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	<title>Archives des Khemaïs Gharbi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Khemaïs Gharbi - Kapitalis</title>
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		<title>Les peuples du Sud ne plient pas devant l&#8217;hégémonie occidentale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 06:20:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les peuples du Sud ont, à travers les siècles, opposé à la domination occidentale une même réponse : résister, encore et toujours.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/les-peuples-du-sud-ne-plient-pas-devant-lhegemonie-occidentale/">Les peuples du Sud ne plient pas devant l&rsquo;hégémonie occidentale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Du combat de l’Emir Abdelkader face à l’expansion coloniale française, à la détermination de Ho Chi Minh défiant les puissances impériales, en passant par la résilience de Patrice Lumumba jusqu’à l’action héroïque de Gamal Abdel Nasser, face à l’agression tripartite lors de la crise de Suez, défiant l’ordre établi, les peuples du Sud ont, à travers les siècles, opposé à la domination occidentale une même réponse : résister, encore et toujours.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi *</strong></p>



<span id="more-18628252"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il est des moments dans l’Histoire où les peuples cessent d’être des spectateurs pour redevenir des acteurs. Des instants rares où, au milieu des décombres et des humiliations accumulées, surgit une vérité ancienne : celle de la dignité qui ne se négocie pas.</p>



<p>Et pourtant, que de chemins brisés.</p>



<p>Le tiers-monde — ou ce que l’on nommait ainsi avec condescendance — n’a pas seulement été une géographie. Il a été une succession d’espoirs contrariés. Des indépendances chèrement acquises, aussitôt fragilisées. Des révoltes étouffées, des élans dévoyés, des divisions savamment entretenues. Les victoires d’hier se sont souvent muées en désillusions, et les promesses en fractures.</p>



<p>Nos faiblesses ont parfois ouvert la voie à des retours insidieux. À des formes renouvelées de domination, plus subtiles, mais tout aussi efficaces. Comme si l’Histoire refusait de nous laisser pleinement écrire la nôtre.</p>



<p>Mais voici que quelque chose vacille.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne jamais plier, toujours faire face</h2>



<p>Nous assistons aujourd’hui, sous nos yeux, à une scène que beaucoup croyaient impossible : un pays du monde dit <em>«en développement», </em>l’Iran en l’occurrence, qui, au lieu de plier, choisit de faire face. Qui, au lieu de céder, résiste. Qui, au lieu de disparaître dans le silence, impose sa présence.</p>



<p>Face à lui, non pas une puissance isolée, les Etats-Unis, mais un bloc, une mécanique, une certitude de domination. Et pourtant, cette certitude s’effrite. Car la force brute ne suffit plus lorsque, en face, un peuple décide de ne plus avoir peur.</p>



<p>Ce n’est pas tant l’issue militaire qui marque les esprits. L’Histoire a montré que les rapports de force sont souvent inégaux. Non — ce qui compte ici, c’est autre chose. C’est cette capacité à transformer l’épreuve en ciment. À faire de la résistance un langage commun. À souder un peuple autour d’une idée simple, mais révolutionnaire : nous pouvons tenir.</p>



<p>Car la véritable victoire, dans ces moments-là, ne se mesure pas uniquement en territoires ou en traités. Elle se lit dans les regards. Dans la fierté retrouvée. Dans la conviction, fragile mais tenace, que même face aux plus grandes puissances, l’homme debout reste une force.</p>



<p>Et c’est là, peut-être, que nous sommes à un tournant.</p>



<p>Non pas un tournant géopolitique — l’Histoire en a connu d’autres — mais un tournant moral. Un basculement silencieux où les peuples longtemps relégués aux marges redécouvrent leur propre puissance intérieure.</p>



<p>Cela ne signifie pas que les rapports de domination disparaissent. Ni que les injustices s’effacent. Mais cela signifie qu’un imaginaire se fissure : celui de l’invincibilité des puissants.</p>



<p>Et lorsque cet imaginaire tombe, tout devient possible.</p>



<p>Il ne s’agit pas de désigner des vérités absolues, ni de distribuer les rôles du bien et du mal avec simplisme. Il s’agit de constater un fait essentiel : lorsqu’un peuple choisit de résister, il ne se contente pas de répondre à une agression — il se redéfinit.</p>



<p>Il devient autre chose que ce que l’on avait prévu pour lui.</p>



<p>Alors, peut-être, faut-il relire notre Histoire autrement. Non plus comme une succession de défaites, mais comme une longue école de résistance. Une mémoire accumulée, prête à resurgir lorsque les circonstances l’exigent.</p>



<p>Car au fond, la question n’est pas de savoir qui a vaincu.</p>



<p>La question est de savoir qui, dans le tumulte, a su rester debout. Qui a su transformer la douleur en force. Qui a su, malgré tout, faire naître l’espoir.</p>



<p>Et au-delà des figures, au-delà des noms gravés dans les livres, il y a ceux que l’Histoire n’a pas retenus. Les anonymes. Les oubliés. Ceux qui, génération après génération, ont porté en silence ce feu fragile et indestructible.</p>



<p>Un feu qui ne consume pas, mais qui régénère.</p>



<p>Un feu transmis dans les regards, dans les mots chuchotés, dans les refus obstinés.</p>



<p>À ceux-là — connus ou invisibles — qui n’ont jamais cessé d’y croire, même lorsque tout semblait perdu, même lorsque la nuit paraissait sans fin,</p>



<p>À ceux qui ont gardé, au fond d’eux-mêmes, la braise intacte de la résistance,</p>



<p>Nous devons plus qu’un souvenir.</p>



<p>Nous leur devons ce que nous sommes encore capables de devenir.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur. </em></p>
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		<item>
		<title>Le crépuscule du droit international ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/le-crepuscule-du-droit-international/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 06:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il fut un temps où les nations prétendaient soumettre la guerre à des règles. Ce temps est-il aujourd'hui révolu ? </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le premier jour de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, une école de jeunes filles a été bombardée. Plus de 175 victimes. Des enfants, des adolescentes, des vies brisées avant même d’avoir commencé. Ce drame, à lui seul, dit beaucoup plus que de longs discours : lorsque l’école devient une cible, c’est que les règles censées limiter la guerre ont déjà cessé d’exister.</em></strong> <em>(Photo : L’école primaire de filles à Minab (Iran) bombardée le 28 février 2026 par des frappes aériennes américaines).</em></p>



