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	<title>Archives des Jacques Chirac - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Jacques Chirac - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>France &#124; Le décès de Lionel Jospin laisse une gauche déchirée   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 09:00:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La mort de Lionel Jospin, l'artisan de l’union de la gauche  en France, résonne dans le contexte des déchirements actuels de la gauche. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/france-le-deces-de-lionel-jospin-laisse-une-gauche-dechiree/">France | Le décès de Lionel Jospin laisse une gauche déchirée   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lionel Jospin</em></strong><em>, <strong>l’ancien Premier ministre socialiste (1997-2002), artisan de la gauche plurielle, est mort ce lundi 23 mars 2026, à l’âge de 88 ans, a annoncé l’AFP, en citant sa famille. Il était affaibli depuis plusieurs années par la maladie, qui finalement l’aura emporté.</strong></em></p>



<span id="more-18509721"></span>



<p>La mort de l’homme de l’union des gauches résonne dans le contexte singulier des déchirements de la gauche au lendemain de l’annonce des résultats des élections municipales sur les alliances qu’elle doit (ou pas) mener, notamment avec le parti de l’ancien dirigeant socialiste et actuel leader de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélonchon.</p>



<p>Né en 1937&nbsp;à Meudon, Lionel Jospin a d’abord suivi un parcours d’excellence, passant par Sciences Po Paris puis l’ENA. Sa formation intellectuelle et sa rigueur ont souvent été soulignées, unanimement, à gauche comme à droite. Et lui a permis de marquer profondément le Parti Socialiste sous la direction de François Mitterrand et de devenir une figure majeure du paysage politique français, notamment pendant les cinq années qu’il a passé à la tête du gouvernement. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ayant mené le PS à la victoire lors des législatives anticipées de 1997, il est devenu le Premier ministre d’une cohabitation longue et complexe avec la Droite menée par le président Jacques Chirak.</p>



<p>Pendant son mandat, Jospin a mis en place des réformes marquantes comme les 35&nbsp;heures ou le Pacs, tout en bénéficiant d’une conjoncture économique favorable. Il incarnait une forme de socialisme réaliste et rigoureux.</p>



<p>Sa trajectoire politique s’est brutalement arrêtée au soir du 21&nbsp;avril 2002. Son élimination dès le premier tour de l’élection présidentielle face à Jean-Marie Le Pen a constitué un véritable traumatisme politique, pour lui comme pour la gauche. Sa décision immédiate de se retirer de la vie politique active a été perçue comme un geste de dignité et de responsabilité. Mais avait aussi beaucoup déçu.</p>



<p>Par la suite, Lionel Jospin est resté une voix écoutée, s’exprimant ponctuellement sur les enjeux de société et la vie de son parti, sans jamais chercher à revenir au premier plan. L’image qu’il laisse est celle d’un homme d’État intègre, droit dans ses bottes, qui aura tenté de concilier conviction et pragmatisme au sommet de l’État.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec AFP).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/france-le-deces-de-lionel-jospin-laisse-une-gauche-dechiree/">France | Le décès de Lionel Jospin laisse une gauche déchirée   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dominique de Villepin à Sousse &#124; Un potentiel candidat à l&#8217;Elysée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/14/dominique-de-villepin-a-sousse-un-potentiel-candidat-a-lelysee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2025 08:47:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sahara Occidental]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La visite de Dominique de Villepin en Tunisie dans le cadre des Journées de l’entreprise constitue un événement politique important. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/14/dominique-de-villepin-a-sousse-un-potentiel-candidat-a-lelysee/">Dominique de Villepin à Sousse | Un potentiel candidat à l&rsquo;Elysée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La visite de Dominique de Villepin vendredi dernier en Tunisie dans le cadre des <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/journees-de-lentreprise-ambition-mondiale-mais-reformes-en-suspens/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Journées de l’entreprise</a> organisées du 11 au 13 décembre 2025 à Sousse par l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) constitue à plusieurs titres un événement politique important même si elle s’inscrit dans un cadre privé, car il ne s’agit pas seulement d’un ancien Premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères de la France, mais d’un potentiel et très probable candidat à l’Elysée en 2027.</em></strong></p>



<p><strong>Raouf Chatty&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18087407"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p>Cette visite&nbsp;s’est déroulée dans un contexte politique, économique et social&nbsp;très tendue alimenté&nbsp;par les procès&nbsp;faits sous différents chefs d’accusation à&nbsp;des opposants et&nbsp;par les critiques dont&nbsp;fait&nbsp;l’objet&nbsp;à l’étranger la situation droits de l’homme et des libertés&nbsp;en Tunisie. Ce dont le&nbsp;régime&nbsp;en place se défend,&nbsp;en rejetant avec véhémence ce qu’il appelle&nbsp;des ingérences extérieures dans les affaires intérieures du pays.</p>



<p>La visite s’est déroulée également dans un contexte français&nbsp;et européen extrêmement&nbsp;compliqué tout comme dans&nbsp;un environnement maghrébin explosif marqué par la rupture totale des relations bilatérales entre l’Algérie et le Maroc,&nbsp;sur fond&nbsp;de positions diamétralement opposées&nbsp;sur le statut du Sahara occidental, de crise politique et diplomatique profonde entre Alger et Paris, et de&nbsp;froid&nbsp;sans précédent depuis&nbsp;des décennies&nbsp;dans les relations diplomatiques entre Tunis et Rabat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Positions équilibrées sur les questions arabes</h2>



<p>Homme d’État mondialement connu,&nbsp;ancien ministre des Affaires étrangères&nbsp;et ancien&nbsp;Premier ministre,&nbsp;s’inscrivant&nbsp;dans le sillage&nbsp; de la politique&nbsp;de son mentor, l’ancien président Jacques Chirac,&nbsp;connue pour ses positions&nbsp;équilibrées&nbsp;sur les questions arabes, sa&nbsp;visite en Tunisie&nbsp;ne pouvait laisser indifférent, car elle lui a sans doute permis de prendre&nbsp;connaissance de la situation générale en Tunisie, tout en&nbsp;donnant&nbsp;l’occasion&nbsp;à ses interlocuteurs tunisiens d’entrevoir comment la France&nbsp;post Macron&nbsp;pourrait être régie.</p>



<p>L’homme&nbsp;est de plus en plus présenté aujourd’hui comme un candidat&nbsp;probable pour&nbsp;la prochaine élection présidentielle. Ayant la faveur&nbsp;de larges franges de Français, il ne manque pas d’atouts&nbsp;pour accéder au Palais&nbsp;de l’Elysée&nbsp;en 2027.&nbsp;</p>



<p>Pour beaucoup&nbsp;d’observateurs&nbsp;politiques, en France comme&nbsp;ailleurs,&nbsp;il est le seul capable pour l’heure&nbsp;de redonner à la France son rang et son statut dans le monde, largement entamés ces dernières années, et de rééquilibrer&nbsp;ses relations avec le monde arabe.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des relations plus apaisées entre Paris et Alger</h2>



<p>Les&nbsp;positions&nbsp;de De Villepin sont&nbsp;désormais&nbsp;décortiqués, en France et à l’étranger&nbsp;où il est&nbsp;vu comme le politique&nbsp;français qui incarne le mieux aujourd’hui l’humanisme&nbsp;et la sagesse de la droite gaulliste.&nbsp;Son discours renvoie aux positions éclairées et équilibrées du président Chirac notamment&nbsp;sur le Moyen-Orient. Il est d’autant&nbsp;plus apprécié&nbsp;qu’il&nbsp;est soucieux de l’établissement de relations politiques&nbsp;et économiques solides et respectueux de la souveraineté des États&nbsp;partenaires.&nbsp;</p>



<p>Cette&nbsp;visite&nbsp;est&nbsp;également&nbsp;un clin d’œil en direction&nbsp;de l’Algérie, Dominique de Villepin s’étant toujours prononcé, publiquement pour des relations politiques&nbsp;apaisées entre Paris et Alger, qui mettent fin aux tensions&nbsp;récurrentes&nbsp;entre les deux pays, lesquelles ont atteint en 2026&nbsp;des niveaux sans précédent,&nbsp;aggravées récemment&nbsp;par le quasi alignement de la position officielle&nbsp;de la France sur celle du Maroc sur la question du Sahara occidental.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YebLXag2Kn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/journees-de-lentreprise-ambition-mondiale-mais-reformes-en-suspens/">Journées de l’Entreprise | Ambition mondiale, mais réformes en suspens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Journées de l’Entreprise | Ambition mondiale, mais réformes en suspens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/journees-de-lentreprise-ambition-mondiale-mais-reformes-en-suspens/embed/#?secret=m0ccQM2aBp#?secret=YebLXag2Kn" data-secret="YebLXag2Kn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Gaza &#124; Quand la France oublie ses principes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/gaza-quand-la-france-oublie-ses-principes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 08:41:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La France, face à la souffrance de millions de Palestiniens, reste étrangement  passive.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/gaza-quand-la-france-oublie-ses-principes/">Gaza | Quand la France oublie ses principes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour les droits d’un seul homme, la France est capable de mobiliser toute sa puissance diplomatique, quitte à mettre en péril ses relations politiques, économiques et financières avec n’importe quel pays. Ce qui est louable en soi car les principes et les valeurs ne se négocient pas. Cependant, cette même France, face à la souffrance de millions d’êtres humains, demeure parfois étrangement &nbsp;passive.</em></strong></p>



<p><strong>Khémais Gharbi</strong></p>



<span id="more-15952661"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le dernier exemple en date est celui du drame qui se joue à Gaza et en Cisjordanie : plus de 60 000 morts, principalement des enfants, des femmes, des personnes âgées et des civils. Plus de 100 000 blessés, amputés, mutilés, exclus à jamais d’une vie normale. Et pourtant, la France ne réagit pas, ou si peu. Comme l’a fait le président Macron qui a appelé, mercredi, à la cessation immédiate des <em>«hostilités»</em> (sic&nbsp;!) en prévenant qu’il n’y aurait <em>«pas de solution militaire»</em> possible dans le territoire palestinien, sans condamner clairement les crimes perpétrés par Israël à Gaza et en Cisjordanie.</p>



