du tourisme fonctionne difficilement dans ces conditions. La lenteur des décisions freine l’élaboration des politiques. Pour y remédier, Yahyaoui suggère une solution&nbsp;: activer pleinement le Haut conseil et organiser des sessions fréquentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre option, plus claire grâce à la coordination, consiste à former une équipe interministérielle directement dirigée par le ministre du Tourisme. L’efficacité s’accroît lorsque la structure est au service de la finalité.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="5770212" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-4-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-5770212" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-4-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-4-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-4-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-4-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-4-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-4-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-4.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="5770209" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-5770209" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Tourisme-Djerba-3.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Lacunes infrastructurelles et freins à l’investissement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré des progrès visibles, de réels problèmes persistent. De nombreuses villes côtières anciennes souffrent de négligence&nbsp;: l’entretien est insuffisant et les mises à jour sont au point mort. Avec 164 hôtels fermés, le nombre d’établissements accueillant des visiteurs diminue et leur attrait s’estompe progressivement. Des plans obsolètes freinent le développement et les investisseurs hésitent. Près d’un milliard de dinars restent inexploités, bloqués par des stratégies dépassées&nbsp;; Tabarka est l’une des zones les plus touchées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le transport aérien est confronté à des contraintes persistantes. Les petits aéroports régionaux fonctionnent sans soutien suffisant ni planification à long terme, ce qui limite leur rôle dans la réduction de la congestion des grands aéroports et freine la croissance du tourisme local.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si de nouvelles tendances comme la location de courte durée, les séjours nature et les expériences immersives suscitent un intérêt croissant, elles sont entravées par une réglementation dépassée qui ne parvient pas à s’adapter à l’évolution du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reprise reste lente après les fermetures généralisées liées aux crises sanitaires ; les charges financières supplémentaires et la complexité des démarches administratives continuent de dissuader les personnes souhaitant créer ou développer une entreprise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Opportunités manquées et obstacles juridiques </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les troubles dans les régions méditerranéennes voisines, la Tunisie n’a connu qu’une progression limitée de son attractivité touristique, grâce à un sentiment de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de 130 propositions de loi visant à moderniser le secteur ont été déposées par des parlementaires. Les résistances proviennent principalement des représentants du gouvernement lorsque les changements touchent à des domaines sensibles comme le droit des investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des règles obsolètes du Code des investissements freinent encore le développement, affectant autant les entreprises locales qu’internationales. Le progrès est bloqué là où la volonté politique faiblit, même face à des opportunités évidentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les défis, des progrès sont visibles. En 2027, Tunis assumera le rôle de capitale arabe du tourisme, une décision prise lors du 28<sup>e</sup> Conseil ministériel arabe du tourisme, qui s’est tenu à Bagdad en décembre 2025. À l’avenir, des discussions entre la Commission du tourisme, les agences de voyages et les représentants du ministère visent à élaborer une stratégie ciblée.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.tourism-review.com/tunisias-tourism-reports-steady-increases-news15445" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tourisme Rewiew News.</a></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fCMjpvk3MJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/21/liace-propose-une-feuille-de-route-pour-la-diversification-du-tourisme-tunisien/">L&rsquo;IACE propose une feuille de route pour la diversification du tourisme tunisien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;IACE propose une feuille de route pour la diversification du tourisme tunisien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/21/liace-propose-une-feuille-de-route-pour-la-diversification-du-tourisme-tunisien/embed/#?secret=JFfeCP04ub#?secret=fCMjpvk3MJ" data-secret="fCMjpvk3MJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Cash en Tunisie &#124; Et si le problème était la banque ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/cash-en-tunisie-et-si-le-probleme-etait-la-banque/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
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		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Meriam Jerbi]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Naamen Bouhamed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour un petit artisan ou un commerçant du souk en Tunisie, payer en cash est plus simple, plus rapide et plus fiable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/cash-en-tunisie-et-si-le-probleme-etait-la-banque/">Cash en Tunisie | Et si le problème était la banque ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cet article est une réponse qui se veut «constructive» à celui de l’économise Moktar Lamari publié hier par Kapitalis, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/ce-jeu-de-cash-cache-qui-etiole-leconomie-tunisienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne</a>. L’auteur y plaide pour une lecture économique réaliste du cash, bouc émissaire ou solution de survie ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Naamen Bouhamed *</strong></p>



