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	<title>Archives des Juifs sionistes - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Juifs sionistes - Kapitalis</title>
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		<title>Le British Museum bannit le terme «Palestine» !</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:04:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Grande-Bretagne cherche à supprimer le terme de «Palestine» de ses tablettes, se faisant ainsi complice du génocide des Palestiniens.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/18/le-british-museum-bannit-le-terme-palestine/">Le British Museum bannit le terme «Palestine» !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Israël et son lobby tentaculaire poursuivent la Palestine et les Palestiniens partout et la bataille concerne aussi les lieux qui veillent sur la mémoire de l’humanité mais ces lieux, hélas, peuvent capituler face à cette pression comme c’est le cas du British Museum, l’un des musées les plus importants du monde, qui tombe aujourd’hui très bas, en bannissant le terme «Palestine». C’est ce qu’on appelle le révisionnisme historique.&nbsp;Non contente d’avoir livré la terre de Palestine, qu’elle occupait, à une poignée de juifs sionistes et d’avoir aidé à chasser des millions de Palestiniens de leur terre, la Grande-Bretagne cherche aujourd’hui à supprimer le terme même de «Palestine» de ses tablettes, se faisant ainsi complice du génocide des Palestiniens. Il faut dire que la Perfide Albion n’est pas à un génocide près&nbsp;! &nbsp;</em></strong><em>(Photo : La galerie de sculptures égyptiennes du British Museum, où l&rsquo;étiquetage a été révisé pour pervertir l&rsquo;Histoire.)</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18377030"></span>



<p>Selon le <a href="https://www.telegraph.co.uk/news/2026/02/14/british-museum-removes-palestine-references-from-ancient-mi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Daily Telegraph</a>, le British Museum de Londres a retiré le nom <em>«Palestine»</em> de ses salles et galeries sur le Proche-Orient ancien.</p>



<p>L’institution a justifié ce retrait, qui figurait sur certaines cartes et étiquettes, en affirmant que le terme avait perdu sa neutralité initiale et que cette décision faisait suite à des plaintes. Le journal britannique ajoute que des cartes et des panneaux d’information sur l’Égypte antique et les navigateurs phéniciens désignaient la côte orientale de la Méditerranée sous le nom de <em>«Palestine»</em> et décrivaient certains peuples <em>«comme étant d’origine palestinienne»</em>. Et c’est cette réalité historique que le musée a cru devoir étouffer après avoir reçu des plaintes concernant l’utilisation <em>«rétroactive»</em> du terme Palestine pour désigner des régions et des civilisations antérieures à sa création.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Britanniques complices du génocide des Palestiniens</h2>



<p>Les responsables du musée ont affirmé que le mot était <em>«dénué de sens»</em> en tant que terme historico-géographique. Le terme <em>«Palestine»</em> a déjà été retiré des expositions égyptiennes et des mesures sont prises pour éviter qu’il n’apparaisse de manière historiquement inappropriée sur d’autres panneaux d’information. Le journal affirme que ces changements font suite à des études publiques et aux inquiétudes exprimées par l’association <em>«Avocats pour Israël»</em>.</p>



<p>Dans une lettre adressée à Nicholas Cullinan, directeur du musée, l’association a fait valoir que <em>«l’utilisation rétroactive d’un seul nom –Palestine– pour désigner l’ensemble de la région, à travers les millénaires, efface les évolutions historiques et crée une fausse impression de continuité. Cela a le double effet d’occulter les royaumes d’Israël et de Juda, apparus vers 1000 avant notre ère, et de présenter à tort les origines des Israélites et du peuple juif comme descendants de Palestine. La terminologie employée dans les expositions mentionnées ci-dessus suggère l’existence d’une seule et même région antique contiguë appelée Palestine»</em>.&nbsp;</p>



<p>Le <em>Telegraph</em> souligne que la région bordant la côte orientale de la mer Méditerranée a porté plusieurs noms. L’un des plus anciens et des plus importants est Canaan, les Cananéens étant mentionnés dans des textes anciens datant d’environ 1500 avant notre ère. La région fut souvent contrôlée par des puissances mineures, notamment les Philistins, et une inscription égyptienne datant de 1200 avant notre ère contient l’une des plus anciennes mentions d’un royaume appelé <em>«Israël»</em>. Plusieurs siècles plus tard, un texte assyrien mentionne <em>«Juda»</em> pour la première fois.</p>