<p>La diplomatie française se limite à un service minimum, bien loin de l’exigence morale que l’on attend du pays de la Déclaration des droits de l’homme. Comme frappée d’une étrange paralysie, elle semble avoir renoncé à cette voix qui, jadis, portait haut les principes du droit international et de la justice universelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le legs de Mitterrand, Chirac et Villepin</h2>



<p>Les exemples d’un passé pas si lointain sont pourtant là pour lui rappeler son rôle et sa responsabilité. Comment oublier l’intervention mémorable de Dominique de Villepin au Conseil de sécurité de l’Onu, s’opposant avec éloquence à l’invasion américaine de l’Irak? Ce moment d’histoire a alors placé la France en leader moral, et aujourd’hui encore, elle en recueille le respect et les bénéfices. Il a montré qu’une nation peut choisir la voie de la raison face aux passions guerrières.</p>



<p>Comment ne pas se souvenir des paroles de Jacques Chirac à Jérusalem, défendant avec fermeté le droit des Palestiniens à s’exprimer et à venir à sa rencontre? Ce jour-là, il n’était pas seulement un chef d’État, mais le porte-voix du pays des droits de l’Homme, rappelant que la dignité humaine ne connaît ni frontières ni conditions.</p>



<p>Et que dire enfin de la comparaison poignante de François Mitterrand entre l’un des nombreux massacres en Palestine et celui d’Oradour-sur-Glane? Par ces mots, il affirmait que l’horreur n’a ni époque ni géographie, et que la mémoire collective doit éclairer l’action politique. Chaque perte humaine est un appel à l’empathie et à la justice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un héritage à réhabiliter</h2>



<p>C’est de tels hommes d’État dont la France aurait aujourd’hui besoin. Des dirigeants dotés de courage, de lucidité et d’une vision historique. Mais pour entrer dans l’Histoire ou, mieux encore, pour la construire, il ne suffit pas d’en avoir l’ambition. Il faut la force morale et les valeurs qui l’accompagnent.</p>



<p>Aujourd’hui, ces vertus font cruellement défaut. Pourtant, la politique ne devrait pas être uniquement guidée par des intérêts stratégiques immédiats, mais aussi par des principes intangibles, par la capacité d’écouter les souffrances des opprimés et d’y répondre avec détermination. La France a, entre ses mains, le pouvoir de capter l’attention du monde et de donner un sens à la part lumineuse de son héritage.</p>



<p>Le moment est venu pour elle de prouver qu’elle est, et doit rester, le pays des droits de l’Homme. Non pas en paroles, mais en actes. Car c’est dans l’épreuve que se révèlent les véritables valeurs d’une nation, et c’est dans leur fidélité qu’elle écrit l’Histoire.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YHh4KuCYhs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/gaza-israel-reprend-son-genocide-les-etats-unis-laissent-faire/">Gaza | Israël reprend son génocide, les États-Unis laissent faire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gaza | Israël reprend son génocide, les États-Unis laissent faire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/gaza-israel-reprend-son-genocide-les-etats-unis-laissent-faire/embed/#?secret=AMdDRrXlHV#?secret=YHh4KuCYhs" data-secret="YHh4KuCYhs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Françalgérie, crimes et mensonges d’Etats’’ &#124; Des différends pour rire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/16/francalgerie-crimes-et-mensonges-detats-des-differends-pour-rire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 07:55:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Toufik Mediene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les relations entre le pouvoir algérien et la classe politique française sont à ce point intriquées et importantes pour les deux parties. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/16/francalgerie-crimes-et-mensonges-detats-des-differends-pour-rire/">‘‘Françalgérie, crimes et mensonges d’Etats’’ | Des différends pour rire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les relations entre le pouvoir algérien et la classe politique française sont à ce point intriquées et importantes pour les deux parties en termes économiques, sécuritaires, et en matière de commissions et de rétro-commissions occultes remplissant les caisses des partis politiques français, qu’il est impensable que de supposés différends entre Macron et Tebboune puissent les remettre en question un seul instant.</em></strong><em> (Illustration : le Groupe Islamique Armé (GIA), noyauté par la sécurité militaire, allait constituer l’instrument des généraux au pouvoir à Alger, opportunément devenus éradicateurs). </em></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-15555522"></span>



<p>Ce livre ne traite&nbsp;pas que de la décennie noire en Algérie,&nbsp;il aborde également le rôle de la France qui y fut crucial. Y a-t-il eu une succession ininterrompue de la guerre dans ce pays martyrisé par la France à deux reprises, durant deux décennies après la conquête en 1830 et lors de la guerre de libération à partir de 1954?</p>



<p>Que la violence&nbsp;y constitue l’héritage d’une Histoire tourmentée, rien ne permet en réalité de l’affirmer,&nbsp;d’autant que la conquête militaire par l’étranger aussi traumatisant fut il n’en a jamais constitué la spécificité. Le fait est cependant pour aborder l’époque récente que chez les Algériens, c’est l’État Major de la Frontière qui s’est imposé avant l’indépendance aux dépens des politiques, alors que les combattants de l’Intérieur étaient systématiquement éliminés par la machine de guerre française, avide de revanche après sa déconvenue en Indochine.</p>



<p>Abane Ramdane, le fondateur, père de la plateforme politique du Front de Libération Nationale (FLN), avait été éliminé au Maroc par Abdelhafid Boussouf, alors à la tête des services spéciaux qu’on nommait&nbsp;ministère de l’Armement et des Liaisons Générales. Cela préfigurait déjà la suprématie de la bureaucratie par rapport aux militants.</p>



<p>Après l’indépendance, Mohamed Khider, un des chefs historiques du mouvement et détenteur du trésor de guerre du Front, avait été assassiné à Madrid, et Krim Belkacem, l’un des fils de la Toussaint, l’avait été à Francfort, par des agents opérant pour le compte du pouvoir en place.</p>



<p>Houari Boumediene, devenu président après un coup d’Etat de 1965 contre Ahmed Ben Bella, avait failli en 1967 être éliminé par son chef d’état major Tahar Zbiri, dont seule la naïveté avait consacré l’échec. Au lieu de s’organiser dans Alger, il avait préféré, suivant un mauvais conseil, faire converger ses chars sur la capitale à partir d’une base située à 70 kilomètres et s’étant retrouvé à court de carburant, obligé de se ravitailler à la pompe dans un kiosque sur la route,&nbsp;l’aviation demeurée fidèle et pilotée par des Soviétiques ainsi qu’on le dit n’en avait fait qu’une bouchée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7RdiZB0t7j"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/14/pourquoi-nous-tunisiens-devons-soutenir-larmee-algerienne/">Pourquoi, nous Tunisiens, devons soutenir l’armée algérienne ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi, nous Tunisiens, devons soutenir l’armée algérienne ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/14/pourquoi-nous-tunisiens-devons-soutenir-larmee-algerienne/embed/#?secret=cVCXWgc95u#?secret=7RdiZB0t7j" data-secret="7RdiZB0t7j" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mais malgré les prétentions de Boumediene au socialisme spécifique à l’Islam, il entretenait des rapports cordiaux avec les Américains par le biais d’un richissime homme d’affaires, Messaoud Zeghar, et Washington ne voyait aucun inconvénient à importer du pétrole et à laisser ses pétroliers investir en Algérie alors que la France avait conservé quelques bases au Sahara pendant une quinzaine d’années, dont le fameux B2 Namous, où elle pratiquait des expériences nucléaires et chimiques, ainsi que des études de leurs effets sur les êtres humains sciemment exposés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enrichissement illite du clan au pouvoir et de ses acolytes</h2>



<p>Cependant, Boumediene, homme intègre malgré tous&nbsp;ses défauts, était dans l’obligation de constater dès 1977 que l’économie socialiste&nbsp; avait été mise en coupe réglée par des clans mafieux et contrebandiers en rapport avec le parti au pouvoir, le FLN, et l’armée, et&nbsp;exigeait de ses collaborateurs et des membres du sérail&nbsp;de justifier de leurs avoirs. Ceux-ci, non seulement désobéirent, mais quelque temps après, lui-même succomba à une étrange maladie à 43 ans. On pense qu’il fut victime d’un empoisonnement.</p>



<p>En 1978 la présidence étant vacante, les chefs de l’armée se réunirent pour désigner un successeur et choisirent le colonel Chadli Bendjedid qui avait la réputation de ne pas être un politique et d’être ignorant en matière de gouvernement. Celui-ci désigna comme chef de cabinet le colonel Larbi Belkheir qui à ce qu’on dit devint le véritable détenteur du pouvoir et nomma aux postes clés de l’armée et des renseignements ses amis Khaled Nezzar, Mohamed Lamari, et Toufik Mediene, ceux qu’on qualifiait de Déserteurs de l’Armée Française (DAF), tout&nbsp;en éliminant leurs concurrents au sein de l’armée, tels Kasdi Merbah, ou du FLN. Quant au gouvernement, il ne constituait que l’apparence civile du pouvoir.</p>



<p>Naturellement, de son poste, Larbi Belkheir pouvait influer sur les choix du président, notamment en s’efforçant de faire aboutir des contrats dont l’Algérie n’avait pas besoin, comme par exemple celui des Radar Thomson, afin de bénéficier des commissions importantes de la part de ses amis et fournisseurs français.</p>



<p>Il faut dire que cette politique des <em>kickbacks</em>, ainsi que la nomment les Anglo-saxons, constituait la principale source d’enrichissement du clan au pouvoir et de ses acolytes, et développée particulièrement avec ses relations françaises, elle empêchait l’émergence de toute industrie nationale qui aurait finir par rendre les importations inutiles. Dans le même temps, elle assurait aux partis politiques français par le biais des&nbsp;rétro-commissions&nbsp;un financement&nbsp;occulte important en dehors de toute légalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Création ex-nihilo de l’ennemi islamo-terroriste</h2>



