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	<title>Archives des Kristalina Georgieva - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Kristalina Georgieva - Kapitalis</title>
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		<title>Conséquences de la guerre d’Iran sur l’économie mondiale</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 07:17:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La crise économique liée à la guerre d’Iran se répand comme une traînée de poudre, affecte tous les pays et tous les secteurs. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/consequences-de-la-guerre-diran-sur-leconomie-mondiale/">Conséquences de la guerre d’Iran sur l’économie mondiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après la crise financière de 2008, celle de 2020 liée à la pandémie de coronavirus, celle de 2022 liée à la guerre d’Ukraine, voici la crise liée à la guerre d’Iran. Une crise qui se répand comme une traînée de poudre qui est en passe d’affecter tous les pays et tous les secteurs. Pour le moment, les opérateurs économiques qui commencent à en pâtir espèrent qu’elle ne durera pas longtemps mais nul ne peut prédire l’issue de ce conflit dangereux. Alors que les séquelles des précédentes crises se font encore ressentir, la guerre d’Iran pourra donner à l’économie mondiale le coup de grâce que tout le monde redoute. </em></strong><em>(Photo : Un avion de transport Airbus Beluga survole les réservoirs de stockage d&rsquo;une usine de gaz de pétrole liquéfié à Pinto, près de Madrid, le 5 mars. Photographe : Oscar Del Pozo/AFP/Getty Images). </em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18462166"></span>



<p>Les ports du Golfe sont devenus des cibles militaires, tandis que le détroit d’Ormuz, voie de passage vitale, est de facto fermé, entraînant une forte hausse des prix du carburant et du transport maritime. Les navires ne peuvent plus accéder à une plateforme de conteneurs qui traite un volume de fret supérieur à celui du port de Rotterdam et relie quatre continents. L’arrêt du fret aérien nécessitera également du temps pour décongestionner toute la marchandise qui s’est accumulée, les compagnies aériennes locales s’efforçant de reprendre leurs vols au plus vite.</p>



<p>Tel est le tableau dressé par Brendan Murray et Laura Curtis dans <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-07/global-economy-faces-widening-strains-as-mideast-war-intensifies?embedded-checkout=true" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a> de la situation qui prévaut dans les pays du Golfe et qui est en train d’affecter l’économie mondiale.  </p>



<p>L’escalade du conflit entre l’alliance américano-israélienne et l’Iran met à rude épreuve les chaînes d’approvisionnement mondiales faisant craindre une flambée des prix inédite depuis la pandémie de coronavirus.</p>



<p>Pour les entreprises liées à la région, les risques incluent des pénuries de composants essentiels, une augmentation des coûts et une réduction des marges bénéficiaires. Si ces tensions se répercutent sur les commerces de détail, les consommateurs pourraient subir des difficultés supplémentaires alors que beaucoup peinent déjà à faire face à la hausse du coût de la vie.</p>



<p>Les marchés financiers –actions, obligations et valeurs refuges comme le dollar américain– reflètent également ces craintes d’inflation et les risques qu’elles représentent pour les ménages et les entreprises.</p>



<p>Ces défis apparaissent encore plus aigus dans les pays qui peinent encore à se remettre des déficits budgétaires engendrés par la pandémie de Covid-19, des problèmes liés au marché du travail et d’une faible croissance économique.</p>



<p>Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, a déclaré à <em>Bloomberg</em> lors d’un entretien à Bangkok : <em>«L’économie mondiale a fait preuve d’une résilience remarquable, choc après choc, mais cette résilience est de nouveau mise à l’épreuve et de nombreux pays entrent dans une nouvelle phase d’incertitude à mesure que leurs réserves s’épuisent»</em>.</p>



<p>Elle a ajouté que les banques centrales doivent se montrer plus prudentes et que les autorités budgétaires doivent faire preuve d’une grande prudence dans l’utilisation des mesures de relance budgétaire, compte tenu du niveau d’endettement élevé de nombreux pays.</p>