<p>Les Grecs désignaient plus tard le territoire comme le pays des Phéniciens, correspondant à l’actuel Liban. L’historien Hérodote est considéré comme le premier à mentionner la Palestine au V<sup>e</sup> siècle avant J.-C. Ce terme fut ensuite employé pour désigner une province des empires romain et byzantin.</p>



<p>La région fut arabisée après la conquête islamique du VII<sup>e</sup> siècle après J.-C. À la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, le terme Palestine devint un terme géographique courant et neutre pour désigner le Levant méridional mais le musée reconnaît aujourd’hui qu’il a perdu sa neutralité originelle.</p>



<p>Le <em>Telegraph</em> indique que l’utilisation par le musée d’un mot à la connotation spécifique, moderne et politique a suscité des inquiétudes dans une exposition sur l’Égypte couvrant la période d’environ 1700 à 1500 avant J.-C.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Génocide des Palestiniens et falsification de leur histoire &nbsp;</h2>



<p>L’exposition décrivait les Hyksos, originaires du delta du Nil, comme étant <em>«d’origine palestinienne»</em>. L’attention a également été attirée sur une carte du Nouvel Empire qui utilisait le même terme géographique et décrivait les forces égyptiennes comme <em>«dominant la Palestine»</em>. La civilisation phénicienne était également décrite comme étant centrée en Palestine.</p>



<p>Il semblerait que la mention <em>«d’origine palestinienne»</em> ait été remplacée par <em>«d’origine cananéenne»</em> sur la tablette des Hyksos. Le musée a promis d’autres modifications dans le cadre de son plan directeur de réaménagement et de restauration, qui seront mises en œuvre dans les années à venir. Chaque peinture fait l’objet d’un examen individuel.</p>



<p>Un porte-parole du British Museum a déclaré: <em>«Pour les galeries présentant des cartes du Moyen-Orient montrant d’anciennes régions culturelles, le terme ‘‘Canaan’’ désigne le Levant méridional à la fin du II<sup>e</sup> millénaire avant notre ère. Nous utilisons la terminologie de l’Onu sur les cartes montrant les frontières actuelles, telles que Gaza, la Cisjordanie, Israël et la Jordanie, et nous utilisons le terme ‘‘Palestinien’’&nbsp; comme identifiant culturel ou ethnographique lorsque cela est pertinent»</em>.</p>



<p>L’ambassade de l’État de Palestine au Royaume-Uni a exprimé, dans un communiqué publié lundi 16 février 2026, sa vive préoccupation face aux informations selon lesquelles le British Museum aurait subi des pressions pour retirer, remettre en question ou restreindre l’utilisation du terme <em>«Palestine»</em> dans ses galeries.</p>



<p>Le communiqué ajouté que les tentatives visant à discréditer le nom même de <em>«Palestine»</em> risquent de contribuer à un climat plus général qui normalise le déni de l’existence palestinienne, à l’heure où le peuple palestinien de Gaza est victime d’un génocide et où ses compatriotes palestiniens de Cisjordanie subissent un nettoyage ethnique, une annexion et des violences d’État.</p>



<p>L’ambassadeur Husam Zomlot a par ailleurs déclaré :<em> «Les institutions culturelles ne doivent pas devenir des tribunes de campagnes politiques. La Palestine existe. Elle a toujours existé. Et elle existera toujours»</em>. Il a d’ailleurs contacté le British Museum et les autorités britanniques compétentes afin d’aborder ces préoccupations et de garantir le respect de l’indépendance scientifique et muséologique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pAD98ksrDD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/palestine-l-genocide-humain-a-gaza-genocide-academique-aux-etats-unis/">Palestine l Génocide humain à Gaza, génocide académique aux Etats-Unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Palestine l Génocide humain à Gaza, génocide académique aux Etats-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/palestine-l-genocide-humain-a-gaza-genocide-academique-aux-etats-unis/embed/#?secret=AUgADL3R9F#?secret=pAD98ksrDD" data-secret="pAD98ksrDD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Israël et la «solution finale» de la question palestinienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/29/israel-et-la-solution-finale-de-la-question-palestinienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 06:59:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce qui se passe à Gaza n'est pas un simple conflit militaire : c’est une «solution finale» de la question palestinienne exécutée par l'armée israélienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/29/israel-et-la-solution-finale-de-la-question-palestinienne/">Israël et la «solution finale» de la question palestinienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’histoire jugera notre silence. Ce qui se passe à Gaza dépasse le cadre d’un simple conflit militaire : c’est une «solution finale» de la question palestinienne à laquelle on tente de donner un autre nom. Une politique israélo-américaine d’anéantissement du peuple palestinien en plusieurs étapes.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi *</strong></p>