<p><strong>Khemaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-18477716"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" style="width:199px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il fut pourtant un temps où les nations prétendaient soumettre la guerre à des règles. Après les catastrophes du XXᵉ siècle, le monde avait tenté d’ériger un rempart juridique contre la barbarie. Avec la création de l’Organisation des Nations Unies et l’adoption des conventions de Genève, l’humanité avait voulu croire qu’il était possible d’imposer des limites à la violence des États. Même dans la guerre, disait-on, certaines lignes ne devaient jamais être franchies.</p>



<p>Certes, ce système n’a jamais été parfait. Les grandes puissances l’ont souvent contourné, et le droit de veto au Conseil de sécurité a régulièrement paralysé les institutions censées le défendre. Pourtant, malgré ses failles, il existait au moins un langage commun : celui du droit, qui permettait de nommer les crimes, de protéger les civils et de rappeler que la force ne devait pas être l’unique loi des relations internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un édifice qui vacille</h2>



<p>Aujourd’hui, ce fragile édifice semble vaciller. Le véritable vaincu de cette guerre n’est pas seulement l’une des parties engagées sur le terrain : c’est le droit international lui-même. Non pas parce qu’il est violé — il l’a souvent été dans l’histoire — mais parce que sa violation se déroule désormais presque sans conséquence politique. Lorsque les règles sont bafouées sans que les institutions censées les défendre puissent agir, ce ne sont pas seulement des principes abstraits qui s’effondrent : c’est la crédibilité même de l’ordre international.</p>



<p>Tout cela survient à peine quelques mois après le génocide des Palestiniens de Gaza et la destruction barbare de leurs villes, de leurs villages et de leurs camps. Ceux qui s’attendaient à un réveil des consciences découvrent avec stupeur que, pour beaucoup de bien-pensants en Occident, les préoccupations du moment semblent ailleurs : le prix du pétrole, l’état des marchés ou l’organisation des prochaines vacances.</p>



<p>Le Moyen-Orient apparaît ainsi comme un véritable cimetière du droit international. Les principes élaborés au fil de décennies semblent y perdre leur force normative, comme si les tragédies du passé n’avaient rien appris au monde.</p>



<p>La responsabilité morale de cette faillite pèse particulièrement sur les puissances qui s’étaient proclamées gardiennes de cet ordre. La première puissance mondiale, longtemps présentée comme l’architecte et le garant de cet équilibre juridique, donne aujourd’hui le sentiment d’avoir failli à cette mission. Lorsque le défenseur proclamé des règles semble lui-même prêt à les relativiser, le message envoyé au reste du monde est redoutable : pourquoi respecter un droit que ceux qui l’ont façonné paraissent eux-mêmes disposés à contourner ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La loi de la jungle</h2>



<p>Le danger est immense. Si le droit international cesse d’être perçu comme une norme contraignante, il ne restera bientôt qu’un instrument politique, invoqué lorsque cela arrange et oublié lorsque cela gêne. Dans un tel monde, les États les plus puissants imposeront leur volonté, tandis que les plus faibles n’auront d’autre choix que l’alignement ou la résistance désespérée.</p>



<p>Ce serait alors le retour à ce que l’histoire a connu de plus sombre : un système international dominé par la force brute, où la diplomatie ne serait plus qu’un masque posé sur la loi de la jungle.</p>



<p>La question posée par cette guerre dépasse donc de loin le théâtre des combats. Elle engage l’avenir même de l’ordre mondial : le droit international peut-il encore limiter la violence des États, ou n’est-il déjà plus qu’une illusion fragile, survivant dans les discours mais vaincue dans les faits ?</p>



<p><em>* Ecrivain et traducteur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FCcred35Uz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/le-droit-international-est-desormais-une-epee-aux-mains-des-puissants/">Le droit international est désormais une épée aux mains des puissants</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le droit international est désormais une épée aux mains des puissants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/le-droit-international-est-desormais-une-epee-aux-mains-des-puissants/embed/#?secret=4hanX0PSmM#?secret=FCcred35Uz" data-secret="FCcred35Uz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em><br></em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gaza, Ukraine, Iran │ Répétition tragique des erreurs du passé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/18/gaza-ukraine-iran-%e2%94%82-repetition-tragique-des-erreurs-du-passe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 07:34:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les guerres contre Gaza, l'Ukraine et l'Iran prouvent l’impasse d’une vision du monde où la force militaire devient la seule réponse aux défis de notre temps. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/18/gaza-ukraine-iran-%e2%94%82-repetition-tragique-des-erreurs-du-passe/">Gaza, Ukraine, Iran │ Répétition tragique des erreurs du passé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Tout paraît comme un clou pour celui qui ne possède qu’un marteau.» Cette maxime attribuée au psychologue Abraham Maslow résume avec acuité l’impasse d’une vision du monde où la force militaire devient la seule réponse aux défis de notre temps. Ce que nous observons aujourd’hui, tant dans l’escalade entre la Russie et l’Ukraine, Israël et l’Iran, qu’à Gaza, illustre l’échec retentissant de cette réponse, ressuscitée sans nuance par le nouveau locataire de la Maison-Blanche.</em></strong></p>



<p><strong>Khemais Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-16794374"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’idée selon laquelle on pourrait imposer la paix par la force est une illusion ancienne, dangereuse et profondément incompatible avec les principes du droit international. Elle ne produit ni sécurité ni stabilité, mais bien l’inverse : la haine, la destruction, et les germes de nouveaux conflits.</p>



<p>Mais cette croyance n’est pas neuve. Elle a déjà conduit au désastre. L’histoire nous en a laissé une leçon amère : les Accords de Munich de 1938.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Munich 1938 : la paix par la soumission à la force</h2>