<p>Cependant, avec les difficultés économiques croissantes consécutives à la chute des prix du pétrole et du gaz, seules richesses du pays, et la nouvelle réalité géostratégique créée par Gorbatchev en Union soviétique et qui annonçait la fin du bloc socialiste, les DAF étaient dans l’obligation de suivre une stratégie assurant leur survie avec le soutien de la communauté internationale par la création ex-nihilo d’un ennemi implacable, l’islamo-terrorisme.</p>



<p>C’est ainsi qu’ en 1988, après l’écrasement du soulèvement populaire, une provocation que rien ne justifiait, par l’armée commandée par Khaled Nezzar que rien ne justifiait, sinon la volonté de radicaliser la jeunesse, et de la pousser à la révolte, le président Chadli, à l’instigation de Belkheir, annonçait à la surprise générale l’instauration de la démocratie, du multipartisme, et d’élections libres. Le but en était de favoriser l’ascension du Front Islamique du Salut (FIS), l’affaiblissement du FLN, et le soutien de toutes les forces politiques effrayées par l’islamisme, en particulier en Kabylie.</p>



<p>La question kabyle instrumentalisée par les alliés du DAF, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) de Saïd Sadi, allait ainsi devenir l’alibi commode pour écarter les militaires rivaux comme Mohamed Betchine, ou les réformistes intègres tels Mouloud Hamrouche qui, à la tête du gouvernement, malgré l’hostilité française et le blocage des crédits par Paris liés à la suppression des rétro-commissions,&nbsp;réussissaient&nbsp;à redresser l’économie algérienne, et menaçaient de remettre en question les privilèges économiques de la Mafia.</p>



<p>L’élément le plus important de l’action du DAF allait être cependant par le biais de la Direction du Renseignement et de la Sécurité (DRS), la fameuse sécurité militaire de Toufik Mediene, la création de toute pièce de maquis islamistes, une idée inspirée sans doute par le contre-terrorisme français en Algérie pendant la guerre de libération nationale, mais aussi par le maquis de Mustapha Bouyali en 1986, ou bien le retour en Algérie des anciens combattants d’Afghanistan. Le but était évidemment de discréditer le FIS et de le faire apparaître comme un mouvement terroriste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Massacres systématiques et horreurs sans fins</h2>



<p>Effectivement, la victoire écrasante du FIS aux élections législatives de 1991 donnait l’occasion aux généraux DAF d’écarter par un véritable coup d’Etat, en janvier 1992, le Président Chadli, de donner&nbsp;un coup d’arrêt définitif au processus électoral, et de déclencher la guerre contre terrorisme qu’on allait connaître sous le nom de<em> «décennie noire»</em>. Et le Groupe Islamique Armé (GIA), noyauté par la sécurité militaire, allait constituer l’instrument des généraux, devenus éradicateurs, par le biais duquel, grâce à des massacres systématiques, et à des horreurs sans fins, impliquant torture, disparitions, assassinat de figures éminentes de la société civile, ils obligeraient celle-ci ainsi que la population, les médias, à se ranger de leur côté.</p>



<p>Pour mener cette véritable guerre, où l’aviation et le napalm étaient utilisés, il fallait s’assurer le soutien du camp occidental, en particulier français, alors même que des hommes politiques aussi éminents qu’Alain Juppé ou même le Président Américain Bill Clinton réclamaient la poursuite du processus électoral pour sortir de l’engrenage fatal où le pays s’était engagé.</p>



<p>Pour ce faire, la Sécurité Militaire n’hésita pas à s’attaquer en Algérie même, d’une manière réelle&nbsp;ou factice, à la communauté étrangère, en particulier après les accords de San Egidio&nbsp;à Rome entre les différents courants politiques alors que le pouvoir algérien apparaissait isolé et dénué de toute légitimité. Le summum de cette publicité macabre fut le massacre des moines français de Tibhirine. Mais à partir de 1995, avec l’accession de Jacques Chirac au pouvoir, Paris fut le siège d’attentats à la bombe meurtriers dans de nombreuses stations de métro. Il s’agissait alors de faire comprendre au nouveau gouvernement français dirigé par&#8230; Alain Juppé, où se situait son intérêt.</p>



<p>Il est vrai que l’état français avait été sous Mitterrand complice des services algériens, en particulier lors de l’assassinat de l’avocat Ali Mecili, dont l’exécutant avait été simplement expulsé; cette complicité en particulier avec la DST française était déjà avérée depuis l’arrestation puis la libération du Libanais Georges Ibrahim Abdallah, détenteur d’un vrai passeport algérien. Et malgré le détournement de l’Airbus d’Air France, planifié selon de nombreux témoignages concordants par les autorités algériennes, cette coopération n’avait pas cessé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4hIHpgeKVH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/05/lindependance-de-lalgerie-une-liberation-inachevee/">L&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie, une libération inachevée ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie, une libération inachevée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/05/lindependance-de-lalgerie-une-liberation-inachevee/embed/#?secret=GUt8KsvgpF#?secret=4hIHpgeKVH" data-secret="4hIHpgeKVH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’armée algérienne avait ainsi reçu des hélicoptères Ecureuil équipés de dispositifs électroniques de communication&nbsp;sophistiqués et d’équipements infrarouge pour les combats nocturnes. Et le soutien de nombreux intellectuels français tels Bernard Henri Lévy ou André Glucksmann&nbsp;avait légitimé aux yeux d’une bonne partie de l’opinion publique française la cause des éradicateurs militaires algériens, appuyés par leurs compatriotes civils, souvent des intellectuels engagés à l’instar de Khaleda Messaoudi, ou bien des figures des Droits de l’Homme comme l’avocat Ali Haroun qui en étant membre du gouvernement avait cautionné l’ouverture de véritables camps de concentration dans le Sud du désert algérien, véritables pépinières de l’Islamo-terrorisme répondant à l’objectif de perpétuer la guerre.</p>



<p>L’habileté des décideurs algériens dénués de toute légitimité fut toujours de mettre en avant des figures légitimes telles le grand résistant de la première heure Mohamed Boudiaf qui fut éliminé par le clan éradicateur devant les caméras de télévision dès lors qu’il menaça de s’attaquer aux privilèges économiques. Lui succédèrent Ali Kafi puis Liamine Zeroual qui recomposa le paysage politique par de nouvelles élections censées rendre caduques&nbsp;celles de 1991, mais il fut écarté parce qu’il était prêt à accepter le retour du FIS sur la scène politique. Le dernier de cette apparence civile d’un pouvoir dénué de toute autorité réelle fut enfin Abdelaziz Bouteflika, élu président et qui le demeura jusqu’à sa mort.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hypothéquer l’indépendance du pays afin de perpétuer le pouvoir</h2>



<p>Naturellement la survenue opportune du 11 Septembre 2001 changea totalement la donne pour le pouvoir algérien. Désormais les généraux Janviéristes (ceux issus a du coup d’Etat de Janvier 1992) apparurent aux yeux de l’Occident comme ceux qui avaient vu juste dans leur manière d’affronter le terrorisme. Et afin de s’intégrer encore mieux dans le dispositif occidental, ils n’hésitèrent pas à brader les champs pétro-gaziers du sud en y accordant pas moins de 70% de participation au capital étranger.</p>



<p>Autrement dit, les Janviéristes en hypothéquant l’indépendance de leur pays afin de perpétuer leur pouvoir,&nbsp;ont fait plus que tout ce qu’avaient pu faire les Harkis durant la guerre d’Algérie. Cela peut expliquer la pérennisation du système politique algérien et sa remarquable résilience face au Printemps Arabe.</p>



<p>On se posera évidemment toujours la question de savoir de quelle manière ce Printemps arabe est intervenu dans notre pays après les événements issus de la Révolution du Jasmin. On établira un parallèle entre les jeunes tunisiens envoyés en Syrie à partir de 2012 et leurs prédécesseurs algériens envoyés en Afghanistan par la sécurité militaire algérienne dans les années 80 dans le but de noyauter la résistance afghane pour le compte du KGB.</p>



<p>Une chose demeure donc certaine; alors qu’en Tunisie le pays affrontait le terrorisme, pour nos voisins algériens, cela faisait longtemps qu’ils en avaient percé tous les secrets. Et si un jour l’Histoire de la révolution en Tunisie doit être écrite, Alger en constituera sans aucun doute un passage obligé.</p>



<p>Il n’en demeure pas moins que la thèse défendue par ce livre, écrit en 2004, sur le contre-terrorisme des généraux janviéristes algériens, a été corroborée par de nombreux témoignages d’ex-militaires réfugiés en Grande-Bretagne,&nbsp;des officiers&nbsp; Samraoui, Tigha, Aguenoun, et Essouaidia, ainsi qu’un mouvement, celui des Officiers libres d’Algérie, qui aujourd’hui et depuis plusieurs années ne fait plus parler de lui.</p>



<p>Il demeure d’abord nécessaire rendre hommage à l’armée algérienne dont l’honneur ne saurait être terni par les agissements de quelques-uns de ses officiers et de ses hommes de mains&nbsp;impliqués dans les massacres contre leur propre peuple.</p>