<span id="more-16011492"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Déjà, depuis le 7 octobre 2023, plus de 60 000 morts et 100 000 blessés, sans compter les disparus sous les décombres et non encore dénombrés. Des quartiers entiers rasés, une population affamée et déplacée sous les bombes. Des enfants meurent sous les décombres, des familles errent sans refuge, et des corps s’entassent dans des morgues de fortune.</p>



<p>Le mot <em>«génocide»</em> n’est pas à employer à la légère. Mais comment qualifier autrement cette destruction systématique, cette volonté affichée d’écraser une population, de rendre un territoire inhabitable?</p>



<p>Est-ce une sorte de <em>«solution finale»</em> à la manière nazie exécutée cette fois par les juifs sionistes de l’Etat d’Israël, et qui tente de s’habiller d’un autre vocabulaire.</p>



<p>Depuis plus de 17 mois, Gaza subit un siège total. Les bombardements ne laissent aucun répit, visant délibérément les infrastructures vitales.</p>



<p>• <strong><em>Destruction des hôpitaux</em></strong> : médecins tués ou arrêtés, malades expulsés des blocs opératoires.</p>



<p>• <strong><em>Famine organisée</em></strong> : Israël bloque l’entrée de l’eau, des médicaments et de l’aide humanitaire, condamnant la population à mourir lentement.</p>



<p>• <strong><em>Déplacement forcé</em></strong> : des centaines de milliers de personnes fuient en permanence, chassées d’un point à un autre sous les bombes, sans destination sûre.</p>



<p>Ce ne sont pas des<em> «dommages collatéraux»</em>. C’est une stratégie d’anéantissement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5yNjSQuiJw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/ramadan-sanglant-a-gaza/">Ramadan sanglant à Gaza</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ramadan sanglant à Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/ramadan-sanglant-a-gaza/embed/#?secret=N8czPxe6UF#?secret=5yNjSQuiJw" data-secret="5yNjSQuiJw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des massacres à répétition</h2>



<p>Ce qui se joue aujourd’hui à Gaza n’est pas une guerre ordinaire, mais l’aboutissement d’une longue série d’opérations militaires où les civils sont particulièrement visés. Il s’agit d’une stratégie exécutée en plusieurs étapes, et qui a commencé avec l’instauration de l’Etat d’Israël sur la terre de Palestine en 1947 et le massacre du village palestinien de Deir Yassin, à l’ouest de Jérusalem, le 9 avril 1948.</p>



<p>1. **Opération Kaddesh** &#8211; Crise du canal de Suez, 1956</p>



<p>2. **Opération Tonnerre (Jonathan)** &#8211; Raid d’Entebbe, 1976.</p>



<p>3. **Opération Litani** &#8211; Conflit du Sud-Liban, 1978.</p>



<p>4. **Opération Opéra** &#8211; 1981.</p>



<p>5. **Opération Paix en Galilée** &#8211; Intervention militaire israélienne au Liban, 1982.</p>



<p>6. **Opération Jambe de bois** &#8211; Raid israélien à Tunis contre le siège de l’OLP, 1985.</p>