<p><em>«Chaque nouveau choc, qui s’ajoute au précédent, place le monde dans une situation encore plus difficile»</em>, a affirmé la DG du FMI.</p>



<p>L’économie numérique touchée</p>



<p>Les frappes militaires ne ciblent plus seulement les infrastructures commerciales traditionnelles, elles affectent également les fondements de l’économie numérique, tels que les centres de données. Trois centres de données exploités par Amazon aux Émirats arabes unis et à Bahreïn ont été endommagés par des frappes de drones.</p>



<p>De nombreux économistes estiment actuellement que l’impact global sur le PIB mondial pourrait être limité et inégal selon les pays mais cette évaluation pourrait évoluer si le conflit persiste.</p>



<p>Un autre facteur contribuant à l’incertitude qui plane sur le commerce mondial est l’absence de visibilité sur la politique tarifaire que Washington pourrait adopter.</p>



<p>L’impact de la guerre sur l’économie américaine</p>



<p>Aux États-Unis, Christopher Waller, membre de la Réserve fédérale, a déclaré que les consommateurs seraient confrontés à un choc inflationniste avec la hausse des prix des carburants.</p>



<p>Cette déclaration intervient avant la publication d’un rapport du Département du Travail américain montrant que les entreprises ont procédé à des suppressions d’emplois inattendues en février et que le taux de chômage a augmenté aux Etats-Unis, signe d’un marché du travail fragile.</p>



<p>La crise énergétique&nbsp;</p>



<p>L’analyse de <em>Bloomberg Economics</em> indique que le principal frein à l’économie mondiale provient des marchés de l’énergie car environ un cinquième des approvisionnements mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié transite par le détroit d’Ormuz.</p>



<p>Des pays asiatiques comme la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Japon figurent parmi les plus gros acheteurs de pétrole du Golfe.</p>



<p>Concernant les régions les plus vulnérables aux répercussions, Neil Shearing, économiste en chef de Capital Economics, a déclaré que l’Asie, la zone euro et le Royaume-Uni étaient plus à risque que les États-Unis.</p>



<p>Oxford Economics a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour le Royaume-Uni en 2026, arguant qu’un conflit avec l’Iran entraînerait une hausse de l’inflation et des factures d’énergie des ménages.</p>



<p>Parallèlement, les responsables de la Banque centrale européenne ont indiqué suivre de près la situation, anticipant une éventuelle nouvelle vague d’inflation.</p>



<p>Entreprises : prudence ou résilience</p>



<p><em>«Le monde est soumis à une pression considérable, c’est indéniable»</em>, a déclaré Stefan Hartung, PDG de Bosch, premier équipementier automobile mondial. Il a toutefois souligné que ces difficultés pourraient être temporaires, de nombreuses entreprises ayant renforcé leur résilience depuis le début de la pandémie de coronavirus.</p>



<p><em>«Lorsque les capacités de transport sont réduites, il faut agir comme lors de la crise de la Covid-19. Je ne prévois pas de pénuries généralisées dans le secteur. À long terme, une stabilisation est envisageable»</em>, rassure-t-il.&nbsp;</p>



<p>L’impact au-delà du pétrole</p>



<p>L’administration Trump s’efforce d’atténuer la crise d’approvisionnement énergétique qui a fait grimper les prix de l’essence aux États-Unis à des niveaux records depuis le début de sa présidence.</p>



<p>Témoignant des inquiétudes liées à cette crise énergétique, Washington a temporairement autorisé l’Inde à accroître ses achats de pétrole russe.</p>



<p>Cependant, les préoccupations économiques mondiales dépassent le cadre du pétrole, du gaz et des carburants. <em>Bloomberg Economics</em> estime qu’environ 7% des exportations mondiales d’engrais, 6% des métaux précieux, 5,3% de l’aluminium et de ses produits dérivés et 4,4% du ciment et des minéraux non métalliques sont acheminées par les ports du Golfe Persique et sont désormais menacées de perturbation.</p>