<p>En 1938, face aux exigences d’Adolf Hitler d’annexer les Sudètes et d’expulser les populations tchèques de ces régions, les dirigeants britanniques et français ont cru préserver la paix en cédant à ses pressions.</p>



<p>Neville Chamberlain, Premier ministre britannique, pensait avoir évité la guerre en sacrifiant la souveraineté tchécoslovaque. Il revenait de Munich en déclarant avoir obtenu la <em>«paix pour notre temps»</em>. En réalité, il n’avait obtenu que la soumission au fait accompli de la force.</p>



<p>C’est alors que Winston Churchill prononça cette réplique restée dans l’histoire : <em>«Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre.»</em></p>



<p>Ces mots sont d’une justesse tragique. L’Europe avait voulu préserver la paix à tout prix, même au prix de l’abandon du droit et de la justice. Elle a eu l’humiliation… et la guerre, en moins d’un an.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2025 : le retour de la politique de la canonnière</h2>



<p>En six mois, la politique étrangère américaine, marquée par la menace permanente de la force, a produit des résultats accablants :</p>



<p>&#8211; la perpétuation du génocide à Gaza, amorcé avant la réélection du président, avec 160 000 Palestiniens morts ou blessés, une population exsangue privée d’abris, de nourriture, d’eau, d’hôpitaux, de soins, de perspectives;</p>



<p>&#8211; une nouvelle région en flammes, avec l’entrée dans une phase ouverte du conflit armé entre l’Iran et Israël, porteur de conséquences potentiellement dévastatrices à l’échelle mondiale.</p>



<p>Tout cela n’a apporté ni sécurité, ni paix, ni règlement durable. La violence engendre la violence. Et les peuples d’aujourd’hui ne sont plus désarmés comme en 1938 : la disproportion militaire est bien moins certaine, et la spirale de l’armement et de la violence peut rapidement devenir incontrôlable.</p>



<p>Ni&nbsp;Dôme de Fer, ni&nbsp;Dôme d’Acier&nbsp;ne pourront garantir une sécurité totale. Seul&nbsp;le dôme de la paix, invisible mais solide, peut protéger durablement un peuple — en assurant des relations stables avec ses voisins, fondées non sur la peur ou la domination, mais sur le respect mutuel.</p>



<p>Un pays ne peut durablement vivre en sécurité si ses voisins vivent dans l’humiliation, la peur de l’expulsion, ou la contamination permanente par des conflits qu’on leur impose. La puissance militaire ne doit pas devenir un permis d’annexer, de mépriser, ni de déplacer les problèmes au-delà de ses frontières.</p>



<p>Aucune ville, si fortifiée soit-elle, n’est à l’abri de la folie humaine. Le monde entier se souvient des tours jumelles de New York, frappées au cœur d’un pays que l’on croyait inattaquable. Aujourd’hui, en voyant des villes du Moyen-Orient rivaliser en ruines, qui aurait cru que&nbsp;Tel-Aviv&nbsp;et&nbsp;Jabaliya&nbsp;puissent, à terme, se refléter l’une dans l’autre — non dans la paix, mais dans la désolation ? Qui aurait imaginé que&nbsp;la guerre puisse faire ressembler des ennemis par le bas, jusque dans leurs décombres et leurs abris souterrains ?</p>



<p>C’est cela, le paradoxe cruel de la force : elle détruit l’autre… mais finit toujours par se retourner contre soi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le droit, seule base d’une paix durable</h2>



<p>Il ne peut y avoir de paix durable sans le respect du droit. Pas de solution aux problèmes complexes sans concessions réciproques.</p>



<p>La seule voie de sortie viable réside dans le dialogue, la diplomatie, les accords multilatéraux, le respect du droit international et des résolutions de l’Onu.</p>



<p>Les peuples n’aspirent pas à mourir sous les bombes. Ils veulent vivre. Ils veulent consacrer leur énergie aux véritables périls de notre temps :</p>



<p>&#8211; les catastrophes climatiques;</p>



<p>&#8211; les pandémies;</p>



<p>&#8211; les inégalités croissantes.</p>



<p>La politique du Far West — celle du revolver posé sur le pupitre de justice — comme dans la bande dessinée de&nbsp;Lucky Luke, est une caricature du droit. C’est le règne de l’arbitraire, où la loi est inversée, comme ce juge qui lit son code à l’envers, revolver à la main.</p>



<p>Cette époque doit être révolue. La force brute ne construit rien de solide.</p>



<p>En 1938, le monde a choisi l’illusion de la paix par la soumission à la force. Il a reçu la guerre en retour.</p>



<p>En 2025, il est encore temps d’éviter la même erreur. La paix ne se construit pas par la force. Elle se bâtit avec le droit, la justice, et le courage de parler — même à ses ennemis.</p>



<p>La paix imposée par la force n’est qu’un mirage : elle sacrifie le droit sans jamais garantir la paix. Il est temps d’inverser les priorités — puiser notre force dans le droit et la justice, pour bâtir une paix digne… et dans l’honneur.</p>