<p>7. **Opération Justice rendue** &#8211; 1993.</p>



<p>8. **Opération Raisins de la colère** &#8211; 1996.</p>



<p>9. **Opération Rempart** &#8211; 2002.</p>



<p>10. **Opération Arc-en-ciel** &#8211; Opération militaire à Rafah, 2004.</p>



<p>11. **Opération Jours de pénitence** &#8211; 2004.</p>



<p>12. **Opération Pluies d&rsquo;été** &#8211; 2006.</p>



<p>13. **Opération Changement de direction** &#8211; contre le Liban, 2006.</p>



<p>14. **Opération Orchard** &#8211; 2007.</p>



<p>15. **Opération Plomb durci** &#8211; contre Gaza, 2008-2009.</p>



<p>16. **Opération Pilier de défense** &#8211; contre Gaza, 2012.</p>



<p>17. **Opération Divulgation totale** &#8211; 2014.</p>



<p>18. **Opération Bordure protectrice** &#8211; contre Gaza, 2014.</p>



<p>19. **Opération Gardien de nos frères** &#8211; 2014.</p>



<p>20. **Opération Bouclier du nord** &#8211; 2018.</p>



<p>21. **Opération Ceinture noire** &#8211; 2019.</p>



<p>22. **Opération Gardien du Mur** &#8211; contre les Palestiniens de Cisjordanie, 2021.</p>



<p>23. **Opération Épées de fer** &#8211; contre le Hamas, depuis 2023.</p>



<p>Peu d’armées au monde ont effectué une telle série discontinue d’attaques contre des peuples voisins et pendant une si longue durée (1947-2025). Ces actes ne sont pas le fruit du hasard. Ils répondent à un objectif final, une volonté d’effacement d’un peuple à qui on a volé sa terre et qu’in tente aujourd’hui d’exterminer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8yoKiyBsb3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/gaza-israel-reprend-son-genocide-les-etats-unis-laissent-faire/">Gaza | Israël reprend son génocide, les États-Unis laissent faire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gaza | Israël reprend son génocide, les États-Unis laissent faire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/gaza-israel-reprend-son-genocide-les-etats-unis-laissent-faire/embed/#?secret=qtLDbbW4Sh#?secret=8yoKiyBsb3" data-secret="8yoKiyBsb3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Nous n’avons plus d’excuses</h2>



<p>L’histoire nous a appris que la déshumanisation précède toujours l’extermination. À Gaza, la communauté internationale regarde ailleurs pendant que l’indicible se produit.</p>



<p>Si nous restons silencieux, si nous ne réclamons pas des sanctions immédiates, un embargo sur les armes, si nous n’exigeons pas des gouvernements occidentaux qu’ils cessent de cautionner l’impunité israélienne, alors nous sommes complices.</p>



<p>Les gouvernements qui prétendent incarner la démocratie et les droits de l’homme ne peuvent plus se cacher derrière des discours vides. Leur silence, leur inaction, et pire encore, leur complicité active en armant, finançant et soutenant politiquement cette guerre, les rendent coupables. C’est le cas notamment des Etats-Unis, mais pas seulement.</p>



<p>Quand des civils sont massacrés sous les bombes, quand des enfants meurent de faim, quand un peuple est anéanti sous nos yeux, il ne s’agit plus de géopolitique, mais d’un choix moral. Ceux qui, par intérêt ou lâcheté, refusent de condamner cette extermination seront jugés par l’histoire.</p>



<p>Les soi-disant démocraties du monde entier doivent rendre des comptes. Elles ne pourront pas dire qu’elles ne savaient pas.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DMFum3vkwj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/19/loccident-sacharne-sur-les-palestiniens-par-israel-interpose/">L’Occident s’acharne sur les Palestiniens, par Israël interposé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Occident s’acharne sur les Palestiniens, par Israël interposé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/19/loccident-sacharne-sur-les-palestiniens-par-israel-interpose/embed/#?secret=jRDA7i3jft#?secret=DMFum3vkwj" data-secret="DMFum3vkwj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/29/israel-et-la-solution-finale-de-la-question-palestinienne/">Israël et la «solution finale» de la question palestinienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jan 2024 08:04:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Deir Yassine]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[Sabra et Chatila]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a un objectif dans la politique israélienne qui n’a jamais varié : chasser tous les Arabes de Palestine. Et dominer tous les Arabes au Moyen-Orient. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/">‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si les pays arabes ne se ressaisissent pas, il y a fort à parier que d’ici une cinquantaine d’années, l’arc qui s’étend du Moyen-Orient au Maghreb ne sera plus composé que d’Etats ethno-tribaux en lutte les uns avec les autres, sous l’œil vigilant de l’arbitre israélien opérant en tant que mercenaire pour le compte des intérêts américains. L’histoire éclaire le présent et laisse entrevoir l’avenir.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> * &nbsp;&nbsp;</p>



