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	<title>Archives des Irak - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Irak - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Base militaire israélienne secrète en Irak !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël a établi une base aérienne au cœur du désert irakien sans que les autorités irakiennes ne s'en rendent compte ! </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Rocambolesque ! Israël a établi une base aérienne au cœur du désert irakien sans que les autorités irakiennes ne s&rsquo;en rendent compte ! Quand ils ont été alertés au mois de mars que des mouvements militaires suspects avaient lieu dans la zone en question, ils ont envoyé des militaires pour savoir ce qui s’y passait. Ces derniers ont été la cible de frappes pour les éloigner. Cette base avait pour objectif le support logistique d’Israël dont la guerre contre l’Iran. Le banditisme israélien au Moyen-Orient n’a plus aucune limite ! </em></strong> <em>(Photo: La région désertique de l&rsquo;ouest de l&rsquo;Irak est vaste et peu peuplée.)</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18757109"></span>



<p> Le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/israel-built-and-defended-a-secret-iran-war-base-in-iraq-3590851a" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a> a révélé, en se basant sur des sources bien informées dont des responsables américains, qu’Israël avait établi une base militaire secrète dans le désert irakien pour appuyer sa campagne aérienne contre l’Iran et que l’Etat hébreu avait mené des frappes aériennes contre les forces irakiennes qui avaient failli découvrir le site au début du conflit.</p>



<p>Selon ces sources, Israël a établi cette base –qui abritait des forces spéciales et servait de plateforme logistique pour l&rsquo;armée de l&rsquo;air israélienne– juste avant le déclenchement de la guerre, avec l’aval des États-Unis.</p>



<p>Des équipes de secours et d’évacuation étaient également stationnées sur place, par crainte que des pilotes israéliens ne soient abattus en territoire iranien. Cependant, aucun pilote israélien n’a péri durant le conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une base pas aussi secrète que ça</h2>



<p>Les sources indiquent que lorsqu&rsquo;un F-15 américain a été abattu près d’Ispahan, Israël a proposé son aide, mais que les forces américaines ont pris le relais pour l’opération de sauvetage, tandis qu’Israël menait des frappes aériennes pour la protéger.</p>



<p>La base secrète a failli être découverte début mars après que les médias irakiens ont rapporté qu’un berger local avait observé des <em>«mouvements militaires inhabituels»</em> dans la région, notamment des vols d’hélicoptères, ce qui a incité l’armée irakienne à envoyer des forces sur place pour enquêter.</p>



<p>Cependant, selon une source interne, Israël a repoussé les forces irakiennes par des frappes aériennes. L’armée israélienne a refusé de commenter, tandis que le gouvernement irakien a condamné l’attaque qui a coûté la vie à un soldat irakien.</p>



<p><em>«Cette opération inconsidérée a été menée sans coordination ni autorisation»</em>, a déclaré le lieutenant-général Qais Al-Muhammadawi, commandant adjoint du Commandement des opérations conjointes irakiennes, aux médias d’État irakiens au sujet de l&rsquo;attaque du début mars.</p>



<p>Dans une plainte déposée ultérieurement auprès des Nations Unies en mars, Bagdad a affirmé que l’attaque impliquait des forces étrangères et des frappes aériennes, l’attribuant aux États-Unis.</p>



<p>Mais une source interne a confirmé que les États-Unis n’étaient pas impliqués dans l’attaque. L’incident a été largement couvert par les médias irakiens et arabes et a suscité de nombreuses spéculations quant à l’identité des forces impliquées dans l’affrontement.</p>



<p>Selon les sources irakiennes, les forces irakiennes, à bord de Humvees, se sont dirigées vers le site à l’aube après que le berger a signalé l’incident. Elles ont cependant essuyé des tirs nourris, entraînant la mort d’un soldat et blessant deux autres, d’après Al-Muhammadawi.</p>



<p>Les autorités irakiennes ont ensuite dépêché deux unités supplémentaires du Service de lutte contre le terrorisme, qui a joué un rôle crucial dans la guerre contre Daech, afin de participer au déminage de la zone.</p>



<p>Al-Muhammadawi a déclaré : <em>«Il semble qu’une force était présente sur le terrain avant la frappe, bénéficiant d’un appui aérien et opérant avec des capacités supérieures à celles de nos unités»</em>.</p>



<p>Un porte-parole du gouvernement irakien a refusé de commenter davantage l’incident ou de préciser si Bagdad était au courant de l’existence d’une base israélienne sur son territoire.</p>



<p>Le <em>WSJ </em>souligne que les États-Unis ont déjà mené plusieurs frappes en Irak pour protéger leurs bases et leurs intérêts.</p>



<p>Les détails concernant cette base secrète –et les risques pris par Israël pour l’établir et la défendre– permettent de mieux comprendre comment Israël a mené une campagne aérienne contre un adversaire situé à près de mille kilomètres.</p>



<p>La base irakienne a permis à Israël de se rapprocher du champ de bataille, où il a déployé des équipes de recherche et de sauvetage afin de réduire les délais d’intervention en cas d’opérations de sauvetage d’urgence en Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Missions exceptionnelles, véritablement stupéfiantes !»</h2>



<p>Selon une source, des unités des forces spéciales de l’armée de l’air israélienne, entraînées aux opérations commando en territoire ennemi, étaient également stationnées sur le site.</p>



<p>Au cours des cinq semaines de la campagne, l’armée de l’air israélienne a mené des milliers de frappes contre des cibles en Iran.</p>



<p>Des experts en sécurité affirment que les forces américaines établissent souvent des bases opérationnelles temporaires avant les opérations militaires.</p>



<p>Le <em>WSJ </em>note qu’une base de campagne temporaire a également été mise en place en Iran même lors de l’opération de sauvetage des pilotes américains dont l’avion s’est écrasé début avril, avant que les États-Unis ne détruisent les avions et les hélicoptères qui s&rsquo;y étaient retrouvés bloqués pendant l’opération.</p>



<p>Michael Knights, directeur de la recherche au sein du cabinet de conseil Horizon Engagement, a déclaré : <em>«Il est courant, avant les opérations militaires, d’effectuer des reconnaissances et d’établir des bases de ce type».</em></p>



<p>Il a ajouté que le désert de l’ouest irakien est une vaste région peu peuplée, ce qui en fait un lieu idéal pour l’établissement de bases temporaires.</p>



<p>Il a noté que les forces spéciales américaines avaient utilisé cette zone lors d’opérations contre Saddam Hussein en 1991 et 2003.</p>



<p>Il a indiqué que les habitants du désert irakien se sont habitués, au fil des ans, à être témoins d’activités mystérieuses, qu’il s’agisse de groupes armés comme Daech ou d’unités d’opérations spéciales, et ont appris à éviter ces zones.</p>



<p>Il a ajouté que des habitants lui avaient confié avoir observé une activité inhabituelle d’hélicoptères pendant le conflit actuel.</p>



<p>Des responsables israéliens avaient laissé entendre l’existence d&rsquo;opérations secrètes durant la guerre. Début mars, le commandant de l’armée de l’air israélienne, Tomer Bar, a adressé un message à ses troupes : <em>«Actuellement, les forces spéciales de l’armée de l’air mènent des missions exceptionnelles, véritablement stupéfiantes !»</em>. Il n’avait pas donné plus de détails.&nbsp;</p>



<p>Tomer Bar a quitté ses fonctions début mai.</p>
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		<item>
		<title>L’Irak, l’autre bras de fer entre les États-Unis et l’Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/lirak-lautre-bras-de-fer-entre-les-etats-unis-et-liran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[² Basim al-Badri]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohammed Shia al-Sudani]]></category>
		<category><![CDATA[Nouri al-Maliki]]></category>
		<category><![CDATA[Organisation Badr]]></category>
		<category><![CDATA[parti Dawa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi l’administration Trump a suspendu les envois de dollars américains à l’Irak et gelé la coopération de sécurité avec son armée ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/lirak-lautre-bras-de-fer-entre-les-etats-unis-et-liran/">L’Irak, l’autre bras de fer entre les États-Unis et l’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’administration Trump a suspendu les envois de dollars américains à l’Irak et gelé les programmes de coopération en matière de sécurité avec son armée dans le but d’accroître la pression sur Bagdad pour qu’il démantèle les puissantes milices soutenues par l’Iran.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18677493"></span>



<p>Selon le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/u-s-blocks-iraqs-dollar-shipments-to-squeeze-its-iran-backed-militias-3270d5af" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a>, un envoi d’environ 500 millions de dollars en espèces, provenant des recettes pétrolières irakiennes détenues sur des comptes de la Réserve fédérale, a récemment été bloqué par le Trésor américain en raison des inquiétudes suscitées par ces milices.&nbsp;</p>



<p>Il s’agit du deuxième envoi de ce type retardé depuis l’escalade des tensions avec l’Iran fin février, quelques semaines après que des milices ont lancé des attaques contre des positions américaines en Irak et dans les pays voisins en soutien à Téhéran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les milices de la discorde</h2>



<p>Washington a informé Bagdad qu’il suspendrait le financement de certains programmes de lutte contre le terrorisme et de formation militaire jusqu’à ce que les attaques des milices cessent et que le gouvernement irakien prenne des mesures concrètes pour les démanteler.&nbsp;</p>