<p><em>Ecrivain et traducteur.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Utqmd2SGDT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/17/israel-iran-%e2%94%82les-etats-unis-vont-ils-etre-accules-a-sengager-dans-la-guerre/">Israël-Iran │Les Etats-Unis vont-ils être acculés à s’engager dans la guerre ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël-Iran │Les Etats-Unis vont-ils être acculés à s’engager dans la guerre ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/17/israel-iran-%e2%94%82les-etats-unis-vont-ils-etre-accules-a-sengager-dans-la-guerre/embed/#?secret=sXNruiI2At#?secret=Utqmd2SGDT" data-secret="Utqmd2SGDT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/18/gaza-ukraine-iran-%e2%94%82-repetition-tragique-des-erreurs-du-passe/">Gaza, Ukraine, Iran │ Répétition tragique des erreurs du passé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Quand Trump ressuscite la peine collective — et qu’un juge tente de sauver le droit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Jun 2025 07:14:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Khemaïs Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Kristi Noem]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sabry Soliman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump ramène la justice américaine deux siècles en arrière, en décidant l’expulsion de la femme et des cinq enfants d'un suspect avant même que la justice ne dise son mot. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/quand-trump-ressuscite-la-peine-collective-et-quun-juge-tente-de-sauver-le-droit/">Quand Trump ressuscite la peine collective — et qu’un juge tente de sauver le droit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En un seul geste, Donald Trump a ramené la justice américaine deux siècles en arrière, en décidant l’expulsion de la femme et des cinq enfants du suspect avant même que la justice ne dise son mot sur l’affaire. En cherchant à punir «préventivement» la famille d’un suspect, sans démonstration de leur implication, le chef de l’exécutif américain foule aux pieds un principe fondateur du droit moderne : nul ne peut être tenu responsable des actes d’autrui.</em></strong> <em>(Ph. Le suspect Mohamed Sabry Soliman/ Sa fille aînée Habiba Soliman).</em></p>



<p><strong>Khemaïs Gharbi </strong>*</p>



<span id="more-16725582"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le 1<sup>er</sup> juin 2025, Mohamed Sabry Soliman, ressortissant égyptien de 45 ans, est arrêté au Colorado après avoir lancé des engins incendiaires sur les participants à un rassemblement hebdomadaire en soutien aux otages israéliens retenus par le Hamas dans la bande de Gaza. Immédiatement qualifié d’<em>«attaque ignoble»</em> par les autorités, l’acte déclenche une vague d’indignation. Mais c’est la réaction des plus hautes sphères de l’exécutif qui provoque un véritable séisme juridique.</p>



<p>Dans les heures qui suivent, la famille entière de Soliman — son épouse, Hayam Salah Alsaid Ahmed Elgamal, 41 ans, et leurs cinq enfants, est arrêtée par les services de l’immigration. Sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux à ce stade, l’administration Trump annonce leur expulsion imminente. La Maison Blanche publie même sur son compte X un message glaçant : <em>«Six allers simples pour la femme et les cinq enfants de Mohamed»</em>. La ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, justifie cette mesure par une enquête en cours : <em>«Nous voulons savoir ce que sa famille savait de cette attaque et s’ils y ont participé.»</em></p>



<p>Mais cette présomption diffuse, sans preuves ni inculpation, ne convainc pas la justice. Le lendemain, un juge fédéral du Colorado suspend l’expulsion <em>«jusqu’à nouvel ordre»</em>, interdisant tout déplacement des membres de la famille hors de l’État ou des États-Unis, tant qu’un jugement n’a pas été rendu.</p>



<p>Mohamed et Hayam ont 5 enfants, 3 filles et 2 garçons. L&rsquo;aînée, Habiba, âgée de 18 ans, a expliqué que la famille avait déménagé aux Etats-Unis parce qu’elle ne pouvait pas suivre des études de médecine au Koweït.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le droit américain piétiné en direct</h2>



<p>Au-delà de l’émotion légitime provoquée par l’attaque, c’est une question fondamentale qui est posée : celle de la responsabilité individuelle. En cherchant à punir <em>«préventivement»</em> la famille d’un suspect, sans démonstration de leur implication, l’exécutif américain foule aux pieds un principe fondateur du droit moderne :&nbsp;<em>nul ne peut être tenu responsable des actes d’autrui</em>.</p>



<p>Ce principe n’est pas une abstraction. Il est l’un des piliers historiques du droit américain, affirmé dès la Révolution de 1776, consolidé dans la Constitution de 1787 et le Bill of Rights de 1791. Il marque une rupture avec les pratiques du droit colonial britannique, où les familles pouvaient être collectivement punies. Tout au long du XIX<sup>e</sup> siècle, les États-Unis ont renforcé ce socle :</p>



<p>• en limitant les peines collectives;</p>



<p>• en exigeant un procès équitable pour chaque accusé;</p>



<p>• et en ancrant la responsabilité pénale dans les actes individuels, et non dans les appartenances ou les liens familiaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une dérive qui inquiète jusque dans les rangs républicains</h2>



<p>Si la mesure a suscité les applaudissements des cercles trumpistes les plus radicaux, elle a provoqué malaise et inquiétude jusque chez certains juristes conservateurs, attachés à la tradition constitutionnelle américaine. Car il ne s’agit pas d’une simple expulsion administrative, mais bien d’un précédent grave : punir une femme et cinq enfants pour un acte qu’ils n’ont, à ce jour, ni commis ni aidé.</p>



<p>En agissant ainsi, le président Trump ne protège pas le droit américain : il le tord, le dénature, et l’exhibe comme un instrument de vengeance collective, au mépris de la justice individualisée que les États-Unis ont toujours prétendu incarner.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une décision suspendue, mais pas encore annulée </h2>



<p>Grâce à la décision conservatoire du juge fédéral, la famille Soliman reste pour l’heure protégée. Mais la menace demeure. Et au-delà de ce cas précis, une question plus large se pose : que reste-t-il de l’État de droit lorsque l’émotion politique prime sur les principes juridiques ? Que devient la démocratie lorsqu’un tweet peut valoir sentence ?</p>



<p>En un seul geste, Donald Trump a ramené la justice américaine deux siècles en arrière. Il faudra bien plus que l’intervention d’un juge pour éviter qu’elle n’y reste.</p>



<p><em>* Traducteur et écrivain.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/quand-trump-ressuscite-la-peine-collective-et-quun-juge-tente-de-sauver-le-droit/">Quand Trump ressuscite la peine collective — et qu’un juge tente de sauver le droit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Gaza : L’échec d’Israël face à la détermination des Palestiniens   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/31/gaza-lechec-disrael-face-a-la-determination-des-palestiniens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 08:52:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après 15 mois de bombardements israéliens sur Gaza, le Hamas et les Palestiniens sont toujours debout.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/31/gaza-lechec-disrael-face-a-la-determination-des-palestiniens/">Gaza : L’échec d’Israël face à la détermination des Palestiniens   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après quinze mois de bombardements intensifs sur la bande de Gaza, l’armée israélienne, soutenue diplomatiquement et militairement par les Etats-Unis, la première puissance mondiale, et la plupart des Etats européens, n’a pas atteint son objectif stratégique : déplacer ou éradiquer la population palestinienne de ce territoire exigu.</em></strong> <em>(Illustration : Après 15 mois de bombardements israéliens sur Gaza, les Palestiniens sont toujours debout.)</em></p>