<span id="more-11181349"></span>



<p>Il y a un objectif dans la politique israélienne qui&nbsp;n’a jamais varié : chasser tous les Arabes de Palestine. Et, si possible, dominer les Arabes au Moyen-Orient. </p>



<p>Ainsi l’entreprise terroriste sioniste a débuté sous le mandat anglais à partir de 1936 par des attentats aveugles dans le but de faire le plus de victimes: bombes dans les marchés, cinémas, bus, magasins, afin d’instaurer la peur des représailles pour toute attaque contre les Juifs. Cela s’est poursuivi jusqu’à la veille du départ des Anglais et du partage du territoire palestinien accepté par l’agence juive pour des raisons tactiques.</p>



<p>Il s’agissait désormais de faire partir les populations arabes non seulement du territoire accordé aux Juifs, mais aussi du territoire arabe dont une partie serait ainsi annexée par les sionistes. Les attaques terroristes contre les populations civiles prirent alors une grande ampleur. Des massacres tels celui de Deir Yassin commis par l’Irgoun de Menahem Begin avec le plein accord de la Haganah sous l’autorité de David Ben Gourion eurent pour objectif de vider le territoire de ses habitants, et d’empêcher leur retour, en détruisant les maisons et en minant les villages rasés et abandonnés.</p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-11181472" style="width:8000px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Massacre de Deir Yassine le 9 avril 1948 ordonné par David Ben Gourion, fondateur de l&rsquo;Etat d&rsquo;Israël.</em> </figcaption></figure>
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<h2 class="wp-block-heading">Le terrorisme au service de l’Etat &nbsp;</h2>



<p>A la fin de la guerre, les sionistes sont ainsi demeurés maîtres de 78% du territoire, alors qu’au départ, l’Onu ne leur en avait concédé que 51%. Seuls 15% de la population demeurait arabe mais les dirigeants sionistes tentèrent de résoudre la question par un transfert de tous les Arabes palestiniens en dehors d’Israël contre l’accueil des populations juives&nbsp;des pays arabes.</p>



<p>En réalité l’Etat israélien avait besoin d’une main d’œuvre peu qualifiée et bon marché, qu’il pensait ainsi obtenir par l’arrivée des juifs sous-développés. <em>‘‘L’opération Babylone’’</em>, un livre écrit par l’Israélien d&rsquo;origine irakienne Shlomo Hillel relate ainsi comment des attentats meurtriers, en particulier contre une synagogue,&nbsp;furent perpétrés entre 1950 et 1951, contre les Juifs irakiens par l’agent sioniste Mordekhai Ben Porat pour <em>«convaincre»</em> la population juive, particulièrement nationaliste fière de son arabité&nbsp; et intégrée, de quitter son pays. Il fut capturé par la police irakienne mais réussit&nbsp;grâce à des complicités à quitter le pays. Deux de ses collaborateurs furent néanmoins pris, jugés, et exécutés.</p>



<p>Grâce à la corruption, les sionistes obtinrent le transfert d’un nombre important de Juifs arabes en Israël. Néanmoins les pays arabes refusèrent l’accueil des Arabes palestiniens. Il n’y a donc jamais eu de juifs chassés des pays arabes ainsi que le prétendent les dirigeants sionistes actuels dans les transactions tentées pour dédommager les Palestiniens expulsés en 1948.</p>



<p>Cependant en 1953 un massacre fut commis dans village jordanien de Qibya par l’armée israélienne et le village détruit après ce qu’on avait qualifié d’attaques de fédayins, en réalité des Palestiniens qui voulaient franchir le Jourdain et retourner dans leurs villages. Il s’agissait cette fois de provoquer une réaction qui servirait de prétexte à une guerre, pour l’occupation des sources du Jourdain.</p>