<p><em>«Il s’agit d’un événement majeur, non seulement pour le Moyen-Orient, mais aussi pour les chaînes d’approvisionnement mondiales et l’économie mondiale»</em>, a déclaré Jan Rendbo, PDG de la compagnie maritime danoise D/S Norden. Il a indiqué qu’un navire affrété par sa compagnie s’apprêtait à quitter le Golfe après avoir déchargé une cargaison de céréales en Arabie saoudite lorsque l’Iran a ordonné aux navires de faire demi-tour.</p>



<p><em>«Plus ce conflit s’éternise, plus nous sommes inquiets de ses conséquences pour le monde. Nous constatons que les entreprises prennent du recul et réduisent peut-être leurs achats de matières premières en attendant que la situation s’éclaircisse»</em>, a-t-il ajouté.&nbsp;</p>



<p>Explosion des coûts de transport et de voyage</p>



<p>Les coûts de transport dans la région devraient augmenter fortement. Le fabricant allemand de pneumatiques Continental a averti que la guerre pourrait impacter ses ventes et ses bénéfices en faisant grimper les coûts et en perturbant ses opérations. Le PDG Christian Kotz a déclaré : <em>«Nous sommes au tout début de cette crise mais elle a déjà engendré une grande incertitude»</em>.</p>



<p>À court terme, les tarifs du fret aérien via les plateformes aéroportuaires du Moyen-Orient pourraient doubler, voire tripler, selon Xeneta, après la mise hors service de près de 18% de la capacité mondiale de fret aérien.</p>



<p>Perturbations du trafic aérien</p>



<p>Les secteurs du tourisme et des voyages d’affaires sont également touchés. L’aéroport londonien d’Heathrow, le plus fréquenté d’Europe, a annulé près de 300 vols depuis le début du conflit et d’autres perturbations sont à prévoir. Le PDG de l’aéroport Thomas Woldbye a indiqué que l’ampleur des pertes quotidiennes n’était pas encore connue. Il a ajouté : <em>«Nous ne parlons pas encore de sommes astronomiques mais si la situation perdure, nous devrons réévaluer la situation»</em>.</p>



<p>Reprise partielle des vols</p>



<p>Certaines compagnies aériennes ont commencé à reprendre leurs activités, de manière limitée.</p>



<p>• Etihad Airways a annoncé la reprise d’un programme de vols restreint entre Abou Dhabi et plusieurs destinations en Europe, en Inde, aux États-Unis et au Moyen-Orient.</p>



<p>• Emirates prévoit de reprendre ses vols après une suspension temporaire.</p>



<p>• Qatar Airways a annoncé qu’elle assurera un nombre limité de vols vers Doha au départ de Londres, Paris, Madrid, Rome, Francfort et Bangkok.</p>



<p>Crise du transport maritime</p>



<p>Le secteur du transport maritime est confronté à des défis encore plus importants, car il est difficile de modifier rapidement les itinéraires des navires et il reste plus vulnérable aux attaques.</p>



<p>Selon les données de Vizion, les réservations quotidiennes de fret vers les ports situés à l’est du détroit d’Ormuz ont chuté de 81% en seulement deux jours cette semaine.</p>



<p>Actuellement, une centaine de porte-conteneurs sont bloqués dans le Golfe, incapables de le quitter en raison de risques sécuritaires, malgré la promesse de Trump de garantir leur passage avec une escorte navale.</p>



<p>Des dizaines d’autres navires attendent de pouvoir entrer dans le Golfe ou ont été déroutés vers des ports alternatifs, ce qui sature les capacités portuaires et accroît le risque d’engorgement dans d’autres ports.</p>



<p>Congestion portuaire mondiale</p>



<p>De grandes compagnies maritimes telles que MSC Mediterranean Shipping et Maersk ont ​​suspendu les réservations sur les lignes maritimes entre l’Asie et le Moyen-Orient ainsi que sur les lignes reliant cette région à l’Europe.</p>



<p>Par conséquent, la congestion s’étend rapidement dans les ports asiatiques, les navires déchargeant leurs cargaisons à destination du Moyen-Orient dans le port sûr le plus proche.</p>



