<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Kateb Yacine - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/kateb-yacine/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/kateb-yacine/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 05 Oct 2025 07:11:38 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Kateb Yacine - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/kateb-yacine/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Résonances et contrastes de Rachid Boudjedra et Milan Kundera</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/05/resonances-et-des-contrastes-de-rachid-boudjedra-et-milan-kundera/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/05/resonances-et-des-contrastes-de-rachid-boudjedra-et-milan-kundera/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Oct 2025 07:10:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kateb Yacine]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Houellebecq]]></category>
		<category><![CDATA[Milan Kundera]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Boudjedra]]></category>
		<category><![CDATA[Rym Kheriji]]></category>
		<category><![CDATA[Yamen Mannaï]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17605218</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour Rym Kheriji, les œuvres romanesques de Rachid Boudjedra et Milan Kundera partagent une énergie commune. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/05/resonances-et-des-contrastes-de-rachid-boudjedra-et-milan-kundera/">Résonances et contrastes de Rachid Boudjedra et Milan Kundera</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Que peuvent se dire un écrivain algérien et un écrivain tchèque ? À première vue, rien. Rachid Boudjedra et Milan Kundera viennent de mondes très différents, culturellement, linguistiquement et historiquement. Pourtant, Rym Kheriji, dans ‘‘Rachid Boudjedra et Milan Kundera : Lectures à corps ouvert’’, montre que leurs œuvres partagent une énergie commune : une écriture subversive, ironique, et profondément réflexive, où se mêlent démystification du monde et questionnement des certitudes humaines.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal&nbsp;Guettala</strong></p>



<span id="more-17605218"></span>



<p>Publié en 2021 par L’Harmattan dans la collection <em>‘‘Critiques littéraires’’</em>, l’ouvrage invite à une lecture vivante, où chaque texte dialogue avec l’autre et où le lecteur devient acteur de cette confrontation.</p>



<p>L’originalité de l’étude réside dans sa démarche : il ne s’agit pas de comparer pour chercher des similitudes, mais de faire émerger des résonances et des contrastes. La lecture devient un jeu intellectuel, une aventure où l’on confronte deux imaginaires contemporains, observe leurs échos et leurs différences, et découvre comment chaque œuvre transmet à l’autre ses marques et ses manques. Le plaisir de lecture y est double : il s’agit autant de comprendre l’œuvre que d’expérimenter la manière dont elle peut nourrir, transformer et stimuler la réflexion du lecteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des mondes singuliers</h2>



<p>L’ouvrage se divise en trois parties. La première explore les origines de l’écriture de Boudjedra et de Kundera et le rôle essentiel de leurs narrateurs. Ces derniers construisent des mondes singuliers tout en questionnant les repères traditionnels du récit, plaçant le lecteur dans une position d’interrogation permanente. La seconde partie analyse les figures centrales — mère, amant, père — qui dépassent leur rôle thématique pour devenir des catalyseurs du récit. Leur présence dans les romans de Kundera montre que ces personnages, longtemps perçus comme caractéristiques de la littérature maghrébine d’expression française, participent d’une réflexion universelle sur la famille, l’amour et l’identité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lecture relationnelle</h2>



<p>La troisième partie de l’ouvrage se concentre sur les interférences entre écriture et lecture. Rym Kheriji y développe la notion de lecture relationnelle, où le texte et le lecteur entrent en dialogue constant. L’écriture chaotique, l’ironie, la mise en orbite des paradoxes et l’écriture variationnelle ne sont pas de simples artifices : elles déstabilisent le lecteur, l’invitent à interroger ses certitudes et à participer activement à la construction du sens. Lire Boudjedra et Kundera devient alors une expérience dynamique et stimulante, où le sens se construit dans la rencontre entre le texte et son lecteur.</p>



<p>Au-delà de l’analyse purement littéraire, l’ouvrage enrichit le champ des études comparatives et francophones. Il démontre comment deux écrivains issus de contextes très différents peuvent entrer en dialogue sur des thématiques universelles : identité, liberté, chaos du monde contemporain, quête de sens. La confrontation de Boudjedra et Kundera montre que la littérature dépasse ses racines locales pour devenir un miroir universel, capable de susciter réflexion et remise en question.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Rachid-Boudjedra-Milan-Kundera-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17605247" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Rachid-Boudjedra-Milan-Kundera-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Rachid-Boudjedra-Milan-Kundera-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Rachid-Boudjedra-Milan-Kundera-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Rachid-Boudjedra-Milan-Kundera-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Rachid-Boudjedra-Milan-Kundera-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Rachid-Boudjedra-Milan-Kundera-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Rachid-Boudjedra-Milan-Kundera.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p><em>‘‘Rachid Boudjedra et Milan Kundera : Lectures à corps ouvert’’</em> invite donc à une lecture vivante, exigeante et relationnelle, où le lecteur n’est plus spectateur mais partenaire d’un dialogue intellectuel et émotionnel. L’ouvrage de Rym Kheriji est ainsi à la fois une contribution majeure à la critique littéraire et une expérience de lecture qui stimule, intrigue et enrichit.</p>



<p>Au cœur de l’ouvrage, l’auteure elle-même mérite une mention. Docteure ès Lettres et Arts de l’Université Lumière Lyon 2, Rym Kheriji est enseignante‑chercheure à l’Université de Manouba. Spécialiste des littératures francophones et comparées, elle enseigne également le théâtre depuis plus de vingt ans. Elle a coorganisé de nombreux colloques et congrès sur des écrivains contemporains, tels que Michel Houellebecq, Milan Kundera, Rachid Boudjedra, Kateb Yacine ou Yamen Mannaï, et publié de nombreux articles dans des actes de colloques et revues culturelles. Son engagement dans la médiation culturelle l’a également conduite à collaborer à plusieurs festivals littéraires et artistiques, contribuant au rayonnement de la littérature francophone au Maghreb et au dialogue interculturel.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/05/resonances-et-des-contrastes-de-rachid-boudjedra-et-milan-kundera/">Résonances et contrastes de Rachid Boudjedra et Milan Kundera</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/05/resonances-et-des-contrastes-de-rachid-boudjedra-et-milan-kundera/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Entretien : Coline Houssais explore les liens des écrivains arabes avec Paris</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/23/entretien-coline-houssais-explore-les-liens-des-ecrivains-arabes-avec-paris/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/23/entretien-coline-houssais-explore-les-liens-des-ecrivains-arabes-avec-paris/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 08:05:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Coline Houssais]]></category>
		<category><![CDATA[écrivains arabes]]></category>
		<category><![CDATA[Jibril Al-Sahyouni]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph-Élie Ajoub]]></category>
		<category><![CDATA[Kateb Yacine]]></category>
		<category><![CDATA[Muhammad Hussein Haykal]]></category>
		<category><![CDATA[Muhammad Teymour]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Rifaat Al-Tahtawi]]></category>
		<category><![CDATA[Taha Hussein]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14690398</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans ‘‘Paris en lettres arabes’’, Coline Houssais explore l’ambivalence complexe des relations entre les écrivains arabes et Paris. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/23/entretien-coline-houssais-explore-les-liens-des-ecrivains-arabes-avec-paris/">Entretien : Coline Houssais explore les liens des écrivains arabes avec Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans ‘‘Paris en lettres arabes’’, Coline Houssais explore l’ambivalence complexe des relations entre les écrivains arabes et Paris, une ville à la fois fascinante et frustrante. À travers des récits d’exil, de rencontre et de distanciation, elle dévoile un Paris à la fois refuge et miroir des luttes des auteurs arabes, tiraillés entre admiration et rejet. Cette ville devient un laboratoire créatif où les influences croisées façonnent la littérature arabe contemporaine. Aujourd&rsquo;hui, nous avons la chance de discuter avec Coline Houssais pour mieux comprendre cette dynamique littéraire unique.</em></strong></p>



