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	<title>Archives des Irak - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Irak - Kapitalis</title>
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		<title>Irak &#124; Moqtada Sadr rend les armes !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 06:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le leader politique et religieux chiite irakien Moqtada Sadr a annoncé que ses milices allaient intégrer les Forces armées irakiennes. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le puissant leader politique et religieux chiite irakien Moqtada Sadr a annoncé que ses milices précédemment dénommées Jaych al-Mahdi puis rebaptisées les Brigades de la Paix allaient intégrer les Forces armées irakiennes. Sadr connu pour sa ligne souverainiste en ayant combattu l’occupation américaine puis en s’opposant fermement à la domination iranienne entend par cette décision renforcer l’État irakien jusque-là affaibli par les milices qui sont nombreuses et souvent bien équipées en armement. La décision a aussi pour but de protéger l’Irak contre les représailles militaires et financières américaines car les Américains utilisent le prétexte de la puissance des milices pour motiver leurs sanctions.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18845478"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le quotidien londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%d8%a7%d9%84%d8%b9%d8%b1%d8%a7%d9%82-%d8%a7%d8%ae%d8%aa%d8%a8%d8%a7%d8%b1-%d8%ac%d8%af%d9%8a%d8%af-%d9%84%d8%ac%d8%af%d9%91%d9%8a%d8%a9-%d8%a7%d9%84%d8%b5%d8%af%d8%b1-%d9%81%d9%8a-%d8%a7%d9%84%d8%aa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Quds al-Arabi</a> a indiqué que Sadr, chef du Mouvement sadriste (mouvement nationaliste chiite), n’a donné que sept jours à ses partisans des Brigades de la Paix (Saraya al-Salam), ces milices armées, pour rompre leurs liens avec le mouvement et intégrer les forces armées fédérales irakiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision constitue une véritable épreuve pour Sadr, témoignant de sa détermination et de celle de ses dizaines de milliers de partisans armés à déposer les armes qu&rsquo;ils portent depuis plus de vingt ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un soutien populaire constant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Outre le contrôle de trois brigades officiellement affiliées aux Forces de mobilisation populaire (FMP, Al Hachd al-Chaabi), qui prêtent allégeance au mouvement, Sadr exerce une emprise idéologique sur des dizaines de milliers d’autres personnes disséminées à travers le pays, notamment dans le sud et le centre mais aussi à l’est de Bagdad surtout dans le quartier populaire de Sadr City.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est suite à l&rsquo;invasion américaine de 2003 que le Mouvement sadriste et sa branche armée, l’Armée du Mahdi (Jaych al-Mahdi) devenue par la suite les Brigades de la Paix, ont émergé. Les partisans du défunt ayatollah Mohammed Sadiq al-Sadr, puis de son fils Moqtada al-Sadr, ont adopté une voie de résistance contre les forces américaines occupant le pays, entrant par la suite dans une nouvelle phase marquée par des violences sectaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour contenir les tensions de l’époque, le Premier ministre irakien, Nouri Maliki, a lancé une campagne de sécurité ciblant et traquant les militants sadristes dans le centre et le sud du pays (2006-2008), ce qui a finalement abouti à leur mort et à leur arrestation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, aucun incident majeur impliquant les militants sadristes n’a été recensé, bien que leur soutien populaire demeure constant, se manifestant ponctuellement par des actions de service ou des activités sociales visant à résoudre certains conflits locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation perdura jusqu’à l’été 2014, lorsque l’éminent religieux chiite Ali Sistani émit une fatwa autorisant le djihad pour défendre l’Irak contre l’avancée de l’État islamique (Daêch). Cette fatwa constitua la pierre angulaire de la création d’Al-Hachd al-Chaabi et de l’émergence de factions armées chiites sur la scène publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la participation de partisans de Moqtada Sadr au sein de la Brigade du Jour promis (Liwa al-yawm al-maawoud) et leur intégration officielle aux Forces de mobilisation populaire (FMP) avec trois brigades militaires (313, 314 et 315), ces dernières ne prirent pas part aux grandes opérations de <em>«libération»</em>, à l’exception de quelques opérations menées près de leur base dans la ville sainte chiite de Samarra, dans la province de Salah Al-Din.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après des années de lutte armée, le chef du Mouvement sadriste, Moqtada Sadr, a décidé de déposer les armes et d’intégrer ses partisans aux institutions fédérales. Il s’agit de la troisième tentative de ce type depuis 2017.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1IeGfnHNqE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/du-rififi-chez-les-chiites-en-irak/">Du rififi chez les chiites en Irak</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Du rififi chez les chiites en Irak » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/du-rififi-chez-les-chiites-en-irak/embed/#?secret=YzjyvMQsV1#?secret=1IeGfnHNqE" data-secret="1IeGfnHNqE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"> Nécessaire coordination avec les autorités officielles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la déclaration de Sadr, cette décision a été prise <em>«dans l’intérêt public de la nation et afin d’éviter les dangers qui menacent le pays»</em>. Il lui est apparu nécessaire de <em>«séparer complètement les Brigades de la Paix du mouvement chiite national et de les intégrer pleinement à l’État et à l’autorité générale responsable des formations militaires. Les entités civiles affiliées aux brigades seront transformées en une structure unifiée, sans quartier général, armes, uniformes, adresse ni aucune autre entité administrative».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jeudi, Sadr a autorisé son directeur de cabinet privé Haider Al-Jabri, son conseiller militaire Abu Duaa al-Issawi, son assistant djihadiste Tahsin al-Humaidawi et le responsable d’Al-Bunyan Al-Marsous (structure sociale dépendant de Sadr) Muhammad al-Aboudi à finaliser les procédures de séparation de Saraya As-Salam&nbsp; du Mouvement sadriste dans un délai maximal d’une semaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moqtada Sadr également annoncé l’achèvement de l’intégration de la branche civile de ses milices avec Al-Bunyan Al-Marsous à condition qu’ils se coordonnent avec les autorités officielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Commentant la décision de Sadr, l’analyste en sécurité Fadhil Abu Ragheef a déclaré à l’agence de presse officielle que <em>«ce n’est pas la première fois que Sadr adopte une telle position»</em> soulignant <em>«qu’il a déjà appelé à une séparation entre l’action politique et l’action militaire, témoignant d’un sens des responsabilités nationales et visant à sortir la société irakienne du cycle de la violence»</em>.&nbsp;Il a ajouté que<em> «dès le début, l’appel du Premier ministre Ali Al-Zaidi a porté sur la nécessité d’une action civile, au service des citoyens, de limiter la possession d’armes à l’État et de renforcer les institutions»</em>, soulignant qu’Al-Zaidi poursuit le démantèlement du réseau d’armement qui perturbe l’équilibre politique intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a noté que l’appel du Premier ministre a conduit cinq factions à accepter de remettre leurs armes moyennes, lourdes et légères&nbsp; expliquant que ces mesures témoignent d’une volonté de consolider la stabilité intérieure et de renforcer la cohésion nationale et régionale grâce au monopole d’État sur les armes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aucune arme ne doit échapper à l’État</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de Sadr s’inscrit dans la lignée de la position de Qais al-Khazali, chef du mouvement Asa’ib Ahl al-Haq, partisan du monopole d’État sur les armes. Il estime que les armes détenues par les factions armées chiites, notamment Asa&rsquo;ib Ahl al-Haq, relèvent de ce monopole, car elles sont affiliées à une institution de sécurité qui rend compte au commandant en chef des forces armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Khaled al-Saadi, membre du bureau politique du bloc Sadiqun, a déclaré aux médias locaux : «Le mouvement Asa’ib Ahl al-Haq et le bloc parlementaire Sadiqun croient en la souveraineté et la force de l’État et estiment que seul ce dernier doit contrôler les armes. Aucune arme ne doit échapper au contrôle de l’État». Il a ajouté que le mouvement réitère l&rsquo;appel lancé par le secrétaire général d’Asa’ib Ahl Al-Haq, Qais Al-Khazali, concernant le monopole d’État sur les armes le qualifiant de <em>«voix patriotique et d’appel national visant à empêcher les acteurs extérieurs, notamment les États-Unis, ou toute entité tentant d’exploiter la situation sous prétexte d’armes hors du contrôle de l’État et de s’en servir comme prétexte pour attaquer l’Irak»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Asa’ib Ahl Al-Haq soutient le monopole de l’État sur les armes à condition que celui-ci soit capable de protéger la sécurité de l’Irak sur terre, dans les airs et en mer contre toutes les menaces, a-t-il encore précisé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les conditions préalables au désarmement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des factions irakiennes s’accordent sur le refus de déposer les armes tant que les raisons de leur maintien persistent, exigeant comme conditions préalables au désarmement l’obtention d’une pleine souveraineté irakienne sur terre et dans les airs et la fin de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moqtada Sadr soulève toutefois plusieurs questions : Est-il réellement résolu à se séparer de ses partisans armés ? Et quel impact cela aura-t-il sur les efforts conjoints américano-irakiens visant à désarmer les factions armées chiites et à tourner la page de <em>«la résistance»</em> dans le pays ?</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jVhcvqcdGu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/liran-et-ses-voisins-une-geopolitique-de-la-mefiance/">L’Iran et ses voisins | Une géopolitique de la méfiance</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran et ses voisins | Une géopolitique de la méfiance » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/liran-et-ses-voisins-une-geopolitique-de-la-mefiance/embed/#?secret=CLO2YiVor1#?secret=jVhcvqcdGu" data-secret="jVhcvqcdGu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’Iran et ses voisins &#124; Une géopolitique de la méfiance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parler des relations de l’Iran avec ses voisins musulmans, c’est entrer dans une histoire longue où la proximité produit méfiance et violence.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/liran-et-ses-voisins-une-geopolitique-de-la-mefiance/">L’Iran et ses voisins | Une géopolitique de la méfiance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Parler des relations de l’Iran avec ses voisins musulmans, depuis l’Empire ottoman jusqu’à aujourd’hui, c’est entrer dans une histoire longue où la proximité ne produit jamais la simplicité. L’Iran n’a presque jamais eu le luxe d’un voisinage ordinaire. Avec les Ottomans hier, avec la Turquie, l’Irak, les monarchies du Golfe, l’Afghanistan ou le Pakistan aujourd’hui, il partage à la fois des frontières, des mémoires, des réseaux religieux, des intérêts économiques et des peurs stratégiques. C’est cette densité qui rend son voisinage si conflictuel et si intime à la fois. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor</strong> *</p>