<p>Ces mesures soulignent la pression croissante exercée sur Bagdad pour qu’elle s’aligne plus clairement sur les États-Unis et réduise ses liens étroits avec l’Iran depuis le début de la guerre israélo-américaine contre Téhéran, qui dure depuis près de huit semaines.</p>



<p>Dans un communiqué publié mardi 21 avril 2026, ne faisant aucune mention de la suspension des livraisons, la Banque centrale d’Irak a déclaré ne pas connaître de pénurie de dollars, affirmant avoir <em>«satisfait toutes les demandes de devises américaines émanant des banques et des bureaux de change».</em>&nbsp;</p>



<p>Depuis l’invasion américaine de l’Irak en 2003, Washington a accepté de conserver les recettes pétrolières irakiennes –qui s’élèvent à plusieurs dizaines de milliards de dollars par an– auprès de la Réserve fédérale de New York. Afin de réinjecter ces fonds dans l’économie irakienne. Jusqu’à 13 milliards de dollars par an sont acheminés à Bagdad en espèces pour soutenir une économie fortement dépendante des transactions en espèces.</p>



<p>Les États-Unis ont brièvement interrompu ces livraisons en 2015, craignant que les dollars ne tombent entre les mains de l’État islamique (EI), et ont menacé à plusieurs reprises de les suspendre par la suite.</p>



<p>Bien que l’Irak ait réduit sa dépendance au dollar, les avions transportent toujours d’importantes quantités de devises américaines vers la Banque centrale, ce qui confère à Washington un levier considérable sur Bagdad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une suspension temporaire</h2>



<p>Les responsables américains affirment que la suspension de ces livraisons est temporaire mais ils n’ont pas précisé les conditions nécessaires à leur reprise.</p>



<p>Le porte-parole du département d’État Tommy Pigott a déclaré : <em>«L’incapacité du gouvernement irakien à empêcher ces attaques alors que certains de ses alliés continuent d’apporter un soutien politique, financier et opérationnel aux milices nuit aux relations américano-irakiennes. Les États-Unis ne toléreront aucune attaque contre leurs intérêts et attendent du gouvernement irakien qu’il prenne des mesures immédiates pour démanteler les groupes armés soutenus par l’Iran».</em>&nbsp;</p>



<p>Depuis le début du conflit, les milices ont mené des centaines d’attaques de faible envergure à l’aide de drones et de roquettes, ciblant des bases militaires, des consulats et des installations diplomatiques américaines, notamment au sein de l’aéroport international de Bagdad. Washington a également imputé à des groupes soutenus par l’Iran une tentative d’attaque contre un convoi de sécurité américain transportant un otage libéré hors d’Irak au début du mois.</p>



<p>En réponse, les États-Unis mènent des frappes aériennes contre ces groupes en Irak depuis le début de la guerre.</p>



<p>Malgré la réduction de sa présence militaire en Irak ces dernières années, Washington continue de fournir des renseignements sur l’EI et d’apporter son soutien aux forces irakiennes en matière de formation et d’équipement.</p>



<p>Les milices les plus puissantes d’Irak, telles que l’Organisation Badr, Kataïb Hezbollah et Asaïb Ahl al-Haq, exercent une influence considérable au sein du gouvernement et du secteur financier. L’Irak est actuellement en négociations pour la nomination d’un nouveau Premier ministre, sous la pression de ces milices et de Téhéran qui souhaitent la désignation d’une personne maintenant des liens étroits avec l’Iran. Certaines de ces factions ont également été formellement intégrées aux forces armées, ce qui complique la tâche de tout Premier ministre souhaitant les affronter.</p>



<p>L’actuel Premier ministre, Mohammed Shia al-Sudani, en fonction depuis 2022, sollicite le soutien de Washington pour un second mandat, tout en évitant une confrontation directe avec les milices.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump dicte sa loi </h2>



<p>Ces groupes bénéficient également de l’accès de l’Irak aux dollars américains. En 2023 et 2024, le département du Trésor américain a sanctionné plus de 20 banques irakiennes pour leur implication dans le transfert illégal de dollars depuis les comptes irakiens auprès de la Réserve fédérale, via des transactions frauduleuses.</p>



<p>Par la suite, des milices ont été impliquées dans l’achat en Irak d’importantes quantités de cartes Mastercard et Visa préchargées, qu’elles ont ensuite transférées aux Émirats arabes unis et dans les pays voisins pour retirer l’argent en dollars avant de le renvoyer en Irak et de le convertir en dinars afin de profiter des fluctuations du taux de change, selon le département du Trésor.</p>



<p>Ces milices trouvent leurs origines dans le chaos qui a suivi l’invasion américaine il y a plus de vingt ans. Elles ont émergé pour défendre les zones chiites et affronter les groupes armés sunnites et ont combattu les forces américaines que leurs dirigeants ont qualifiées d’occupation. L’Iran a fourni des armes à nombre de ces groupes avant de jouer un rôle important dans la lutte contre Daech en 2014.</p>



<p>En janvier dernier, le président Trump avait averti qu’il suspendrait l’aide américaine à l’Irak si l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, proche allié de l’Iran, revenait au pouvoir. Maliki s’est récemment retiré de la course et sa coalition, connue sous le nom de Cadre de coordination, a désigné un autre candidat, Basim al-Badri, figure du parti Dawa.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/lirak-lautre-bras-de-fer-entre-les-etats-unis-et-liran/">L’Irak, l’autre bras de fer entre les États-Unis et l’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Guerres, hégémonies et génocides &#124; Les mémoires de l’ambassadeur Salah Bourjini</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/guerres-hegemonies-et-genocides-les-memoires-de-lambassadeur-salah-bourjini/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:03:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
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		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Pnud]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Bourjini]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘Une époque de guerres, d’hégémonies et de génocides (1943/2025)’’ est le titre des mémoires de l'ambassadeur Salah Bourjini. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/guerres-hegemonies-et-genocides-les-memoires-de-lambassadeur-salah-bourjini/">Guerres, hégémonies et génocides | Les mémoires de l’ambassadeur Salah Bourjini</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>‘‘Mémoires d&rsquo;une époque de guerres, d’hégémonies et de génocides (1943/2025)’’ (Editions Nirvana, Tunis, 2026) est le titre que le Docteur Salah Bourjini, ancien ambassadeur des Nations Unies, a choisi pour l’ouvrage de mémoires où il évoque ses cinquante ans de <strong><em>carrière diplomatique </em></strong>dont environ trente ans aux Nations Unies. </em></strong></p>



<p><strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-18633974"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p>L’auteur ayant&nbsp;servi&nbsp;de 1981 à 2010 comme Représentant coordonnateur des Nations Unies dans&nbsp;un Irak en&nbsp;pleines guerres&nbsp;au Koweït post-libération,&nbsp;en Libye sous Kadhafi&nbsp;et en Algérie sous Ben Jedid, et&nbsp;comme&nbsp;directeur&nbsp;des Programmes pour le développement&nbsp;dans les pays arabes au siège&nbsp;du Pnud&nbsp;à New York, son ouvrage paraît dans&nbsp; le contexte&nbsp; géopolitique international&nbsp;très tendue, marqué par la guerre russe contre l’Ukraine, la guerre israélienne contre Gaza et la guerre américano-israélienne contre l’Iran&nbsp;avec&nbsp;leurs répercussions&nbsp;sur la paix et la sécurité dans le monde. &nbsp;</p>



<p>Fort de l’expérience&nbsp; qu’il avait&nbsp;acquis durant&nbsp;plusieurs années en étant aux premières loges de cette région&nbsp;chaude du Moyen-Orient et du Golfe, souvent instable, qui plus est à des périodes cruciales de son histoire, l’ambassadeur&nbsp;Bourjini&nbsp;nous mène dans un voyage&nbsp;géopolitique extrêmement&nbsp;mouvementé au cours duquel avait&nbsp;été&nbsp;quotidiennement&nbsp;sur le qui-vive&nbsp;et aux prises&nbsp;avec&nbsp;des situations difficiles, aussi bien&nbsp;dans&nbsp;ses contacts dans les hautes sphères&nbsp;aux Nations Unies à New-York&nbsp;qu’en accomplissant des missions&nbsp;dans ces pays, qui dépassaient&nbsp;souvent, et&nbsp;de loin, celles&nbsp;d’un ambassadeur&nbsp;en poste en période ordinaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans les arcanes de la politique moyen-orientale &nbsp;</h2>



<p>Sur&nbsp;une distance de quelques 500 pages, l’auteur en consacre&nbsp;environ les&nbsp;deux-tiers pour&nbsp;l’Irak, le Koweït et la Libye, décrivant&nbsp;avec&nbsp;force&nbsp;détails&nbsp;les situations&nbsp;dramatiques&nbsp;vécues&nbsp;dans ces pays&nbsp;par suite de guerres meurtrières, d’embargos économiques, de pénuries&#8230; en raison de la&nbsp;piètre&nbsp;gestion&nbsp;des affaires publiques&nbsp;par les différents gouvernements.&nbsp;</p>