<p>Propos recueillis par <strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-14690398"></span>



<p><strong><em>Kapitalis: Qu&rsquo;est-ce qui vous a poussé à explorer la relation entre les auteurs arabes et Paris dans cet ouvrage ?</em></strong></p>



<p><strong>Coline Houssais</strong>: Au-delà de la relation entre Paris et le monde arabe, c’est d’abord le rôle de Paris qui m’intéressait, à la fois comme capitale économique, culturelle et politique, mais aussi comme symbole. Il s’agit d’une relation marquée par des ambiguïtés, et les hommes et femmes de lettres offrent un point de vue particulier sur celle-ci. Visiteurs de plus ou moins longue durée depuis des siècles, ils produisent des textes qui influencent une partie de leurs concitoyens, parfois sur plusieurs décennies.</p>



<p><strong><em>Vous parlez d’une relation ambivalente. Pourriez-vous expliquer comment cette ambivalence se manifeste dans les œuvres des écrivains arabes?</em></strong></p>



<p>On observe une fascination pour la culture française — un intérêt qui commence avant même de poser le pied sur le bateau ou l’avion menant à Paris — mêlée parfois d’antagonisme envers une France perçue comme ayant des visées de domination dans le monde arabe. Ce sentiment est souvent accompagné d’un malaise : celui de ne pas toujours être considéré comme un égal par leurs interlocuteurs français.</p>



<p><strong><em>Comment les auteurs arabes décrivent-ils Paris dans leurs écrits? Quels thèmes ou motifs ressortent le plus souvent?</em></strong></p>



<p>Paris et les Parisiens sont avant tout perçus comme une curiosité, notamment dans les premiers écrits de voyage, qui regorgent de comparaisons avec le pays d&rsquo;origine. Jusqu&rsquo;à l&rsquo;après-guerre, on n’arrive jamais directement à Paris, mais par l’un des ports français, principalement Marseille ou la côte atlantique (surtout pour les Marocains). Cependant, Paris reste toujours la destination ultime. Une fois sur place, un sentiment d’éloignement émerge, souvent renforcé par le maintien des auteurs aux marges des cercles intellectuels et artistiques parisiens. Le contraste entre le Paris idéalisé et la réalité peut parfois être source de frustration.</p>



<p><strong><em>Quel rôle Paris joue-t-elle en tant que ville refuge pour les écrivains arabes, et comment cela influence-t-il leur créativité?</em></strong></p>



<p>Paris offre une relative stabilité politique pour les écrivains arabes (y compris, paradoxalement, pendant le XIX<sup>e</sup> siècle et ses successions de régimes). Elle propose également une multitude de lieux et d’opportunités pour s’enrichir intellectuellement et échanger avec des pairs : musées, bibliothèques, universités, cafés, librairies, etc. Enfin, Paris permet un anonymat et une distance avec leur milieu d’origine, ce qui peut être propice à la création. Venir à Paris, c’est s’affirmer, aux yeux des autres mais aussi à ses propres yeux, en tant qu’écrivain.</p>



<p><strong><em>Comment l’interaction entre les cultures arabe et française a-t-elle façonné la littérature contemporaine ?</em></strong></p>



<p>De nombreux écrivains, souvent traducteurs du français vers l’arabe, ont été influencés par la littérature française, dont ils ont abondamment dévoré les classiques, que ce soit lors de leurs études à Paris ou dans leur pays d’origine. Ce phénomène s’est particulièrement développé à partir de la fin du XIX<sup>e</sup> siècle avec des auteurs comme Muhammad Hussein Haykal (auteur du roman <em>‘‘Zaynab’’</em>) ou Muhammad Teymour, précurseurs de Taha Hussein.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="800" height="500" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Coline-Houssais-et-Djamal-Guettala.jpg" alt="" class="wp-image-14690472" style="width:747px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Coline-Houssais-et-Djamal-Guettala.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Coline-Houssais-et-Djamal-Guettala-300x188.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Coline-Houssais-et-Djamal-Guettala-768x480.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Coline-Houssais-et-Djamal-Guettala-580x363.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">Coline Houssais et Djamal Guettala.</figcaption></figure></div>


<p><strong><em>Pouvez-vous évoquer l’impact des premiers traducteurs levantins sur la perception de Paris dans la littérature arabe?</em></strong></p>



<p>Ces traducteurs, employés par le roi de France à travers des institutions comme la Bibliothèque royale ou le Collège des lecteurs royaux, traduisaient des textes de l’arabe et du syriaque vers le français. Leurs publications comprenaient des commentaires de textes ou des réactualisations d’ouvrages anciens, comme les traités de géographie d’Al-Idrissi, ainsi que des études linguistiques.</p>



<p><strong><em>Qui sont les auteurs arabes que vous considérez comme des figures clés dans cette dynamique littéraire avec Paris, et pourquoi ?</em></strong></p>



<p>Jibril Al-Sahyouni, pour la durée de son séjour parisien au début du XX<sup>e</sup> siècle et pour l’invisibilisation qu’il a subie, invisibilisation qui a également touché d’autres compatriotes dans des conditions similaires. Joseph-Élie Ajoub, qui aborde la double identité dès le XIX<sup>e</sup> siècle; Rifaat Al-Tahtawi, pionnier de la traduction des récits de voyage à Paris; Ya‘qub Sanu‘, qui symbolise le développement de la presse arabe à Paris; Taha Hussein, pour ses collaborations fructueuses avec certains écrivains français; ou encore Kateb Yacine, pour son rapport singulier à la langue française. Sans oublier les nombreux écrivains contemporains.</p>



<p><strong><em>Comment les expériences d’exil des écrivains influencent-elles leur écriture sur Paris ?</em></strong></p>



<p>Paris représente un idéal, souvent formulé avant l’arrivée sur place. Lorsqu’il devient impossible de rentrer chez soi, Paris peut devenir un lieu d’accommodation avec l’exil. Cette ville offre également un aspect familier, lié à la pénétration de la culture française dans les classes sociales dont sont issus bon nombre d’écrivains, ainsi qu’à la présence de travailleurs, d’artistes et d’étudiants originaires d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.</p>



<p><strong><em>En quoi Paris est-il un laboratoire d’expérimentations littéraires pour les auteurs arabes modernes?</em></strong></p>