<span id="more-18614723"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1.jpg" alt="" class="wp-image-18614746" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En réponse à l’article de Moktar Lamari ainsi qu’aux analyses de l’étude réalisée par Meriam Jerbi et ses collègues qu’il cite, force est de constater que celle-ci, bien que documentée, oublie une question essentielle : pourquoi le cash reste-t-il une composante centrale de l’économie tunisienne ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas par hasard, ni par <em>«préférence pour l’ombre»</em>. C’est parce que, face à un système bancaire défaillant, le cash est devenu une solution de flexibilité, voire de survie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1. Le cash comme libérateur face à une bureaucratie bancaire paralysante</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article dépeint le <em>«cash-cache»</em> comme un fléau qui étiole l’économie. Mais renversons la perspective : et si le cash était la preuve que la banque a échoué ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un commerçant ou un artisan tunisien, le système bancaire formel rime avec lenteur administrative (des semaines pour ouvrir un compte ou obtenir un transfert), frais cachés (des commissions qui grignotent les marges) et traçabilité intrusive (chaque transaction peut devenir un motif de contrôle fiscal).</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, le cash offre une transaction instantanée, sans commission, sans justification immédiate. Pour un petit artisan ou un commerçant du souk, payer en cash est plus simple, plus rapide et plus fiable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que plus de 85 % de l’économie tunisienne repose sur des micros et petites entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2. Le cash permet d’investir quand la banque dit «non»</strong>: </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude note que la politique monétaire (taux directeur) n’affecte pas l’informel. C’est vrai… et c’est justement sa force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la Banque centrale augmente ses taux, elle asphyxie l’investissement formel : les crédits deviennent hors de prix. L’investisseur intelligent va alors chercher du cash dans le circuit informel : épargne familiale, prêts informels, revenus non déclarés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce au cash, il peut financer un projet sans audit bancaire intrusif, payer des fournisseurs à des prix négociés (avec ou sans TVA), et saisir une opportunité en quelques heures, là où une banque mettrait des jours ou des semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cash est le <em><u>«private equity»</u></em> du petit investisseur tunisien. Il pallie les défaillances d’un système bancaire incapable de financer l’économie réelle et réactive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3. Un ratio M0/M2 élevé : un référendum contre la banque, pas un choix de l’ombre</strong>:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article parle de <em>«crise de confiance»</em> et de <em>«vote silencieux»</em>. C’est exact. Mais les Tunisiens ne fuient pas la banque par amour du billet. Ils la fuient par peur et lassitude : peur d’un gel administratif pour une anomalie fiscale mineure&nbsp;et des contrôles fiscaux faciles sur l’argent bancarisé&nbsp;; et lassitude des procédures kafkaïennes pour retirer ou déposer des sommes importantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un artisan ou une petite entreprise, le cash sous le matelas est plus accessible et moins risqué (administrativement) que de l’argent coincé dans une banque aux règles absurdes ou complexes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude elle-même admet que l’informel <em>«compense le chômage»</em> et <em>«absorbe les chocs»</em>. C’est une fonction sociale et économique que la banque formelle ne remplit pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4. La «spirale infernale» vue par l’article est, en réalité, un «cercle vertueux de survie»&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article décrit une boucle : informel → cash → affaiblissement de la politique monétaire. Mais du point de vue microéconomique, l’informel crée des revenus (même non imposés). Ces revenus en cash circulent et financent dépenses et petits investissements. Et ce circuit parallèle maintient une activité que l’État et les banques ont abandonnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prenons un exemple : un Tunisien veut ouvrir un petit atelier de confection. Sans garanties, la banque refuse le prêt. Il économise en cash, achète ses machines d’occasion en cash (moins cher), paie ses premières employées en cash. Grâce au cash, son investissement devient possible. La banque, elle, n’aurait rien financé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>5. L’Europe du Sud l’a fait avant nous – et elle s’en est mieux portée&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Italie des années 1990 est un exemple frappant. Face à un taux élevé de non-déclaration dans le secteur des machines-outils, les autorités italiennes n’ont pas brutalisé l’informel. Elles ont proposé un deal pragmatique : <em>«Sur six machines que vous utilisez, vous en déclarez quatre. En échange, vous augmentez un peu vos déclarations fiscales globales.