<p>D’autre part, il faut comprendre que les relations entre le pouvoir algérien et la classe politique française sont à ce point intriquées et importantes pour les deux parties en termes économiques, sécuritaires, et en matière de commissions et de rétro-commissions occultes remplissant les caisses des partis politiques français, qu’il est impensable que de supposés différends entre Macron et Tebboune&nbsp;puissent les remettre en question un seul instant.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><em><strong>‘‘Françalgérie, crimes et mensonges d’États : Histoire secrète, de la guerre d’indépendance à la «troisième guerre» d’Algérie’’, de Lounis Aggoun et Jean-Baptiste Rivoire, éd. La Découverte, Paris, 3 novembre 2005. </strong></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zz7t6cCTBy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/01/1943-lannee-des-dupes-des-juifs-algeriens-par-le-berceau-et-francais-par-le-bateau/">‘‘1943, l’année des dupes’’ : des juifs, Algériens par le berceau, et français par le bateau</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘1943, l’année des dupes’’ : des juifs, Algériens par le berceau, et français par le bateau » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/01/1943-lannee-des-dupes-des-juifs-algeriens-par-le-berceau-et-francais-par-le-bateau/embed/#?secret=rk1hM35GRl#?secret=zz7t6cCTBy" data-secret="zz7t6cCTBy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Élections Européennes &#8211; France : Le coup de balai de l’extrême-droite </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/10/elections-europeennes-france-le-coup-de-balai-de-lextreme-droite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 05:52:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[élections européennes]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[François Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Chirac]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas  Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors des élections européennes, l’extrême-droite donne un violent coup de balai aux grands partis politiques qui gouvernent la France depuis 1958.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/10/elections-europeennes-france-le-coup-de-balai-de-lextreme-droite/">Élections Européennes &#8211; France : Le coup de balai de l’extrême-droite </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dimanche 9 juin 2024, les pays de l’Union Européenne votaient pour un nouveau Parlement. En France, le Rassemblement National (RN) de Marine Le Pen est arrivé en tête avec 31% des suffrages. C’est la première fois que l’extrême-droite donne un violent coup de balai aux grands partis politiques qui gouvernent le pays depuis 1958. Par ailleurs le président Emmanuel Macron a décidé&nbsp; de dissoudre l’Assemblée Nationale. Son ambition serait de créer un «front républicain» pour affaiblir le RN.&nbsp;</em></strong><em>(Illustration : le triomphe annoncé de Marine Le Pen et Jordan Bardella).</em> </p>



<p><strong>Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-13163558"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure>
</div>


<p>Pour ceux qui suivent l’actualité&nbsp; française depuis le début&nbsp; des années 1980, cette victoire écrasante du RN n’est nullement une surprise. Elle l’est uniquement pour les imposteurs et les tartuffes de la politique et de certains médias.</p>



<p>La majorité des partis politiques traditionnels – l’UMP, le Parti Socialiste, les Centristes – n’avaient jamais cessé de <em>«puiser»</em> dans les éléments de langage de l’extrême-droite.&nbsp;</p>



<p>Depuis le début des années 1990, les préoccupations&nbsp; des classes populaires et la classe moyenne ont été&nbsp; reléguées en bas du tableau de l’agenda des élus.&nbsp;</p>



<p>En revanche, les faits divers et l’immigration avaient envahi l’espace public, médiatique et politique. Ainsi avec ce dernier résultat éclatant de Marine Le Pen, le piège s’est renfermé sur les partis dit <em>«républicains»</em>&#8230;</p>



<p>Le premier tournant a&nbsp;été le plan de rigueur Fabius-Delors en 1983; il fallait créer un climat anxiogène avec les faits divers liés aux quartiers populaires comme celui des Minguettes dans la région lyonnaise.</p>



<p>Le grand tournant, initié par François Mitterrand, c’est lors des élections législatives de 1986. Pour affaiblir la droite, dirigée par le Rassemblement pour la république (RPR), le président Mitterrand introduit une bonne dose de proportionnelle : et nous voilà avec 35 députés Front National dirigée à l’époque par Jean-Marie Le Pen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le bruit et les odeurs &nbsp;</h2>



<p>Pendant la cohabitation (1986/1988), le Premier ministre Jacques Chirac, qui avait évoqué <em>«le bruit et les odeurs»</em> dans certains quartiers où&nbsp;habitaient&nbsp; des familles immigrés, va créer une Commission de la Réforme du Code de la Nationalité pour <em>«occuper»</em> ce terrain vague de l’extrême-droite&#8230;</p>



<p>Dans cette atmosphère politique polluée par toute une phraséologie sur l’immigration, même&nbsp; Mitterrand va trébucher en parlant de <em>«seuil de tolérance»</em>. Quelques&nbsp; jours plus tard, il se rétractera.</p>



<p>Nicolas&nbsp; Sarkozy&nbsp; et son équipe vont mettre le doigt dans le pot de miel de l’extrême-droite. D&rsquo;abord avec un Maurassien** comme conseiller politique à&nbsp; l’Elysée : Patrick Buisson, ancien&nbsp; directeur du très controversé journal<em> Minute</em>. La stratégie est simple : il faudrait faire venir l’électorat&nbsp; de l’extrême-droite à l’Union pour un mouvement populaire&nbsp;(UMP).</p>



<p>La perle – une perle bien&nbsp; triste – des années Sarkozy est donnée par le secrétaire général de son parti, l’UMP, Jean-François&nbsp; Coppé : <em>«Il&nbsp;y a des quartiers où je peux comprendre l’exaspération de certains de nos compatriotes, pères ou mères de famille rentrant du travail le soir et&nbsp;apprenant que leur fils s’est fait arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous qui lui expliquent qu’on ne mange pas pendant le ramadan.»</em></p>



<p>L’ancien président&nbsp;Nicolas&nbsp; Sarkozy&nbsp;va associer dans un même&nbsp;ministère (2007/2010)&nbsp; l’Immigration et l’Identité Nationale dont le dernier chef d’orchestre était un ancien socialiste Éric Besson. Même dans la fiction, on n’a jamais vue un ministère&nbsp;gérer une <em>«identité nationale»</em>!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des relents populistes</h2>



<p>C’est facile de faire une carrière politique avec des relents populistes à&nbsp;propos&nbsp; de l’immigration, l’obsession sécuritaire,&nbsp; les commentaires alambiqués sur les faits divers&#8230; mais tôt&nbsp; ou tard, l’addition tombe&#8230; Et hier&nbsp; soir, elle était bien lourde.</p>



<p>Lourde aussi parce les Français d’origine étrangère se mobilisent peu pour tous les scrutins. Dans le pays, il existe une vraie classe moyenne française d’origine étrangère, et elle est majoritairement aux abonnés absents quand il s’agit d’aller voter. Une abstention chronique qui les prive d’intervenir dans le champ politique.&nbsp;</p>



<p>En jetant aux oubliettes les questions sociales, en remplaçant les corps intermédiaires par les cabinets de conseils privés, en occupant les&nbsp;enseignants par la question du foulard alors que leurs conditions&nbsp;de travail laissent à&nbsp;désirer&nbsp; et qu’une réforme de l’enseignement semble de plus en plus nécessaire, les partis politiques &nbsp;dits <em>«républicains»</em> devraient&nbsp;revoir en profondeur leurs choix politiques, économiques et sociaux.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le néo-libéralisme frappe à la porte de la France depuis la crise financière de 2008, la France ne pourrait suivre les choix de la société&nbsp;américaine ou britannique. L’Allemagne, elle, se protège farouchement du modèle américain.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fragmentation sociale</h2>



<p>Aujourd’hui,&nbsp;la fragmentation sociale, la pauvreté (8 millions de pauvres dans l’Hexagone), le faible investissement public dans certains départements,&nbsp;les carences dans le secteur de la santé&nbsp; publique (2 mois d’attente&nbsp; pour un rendez-vous avec un médecin en région parisienne) et cette montée en flèche de l’extrême-droite menacent la cohésion sociale et pourraient&nbsp; inquiéter la démocratie.&nbsp;</p>



<p>Faudrait-il rappeler à certains politiques, cette réflexion de l’ancien gouverneur de New York au début&nbsp; du XXe siècle Alfred E. Smith&nbsp;:<em> «Tous les méfaits&nbsp; de la démocratie sont remédiables par davantage de démocratie»</em>.</p>



<p>* <em>Ancien&nbsp;rédacteur en chef dans une radio parisienne. </em></p>



<p><em>** Charles Maurras, écrivain et fondateur de l’extrême-droite sous la 3<sup>e</sup> République.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="baVPetNpDP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/10/nous-et-la-forte-avancee-de-lextreme-droite-en-europe/">Nous et la forte avancée de l’extrême droite en Europe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nous et la forte avancée de l’extrême droite en Europe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/10/nous-et-la-forte-avancee-de-lextreme-droite-en-europe/embed/#?secret=op0z6Y1WCM#?secret=baVPetNpDP" data-secret="baVPetNpDP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Karachi’’ : démocratie, terrorisme, corruption, et raison d’Etat en France</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/04/karachi-democratie-terrorisme-corruption-et-raison-detat-en-france/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jun 2023 06:24:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[affaire Karachi]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qaïda]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[Jacques Chirac]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[Pakistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comparaison entre les fonctionnements des démocraties française et américaine à travers l'affaire Karachi. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/04/karachi-democratie-terrorisme-corruption-et-raison-detat-en-france/">‘‘Karachi’’ : démocratie, terrorisme, corruption, et raison d’Etat en France</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans la recherche et l’établissement de la vérité, la comparaison entre les fonctionnements des démocraties française et américaine s’impose. Et l&rsquo;affaire dite de Karachi nous offre un bon exemple pour établir les différences entre le fonctionnement des deux démocraties. </em></strong></p>



<p>Pr <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *  </p>



<span id="more-8216910"></span>



<p>Afin de définir le cadre général de l’affaire Karachi, il convient de se remémorer les faits suivants. Durant les années 90 la France par le biais de la Direction des constructions navales de Cherbourg (DCN) avait établi un contrat de livraison de sous-marins au Pakistan appelé Projet Agosta, et un autre nommé Sawari au bénéfice de l’Arabie Saoudite se rapportant à des frégates, des navires de combat.</p>



<p>Dans sa relation avec le tiers-monde la France tout comme les autres pays fournisseurs d’armements n’hésite pas à violer les lois en application sur son propre territoire en gratifiant les dirigeants corrompus des Etats clients de gratifications financières afin de remporter les contrats nécessaires à la prospérité de l’industrie nationale et à l’intérêt financier de l’Etat. Ces commissions exonérées d’impôts sont pudiquement qualifiées de frais généraux ou exceptionnels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des rétro-commissions</h2>