<p>Paris est un laboratoire où convergent des écrivains arabes venus précisément pour renouveler la littérature arabe et l&rsquo;enrichir de nouvelles influences. Cela est particulièrement évident dans la génération qui accompagne les indépendances, qui cherche à faire émerger des identités littéraires (et artistiques) nationales.</p>



<p>Dans les années 1970, un courant littéraire et intellectuel marqué à gauche se développe à Paris grâce aux rencontres, notamment informelles, entre hommes et femmes de lettres issus de la plupart des pays arabes.</p>



<p><strong><em>Comment avez-vous observé l’évolution de cette relation littéraire au fil des décennies ?</em></strong></p>



<p>Avant même la colonisation, le regard français sur les hommes et femmes de lettres arabes était empreint d’un sentiment de supériorité, phénomène qui a perduré jusqu’après les indépendances. Ce regard tendait à les enfermer dans des cases et à ne leur accorder visibilité et reconnaissance que s’ils s’y conformaient.</p>



<p>Côté arabe, cette relation est souvent marquée par un mélange d’attraction et de rejet, qui peut durer toute la carrière, voire la vie de l’écrivain. Aujourd’hui, grâce à internet et à la multipolarisation des référents culturels, il est possible d’exister sans passer par Paris, à condition de se détacher du regard hexagonal comme garant de reconnaissance.</p>



<p><strong><em>Après toutes ces années d’études et de réflexion sur la relation entre Paris et les écrivains arabes, quel avenir voyez-vous pour cette dynamique littéraire ? Pensez-vous que Paris continuera à jouer ce rôle central pour les auteurs arabes ou est-ce que de nouveaux centres littéraires émergeront ailleurs ? »</em></strong></p>



<p>Des facteurs matériels comme les difficultés d’obtenir un visa ou un permis de séjour, ainsi que de moindres investissements dans l’éducation et la culture et un rayonnement en berne vis-à-vis du monde arabe, causé notamment par une évolution des positions diplomatiques sur la région, contribuent à ternir l’attractivité de Paris.</p>



<p>Un rééquilibrage des puissances conduisant à une multipolarisation de l’édition s’opère aussi, à la faveur de maisons d’éditions basée au sud de la Méditerranée, comme Elyzad à Tunis, qui possèdent une force de frappe internationale. Néanmoins, Paris continue d’exister en l’absence d’une ou de plusieurs autre(s) ville(s), qui puissent prendre relais et offrir ce lieu à la fois physique et symbolique propice à l’inspiration. Internet enfin, offre un espace qui, bien que dématérialisé, permet aux auteurs d&rsquo;échanger entre eux et avec leurs auditeurs.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Er8b39wcIt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/01/reflexions-litteraires-sur-linfluence-de-paris-sur-les-ecrivains-arabes/">Réflexions littéraires sur l’influence de Paris sur les écrivains arabes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Réflexions littéraires sur l’influence de Paris sur les écrivains arabes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/01/reflexions-litteraires-sur-linfluence-de-paris-sur-les-ecrivains-arabes/embed/#?secret=cbT22yyEwF#?secret=Er8b39wcIt" data-secret="Er8b39wcIt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/23/entretien-coline-houssais-explore-les-liens-des-ecrivains-arabes-avec-paris/">Entretien : Coline Houssais explore les liens des écrivains arabes avec Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/23/entretien-coline-houssais-explore-les-liens-des-ecrivains-arabes-avec-paris/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘Fahla’’ de Rabeh Sebaa : un roman au cœur des luttes algériennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/20/fahla-de-rabeh-sebaa-un-roman-au-coeur-des-luttes-algeriennes/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/20/fahla-de-rabeh-sebaa-un-roman-au-coeur-des-luttes-algeriennes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 06:41:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[âamiya]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabe]]></category>
		<category><![CDATA[chafa’hiya]]></category>
		<category><![CDATA[darija]]></category>
		<category><![CDATA[dialecte algérien]]></category>
		<category><![CDATA[Fahla]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Kateb Yacine]]></category>
		<category><![CDATA[Rabeh Sebaa]]></category>
		<category><![CDATA[tamazight]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14673750</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rabeh Sebaa bouscule les lettres algériennes en écrivant un roman, ‘‘Fahla’’, en langue algérienne, dans deux versions graphiques arabe et latine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/20/fahla-de-rabeh-sebaa-un-roman-au-coeur-des-luttes-algeriennes/">‘‘Fahla’’ de Rabeh Sebaa : un roman au cœur des luttes algériennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un paysage littéraire algérien où les langues officielles — arabe, français et tamazight — se disputent, Rabeh Sebaa choisit de bousculer les conventions en publiant ‘‘Fahla’’, un roman audacieux écrit en langue algérienne, dans les deux versions graphiques arabe et latine, invitant à une réflexion profonde sur la société algérienne, en abordant des sujets sensibles qui touchent à la fois à la culture, à l’histoire et aux défis contemporains du pays..</em></strong></p>



<p><strong>Guettala Djamal&nbsp;</strong></p>



<span id="more-14673750"></span>



<p>Ce choix linguistique novateur donne une voix écrite à l’algérien, souvent relégué au statut de dialecte, et permet de toucher un public plus large, y compris les jeunes générations de la diaspora.</p>



<p>Dans cet entretien, Rabeh Sebaa nous parle de son œuvre et de son engagement pour la reconnaissance de cette langue, tout en explorant les thèmes centraux de <em>‘‘Fahla’’</em> : la lutte des femmes pour leurs droits, la résistance face aux forces de l’obscurantisme, et la quête d’un idéal de beauté et de vérité.</p>



<p>À travers <em>‘‘Fahla’’</em>, l’auteur nous invite à une réflexion profonde sur la société algérienne, en abordant des sujets sensibles qui touchent à la fois à la culture, à l’histoire et aux défis contemporains du pays.</p>



<p><strong><em>Kapitalis: Qu’est-ce qui vous a incité à écrire ‘‘Fahla’’ en dialecte algérien et en lettres latines ?</em></strong></p>



<p><strong>Rabah Sbeaa </strong>: L’absence de la langue algérienne dans un paysage littéraire dominé par un triptyque linguistique (arabe, français et tamazight) m’a interpellé. La langue parlée par la majorité des Algériens n’avait pas droit de cité. Il était donc nécessaire de réparer cette anomalie.</p>



<p><em>‘‘Fahla’’</em> est sorti simultanément en deux versions graphiques, arabe et latine. Cette dernière vise les locuteurs ayant appris l’algérien par transmission orale mais qui ne connaissent pas l’alphabet arabe, comme les enfants d’émigrés ou les étrangers ayant vécu en Algérie.</p>



<p><strong><em>Comment le contexte sociopolitique actuel de l’Algérie a-t-il influencé votre écriture et les thèmes abordés dans ce roman ?</em></strong></p>



<p>Beaucoup de critiques littéraires considèrent <em>‘‘Fahla’’</em> comme un roman sociologique. L’intrigue est donc ancrée dans la réalité sociale algérienne, et tous les thèmes abordés reflètent des aspects qui traversent la société algérienne.</p>