<p><strong>Khemaïs Gharbi *</strong></p>



<span id="more-15360425"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Malgré l’ampleur de la destruction et le coût humain incommensurable, le peuple palestinien demeure fermement enraciné sur sa terre, démontrant une résilience qui défie toutes les projections militaires et politiques israéliennes.</p>



<p>Cet échec cinglant de l’Etat d’Israël et de ses alliés occidentaux met en lumière une vérité fondamentale : aucune puissance, quelle que soit son arsenal, ne peut éradiquer un peuple déterminé à défendre son existence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique de nettoyage ethnique</h2>



<p>Face à cette impasse, les États-Unis, par la voix du président Donald Trump, tentent d’obtenir par la ruse ce qu’Israël n’a pas pu arracher par la force. La récente proposition adressée à l’Égypte et à la Jordanie d’accueillir 1,5 million de Palestiniens de Gaza illustre une approche qui repose sur le fait accompli : forcer un exil massif sous couvert d’une solution «<em>humanitaire»</em>. Cependant, ni l’Égypte ni la Jordanie ne sont prêtes à endosser une telle responsabilité, conscientes que céder à cette demande reviendrait à cautionner une politique de nettoyage ethnique. Accepter un tel transfert reviendrait à entériner la disparition de la cause palestinienne, une perspective inacceptable tant pour ces nations que pour la communauté internationale.</p>



<p>Or, le peuple palestinien n’est pas un simple enjeu diplomatique que l’on peut déplacer au gré des intérêts stratégiques. Son droit à l’autodétermination a été reconnu par une majorité écrasante des États membres de l’Onu. Si la solution des deux États, portée par les résolutions onusiennes, et acceptée par les Palestiniens et les Arabes, n’a jamais pu voir le jour, c’est en grande partie en raison du veto systématique des États-Unis, protecteurs inconditionnels d’Israël depuis 1948. Ce soutien sans faille a permis à Tel-Aviv de s’affranchir du droit international, de poursuivre l’occupation et d’étendre la colonisation en toute impunité, retardant toute possibilité de paix durable.</p>



<p>Mais l’Histoire nous enseigne que la force brutale ne peut éternellement dicter l’ordre du monde. Aucun État, aussi puissant soit-il, ne peut redessiner la carte géopolitique selon ses seuls intérêts. Ceux qui misent sur la coercition, le chantage et la manipulation pour imposer leur volonté finissent tôt ou tard par se heurter aux dynamiques imprévisibles de l’évolution historique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La politique du fait accompli ne peut toujours triompher</h2>



<p>Le monopole de la puissance n’est plus ce qu’il était : les moyens de résistance, qu’ils soient diplomatiques, médiatiques ou militaires, se diversifient et se démocratisent. La politique du fait accompli, qui a longtemps servi Israël et ses alliés, se heurte aujourd’hui à une prise de conscience globale et à un monde en mutation.</p>



<p>L’échec d’Israël à Gaza est donc plus qu’un simple revers militaire; il signe l’effondrement d’une logique de domination qui croyait pouvoir écraser un peuple sans subir de contrecoup. Ni la force, ni la ruse, ni la complicité des grandes puissances ne peuvent effacer la légitimité de la cause palestinienne. Tant que le droit international sera bafoué et qu’une paix juste ne sera pas imposée, le conflit perdurera, avec des conséquences imprévisibles pour tous les acteurs impliqués.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/31/gaza-lechec-disrael-face-a-la-determination-des-palestiniens/">Gaza : L’échec d’Israël face à la détermination des Palestiniens   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les visages des prisonniers trahissent la moralité de leurs geôliers</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/27/les-visages-des-prisonniers-trahissent-la-moralite-de-leurs-geoliers/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 09:50:51 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[prisonniers palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les visages des prisonniers libérés sont le miroir impitoyable des valeurs de leurs geôliers. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/27/les-visages-des-prisonniers-trahissent-la-moralite-de-leurs-geoliers/">Les visages des prisonniers trahissent la moralité de leurs geôliers</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les visages des prisonniers libérés sont le miroir impitoyable des valeurs&nbsp;de leurs geôliers. Le contraste frappant entre ceux, alertes, bien nourris et souriants, des otages israéliennes libérées par le Hamas et ceux, tristes et marqués par les mauvais traitements subis, des prisonniers palestiniens libérés par Israël en dit long sur l’humanité et la moralité de leurs geôliers respectifs.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Khemaïs Gharbi * &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<span id="more-15310740"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’histoire se souvient. Elle grave dans notre mémoire collective les regards hagards, les silhouettes squelettiques et les corps brisés des prisonniers libérés des camps de la Seconde Guerre mondiale. Ces images, prises à la libération des camps nazis il y a 80 ans, hantent encore l’humanité comme un avertissement permanent contre la barbarie. Ces visages racontaient des histoires sans besoin de mots : celles de privations, d’humiliations et de traitements qui défiaient toute humanité. Le monde fut sidéré de constater jusqu’où la déshumanisation avait pu aller.</p>



<p>Il y a quelques jours, nous avons ressenti un soulagement de voir la libération de prisonniers dans un contexte bien différent, mais dont les échos rappellent ce que l’Histoire nous enseigne sur le traitement de l’ennemi. Des prisonniers palestiniens ont été libérés en contrepartie de la libération de soldates israéliennes. Et pourtant, un contraste saisissant a frappé les observateurs : les visages souriants des soldates israéliennes, otages du Hamas pendant quinze mois, leur allure soignée, leurs vêtements impeccables et leur énergie positive semblaient provenir d’un monde différent de celui des prisonniers palestiniens sortis des geôles israéliennes. Ces derniers, hagards, usés, marqués par des épreuves visibles, donnaient l’impression d’avoir été détenus dans des prisons du Moyen Âge.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un contraste frappant</h2>