<p>Le taux de congestion au port de Nhava Sheva en Inde –le plus grand port à conteneurs du pays– a atteint 64%, contre seulement 10% le 1er mars.</p>



<p>La congestion augmente également à Singapour et à Colombo, où elle a déjà dépassé les 40%.</p>



<p>Selon les analystes, certains ports secondaires, comme Dar es Salam en Tanzanie, connaissent des temps d’attente de plus de cinq jours par navire.</p>



<p>Impact sur les industries et le secteur de la santé</p>



<p>La fermeture des principales installations pétrochimiques et de raffinage du Golfe a eu des répercussions qui dépassent le cadre des marchés des carburants, affectant les chaînes d’approvisionnement pharmaceutiques, le conditionnement des produits médicaux et les produits de santé</p>



<p>Le PDG de DHL, Tobias Meyer, a déclaré: <em>«La situation est sans aucun doute difficile. Elle va créer des engorgements dans les jours et les semaines à venir, tant pour le fret aérien que maritime»</em>. Il a ajouté que l’entreprise a commencé à utiliser sa flotte de camions pour transporter des marchandises vers les aéroports encore en activité.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="d6RUVNnpGK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/">Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/embed/#?secret=oR3M08xizR#?secret=d6RUVNnpGK" data-secret="d6RUVNnpGK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Europe-Maghreb-Afrique &#124; Les voies du codéveloppement  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/16/europe-maghreb-afrique-les-voies-du-codeveloppement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 08:23:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ses relations avec le Sud de la Méditerranée, l'Europe privilégie le contrôle des migrations sur les échanges économiques. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/16/europe-maghreb-afrique-les-voies-du-codeveloppement/">Europe-Maghreb-Afrique | Les voies du codéveloppement  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Bien que l’Union européenne (UE) ait actuellement des accords commerciaux avec plusieurs pays sud-méditerranéens, le contrôle des migrations a été sa principale priorité ces dernières années. Plutôt que le développement des échanges commerciaux et l’intégration économique. Pourtant, ces trois blocs voisins auront beaucoup à gagner à impulser leurs échanges commerciaux et l’investissement dans les infrastructures énergétiques, technologiques et de transport.</em></strong></p>



<p><strong>Benjamin Fox</strong></p>



<span id="more-18366346"></span>



<p>Les liens économiques entre l’Afrique du Nord et l’Europe pourraient accroître l’économie de la région de 67 milliards de dollars (56,8 milliards d’euros), a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). S’exprimant lors d&rsquo;une conférence à Alger le 5 février 2026, elle a présenté un nouveau rapport du Fonds indiquant qu’un ensemble de réformes visant à renforcer les liens économiques entre l’Afrique du Nord, l’Europe et l’Afrique subsaharienne pourrait stimuler les exportations nord-africaines de 16 % et le PIB de plus de 7 %, soit une augmentation de la production économique de 67 milliards de dollars.</p>



<p>Mme Georgieva a souligné que les droits de douane moyens à l’importation en Afrique du Nord s’élèvent à 7 %, un taux supérieur à celui de nombreux pays d’Asie du Sud, du Golfe, de l’UE et d’Afrique subsaharienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduire les barrières commerciales</h2>



<p>Alors que l’Europe absorbe la majeure partie du commerce de l’Afrique du Nord, les échanges entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne sont négligeables, ne représentant que 4 % des exportations et à peine 1 % des importations, a ajouté Mme Georgieva.</p>



<p>Selon la DG du FMI, la réduction des barrières commerciales intra-africaines, notamment les droits de douane, et le renforcement des réseaux de transport et des oléoducs régionaux permettraient de générer l’essentiel des gains économiques.</p>



<p><em>«L’Europe cherche à développer ses partenariats commerciaux. L’Afrique subsaharienne cherche à exploiter le potentiel de ses vastes ressources et de sa population. Et l’Afrique du Nord offre de nombreuses opportunités d’investissement et de partenariat»</em>, a déclaré Mme Georgieva.</p>