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat : les recettes fiscales ont augmenté (mieux vaut 4 machines déclarées que 0), l’industrie a survécu, et l’Italie a rejoint l’euro sans effondrement. Ce n’est pas de la fraude. C’est du réalisme économique de transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie peut-elle s’en inspirer ? Oui, si elle cesse de vouloir traquer chaque billet et commence à composer avec son tissu économique réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>6. Le vrai problème n’est pas le cash, c’est la faible valeur ajoutée&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des décennies, on vend la Tunisie comme une destination à bas coût de main-d’œuvre. Résultat : des investissements à faible valeur ajoutée, des chaînes d’assemblage, de la sous-traitance fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, la Tunisie possède les meilleurs ingénieurs d’Afrique et du monde arabe. Ce capital humain exceptionnel est sous-employé car on ne lui propose que des salaires de misère et des banques qui ne financent pas ses projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’État changeait de logiciel – en attirant des investissements à forte valeur ajoutée (technologie, numérique, R&amp;D) – les revenus augmenteraient mécaniquement. Plus de valeur ajoutée = plus de gains = plus de recettes fiscales, sans avoir à traquer chaque dinar cash.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>7. Propositions concrètes pour un mix économique tunisien&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici ce qu’il faudrait faire, selon cette contre-analyse à partir d’exemples ayant réussie ailleurs :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; </strong><em>légaliser et encadrer intelligemment une partie du cash&nbsp;:</em> comme en Italie ou au Portugal, autoriser des seuils de transactions en cash plus élevés pour les petites entreprises, en contrepartie d’une déclaration forfaitaire simplifiée et un taux d’imposition forfaitaire de 15-20% comme en Irlande&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; </strong><em>mettre en place des «deals de transition» sectoriels&nbsp;:</em> dans le textile, l’artisanat, la petite métallurgie, proposer des taux de déclaration négociés (ex. 70 % du réel) pendant 3 à 5 ans&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; </strong><em>créer un guichet bancaire «cash-friendly»</em>&nbsp;: la Banque Postale dédiée aux micros et petits investisseurs pourrait accepter des justificatifs allégés&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; </em></strong><em>changer la stratégie d’investissement&nbsp;</em>: arrêter de vendre la Tunisie comme <em>«low cost»</em>, et vendre les compétences, les ingénieurs, la stabilité relative, la proximité européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le cash n’est pas l’ennemi, c’est un signal d’alarme&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude de Mme Jerbi et collègues et l’article de M. Lamari ont le mérite d’alerter sur les dérives. Mais leur conclusion est trop moralisatrice et trop orthodoxe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’est pas la Suisse. Elle ne deviendra pas propre en réprimant le cash. Elle deviendra plus forte en composant avec sa réalité – comme l’ont fait l’Italie, l’Espagne, le Portugal et bien d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mix économique, avec une part assumée et régulée d’informel transitoire, n’est pas une honte. C’est une méthode. Et si l’État accepte de ne pas vouloir tout contrôler du jour au lendemain, il y gagnera en recettes, en paix sociale et en attractivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vrai débat n’est pas cash ou pas cash. Il est : quel État, quelle banque, quelle stratégie industrielle pour accompagner ceux qui créent de la richesse réelle, billet par billet ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Consultant international.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8a9nANSvbM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/ce-jeu-de-cash-cache-qui-etiole-leconomie-tunisienne/">Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/ce-jeu-de-cash-cache-qui-etiole-leconomie-tunisienne/embed/#?secret=ro8gGe1Bxk#?secret=8a9nANSvbM" data-secret="8a9nANSvbM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La Tunisie s’endette et fait du surplace</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/02/la-tunisie-sendette-et-fait-du-surplace/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 07:35:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[initiative]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est confrontée au défi de la robotisation et de l’IA qui risquent de détourner les investissements étrangers qu'elle attire.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un monde en effervescence et une concurrence qui avance au pas de course, la Tunisie ne peut plus se permettre de faire du surplace et de distribuer l’endettement tout en accablant l’initiative et l&rsquo;entrepreneuriat.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-18425652"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En plus de son infrastructure qui accumule les déficiences et les retards par rapport à ses concurrents dans sa région et ailleurs, la Tunisie est confrontée au grand défi de la robotisation et de l’intelligence artificielle qui risquent de détourner les investissements étrangers attirés depuis 1972 principalement par l’équation <em>low skills/low wages</em> (basse compétence/bas salaires).