<span id="more-18792469"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’Iran est un État musulman majeur, mais il ne s’est jamais fondu dans une unité musulmane abstraite. Il a toujours habité une singularité historique, politique et confessionnelle qui l’a rapproché de ses voisins autant qu’elle l’en a séparé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier grand cadre de cette histoire se fixe à l’époque moderne, lorsque la montée des Safavides en Iran et la puissance ottomane redessinent le Proche-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au XVI<sup>e</sup> siècle, la consolidation du chiisme duodécimain comme religion d’État en Iran ne constitue pas seulement un choix spirituel ou doctrinal ; elle devient une technologie de souveraineté. Elle distingue l’Iran de ses grands voisins sunnites, lui donne une colonne vertébrale politique et transforme la frontière avec l’Empire ottoman en ligne de fracture durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La frontière irano-ottomane</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La bataille de Tchaldiran en 1514 ne fut pas seulement une défaite militaire safavide ; elle fut une scène inaugurale. Elle fixa une logique : entre l’Iran et la Sublime Porte, il ne s’agirait pas d’une simple lutte territoriale, mais d’une rivalité entre deux formes concurrentes de légitimité islamique et impériale (Matthee, 2011).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait pourtant réducteur de raconter l’époque ottomane comme une guerre confessionnelle ininterrompue. La frontière irano-ottomane fut certes militarisée, mais elle fut aussi un espace de circulation. Des marchands, des pèlerins, des savants et des diplomates l’ont traversée sans cesse. Le conflit y côtoyait l’arrangement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux empires apprirent très tôt qu’ils ne pourraient ni s’absorber ni s’effacer. C’est pourquoi la relation fut faite d’épreuves de force, suivies de compromis pragmatiques. Le traité de Zuhab, en 1639, est à cet égard un moment crucial : il stabilise grossièrement une frontière qui annonce, dans ses grandes lignes, les découpages postérieurs entre l’Iran, l’Irak et la Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire profonde du voisinage iranien commence donc moins dans la fraternité islamique que dans cette gestion âpre d’une coexistence impériale (Amanat, 2017).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce point est essentiel, car il permet d’éviter une illusion tenace : celle selon laquelle les divisions actuelles entre l’Iran et plusieurs de ses voisins musulmans seraient nées uniquement avec la révolution islamique de 1979.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4y6CbdJjPt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/guerre-diran-vers-une-reconfiguration-internationale/">Guerre d’Iran | Vers une reconfiguration de l&rsquo;ordre mondial</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’Iran | Vers une reconfiguration de l&rsquo;ordre mondial » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/guerre-diran-vers-une-reconfiguration-internationale/embed/#?secret=cG2IlEuZU0#?secret=4y6CbdJjPt" data-secret="4y6CbdJjPt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La révolution de 1979 radicalise une grammaire ancienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, la révolution a radicalisé une grammaire beaucoup plus ancienne. Déjà sous les Safavides, l’Iran se pensait comme une puissance entourée de voisins sunnites souvent plus nombreux, parfois plus riches, et parfois militairement plus imposants. Cette conscience d’encerclement, jointe à une forte culture étatique, a nourri une diplomatie de vigilance, voire de suspicion structurelle. L’Iran n’a pas seulement défendu des frontières ; il a défendu une forme de continuité historique menacée sur plusieurs fronts à la fois (Matthee, 2011).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au XIX<sup>e</sup> siècle et au début du XX<sup>e</sup>, alors que l’Empire ottoman décline et que les empires européens s’imposent dans la région, le rapport de l’Iran à ses voisins musulmans change de texture, mais non de nature. Le duel irano-ottoman perd de sa centralité, tandis que grandit une autre angoisse : celle de la fragmentation sous pression étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran qajar, puis pahlavi, regarde désormais ses voisins musulmans à travers un double filtre : celui de la rivalité régionale et celui de l’intrusion des grandes puissances. La question n’est plus seulement : que veulent les Ottomans ? Elle devient : comment survivre politiquement dans une région où les voisins musulmans eux-mêmes sont travaillés, armés, influencés, voire redessinés par Londres, Saint-Pétersbourg puis Washington ? Cette expérience renforce chez les élites iraniennes l’idée que le voisinage n’est jamais purement local ; il est toujours traversé par des hiérarchies impériales plus vastes (Amanat, 2017).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la chute des Ottomans, la naissance de la Turquie républicaine semblait ouvrir un autre chapitre. Théoriquement, l’Iran et la Turquie auraient pu devenir deux États post-impériaux stabilisés, convertissant l’ancienne frontière de civilisation en bon voisinage moderne. Il y a bien eu, en effet, des phases d’entente et de normalisation. Mais la relation n’a jamais cessé d’être compétitive. La Turquie kémaliste proposait un modèle national, laïque, centralisateur, tourné vers l’Europe ; l’Iran, surtout après 1979, revendiquait une autre synthèse entre État, histoire et religion. De l’Anatolie au Caucase, de l’Irak à la Syrie, chacun a continué à lire l’autre comme un partenaire nécessaire et un rival plausible. Même lorsque leurs intérêts économiques convergent, notamment en matière d’énergie, leurs imaginaires géopolitiques divergent souvent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un centre historique assiégé mais incontournable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Turquie se voit comme carrefour et puissance pivot ; l’Iran se vit comme centre historique assiégé mais incontournable. Ce voisinage reste donc stable en apparence, concurrentiel en profondeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est toutefois avec le monde arabe que les tensions iraniennes ont pris, à l’époque contemporaine, leur intensité la plus visible. L’Irak occupe ici une place singulière. Sous Saddam Hussein, il fut le front le plus sanglant de la relation iranienne au voisinage musulman. La guerre Iran-Irak de 1980 à 1988 n’a pas seulement opposé deux États ; elle a figé des représentations collectives durables. Pour l’Iran révolutionnaire, cette guerre a confirmé que ses voisins arabes, soutenus par des puissances extérieures, pouvaient chercher à exploiter sa fragilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour plusieurs États arabes du Golfe, au contraire, l’Iran de Khomeiny apparaissait comme une force de subversion idéologique, capable d’exporter la révolution en mobilisant les référents chiites au-delà de ses frontières (Axworthy, 2008). La guerre a ainsi transformé une frontière en traumatisme, et un voisinage en système de menaces réciproques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après 2003, lorsque l’invasion américaine renverse Saddam Hussein, le paradoxe iranien apparaît dans toute sa netteté. L’Iran, ennemi déclaré de Washington, devient l’un des grands bénéficiaires stratégiques de la chute de son pire adversaire régional. Mais ce gain n’a pas produit un apaisement. Il a au contraire renforcé l’inquiétude des monarchies arabes sunnites, en particulier l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui ont vu se dessiner un <em>«croissant»</em> d’influence iranienne allant de Téhéran à Beyrouth via Bagdad et Damas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, les dirigeants iraniens ont présenté cette profondeur régionale comme une doctrine défensive avancée : puisqu’ils se sentent vulnérables sur leur propre territoire, ils cherchent à éloigner la ligne de confrontation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que la relation avec les voisins musulmans cesse d’être simplement bilatérale ; elle devient réticulaire, indirecte, souvent médiée par des groupes armés, des partis alliés et des espaces de guerre par procuration (Amanat, 2017).</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nH5vD2zC5W"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/target-iran-ladministration-bush-projetait-deja-dabattre-le-regime-iranien/">‘‘Target Iran’’ | L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Target Iran’’ | L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/target-iran-ladministration-bush-projetait-deja-dabattre-le-regime-iranien/embed/#?secret=hsejAaMFrS#?secret=nH5vD2zC5W" data-secret="nH5vD2zC5W" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le chiisme comme ressource d’influence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Liban, la Syrie, l’Irak et le Yémen ont, à des degrés différents, transformé l’idée même de voisinage iranien. L’Iran ne partage pas de frontière avec tous ces théâtres, mais il les traite comme son proche environnement stratégique. Ce déplacement a nourri l’hostilité de plusieurs voisins arabes, qui y voient non pas une politique de sécurité, mais une politique d’expansion. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, là encore, la lecture purement confessionnelle ne suffit pas. L’Iran use du chiisme comme ressource d’influence, certes, mais il agit aussi en État rationnel soucieux de profondeur militaire, de corridors territoriaux, d’accès commerciaux et de dissuasion asymétrique. L’erreur serait de croire qu’il se contente d’exporter une identité ; il exporte aussi un calcul (Axworthy, 2008).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations avec les monarchies du Golfe condensent particulièrement bien cette tension entre proximité et refus. D’un côté, l’Iran et ses voisins arabes riverains du Golfe sont condamnés à cohabiter autour d’un espace maritime commun, de routes énergétiques vitales et d’intérêts commerciaux réels. De l’autre, ils se perçoivent mutuellement comme des menaces systémiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les monarchies craignent la projection iranienne, son discours révolutionnaire, son influence dans les communautés chiites et sa capacité de nuisance régionale. L’Iran, lui, voit dans la présence militaire occidentale au Golfe, appuyée sur ces États arabes, une architecture d’endiguement dirigée contre lui. Le Golfe devient alors moins une mer de voisinage qu’un miroir de défiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapprochement irano-saoudien annoncé le 10 mars 2023, sous médiation chinoise, a donc eu une portée symbolique considérable. Il n’a pas aboli les rivalités, mais il a montré que la fatigue stratégique pouvait, provisoirement, l’emporter sur la logique de confrontation permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rapprochement suggère que plusieurs acteurs régionaux, y compris Riyad, ne souhaitent plus être prisonniers d’une polarisation totale. Il montre aussi que l’Iran, malgré sa rhétorique de résistance, sait pratiquer le compromis quand l’environnement l’exige (Vakil et Quilliam, 2023). Mais il faut se garder d’y voir une réconciliation profonde. Le contentieux n’a pas disparu : il s’est déplacé vers une forme plus prudente, plus diplomatique, sans cesser d’être structurel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’est, l’Iran entretient avec l’Afghanistan et le Pakistan des relations moins médiatisées que ses face-à-face arabes, mais tout aussi révélatrices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’Afghanistan, la proximité linguistique et culturelle ne supprime ni les tensions sur les réfugiés, ni les conflits hydriques, ni l’inquiétude sécuritaire. L’Iran voit