<p>La faiblesse du commerce intra-africain, qui représente moins de 20 % du commerce total du continent, constitue un problème économique persistant.</p>



<p>Les dirigeants africains se sont engagés à créer une Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), mais l’harmonisation de la réglementation prendra probablement des décennies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pacte pour la Méditerranée</h2>



<p>De son côté, la commission von der Leyen a également promis de privilégier les relations avec les pays d’Afrique du Nord et du Maghreb, en dévoilant un Pacte pour la Méditerranée en novembre dernier.</p>



<p>Le gouvernement chypriote, qui a pris la présidence tournante de six mois du Conseil de l’UE en janvier, a placé les relations avec la région méditerranéenne au cœur de son programme.</p>



<p>La semaine dernière, le président Nikos Christodoulides a déclaré que les premiers projets de coopération concrets, dans le cadre de ce pacte, seraient présentés lors d’un sommet des dirigeants européens à Chypre les 23 et 24 avril.</p>



<p>Nicosie jouera un rôle moteur <em>«en s’appuyant sur sa position géographique, sa crédibilité politique et sa connaissance des spécificités de la région»</em>, a ajouté M. Christodoulides.</p>



<p>Bien que l’UE ait actuellement des accords commerciaux avec certains pays du sud de la Méditerranée, le contrôle des migrations a été sa principale priorité ces dernières années, plutôt que le développement des échanges commerciaux et l’intégration économique.</p>



<p>Ses accords de <em>«financement contre contrôle des migrants»</em> avec la Tunisie, l’Égypte, la Mauritanie et la Jordanie représentent un montant total de 10 milliards d’euros, et la Commission a mis en avant la baisse du nombre de passages irréguliers par les routes méditerranéennes comme preuve de leur efficacité.</p>



<p>Toutefois, ces accords ont également promis des milliards d’euros d’investissements dans des projets d’énergie verte, notamment l’hydrogène vert, que l’exécutif européen souhaite promouvoir afin de mettre fin à la dépendance persistante des Européens vis-à-vis des combustibles fossiles russes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’attraction des talents du Sud</h2>



<p>Outre les mesures de relance économique, la vice-présidente de la Commission, Dubravka Šuica, a également promis que l’UE renforcerait ses partenariats pour les talents avec le Maroc, la Tunisie et l’Égypte, et faciliterait la délivrance de visas.</p>



<p>Le nombre de premiers permis de séjour liés à l’emploi pour les ressortissants de la région a fortement augmenté au cours de la dernière décennie, passant de 34&nbsp;000 en 2013 à 75&nbsp;000 en 2023. Le Maroc, la Tunisie et l&rsquo;Égypte représentent 85&nbsp;% de ces permis.</p>



<p>Parallèlement, la Commission a proposé d’allouer 42&nbsp;milliards d’euros à la région méditerranéenne dans son prochain cadre budgétaire septennal. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré que ce montant permettrait de soutenir plus de 100 initiatives concrètes.</p>



<p>Cependant, les détails concernant la part de ces nouveaux financements restent flous.</p>



<p><em>«En l’absence de ligne budgétaire dédiée et avec la plupart des fonds extérieurs de l’UE programmés jusqu’en 2027, le succès du Pacte dépendra des contributions des États membres et du secteur privé, notamment pour les nouvelles initiatives régionales»</em>, a déclaré Helena Hahn, analyste politique au sein du groupe de réflexion European Policy Centre.*</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://euobserver.com/201812/north-africa-holds-key-to-eu-africa-trade-boost-says-imf-chief/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Euro Oberver</a>.</p>