<p>En 1954 et en 1955, des attentats furent perpétrés contre des intérêts britanniques et américains en Egypte par des Juifs sionistes égyptiens opérant pour le compte d’Israël, à l’instigation de Ben Gourion qui n’était plus au pouvoir et de son équipe&nbsp;: Dayan, Pérès, Sharon, Isser Harel qui, elle, assumait toujours la sécurité du pays. Le but était d’empêcher tout accord de défense anglo-égyptien ainsi que l’achat d&rsquo;armes américaines par l’Egypte. Les auteurs de l’attentat furent pris, exécutés, et l’affaire révélée, déclenchant ainsi ce qu’on a qualifié de scandale Lavon du nom du ministre israélien de la Défense.</p>



<p>En réalité l’affaire avait été montée pour affaiblir le premier ministre israélien Moshé Sharett, jugé arabophile, alors que celui-ci allait entamer des pourparlers de paix avec le président Nasser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Occident complice, Arabes impuissants</h2>



<p>Cependant un raid opéré par l’armée israélienne à Gaza perpétré par Ariel Sharon faisant plusieurs dizaines de morts enterra tout espoir de paix et convainquit le président Nasser de la nécessité de la fameuse transaction des armes tchèques qui allait l’éloigner de l’Occident et aboutir en 1956 à l’affaire de Suez et à l’attaque tripartite contre l’Egypte&nbsp;: France, Grande-Bretagne et Israël.</p>



<p>Toutes ces affaires mirent en évidence la constance de la politique israélienne dans la recherche de la guerre contre les pays arabes tout en s’assurant du soutien occidental à son bénéfice exclusif, un choix dont il ne devait jamais dévier.</p>



<p>En 1982, après les accords de paix de Camp David de 1979 reconnaissant aux Palestiniens la pleine autonomie, Israël jugea le moment venu d’annexer définitivement la Cisjordanie occupée depuis 1967. Mais pour cela il fallait se débarrasser de l’organisation politico-militaire mise en place au Liban par l’OLP, reconnu comme seul représentant légitime du peuple palestinien par les Etats arabes.</p>



<p>C’est ainsi qu’en 1982, après l’assassinat d’un ambassadeur, l’armée israélienne pénétra au Liban et encercla&nbsp;Beyrouth alors que selon Ariel Sharon, devenu entre-temps ministre de la Défense, il s’agissait de repousser les Palestiniens d’une quarantaine de kilomètres de la frontière nord d’Israël. Deux mois après, les forces de l’OLP évacuaient&nbsp;par mer Beyrouth assiégée, escortées par les forces américaines, françaises, italiennes. Ces forces, leur mission accomplie, repartirent plutôt que prévu et refusèrent de protéger les civils palestiniens restés sur place ainsi qu’elles s’y étaient engagées.</p>



<p>Le président Bechir&nbsp;Gemayel, chef des Phalanges,&nbsp;allié à Israël, était élu président du Liban à l’ombre des chars israéliens. Il refusait alors d’établir des accords de paix avec les Israéliens, du moins immédiatement, déclenchant ainsi l’ire des sionistes. Au cours d’une réunion au siège de son parti, il était alors assassiné par l’explosion d’une voiture piégée, à l’instigation probablement des services secrets syriens. Aussitôt le ministre israélien de la défense Ariel Sharon, le chef d’état major Rafael Eytan, et le&nbsp; commandant de la région nord Amir Drori, décidaient d’occuper Beyrouth Ouest<em> «afin de protéger les civils»</em> et de faire pénétrer dans les camps palestiniens sans défense, leurs pires ennemis, les phalangistes et l’armée du Liban Sud de Saad Haddad, dans le but de ratisser les camps à la recherche de terroristes, sachant que tous les combattants étaient déjà partis pour Tunis, Alger, et Aden.</p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-11181527" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Massacre de Sabra et Chatila au Liban le Le 16 septembre 1982 planifié par Ariel Sharon.</em></figcaption></figure>
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<p>Quarante&nbsp;huit heures plus tard, après la dénonciation par un délégué norvégien et des médecins américains et britanniques d’un massacre perpétré à Sabra et Chatila, et obéissant à des pressions américaines, les Israéliens évacuaient&nbsp;les miliciens libanais des camps palestiniens alors que des bulldozers y opéraient déjà <em>«afin de détruire les constructions illégales»</em>, et près de 3000 morts étaient dénombrés, des enfants et des vieillards, assassinés parfois au couteau, et pour les femmes, souvent après avoir subi les pires sévices. Aussitôt un scandale médiatique international éclatait impliquant les généraux et les dirigeants israéliens. Afin de se dédouaner, Begin et Sharon déclaraient contre toute évidence avoir ignoré la perpétuation du massacre, ainsi d’ailleurs que les officiers israéliens présents sur les toits des maisons entourant les camps, éclairés la nuit par les fusées israéliennes, à quelques mètres du QG phalangiste.</p>