l’instabilité afghane comme une menace directe, mais aussi comme un espace où se jouent des questions de trafic, d’influence et d’équilibre confessionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le Pakistan, autre grand voisin musulman, la relation oscille entre coopération minimale et méfiance persistante, notamment à propos des groupes armés opérant dans les zones frontalières baloutches. Là encore, le voisinage n’est pas l’amitié ; c’est la gestion d’une vulnérabilité commune que personne ne parvient vraiment à transformer en confiance durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe, sur la longue durée, c’est la permanence d’un même schéma. L’Iran n’a jamais cessé de parler le langage de la civilisation, de la souveraineté et de la singularité historique. Ses voisins musulmans, eux, l’ont souvent regardé avec une ambivalence comparable : puissance indispensable, mais difficilement intégrable ; pays musulman majeur, mais porteur d’une différence qui résiste à l’alignement. Depuis les Ottomans, l’Iran apparaît tour à tour comme hérésie, rival, partenaire, pivot, menace ou médiateur. Il n’est jamais tout à fait étranger, jamais tout à fait semblable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une puissance de résistance dans le monde musulman</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être là le cœur du problème. Le voisinage musulman de l’Iran n’a jamais été organisé par une solidarité religieuse suffisante pour neutraliser les intérêts d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’islam commun n’a pas supprimé la compétition des puissances, pas plus qu’il n’a aboli les frontières historiques, les hiérarchies symboliques ou les mémoires blessées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre l’Iran et ses voisins, le religieux a souvent servi moins à unir qu’à coder autrement des rapports de force. De ce point de vue, la révolution de 1979 n’a pas créé une exception ; elle a réinjecté du messianisme et de l’idéologie dans un vieux dispositif régional déjà structuré par la rivalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui encore, l’Iran reste prisonnier et maître de cette ambivalence. Il se présente comme puissance de résistance dans le monde musulman, mais il inspire chez plusieurs voisins musulmans une inquiétude durable. Il réclame la reconnaissance d’un rôle naturel dans la région, mais cette revendication est précisément ce qui alarme ceux qui l’entourent. Il dénonce l’ordre imposé de l’extérieur, tout en construisant lui-même des zones d’influence qui ressemblent, aux yeux de ses voisins, à une autre forme de pression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cela, l’histoire iranienne avec son voisinage musulman n’est ni celle d’un isolement total, ni celle d’une intégration impossible. C’est l’histoire plus tragique d’une centralité contestée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la frontière ottomane jusqu’aux arrangements incertains du Golfe contemporain, l’Iran n’a donc jamais quitté cette position inconfortable : trop ancien pour se penser comme un simple État-nation parmi d’autres, trop exposé pour renoncer à la puissance, trop singulier pour être absorbé par ses voisinages, trop proche d’eux pour leur échapper. Le long conflit avec les Ottomans a donné à cette condition sa forme impériale ; les crises modernes lui ont donné sa forme géopolitique ; la révolution islamique lui a donné sa forme idéologique. Mais le fond demeure : entre l’Iran et ses voisins musulmans, la relation n’est ni naturelle ni accidentelle. Elle est historique, dense, inquiète, indéfiniment recommencée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bibliographie succincte&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amanat, Abbas</strong>. <em>Iran: A Modern History</em>. New Haven, Yale University Press, 2017.<br><strong>Axworthy, Michael</strong>. <em>A History of Iran: Empire of the Mind</em>. London, Penguin, 2008.<br><strong>Matthee, Rudi.</strong> “Safavid Iran and the Turkish Question, or How to Avoid a War on Multiple Fronts.” <em>Iranian Studies</em>, 2011.<br><strong>Vakil, Sanam,</strong> et Neil Quilliam. “Will reconciliation across the Middle East bring lasting change?” Chatham House, 2023.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y3J9G9LqmX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/13/iran-et-monarchies-du-golfe-le-malentendu/">Iran et monarchies du Golfe | Le malentendu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran et monarchies du Golfe | Le malentendu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/13/iran-et-monarchies-du-golfe-le-malentendu/embed/#?secret=sgkXMTGl4y#?secret=y3J9G9LqmX" data-secret="y3J9G9LqmX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Du rififi chez les chiites en Irak</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 07:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Al-Zaidi]]></category>
		<category><![CDATA[chiites]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohammed Hadi Al-Shammari]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Shia al-Sudani]]></category>
		<category><![CDATA[Nouri al-Maliki]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Qais Al-Khazali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Irak, chaque composition de gouvernement ressemble plus au partage d’un gâteau au sein même de la communauté Chiite. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le pays du Tigre et de l’Euphrate n’a pas uniquement souffert des guerres et du terrorisme, l’autre maladie chronique qu’il endure depuis 2003 est le système de gouvernance confessionnel et son corollaire la prédation affairiste. Les chiites dominent le jeu politique et chaque composition de gouvernement ressemble plus au partage d’un gâteau et les morceaux les plus importants attisent le plus la convoitise et ce, au sein même de la communauté chiite.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18782622"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%d8%a7%d9%84%d8%b9%d8%b1%d8%a7%d9%82-%d8%ad%d8%b1%d8%a8-%d8%b4%d9%8a%d8%b9%d9%8a%d8%a9-%d8%b9%d9%84%d9%89-%d9%88%d8%b2%d8%a7%d8%b1%d8%a9-%d8%a7%d9%84%d9%86%d9%81%d8%b7-%d9%88%d9%85%d8%b1%d8%b4/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds Al-arabi</a> qui s’est livré à une lecture minutieuse de la composition du nouveau dispositif exécutif a indiqué que la répartition des portefeuilles ministériels au sein du gouvernement du Premier ministre désigné Ali Al-Zaidi a suscité une controverse chiite au sein du Cadre de coordination*, notamment concernant le ministère du Pétrole. Ce portefeuille est convoité par la coalition <em>«État de droit»</em> menée par Nouri Al-Maliki d’une part et par la coalition <em>«Reconstruction et Développement»</em> dirigée par le chef du gouvernement sortant Mohammed Shia Al-Sudani, d’autre part. Parallèlement, l’atmosphère semble plus positive du côté des forces politiques sunnites, qui ont récemment soumis leur liste de candidats au Premier ministre désigné.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes les forces politiques chiites au sein du Cadre de coordination conservent l’intégralité de leurs points (déterminés par le nombre de sièges au Parlement), qu’elles entendent utiliser comme monnaie d’échange pour obtenir des postes au sein du nouveau gouvernement. L’exception est le mouvement <em>«Asa’ib Ahl al-Haq»</em>, dirigé par Qais Al-Khazali, qui a perdu la majeure partie de ses points en obtenant le poste de vice-président du Parlement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pétrole attise les convoitises</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère du Pétrole représente le principal obstacle à la finalisation de la répartition des portefeuilles ministériels entre les chiites, malgré les désaccords politiques existants concernant d’autres postes au sein du gouvernement en cours de composition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le député Mohammed Hadi Al-Shammari, du bloc des Services, a déclaré aux médias proches du Cadre de coordination que <em>«le gouvernement sera présenté au Parlement cette semaine et ce dernier votera sur une partie de sa composition»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a expliqué que <em>«les blocs État de droit et Reconstruction se disputent le ministère du Pétrole»</em>, ajoutant que le chef du gouvernement Ali Al-Zaidi (photo) est à la recherche de nouveaux visages.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le député irakien, les ministères de l’Industrie et de l’Éducation ont été attribués au bloc du Progrès. Il a noté que <em>«le ministère de la Défense est disputé entre Thabit al-Abbasi, Nayef Al-Shammari et Jumaa Anad, tandis que le ministère de la Planification a été attribué à l’Alliance Azm»</em>. Il a confirmé que le ministère des Transports a été attribué au bloc Badr dirigé par Hadi al-Amiri.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a indiqué que <em>«quatorze ministères ont été attribués à ce jour et l’Alliance des services brigue le ministère des Communications, pour lequel nous avons trois candidats»</em>. Il a également précisé que <em>«les ministères des Affaires étrangères et de la Reconstruction ont été attribués au Parti démocratique du Kurdistan»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cet accord, comme l’a souligné le député Al-Shammari, le poste de ministre du Pétrole pourrait potentiellement faire dérailler tout accord conclu dans ce cadre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte d’escalade politique autour du portefeuille du Pétrole, le député Alaa Al-Haidari, chef du bloc parlementaire Al-Asas, a déclaré dans une publication : <em>«Nous rejetons catégoriquement l’inclusion du portefeuille du Pétrole dans le jeu politique, manipulé par des individus qui convoitent ce ministère, en nommant une personne corrompue ayant fui l’Irak, accusée du vol du siècle** et qui bénéficie du soutien d’une entreprise étrangère de renom»</em>, sans toutefois la nommer. Il a ajouté : <em>«Nous ne resterons pas les bras croisés face à ce mépris flagrant des valeurs, des principes et des constantes nationales, et nous ne permettrons pas que le portefeuille pétrolier soit confié à quiconque d’autre que les habitants de Bassora. Nous disposons de personnalités compétentes et professionnelles dans le secteur pétrolier, capables de diriger ce ministère avec brio»</em>. Il a considéré cela comme <em>«un droit acquis et non une faveur accordée par quiconque»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bassora veut sa part du gâteau </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même esprit, le député Shaker Mahmoud Al-Tamimi (Abu Turab), du bloc parlementaire Badr, affirme que si les portefeuilles des Transports et du Pétrole ne sont pas attribués à Bassora, il prendra position en tant que représentant de la province, reprenant ainsi la position des députés de Bassora. Il soutient que Bassora compte de nombreuses personnes qualifiées et expérimentées, capables de gérer ces deux ministères, et qu’il est plus approprié de privilégier les intérêts de la province.