<p><em>* Le titre et les intertitres sont de la rédaction. &nbsp;</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/16/europe-maghreb-afrique-les-voies-du-codeveloppement/">Europe-Maghreb-Afrique | Les voies du codéveloppement  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le double discours des Tunisiens face au FMI à Washington</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/28/le-double-discours-des-tunisiens-face-au-fmi-a-washington/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Oct 2024 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kristalina Georgieva]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A Washington, Dr Fethi Zouhair Ennouri a claché le FMI et sans détour, il a craché la vérité.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/28/le-double-discours-des-tunisiens-face-au-fmi-a-washington/">Le double discours des Tunisiens face au FMI à Washington</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lors des derniers meetings du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) à Washington, Dr Fethi Zouhair Ennouri a claché le FMI et sans détour, il a craché la vérité : «le FMI doit sortir de son dogmatisme et il doit mieux faire pour tenir compte de la réalité des pays pauvres et des peuples de par le monde, et de la Tunisie notamment». Mais, en même temps, des élites tunisiennes (supposément universitaires) présentes à ces rencontres délivrent une autre image et un autre discours nuisible. Une dissonance malveillante…</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-14438764"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) n’est pas allé de main morte. Il a brisé les mythes, désormais la Tunisie n’est plus le <em>«bon élève du FMI»</em>, n’est plus l’élève naïf, <em>«colonisé»</em>, soumis et capable de tout avaler sans broncher. Disant presque que la Tunisie n’est pas l’Egypte, n’est pas la Jordanie…</p>



<p>Mais, dans le sillage de ces rencontres, ces autres Tunisiens, universitaires et proxys, qui font des mains et des pieds pour une simple photo avec la gouverneure du FMI ou ses sous-fifres, Libanais ou Israéliens de service. Honte à ces <em>«élites»</em> et ces larbins, qui au lieu d’écrire des chroniques, préfèrent poster des photos sur facebook.</p>



<p>Cela donne une image d’une Tunisie aux abois, divisée et à genoux. Cela ne rend pas service à la cause tunisienne, cela n&rsquo;est pas observable ou comparables, pour les délégations algériennes et marocaines présentes dans les salles de réunion de ces mêmes réunions. Leurs citoyens parlent de la même voix, sans discordes, sans double discours. La dignité prévaut sur les divisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le «bon élève» qui s’insurge</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p>Trop c’est comme pas assez. La Tunisie a payé cher l’application aveugle des diktats du FMI, depuis toujours.</p>



<p>Pour l’histoire, à chaque programme d’aide à la Tunisie, le FMI a exigé une dévaluation du dinar de 20%, en 1964, 1984, en 2013-2017. Pour l’histoire, avant les relations dangereuses avec le FMI et la BM, le dinar vaut quasiment 3 dollars (1963), aujourd’hui, il en faut presque 3 dinars pour un dollar.</p>



<p>Ces élites tunisiennes ne sont pas capables de décrire cet historique, autrement ils n’auront pas agi de la sorte.</p>



<p>Il y a quelques jours, Dr Nouri a délivré un beau <em>«speech»</em> en très peu de minutes. C’est courageux, il a dit à la gouverneure du FMI, les yeux dans les yeux, le FMI n’a rien compris des réalités des pays en émergence.</p>



<p>Entre les mots, il lui a confirmé que la Tunisie doit avoir son programme propre de réformes, endogènes et à vocation humaine. Ajoutant que la Tunisie est capable de concevoir ses programmes, et n’est plus, intellectuellement parlant, pauvre et démunie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6sTOeX9KVa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/pourquoi-jai-quitte-washington-avant-la-fin-des-annual-meetings-de-fmi-et-de-la-bm/">Pourquoi j’ai quitté Washington avant la fin des Annual Meetings du FMI et de la BM</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi j’ai quitté Washington avant la fin des Annual Meetings du FMI et de la BM » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/pourquoi-jai-quitte-washington-avant-la-fin-des-annual-meetings-de-fmi-et-de-la-bm/embed/#?secret=BFaxYubz2i#?secret=6sTOeX9KVa" data-secret="6sTOeX9KVa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il a corsé le ton en disant que le FMI doit faire mieux, mieux évaluer ses programmes en Tunisie, et avoir le courage de s’auto-évaluer et s’auto-administrer un programme d’ajustement structurel dans ses concepts et stratégies hégémoniques et coloniales.</p>