<p><strong><em>Pourriez-vous nous parler du personnage principal, Fahla? Quelles sont les qualités et les défis qui la définissent tout au long du récit ?</em></strong></p>



<p>Fahla est le prénom du personnage principal, mais c’est aussi un qualificatif désignant une femme déterminée, courageuse et loyale. Elle incarne des valeurs de progrès et d’épanouissement pour l’ensemble de la société.</p>



<p><strong><em>La lutte des femmes contre la marginalisation et le patriarcat est un thème central de votre roman. Quelles sont les motivations derrière cette représentation, et comment espérez-vous qu’elle résonne avec vos lecteurs ?</em></strong></p>



<p>Le combat des femmes algériennes pour leur émancipation a commencé bien avant la lutte de libération contre le joug colonial. Il est important de lui donner la visibilité qu’il mérite. La motivation principale derrière cette représentation est de parvenir à faire reconnaître ce combat comme une nécessité, à sa juste valeur.</p>



<p><strong><em>Quels sont les idées majeures que vous souhaitez transmettre à travers ‘‘Fahla’’, et comment se développent-ils dans le récit ?</em></strong></p>



<p>C’est fondamentalement la lutte du Beau contre la laideur. Au sens métaphorique, mais aussi comme confrontation entre des valeurs sociales et morales. Les <em>«soldats des ténèbres»</em>, ces faussaires de la foi, ennemis jurés de Fahla et de ses compagnons, cherchent à obscurcir la société en imposant de fausses valeurs religieuses, assorties d’interdits et de tabous de leur invention.</p>



<p><strong><em>Pourquoi avez-vous choisi d’écrire ‘‘Fahla’’ en utilisant le dialecte algérien plutôt que l’arabe classique ? Quel impact pensez-vous que cela a sur la portée de votre œuvre ?</em></strong></p>



<p>La langue algérienne n’est pas un dialecte. C’est une langue à part entière, avec sa grammaire, sa syntaxe, sa sémantique et sa personnalité. Écrire en algérien, c’est s’adresser à l’ensemble de la société algérienne, tandis que l’écriture en arabe classique s’adresse à une minorité qui ne l’utilise qu’à des fins officielles, car l’arabe classique est principalement une langue de formalité.</p>



<p><strong><em>Comment décririez-vous votre style d’écriture dans ‘‘Fahla’’, et en quoi ce style contribue-t-il à l’authenticité et à la force de votre message ?</em></strong></p>



<p>Mon style dans <em>‘‘Fahla’’</em> est le même que dans l’ensemble de mes ouvrages : un style personnel, qui dépasse la rigidité et l’exiguïté linguistique, et qui se caractérise par l’invention et l’usage de néologismes.</p>



<p><strong><em>Comment votre roman a-t-il été accueilli par le public et les critiques ? Y a-t-il des retours qui vous ont particulièrement marqué ?</em></strong></p>



<p><em>‘‘Fahla’’</em> a reçu un excellent accueil, aussi bien du public que des médias, y compris étrangers, comme BBC News. Mais ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’engouement universitaire et scientifique autour de <em>‘‘Fahla’’</em>. De nombreuses recensions, des articles dans des revues scientifiques, et même des thèses de master et de doctorat, en Algérie et à l’étranger, ont vu le jour. <em>‘‘Fahla’’</em> est devenu un objet d’étude scientifique.</p>



<p><strong><em>Quel impact espérez-vous que ‘‘Fahla’’ ait sur la perception des droits des femmes en Algérie et sur les discussions autour de la condition féminine ?</em></strong></p>



<p>Le titre est en lui-même un programme. La réception par les femmes, comme par les hommes en Algérie, a été forte et, bien entendu, cela a contribué à sensibiliser davantage de personnes. Ce qui m’a le plus surpris, c’est l’adhésion à la justesse du combat des femmes algériennes pour l’amélioration de leur condition.</p>



<p><strong><em>Comment ‘‘Fahla’’ s’inscrit-il dans le paysage littéraire algérien contemporain, notamment par rapport à d’autres œuvres traitant de thèmes similaires ?</em></strong></p>



<p>Comme je l’ai précisé plus haut, <em>‘‘Fahla’’</em> est le premier roman qui s’inscrit dans un cadre brisant le triptyque arabe-français-tamazight, introduisant ainsi une nouvelle langue, celle de l’algérien. Les œuvres traitant de thèmes similaires, comme le combat des femmes algériennes pour leur dignité, n’ont ni la même sensibilité, ni la même lisibilité, ni la même capacité de transmission.</p>



<p><strong><em>Y a-t-il des auteurs ou des œuvres qui vous ont inspiré dans l’écriture de ‘‘Fahla’’? Et comment ces influences se manifestent-elles dans votre travail ?</em></strong></p>



<p>À la sortie du roman, une critique littéraire a écrit : <em>«Après ‘‘Nedjma’’, nous avons ‘‘Fahla’’»</em>. Je ne suis pas contre cette comparaison, car l’œuvre de Kateb Yacine est, sans conteste, une source d’inspiration. D’autant plus que les deux romans associent l’Algérie aux noms de leurs héroïnes. Beaucoup considèrent que Fahla n’est pas seulement le nom du personnage principal, mais aussi une métaphore pour désigner l’Algérie, en tant que <em>«Blad Fahla»</em>, pays d’endurance et de résilience.</p>



<p><strong><em>Quelle a été votre expérience personnelle en écrivant ‘‘Fahla’’ ? Y a-t-il des moments ou des défis qui vous ont particulièrement marqué ?</em></strong></p>



<p>Je suis encore étonné par la facilité et la fluidité avec lesquelles le roman a été rédigé en peu de temps, bien que ce soit ma première expérience d’écriture en algérien. Le texte a coulé de source dans les deux graphies, latine et arabe, comme s’il avait mûri pendant des années. Je vis la même expérience avec le second roman, qui est en cours de finalisation.</p>



<p><strong><em>Quel message ou quelle leçon principale espérez-vous que les lecteurs retiennent de ‘‘Fahla’’ ?</em></strong></p>



<p>Deux messages. Tout d’abord, contrairement à une opinion largement partagée, la langue algérienne est une langue qui peut s’écrire. Elle n’est ni une <em>darija</em>, ni une <em>âamiya</em>, ni une <em>chafa’hiya</em> (c’est-à-dire une langue uniquement orale).</p>



<p>Ensuite, un personnage féminin avec un nom aussi symbolique est le meilleur moyen d’illustrer le combat de la Beauté contre la laideur, aussi bien à l’échelle des individus qu’à celle de la société dans son ensemble.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/20/fahla-de-rabeh-sebaa-un-roman-au-coeur-des-luttes-algeriennes/">‘‘Fahla’’ de Rabeh Sebaa : un roman au cœur des luttes algériennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/20/fahla-de-rabeh-sebaa-un-roman-au-coeur-des-luttes-algeriennes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kamel Daoud n’est pas sioniste</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/05/kamel-daoud-nest-pas-sioniste/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/05/kamel-daoud-nest-pas-sioniste/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2024 10:42:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabo-musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Assia Djebar]]></category>
		<category><![CDATA[Edward Saïd]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
		<category><![CDATA[Kateb Yacine]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Rashid Khalidi]]></category>
		<category><![CDATA[sionisme]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Djaout]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14537911</guid>