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué de presse, M. Al-Tamimi a déclaré avoir informé la direction de Badr et demandé que le poste de ministre des Transports soit attribué à Bassora. Il a expliqué que l’on s’attend généralement à ce que ce ministère soit attribué à Badr, conjointement avec celui des Communications, ou que la répartition soit modifiée pour inclure les ministères des Communications et de l’Intérieur, ou encore ceux des Transports et de l’Intérieur. Il a souligné que la situation n’est pas encore totalement confirmée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a précisé que la demande pour ces ministères repose sur la richesse de l’expertise, des talents et des capacités de Bassora dans les domaines des transports et du pétrole. Il a affirmé que cela renforcerait l’action du gouvernement et ne se limitait pas à une simple revendication de ces deux portefeuilles. Il a ajouté :<em> «Des désaccords persistent concernant certains ministères, notamment l’Intérieur, le Pétrole et les Finances»</em>. Il a indiqué que <em>«le ministère du Pétrole a été attribué au bloc Reconstruction et Développement et que la répartition des autres ministères pourrait être finalisée d’ici la fin de la semaine, mais pas entièrement. Le vote pourrait ne porter que sur 15 ministères»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Coalition de l’État de droit, dirigée par Al-Maliki, affirme également que l’alliance rivale Reconstruction et Développement dirigée par Sudani vise l’un des deux ministères suivants : le Pétrole ou les Finances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de la coalition, Abdul Rahman Al-Jazaeri, a déclaré que <em>«le bloc Reconstruction et Développement a demandé le ministère du Pétrole ou celui des Finances en fonction de ses scores électoraux, en échange du ministère de l’Agriculture attribué à la Coalition de l’État de droit»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a souligné qu’Al-Zaidi a mis en place un mécanisme spécifique pour les comités chargés d’examiner les CV des candidats et de vérifier leur conformité aux critères de nomination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Alliance conduite par Sudani insiste toutefois pour que le gouvernement d’Al-Zaidi soit formé en fonction de la force relative des blocs politiques ayant remporté les élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une réunion de la direction de la coalition, tenue dimanche soir et présidée par Mohammed Shia Al-Sudani, les derniers développements politiques et la formation du nouveau gouvernement ont été abordés. Al-Sudani a passé en revue les résultats des réunions et discussions avec les blocs politiques, qui ont porté sur les mécanismes de formation du gouvernement et la répartition des ministères conformément aux droits électoraux et constitutionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion a réaffirmé la poursuite des consultations avec les blocs afin de parvenir à un consensus permettant la formation du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué de presse, la coalition a souligné son engagement à garantir la formation du gouvernement conformément aux résultats des élections et à la force relative de chaque bloc, assurant ainsi un gouvernement fort, capable de répondre aux besoins de la population, de fournir des services et d’améliorer la situation du pays en poursuivant les efforts de développement et de reconstruction, en trouvant des solutions aux crises économiques et en protégeant l’Irak et son peuple de tout danger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, le Conseil politique national sunnite a annoncé rejeter toute ingérence de partis ou de personnalités politiques extérieures à la communauté sunnite concernant ses prérogatives ministérielles, confirmant avoir soumis ses candidats aux portefeuilles ministériels au Premier ministre désigné.</p>



<h2 class="wp-block-heading"> Respecter les équilibres nationaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil a indiqué dans un communiqué de presse avoir tenu une réunion dimanche dernier à Bagdad chez Khamis Al-Khanjar, chef de l’Alliance de la souveraineté. Étaient présents à cette réunion Mohammed Al-Halbousi, chef du Parti du progrès, Haibat Al-Halbousi, président du Parlement, ainsi que les dirigeants des partis et alliances membres du Conseil. Muthanna Al-Samarrai, chef de l’Alliance de la détermination, était absent. L’objectif de la réunion était d’examiner les derniers développements concernant la formation du prochain gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué précise que la réunion a porté sur les termes de l’accord politique et ses mécanismes de mise en œuvre, garantissant le respect des exigences constitutionnelles et des équilibres nationaux. Les participants ont également discuté des moyens de soutenir le futur gouvernement et de renforcer la stabilité politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil a indiqué avoir soumis ses candidats aux postes ministériels au Premier ministre désigné, dans le cadre des accords politiques en vigueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont réaffirmé leur rejet catégorique de toute ingérence de personnalités ou de partis politiques extérieurs au Conseil dans les nominations ministérielles les concernant. Ils ont souligné leur engagement à gérer leurs affaires internes conformément aux accords conclus par les forces politiques. Le Conseil a également insisté sur l’importance de<em> «respecter les équilibres politiques, d’œuvrer dans un esprit de partenariat national et de se conformer aux termes de l’accord politique afin de contribuer au succès de la formation du gouvernement»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Le Cadre de coordination est un conseil regroupant toutes les forces politiques chiites en Irak à l’exception du courant sadriste dirigé par le clerc Muqtada Al-Sadr.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>**Le vol du siècle en Irak désigne le détournement de 2,5 milliards de dollars de fonds publics, révélé fin 2022. Cette fraude massive a été orchestrée via des chèques émis par l’administration fiscale et encaissés par des sociétés écrans, illustrant la corruption endémique du pays.&nbsp;</em></p>
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		<title>Base militaire israélienne secrète en Irak !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël a établi une base aérienne au cœur du désert irakien sans que les autorités irakiennes ne s'en rendent compte ! </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Rocambolesque ! Israël a établi une base aérienne au cœur du désert irakien sans que les autorités irakiennes ne s&rsquo;en rendent compte ! Quand ils ont été alertés au mois de mars que des mouvements militaires suspects avaient lieu dans la zone en question, ils ont envoyé des militaires pour savoir ce qui s’y passait. Ces derniers ont été la cible de frappes pour les éloigner. Cette base avait pour objectif le support logistique d’Israël dont la guerre contre l’Iran. Le banditisme israélien au Moyen-Orient n’a plus aucune limite ! </em></strong> <em>(Photo: La région désertique de l&rsquo;ouest de l&rsquo;Irak est vaste et peu peuplée.)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18757109"></span>



<p class="wp-block-paragraph"> Le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/israel-built-and-defended-a-secret-iran-war-base-in-iraq-3590851a" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a> a révélé, en se basant sur des sources bien informées dont des responsables américains, qu’Israël avait établi une base militaire secrète dans le désert irakien pour appuyer sa campagne aérienne contre l’Iran et que l’Etat hébreu avait mené des frappes aériennes contre les forces irakiennes qui avaient failli découvrir le site au début du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon ces sources, Israël a établi cette base –qui abritait des forces spéciales et servait de plateforme logistique pour l&rsquo;armée de l&rsquo;air israélienne– juste avant le déclenchement de la guerre, avec l’aval des États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des équipes de secours et d’évacuation étaient également stationnées sur place, par crainte que des pilotes israéliens ne soient abattus en territoire iranien. Cependant, aucun pilote israélien n’a péri durant le conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une base pas aussi secrète que ça</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources indiquent que lorsqu&rsquo;un F-15 américain a été abattu près d’Ispahan, Israël a proposé son aide, mais que les forces américaines ont pris le relais pour l’opération de sauvetage, tandis qu’Israël menait des frappes aériennes pour la protéger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La base secrète a failli être découverte début mars après que les médias irakiens ont rapporté qu’un berger local avait observé des <em>«mouvements militaires inhabituels»</em> dans la région, notamment des vols d’hélicoptères, ce qui a incité l’armée irakienne à envoyer des forces sur place pour enquêter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, selon une source interne, Israël a repoussé les forces irakiennes par des frappes aériennes. L’armée israélienne a refusé de commenter, tandis que le gouvernement irakien a condamné l’attaque qui a coûté la vie à un soldat irakien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Cette opération inconsidérée a été menée sans coordination ni autorisation»</em>, a déclaré le lieutenant-général Qais Al-Muhammadawi, commandant adjoint du Commandement des opérations conjointes irakiennes, aux médias d’État irakiens au sujet de l&rsquo;attaque du début mars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une plainte déposée ultérieurement auprès des Nations Unies en mars, Bagdad a affirmé que l’attaque impliquait des forces étrangères et des frappes aériennes, l’attribuant aux États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une source interne a confirmé que les États-Unis n’étaient pas impliqués dans l’attaque. L’incident a été largement couvert par les médias irakiens et arabes et a suscité de nombreuses spéculations quant à l’identité des forces impliquées dans l’affrontement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les sources irakiennes, les forces irakiennes, à bord de Humvees, se sont dirigées vers le site à l’aube après que le berger a signalé l’incident. Elles ont cependant essuyé des tirs nourris, entraînant la mort d’un soldat et blessant deux autres, d’après Al-Muhammadawi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités irakiennes ont ensuite dépêché deux unités supplémentaires du Service de lutte contre le terrorisme, qui a joué un rôle crucial dans la guerre contre Daech, afin de participer au déminage de la zone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Muhammadawi a déclaré : <em>«Il semble qu’une force était présente sur le terrain avant la frappe, bénéficiant d’un appui aérien et opérant avec des capacités supérieures à celles de nos unités»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un porte-parole du gouvernement irakien a refusé de commenter davantage l’incident ou de préciser si Bagdad était au courant de l’existence d’une base israélienne sur son territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WSJ </em>souligne que les États-Unis ont déjà mené plusieurs frappes en Irak pour protéger leurs bases et leurs intérêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les détails concernant cette base secrète –et les risques pris par Israël pour l’établir et la défendre– permettent de mieux comprendre comment Israël a mené une campagne aérienne contre un adversaire situé à près de mille kilomètres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La base irakienne a permis à Israël de se rapprocher du champ de bataille, où il a déployé des équipes de recherche et de sauvetage afin de réduire les délais d’intervention en cas d’opérations de sauvetage d’urgence en Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Missions exceptionnelles, véritablement stupéfiantes !»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une source, des unités des forces spéciales de l’armée de l’air israélienne, entraînées aux opérations commando en territoire ennemi, étaient également stationnées sur le site.