<p>A l’époque des sociétés financières opaques telles que Heine puis Eurolux s’occupaient du volet technique de ces transactions douteuses, qui n’échappaient&nbsp;pas à la vigilance des services secrets. La sophistication de ces techniques et leur caractère occulte avaient poussé les hommes politiques des pays industrialisés à s’entendre avec leurs clients sur la rétrocession clandestine d’une partie des commissions, appelées rétro-commissions, qui servaient à alimenter des pratiques illégales, particulièrement dans les campagnes électorales.</p>



<p>Ce que l&rsquo;auteur du livre consacré à cette affaire ne dit pas, et qui s&rsquo;avère néanmoins crucial, c’est que le gendarme américain avait établi des lois interdisant ces&nbsp;pratiques appelées Foreign Corrupt Practice Act (FCPA) et qui donnaient le droit à la justice américaine de poursuivre toute personne morale ou physique auteur de faits de corruption quelque soit le lieu où ils étaient commis, au-delà d’une certaine somme, dès lors que la transaction s’effectuait en dollars américains ou que l’un des auteurs des faits utilisait un serveur basé aux Etats-Unis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jbEfUBSMc8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/20/genius-devil-l-amerique-de-la-democratie-a-la-ploutocratie/">«Genius devil» : L&rsquo; Amérique, de la démocratie à la ploutocratie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Genius devil» : L&rsquo; Amérique, de la démocratie à la ploutocratie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/20/genius-devil-l-amerique-de-la-democratie-a-la-ploutocratie/embed/#?secret=FwgdITvsyD#?secret=jbEfUBSMc8" data-secret="jbEfUBSMc8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans les faits, le gouvernement américain se donnait les moyens juridiques lui permettant de briser la concurrence faite aux sociétés américaines, ainsi que le prouverait plus tard l’affaire Alsthom.</p>



<p>On comprendra dès lors mieux les raisons de suspension du paiement&nbsp;du reliquat des commissions du projet Agosta, ainsi que la validation des comptes de campagne présidentielle de l’ancien premier ministre Edouard Balladur par les sages du&nbsp;Conseil Constitutionnel, en dépit de l’avis contraire de leurs rapporteurs, des juges du Conseil d’Etat et de la Cour des Comptes. Mais en mai 2002 un attentat à la bombe était commis à Karachi, tuant 11 membres de la DCN travaillant au Pakistan, dans le cadre du projet précité, et en blessant 12 personnes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fausse piste d&rsquo;Al-Qaïda</h2>



<p>Deux thèses allaient s’affronter relativement à l’identité des auteurs. La première, soutenue par les autorités pakistanaises et les services secrets ainsi que l’Etat français, l’attribuait à Al Qaïda. La seconde serait révélée en 2009 par Médiapart et reprise par la presse dévoilant le rapport qualifié de Nautilus&nbsp;attribué à un ancien agent de la DST.</p>



<p>Selon Nautilus l’attentat de Karachi avait été un acte de représailles à la décision du président Chirac d’interrompre le paiement du reliquat des commissions dues aux intermédiaires avec le Pakistan, cette hypothèse conférant à l’affaire une toute autre dimension.</p>



<p>Au sein de l’Assemblée nationale française, décision a été prise d’établir sur l’affaire une mission d’information, dont le rapporteur fut l’auteur de ce livre. Ce sont les péripéties politiques&nbsp;de cette enquête dont il témoigne, particulièrement les multiples obstacles mis par le gouvernement français à l’établissement de la vérité au nom de principes constitutionnels tels l’indépendance de la Justice et la séparation des pouvoirs.</p>



<p>Les témoignages d’Edouard Balladur et de François Léotard ne sont devenus possibles que quand la thèse de leur implication a été médiatisée; ils gardent toujours parmi tous un caractère particulièrement hallucinant. Si le premier en tant que chef du gouvernement lors de l’établissement&nbsp;du contrat Agosta en 1995 a nié être au courant en arguant que les contacts avec les intermédiaires ne fussent pas de son ressort, le second en tant que ministre de la Défense a avancé la thèse de la responsabilité collective du Conseil des ministres sous l’autorité du président de la république et a orienté vers les <em>«bleus»</em> des conseils des ministres, ces documents d’arbitrage entre les différents ministères. La raison pour laquelle le gouvernement, 15 ans après les faits, n’a pas accédé aux demandes de la mission d’information parlementaire et des juges d’instruction en livrant les documents demandés, c’est évidemment que le président de la république Nicolas Sarkozy était à l’époque des faits ministre de l’Economie et des Finances et ce fait conférait à l’affaire un enjeu politique majeur dont le gouvernement et la majorité parlementaire de droite devaient se prémunir.</p>



<p>C’est d&rsquo;ailleurs le même Nicolas Sarkozy qui, dérogeant à&nbsp;son devoir de réserve sur une enquête en cours,&nbsp;avait qualifié de fable&nbsp;toute hypothèse autre que la piste Al-Qaida.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fKbDmQTrw2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/25/final-days-comment-le-president-nixon-fut-pousse-vers-la-sortie/">« Final Days » : comment le président Nixon fut poussé vers la sortie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« « Final Days » : comment le président Nixon fut poussé vers la sortie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/25/final-days-comment-le-president-nixon-fut-pousse-vers-la-sortie/embed/#?secret=EQSMbSiM4t#?secret=fKbDmQTrw2" data-secret="fKbDmQTrw2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le rapport Nautilus n’a été révélé que quatorze années après les faits. En fin de compte, les familles des victimes n’ont jamais su pourquoi leurs proches avaient été tués ni par qui, et ont été fondées de demander à savoir les raisons pour lesquelles aucune protection sérieuse des&nbsp;ingénieurs et techniciens n’avait été assurée dans un pays à risques.</p>



<p>En effet&nbsp; dans l’absolu les fabricants d’armes sont des belligérants de fait, et sans exclure la thèse des intermédiaires mécontents, en particulier ceux de Sawari,&nbsp;la partie qui avait intérêt à interrompre le programme franco-pakistanais était avant toute&nbsp;autre l&rsquo;Inde.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La raison d&rsquo;Etat </h2>



<p>La justice pakistanaise a finalement abandonné la piste Al-Qaïda, et compte tenu des liens supposés de cette dernière avec les services secrets pakistanais, la thèse terroriste ne peut être&nbsp;totalement exclue.</p>



<p>Néanmoins&nbsp;&nbsp;les juges français n’ont pas réussi à établir l’origine de la provenance des 10 millions de francs dans la campagne d’Edouard Balladur. La mission d’information parlementaire après dix mois de travail a certes ajouté quelques réponses&nbsp;sans réussir pour autant à apporter celles que&nbsp;les familles des victimes attendaient.</p>



<p>Au cours de l’enquête, par un effet pervers, il s’est&nbsp;avéré que le champ de l’enquête&nbsp; judiciaire s’élargissait, au détriment de celui de la&nbsp;parlementaire. Et la présidence de l’Assemblée a refusé d’en communiquer le rapport aux juges d’instruction qui le demandaient,&nbsp;toujours au nom de la séparation des pouvoirs, parce que selon lui, cela dissuaderait à l’avenir les citoyens de coopérer avec les enquêtes parlementaires.</p>



<p>En conclusion, dans la recherche et l’établissement de la vérité, la comparaison entre les fonctionnements des démocraties française et américaine s’impose. On peut évidemment invoquer le précédent du <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/12/25/final-days-comment-le-president-nixon-fut-pousse-vers-la-sortie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Watergate</a>&nbsp;mais ce dernier constitue l’exception qui confirme la règle. En réalité et dans tous les cas le respect de la séparation des pouvoirs, de la Loi et de la Constitution demeure tributaire de la volonté de la majorité parlementaire, et ce fait constitue aussi, paradoxalement,&nbsp;le talon d’Achille de la démocratie.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><em>‘<strong>‘Karachi &#8211; L&rsquo;enquête impossible’’, de Bernard Cazeneuve, éd. Calmann-Lévy, 240 pages, mai 2011.</strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/04/karachi-democratie-terrorisme-corruption-et-raison-detat-en-france/">‘‘Karachi’’ : démocratie, terrorisme, corruption, et raison d’Etat en France</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Hichem Mechichi sur une voie de garage</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2020 14:17:19 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Hichem-Mechichi-Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-317796"/></figure>



<p><strong><em>Pendant 42 ans de journalisme en France, je n&rsquo;ai jamais vu un Premier ministre humilié en public par un président de la république comme cela s’est passé hier, mercredi 23 septembre 2020, entre le président Kaïs Saïed et le chef de gouvernement Hichem Mechichi. Pourtant, les relations entre l’Elysée et Matignon étaient souvent peu cordiales, empreintes de suspicion réciproque voire heurtées.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-317795"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>



<p>L’ancien président François Mitterrand a bien nommé et travaillé avec 3 Premiers ministres qui étaient ses adversaires les plus acharnés : Jacques Chirac de 1986 à 1988, la première cohabitation du socialiste avec un gaulliste, ensuite, son rival historique au sein du Parti Socialiste, Michel Rocard de 1988 à 1990, et enfin Édouard Balladur, encore un gaulliste de 1993 à 1995… La bienséance et le <em>gentleman agreement </em>font aussi partie du prestige présidentiel. L’autorité ne se déclame pas…</p>



<p>Mitterrand avait des silences <em>«autoritaires»</em> confiait un jour un de ses conseillers… Spécialiste des phrases concises et précises, il passait ses messages avec une froideur glaçante…</p>



<p>De Gaulle, ancien officier, mais très imbu d’histoire, préférait les métaphores, et les formules bien tournées… mais jamais en public, quand les dossiers politiques étaient<em> «lourds»</em>…</p>