					<description><![CDATA[<p>Kamel Daoud n'est pas sioniste. Il plaide pour une lecture objective et dépassionnée de l’Histoire et des massacres perpétrés en Palestine.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/05/kamel-daoud-nest-pas-sioniste/">Kamel Daoud n’est pas sioniste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce qui se passe en Palestine est bien évidemment abjecte et tragique, et Kamel Daoud le sait mieux que quiconque ! En revanche, il estime que les plaidoyers en faveur de la cause palestinienne sont toujours motivés par l’émotion et les sentiments. Pour le lauréat du prix <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/04/lecrivain-algerien-kamel-daoud-remporte-le-prix-goncourt-2024-pour-houris/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Goncourt 2024</a>, il ne suffit pas de chialer, de parler de colonisation et d’injustice, de se placer invariablement dans la posture de la victime outragée pour avoir raison. Ce qui l’irrite au plus haut point, c’est «l’orthodoxie pro-palestinienne que l’on ne doit jamais penser ni interroger» (<a href="https://flam-mauritanie.org/kamel-daoud-ce-pourquoi-je.../" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cf. son article traitant de cette question</a>).</em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri *</strong> &nbsp;</p>



<span id="more-14537911"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure></div>


<p>Les peuples dits arabo-musulmans doivent s’imposer un travail intellectuel très poussé et procéder à un travail de déconstruction. Un long travail de déconstruction théorique et de reconstruction politique doit être effectué pour démontrer aux Occidentaux, aux puissants de ce monde et aux peuples étrangers à ce conflit que la réalité n’est pas telle qu’ils l’entendent. Les Juifs ont été capables d’imposer leur vision du conflit, de l’Histoire, voire leurs légendes, et pas toujours par l’oppression et la menace telles que la loi Gayssot qui est une véritable honte pour la France.</p>



<p>En effet, il faut bien démontrer que ceux qui défendent la politique de l’Etat d’Israël le font à partir de présupposés historiques. Ces derniers doivent être déconstruits pour mettre en évidence leur caractère infondé. Si l’on ne déconstruit pas ces présupposés historiques, les défenseurs de la cause palestinienne ne pourront pas contester l’orientation actuelle d’Israël de façon sérieuse et s’en tiendront aux arguments superficiels et au manichéisme primaire : <em>«nous les gentilles victimes vs eux les méchants sionistes»</em>, etc.</p>



<p>Il faut travailler sur la démythification d’Israël pour lui ôter toute légitimité. Les chercheurs et intellectuels israéliens et sionistes ont bien exploré ce champ de recherche, contrairement à ceux du monde dit arabo-musulman qui, à quelques exceptions près, et pour des raisons idéologiques, s’interdisent certaines études et formations telles que l’hébreu ou l’analyse de la Thora et du Talmud.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Colonisation ou <em>«reconquête»</em></h2>



<p>Les Israéliens estiment que cette terre leur appartient depuis 3000 ans, voire 5000 ans. Ainsi, tout ce qui vient après, notamment les exactions et expropriations commises par l’armée israélienne, ne sont plus de la colonisation pour eux, mais, au contraire, une <em>«reconquête»</em>, une <em>«décolonisation»</em>. Il y a ce dogme qui est loin d’être une vérité de raison et qui prétend que cette terre est à eux, qu’elle leur appartient de droit divin, parce que Yahvé en a voulu ainsi. Il faut déconstruire tout cela.</p>



<p>Comme cette terre leur appartient depuis plus de 3000 ans, ou depuis 5000 ans, les Palestiniens deviennent les <em>«colons»</em> et les Israéliens les <em>«décolonisateurs»</em>. Ainsi, toute la réflexion est inversée de manière pernicieuse. Il faut construire une pensée solide à partir d’un rapport objectif aux faits historiques et susciter l’attention de l’opinion sur la manière dont les sionistes imposent leur lecture du <em>«conflit israélo-palestinien»</em> à partir d’un messianisme conquérant qui justifie tout ce qui se passe actuellement en Israël et en Palestine. Plusieurs penseurs palestiniens ont déjà marché sur cette voie comme les historiens Edward Saïd et Rashid Khalidi. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dAQ2kVfXnf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/03/kamel-daoud-les-monarchies-arabes-tentent-de-detruire-le-modele-tunisien/">Kamel Daoud : «Les monarchies arabes tentent de détruire le modèle tunisien»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kamel Daoud : «Les monarchies arabes tentent de détruire le modèle tunisien» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/03/kamel-daoud-les-monarchies-arabes-tentent-de-detruire-le-modele-tunisien/embed/#?secret=KeLBfVYmHw#?secret=dAQ2kVfXnf" data-secret="dAQ2kVfXnf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En somme, les Israéliens disent : <em>«Vous êtes sur nos terres et, au nom de Dieu, nous avons le droit de vous chasser de ces terres, voire de vous éliminer, parce que Dieu nous a promis cette terre.»</em> Et les Arabes ne sont pas capables d’opposer un discours solide et crédible à ces assertions théologiques. Ils se contentent de prévaloir leurs propres croyances et opposent à la violence israélienne des convictions religieuses et des dogmes identitaires. Les arguments fondés sur le <em>«Nous, les arabo-musulmans…»</em> sont toujours entrecoupés de récriminations et de lamentations.</p>



<p>La question historique est fondamentale au même titre que la question religieuse, sinon beaucoup plus. Par conséquent, il ne faut pas les mêler les uns aux autres comme le fait sans cesse la <em>«rue arabe»</em>, pour que cela ne devienne pas une querelle théologique, une guerre de religions.</p>



<p>Les gens comme Kamel Daoud tentent de nous expliquer que la seule voie possible est de faire une lecture objective et dépassionnée de l’Histoire et des massacres perpétrés en Palestine. Il faut être rationnel, fédérateur, faire preuve de pragmatisme et produire un discours d’inspiration universaliste, en expliquant à ceux qui lancent de <em>«vibrants plaidoyers»</em> en faveur de la Palestine que l’on ne vainc pas Israël en faisant de la cause palestinienne une question profondément identitaire et religieuse ou en refusant de prononcer le mot <em>«Israël»</em> – un déni pathologique qui signe une rupture totale avec la réalité –.</p>



<p>Tant que les Arabes parleront d’<em>«entité sioniste»</em>, leur cause n’avancera pas d’un iota car ils demeureront dans le déni le plus total et en état de puérilité politique. L’on ne vainc pas Israël en boycottant quelques produits ou en refusant de serrer la main à ses sportifs, ni en l’insultant à tout bout de champ ou en le menaçant d’extermination d’une manière grotesque. Le problème est beaucoup plus profond et complexe que cela : c’est un problème d’ordre culturel et civilisationnel, et non d’ordre dogmatique et religieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La valeur universelle d’un combat</h2>