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des cinq semaines de la campagne, l’armée de l’air israélienne a mené des milliers de frappes contre des cibles en Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des experts en sécurité affirment que les forces américaines établissent souvent des bases opérationnelles temporaires avant les opérations militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WSJ </em>note qu’une base de campagne temporaire a également été mise en place en Iran même lors de l’opération de sauvetage des pilotes américains dont l’avion s’est écrasé début avril, avant que les États-Unis ne détruisent les avions et les hélicoptères qui s&rsquo;y étaient retrouvés bloqués pendant l’opération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Michael Knights, directeur de la recherche au sein du cabinet de conseil Horizon Engagement, a déclaré : <em>«Il est courant, avant les opérations militaires, d’effectuer des reconnaissances et d’établir des bases de ce type».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que le désert de l’ouest irakien est une vaste région peu peuplée, ce qui en fait un lieu idéal pour l’établissement de bases temporaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a noté que les forces spéciales américaines avaient utilisé cette zone lors d’opérations contre Saddam Hussein en 1991 et 2003.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a indiqué que les habitants du désert irakien se sont habitués, au fil des ans, à être témoins d’activités mystérieuses, qu’il s’agisse de groupes armés comme Daech ou d’unités d’opérations spéciales, et ont appris à éviter ces zones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que des habitants lui avaient confié avoir observé une activité inhabituelle d’hélicoptères pendant le conflit actuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables israéliens avaient laissé entendre l’existence d&rsquo;opérations secrètes durant la guerre. Début mars, le commandant de l’armée de l’air israélienne, Tomer Bar, a adressé un message à ses troupes : <em>«Actuellement, les forces spéciales de l’armée de l’air mènent des missions exceptionnelles, véritablement stupéfiantes !»</em>. Il n’avait pas donné plus de détails.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tomer Bar a quitté ses fonctions début mai.</p>
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		<item>
		<title>L’Irak, l’autre bras de fer entre les États-Unis et l’Iran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[² Basim al-Badri]]></category>
		<category><![CDATA[Asaïb Ahl al-Haq]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
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		<category><![CDATA[Kataïb Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Shia al-Sudani]]></category>
		<category><![CDATA[Nouri al-Maliki]]></category>
		<category><![CDATA[Organisation Badr]]></category>
		<category><![CDATA[parti Dawa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi l’administration Trump a suspendu les envois de dollars américains à l’Irak et gelé la coopération de sécurité avec son armée ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/lirak-lautre-bras-de-fer-entre-les-etats-unis-et-liran/">L’Irak, l’autre bras de fer entre les États-Unis et l’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’administration Trump a suspendu les envois de dollars américains à l’Irak et gelé les programmes de coopération en matière de sécurité avec son armée dans le but d’accroître la pression sur Bagdad pour qu’il démantèle les puissantes milices soutenues par l’Iran.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18677493"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/u-s-blocks-iraqs-dollar-shipments-to-squeeze-its-iran-backed-militias-3270d5af" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a>, un envoi d’environ 500 millions de dollars en espèces, provenant des recettes pétrolières irakiennes détenues sur des comptes de la Réserve fédérale, a récemment été bloqué par le Trésor américain en raison des inquiétudes suscitées par ces milices.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit du deuxième envoi de ce type retardé depuis l’escalade des tensions avec l’Iran fin février, quelques semaines après que des milices ont lancé des attaques contre des positions américaines en Irak et dans les pays voisins en soutien à Téhéran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les milices de la discorde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Washington a informé Bagdad qu’il suspendrait le financement de certains programmes de lutte contre le terrorisme et de formation militaire jusqu’à ce que les attaques des milices cessent et que le gouvernement irakien prenne des mesures concrètes pour les démanteler.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures soulignent la pression croissante exercée sur Bagdad pour qu’elle s’aligne plus clairement sur les États-Unis et réduise ses liens étroits avec l’Iran depuis le début de la guerre israélo-américaine contre Téhéran, qui dure depuis près de huit semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié mardi 21 avril 2026, ne faisant aucune mention de la suspension des livraisons, la Banque centrale d’Irak a déclaré ne pas connaître de pénurie de dollars, affirmant avoir <em>«satisfait toutes les demandes de devises américaines émanant des banques et des bureaux de change».</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’invasion américaine de l’Irak en 2003, Washington a accepté de conserver les recettes pétrolières irakiennes –qui s’élèvent à plusieurs dizaines de milliards de dollars par an– auprès de la Réserve fédérale de New York. Afin de réinjecter ces fonds dans l’économie irakienne. Jusqu’à 13 milliards de dollars par an sont acheminés à Bagdad en espèces pour soutenir une économie fortement dépendante des transactions en espèces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont brièvement interrompu ces livraisons en 2015, craignant que les dollars ne tombent entre les mains de l’État islamique (EI), et ont menacé à plusieurs reprises de les suspendre par la suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que l’Irak ait réduit sa dépendance au dollar, les avions transportent toujours d’importantes quantités de devises américaines vers la Banque centrale, ce qui confère à Washington un levier considérable sur Bagdad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une suspension temporaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables américains affirment que la suspension de ces livraisons est temporaire mais ils n’ont pas précisé les conditions nécessaires à leur reprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le porte-parole du département d’État Tommy Pigott a déclaré : <em>«L’incapacité du gouvernement irakien à empêcher ces attaques alors que certains de ses alliés continuent d’apporter un soutien politique, financier et opérationnel aux milices nuit aux relations américano-irakiennes. Les États-Unis ne toléreront aucune attaque contre leurs intérêts et attendent du gouvernement irakien qu’il prenne des mesures immédiates pour démanteler les groupes armés soutenus par l’Iran».</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début du conflit, les milices ont mené des centaines d’attaques de faible envergure à l’aide de drones et de roquettes, ciblant des bases militaires, des consulats et des installations diplomatiques américaines, notamment au sein de l’aéroport international de Bagdad. Washington a également imputé à des groupes soutenus par l’Iran une tentative d’attaque contre un convoi de sécurité américain transportant un otage libéré hors d’Irak au début du mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse, les États-Unis mènent des frappes aériennes contre ces groupes en Irak depuis le début de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la réduction de sa présence militaire en Irak ces dernières années, Washington continue de fournir des renseignements sur l’EI et d’apporter son soutien aux forces irakiennes en matière de formation et d’équipement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les milices les plus puissantes d’Irak, telles que l’Organisation Badr, Kataïb Hezbollah et Asaïb Ahl al-Haq, exercent une influence considérable au sein du gouvernement et du secteur financier. L’Irak est actuellement en négociations pour la nomination d’un nouveau Premier ministre, sous la pression de ces milices et de Téhéran qui souhaitent la désignation d’une personne maintenant des liens étroits avec l’Iran. Certaines de ces factions ont également été formellement intégrées aux forces armées, ce qui complique la tâche de tout Premier ministre souhaitant les affronter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’actuel Premier ministre, Mohammed Shia al-Sudani, en fonction depuis 2022, sollicite le soutien de Washington pour un second mandat, tout en évitant une confrontation directe avec les milices.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump dicte sa loi </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces groupes bénéficient également de l’accès de l’Irak aux dollars américains. En 2023 et 2024, le département du Trésor américain a sanctionné plus de 20 banques irakiennes pour leur implication dans le transfert illégal de dollars depuis les comptes irakiens auprès de la Réserve fédérale, via des transactions frauduleuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par la suite, des milices ont été impliquées dans l’achat en Irak d’importantes quantités de cartes Mastercard et Visa préchargées, qu’elles ont ensuite transférées aux Émirats arabes unis et dans les pays voisins pour retirer l’argent en dollars avant de le renvoyer en Irak et de le convertir en dinars afin de profiter des fluctuations du taux de change, selon le département du Trésor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces milices trouvent leurs origines dans le chaos qui a suivi l’invasion américaine il y a plus de vingt ans. Elles ont émergé pour défendre les zones chiites et affronter les groupes armés sunnites et ont combattu les forces américaines que leurs dirigeants ont qualifiées d’occupation. L’Iran a fourni des armes à nombre de ces groupes avant de jouer un rôle important dans la lutte contre Daech en 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier dernier, le président Trump avait averti qu’il suspendrait l’aide américaine à l’Irak si l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, proche allié de l’Iran, revenait au pouvoir. Maliki s’est récemment retiré de la course et sa coalition, connue sous le nom de Cadre de coordination, a désigné un autre candidat, Basim al-Badri, figure du parti Dawa.</p>
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		<title>Guerres, hégémonies et génocides &#124; Les mémoires de l’ambassadeur Salah Bourjini</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:03:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