<p>A&nbsp;la lecture&nbsp;de&nbsp;cet&nbsp;ouvrage&nbsp;passionnant,&nbsp;le lecteur découvre les&nbsp;expériences, à la fois excitantes et frustrantes, vécues&nbsp;par&nbsp;l’auteur lors de ses immersions diplomatiques dans les méandres de la politique au Moyen-Orient,&nbsp;se fait&nbsp;une&nbsp;idée&nbsp;de ses&nbsp;multiples&nbsp;contacts&nbsp;avec&nbsp;les dirigeants&nbsp;de&nbsp;ces&nbsp;pays, les nombreuses&nbsp;contraintes&nbsp;auxquelles&nbsp;il avait fait face, parfois au&nbsp;risque de sa vie, en temps&nbsp;de guerre&nbsp;et sous les&nbsp; bombardements, tout comme&nbsp;les efforts déployés&nbsp;par ses services pour&nbsp;aider ces&nbsp; pays&nbsp;à se relever&nbsp;en dépit&nbsp; des contextes&nbsp;extrêmement&nbsp;difficiles qu’ils ont traversés.</p>



<p>Le lecteur&nbsp;se fait également&nbsp;une idée&nbsp;de la manière dont les puissances occidentales, États-Unis en tête,&nbsp;traitent&nbsp;les gouvernements&nbsp;de ces pays, en bafouant souvent le droit international qu’elles appliquent à la tête du client.&nbsp;</p>



<p>L’auteur, qui décrit&nbsp;de manière objective&nbsp;les difficultés endurées&nbsp;par ces pays&nbsp;en en identifiant les responsables,&nbsp;préfère souvent laisser&nbsp;le&nbsp;lecteur&nbsp;se faire sa&nbsp;propre idée&nbsp;sur&nbsp;les causes objectives des multiples drames vécues&nbsp;par ces pays, se gardant&nbsp;d’en imputer&nbsp;les responsabilités aux seules grandes puissances.</p>



<p>Il n’omet, toutefois, pas de souligner que pour ces grandes puissances, les pays du Moyen-Orient ne valent&nbsp;que par&nbsp;leurs ressources naturelles, invitant&nbsp;au passage ces pays à tirer&nbsp;un meilleur profit&nbsp;de leur position géopolitique&nbsp;pour&nbsp;faire entendre leurs&nbsp;voix dans le nouvel&nbsp;ordre&nbsp;international en cours de construction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du Kef à New York en passant par Tunis</h2>



<p>Fort de son extraordinaire expérience internationale, appréciée et reconnue, l’ambassadeur Bourjini développe des réflexions pertinentes sur&nbsp;l’évolution de la situation&nbsp;politique&nbsp;en Tunisie&nbsp;au lendemain&nbsp;des changements&nbsp;survenus après le 14&nbsp;janvier 2011, tenant&nbsp;la&nbsp;classe&nbsp;politique&nbsp;post-révolution, toutes&nbsp;tendances confondues et plus particulièrement les Islamistes, pour responsable&nbsp;des déboires&nbsp;et échecs&nbsp;de la Tunisie au cours des douze dernières années, notamment dans&nbsp;le domaine&nbsp;économique.&nbsp;</p>



<p>Le diplomate&nbsp;consacre&nbsp;également&nbsp;plusieurs&nbsp;pages&nbsp;au&nbsp;drame&nbsp;palestinien, qualifiant&nbsp;de génocide&nbsp;les destructions massives et les souffrances inhumaines infligées par&nbsp;Israël aux Palestiniens&nbsp;depuis le 7&nbsp;octobre 2023, face à une communauté internationale&nbsp;sinon complice du moins passive et impuissante. &nbsp; &nbsp;</p>



<p>Les analyses&nbsp;et appréciations de&nbsp;l’ambassadeur&nbsp;Bourjini&nbsp;sont à la fois pertinentes et équilibrées, frappées du sceau de l’honnêteté et de la sagesse. Elles font&nbsp;de&nbsp;son livre une référence pour celles et ceux, historiens, journalistes, diplomates, étudiants, qui&nbsp;veulent mieux connaître&nbsp;les arcanes de la politique étrangère&nbsp;des grandes puissances, le rôle&nbsp;des Nations Unies&nbsp;et les conditions d’avènement&nbsp;d’un&nbsp;nouvel ordre&nbsp;international&nbsp;dont personne&nbsp;ne&nbsp;pourra&nbsp;pour l’heure&nbsp;entrevoir clairement les contours.</p>



<p>Les mémoires de l’ambassadeur Bourjini consacrent également des chapitres à ses débuts&nbsp;dans sa ville natale le Kef à laquelle il&nbsp;est resté toujours attaché.</p>



<p>Né dans&nbsp;une Tunisie&nbsp;en lutte pour son indépendance dans une famille militant dans les rangs du Parti destourien,&nbsp;il s&rsquo;était rapidement investi en politique en s’activant au sein de l’Uget. Muni d&rsquo;une licence de mathématiques,&nbsp;il a pu&nbsp;rejoindre les États-Unis d’Amérique où il&nbsp;avait obtenu son doctorat en économie. Il a cependant préféré rejoindre la Tunisie&nbsp;où&nbsp;il avait été conseiller des ministres du Plan&nbsp;et de l’Economie du temps d’Ahmed Ben Salah et&nbsp;Chedly Ayari, puis directeur adjoint de la coopération multilatérale au ministère des Affaires étrangères&nbsp;entre 1975 et 1980,&nbsp;et professeur d’économie et planification à la Faculté de droit et des sciences économiques de Tunis. A ce titre, il était en charge de la préparation,&nbsp;en coopération avec les départements ministériels concernés,&nbsp;des dossiers de la coopération multilatérale et avait représenté&nbsp;la Tunisie dans des dizaines de conférences internationales.&nbsp;</p>



<p>Cet ouvrage relate la vie et l’œuvre d’un homme d’expérience,&nbsp;généreux&nbsp;dans l’effort et dévoué aux autres, qui&nbsp;a toujours&nbsp;servi la Tunisie et les Nations-Unies, avec discrétion et efficacité, comme tour diplomate qui se respecte, ce qui lui a valu&nbsp;les félicitations&nbsp;de nombreuses personnalités&nbsp;internationales, qui lui ont rendu&nbsp;hommage et, à travers lui, à son pays&nbsp;et à peuple.&nbsp;</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/guerres-hegemonies-et-genocides-les-memoires-de-lambassadeur-salah-bourjini/">Guerres, hégémonies et génocides | Les mémoires de l’ambassadeur Salah Bourjini</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Target Iran’’ &#124; L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 07:31:55 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Scott Ritter]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La campagne militaire actuelle américano-sioniste contre l’Iran avait déjà été envisagée par le président Bush fils. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/target-iran-ladministration-bush-projetait-deja-dabattre-le-regime-iranien/">‘‘Target Iran’’ | L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’auteur de ‘‘Target Iran’’, Scott Ritter, est un ex-officier des services de renseignements des Marines américains, en Irak lors de la guerre du Golfe, devenu inspecteur des Nations-Unies en Irak entre 1994 et 1998. Son livre publié en 2006, s’est avéré prophétique. Ainsi la campagne militaire actuelle américano-sioniste contre l’Iran avait déjà été envisagée dans ses moindres détails par l’administration du président Bush fils immédiatement après les attaques du 11 septembre 2001, lorsqu’il avait désigné les pays composant l’axe du mal, l’Irak, l’Iran, et la Corée du Nord, puis défini la nouvelle doctrine américaine de défense, celle de la guerre préventive,&nbsp;qu’Israël n’avait jamais cessé d’appliquer depuis sa création en 1948.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-18517201"></span>



<p>Le premier élément de l’axe du mal de Bush,&nbsp;la Corée du Nord, finit par quitter le traité de non-prolifération nucléaire lorsqu’il apparut évident à son président que l’aide économique promise à son pays contre l’abandon de son programme nucléaire n’était qu’un chantage déguisé destiné à lui faire quitter le pouvoir.&nbsp;</p>



<p>Il faut dire que la Corée du Nord n’étant pas un Etat riche n’intéressait que peu l’administration américaine qui estimait les troupes dont elle disposait en Corée du Sud suffisantes pour brider les gesticulations belliqueuses du voisin nordiste dont on avait appris à s’accommoder des quelques essais balistiques ou nucléaires comme autant de nuisances ennuyeuses mais sans conséquences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran dans le viseur depuis 1994</h2>



<p>Les Etats Unis et Israël avaient déjà l’Iran dans le viseur depuis 1994 lorsque les Iraniens avaient tenté de se fournir en missiles sur le marché ex soviétique après l’implosion de l’Union Soviétique, puis essayé une collaboration dans les domaines balistique et nucléaire avec la Corée du Nord qui avait finalement tourné court.</p>



<p>En fait, l’Etat sioniste depuis cette époque, grâce à ses puissants relais américains, en utilisant comme relais un soi-disant Conseil de la résistance iranienne pourtant investi par une organisation labellisée terroriste par le Département d’Etat , Mujahedin Khalq, n’a cessé d’attirer l’attention sur les dangers selon lui représentés par le programme nucléaire iranien visant à développer la bombe atomique, particulièrement lorsque l’administration américaine a commencé en 2002 à préparer son opinion publique à une prochaine campagne militaire contre l’Irak de Saddam Hussein.</p>



<p>En fait, les Israéliens étaient parfaitement conscients que l’Irak ne représentait plus aucune menace militaire crédible, mais les gesticulations guerrières de leur puissant allié dans l’après 11-Septembre et la frénésie de la guerre mondiale contre le terrorisme concordaient avec leurs desseins, non seulement d’interrompre le programme nucléaire iranien, mais aussi et surtout d’abattre le régime des Mollahs. Et à ce titre l’invasion de l’Irak en 2003 et la chute de Saddam Hussein avaient constitué le précédent nécessaire, par l’usage d’une campagne de désinformation aussi massive que les armes de destruction en servant de prétexte et finalement demeurées introuvables.</p>