<p>C’est que le meilleur moyen de dénaturer la lutte palestinienne et de produire la désaffection du reste du monde, c’est de la charger d’une forte teneur identitaire. En arabisant et en islamisant la cause palestinienne, on lui a fait perdre sa valeur universelle. Palestiniens, Arabes et Musulmans ne combattent plus pour la Palestine, mais pour Al-Aqsa et l’islam. Ils ne combattent plus l’occupant sioniste, mais le<em> «mécréant juif»</em>. Ils ne combattent plus pour récupérer la terre occupée, mais pour rendre des terres islamisées à la oumma.</p>



<p>Tant que les défenseurs de la cause palestinienne se définiront seulement à l’aune de leur arabité et de leur islamité et tant qu’ils assigneront une portion congrue aux idéaux qui font quasiment l’unanimité parmi le genre humain, tels que l’Indépendance, la Justice, l’Humanisme, la Dignité et la Liberté, ils se sentiront toujours isolés et souffriront d’un manque de soutien de la part de ce que l’on appelle aujourd’hui la communauté internationale. Même les Sud-Africains pourraient un jour les abandonner à leur sort, eu égard à l’indécrottable racisme des Arabes. De ce fait, les soutiens que les Palestiniens continueront de récolter de la part des dirigeants non arabes (Chinois, Russes, Iraniens, Turcs, etc.) s’expliqueront d’abord par des raisons géostratégiques évidentes et seront motivés par des raisons économiques.</p>



<p>Et c’est ce que Kamel Daoud tente vainement de faire comprendre aux imbéciles et aux obtus qui lui chantent pouilles depuis l’annonce du lauréat du prix Goncourt 2024 ! Maintenant, qu’ils ravalent leurs complexes et leur haine de cet écrivain ou qu’ils aillent les vomir ailleurs!</p>



<p>Ainsi et pour toutes ces raisons, il m’est agréable d’exprimer à Kamel Daoud mes félicitations les plus chaleureuses à l’occasion de son obtention du Goncourt qui, malgré tout ce que l’on peut en dire de négatif ou en penser, demeure la distinction littéraire la plus convoitée et la plus prestigieuse aussi bien en France que dans l’ensemble du monde francophone. Le regretté et ancien président de l’Académie Goncourt, Bernard Pivot, mais aussi Albert Camus, Kateb Yacine, Assia Djebar, Tahar Djaout et tous les grands écrivains algériens d’expression française doivent en être fiers, là où ils sont.</p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BUtCzOifMX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/23/lecrivain-kamel-daoud-je-reve-detre-tunisien/">L’écrivain algérien Kamel Daoud : ‘‘Je rêve d’être tunisien’’</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’écrivain algérien Kamel Daoud : ‘‘Je rêve d’être tunisien’’ » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/23/lecrivain-kamel-daoud-je-reve-detre-tunisien/embed/#?secret=H0sZVd5pYb#?secret=BUtCzOifMX" data-secret="BUtCzOifMX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/05/kamel-daoud-nest-pas-sioniste/">Kamel Daoud n’est pas sioniste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/05/kamel-daoud-nest-pas-sioniste/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : «Soliloques» (extraits) de Kateb Yacine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/06/le-poeme-du-dimanche-soliloques-extraits-de-kateb-yacine/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/06/le-poeme-du-dimanche-soliloques-extraits-de-kateb-yacine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Mar 2022 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Jacqueline Arnaud]]></category>
		<category><![CDATA[Kateb Yacine]]></category>
		<category><![CDATA[Nedjma]]></category>
		<category><![CDATA[poète algérien]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=382840</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le grand écrivain algérien, Kateb Yacine &#8211; on devrait écrire Yacine Kateb &#8211; n’a que 15 ans quand il commence à écrire  »Soliloques », recueil qui sera publié, en 1946, après les événements dramatiques de Sétif, le 8 mai 1945, où l’élève Kateb, fut arrêté et emprisonné. Kateb, dira plus tard, que «dans ces poèmes de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/06/le-poeme-du-dimanche-soliloques-extraits-de-kateb-yacine/">Le poème du dimanche : «Soliloques» (extraits) de Kateb Yacine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Kateb-Yacine.jpg" alt="" class="wp-image-382841"/></figure></div>



<p><strong><em>Le grand écrivain algérien, Kateb Yacine &#8211; on devrait écrire Yacine Kateb &#8211; n’a que 15 ans quand il commence à écrire  »Soliloques », recueil qui sera publié, en 1946, après les événements dramatiques de Sétif, le 8 mai 1945, où l’élève Kateb, fut arrêté et emprisonné.</em></strong></p>



<span id="more-382840"></span>



<p>Kateb, dira plus tard, que <em>«dans ces poèmes de jeunesse, il y a deux thèmes majeurs&nbsp;: l’amour et la révolution»</em>.&nbsp;Ils constituent, pour lui, <em>«l’acte de naissance de Nedjma», </em>son célèbre roman. Il n’est pas difficile d’écrire, qu’à la base de l’œuvre de Kateb et de son écriture, il y a, la poésie.</p>



<p>Né en 1929, à Constantine, il est poète, romancier, dramaturge, journaliste. Intellectuel engagé, s’affirmant algérien, ancré dans la berbérité, il considère son écriture en langue française comme <em>«un butin de guerre»</em>. Il fit du théâtre une cause militante, jusque dans les milieux de l’émigration en France, il décède à Grenoble, en 1989.</p>



<p>Œuvres&nbsp;: <em>Soliloques</em>, poésie, 1946, rééd. La découverte, 1991; <em>Nedjma</em>, roman, 1956&nbsp;(trad. en arabe par Mohamed Koubaâ, Ed. Cérès); <em>Le cercle de</em> <em>représailles</em>, théâtre, 1959; <em>Le polygone étoilé</em>, roman, 1966; <em>L’homme aux</em> <em>sandales de caoutchouc</em>, théâtre, 1970; <em>L’œuvre en fragments</em>, 1986 (établie par Jacqueline Arnaud).</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p class="has-text-align-center"><em><strong>I</strong></em></p>



<p><em>En des mondes</em></p>



<p><em>Par moi seul parcourus,</em></p>



<p><em>Glissent des mirages sans nom.</em></p>



<p><em>Il fut un rêve</em></p>



<p><em>O si clair&nbsp;!&#8230;</em></p>



<p><em>Où j’allais, mes chimères</em></p>



<p><em>Fleurissant,</em></p>



<p><em>Cependant qu’aux cafés maures</em></p>



<p><em>Chevauchait l’esprit</em></p>



<p><em>Des diwans antiques…</em></p>



<p><em>Ainsi, revenu</em></p>



<p><em>D’un sortilège,</em></p>



<p><em>J’ai bu aux sources du désespoir.</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em><strong>II</strong></em></p>