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		<category><![CDATA[Salah Bourjini]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘Une époque de guerres, d’hégémonies et de génocides (1943/2025)’’ est le titre des mémoires de l'ambassadeur Salah Bourjini. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/guerres-hegemonies-et-genocides-les-memoires-de-lambassadeur-salah-bourjini/">Guerres, hégémonies et génocides | Les mémoires de l’ambassadeur Salah Bourjini</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘Mémoires d&rsquo;une époque de guerres, d’hégémonies et de génocides (1943/2025)’’ (Editions Nirvana, Tunis, 2026) est le titre que le Docteur Salah Bourjini, ancien ambassadeur des Nations Unies, a choisi pour l’ouvrage de mémoires où il évoque ses cinquante ans de <strong><em>carrière diplomatique </em></strong>dont environ trente ans aux Nations Unies. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-18633974"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’auteur ayant&nbsp;servi&nbsp;de 1981 à 2010 comme Représentant coordonnateur des Nations Unies dans&nbsp;un Irak en&nbsp;pleines guerres&nbsp;au Koweït post-libération,&nbsp;en Libye sous Kadhafi&nbsp;et en Algérie sous Ben Jedid, et&nbsp;comme&nbsp;directeur&nbsp;des Programmes pour le développement&nbsp;dans les pays arabes au siège&nbsp;du Pnud&nbsp;à New York, son ouvrage paraît dans&nbsp; le contexte&nbsp; géopolitique international&nbsp;très tendue, marqué par la guerre russe contre l’Ukraine, la guerre israélienne contre Gaza et la guerre américano-israélienne contre l’Iran&nbsp;avec&nbsp;leurs répercussions&nbsp;sur la paix et la sécurité dans le monde. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fort de l’expérience&nbsp; qu’il avait&nbsp;acquis durant&nbsp;plusieurs années en étant aux premières loges de cette région&nbsp;chaude du Moyen-Orient et du Golfe, souvent instable, qui plus est à des périodes cruciales de son histoire, l’ambassadeur&nbsp;Bourjini&nbsp;nous mène dans un voyage&nbsp;géopolitique extrêmement&nbsp;mouvementé au cours duquel avait&nbsp;été&nbsp;quotidiennement&nbsp;sur le qui-vive&nbsp;et aux prises&nbsp;avec&nbsp;des situations difficiles, aussi bien&nbsp;dans&nbsp;ses contacts dans les hautes sphères&nbsp;aux Nations Unies à New-York&nbsp;qu’en accomplissant des missions&nbsp;dans ces pays, qui dépassaient&nbsp;souvent, et&nbsp;de loin, celles&nbsp;d’un ambassadeur&nbsp;en poste en période ordinaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans les arcanes de la politique moyen-orientale &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur&nbsp;une distance de quelques 500 pages, l’auteur en consacre&nbsp;environ les&nbsp;deux-tiers pour&nbsp;l’Irak, le Koweït et la Libye, décrivant&nbsp;avec&nbsp;force&nbsp;détails&nbsp;les situations&nbsp;dramatiques&nbsp;vécues&nbsp;dans ces pays&nbsp;par suite de guerres meurtrières, d’embargos économiques, de pénuries&#8230; en raison de la&nbsp;piètre&nbsp;gestion&nbsp;des affaires publiques&nbsp;par les différents gouvernements.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A&nbsp;la lecture&nbsp;de&nbsp;cet&nbsp;ouvrage&nbsp;passionnant,&nbsp;le lecteur découvre les&nbsp;expériences, à la fois excitantes et frustrantes, vécues&nbsp;par&nbsp;l’auteur lors de ses immersions diplomatiques dans les méandres de la politique au Moyen-Orient,&nbsp;se fait&nbsp;une&nbsp;idée&nbsp;de ses&nbsp;multiples&nbsp;contacts&nbsp;avec&nbsp;les dirigeants&nbsp;de&nbsp;ces&nbsp;pays, les nombreuses&nbsp;contraintes&nbsp;auxquelles&nbsp;il avait fait face, parfois au&nbsp;risque de sa vie, en temps&nbsp;de guerre&nbsp;et sous les&nbsp; bombardements, tout comme&nbsp;les efforts déployés&nbsp;par ses services pour&nbsp;aider ces&nbsp; pays&nbsp;à se relever&nbsp;en dépit&nbsp; des contextes&nbsp;extrêmement&nbsp;difficiles qu’ils ont traversés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lecteur&nbsp;se fait également&nbsp;une idée&nbsp;de la manière dont les puissances occidentales, États-Unis en tête,&nbsp;traitent&nbsp;les gouvernements&nbsp;de ces pays, en bafouant souvent le droit international qu’elles appliquent à la tête du client.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur, qui décrit&nbsp;de manière objective&nbsp;les difficultés endurées&nbsp;par ces pays&nbsp;en en identifiant les responsables,&nbsp;préfère souvent laisser&nbsp;le&nbsp;lecteur&nbsp;se faire sa&nbsp;propre idée&nbsp;sur&nbsp;les causes objectives des multiples drames vécues&nbsp;par ces pays, se gardant&nbsp;d’en imputer&nbsp;les responsabilités aux seules grandes puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’omet, toutefois, pas de souligner que pour ces grandes puissances, les pays du Moyen-Orient ne valent&nbsp;que par&nbsp;leurs ressources naturelles, invitant&nbsp;au passage ces pays à tirer&nbsp;un meilleur profit&nbsp;de leur position géopolitique&nbsp;pour&nbsp;faire entendre leurs&nbsp;voix dans le nouvel&nbsp;ordre&nbsp;international en cours de construction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du Kef à New York en passant par Tunis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fort de son extraordinaire expérience internationale, appréciée et reconnue, l’ambassadeur Bourjini développe des réflexions pertinentes sur&nbsp;l’évolution de la situation&nbsp;politique&nbsp;en Tunisie&nbsp;au lendemain&nbsp;des changements&nbsp;survenus après le 14&nbsp;janvier 2011, tenant&nbsp;la&nbsp;classe&nbsp;politique&nbsp;post-révolution, toutes&nbsp;tendances confondues et plus particulièrement les Islamistes, pour responsable&nbsp;des déboires&nbsp;et échecs&nbsp;de la Tunisie au cours des douze dernières années, notamment dans&nbsp;le domaine&nbsp;économique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diplomate&nbsp;consacre&nbsp;également&nbsp;plusieurs&nbsp;pages&nbsp;au&nbsp;drame&nbsp;palestinien, qualifiant&nbsp;de génocide&nbsp;les destructions massives et les souffrances inhumaines infligées par&nbsp;Israël aux Palestiniens&nbsp;depuis le 7&nbsp;octobre 2023, face à une communauté internationale&nbsp;sinon complice du moins passive et impuissante. &nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analyses&nbsp;et appréciations de&nbsp;l’ambassadeur&nbsp;Bourjini&nbsp;sont à la fois pertinentes et équilibrées, frappées du sceau de l’honnêteté et de la sagesse. Elles font&nbsp;de&nbsp;son livre une référence pour celles et ceux, historiens, journalistes, diplomates, étudiants, qui&nbsp;veulent mieux connaître&nbsp;les arcanes de la politique étrangère&nbsp;des grandes puissances, le rôle&nbsp;des Nations Unies&nbsp;et les conditions d’avènement&nbsp;d’un&nbsp;nouvel ordre&nbsp;international&nbsp;dont personne&nbsp;ne&nbsp;pourra&nbsp;pour l’heure&nbsp;entrevoir clairement les contours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mémoires de l’ambassadeur Bourjini consacrent également des chapitres à ses débuts&nbsp;dans sa ville natale le Kef à laquelle il&nbsp;est resté toujours attaché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Né dans&nbsp;une Tunisie&nbsp;en lutte pour son indépendance dans une famille militant dans les rangs du Parti destourien,&nbsp;il s&rsquo;était rapidement investi en politique en s’activant au sein de l’Uget. Muni d&rsquo;une licence de mathématiques,&nbsp;il a pu&nbsp;rejoindre les États-Unis d’Amérique où il&nbsp;avait obtenu son doctorat en économie. Il a cependant préféré rejoindre la Tunisie&nbsp;où&nbsp;il avait été conseiller des ministres du Plan&nbsp;et de l’Economie du temps d’Ahmed Ben Salah et&nbsp;Chedly Ayari, puis directeur adjoint de la coopération multilatérale au ministère des Affaires étrangères&nbsp;entre 1975 et 1980,&nbsp;et professeur d’économie et planification à la Faculté de droit et des sciences économiques de Tunis. A ce titre, il était en charge de la préparation,&nbsp;en coopération avec les départements ministériels concernés,&nbsp;des dossiers de la coopération multilatérale et avait représenté&nbsp;la Tunisie dans des dizaines de conférences internationales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet ouvrage relate la vie et l’œuvre d’un homme d’expérience,&nbsp;généreux&nbsp;dans l’effort et dévoué aux autres, qui&nbsp;a toujours&nbsp;servi la Tunisie et les Nations-Unies, avec discrétion et efficacité, comme tour diplomate qui se respecte, ce qui lui a valu&nbsp;les félicitations&nbsp;de nombreuses personnalités&nbsp;internationales, qui lui ont rendu&nbsp;hommage et, à travers lui, à son pays&nbsp;et à peuple.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/guerres-hegemonies-et-genocides-les-memoires-de-lambassadeur-salah-bourjini/">Guerres, hégémonies et génocides | Les mémoires de l’ambassadeur Salah Bourjini</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Target Iran’’ &#124; L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/target-iran-ladministration-bush-projetait-deja-dabattre-le-regime-iranien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 07:31:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
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		<category><![CDATA[Scott Ritter]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La campagne militaire actuelle américano-sioniste contre l’Iran avait déjà été envisagée par le président Bush fils. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’auteur de ‘‘Target Iran’’, Scott Ritter, est un ex-officier des services de renseignements des Marines américains, en Irak lors de la guerre du Golfe, devenu inspecteur des Nations-Unies en Irak entre 1994 et 1998. Son livre publié en 2006, s’est avéré prophétique. Ainsi la campagne militaire actuelle américano-sioniste contre l’Iran avait déjà été envisagée dans ses moindres détails par l’administration du président Bush fils immédiatement après les attaques du 11 septembre 2001, lorsqu’il avait désigné les pays composant l’axe du mal, l’Irak, l’Iran, et la Corée du Nord, puis défini la nouvelle doctrine américaine de défense, celle de la guerre préventive,&nbsp;qu’Israël n’avait jamais cessé d’appliquer depuis sa création en 1948.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-18517201"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier élément de l’axe du mal de Bush,&nbsp;la Corée du Nord, finit par quitter le traité de non-prolifération nucléaire lorsqu’il apparut évident à son président que l’aide économique promise à son pays contre l’abandon de son programme nucléaire n’était qu’un chantage déguisé destiné à lui faire quitter le pouvoir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que la Corée du Nord n’étant pas un Etat riche n’intéressait que peu l’administration américaine qui estimait les troupes dont elle disposait en Corée du Sud suffisantes pour brider les gesticulations belliqueuses du voisin nordiste dont on avait appris à s’accommoder des quelques essais balistiques ou nucléaires comme autant de nuisances ennuyeuses mais sans conséquences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran dans le viseur depuis 1994</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Etats Unis et Israël avaient déjà l’Iran dans le viseur depuis 1994 lorsque les Iraniens avaient tenté de se fournir en missiles sur le marché ex soviétique après l’implosion de l’Union Soviétique, puis essayé une collaboration dans les domaines balistique et nucléaire avec la Corée du Nord qui avait finalement tourné court.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, l’Etat sioniste depuis cette époque, grâce à ses puissants relais américains, en utilisant comme relais un soi-disant Conseil de la résistance iranienne pourtant investi par une organisation labellisée terroriste par le Département d’Etat , Mujahedin Khalq, n’a cessé d’attirer l’attention sur les dangers selon lui représentés par le programme nucléaire iranien visant à développer la bombe atomique, particulièrement lorsque l’administration américaine a commencé en 2002 à préparer son opinion publique à une prochaine campagne militaire contre l’Irak de Saddam Hussein.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, les Israéliens étaient parfaitement conscients que l’Irak ne représentait plus aucune menace militaire crédible, mais les gesticulations guerrières de leur puissant allié dans l’après 11-Septembre et la frénésie de la guerre mondiale contre le terrorisme concordaient avec leurs desseins, non seulement d’interrompre le programme nucléaire iranien, mais aussi et surtout d’abattre le régime des Mollahs. Et à ce titre l’invasion de l’Irak en 2003 et la chute de Saddam Hussein avaient constitué le précédent nécessaire, par l’usage d’une campagne de désinformation aussi massive que les armes de destruction en servant de prétexte et finalement demeurées introuvables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or depuis l’occupation de ce pays, il apparaissait que le régime iranien voisin de l’Irak constituerait inévitablement la prochaine cible du bellicisme américain. D’autant que l’Iran, signataire du traité de non-prolifération nucléaire, commençait sur la question de l’enrichissement de son uranium à avoir maille à partir avec les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), aiguillonnés par l’administration américaine et son bouillant représentant à l’Onu, le néo-conservateur John Bolton, auteur de la fameuse étude dite <em>‘‘American New Century’’</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran avait accepté de se soumettre aux inspections de l’AIEA parce que la Troïka européenne composée de la France, la Grande-Bretagne, et l’Allemagne, lui avaient reconnu par la déclaration de Téhéran le droit à disposer du nucléaire, conformément aux lois internationales qui n’excluaient pas l’enrichissement du combustible. Néanmoins, ils en avaient demandé l’arrêt, étant susceptible de conduire à la production de la bombe atomique, en assurant qu’en échange ils collaboreraient au programme nucléaire iranien, qu’ils établiraient avec le pays des relations commerciales sans restriction, tout en facilitant son adhésion à l’Organisation internationale du commerce (OIC).