<p>Or depuis l’occupation de ce pays, il apparaissait que le régime iranien voisin de l’Irak constituerait inévitablement la prochaine cible du bellicisme américain. D’autant que l’Iran, signataire du traité de non-prolifération nucléaire, commençait sur la question de l’enrichissement de son uranium à avoir maille à partir avec les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), aiguillonnés par l’administration américaine et son bouillant représentant à l’Onu, le néo-conservateur John Bolton, auteur de la fameuse étude dite <em>‘‘American New Century’’</em>.</p>



<p>L’Iran avait accepté de se soumettre aux inspections de l’AIEA parce que la Troïka européenne composée de la France, la Grande-Bretagne, et l’Allemagne, lui avaient reconnu par la déclaration de Téhéran le droit à disposer du nucléaire, conformément aux lois internationales qui n’excluaient pas l’enrichissement du combustible. Néanmoins, ils en avaient demandé l’arrêt, étant susceptible de conduire à la production de la bombe atomique, en assurant qu’en échange ils collaboreraient au programme nucléaire iranien, qu’ils établiraient avec le pays des relations commerciales sans restriction, tout en facilitant son adhésion à l’Organisation internationale du commerce (OIC).</p>



<p>Mais c’était compter sans la détermination américano-israélienne de torpiller tout effort de conciliation, d’abord en niant les droits&nbsp;de l’Iran, en prenant comme prétexte l’existence d’un programme nucléaire secret dont l’AIEA n’aurait pas connaissance, avec pour preuves les traces d’uranium fortement enrichi détectés par les inspecteurs ainsi que la disparition d’un kilo et demi de combustible.</p>



<p>Le tandem américano-israélien exigeait de l’AIEA le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’Onu afin que ce dernier prenne les mesures de rétorsion nécessaires, pouvant aller comme dans le cas de l’Irak à l’intervention militaire.</p>



<p>Or pour l’Agence l’Iran avait certes tenté de dissimuler certains aspects de son programme, mais rien dans le droit international ne lui faisait obligation de se soumettre aux inspections auxquelles d’une manière générale il avait collaboré sans jamais renoncer à la possibilité d’y mettre fin.</p>



<p>Néanmoins ce que demandaient les Américains c’était d’apporter la preuve que l’Iran n’était pas en train d’acquérir l’arme nucléaire, et naturellement l’Agence n’était pas en mesure de le faire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un climat de défiance générale</h2>



<p>En fait, il est apparu que l’intransigeance américano-israélienne sur le nucléaire avait pour objectif d’instaurer le climat de défiance générale qui conduirait comme dans le cas précédent à l’intervention militaire et au remplacement du régime iranien par un autre, soumis et prooccidental ; au nom de la libération du peuple de ses oppresseurs.</p>



<p>Cependant ce plan de déstabilisation fut mis à mal par les difficultés rencontrées par les occupations en Irak et en Afghanistan, devenues rapidement impopulaires en Amérique même et occasionnant des pertes humaines et matérielles exorbitantes.</p>



<p>Dans ces conditions il est apparu que la campagne envisagée contre le troisième élément de l’axe du mal était au-dessus des forces à la disposition d’une administration aussi belliciste que celle de Bush fils.</p>



<p>Néanmoins la résistance en Irak fut portée au passif du régime iranien qui en fut tenu pour responsable, tout comme il le fut lorsque le Hezbollah s’opposa victorieusement à l’invasion israélienne, d’abord en obligeant les envahisseurs à évacuer le sud Liban après 18 ans d’occupation en 2000, ensuite en les empêchant de le réoccuper en 2006 lors de la guerre des 33 jours.</p>



<p>C’est ainsi que l’Iran, en plus du contentieux sur le nucléaire fut dès lors considéré par le Lobby sioniste et ses alliés néoconservateurs américains comme la tête de tous les mouvements de résistance contre l’occupation américano-sioniste, dans les différents pays occupés, qu’il conviendrait d’écraser préalablement pour établir le nouveau Moyen-Orient sous pavillon israélien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le monde vers l’abime</h2>



<p>Le livre s’est conclu sur la nécessité pour l’Amérique de dissocier ses intérêts de ceux d’Israël et de mettre un terme à l’influence néfaste du lobby pro-israélien sur la politique américaine.</p>



<p>Cependant, c’est en tenant compte de l’importance de l’Iran que le président Obama préféra en 2015, en collaborant avec les Européens, résoudre la question du nucléaire dans ce pays par le Plan d’action globale conjoint, un contrôle international en échange d’une levée progressive des sanctions économiques, en dépit des véhémentes protestations de Netanyahou. Ce à quoi Obama aurait répondu&nbsp;; <em>«si on ne le fait pas ce sera la guerre et les missiles iraniens pleuvront sur Israël»</em>.</p>



<p>Le premier ministre israélien eut le dernier mot lorsque Donald Trump se retira de l’accord conclu par son prédécesseur en aggravant les sanctions internationales. Et il finit par l’entraîner dans une guerre qu’aucun intérêt américain ne justifiait.</p>



<p>Nous en sommes actuellement à une trêve de cinq jours dont rien ne dit qu’elle sera définitive et à de nouvelles négociations. Lorsqu’on a vu la tournure prise par les précédentes, on ne peut pas être très optimistes.</p>



<p>Le président américain aurait-il pris la mesure des dégâts causés à l’économie de son propre pays par la hausse vertigineuse des prix des hydrocarbures consécutive à la fermeture du Détroit d’Ormuz ? Même le bombardement de la centrale nucléaire de Dimona ne semble pas avoir mis fin à la folie meurtrière d’un premier ministre israélien probablement en proie à un syndrome de Massada évolué. Jusqu’à quand une poignée de sionistes criminels auront ils toute latitude de conduire le monde vers l’abime ? </p>



<p><strong><em>‘‘Target Iran: The Truth About the White House&rsquo;s Plans for Regime Change’’, de Scott Ritter, Nation Books, 12 septembre 2006, 316 pages.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S0rD40bZSt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/">‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/embed/#?secret=U2efW1iRD4#?secret=S0rD40bZSt" data-secret="S0rD40bZSt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ &#124; Des présidents américains qui se ressemblent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 06:36:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Etats Unis dirigent les affaires du pétrole dans le monde, en dehors de leurs frontières  et des contraintes du droit international. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Il est inévitable que les Etats Unis dirigent les affaires du pétrole dans le monde, même en dehors des limites de leur souveraineté territoriale ou des contraintes du droit international», écrivait Georges S Walden , Pdg de Socony Vacuum en 1945.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>* &nbsp;&nbsp;</p>



<span id="more-18445188"></span>



<p>La guerre actuelle en Iran semble émerger d’un scénario catastrophe lié aux prestations d’un président américain que son incompétence et son arrogance auraient malencontreusement conduit sur le sentier de la guerre, cornaqué par un premier ministre israélien aussi retors et cynique que piétinant allègrement le droit international.</p>



<p>Pourtant le déroulement actuel du conflit n’est pas sans évoquer un célèbre précédent, celui de la guerre du Golfe débutée avec l’invasion du Koweït en 1991 par l’armée de Saddam Hussein à la suite d’un double différend, frontalier et sur les quotas de production pétrolière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Invasion suite à un différend pétrolier</h2>



<p>On fera abstraction du rôle du président égyptien Moubarak torpillant pour le compte de son parrain américain toute possibilité de solution pacifique. Ou bien celui du président français Mitterrand induisant en erreur les Irakiens sur les intentions américaines ; avaient-ils besoin de le croire alors qu’il était membre de la coalition internationale ?</p>



<p>La guerre selon l’auteur était évitable et Saddam Hussein était prêt à évacuer le Koweït. Mais l’administration américaine en a décidé autrement. La bataille s’était conclue début 1992 à l’issue d’une campagne aérienne massive de cinq semaines par la destruction de l’infrastructure civile, militaire, industrielle, de l’Irak, et l’armée irakienne avait subi des pertes importantes avant d’être finalement encerclée par les troupes de la coalition internationale menée par les Etats Unis d’Amérique, regroupant nombre de pays arabes, et agissant sous l’égide du Conseil de sécurité de l’Onu.</p>



<p>Néanmoins les irakiens avaient épargné suffisamment de forces pour écraser le soulèvement chiite du sud avec l’accord tacite des vainqueurs qui avant de se retirer avaient décrété une zone d’exclusion aérienne au nord instaurant un véritable réduit protégeant les milices kurdes révoltées contre le pouvoir de Bagdad. Et la Turquie plutôt frileuse quand il s’agit de Kurdes n’avait pas bronché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Invasion à la recherche d’armes imaginaires</h2>



<p>Saddam Hussein sera pris et exécuté après l’invasion et l’occupation de son pays en 2003 par les forces américaines et britanniques, survenues à l’issue de 12 années d’embargo ayant occasionné plus de morts infantiles que la guerre. N’étant pas mandatée par l’Onu, cette invasion à la recherche d’armes imaginaires dans le contexte de l’hystérie antiterroriste post-11 septembre 2001, avait été qualifiée d’illégale, et nombreux avaient été ceux qui&nbsp;avaient pensé que le président Bush Fils avait fait le travail pour Israël. On sait ce qu’il est advenu de l’occupation américaine.&nbsp;Il est néanmoins important de noter que le président Bush Père agissant dans le contexte de la libération du Koweït et du mandat de l’Onu en 1991 n(avait pas hésité à ordonner l’assassinat du président irakien, et seule la chance avait épargné à ce dernier de mourir sous les bombes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le démembrement programmé de l’Iran</h2>