<p><em>J’aime et suis pendu</em></p>



<p><em>A des arbres de folie…</em></p>



<p><em>Souvent, quand monte</em></p>



<p><em>Le cri des amours immolées,</em></p>



<p><em>L’on voit aller, se dressant,</em></p>



<p><em>Des spectres de jeunesse…</em></p>



<p><em>Pouvoir</em></p>



<p><em>Se désaltérer aux&nbsp;«zâatars»</em></p>



<p><em>Des yeux d’innocence&nbsp;!</em></p>



<p><em>Dormir, mourir,</em></p>



<p><em>Pour s’abreuver aux nectars</em></p>



<p><em>Des âmes mouillées…</em></p>



<p><em>Errer par les soirs</em></p>



<p><em>Aux refuges</em></p>



<p><em>Où dort</em></p>



<p><em>Un parfum sacrilège…</em></p>



<p><em>Une autre nymphe</em></p>



<p><em>A pris son vol</em></p>



<p><em>Et se posera</em></p>



<p><em>Quand ces soirs seront tristes.</em></p>



<p><em>J’ai fermé les yeux</em></p>



<p><em>A la gazelle timide</em></p>



<p><em>Qui vint, l’autre soir</em></p>



<p><em>Bramer aux portes de l’espoir,</em></p>



<p><em>Et j’ai voulu crier,</em></p>



<p><em>Comme si le cœur parlait</em></p>



<p><em>Au cours du rêve…</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em><strong>III</strong></em></p>



<p><em>Enfin, ivre</em></p>



<p><em>D’un vin de pensées mortes,</em></p>



<p><em>J’ai cuvé ma folie.</em></p>



<p><em>O partir&nbsp;!</em></p>



<p><em>Et pourtant…</em></p>



<p><em>Partir c’est délaisser.</em></p>



<p><em>Pourquoi ne point regarder</em></p>



<p><em>Ce qui retient,</em></p>



<p><em>Car seuls les morts</em></p>



<p><em>Partent les yeux fermés&nbsp;!</em></p>



<p><em>Pourquoi ne point comprendre</em></p>



<p><em>Que les sanglots sont les échos</em></p>



<p><em>Des âmes caverneuses…</em></p>



<p><em>Car partir dans la poussière</em></p>



<p><em>D’objets chéris,</em></p>



<p><em>C’est briser quelque cœur</em></p>



<p><em>Et mettre un pied dessus&nbsp;!</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>Imprimerie Le réveil bônois, 1946, Annaba.</strong></em></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="O7rWqUSqnp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/18/le-poeme-du-dimanche-dix-poemes-courts-de-kateb-yacine/">Le poème du dimanche : « Dix poèmes courts » de Kateb Yacine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : « Dix poèmes courts » de Kateb Yacine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/18/le-poeme-du-dimanche-dix-poemes-courts-de-kateb-yacine/embed/#?secret=ZNwWABen98#?secret=O7rWqUSqnp" data-secret="O7rWqUSqnp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VjLG6d9IU2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/11/le-poeme-du-dimanche-il-sera-ecrit-de-malek-haddad/">Le poème du dimanche : ‘‘Il sera écrit’’ de Malek Haddad</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Il sera écrit’’ de Malek Haddad » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/11/le-poeme-du-dimanche-il-sera-ecrit-de-malek-haddad/embed/#?secret=0eZE1Yg2vQ#?secret=VjLG6d9IU2" data-secret="VjLG6d9IU2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8mL31M5Q7G"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/25/le-poeme-du-dimanche-quatre-poemes-de-rabah-belamri/">Le poème du dimanche : Quatre poèmes de Rabah Belamri</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : Quatre poèmes de Rabah Belamri » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/25/le-poeme-du-dimanche-quatre-poemes-de-rabah-belamri/embed/#?secret=MXWJyRekUH#?secret=8mL31M5Q7G" data-secret="8mL31M5Q7G" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/06/le-poeme-du-dimanche-soliloques-extraits-de-kateb-yacine/">Le poème du dimanche : «Soliloques» (extraits) de Kateb Yacine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/06/le-poeme-du-dimanche-soliloques-extraits-de-kateb-yacine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : « Dix poèmes courts » de Kateb Yacine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/18/le-poeme-du-dimanche-dix-poemes-courts-de-kateb-yacine/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/18/le-poeme-du-dimanche-dix-poemes-courts-de-kateb-yacine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jul 2021 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Constantine]]></category>
		<category><![CDATA[Kateb Yacine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=356556</guid>

					<description><![CDATA[<p>Yacine Kateb, plus connu sous son nom de plume Kateb Yacine, né le 2 août 1929 à Constantine, en Algérie, et mort le 28 octobre 1989 à Grenoble, en France,&#160;il est enterré au cimetière d&#8217;Al Alia à Alger. Issu d&#8217;une famille de berbères chaouis lettrée de Nadhor, actuellement dans la wilaya de Guelma, Kateb Yacine...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/18/le-poeme-du-dimanche-dix-poemes-courts-de-kateb-yacine/">Le poème du dimanche : « Dix poèmes courts » de Kateb Yacine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Kateb-Yacine-Ban.jpg" alt="" class="wp-image-356557"/></figure></div>



<p><strong><em>Yacine Kateb, plus connu sous son nom de plume Kateb Yacine, né le 2 août 1929 à Constantine, en Algérie, et mort le 28 octobre 1989 à Grenoble, en France,&nbsp;il est enterré au cimetière d&rsquo;Al Alia à Alger.</em></strong> <strong><em>Issu d&rsquo;une famille de berbères chaouis lettrée de Nadhor, actuellement dans la wilaya de Guelma</em></strong><em>,</em><strong><em> Kateb Yacine est romancier et dramaturge visionnaire, considéré grâce à son roman  »Nedjma » comme le fondateur de la littérature algérienne moderne</em>.<em> Il reste aussi pour la postérité comme un grand poète.</em> </strong></p>



<span id="more-356556"></span>



<p>Le jeune Kateb, fils d&rsquo;un père avocat et d&rsquo;un grand-père magistrat, étudie successivement à l&rsquo;école française à Lafayette (Bougaa en basse Kabylie, actuelle wilaya de Sétif) où sa famille s&rsquo;est installée, puis en 1941, comme interne, au lycée Albertini de Sétif devenu lycée Kerouani après l&rsquo;indépendance.</p>



<p>Kateb Yacine était avant tout un poète rebelle. Vingt ans après sa disparition, il occupe en Algérie la place d&rsquo;un mythe national et reste aussi l’une des figures les plus importantes et révélatrices de l’histoire franco-algérienne, toute de douleurs et de passions.</p>



<p>Témoin de la répression sanglante des manifestations du 8 mai 1945 à Sétif, il publie ses premiers poèmes l&rsquo;année suivante : <em> »Soliloques »</em>. Dix ans plus tard paraît son roman <em> »Nedjma »</em> (1981). À partir de 1959, il écrit surtout pour le théâtre : &lsquo;<em>&lsquo;Le cercle des représailles »</em> (1959), <em> »L&rsquo;homme aux sandales de caoutchouc »</em> (1970), <em> »Mohammed, prends ta valise »</em> (1971), <em> »La guerre de 2000 ans »</em> (1974), <em> »Palestine trahie »</em> (1978)&#8230; Parmi ses livres majeurs, il faut encore citer <em> »Le polygone étoilé »</em> (1966) et <em> »L&rsquo;œuvre en fragments » </em>( 1986).</p>