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’était compter sans la détermination américano-israélienne de torpiller tout effort de conciliation, d’abord en niant les droits&nbsp;de l’Iran, en prenant comme prétexte l’existence d’un programme nucléaire secret dont l’AIEA n’aurait pas connaissance, avec pour preuves les traces d’uranium fortement enrichi détectés par les inspecteurs ainsi que la disparition d’un kilo et demi de combustible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tandem américano-israélien exigeait de l’AIEA le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’Onu afin que ce dernier prenne les mesures de rétorsion nécessaires, pouvant aller comme dans le cas de l’Irak à l’intervention militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or pour l’Agence l’Iran avait certes tenté de dissimuler certains aspects de son programme, mais rien dans le droit international ne lui faisait obligation de se soumettre aux inspections auxquelles d’une manière générale il avait collaboré sans jamais renoncer à la possibilité d’y mettre fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins ce que demandaient les Américains c’était d’apporter la preuve que l’Iran n’était pas en train d’acquérir l’arme nucléaire, et naturellement l’Agence n’était pas en mesure de le faire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un climat de défiance générale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, il est apparu que l’intransigeance américano-israélienne sur le nucléaire avait pour objectif d’instaurer le climat de défiance générale qui conduirait comme dans le cas précédent à l’intervention militaire et au remplacement du régime iranien par un autre, soumis et prooccidental ; au nom de la libération du peuple de ses oppresseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant ce plan de déstabilisation fut mis à mal par les difficultés rencontrées par les occupations en Irak et en Afghanistan, devenues rapidement impopulaires en Amérique même et occasionnant des pertes humaines et matérielles exorbitantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces conditions il est apparu que la campagne envisagée contre le troisième élément de l’axe du mal était au-dessus des forces à la disposition d’une administration aussi belliciste que celle de Bush fils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins la résistance en Irak fut portée au passif du régime iranien qui en fut tenu pour responsable, tout comme il le fut lorsque le Hezbollah s’opposa victorieusement à l’invasion israélienne, d’abord en obligeant les envahisseurs à évacuer le sud Liban après 18 ans d’occupation en 2000, ensuite en les empêchant de le réoccuper en 2006 lors de la guerre des 33 jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que l’Iran, en plus du contentieux sur le nucléaire fut dès lors considéré par le Lobby sioniste et ses alliés néoconservateurs américains comme la tête de tous les mouvements de résistance contre l’occupation américano-sioniste, dans les différents pays occupés, qu’il conviendrait d’écraser préalablement pour établir le nouveau Moyen-Orient sous pavillon israélien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le monde vers l’abime</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre s’est conclu sur la nécessité pour l’Amérique de dissocier ses intérêts de ceux d’Israël et de mettre un terme à l’influence néfaste du lobby pro-israélien sur la politique américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, c’est en tenant compte de l’importance de l’Iran que le président Obama préféra en 2015, en collaborant avec les Européens, résoudre la question du nucléaire dans ce pays par le Plan d’action globale conjoint, un contrôle international en échange d’une levée progressive des sanctions économiques, en dépit des véhémentes protestations de Netanyahou. Ce à quoi Obama aurait répondu&nbsp;; <em>«si on ne le fait pas ce sera la guerre et les missiles iraniens pleuvront sur Israël»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier ministre israélien eut le dernier mot lorsque Donald Trump se retira de l’accord conclu par son prédécesseur en aggravant les sanctions internationales. Et il finit par l’entraîner dans une guerre qu’aucun intérêt américain ne justifiait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous en sommes actuellement à une trêve de cinq jours dont rien ne dit qu’elle sera définitive et à de nouvelles négociations. Lorsqu’on a vu la tournure prise par les précédentes, on ne peut pas être très optimistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain aurait-il pris la mesure des dégâts causés à l’économie de son propre pays par la hausse vertigineuse des prix des hydrocarbures consécutive à la fermeture du Détroit d’Ormuz ? Même le bombardement de la centrale nucléaire de Dimona ne semble pas avoir mis fin à la folie meurtrière d’un premier ministre israélien probablement en proie à un syndrome de Massada évolué. Jusqu’à quand une poignée de sionistes criminels auront ils toute latitude de conduire le monde vers l’abime ? </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘Target Iran: The Truth About the White House&rsquo;s Plans for Regime Change’’, de Scott Ritter, Nation Books, 12 septembre 2006, 316 pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S0rD40bZSt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/">‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/embed/#?secret=U2efW1iRD4#?secret=S0rD40bZSt" data-secret="S0rD40bZSt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/target-iran-ladministration-bush-projetait-deja-dabattre-le-regime-iranien/">‘‘Target Iran’’ | L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ &#124; Des présidents américains qui se ressemblent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 06:36:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Saddam Hussein]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Etats Unis dirigent les affaires du pétrole dans le monde, en dehors de leurs frontières  et des contraintes du droit international. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Il est inévitable que les Etats Unis dirigent les affaires du pétrole dans le monde, même en dehors des limites de leur souveraineté territoriale ou des contraintes du droit international», écrivait Georges S Walden , Pdg de Socony Vacuum en 1945.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>* &nbsp;&nbsp;</p>



<span id="more-18445188"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre actuelle en Iran semble émerger d’un scénario catastrophe lié aux prestations d’un président américain que son incompétence et son arrogance auraient malencontreusement conduit sur le sentier de la guerre, cornaqué par un premier ministre israélien aussi retors et cynique que piétinant allègrement le droit international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant le déroulement actuel du conflit n’est pas sans évoquer un célèbre précédent, celui de la guerre du Golfe débutée avec l’invasion du Koweït en 1991 par l’armée de Saddam Hussein à la suite d’un double différend, frontalier et sur les quotas de production pétrolière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Invasion suite à un différend pétrolier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On fera abstraction du rôle du président égyptien Moubarak torpillant pour le compte de son parrain américain toute possibilité de solution pacifique. Ou bien celui du président français Mitterrand induisant en erreur les Irakiens sur les intentions américaines ; avaient-ils besoin de le croire alors qu’il était membre de la coalition internationale ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre selon l’auteur était évitable et Saddam Hussein était prêt à évacuer le Koweït. Mais l’administration américaine en a décidé autrement. La bataille s’était conclue début 1992 à l’issue d’une campagne aérienne massive de cinq semaines par la destruction de l’infrastructure civile, militaire, industrielle, de l’Irak, et l’armée irakienne avait subi des pertes importantes avant d’être finalement encerclée par les troupes de la coalition internationale menée par les Etats Unis d’Amérique, regroupant nombre de pays arabes, et agissant sous l’égide du Conseil de sécurité de l’Onu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins les irakiens avaient épargné suffisamment de forces pour écraser le soulèvement chiite du sud avec l’accord tacite des vainqueurs qui avant de se retirer avaient décrété une zone d’exclusion aérienne au nord instaurant un véritable réduit protégeant les milices kurdes révoltées contre le pouvoir de Bagdad. Et la Turquie plutôt frileuse quand il s’agit de Kurdes n’avait pas bronché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Invasion à la recherche d’armes imaginaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Saddam Hussein sera pris et exécuté après l’invasion et l’occupation de son pays en 2003 par les forces américaines et britanniques, survenues à l’issue de 12 années d’embargo ayant occasionné plus de morts infantiles que la guerre. N’étant pas mandatée par l’Onu, cette invasion à la recherche d’armes imaginaires dans le contexte de l’hystérie antiterroriste post-11 septembre 2001, avait été qualifiée d’illégale, et nombreux avaient été ceux qui&nbsp;avaient pensé que le président Bush Fils avait fait le travail pour Israël. On sait ce qu’il est advenu de l’occupation américaine.&nbsp;Il est néanmoins important de noter que le président Bush Père agissant dans le contexte de la libération du Koweït et du mandat de l’Onu en 1991 n(avait pas hésité à ordonner l’assassinat du président irakien, et seule la chance avait épargné à ce dernier de mourir sous les bombes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le démembrement programmé de l’Iran</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Prétendre que l’administration américaine actuelle serait moins respectueuse du droit international, ou plus soumise au diktat du lobby sioniste que ses devancières, est d’autant plus démenti par les faits que la campagne actuelle contre l’Iran semble se dérouler selon le scénario irakien de 1991, avec la destruction du pays, et son démembrement programmé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste à savoir si l’Etat iranien qui en plus d’un relief propice à la résistance dispose de bien plus de moyens militaires et humains, sera capable d’imposer aux agresseurs une solution politique sauvegardant ses intérêts vitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’, de Mohamed Heikal, éd. Flamingo, 400 pages, 8 février 1993.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wrAsdYBrNp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/la-quatrieme-guerre-du-golfe-cest-deja-demain/">La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/la-quatrieme-guerre-du-golfe-cest-deja-demain/embed/#?secret=qDf47tI9Uj#?secret=wrAsdYBrNp" data-secret="wrAsdYBrNp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/">‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Moyen-Orient &#124; La Tunisie condamne toute violation du territoire d’un État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 09:42:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie suit avec une profonde préoccupation et une vive inquiétude la dangereuse escalade militaire au Moyen-Orient.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/moyen-orient-la-tunisie-condamne-toute-violation-du-territoire-dun-etat/">Moyen-Orient | La Tunisie condamne toute violation du territoire d’un État</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Suite aux raids militaires israélo-américains contre l’Iran, la Tunisie a affirmé suivre avec une profonde préoccupation et une vive inquiétude la dangereuse escalade militaire dans la région et les risques potentiels d’extension du conflit et du chaos, ainsi que la grave menace que cela représente pour la paix et la sécurité régionales et internationales.</em></strong></p>