<p>Afin de restaurer la crédibilité du pays, sérieusement entamée malgré les manifestations massives contre la guerre du public israélien, le gouvernement décida alors l’institution d’une commission d&rsquo;enquête indépendante avec la mission d’établir la responsabilité dans le gouvernement et l’armée du massacre commis par les miliciens libanais.</p>



<p>La réalité est que l’État israélien s’instituant&nbsp;ainsi juge et partie se réservait par là le droit d’établir la vérité officielle sans interférence internationale, sur les bases qu’il avait lui-même choisies, celles du massacre perpétré par des étrangers en terre étrangère sur d’autres étrangers. Autrement dit, les soldats israéliens étaient d’emblée innocentés de toute accusation&nbsp;de crimes qu’ils auraient eux-mêmes commis, ce qui à priori n’était pas aussi évident qu’on pouvait le penser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Israéliens s’inspiraient des méthodes nazies</h2>



<p>Naturellement la commission dite Kahane fit ce qu’on attendait d’elle et blâma le ministre Ariel Sharon de ne pas avoir prévu le massacre alors qu’en sept années de guerre les milices chrétiennes libanaises et les Palestiniens ne s’étaient jusque-là pas fait de quartier, en particulier à Damour et à Tell El-Zaatar. Il fut bien obligé de démissionner mais ce faisant la commission le disculpait de toute préméditation. Autrement dit si les Libanais avaient des comptes à régler avec les Palestiniens c’était la fatalité du Moyen-Orient <em>«occupé»</em> par les Arabes. Ainsi que l’a si bien rappelé l&rsquo;auteur, le hic est que les Forces Libanaises chrétiennes niaient justement tout lien entre le Liban et les Arabes. Mais le but était de démontrer à ce moment-là que toute minorité devait avoir son armée et sa milice, et c’est bien pourquoi avant de se retirer les Israéliens armèrent les milices druzes libanaises afin de se venger du président chrétien qui refusait de normaliser les relations de son pays avec eux.</p>



<p>Finalement cette commission Kahane condamnant un ministre de la Défense et des officiers supérieurs pour<em> «négligence»</em> ainsi que les manifestations populaires contre la guerre, donnèrent l’occasion aux thuriféraires&nbsp;de l’Etat hébreu, <em>«seule démocratie dans la région»</em>, de vanter l’humanisme et le comportement civilisé de son peuple. Elle servit aussi à accuser tous ceux que les travaux et les conclusions de la commission n’avaient pas convaincus, d’antisémitisme, et même de nazisme. Le problème est que les Nazis lors de l’occupation de la Pologne, de l’Ukraine et de la Yougoslavie, n’agissaient pas différemment lorsqu’ils introduisaient&nbsp;dans les ghettos juifs les milices armées nationalistes antisémites locales, et qu’ils faisaient mine d’ignorer les atrocités ce qui s’y déroulaient.</p>



<p>Pour en revenir&nbsp;et trois guerres du Golfe plus tard, Israël et l’Arabie Saoudite étaient sur le point de conclure une alliance historique, politique, militaire, économique, incluant l’Inde et l’Union européenne, contre l’Iran, désigné comme la plus grave menace pesant sur la région, et les gouvernements israéliens depuis les accords d’Oslo de 1994, avec la colonisation intensive des territoires occupés et la violence meurtrière qui l’accompagne, les tentatives d’occupation des mosquées de Jérusalem et d’y entraver le culte musulman, avaient rendu illusoire toute perspective d’un Etat palestinien indépendant, ainsi que préconisé par les présidents américains Ronald Reagan après le massacre de Sabra et Chatila, et Georges Bush Jr à l’issue de la seconde guerre du Golfe.</p>