<p class="has-text-align-center">&#8211; 1 &#8211;</p>



<p><em>J’ai plongé dans le néant</em></p>



<p><em>Et aujourd’hui je suis renaissant</em></p>



<p><em>Hier j’étais dans l’abîme</em></p>



<p><em>Demain je serai grandissime</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>Étranger est l’Éternel</strong></em>, ed. Edmond Chemin, 2016.</p>



<p class="has-text-align-center">-2-</p>



<p><em>Descendons dans les rues</em></p>



<p><em>Beaux et complètement nus</em></p>



<p><em>C&rsquo;est ainsi en étant à notre avantage</em></p>



<p><em>Que nous obtiendrons le meilleur éclairage</em></p>



<p><em>Chantons à haute voix sur les toits</em></p>



<p><em>N&rsquo;attendons pas d&rsquo;être aux abois</em></p>



<p><em>N&rsquo;attendons pas que le destin nous dérange</em></p>



<p><em>Nous ne serons jamais des anges</em></p>



<p><em>Prenons-le à bras-le-corps</em></p>



<p><em>Défions même la mort</em></p>



<p><em>Allons jusqu&rsquo;au bout de nos rêves</em></p>



<p><em>Là où jamais ils ne s&rsquo;achèvent</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>Éclats de miroirs</strong></em>, ed. Edmond Chemin, 2019.</p>



<p class="has-text-align-center">&#8211; 3 &#8211;</p>



<p><em>Celui qui connaît la vérité ne cherche pas à plaire</em></p>



<p><em>Encore moins à se satisfaire</em></p>



<p><em>Il vit spontanément</em></p>



<p><em>Il peut être avide et violent</em></p>



<p><em>Ou tout donner avec une douceur merveilleuse</em></p>



<p><em>Sa sincérité est toujours prodigieuse</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>Éclats de miroirs</strong></em>, ed. Edmond Chemin, 2019.</p>



<p class="has-text-align-center">&#8211; 4 &#8211;</p>



<p><em>À chaque jour suffit sa joie</em></p>



<p><em>Et à chacun suffit sa voie</em></p>



<p><em>Va toujours vers ce qui te plaît</em></p>



<p><em>Mais ne regarde jamais à côté</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>Poèmes de mon nouvel âge</strong></em>, ed. Edmond Chemin, 1998, 2016.</p>



<p class="has-text-align-center">&#8211; 5 &#8211;</p>



<p><em>Aimer est une joie en soi</em></p>



<p><em>Qui ne se partage pas</em></p>



<p><em>À vrai dire aimer est égoïste</em></p>



<p><em>L&rsquo;amour n&rsquo;est pas un moraliste</em></p>



<p><em>Ce n&rsquo;est pas un objet de représentation</em></p>



<p><em>Ce n&rsquo;est pas un objet de consommation</em></p>



<p><em>Et si par hasard malgré nous il s&rsquo;exprime</em></p>



<p class="has-text-align-left"><em>Ne le laissons jamais devenir légitime</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>Éclats de miroirs</strong></em>, ed. Edmond Chemin, 2019.</p>



<p class="has-text-align-center">&#8211; 6 &#8211;</p>



<p><em>Tu es lumière et tu retourneras en lumière</em></p>



<p><em>Au-dessus des nuages le ciel est toujours bleu</em></p>



<p><em>Et c&rsquo;est à la fin de la nuit que le soleil se lève radieux</em></p>



<p><em>Tu es lumière et tu retourneras en lumière</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>Éclats de miroirs</strong></em>, ed. Edmond Chemin, 2019.</p>



<p class="has-text-align-center">&#8211; 7 &#8211;</p>



<p><em>Toute beauté n&rsquo;est qu&rsquo;une expression</em></p>



<p><em>D&rsquo;une beauté bien plus belle encore</em></p>



<p><em>C&rsquo;est la vérité</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>Éclats de miroirs</strong></em>, ed. Edmond Chemin, 2019.</p>



<p class="has-text-align-center">&#8211; 8-</p>



<p><em>Quand l&rsquo;orgueil fait naufrage</em></p>



<p><em>Il prend l&rsquo;autre pour otage</em></p>



<p><em>En lui donnant l&rsquo;amour pour rançon</em></p>



<p><em>Il le guérit sans raison</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>Poèmes de mon nouvel âge</strong></em>, ed. Edmond Chemin, 1998, 2016.</p>



<p class="has-text-align-center">&#8211; 9 &#8211;</p>



<p><em>Je pars toujours de la fin pour arriver au début</em></p>



<p><em>Comme ça j’ai déjà tout vécu</em></p>



<p><em>Je ne cherche pas de rivage</em></p>



<p><em>Mais sans relâche je nage je nage je nage</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>L’Autre Ici</strong></em>, ed. Edmond Chemin, 2015.</p>



<p class="has-text-align-center">&#8211; 10 &#8211;</p>



<p><em>Tu t&rsquo;aperçois là-bas loin d&rsquo;où tu es</em></p>



<p><em>Car tu confonds le vrai et son reflet</em></p>



<p><em>Le masque et la face</em></p>



<p><em>Ce qui est immuable et ce qui passe</em></p>



<p><em>Le meilleur de ton être ne peut être vu</em></p>



<p><em>Ne peut être entendu</em></p>



<p><em>Le meilleur de ton être</em></p>



<p><em>C&rsquo;est ce que tu ne peux jamais paraître</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>Éclats de miroirs</strong></em>, ed. Edmond Chemin, 2019.</p>



<p><a href="https://www.diffusinfolivres.com/pages/les-livres/textes-choisis/page-14.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Sélection complète des poèmes courts réalisée par Jean-Paul Inisan.</strong> </a></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EXY3aJvnpN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/11/le-poeme-du-dimanche-il-sera-ecrit-de-malek-haddad/">Le poème du dimanche : ‘‘Il sera écrit’’ de Malek Haddad</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Il sera écrit’’ de Malek Haddad » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/11/le-poeme-du-dimanche-il-sera-ecrit-de-malek-haddad/embed/#?secret=sSHXSg9A4H#?secret=EXY3aJvnpN" data-secret="EXY3aJvnpN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xEtqi9oNaU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/25/le-poeme-du-dimanche-quatre-poemes-de-rabah-belamri/">Le poème du dimanche : Quatre poèmes de Rabah Belamri</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : Quatre poèmes de Rabah Belamri » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/25/le-poeme-du-dimanche-quatre-poemes-de-rabah-belamri/embed/#?secret=Q7FQpGVaQV#?secret=xEtqi9oNaU" data-secret="xEtqi9oNaU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/18/le-poeme-du-dimanche-dix-poemes-courts-de-kateb-yacine/">Le poème du dimanche : « Dix poèmes courts » de Kateb Yacine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/18/le-poeme-du-dimanche-dix-poemes-courts-de-kateb-yacine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