<p>Le contraste devient encore plus frappant lorsque l’on examine les conditions de détention. Les soldates israéliennes, captives d’un groupe armé non étatique, ont été détenues sous des bombardements quasi quotidiens, dans des conditions épouvantables. Et pourtant, elles ont été protégées par leurs geôliers comme les prunelles de leurs yeux. À l’inverse, les prisonniers palestiniens étaient sous la garde d’un État constitué, bénéficiant de moyens modernes et à l’abri des bombardements. Cette réalité, inexplicable à première vue, interpelle même l’observateur le plus neutre. Que disent ces contrastes sur les valeurs de chaque camp et sur la manière dont l’ennemi est perçu et traité ?</p>



<p>Aujourd’hui, avec les moyens modernes de la télévision et des caméras, ces scènes ne sont plus seulement consignées dans les livres d’histoire : elles se déroulent sous nos yeux. Ces images frappent les consciences : elles révèlent, sans avoir besoin de témoignages, le traitement infligé aux captifs de chaque camp. Les premiers regards des prisonniers libérés parlent plus fort que mille discours. Leur état physique et mental devient un témoignage brut de leur captivité : étaient-ils nourris correctement ? Ont-ils subi des violences ou des humiliations ? Ont-ils été considérés comme des êtres humains ou réduits à de simples symboles de vengeance ?</p>



<p>À travers ces libérations, chaque camp expose une partie de son âme, souvent malgré lui. Les visages des prisonniers libérés témoignent, de manière cruelle mais implacable, des valeurs et de l’humanité — ou de son absence — des geôliers. <em>«Dis-moi comment tu traites ceux que tu détiens, et je te dirai qui tu es»</em>. Et dans cet exercice, c’est le Hamas qui montre davantage d’humanité et de morale que l’Etat d’Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le terreau des crimes à venir</h2>



<p>À la sortie des camps de la Seconde Guerre mondiale, l’humanité fut confrontée à l’horreur dans toute sa nudité. Ces scènes d’une brutalité inimaginable furent exposées, non pour humilier davantage, mais pour rappeler que l’oubli est le terreau des crimes à venir. Le peuple allemand, grand et capable de résilience, dut affronter cette mémoire collective, tout comme chaque nation confrontée à ses propres zones d’ombre.</p>



<p>Aujourd’hui encore, nous voyons les fantômes du passé ressurgir dans certains échanges de prisonniers. Les regards hagards, les corps fléchissant ou au contraire, les visages alertes et bien nourris nous rappellent une vérité simple et terrible : le traitement de l’ennemi prisonnier reflète la véritable nature de ses geôliers et des valeurs qu’ils prétendent défendre.</p>



<p>Puissions-nous, à travers ces images, nous regarder en face et comprendre que l’extrême, quel qu’il soit, n’est jamais un chemin vers la grandeur. L’histoire ne pardonne pas, pas plus que la mémoire humaine. Sauvegardons-nous de nous-mêmes, pour que ces horreurs appartiennent un jour définitivement au passé.</p>



<p>* <em>Ecrivain, traducteur</em>.<br><br></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/27/les-visages-des-prisonniers-trahissent-la-moralite-de-leurs-geoliers/">Les visages des prisonniers trahissent la moralité de leurs geôliers</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Moshe Yaalon : «Israël commet une épuration ethnique à Gaza»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/02/moshe-yaalon-israel-commet-une-epuration-ethnique-a-gaza/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 11:25:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crimes de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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		<category><![CDATA[nettoyage ethnique]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Moshe Yaalon, ancien ministre de la Défense israélien, a accusé Israël d’avoir commis des crimes de guerre et une épuration ethnique à Gaza.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/02/moshe-yaalon-israel-commet-une-epuration-ethnique-a-gaza/">Moshe Yaalon : «Israël commet une épuration ethnique à Gaza»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans des déclarations au radiodiffuseur public Kan et à la chaîne privée DemocratTV, dimanche 1<sup>er</sup> décembre 2024,</em></strong> <strong><em>Moshe Yaalon, ancien chef de l’armée et ministre de la Défense israélien, a accusé Israël d’avoir commis des crimes de guerre et une épuration ethnique dans la bande de Gaza. Silence complice des médias occidentaux qui n’ont pas cru devoir rapporter ces propos. </em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi *</strong></p>



<span id="more-14777035"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
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<p>Au cœur des tragédies humaines, le silence des grandes plumes du journalisme occidental résonne comme une trahison. Là où l’on attendait des dénonciations courageuses, on n’a trouvé qu’une omerta glaçante. L’épuration ethnique et le déracinement d’un peuple millénaire, les Palestiniens, se déroulent sous nos yeux, sur leur territoire ancestral, dans un vacarme d’explosions et un silence complice.</p>



<p>Les grands penseurs et donneurs de leçons de morale, si prompts à s’indigner lorsqu’il s’agit de condamner ailleurs, semblent soudain frappés de cécité et de mutisme lorsqu’il s’agit de Gaza. Pourtant, l’évidence est là. Aujourd’hui, Moshé Yaalon, ancien ministre israélien de la Défense – homme de guerre, faucon de la droite extrême et artisan des politiques coloniales – s’élève contre cette horreur. Il parle, sans détour, de <em>«nettoyage ethnique»</em>.</p>



<p>Lors d’une interview, Yaalon a déclaré : <em>«La route sur laquelle on est entraînés, c’est la conquête, l’annexion et le nettoyage ethnique.»</em> Évoquant la destruction systématique des villes de Gaza, il a décrit l’inhabitable, le chaos, l’effacement méthodique d’un peuple. Peut-on accuser cet homme, ancien membre du Likoud, de gauchisme? Faut-il l’étiqueter antisémite ou apologiste du terrorisme ?</p>