<p>L’adresse de Saied, hier soir, à Mechichi a beaucoup affaibli ce dernier devant ses amis et ses adversaires… Aujourd’hui, ces derniers le considèrent comme un homme seul, pour ne pas dire perdu… À moins d’accepter son sort, celui d&rsquo;un simple collaborateur du chef de l’État ou d’un haut fonctionnaire rattaché à la présidence de la république… Ce qu’on ne lui souhaite pas.</p>



<p>Mais dans ce cas, sa relation avec Saied n’est plus politique, mais administrative. Et c’est le chef de l’État qui cumulerait les deux fonctions de président et de Premier ministre… Ce que la Constitution de 2014 et le système politique bâtard auquel elle a donné naissance ont paradoxalement permis. Paradoxalement, car cette Constitution était censée limiter les prérogatives présidentielles et empêcher le retour d’un système présidentialiste propice aux dérives autoritaires, comme on en a connu sous les règnes successifs de Bourguiba et Ben Ali.</p>



<p><em>* Ancien journaliste à Paris à la retraite.</em></p>
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		<title>France-Algérie : Mémoires incandescentes</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 12:31:33 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Près de soixante ans après la fin des combats, la guerre d’Algérie continue à hanter la mémoire française pour des raisons éthiques, mais aussi parce l’indépendance est restée en travers de la gorge de ceux qui avaient joué leur sort aux dès en misant sur leur attachement viscéral à «l’Algérie française». Par Hassen Zenati Le...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/Macron-France-Algerie.jpg" alt="" class="wp-image-276291"/></figure>



<p> <strong><em>Près de soixante ans après la fin des combats, la guerre d’Algérie continue à hanter la mémoire française pour des raisons éthiques, mais aussi parce l’indépendance est restée en travers de la gorge de ceux qui avaient joué leur sort aux dès en misant sur leur attachement viscéral à «l’Algérie française».</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati </strong></p>



<span id="more-276290"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Le président français Emmanuel Macron a jeté une poignée d’huile sur des braises en relançant le débat récurrent sur les atrocités coloniales durant la Guerre d’Algérie, qu’il veut traiter, au plan mémoriel, comme son prédécesseur Jacques Chirac avait traité la rafle du Vélodrome d’Hiver (Vel d’Hiv), le 12 juillet 1942, à Paris, un épisode français de l’Holocauste, le génocide commis par l’Allemagne nazie contre les juifs, durant la seconde guerre mondiale. </p>



<p> Le 16 juillet 1995, Jacques Chirac avait en effet reconnu solennellement la responsabilité de la France dans la déportation de juifs français et étrangers résidant en France. <em>«Ces heures noires souillent à jamais notre Histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. La France, patrie des lumières et des droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’Etat français»</em>, avait-il proclamé.<br> Jusque-là, du général Charles de Gaulle à François Mitterrand, la doxa officielle était que la République française ne pouvait pas être tenue pour responsable de ce qui avait été accompli par l’Etat français institué par le Maréchal Philippe Pétain, sur les décombres de la République, après la défaite de 1940 contre les armées nazies. <em>«Je ne ferai pas d’excuses au nom de la France. La République n’a rien à voir avec ça. J’estime que la France n’est pas responsable»</em>, avait ainsi affirmé l’ancien président socialiste en 1994.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Macron cherche à enjamber le conflit mémoriel</h3>



<p> Emmanuel Macron, Né en 1977, qui appartient à une génération qui n’a connu ni la seconde guerre mondiale (1940-45), ni la guerre d’Algérie (1954-62), affiche depuis son accession au pouvoir sa volonté d’enjamber le conflit mémoriel qui oppose la France à l’Algérie.<em> «Je suis très lucide sur les défis que j’ai devant moi d’un point de vue mémoriel et qui sont politiques. La guerre d’Algérie, sans doute, est le plus dramatique d’entre eux»</em>, a-t-il affirmé, vendredi dernier, 24 décembre 2020, à des journalistes qui l’accompagnaient dans son voyage en Israël.</p>



<p> Longtemps occultée, la Guerre d’Algérie n’était désigné pendant des décennies, dans la langue de bois officielle, que sous le qualificatif d’<em>«événements d’Algérie»</em>, partant de la fiction que l’Algérie étant une <em>«terre française»</em> depuis plus d’un siècle, il ne pouvait y avoir de guerre déclarée par l’Etat français sur son propre territoire, mais seulement des opérations de maintien de l’ordre. La torture infligée aux combattants algériens de la libération, notamment  pendant la Bataille d’Alger (1957), dénoncée et condamnée dès sa mise en œuvre par des intellectuels de gauche comme de droite en France, a subi elle aussi un long déni officiel. Ce n’est qu’en novembre 2000, que le général Aussaresses, un pied déjà dans la tombe, peut-être pour soulager enfin sa conscience, reconnaissait, sans formuler <em>«aucun regret»</em>, avoir exercé la torture, sous l’autorité du général Massu, en pleine connaissance des autorités civiles d’Alger.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Macron honore la mémoire du supplicié Maurice Audin</h3>



<p> Le cas de Maurice Audin, jeune doctorant en mathématiques de l’Université d’Alger, natif de Béja, en Tunisie, est emblématique. Sympathisant actif du Front de libération nationale (FLN), il avait été arrêté de nuit en juin 1957, à son domicile au centre d’Alger, en présence de son épouse et de ses jeunes enfants. Il a disparu sans jamais donner de nouvelles. Il a fallu attendre les aveux du général Aussaresses en 2001, pour apprendre qu’il avait été exécuté après avoir été torturé, alors que la version officielle était qu’il s’était évadé pendant son transfert et que les autorités ne savaient rien de ce qui lui était advenu. Emmanuel Macron décidera des années plus tard, en septembre 2018, qu’il s’agissait d’un <em>«crime d’Etat»</em>, et d’honorer la mémoire du supplicié, en se rendant auprès de son épouse. Celle-ci quittera la vie quelques mois après, en janvier 2019, à l’issue d’un combat épuisant pour la vérité de soixante un ans. Une place du centre d’Alger est baptisée depuis l’indépendance du nom de Maurice Audin, en reconnaissance de son sacrifice.</p>



<p> En revanche, Larbi Ben M’Hidi, un des neuf <em>«historiques»</em>, qui avaient déclenché la guerre de libération, est toujours considéré officiellement en France comme s’étant donné la mort par suicide, malgré la reconnaissance par les généraux Aussaresses et Bigeard, deux acteurs principaux de la Bataille d’Alger, qu’il avait bien été <em>«suicidé»</em> par pendaison en mars 1957, sur ordre militaire, après avoir refusé de parler sous la torture. Sa sœur Drifa Ben M’Hidi a écrit en vain à Emmanuel Macron pour lui demander de reconnaître ce crime d’Etat, en faisant preuve du même courage que pour Maurice Audin. Il en est de même de l’avocat Ali Boumendjel, dont l’exécution sous la torture a été également maquillée en <em>«suicide», sans parler de la multitude de militants envoyés à la «corvée de bois», </em>un euphémisme qui cachait sous le pouvoir militaire les exécutions extra-judiciaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les tergiversations des responsables français</h3>



<p> Lorsque Jacques Chirac fit un premier pas timide vers la condamnation du colonialisme en affirmant en octobre 2001, que les conquérants et les colonisateurs <em>«cherchaient à imposer par la force &#8212; force des armes ou pressions de toutes natures &#8212; en parfaite bonne conscience, des croyances et des systèmes de pensée étrangers aux peuples colonisés</em>», son discours fut accueilli par un tollé général des ultras, nostalgiques de l’Empire. Il fut obligé à rétropédaler en promulguant, en 2005, une loi vantant les <em>«bienfaits»</em> de la colonisation, ce qui ne fut pas non plus du goût des anticolonialistes viscéraux.</p>



<p> Emmanuel Macron tenta d’approcher la question sans détours, peu avant son élection, en qualifiant la colonisation d’<em>«acte de barbarie»</em>, qu’il a <em>«toujours condamné»,</em> dit-il, et<em> «un crime contre l’humanité</em>». Il fut à son tour obligé de revenir en arrière, à nouveau sous la pression des ultras aux aguets, et de nuancer ses propos : <em>«En Algérie, il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie»,</em> s’est-il repris. Sans apaiser ses contradicteurs, ni même les décrisper, tout en estimant cependant les avoir ainsi <em>«ramené dans une capacité à dialoguer». </em></p>



<p> La polémique est repartie de plus belle, la semaine dernière, lorsque, risque calculé ou pas de clerc, soucieux de «revisiter la mémoire»<em> de la Guerre d’Algérie, il a fait un rapprochemen</em>t entre celle-ci et la Shoah, en mettant ses pas dans ceux de Jacques Chirac. Au terme d’un travail mémoriel qu’il entend entreprendre, le sujet de la Guerre d’Algérie aura, selon lui, <em>«à peu près le même statut que celui qu’avait la Shoah pour Chirac en 1995».</em> Il a été immédiatement harponné par l’essayiste et historien Jean Sévillia, auteur du livre : <em>‘‘Les Vérités cachées de la guerre d&rsquo;Algérie’’</em>, dans lequel il dénonce <em>«les travers de l’historiquement correct»</em>, farouchement attaché aux <em>«racines chrétiennes de la France</em>», versant tantôt dans l’islamophobie, qui a estimé que <em>«le simple énoncé de cette idée est obscène»</em>. D’autre que lui, surtout à droite de l’échiquier politique, comme Marine Le Pen, présidente du Rassemblement Nationale, ou Bruno Retailleau, chef de file de Les Républicains, ont utilisé la même épithète. <em>«Il est quand même effarant d’entendre le chef de l’État évoquer sur le mode improvisé des événements historiques majeurs et aussi lourds dans la mémoire nationale que la Shoah ou la Guerre d’Algérie en utilisant des expressions qui sont de la nitroglycérine politique, mais en donnant l’impression qu’il n’a pas envisagé ou mesuré leurs conséquences»,</em> a affirmé Jean Sévillia dans un entretien au <em>‘‘Figaro’’</em>, proche des Pieds-Noirs et traditionnellement hostile à tout rapprochement des mémoires sur la guerre d’Algérie, de crainte de déboucher sur une repentance. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> La rente mémorielle des lobbys politiques </h3>