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de quelques cas qui restent malheureusement l’exception par rapport à la majorité des investissements étrangers de basse ou moyenne technicité et valeur ajoutée, la perpétuation du mode de production et de gouvernance des années 80 du siècle dernier fait que le cadre législatif, administratif et fiscal, en dépit et peut être même à cause des nombreuses expérimentations politiques, n’encourage ni la transition vers des activités à haute valeur ajoutée ni des investissements d’avant-garde. Et ce, à quelques rares exceptions d’exploitation de techniciens supérieurs et ingénieurs dans des opérations de délocalisation d’activités subalternes et facilement transposable ailleurs avec un minimum de rétention de savoir-faire en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lieu de se satisfaire du modèle désormais obsolète des salons/foires de l’investissement qui ont fini par prendre l’allure d’exposition de vœux (plutôt que des projets) d’infrastructure pour un pays dont le classement souverain a connu une chute brutale depuis 2011, la Tunisie gagnerait à engager une réflexion stratégique – avec l’apport de compétences nationales et mondiales à l&rsquo;abri de toute tentation d’un quelconque maroquin ou satisfécit politique – sur les pré requis et les mécanismes de la compétitivité internationale du pays. Non pas pour offrir des avantages exorbitants aux investisseurs étrangers mais plutôt un cadre institutionnel, réglementaire, fiscal et monétaire en mesure de faire de chaque diplômé tunisien ou autodidacte avec une idée intéressante, un entrepreneur potentiel susceptible d’attirer des partenaires étrangers ou de se tailler une place sur les marchés étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde en effervescence et une concurrence qui avance au pas de course (le Maroc, l’Egypte et la Turquie en sont quelques exemples), la Tunisie ne peut plus se permettre de faire du surplace et de distribuer l’endettement tout en accablant l’initiative et l&rsquo;entrepreneuriat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est grand temps de changer de paradigme et de reprendre l’initiative. Ce défi est à la portée des Tunisiens pourvu que la volonté et la vision politique soient au rendez-vous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Bond 39,3% des investissements déclarés en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/tunisie-bond-393-des-investissements-declares-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 12:39:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[industrie]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[services]]></category>
		<category><![CDATA[TIA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le volume total des investissements déclarés en Tunisie s'est accru de 39,3% en 2025, signe d'une forte reprise. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/tunisie-bond-393-des-investissements-declares-en-2025/">Tunisie | Bond 39,3% des investissements déclarés en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le volume total des investissements déclarés a atteint 8 356 millions de dinars tunisiens (MDT) en 2025, soit une hausse de 39,3 % par rapport à 2024, selon le bulletin annuel 2025 de la Tunisian Investment Authority (<a href="https://www.tia.gov.tn/en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">TIA</a>), publié lundi 9 février 2026. Cette progression témoigne d’une reprise de l’investissement et reflète la confiance croissante dans les perspectives économiques de la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-18352846"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ces investissements devraient créer 101&nbsp;681 nouveaux emplois, témoignant de l’attractivité et de la résilience croissantes de l’écosystème économique tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur des services s’est imposé comme le principal moteur de la création d’emplois, représentant près de 60&nbsp;000 nouveaux postes, soit 59&nbsp;% du total des emplois créés. Cette performance est soutenue par une hausse de 75&nbsp;% des investissements, qui ont atteint 1&nbsp;755 MDT, confirmant le rôle croissant du secteur dans la croissance et l’emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un ajustement conjoncturel marqué par un recul de 14,3 % du volume des investissements, le secteur industriel demeure un pilier structurel de l&rsquo;économie. Il représente 35 % des investissements déclarés, soit 2&nbsp;924 MDT, et devrait générer 39 % des nouveaux emplois, confirmant ainsi son importance stratégique pour le tissu productif tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, les énergies renouvelables renforcent leur position stratégique, attirant 1&nbsp;685 MDT, soit 20&nbsp;% du total des investissements déclarés, conformément à la feuille de route nationale tunisienne pour la transition énergétique à l’horizon 2035.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur agricole a fait preuve d’une résilience remarquable, enregistrant une hausse de 11,6&nbsp;% à 1&nbsp;347 MD, tandis que le tourisme a connu une croissance exceptionnelle de 238&nbsp;%, portée notamment par un important projet de 300 MDT à Jendouba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dynamisme renouvelé en matière d&rsquo;investissement repose sur trois piliers clés&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1- confiance des investisseurs</strong>&nbsp;: les nouveaux projets représentent 74&nbsp;% du total des investissements, ce qui témoigne du regain d’attractivité de la Tunisie en tant que destination d’investissement&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2- développement territorial inclusif&nbsp;</strong>: 54&nbsp;% des investissements sont orientés vers des zones de développement régional, favorisant une croissance équilibrée et inclusive&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3- <strong>confiance nationale </strong>: les investissements nationaux représentent 65 % du total, soit 5&nbsp;434 MD, ce qui témoigne de la grande confiance des investisseurs tunisiens dans les perspectives économiques du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à ces résultats, la <a href="https://www.tia.gov.tn/en">TIA</a> réaffirme son rôle de facilitateur stratégique, déterminé à positionner la Tunisie comme un pôle d’investissement compétitif en Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La TIA continue d’accompagner les investisseurs nationaux et internationaux dans la mise en œuvre de projets créateurs de valeur durable, d’emplois qualifiés et d’un impact économique à long terme.