<p>Son témoignage est un miroir impitoyable pour ceux qui, dans les rédactions occidentales, ont choisi de détourner le regard. Il met en lumière leur hypocrisie et leur alignement idéologique avec les courants les plus extrêmes. Pire encore, il leur offre une ultime chance de dénoncer les crimes qu’ils ont jusqu’alors refusé de condamner.</p>



<p>Alors, que faudra-t-il de plus pour réveiller leur conscience? La providence leur tend une dernière perche, mais ils persisteront – j’en suis intimement convaincu – à trahir la mission première du journalisme : celle de porter la vérité, même lorsque celle-ci dérange.</p>



<p>J’accuse ces éditorialistes et journalistes en vue d’avoir volontairement ignoré les souffrances d’un peuple réduit à l’exil et à l extermination. J’accuse ces moralistes à géométrie variable d’avoir travesti l’histoire pour épargner un régime colonialiste. J’accuse ce silence de n’être rien d’autre qu’un crime par omission, une complicité par lâcheté.</p>



<p>Le temps viendra où les faits ne pourront plus être dissimulés. Ce jour-là, les mots qu’ils n’ont pas écrits les poursuivront comme des fantômes. Mais il sera trop tard pour se racheter.</p>



<p>* <em>Traducteur et écrivain.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rAmyMcLS2Q"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/22/qui-peut-encore-justifier-les-crimes-de-guerre-des-israeliens/">Qui peut encore justifier les crimes de guerre des Israéliens ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qui peut encore justifier les crimes de guerre des Israéliens ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/22/qui-peut-encore-justifier-les-crimes-de-guerre-des-israeliens/embed/#?secret=tbgK23wiXS#?secret=rAmyMcLS2Q" data-secret="rAmyMcLS2Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/02/moshe-yaalon-israel-commet-une-epuration-ethnique-a-gaza/">Moshe Yaalon : «Israël commet une épuration ethnique à Gaza»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’Arabie Saoudite et ses avancées socioculturelles face aux critiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Nov 2024 11:48:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[celui-là même qui a autorisé l’éclosion de la modernité occidentale]]></category>
		<category><![CDATA[conformisme]]></category>
		<category><![CDATA[haine de soi]]></category>
		<category><![CDATA[Khemaïs Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Riyad Fashion Week]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La récente libéralisation de certaines expressions culturelles en Arabie Saoudite suscitent des critiques déplacées.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans la nature humaine, il existe une tendance à critiquer sans cesse les actions, qu’elles soient celles d’individus, de communautés ou d’États souverains. Malgré les efforts pour progresser et moderniser, les critiques sont souvent acerbes et sans limites, surtout lorsque la haine ou le rejet sont à l’œuvre. Cet article se penche sur cette dynamique, en prenant comme exemple récent la manifestation culturelle <a href="https://www.riyadhfashionweek.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Riyadh Fashion Week 2024</a>.</em></strong></p>



<p><strong>Khemaïs Gharbi *</strong></p>



<span id="more-14627942"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-13007410" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
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<p>Lorsqu’une avancée est réalisée, comme la récente libéralisation de certaines expressions culturelles en Arabie Saoudite, les voix critiques émergent rapidement. Au lieu de se réjouir de ces progrès, beaucoup choisissent de les attaquer, souvent avec hostilité. Il est frappant de constater que ces critiques proviennent fréquemment des mêmes observateurs, révélant ainsi un schéma récurrent de <em>«Béni non non»</em>.</p>



<p>Prenons le cas de la manifestation culturelle à Riyad, qui a ouvert la porte à une modernité tant attendue. Cette initiative a été accueillie sur les réseaux sociaux, non pas avec des félicitations, mais par une avalanche de critiques. Certains observateurs, qui étaient auparavant actifs face aux restrictions imposées aux femmes, se sont soudainement exprimés avec véhémence. Plutôt que de saluer cette avancée, ils semblent prendre plaisir à critiquer sans objectif constructif, se livrant à une forme de vilipendage du tous azimuts.</p>



<p>Ces critiques illustrent un phénomène courant : la haine de soi. Souvent, les critiques venues de l’intérieur de la communauté arabe traduisent une lutte interne, où il peut être difficile d’accepter ses propres progrès. Ce sentiment est souvent alimenté par des craintes face à l’inconnu ou par un besoin de conformisme. Cela soulève une question essentielle : pourquoi est-il si difficile d’accepter le changement positif au sein de sa propre culture ?</p>



<p>Il est crucial de reconnaître que les avancées socioculturelles doivent être encouragées, même si elles suscitent des critiques. L’adage <em>«les chiens aboient, la caravane passe»</em> résume parfaitement cette situation. </p>



<p>Célébrons les pas en avant et engageons un dialogue constructif autour des évolutions, car chaque progrès constitue une avancée vers une société plus ouverte et inclusive. Embrassons le changement plutôt que de craindre le jugement et éviter de consacrer un temps précieux à la critique gratuite.</p>



<p>* <em>Traducteur et écrivain.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/15/larabie-saoudite-et-ses-avancees-socioculturelles-face-aux-critiques/">L’Arabie Saoudite et ses avancées socioculturelles face aux critiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Israël poursuit ses massacres à Gaza, le monde regarde avec indifférence</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/10/israel-poursuit-ses-massacres-a-gaza-le-monde-regarde-avec-indifference/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Aug 2024 12:12:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le bombardement aveugle de l’école Al-Tabaeen dans le quartier d’Al-Daraj au centre de la ville de Gaza a fait plus de 100 morts, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/10/israel-poursuit-ses-massacres-a-gaza-le-monde-regarde-avec-indifference/">Israël poursuit ses massacres à Gaza, le monde regarde avec indifférence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le bombardement aveugle ce matin du 10 août 2024 de l’école Al-Tabaeen dans le quartier d’Al-Daraj au centre de la ville de Gaza a fait plus de 100 morts, avec des dizaines de blessés et de disparus, illustrant l’une des plus grandes tragédies que la bande de Gaza ait connues ces dernières semaines.</em></strong></p>