<p>Prétendre que l’administration américaine actuelle serait moins respectueuse du droit international, ou plus soumise au diktat du lobby sioniste que ses devancières, est d’autant plus démenti par les faits que la campagne actuelle contre l’Iran semble se dérouler selon le scénario irakien de 1991, avec la destruction du pays, et son démembrement programmé.</p>



<p>Il reste à savoir si l’Etat iranien qui en plus d’un relief propice à la résistance dispose de bien plus de moyens militaires et humains, sera capable d’imposer aux agresseurs une solution politique sauvegardant ses intérêts vitaux.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’, de Mohamed Heikal, éd. Flamingo, 400 pages, 8 février 1993.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wrAsdYBrNp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/la-quatrieme-guerre-du-golfe-cest-deja-demain/">La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/la-quatrieme-guerre-du-golfe-cest-deja-demain/embed/#?secret=qDf47tI9Uj#?secret=wrAsdYBrNp" data-secret="wrAsdYBrNp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/">‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Moyen-Orient &#124; La Tunisie condamne toute violation du territoire d’un État</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/moyen-orient-la-tunisie-condamne-toute-violation-du-territoire-dun-etat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 09:42:31 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
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		<category><![CDATA[Koweït]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie suit avec une profonde préoccupation et une vive inquiétude la dangereuse escalade militaire au Moyen-Orient.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/moyen-orient-la-tunisie-condamne-toute-violation-du-territoire-dun-etat/">Moyen-Orient | La Tunisie condamne toute violation du territoire d’un État</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Suite aux raids militaires israélo-américains contre l’Iran, la Tunisie a affirmé suivre avec une profonde préoccupation et une vive inquiétude la dangereuse escalade militaire dans la région et les risques potentiels d’extension du conflit et du chaos, ainsi que la grave menace que cela représente pour la paix et la sécurité régionales et internationales.</em></strong></p>



<span id="more-18422059"></span>



<p><em>«Dans cette situation extrêmement dangereuse, la Tunisie a réaffirmé son attachement au respect du principe de souveraineté des États et a condamné toute agression contre le territoire d’un État ou toute violation de son intégrité territoriale»</em>, a indiqué un communiqué publié dimanche matin, 1<sup>er</sup> mars 2026, par le ministère des Affaires étrangères, des Migrations et des Tunisiens de l’étranger, soulignant dans ce contexte son <em>«rejet absolu de toute attaque contre les territoires des États arabes frères»</em>, sans nommer aucun des auteurs desdites attaques, soit Israël et les Etats-Unis d’un côté et l’Iran de l’autre. </p>



<p>La Tunisie a exprimé sa pleine solidarité avec le Royaume d’Arabie saoudite, l’État du Koweït, l’État du Qatar, le Royaume de Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Royaume hachémite de Jordanie et la République d’Irak, selon le même communiqué.</p>



<p><em>«Forte de son attachement à la fraternité arabo-islamique et de son adhésion indéfectible aux principes du droit international et au règlement pacifique des différends, la Tunisie a appelé toutes les parties à cesser immédiatement leurs opérations militaires, à faire preuve de retenue, à reprendre les négociations et à éviter toute nouvelle escalade afin de protéger les vies innocentes et de préserver les ressources des peuples de la région»</em>, précise le communiqué.</p>



<p>La Tunisie a aussi souligné la nécessité pour le Conseil de sécurité d’assumer ses responsabilités et de prendre toutes les mesures nécessaires au maintien de la paix et de la sécurité internationales.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="satKFP4yiG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/la-guerre-en-iran-fait-planer-une-menace-de-choc-petrolier/">La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/la-guerre-en-iran-fait-planer-une-menace-de-choc-petrolier/embed/#?secret=MZ0m4CIYrX#?secret=satKFP4yiG" data-secret="satKFP4yiG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/moyen-orient-la-tunisie-condamne-toute-violation-du-territoire-dun-etat/">Moyen-Orient | La Tunisie condamne toute violation du territoire d’un État</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’Arabie saoudite investit dans la reconstruction de la Syrie</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 07:12:01 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Arabie saoudite entend être un acteur de premier plan dans le processus de reconstruction de la Syrie détruite par 15 ans de guerre civile. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/larabie-saoudite-investit-dans-la-reconstruction-de-la-syrie/">L’Arabie saoudite investit dans la reconstruction de la Syrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après avoir œuvré à introduire le nouveau président syrien Ahmed Al-Charaa au sein de la communauté internationale, à organiser sa première <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rencontre avec le président américain Donald Trump</a> à Riyad en mai 2025, à peser pour que les sanctions internationales imposées à la Syrie soient levées, voilà que l&rsquo;Arabie saoudite investit une somme conséquente dans l’économie syrienne qui en a cruellement besoin. Riyad entend être un acteur de premier plan dans le processus de reconstruction du pays du Levant détruit par quinze ans de guerre civile. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18404943"></span>



<p>Alaa Shahine Salha, chercheur au Saudi Research &amp; Media Group et chroniqueur économique pour <em>Asharq Business</em> (partenaire de <em>Bloomberg</em> au Moyen-Orient) s’est penché sur le sujet dans le média américain <a href="https://www.semafor.com/article/02/16/2026/saudi-arabias-delicate-long-game-in-syria" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Semafor</a>. Il considère que l’annonce par l’Arabie saoudite d’un investissement de 5,3 milliards de dollars via certaines de ses entreprises les plus importantes dans les secteurs des télécommunications, de l’aviation et des infrastructures hydrauliques en Syrie ne suffira probablement pas à elle seule à changer la donne dans un pays ravagé par la guerre. Il estime que le montant en lui-même n’est pas l’essentiel. </p>



<p>Ce qui importe davantage c’est que cette annonce s’inscrit dans un plan plus vaste visant à mener à bien l’un des projets de reconstruction nationale les plus complexes au monde depuis l’invasion américaine de l’Irak il y a plus de vingt ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Endiguer le trafic de drogue</h2>



<p>L’intérêt de l’Arabie saoudite à soutenir la nouvelle administration de Damas est facile à comprendre. La destitution de Bachar Al-Assad a anéanti un pilier essentiel de l’influence régionale iranienne. Le Royaume ainsi que d’autres pays se sont empressés de combler ce vide. L’une des priorités saoudiennes était également d’endiguer le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/26/en-syrie-la-guerre-contre-le-captagon-est-loin-detre-gagnee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trafic de drogue</a> illicite que le régime d’Assad, véritable narco-État, produisait et faisait transiter dans le Golfe. L’Onu affirme que ce trafic a été fortement perturbé et un responsable syrien déclare qu’il est <em>«pratiquement à l’arrêt»</em>.</p>



<p>Cependant, l’ampleur de la tâche est trop importante pour que les États du Golfe puissent l’assumer seuls, ce qui explique l’empressement de Riyad, dès le départ, à impliquer les puissances mondiales et les institutions financières internationales.</p>



<p>Les besoins de reconstruction de la Syrie sont colossaux, quel que soit le critère retenu. Selon l’estimation prudente de la Banque mondiale, ils s’élèvent à 216 milliards de dollars. Ce montant est comparable aux dépenses engagées pour la reconstruction de l’Irak après la chute de Saddam Hussein et dépasse même, au regard des normes actuelles, le plan Marshall américain pour la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale.</p>



<p>Trouver des précédents inspirants dans la région environnante n’offre guère de raisons d’être optimiste. Les États-Unis n’ont pas réussi à reconstruire l’Afghanistan après leur invasion suite aux attentats du 11 septembre. Ils ont également aggravé la situation en Irak, laissant le pays sombrer dans des années de violence brutale, de mauvaise gestion et de corruption. La reconstruction du Liban après la guerre civile (1975-1990) a été alimentée par une vague d’emprunts effrénée qui a finalement abouti à une impasse dans un pays miné par une corruption endémique, un climat politique délétère et des conflits récurrents avec Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les piliers de la reconstruction </h2>



<p>Des discussions avec des responsables syriens et saoudiens, ainsi qu’avec des organisations internationales impliquées dans le dossier ou étroitement liées à celui-ci, ont permis de dresser un tableau réaliste des défis à relever : un contexte politique instable, des infrastructures massivement détruites et un état catastrophique des institutions syriennes. Ceci explique peut-être la prudence des acteurs de la reconstruction de la Syrie.</p>



<p>Cette approche repose sur quatre piliers essentiels :</p>



<p><strong>&#8211; La sécurité avant tout :</strong> le rétablissement de la sécurité et de la stabilité politique est une condition préalable à toute autre initiative.</p>



<p><strong>&#8211; La levée des sanctions pour stimuler la croissance </strong>: la levée des sanctions internationales l&rsquo;an dernier a été obtenue en grande partie grâce aux pressions saoudiennes et devrait entraîner une croissance économique à deux chiffres en 2026, à mesure que la Syrie renoue avec le reste du monde.</p>



<p><strong>&#8211; L’État doit fonctionner </strong>: le renforcement des capacités des principales institutions économiques syriennes, notamment le ministère des Finances et la Banque centrale, est désormais une priorité pour le Fonds monétaire international.</p>