<span id="more-18422059"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Dans cette situation extrêmement dangereuse, la Tunisie a réaffirmé son attachement au respect du principe de souveraineté des États et a condamné toute agression contre le territoire d’un État ou toute violation de son intégrité territoriale»</em>, a indiqué un communiqué publié dimanche matin, 1<sup>er</sup> mars 2026, par le ministère des Affaires étrangères, des Migrations et des Tunisiens de l’étranger, soulignant dans ce contexte son <em>«rejet absolu de toute attaque contre les territoires des États arabes frères»</em>, sans nommer aucun des auteurs desdites attaques, soit Israël et les Etats-Unis d’un côté et l’Iran de l’autre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a exprimé sa pleine solidarité avec le Royaume d’Arabie saoudite, l’État du Koweït, l’État du Qatar, le Royaume de Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Royaume hachémite de Jordanie et la République d’Irak, selon le même communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Forte de son attachement à la fraternité arabo-islamique et de son adhésion indéfectible aux principes du droit international et au règlement pacifique des différends, la Tunisie a appelé toutes les parties à cesser immédiatement leurs opérations militaires, à faire preuve de retenue, à reprendre les négociations et à éviter toute nouvelle escalade afin de protéger les vies innocentes et de préserver les ressources des peuples de la région»</em>, précise le communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a aussi souligné la nécessité pour le Conseil de sécurité d’assumer ses responsabilités et de prendre toutes les mesures nécessaires au maintien de la paix et de la sécurité internationales.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="satKFP4yiG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/la-guerre-en-iran-fait-planer-une-menace-de-choc-petrolier/">La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/la-guerre-en-iran-fait-planer-une-menace-de-choc-petrolier/embed/#?secret=MZ0m4CIYrX#?secret=satKFP4yiG" data-secret="satKFP4yiG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/moyen-orient-la-tunisie-condamne-toute-violation-du-territoire-dun-etat/">Moyen-Orient | La Tunisie condamne toute violation du territoire d’un État</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’Arabie saoudite investit dans la reconstruction de la Syrie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/larabie-saoudite-investit-dans-la-reconstruction-de-la-syrie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 07:12:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
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		<category><![CDATA[sanctions internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Arabie saoudite entend être un acteur de premier plan dans le processus de reconstruction de la Syrie détruite par 15 ans de guerre civile. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/larabie-saoudite-investit-dans-la-reconstruction-de-la-syrie/">L’Arabie saoudite investit dans la reconstruction de la Syrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après avoir œuvré à introduire le nouveau président syrien Ahmed Al-Charaa au sein de la communauté internationale, à organiser sa première <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rencontre avec le président américain Donald Trump</a> à Riyad en mai 2025, à peser pour que les sanctions internationales imposées à la Syrie soient levées, voilà que l&rsquo;Arabie saoudite investit une somme conséquente dans l’économie syrienne qui en a cruellement besoin. Riyad entend être un acteur de premier plan dans le processus de reconstruction du pays du Levant détruit par quinze ans de guerre civile. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18404943"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Alaa Shahine Salha, chercheur au Saudi Research &amp; Media Group et chroniqueur économique pour <em>Asharq Business</em> (partenaire de <em>Bloomberg</em> au Moyen-Orient) s’est penché sur le sujet dans le média américain <a href="https://www.semafor.com/article/02/16/2026/saudi-arabias-delicate-long-game-in-syria" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Semafor</a>. Il considère que l’annonce par l’Arabie saoudite d’un investissement de 5,3 milliards de dollars via certaines de ses entreprises les plus importantes dans les secteurs des télécommunications, de l’aviation et des infrastructures hydrauliques en Syrie ne suffira probablement pas à elle seule à changer la donne dans un pays ravagé par la guerre. Il estime que le montant en lui-même n’est pas l’essentiel. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui importe davantage c’est que cette annonce s’inscrit dans un plan plus vaste visant à mener à bien l’un des projets de reconstruction nationale les plus complexes au monde depuis l’invasion américaine de l’Irak il y a plus de vingt ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Endiguer le trafic de drogue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt de l’Arabie saoudite à soutenir la nouvelle administration de Damas est facile à comprendre. La destitution de Bachar Al-Assad a anéanti un pilier essentiel de l’influence régionale iranienne. Le Royaume ainsi que d’autres pays se sont empressés de combler ce vide. L’une des priorités saoudiennes était également d’endiguer le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/26/en-syrie-la-guerre-contre-le-captagon-est-loin-detre-gagnee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trafic de drogue</a> illicite que le régime d’Assad, véritable narco-État, produisait et faisait transiter dans le Golfe. L’Onu affirme que ce trafic a été fortement perturbé et un responsable syrien déclare qu’il est <em>«pratiquement à l’arrêt»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’ampleur de la tâche est trop importante pour que les États du Golfe puissent l’assumer seuls, ce qui explique l’empressement de Riyad, dès le départ, à impliquer les puissances mondiales et les institutions financières internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les besoins de reconstruction de la Syrie sont colossaux, quel que soit le critère retenu. Selon l’estimation prudente de la Banque mondiale, ils s’élèvent à 216 milliards de dollars. Ce montant est comparable aux dépenses engagées pour la reconstruction de l’Irak après la chute de Saddam Hussein et dépasse même, au regard des normes actuelles, le plan Marshall américain pour la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trouver des précédents inspirants dans la région environnante n’offre guère de raisons d’être optimiste. Les États-Unis n’ont pas réussi à reconstruire l’Afghanistan après leur invasion suite aux attentats du 11 septembre. Ils ont également aggravé la situation en Irak, laissant le pays sombrer dans des années de violence brutale, de mauvaise gestion et de corruption. La reconstruction du Liban après la guerre civile (1975-1990) a été alimentée par une vague d’emprunts effrénée qui a finalement abouti à une impasse dans un pays miné par une corruption endémique, un climat politique délétère et des conflits récurrents avec Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les piliers de la reconstruction </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des discussions avec des responsables syriens et saoudiens, ainsi qu’avec des organisations internationales impliquées dans le dossier ou étroitement liées à celui-ci, ont permis de dresser un tableau réaliste des défis à relever : un contexte politique instable, des infrastructures massivement détruites et un état catastrophique des institutions syriennes. Ceci explique peut-être la prudence des acteurs de la reconstruction de la Syrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche repose sur quatre piliers essentiels :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; La sécurité avant tout :</strong> le rétablissement de la sécurité et de la stabilité politique est une condition préalable à toute autre initiative.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; La levée des sanctions pour stimuler la croissance </strong>: la levée des sanctions internationales l&rsquo;an dernier a été obtenue en grande partie grâce aux pressions saoudiennes et devrait entraîner une croissance économique à deux chiffres en 2026, à mesure que la Syrie renoue avec le reste du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; L’État doit fonctionner </strong>: le renforcement des capacités des principales institutions économiques syriennes, notamment le ministère des Finances et la Banque centrale, est désormais une priorité pour le Fonds monétaire international.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; Évaluer les dégâts, puis mobiliser les financements</strong> : une cartographie précise des besoins de reconstruction est essentielle pour mobiliser l’aide internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tel est le plan. Rien n’est garanti, car la stratégie comporte de multiples risques susceptibles de compromettre le redressement à chaque étape.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, si le gouvernement du président Ahmed Al-Charaa est parvenu à réduire le niveau global de violence, des flambées de violence communautaire ont persisté. Les pays du Golfe, et le reste du monde, préfèrent traiter avec un homme fort capable d’imposer les réformes nécessaires par la force, contrairement à la situation au Liban voisin, par exemple. Cependant, force est de constater qu’Al-Charaa ne contrôle pas encore totalement le territoire syrien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les bilans mitigés des <em>«hommes forts»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, les bilans des <em>«hommes forts»</em> en matière de gestion économique ne sont guère glorieux. Alaa Shahine Salha estime que sous la présidence d’Abdelfattah Al-Sissi, ancien chef militaire, les performances économiques de l’Égypte ont été mitigées et ont contraint le pays à solliciter deux importants plans de sauvetage auprès du FMI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoutent les risques liés à l’économie politique. Des experts comme Yezid Sayigh du Carnegie Middle East Center ont averti que des accords d’investissement sans plan de relance transparent pourraient reproduire le capitalisme de connivence qui prévalait sous Assad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, des sources saoudiennes et des responsables internationaux semblent plus optimistes concernant l’évolution de la situation. Riyad met davantage l’accent sur la reconstruction des institutions étatiques et insiste pour que les financements de grande envergure soient étroitement surveillés par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oS0OQx4bYI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/">Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/embed/#?secret=fjZQbHtc3Z#?secret=oS0OQx4bYI" data-secret="oS0OQx4bYI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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