<p>Suggérant dans ses dits et non-dits qu’il faut faire le bilan des réformes imposées par le FMI à la Tunisie, qui par l’austérité, on a cassé la croissance et aggravé la situation au lieu de l’améliorer. Ce faisant, il met une croix sur une éventuelle carrière au sein du FMI, après son mandat au sein de la BCT.</p>



<p>Dr Ennouri a tenu un discours structuré, exceptionnel, que personne n’a vu venir. Il faut dire qu’il a été briefé par le président, quelques heures avec son décollage en direction de Washington. Et tout indique que le message tient la route, il est calibré, nuancé et intelligent. L’ambassadrice de Tunisie à Washington a joué un rôle majeur dans les formulations et ajustements diplomatiques des mots et des faits. Mais, les dissonances viennent d’ailleurs. De ces élites <em>«frivoles»</em> et agissant en électrons libres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le complexe du colonisé</h2>



<p>Ces élites, surtout universitaires et consultantes capitalisant sur les rencontres pour se faire une aura, ont déçu. À Washington ou à Tunis. Ils ont joué une autre partition, ils ont couru bassement derrière des photos humiliantes avec l’entourage de Kristalina Georgieva et Jihad Azour, ou autres staffs qui n’ont jamais respecté la Tunisie et da la Révolution du Jasmin en 2011.</p>



<p>Des <em>«sionistes»</em> qui ont tout fait pour gommer de l’agenda de ces rencontres les massacres immondes et les purifications ethniques qu’opèrent Israël, les États-Unis et leurs alliés arabes pour gommer la Palestine de la géopolitique mondiale.</p>



<p>Quand on observe ces élites tunisiennes, totalement victimes du <em>«complexe du colonisé»</em>, courir pour une vilaine photo, ou une poignée de main avec le staff du FMI et de la BM, on ne peut que déplorer le niveau de maturité et d’intelligence de ces élites présumées.</p>



<p>Au lieu d’écrire et de démontrer scientifiquement les méfaits des impacts des politiques du système du Bretton Woods dans les pays arabes, en Tunisie particulièrement, on voit ces élites s’aplatir et tout faire pour une photo ou un sourire. Cela ne fait pas une élite forte, respectable, digne de foi, crédible et honnête.</p>



<p>Dans les couloirs du FMI et de la BM, la Tunisie n’a pas parlé de la même voix. On donne l’impression que la Tunisie des élites universitaires n’est pas celle des élites gouvernementales.</p>



<p>Deux discours et deux personnalités. Et pas seulement. Le <em>«bruit nocif»</em> fait par ces pseudo-élites, dans les couloirs du FMI, doit cesser, et doit favoriser les positions et les orientations qui rendent service à la Tunisie dans son ensemble. Ces dissonances sont maléfiques, dévastatrices. Et une action publique doit pousser vers l’harmonisation et la coordination.</p>



<p>Kristalina Georgieva n’est plus la personne la plus fréquentable au sein du FMI, et ses heures à la tête de l’institution seraient comptées. L’ensemble des institutions de Bretton Woods sont apparues anachroniques et en décalage par rapport à ce que plusieurs pays membres souhaitaient recevoir comme aides et façons de faire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oX2dTgM8pz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/sans-lappui-du-fmi-leconomie-tunisienne-pourra-t-elle-repartir/">Sans l’appui du FMI, l’économie tunisienne pourra-t-elle repartir ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sans l’appui du FMI, l’économie tunisienne pourra-t-elle repartir ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/sans-lappui-du-fmi-leconomie-tunisienne-pourra-t-elle-repartir/embed/#?secret=XNaaIkzBpF#?secret=oX2dTgM8pz" data-secret="oX2dTgM8pz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ces institutions sont doublement décriées. D’abord, en raison de leurs diktats et leur appel systématique au désengagement de l’Etat des services publics et les dévaluations des monnaies nationales. Ensuite par leur alignement sir les points de vue américain et israélien dans un contexte d’extermination du peuple palestinien et de massacres au Liban.</p>