<p><strong>&#8211; Évaluer les dégâts, puis mobiliser les financements</strong> : une cartographie précise des besoins de reconstruction est essentielle pour mobiliser l’aide internationale.</p>



<p>Tel est le plan. Rien n’est garanti, car la stratégie comporte de multiples risques susceptibles de compromettre le redressement à chaque étape.</p>



<p>Par exemple, si le gouvernement du président Ahmed Al-Charaa est parvenu à réduire le niveau global de violence, des flambées de violence communautaire ont persisté. Les pays du Golfe, et le reste du monde, préfèrent traiter avec un homme fort capable d’imposer les réformes nécessaires par la force, contrairement à la situation au Liban voisin, par exemple. Cependant, force est de constater qu’Al-Charaa ne contrôle pas encore totalement le territoire syrien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les bilans mitigés des <em>«hommes forts»</em></h2>



<p>De plus, les bilans des <em>«hommes forts»</em> en matière de gestion économique ne sont guère glorieux. Alaa Shahine Salha estime que sous la présidence d’Abdelfattah Al-Sissi, ancien chef militaire, les performances économiques de l’Égypte ont été mitigées et ont contraint le pays à solliciter deux importants plans de sauvetage auprès du FMI.</p>



<p>À cela s’ajoutent les risques liés à l’économie politique. Des experts comme Yezid Sayigh du Carnegie Middle East Center ont averti que des accords d’investissement sans plan de relance transparent pourraient reproduire le capitalisme de connivence qui prévalait sous Assad.</p>



<p>Néanmoins, des sources saoudiennes et des responsables internationaux semblent plus optimistes concernant l’évolution de la situation. Riyad met davantage l’accent sur la reconstruction des institutions étatiques et insiste pour que les financements de grande envergure soient étroitement surveillés par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oS0OQx4bYI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/">Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/embed/#?secret=fjZQbHtc3Z#?secret=oS0OQx4bYI" data-secret="oS0OQx4bYI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
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		<title>Etats-Unis &#8211; Iran &#124; Les négociations sont-elles un écran de fumée ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/etats-unis-iran-les-negociations-sont-elles-un-ecran-de-fumee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 07:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Saddam Hussein]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les négociations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran  s’inscrivent dans une logique de préparation de la guerre.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/etats-unis-iran-les-negociations-sont-elles-un-ecran-de-fumee/">Etats-Unis &#8211; Iran | Les négociations sont-elles un écran de fumée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lorsque des porte-avions et des sous-marins nucléaires se déploient pendant que les diplomates se rencontrent, lorsque les bombardiers changent de base au rythme des communiqués officiels, il ne s’agit plus d’un simple dialogue, il s’agit d’une préparation minutieuse à une confrontation majeure. Les négociations entre Washington et Téhéran s’inscrivent dans cette logique.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18389056"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Dans les crises contemporaines, la négociation n’est plus l’alternative à la guerre, elle en est souvent l’antichambre. Elle permet d’organiser la responsabilité de l’échec et de transformer une action militaire en réaction légitime. La diplomatie devient ainsi la dernière étape avant l’usage de la force, non la première vers la paix.</p>



<p>Les discussions en cours entre Américains et Iraniens remplissent une fonction classique consistant à gagner du temps, à tester l’adversaire, à façonner la perception internationale et, surtout, à construire la légitimité d’une action future.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La diplomatie comme instrument tactique</h2>



<p>Washington discute tout en renforçant simultanément son dispositif militaire régional avec des déploiements navals, un repositionnement aérien, une coordination stratégique avec ses alliés, notamment Israël. Or l’histoire des crises internationales montre qu’on ne prépare pas un accord durable en augmentant parallèlement la capacité de frappe. La diplomatie devient alors un levier tactique, destiné à accroître la pression et à contraindre l’adversaire à céder et à se plier à un dictat par nature déséquilibré.</p>



<p>Surtout que les exigences des deux parties demeurent incompatibles. Les États-Unis réclament des limitations élargies du programme nucléaire, des restrictions balistiques à une portée maximale de 300 km et un encadrement des réseaux d’influence régionaux iraniens. Téhéran, de son côté, exige une levée substantielle des sanctions et refuse toute négociation sur son programme d’armement balistique. Ces lignes rouges rendent improbable un accord de fond à court terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une guerre pensée en Israël </h2>



<p>Si les chances d’un compromis sont faibles, pourquoi maintenir le théâtre diplomatique ? Pour Washington, afficher des discussions en cours permet de démontrer que <em>«toutes les voies ont été explorées»</em> avant toute escalade. Cette séquence construit une légitimité internationale précieuse, ainsi en cas d’échec, l’administration américaine pourra soutenir qu’elle n’a fait que réagir à l’intransigeance iranienne. La diplomatie devient ainsi une assurance politique, une étape nécessaire pour préparer l’opinion publique, les alliés européens et les partenaires régionaux à une confrontation.</p>



<p>Se joindre sans réserve aux guerres du gouvernement de Netanyahu ne renforcerait pas nécessairement les intérêts américains ; cela pourrait au contraire les fragiliser. Une guerre pensée à Jérusalem ne correspond pas toujours aux priorités stratégiques de Washington.</p>



<p>Du côté iranien, le maintien des négociations répond à une logique différente mais tout aussi stratégique. Il s’agit d’espérer desserrer partiellement l’étau des sanctions, de gagner du temps pour consolider les capacités internes, et d’éviter l’image d’un régime fermé à toute solution diplomatique. Les discussions servent également de canal de renseignement, chacune des parties teste l’autre, évalue ses marges de manœuvre et mesure sa tolérance au risque. En réalité, la négociation est devenue un instrument d’observation et de préparation mutuelle — non un chemin vers la paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le facteur nucléaire : un prétexte ?</h2>



<p>Officiellement, le cœur du différend reste le nucléaire. Empêcher l’Iran d’accéder à l’arme atomique constitue l’argument central avancé par Washington pour justifier sa fermeté. Pourtant, la question dépasse largement la seule prolifération. Ce qui est en jeu, c’est l’équilibre stratégique régional. Un Iran doté d’une capacité nucléaire militaire — même latente — modifierait profondément la hiérarchie des puissances au Moyen-Orient, affaiblissant la liberté d’action américaine et celle de ses alliés. Le dossier nucléaire sert ainsi de justification visible à une préoccupation plus large de préservation d’une architecture de sécurité régionale favorable aux intérêts occidentaux.</p>



<p>Si le nucléaire constitue l’argument public central, il n’épuise pas les motivations réelles. La nature des cibles frappées lors de la guerre de douze jours de 2025 — bien au-delà des seules installations atomiques — suggère que l’objectif dépasse la simple non-prolifération. Il s’agit moins d’empêcher la construction d’une bombe nucléaire que de remodeler un rapport de force régional.</p>



<p>Mais le paradoxe est cruel. Plus la pression militaire et économique s’intensifie, plus l’incitation iranienne à rechercher une dissuasion crédible augmente. Une frappe préventive pourrait retarder le programme nucléaire sans l’éliminer ; elle pourrait surtout transformer une capacité latente en décision politique assumée d’accéder à l’arme nucléaire.</p>



<p>Dans cette perspective, la négociation actuelle ressemble à une tentative de gestion du calendrier stratégique afin de retarder le seuil critique, sans résoudre le dilemme fondamental. Le nucléaire n’est pas seulement le déclencheur potentiel d’une confrontation ; il est devenu l’outil rhétorique central d’un affrontement plus vaste sur la domination régionale.</p>



<p>Il y a encore quelques mois, les services de renseignement américains estimaient que Téhéran n’avait pas pris la décision politique de construire une arme nucléaire. Ce décalage entre évaluation stratégique et rhétorique publique mérite d’être interrogé.</p>



<p>En juin 2025, le président Trump déclarait solennellement à la nation : <em>«Il y a peu de temps, l’armée américaine a mené des frappes massives et de haute précision contre les trois principales installations nucléaires du régime iranien : Fordo, Natanz et Ispahan… Notre objectif était la destruction de la capacité d’enrichissement nucléaire de l’Iran… Ce soir, je peux annoncer au monde que les frappes ont été un succès militaire spectaculaire. Les principales installations d’enrichissement nucléaire de l’Iran ont été complètement et totalement anéanties.»</em></p>



<p>Si ces installations ont réellement été <em>«complètement et totalement anéanties»</em>, au point d’éliminer la menace, alors invoquer aujourd’hui le nucléaire comme motif central d’une nouvelle intervention révèle une contradiction majeure. Soit la menace a été neutralisée, soit elle sert désormais d’argument commode pour justifier une escalade dont les motivations dépassent la seule non-prolifération. Ce glissement du discours suggère que le nucléaire n’est pas la cause profonde de l’escalade, mais son habillage politique.</p>



<p>On se souvient des accusations martelées sur les prétendues armes de destruction massive de Saddam Hussein, brandies comme justification morale et stratégique de l’invasion de l’Irak — des armes qui, au terme de la guerre, ne furent jamais trouvées, parce qu’elles n’avaient jamais existé.</p>



<p>Même les bombardements les plus massifs — y compris l’usage de munitions de très forte puissance contre des sites enterrés — ne détruisent pas une compétence nucléaire. Ils en retardent le calendrier. Les centrifugeuses peuvent être reconstruites ; le savoir-faire, lui, ne s’anéantit pas sous les décombres.</p>