<p><strong>Khemaïs Gharbi </strong>*</p>



<span id="more-13742691"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-13007410" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
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<p>Cette nouvelle boucherie confirme que la barbarie n’a plus de limites. Elle nous ouvre les yeux sur un monde en proie à l’apocalypse, évoquant une réalité où l’humanité semble avoir perdu son chemin, sombrant dans une sorte de sauvagerie intemporelle.</p>



<p>Dans ce tableau sombre, chaque jour apporte son lot de souffrances, et l’existence devient une lutte pour la survie au milieu des décombres. Les scènes de violence se multiplient; dans des territoires ravagés, des familles pleurent leurs proches disparus, tandis que des enfants errent au milieu des ruines, entourés de ténèbres et de désespoir.</p>



<p>Les bombardements incessants ne laissent place ni à la paix ni à la guérison. Les hôpitaux, autrefois des havres de soins, se transforment en cibles. Des couloirs d’urgence sont inondés par le sang et la douleur, où les cris des blessés résonnent comme un écho d’un monde qui a oublié la compassion. La décadence s’installe dans les cœurs et les esprits, où la vie humaine ne semble plus avoir de valeur.</p>



<p>Au-delà des destructions physiques, c’est la conscience même de la société qui se déchire. L’indifférence face à la misère humaine devient la norme. Les images de la souffrance sont détournées, réduites à de simples chiffres sur un écran, tandis que la dignité des victimes est piétinée. Les droits de l’homme, jadis des principes universels, deviennent des outils de manipulation utilisés par les grands Etats occidentaux (Etats-Unis, Canada, Grande-Bretagne, France et Allemagne), soutiens aveugles des criminels de guerre israéliens, pour justifier leurs actions.</p>



<p>Dans ce monde de chaos, l’horizon semble obscurci par une fumée de désespoir. Les idéaux de solidarité et de paix sont remplacés par des intérêts égoïstes, et la voix des opprimés s’éteint peu à peu. L’apocalypse n’est pas seulement un événement cataclysmique, mais une lente décomposition de l’humanité elle-même, une mise en scène tragique qui questionne notre capacité à construire et à guérir.</p>



<p>Il est essentiel de se rappeler que derrière chaque statistique se cache une histoire, une vie, un rêve. Dans cette époque de sauvagerie, les résilients persistent à espérer, à rêver d’un monde où le droit et la solidarité prévalent sur la haine et la destruction. C’est cette étincelle d’humanité que nous devons préserver et faire briller, même au milieu des ténèbres.&nbsp;</p>



<p>Pour cela, il ne doit plus y avoir de place pour l’indifférence.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/10/israel-poursuit-ses-massacres-a-gaza-le-monde-regarde-avec-indifference/">Israël poursuit ses massacres à Gaza, le monde regarde avec indifférence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Quand la France confond une pastèque avec le drapeau de la Palestine (vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/05/quand-la-france-confond-une-pasteque-avec-le-drapeau-de-la-palestine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jun 2024 13:02:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
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		<category><![CDATA[Lyon]]></category>
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		<category><![CDATA[pastèque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La France stupide qui se croit toujours très futée confond une pastèque avec le drapeau de la Palestine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/05/quand-la-france-confond-une-pasteque-avec-le-drapeau-de-la-palestine/">Quand la France confond une pastèque avec le drapeau de la Palestine (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La police à Lyon, en France, vient de verbaliser une dame au motif qu’elle portait un pin’s aux couleurs de la pastèque. Précisant que les trois couleurs d’une pastèque sont celles du drapeau de la Palestine, et toute manifestation pro-palestinienne est interdite au pays des droits de l’homme. C&rsquo;est la France stupide qui se croit toujours très futée.<a href="https://www.facebook.com/reel/462895732994916" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Vidéo</a>. </em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-13128076"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-13007410" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>C’est à la fois regrettable et condamnable, car promouvoir la paix et le soutien à une cause de cette manière pacifique devrait, au contraire, être respecté et encouragé.</p>



<p>Ainsi, on en aurait fini avec les manifestations violentes, qui seraient remplacées par un simple port discret d’un pin&rsquo;s. On n’aurait plus à mobiliser des policiers, et encore moins à avoir des affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants.</p>



<p>Il est admirable de promouvoir la paix et l’expression pacifique à travers l’utilisation des couleurs, tout comme le font les supporters des équipes de football. Encourager les gens à manifester de manière créative et non-violente est un moyen puissant de transmettre des messages tout en maintenant un environnement sûr et respectueux pour tous.</p>



<p>L’idée d’utiliser des symboles comme le pin&rsquo;s aux couleurs du drapeau palestinien ou à la forme d’une tranche de pastèque est ingénieuse, car cela permet de soutenir une cause de manière pacifique et visuellement significative. Lorsque des célébrités et des personnalités influentes portent ces symboles, cela peut sensibiliser davantage de personnes à la situation en Palestine.&nbsp;</p>



<p>Il est également important de souligner que la diversité des couleurs dans la nature offre une multitude d&rsquo;options pour exprimer des idées et des convictions de manière artistique et non violente. Encourager le pacifisme tout en permettant aux individus d’exprimer leur soutien à une cause est une approche constructive pour favoriser le dialogue et la compréhension mutuelle.</p>



<p>Le paradoxe est qu’une telle manifestation pacifique vient d’être interdite dans le pays des droits de l’homme. Ce pays par contre veille scrupuleusement à dénoncer les atteintes à ces mêmes droits partout ailleurs.</p>



<p>Rappelons enfin que Gérald Darmanin, ministre français de l’Intérieur, a ordonné l’interdiction des manifestations pro-palestiniennes<em> «parce qu’elles sont susceptibles de générer des troubles à l’ordre public»</em>.</p>



<p>Porter des pins aux couleurs palestiniennes est donc considéré comme étant de nature à générer des troubles.&nbsp;</p>



<p>Il est regrettable de devoir constater que le délit d’opinion existe là où s’activent le plus de donneurs de leçons.</p>



<p></p>



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</center>
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