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/tunisie-bond-393-des-investissements-declares-en-2025/">Tunisie | Bond 39,3% des investissements déclarés en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>IACE &#124; L’endettement intérieur, un frein pour le secteur privé  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/iace-lendettement-interieur-un-frein-pour-le-secteur-prive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 08:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'endettement intérieur n'est pas une solution miracle pour l'endettement intérieur, mais un frein pour le secteur privé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/iace-lendettement-interieur-un-frein-pour-le-secteur-prive/">IACE | L’endettement intérieur, un frein pour le secteur privé  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) vient de publier sur son site web une note d’analyse sur le recours accru de la Tunisie à l’endettement intérieur et ses effets sur le financement de l’économie. La note intitulée <a href="file:///C:/Users/user/Downloads/Note-Effet-eviction.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Endettement intérieur : Une solution stratégique ou un frein pour le secteur privé ?»</a> interrogent le choix de la Tunisie de se tourner massivement vers la dette intérieure pour financer son budget.</em></strong></p>



<span id="more-18332775"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette stratégie réduit la dépendance extérieure, dans une logique de <em>«compter sur soi»</em> chère au président Saïed, tous les experts vous diront qu’elle crée un <em>«effet d’éviction»</em> qui limite l’accès au financement pour les entreprises privées, ce qui pénalise, à terme, l’investissement et la création de richesses et d’emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette note d’analyse explore donc les risques d’un tel choix pour la stabilité financière et l’investissement productif. Elle met en évidence un phénomène d’effet d’éviction, marqué par une réorientation des ressources bancaires vers le financement de l’État au détriment du secteur privé. L’analyse s’appuie sur l’évolution de l’endettement, des concours à l’économie et des indicateurs bancaires, et propose des recommandations pour soutenir l’investissement productif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduction de la dépendance de l’extérieur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par un accès restreint aux ressources de financement extérieur, la Tunisie a opté pour un recours massif et inédit à l’endettement intérieur afin d’assurer le financement du budget.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation pourrait être expliquée par la volonté d’alléger le poids des échéances extérieures et limiter la fuite des devises dans la mesure où le service de la dette intérieure ne génère pas de sortie de capitaux vers l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix permet ainsi de réduire la dépendance vis-à-vis des créanciers internationaux tout en favorisant le développement du marché financier domestique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette orientation traduit une adaptation aux contraintes extérieures, elle soulève néanmoins plusieurs enjeux notamment en matière de financement de l’investissement productif, de soutenabilité de la dette intérieure, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, nonobstant l’intérêt qu’il présente à court terme, un recours excessif à la dette publique intérieure risque d’exercer des pressions sur les investisseurs et le système bancaire compromettant ainsi la stabilité du système financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduction des ressources pour le privé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement intérieur massif du budget tend à réduire la disponibilité des ressources financières pour le secteur privé, un phénomène communément désigné sous le nom d’effet d’éviction ou <em>crowding out effect</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation inédite, l’IACE recommande la mise en œuvre d’une action coordonnée et cohérente autour des axes suivants :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la promotion des partenariats public-privé en tant qu’instrument privilégié de mobilisation des ressources pour la réalisation de projets à fort impact économique et social contribuant à alléger les pressions sur le financement budgétaire ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le soutien de la relance de l’économie réelle à travers une politique active de promotion des PME notamment par la mise en place de lignes de crédit dédiées et la mise en place de dispositifs d’incitations favorisant l’investissement productif et l’innovation&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la réorientation des ressources de financement extérieur vers les projets d’infrastructure et les secteurs à forte valeur ajoutée afin de renforcer la compétitivité de l’économie nationale&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le renforcement de la transparence et la qualité de l’information financière dans le but d’améliorer l’évaluation du risque de crédit, favoriser une meilleure allocation des ressources et réduire l’aversion au risque du secteur bancaire&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’institution d’une structure nationale de gestion de la dette publique chargée d’assurer (i) la maitrise de la dynamique d’endettement public dans le cadre d’une stratégie à moyen terme et (ii) le suivi, la coordination et la consolidation de l’ensemble des engagements financiers de l’Etat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire l’intégralité de la note sur <a href="file:///C:/Users/user/Downloads/Note-Effet-eviction.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce lien</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/iace-lendettement-interieur-un-frein-pour-le-secteur-prive/">IACE | L’endettement intérieur, un frein pour le secteur privé  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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