<p>Israël est donc bien le responsable de l’absence de règlement du problème palestinien, et depuis la conclusion d’accords de paix avec de nombreux Etats arabes, son objectif est désormais de les obliger à accueillir chez eux les populations palestiniennes afin de réaliser le vieux rêve sioniste, en obtenant une nation exclusivement juive dont la totalité du territoire lui appartiendrait, afin de finaliser à son avantage la conclusion de la question palestinienne.</p>



<p>C’est dans ce contexte que la guerre de Gaza a éclaté. Israël&nbsp;prétend que l’attaque du 7 octobre dernier a fait 1200 victimes et s’est accompagnée d’atrocités. C’est possible, mais étant donné tout ce qui précède dans cet article, il convient d’être prudent. Cependant, l’Etat israélien en a pris prétexte pour détruire totalement la bande de Gaza et la rendre inhabitable dans le but d’en obliger les deux millions d’habitants à partir, avec la complicité américaine, tout en renforçant son emprise sur la Cisjordanie; si en 1982 Ronald Reagan avait obligé les Israéliens à évacuer Beyrouth après les bombardements terroristes de leur aviation et de leur artillerie, et après le massacre de Sabra et Chatila, cette fois le soutien politique et militaire américain a été total. Seules les importantes manifestations antisionistes à travers le monde,&nbsp;y compris en Amérique, sont venues perturber ce soutien dans la perspective des prochaines élections américaines. Néanmoins, il semble que cette guerre de Gaza puisse&nbsp;s’étendre au Sud Liban, peut-être&nbsp;même à l&rsquo;Iran,&nbsp;si le soutien américain est acquis. La candidate à la présidence américaine Nikki Haley ne se cache déjà pas de mettre le régime iranien dans le collimateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Arabes dans un rôle de spectateurs</h2>



<p>En effet, l’enjeu de la guerre semble englober également le protectorat israélien sur le Golfe arabo-persique et la place convoitée par Israël en tant que plaque tournante du commerce entre l’Europe, le Moyen et l’Extrême Orient, un peu à l’instar de Singapour. Dans ces conditions, il n’est certainement pas illogique de prétendre que cette guerre qui s’étend en Syrie, en Irak, au Yémen, constitue effectivement la réaction de l’Iran à l’entreprise israélo-américaine. Et les États arabes ne sont plus que les spectateurs d’un conflit qui les dépasse.</p>



<p>C’est à cette situation que la paix établie avec Israël sous l’égide américaine les a amenés et le pire exemple en est l’Egypte, un pays non seulement exclu de son aire d’influence naturelle, le Moyen-Orient, mais aussi de l’Afrique puisqu’il ne peut pas s’opposer au détournement des eaux du Nil.</p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-10935902" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le massacre de Gaza ordonné par Benjamin Netanyahu se poursuit depuis le 7 octobre dernier.  </em></figcaption></figure>
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<p>L’ampleur de l’entreprise Israélienne à Gaza semble être liée à la démission stratégique des pays arabes, quand elle ne la consacre&nbsp;pas.</p>



<p>En conclusion, la situation actuelle n’est que la conséquence d’un projet colonial sioniste qui a invariablement poursuivi le même but d’occupation, de spoliation de la terre et de recomposition ethnique, par le terrorisme et le massacre, et qui tirant bénéfice de l’intervention et du soutien américains ainsi que de la normalisation des rapports avec les Etats arabes, semble passer à une nouvelle phase, celle de la domination totale sur la région.</p>



<p>Si les pays arabes ne se ressaisissent pas il y a fort à parier que d’ici une cinquantaine d’années, l’arc qui s’étend du Moyen-Orient au Maghreb ne sera plus composé que d’Etats ethno-tribaux en lutte les uns avec les autres, sous l’œil vigilant de l’arbitre israélien opérant en tant que mercenaire pour le compte des intérêts américains.&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong><em>‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’, de Ilan Halevi, éd. Papyrus, Paris, 1<sup>er</sup>  janvier 1984,  181 pages.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/">‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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