<p>  <em>«Affirmer que la guerre d’Algérie pourrait avoir ‘‘à peu près le même statut que celui qu’avait la Shoah pour Chirac en 1995’’ semble annoncer une reconnaissance de culpabilité de la France dans la guerre d’Algérie, ce à quoi se sont opposés tous les présidents qui ont précédé Emmanuel Macron, quoi qu’on en pense»</em>, a dit aussi l’historien, considérant que <em>«c’est de la folie sur tous les plans : historique, politique et diplomatique». </em></p>



<p> Pour Jean Sévillia, il n’est pas question que ce rapprochement conduise à faire perdre à la Shoah sa <em>«singularité»</em> face à un conflit, la Guerre d’Algérie, qui apparaît somme toute mineur à ses yeux. Déjà, les défenseurs de la <em>«singularité» </em>de la Shoah s’étaient indignés lorsque le Parlement français avait reconnu le «génocide» arménien de 1915. </p>



<p> Dans ces batailles à contre-courant, l’historien Benjamin Stora voit un <em>«jeu des lobbys politiques qui en ont fait une rente mémorielle».</em> Déplorant l’absence de procès du fait des amnisties successive en faveur des principaux acteurs de la guerre algérienne, il plaide pour une <em>«réconciliation des mémoires»</em>, ce qui, selon lui,<em> «n’est pas qu’un enjeu mémoriel, mais une nécessité historique».</em> Mais, selon les sondages, les Français restent en grande majorité hostiles à un acte de repentance officiel sur la guerre d’Algérie.</p>
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		<title>Les élections et après : Ennahdha a tranché, Vox Populi, vox Dei&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Oct 2019 12:31:27 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au terme des dernières élections législatives et présidentielles, le mouvement islamiste Ennahdha pourrait rafler tous les pouvoirs. Pendant ce temps, les perdants, qui pataugent, auront beaucoup de peine à former une force d’opposition. Bonjour la tyrannie. Par Yassine Essid En mai 2002, Jacques Chirac avait remporté l’élection présidentielle en défaisant Jean-Marie Le Pen du Front...</p>
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<p><strong><em> Au terme des dernières élections législatives et présidentielles, le mouvement islamiste Ennahdha pourrait rafler tous les pouvoirs. Pendant ce temps, les perdants, qui pataugent, auront beaucoup de peine à former une force d’opposition. Bonjour la tyrannie. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Yassine Essid</strong></p>



<span id="more-248555"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Yassine-Essid.jpg" alt="" class="wp-image-118739"/></figure></div>



<p> En mai 2002, Jacques Chirac avait  remporté l’élection présidentielle en défaisant Jean-Marie Le Pen du Front national au second tour par  (82,1%)  de voix contre (17,9%) pour son adversaire. Un taux <em>«à la Saddam»</em>, comme on l’avait qualifié à l’époque.  L’ancien président français avait alors bénéficié des voix de tous les partis politiques, y compris ceux de la gauche qui avait opté pour un ralliement contre-nature dans la mesure où le candidat de la droite libérale incarnait malgré tout à ses yeux la protection de la démocratie et des valeurs républicaines contre l’extrémisme fascisant du candidat Le Pen. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’«ange» Saïed contre le «diable» Karoui</h3>



<p> Le parallèle avec l’écrasante victoire du candidat indépendant Kaïs Saïed par 72,71 % de voix,  contre 27% pour Nabil Karoui, du parti Qalb Tounes, au second tour de la présidentielle tunisienne, dimanche dernier, 13 octobre 2019, ne manque pas de se poser. Entre le profil douteux d’un ex-détenu et celui non moins incertain d’un autiste, la question du choix ne se posait même pas. Mais pour contrer ce  diable malfaisant de Karoui, fallait-il que l’ange Saïed  soit à même de l’emporter par un résultat irréfutable. Sa victoire fut alors jugée écrasante et qualifiée d’irrésistible déferlante. Cette vague inédite de<em> «dégagisme»</em> par les urnes, qui avait déjà profondément affecté les partis traditionnels aux législatives, s’était communiquée inexorablement à la présidentielle.</p>



<p> Le succès du «professeur» avait donné lieu à une liesse populaire disproportionnée car totalement manipulée par les artisans et les bénéficiaires de cette victoire qu’ils mettront sûrement et rapidement à profit. Le problème  demeure que Saïed n’est pas Chirac et un tel engouement en faveur d’un automate sans relief, sans faits d’armes glorieux, sans appartenance idéologique, qui n’a ni vision socio-économique, ni propositions alternatives pour concrétiser les priorités qu’attend un pays à l’avenir plus qu’incertain, mettent en question la question du respect des critères de la démocratie au cours de la campagne présidentielle. </p>



<p> L’arrestation de Karoui comme sa libération, survenue à point nommé, décidée la veille du scrutin pour ne pas entacher celui-ci d’irrégularité, démontre qu’il y aurait là une ambiguïté de plus entre la vie politique et la réaction judiciaire, et révèle surtout l’existence d’un Etat dans l’Etat, ou plutôt un autre Etat que l’Etat. </p>



<p> De plus, la communication extravertie de Karoui n’a pas joué en sa faveur et avait même fini par irriter son propre camp. Le mot de l’énigme est en fait dans la forte mobilisation des islamistes et leurs hackers (les internautes en savent quelque chose), et le large soutien financier d’Ennahdha, majoritaire aux législatives, et qui n’aura pas à s’embarrasser de négocier une coalition gouvernementale avec d’autres partis islamo-compatibles. Le mouvement islamiste raflera ainsi tous les pouvoirs. Pendant ce temps, les perdants, qui pataugent, auront beaucoup de peine à former une force d’opposition. Bonjour la tyrannie. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Qui se nourrit de sornettes risque de mourir de faim</h3>



<p> Déclaré officiellement président de la république, la seule chose qu’on a retenu des priorités du nouveau chef de l’Etat est sa déclaration, inutile et nulle, que nous sommes désormais un pays en guerre contre le sionisme et Israël. Comme disait Staline,<em> «combien de divisions»</em>? En attendant la mobilisation générale, les lobbys juifs d’Occident apprécieront. Cette idée farfelue, exprimée dans un pays qui peine à libérer certains de ses quartiers urbains des délinquants et des extrémistes musulmans, est de l’ordre de la démagogie. Le projet de libération de la Palestine repose depuis 60 ans dans le coin de la désillusion de tous les  régimes arabes. Qui se nourrit de sornettes risque de mourir de faim. Et pour donner à manger aux Tunisiens, l’automate de Carthage devrait plutôt retourner consulter attentivement ses fiches jaunies d’enseignant à la retraite. Il y trouverait peut-être le moyen de trouver les quatre milliards de dollars nécessaires pour couvrir le déficit du prochain budget. </p>



<p> Depuis l’intrusion du marketing en politique, une campagne pour l’élection présidentielle se construit, au-delà de la personnalité du candidat, de ses engagements et combats politiques passées, autour de l’identité du  parti auquel il appartient : de gauche, de droite, ou du centre.  Ses  objectifs concrets traduisent le dévouement à une cause, véhiculent des valeurs morales ou sociales : démocratie, liberté, justice, dignité, et avenir radieux. Bref, une terminologie largement usitée parce que profondément vagues et qui commence d’ailleurs à souffrir partout d’une certaine réticence. </p>



<p> De plus en plus, un candidat, aujourd’hui en campagne, est appelé à  discuter et à  argumenter. Il s’appuiera sur les  bilans de ses prédécesseurs pour mettre en valeur le sien, exposera des projets d’action pour améliorer davantage la qualité de vie  de ses concitoyens ou pour dégager le pays d’une conjoncture défavorable. Dans ce système sémiotique, ce sont les thématiques les plus tangibles, inspirées par  le blocage de la croissance dont les conséquences sociales dramatiques (pauvreté, inégalité, précarité  et chômage) qui se sont aggravées durant les dernières années qui doivent guider ses premiers pas dans la fonction et alimenter ses discours, sans parler d’une approche claire des relations internationales. Ses proclamations belliqueuses et son intention d’inaugurer son mandat par une visite en Algérie, un régime encore instable car confronté à de massives et régulières protestations des Algériens, en disent long sur l’amateurisme de la diplomatie à la Saïed.</p>



<p> Généralement les candidats à une élection présidentielle fleurissent à l’ombre des partis. Il arrive cependant qu’un candidat en campagne fasse cavalier seul, se prétend indépendant, dégagé de toute tutelle, indifférent de savoir comment et par quel miracle il a réussi à accéder au second tour sans autres moyens que son visage maussade, sa démarche assurée d’un maréchal des logis et son mutisme absurde : une réaction de défense qui couvre en fait un effondrement de la pensée. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un automate emporté par la mystique des masses inconscientes</h3>



<p> Le nouveau président, qui affirme n’avoir jamais rien demandé à personne, s’est pourtant réjoui du spectacle merveilleux des va-nu-pieds, des électeurs soudoyés, de la renaissance des  comités populaires, des comités de la révolution et autres milices de quartiers qui le connaissent à peine mais battent les tambours, crient son nom à tue-tête et scandent le slogan <em>«Le Peuple veut !»</em>, point de départ d’un nouveau processus révolutionnaire au long cours.</p>



<p> Devant un tel enthousiasme à l’endroit de sa personne, il a fini par décontracter son visage renfrogné, éprouver une émotion de joie car emporté par la mystique des masses inconscientes et manipulées qui se chargeront  de l’encadrement collectif du moment qu’il a pris soin de leur confier le droit d’envisager à leur façon les contours  de la société tunisienne future. </p>