<p>Derrière le discours officiel sur la non-prolifération se dessine une logique plus profonde, la préservation d’une asymétrie stratégique permanente fondée sur le maintien d’un monopole nucléaire israélien dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi le moment est stratégique</h2>



<p>Si les négociations paraissent fragiles, c’est aussi parce que le calendrier stratégique pèse lourdement sur les décisions. Du côté américain, la fenêtre d’action militaire pourrait se refermer à mesure que l’Iran consolide et disperse ses capacités nucléaires et balistiques. Plus le temps passe, plus une intervention deviendrait complexe, coûteuse et incertaine. Cette dimension temporelle crée une pression silencieuse, agir tant que la supériorité technologique et opérationnelle est perçue comme décisive.</p>



<p>Du côté iranien, le temps joue différemment. Chaque mois qui passe, permet d’améliorer les capacités d’enrichissement et de tester la résilience économique face aux sanctions. Les protestations internes, quant à elles, introduisent une variable politique instable &#8211; un régime fragilisé peut chercher l’apaisement ou au contraire se durcir. Les négociations actuelles s’inscrivent donc dans une course contre la montre où chacun tente de maximiser son avantage avant un possible point de bascule.</p>



<p>Le moment n’est pas choisi au hasard ; il est dicté par la perception d’une opportunité stratégique — ou d’un risque imminent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois scénarios plausibles</h2>



<p>Trois trajectoires se dessinent à l’horizon. La première peu probable, serait celle d’un compromis technique minimal tel qu’un gel de l’enrichissement iranien contre un allègement limité des sanctions. Un accord partiel, sans résolution des différends structurels, permettant à chacun de sauver la face. Ce scénario stabiliserait provisoirement la situation, mais il ne ferait que repousser l’affrontement stratégique sous-jacent.</p>



<p>La seconde hypothèse serait celle d’un échec contrôlé menant à des frappes ciblées américaines et israéliennes contre des installations nucléaires et balistiques iraniennes. </p>



<p>Une fois les hostilités engagées, le président américain ne serait plus seul maître du tempo. Les pressions viendraient de toutes parts, notamment de ses alliés européens, désireux de voir la guerre s’achever au plus vite tant ils en subissent les répercussions — renchérissement des importations énergétiques, perte de points de croissance économique, tensions migratoires accrues — comme d’acteurs politiques intérieurs, sceptiques quant à la possibilité d’un<br>résultat véritablement décisif.</p>



<p>L’escalade, souvent, devient moins stratégique que politique. Aussi, l’histoire des crises régionales montre qu’une action dite <em>«limitée»</em> peut déclencher une riposte asymétrique imprévisible tels que des attaques contre des bases américaines, des activations de proxies, des perturbations énergétiques.</p>



<p>Enfin, le scénario le plus préoccupant demeure celui de l’erreur de calcul. Dans un environnement saturé de méfiance, de démonstrations de force et de pression politique, un incident mal interprété pourrait faire basculer la région dans une escalade rapide. Ce n’est pas toujours l’intention qui déclenche la guerre ; c’est parfois l’accumulation de signaux mal lus.</p>



<p>L’histoire récente du Moyen-Orient devrait inciter à la prudence face aux promesses implicites de changement de régime. L’Irak a produit un enlisement stratégique. La Libye a engendré un chaos durable. Et l’Iran lui-même porte la mémoire d’un coup d’État soutenu de l’extérieur dont les conséquences ont façonné la révolution de 1979. Les renversements imposés créent rarement les démocraties espérées.</p>



<p>Une offensive extérieure provoquerait vraisemblablement un réflexe de ralliement national. Dans les moments de crise, les oppositions internes suspendent leurs divisions. L’hostilité étrangère consolide souvent ce qu’elle prétend affaiblir.</p>



<p>L’issue la plus probable d’une confrontation ne serait pas l’émergence d’un Iran modéré, mais le renforcement des éléments les plus durs du régime — voire une consolidation du pouvoir des structures militaires favorables à une dissuasion nucléaire assumée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le risque majeur : l’erreur de calcul</h2>



<p>Le danger principal ne réside peut-être ni dans une décision assumée de faire la guerre, ni dans un plan prémédité d’escalade, mais dans une erreur de calcul. Lorsque deux puissances s’observent à travers le prisme de la méfiance, chaque geste défensif peut être interprété comme une provocation, chaque démonstration de force comme un prélude à l’attaque. Dans un contexte où les forces sont déjà déployées, où les alliés régionaux sont en alerte et où les opinions publiques sont polarisées, la marge d’interprétation se réduit dangereusement.</p>



<p>Une frappe présentée comme “préventive” pourrait être perçue à Téhéran comme une tentative de changement de régime. Une riposte calibrée pourrait être jugée insuffisante à Washington et entraîner une seconde vague d’attaques. L’escalade ne serait alors plus le fruit d’une stratégie réfléchie, mais celui d’un engrenage. Les négociations actuelles ne neutralisent pas ce risque, elles l’accompagnent. Car lorsque la diplomatie sert davantage à préparer l’échec qu’à prévenir la crise, elle devient le décor fragile d’un affrontement en attente de déclencheur.</p>



<p>Toute confrontation directe aurait un coût immédiat, pertes humaines, attaques contre des installations abritant des dizaines de milliers de militaires américains dans la région, opérations clandestines en représailles. Mais le coût stratégique serait plus durable encore, affaiblissement du droit international et renforcement des puissances révisionnistes promptes à invoquer les précédents occidentaux pour justifier leurs propres offensives.</p>



<p>Au fond, les négociations actuelles constituent un théâtre diplomatique nécessaire dans toute confrontation moderne, un espace où l’on parle pour mieux se positionner, où l’on négocie pour tester, où l’on dialogue pour légitimer. Mais elles ne traduisent pas une volonté politique claire de compromis durable. Elles accompagnent un rapport de force.</p>



<p>L’histoire des relations internationales enseigne que lorsque la diplomatie se déroule sous la protection des bombardiers, ce sont rarement les mots qui tranchent en dernier ressort. Si les discussions en cours servent avant tout à structurer la confrontation plutôt qu’à l’éviter, alors le véritable enjeu n’est pas la signature d’un accord, mais la capacité des deux puissances à maîtriser l’escalade. Car derrière l’écran de fumée diplomatique se joue une question plus vaste, celle du monopole de puissance au Moyen-Orient — et de la manière dont les grandes nations choisissent d’imposer ou de négocier leur ordre stratégique. Une nouvelle guerre offensive fournirait aux puissances révisionnistes un argument supplémentaire pour relativiser les normes de non-agression. Chaque précédent affaiblit la règle. Et dans un monde déjà fragmenté, l’érosion des principes peut produire des conséquences plus durables qu’une victoire militaire.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CZESqX9OpD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/29/quelles-sont-les-cibles-des-etats-unis-en-iran/">Quelles sont les cibles des États-Unis en Iran?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quelles sont les cibles des États-Unis en Iran? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/29/quelles-sont-les-cibles-des-etats-unis-en-iran/embed/#?secret=NlppqlKlCH#?secret=CZESqX9OpD" data-secret="CZESqX9OpD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 08:12:41 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Smotrich]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Etats-Unis bombarderont l’Iran à l'instigation de ses maîtres Israéliens (et quasi nazis) Netanyahu, Smotrich et Ben Gvir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/la-quatrieme-guerre-du-golfe-cest-deja-demain/">La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Etats-Unis bombarderont-ils l’Iran? A écouter sur Google le Colonel Douglas Mc Gregor, retraité de l’armée US, ce serait inévitable. Selon lui le Président Trump serait cornaqué dans le brouillard de son ignorance, par une coalition du renseignement regroupant la CIA, le MI-6 et le Mossad, appuyant bien entendu les dires du faiseur de guerre en chef, le premier ministre israélien Netanyahu, et la coalition terroriste assurant sa survie politique, les quasi nazis Smotrich et Ben Gvir.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-18351761"></span>



<p>Ces affirmations pessimistes&nbsp;sont en grande partie appuyées par d’anciens agents du renseignement américain, toujours sur Google. Mais on avait déjà eu tous ceux qui nous avaient parlé de reculade américaine, de protection chinoise ou russe concédée à l’Iran grâce à un matériel hyper sophistiqué,&nbsp;de gesticulation déplacée, comme Scott Ritter, l’ancien inspecteur de l’armement en Irak, qui avait affirmé que l’armada américaine était aussi inutilisable dans le Golfe qu’une Ferrari pour faire une course dans un parking souterrain.</p>



<p>Tout ceci semble donc faire partie d’une préparation psychologique et l’implication&nbsp;de la Chine et de la Russie,&nbsp;tout à fait hypothétique,&nbsp;n’aurait d’autre but que de donner de la consistance à la menace.</p>



<p>La première possède déjà au Pakistan une fenêtre sur la mer d’Oman et c’est à Taiwan qu’elle choisirait de toute évidence pour affronter l’ogre américain.</p>



<p>La seconde a d’autres chats à fouetter&nbsp;et on peut se demander si un nouveau&nbsp;Yalta n’a pas eu lieu Ukraine&nbsp;contre Golfe. Et si on considère que d’anciens militaires ou du renseignement américain ne peuvent&nbsp;en aucun cas nuire aux intérêts de leur gouvernement, étant astreints à des clauses le leur interdisent, force est de constater qu’on est en face d’un plan préétabli et en général, on prépare plus l’opinion mondiale à la guerre, et la meilleure manière est de la convaincre que toutes les voies vers la paix ont été épuisées.</p>



<p>Naturellement l’avènement des technologies de l’information et de la communication a ajouté&nbsp;un facteur inédit aux conflits armés au point de faire considérer le cyber espace comme un front au même titre que mer, terre, et air.</p>



<p>Néanmoins, la mobilisation de l’opinion publique occidentale contre l’Irak en 1990 avant même l’invasion du Koweït&nbsp;semble constituer à peu de choses près le modèle propagandiste suivi actuellement lors de la crise iranienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran aujourd’hui comme hier l’Irak</h2>



<p>L’Irak sortait d’une guerre de neuf ans, endetté avec une armée suréquipée et escomptant&nbsp;sur sa production d’hydrocarbures pour se renflouer. Il trainait surtout la réputation d’avoir utilisé des armes chimiques contre sa propre population. Qui plus est l’Irak avait vu sa centrale nucléaire en chantier Osirak détruite en 1981 par l’aviation israélienne avant même sa mise en service. Naturellement son aventure au Koweït, fruit d’une provocation lui en concédant le feu vert, l’avait amené là où les néo-conservateurs et les sionistes américains avaient voulu qu’il se situât, sans aucune possibilité de recul puisque les Etats arabes s’étaient soumis au diktat de Washington.</p>



<p>Durant 4 mois, les Américains avaient concentré en Arabie Saoudite les troupes et la logistique nécessaires un objectif proclamé, la libération du Koweït, et un autre non avoué, l’affaiblissement définitif et la mise sous tutelle de l’Irak.</p>



<p>Mais face aux réticences de l’opinion publique américaine, pour qui ce conflit qui s’annonçait avait un fort relent de pétrole et servait Israël, le président Bush père étant lui-même un pétrolier, avait accepté d’engager <em>«les discussions de la dernière chance»</em> pour sauver la paix&nbsp;et avait envoyé négocier son secrétaire aux Affaires étrangères James Baker négocier avec son homologue irakien Tarek Aziz.</p>



<p>Ayant déjà décidé de la guerre, le président Bush voulait apparaître comme un homme de paix en sachant&nbsp;pertinemment que Saddam Hussein, le véritable responsable de la guerre, nul le contestera, en refuserait les conditions convenues par Washington et Tel Aviv.</p>



<p>Il semble que le cheminement actuel du conflit avec l’Iran obéisse à la même logique. Une véritable diabolisation du régime iranien accusé d’être responsable du massacre des féministes, puis de sa propre population, a eu lieu. On avait parlé de chute imminente du régime ainsi qu’on l’avait fait après la guerre des 12 jours, mais, outre les destructions sévères en Israël causées par les missiles hypersoniques,&nbsp;les bombardiers américains avaient échoué à mettre un terme au programme nucléaire iranien malgré la destruction de quelques installations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump otage du lobby sioniste</h2>



<p>Actuellement depuis quelques semaines , et sous réserve d’images ou d’informations virtuelles, la flotte américaine se concentre à l’entrée du golfe Persique avec la menace explicite brandie par le Président Trump, de destructions sans précédent en Iran dans le cas où&nbsp; le pays ne se soumettrait pas au diktat américano-sioniste: désarmement, fin du programme nucléaire et&nbsp;balistique, mise sous tutelle de la production d’hydrocarbures, et en prime pour Tel Aviv, chute du régime et rétablissement du Shah Pahlavi ou à tout le moins une structure confédérale lâche de type syrien, libanais, ou irakien, rendant dans les faits &nbsp;plusieurs régions clés du pays quasiment indépendantes.</p>



<p>Tout ceci arrive à un moment où le Président Trump, qui n’est ni Bush père ni Reagan ni Eisenhower ni Nixon pour avoir imposé leurs volontés à Tel Aviv, se trouve affaibli par le scandale Epstein éclaboussant le gotha américain et international, et vu les circonstances, il est douteux qu’il puisse, pour peu qu’il le veuille, s’opposer aux volontés d’un lobby sioniste dont il est déjà l’otage médiatique et judiciaire.</p>



<p>Face à cela, le renchérissement&nbsp;du prix du pétrole consécutif à une hypothétique fermeture du détroit d’Ormuz, à laquelle le retour sur le marché du pétrole vénézuélien pallie déjà préventivement, n’aura que peu d’effets.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le monde arabe déjà mort</h2>



<p>L’enjeu n’est en effet pas le nucléaire iranien, c’est l’érection d’Israël en tant que Singapour du Moyen-Orient, une plate-forme économique et financière par où transiterait tout le commerce de la région. Cette perspective aboutissant à la mise hors circuit du détroit d’Ormuz&nbsp;avait donné des sueurs froides aux stratèges iraniens et les avait engagés sur la voie de la guerre par le biais de leurs substituts de la région. Pendant ce temps, le monde arabe, enjeu du conflit, est déjà mort.&nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tjMTaxQglP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/29/quelles-sont-les-cibles-des-etats-unis-en-iran/">Quelles sont les cibles des États-Unis en Iran?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quelles sont les cibles des États-Unis en Iran? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/29/quelles-sont-les-cibles-des-etats-unis-en-iran/embed/#?secret=ERjkVG7KDJ#?secret=tjMTaxQglP" data-secret="tjMTaxQglP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>6 500 détenus tunisiens de l’Etat islamique bientôt transférés de Syrie vers l’Irak</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 08:32:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Brad Cooper]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le nombre des Tunisiens de Daech, ainsi que leurs épouses et leurs enfants, détenus en Syrie, s'élève à 6 500 sur un total de 24 000.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/24/6-500-detenus-tunisiens-de-letat-islamique-bientot-transferes-de-syrie-vers-lirak/">6 500 détenus tunisiens de l’Etat islamique bientôt transférés de Syrie vers l’Irak</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-Unis ont commencé à transférer des détenus de l’État islamique ou Daech de la Syrie vers l’Irak. On estime le nombre de Tunisiennes, Tunisiens et leurs enfants à 6 500 concernés sur un total de prisonniers de 24 000 personnes. Qu’en pense l’Etat tunisien ? Va-t-il accepter d’accueillir ces enfants perdus du djihad ? Comment va-t-il les traiter ? Il n’y a pas encore de réaction officielle à Tunis à ce sujet.</em></strong></p>



<span id="more-18281419"></span>



<p>L’agence AFP a rapporté hier, vendredi 23 janvier 2026, que les États-Unis ont commencé à transférer des détenus liés à l&rsquo;État islamique (EI) du nord-est de la Syrie pour sécuriser les installations en Irak.</p>



<p>Selon la même agence, citant des rapports mercredi du commandement central américain (Centcom) et des sources irakiennes et syriennes, la première phase de l&rsquo;opération comprenait le transfert de 150 membres présumés de l’EI de la province syrienne de Hasaka vers des centres de détention sous contrôle irakien.</p>



<p>Le plan prévoit le transfert progressif de jusqu’à 7 000 détenus au total, une mesure visant à prévenir les évasions qui pourraient constituer une menace directe pour la sécurité régionale.</p>



<p>On estime le nombre de Tunisiennes, Tunisiens et leurs enfants à 6 500 concernés sur un total de prisonniers de 24 000 personnes.</p>



<p>Le transfert a lieu dans un contexte marqué par le retrait des Forces démocratiques syriennes (FDS) de plusieurs zones du nord-est de la Syrie, à la suite d’un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement de Damas.</p>



<p>Les forces gouvernementales syriennes ont pris le contrôle du camp d’Al Hol, qui abrite quelque 24 000 personnes, principalement des femmes et des enfants liés aux combattants de l’EI, et d’une prison à Shaddadeh, où il y avait des évasions et des recaptures ultérieures de détenus.</p>



<p>Un général du renseignement irakien a confirmé à l’Associated Press que l’Irak a reçu le premier groupe de 144 détenus, qui seront transférés par étapes dans les prisons irakiennes, puis interrogés et jugés en justice.</p>



<p>Parmi les personnes transférées figurent des ressortissants de Tunisie, du Tadjikistan, du Kazakhstan, de Syrie et d’Irak, tous considérés comme des commandants de l’EI dangereux, selon cette source.</p>



<p>Au cours des années précédentes, l’Irak avait déjà reçu 3 194 détenus irakiens et 47 détenus français liés au groupe djihadiste.</p>



<p>Les autorités américaines soulignent que le transfert ordonné des prisonniers est essentiel pour empêcher les évasions massives qui pourraient raviver la menace djihadiste. <em>« Faciliter le transfert en toute sécurité des détenus de l’Etat islamique est essentiel pour empêcher une évasion qui constituerait une menace directe pour les États-Unis et la sécurité régionale »</em>, a déclaré Brad Cooper, commandant du Centcom.</p>



<p>Malgré la défaite territoriale de l’Etat islamique en Irak en 2017 et en Syrie en 2019, les cellules dormantes du groupe continuent de mener des attaques meurtrières, notamment en Syrie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/24/6-500-detenus-tunisiens-de-letat-islamique-bientot-transferes-de-syrie-vers-lirak/">6 500 détenus tunisiens de l’Etat islamique bientôt transférés de Syrie vers l’Irak</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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