<p><em> «Le peuple veut !»</em> Il  appartiendra donc au prochain gouvernement de défendre le point de vue du peuple, d’appliquer sa politique  afin de réaliser une pleine démocratie. La souveraineté populaire était ainsi réduite à ces instants de liesses savamment organisées et adroitement orchestrées. Une mise en scène de l’unanimité et de l’accord parfait, exaltant l’adhésion sans limite du peuple envers son bienfaiteur. </p>



<p> En réalité, l’appel à la volonté du peuple n’est qu’une sinistre machination artistement combinée par Ennahdha pour entraîner à sa perte son «oiseau rare» en donnant à sa victoire une forme de plébiscite. A priori, il n’y a rien dans la doctrine islamiste qui ressemble à une identité  de vue avec le programme politique de Saïed puisqu’il n’en a pas. L’appui d’Ennahdha ne serait en fait qu’une avance sur salaire. De son côté, Saïed ne fait que ressusciter l’engagement du vassal qui scelle sa parole et sa foi, son lien de subordination personnel vis-à-vis d’un seigneur qu’il ne saurait trahir sans félonie.</p>



<p> Outrepassant tout anachronisme, le peuple, troupeau docile, manipulable et infantilisé est de retour. On le veut soumis au paternalisme bienveillant de son pasteur. Or cette fois la figure du leader politique n’a rien de charismatique. Mais l’histoire des vicissitudes du peuple tunisien est constamment relayée par l’imposture. Cette élection en est une autre et n’a rien d’une communion entre un peuple et son chef, mais celle d’un peuple qui entend cumuler à lui seul le titre de décideur, ranimer toutes sortes de revendications qui s’exprimeront sur le mode tribal, régional ou confessionnel, exacerbant d’anciens cadres de solidarités qui n’avaient plus lieu d’être.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Des groupes bigarrés générateurs de tensions et de dissolution sociale </h3>



<p> Chaque groupement représente une tendance, une sensibilité, une mouvance particulière; chaque groupe est mu par des intérêts spécifiques interdisant toute reconstitution homogène du corps politique nécessaire à tout Etat moderne. La nouvelle composition de l’Assemblée révèle déjà la représentativité de cette toile humaine hétéroclite et de ces groupes bigarrés générateurs de tensions faisant apparaître le spectre de la dissolution sociale qui va dans le sens du projet à la fois hégémonique et rassembleur des islamistes. </p>



<p> Mais Saïed ou autre, pour pouvoir redistribuer il faut produire des richesses, et les chants des manifestants en liesse le soir de sa victoire n’étaient pas un hymne au travail. Loin s’en faut.</p>



<p> Par ailleurs, la jeunesse, qui s’estime autonome et souveraine grâce aux réseaux sociaux, a cessé depuis longtemps de se reconnaître en ceux qui nous gouvernent. Elle est réfractaire à leur discours, aussi lénifiant soit-il, car impatiente et uniquement en attente de résultats tangibles. </p>



<p> Le peuple, principalement les pauvres et les membres de la classe moyenne en décrochage continu, si peu fiable, veut et doit être envisagé désormais comme un assemblage d’individus qui échappent de plus en plus aux partis car ils n’y voient aucune utilité pour se dévouer à la cause qu’ils défendent, si tant est qu’elle exista. Ils adhèrent de moins en moins aux institutions dites représentatives : syndicats, unions et corporations ou organisations de sociétés civiles. Les organes de médiation entre le gouvernement et le public sont dévalorisés et déconsidérées. Ceux qui seront appelés à diriger le pays et représenter le peuple se doivent d’être en cohérence avec le changement qui s’est opéré dans la société. Qu’ils soient dotés d’une grande aptitude à percevoir les aspirations profondes notamment d’une jeunesse en complète disjonction avec l’univers mental et le système de croyance des régimes façonnés par l’Etat et les partis, fussent-ils d’obédience islamiste. </p>



<p> Enfin, le temps est désormais à l’efficacité et à l’anticipation afin d’éviter la menace d’un émiettement immaîtrisable qui susciterait l&rsquo;ambition de réinventer une souveraineté aussi indivisible qu’absolue.  Kaïs Saïed ou Rached Ghannouchi ? </p>
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		<title>Présidentielle : Bientôt, un novice au Palais de Carthage !</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 06:50:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La mort cette semaine du président français Jacques Chirac, qui a accédé à l’Elysée au terme d’une très longue expérience dans les plus hautes fonctions de l’Etat, vient nous rappeler, nous autres Tunisiens, et de manière brutale, que nous allons voter au second tour de la présidentielle pour un… novice. Par Samir Messali * Le...</p>
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<p><strong><em>La mort cette semaine du président français Jacques Chirac, qui a accédé à l’Elysée au terme d’une très longue expérience dans les plus hautes fonctions de l’Etat, vient nous rappeler, nous autres Tunisiens, et de manière brutale, que nous allons voter au second tour de la présidentielle pour un… novice.  </em></strong></p>



<p> Par<strong> Samir Messali </strong>*</p>



<span id="more-243843"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Samir-Messali.jpg" alt="" class="wp-image-179886"/></figure></div>



<p> Le peuple français était très ému, jeudi 26 septembre 2019, à l’annonce de la disparition de Jacques Chirac, celui qui, durant 12 ans, étaient leur sympathique président, qui aimait bien la France et les Français et qui a œuvré, durant toute sa carrière politique, à préserver le rang de son pays parmi les plus grands de ce monde. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un parcours de 36 ans au service de l’Etat avant de devenir président</h3>



<p> Ce qui est à remarquer dans la carrière politique de Chirac c’est sa richesse et sa diversité. En effet, il n’est devenu président de la république qu’en 1995, après un parcours 36 ans au service de l’Etat. À 32 ans, il était élu conseiller municipal de Sainte Féréole, une petite commune de la Corrèze de moins de 2000 habitants. Il était aussi conseiller général et président du conseil général de la Corrèze. À 35 ans, il est élu député et député européen en 1979. Il a occupé la fonction de secrétaire d’Etat à l’âge de 35 ans et ministre à 39. Il était aussi maire de Paris, l’une des plus grandes villes au monde, durant 18 ans, et occupa aussi le poste de Premier ministre à deux reprises, une fois sous le libéral Valéry Giscard d’Estaing, pendant deux ans couronnés par une démission, et une deuxième fois en cohabitation avec le socialiste François Mitterrand. </p>



<p> Par ailleurs, Chirac avait fondé un parti politique, le RPR, en 1976, qui a remporté, avec l’UDF, les élections législatives, de 1978. Et il se présenta à trois reprises aux élections présidentielles et c’est la troisième qui fut la bonne, en 1995, lorsqu’il accéda à la magistrature suprême, poste qu’il occupera, avec beaucoup de chance et de panache, durant 12 ans.</p>



<p> Il est vrai que la carrière de Chirac fut riche et exceptionnelle comme celle d’ailleurs de son principal concurrent Mitterrand et de plusieurs autres hommes politiques qui ont dirigé les vieilles démocraties mais ce n’est malheureusement pas le cas dans les nouvelles démocraties comme la nôtre. </p>



<p> Même si notre démocratie tunisienne est jeune, il n’est pas permis à nos candidats à la présidence de la république d’être dépourvus de toute expérience politique. Sur les 26 candidats qui se sont présentés au premier tour de la présidentielle, moins de la moitié se prévalaient d’une brève expérience ministérielle ou présidentielle, à la notable exception de Youssef Chahed et, à un degré moindre, Moncef Marzouki, Mehdi Jomaa, Hamadi Jebali, Abdelkarim Zbidi et autre Néji Jalloul. La plupart des autres viennent d’horizons divers et n’ont exercé pas le pouvoir exécutif que dans des cercles très restreints, au sein de petits groupes homogènes. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Des novices à l’assaut du palais de Carthage </h3>



<p> Le problème se poursuit avec les candidats pour le deuxième tour. Nabil Karoui a certes fondé et dirigé un groupe de sociétés mais le management d’une entreprise n’a rien à voir avec l’activité politique qui nécessite des compétences et des connaissances différentes, notamment une très bonne connaissance des dynamiques profondes de la société tunisienne dans ses diversités régionale, économique et sociale. Et, également, une très bonne connaissance des arcanes de la politique dans leur complexité et surtout une expérience avérée dans l’exercice des hautes fonctions de l’Etat, sans oublier aussi l’exigence d’un savoir-faire minimal en matières de diplomatie et de relations internationale, d’un background géostratégique et d’une familiarité avec les enjeux nationaux, régionaux et internationaux.</p>



<p>Le cas de Kaïs Saied est encore plus inquiétant puisqu’on ne lui connaît qu’une seule expérience dans le seul domaine de l’enseignement supérieur en tant que maître assistant. Il est certes un expert en droit constitutionnel, mais ses connaissances restent, là encore, trop théoriques. </p>



<p> Le 13 octobre prochain, les électeurs auront donc à choisir entre deux candidats dépourvus d’expérience politique et non soutenus par des partis politiques structurés et expérimentés : Qalb Tounes ayant été créé il y a seulement quelques semaines par Nabil Karoui pour porter sa candidature à la présidentielle, mais il est constitué de bric et de broc, un attelage improbable et hétéroclite composé à la hâte de gens venus d’horizons divers. </p>



<p> Au soir du 13 octobre prochain, nous aurons donc forcément un président qui devra apprendre la politique et la diplomatie en les exerçant directement dans le cadre de l’exercice de la plus haute fonction de l’Etat, celle de magistrat suprême. Il sera donc forcément influencé par son entourage immédiat, surtout dans le cas très probable où il ne disposera pas du soutien d’un important groupe parlementaire. Et compte tenu des prérogatives assez limitées dont il disposera (sécurité nationale et relations internationales), il n’aura pas de poids face aux autres acteurs de la scène politique, alors qu’il est appelé à jouer un rôle fédérateur et réconciliateur. Encore faut-il espérer que, de par son inexpérience, il ne mènera pas d’actions diplomatiques susceptibles de mettre en péril les relations de la Tunisie avec d’autres pays, frères ou amis. </p>



<p><em>* Expert financier et écrivain. </em></p>



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