<p>La directrice générale du FMI incarne ces dérives du FMI. Elle a été poursuivie pour plusieurs affaires de corruption et de malversations au sein de la BM (en faveur des Saoudiens, en 2016), et elle est loin d’affectionner la Tunisie et son peuple, elle est sourde à ce qui arrive aux peuples palestiniens, libanais. <em>Business as usual</em>.</p>



<p>Et quoi qu’on en dise ce système de Bretton Woods est simplement impérialiste, immonde et abjecte, quand on le regarde du point de vue de ces éternels dindons de la farce, ces pays arabes, ces vaches à lait pour les multinationales européennes et américaines.</p>



<p>Et pour cause, alors que les dernières rencontres du FMI se terminent à 17 heures (heure de Washington), et à la minute près, Israël déclenche, la main dans la main avec les Américains, plusieurs vagues d’attaques contre l’Iran, le Liban et Gaza. C’est juste pour dire encore une fois <em>«America first»</em>.</p>



<p>Ce vendredi, exactement 17h dans les couloirs du siège du FMI et juste après la fermeture de la Bourse de Wall Street, la guerre américaine contre les pays qui la contestent a repris mortellement, dramatique.</p>



<p>Et pour gagner les élections il faut mener des guerres et massacrer des Arabes… et pour éterniser dans une certaine mesure, le système de Bretton Woods.</p>



<p>Toutes les études et prédictions annoncées la même semaine par le FMI quant aux prévisions de croissance sont déjà, cinq jours après, obsolètes, désuètes et simplement pas honnêtes.</p>



<p>Rappelons que les premiers leaders du FMI et de la BM ont été des militaires, des généraux américains qui n’ont pas pu arriver à leur objectif pacifiquement.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><em><strong>Blog de l’auteur</strong>&nbsp;: </em><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/permalink/1057591642582985/?_rdr">Economics for Tunisie.</a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nmucxF9riR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=uSjaOVQDf5#?secret=nmucxF9riR" data-secret="nmucxF9riR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/28/le-double-discours-des-tunisiens-face-au-fmi-a-washington/">Le double discours des Tunisiens face au FMI à Washington</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie pourra-t-elle se passer du FMI ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/23/la-tunisie-pourra-t-elle-se-passer-du-fmi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Feb 2024 09:33:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Hachani]]></category>
		<category><![CDATA[financement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Julie Kosack]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Kristalina Georgieva]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Nemsia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie va-t-elle reprendre ses négociations avec le FMI alors que ses besoins de financement extérieur pour 2024 s'élèvent à 16 milliards de dinars. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/23/la-tunisie-pourra-t-elle-se-passer-du-fmi/">La Tunisie pourra-t-elle se passer du FMI ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie n’a pas officiellement rompu les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un prêt de 1,9 milliard de dollars. Ces négociations n’en sont pas moins officiellement suspendues depuis octobre 2022. Quand vont-elles reprendre? Mystère et boule de gomme !</em></strong>, <strong><em>alors que les besoins de financement extérieur du pays, en 2014, s&rsquo;élèvent à 28,7 milliards de dinars&#8230; Et que la plupart des bailleurs de fonds exigent habituellement un accord préalable avec le FMI avant de délier les cordons de la bourse. </em></strong>   </p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-11707217"></span>



<p>A Tunis, et malgré les critiques adressées au FMI par le président <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/14/kais-saied-le-fmi-nest-pas-cite-dans-le-coran/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kaïs Saïed</a>, le ministre des Affaires étrangères <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/22/nations-unies-nabil-ammar-plaide-pour-une-reforme-du-fmi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nabil Ammar</a> et d’autres responsables du gouvernement, on continue d’affirmer que les discussions se poursuivent entre les deux parties. Pour preuve&nbsp;: la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/la-tunisie-reprend-langue-avec-le-fmi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rencontre, le 16 janvier dernier</a>, entre le Premier ministre Ahmed Hachani et la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva en marge du Forum économique de Davos.</p>



<p>Mais au-delà des déclarations diplomatiques, les deux parties semblent faire du surplace, chacune restant sur ses positions&nbsp;: le FMI attend de voir la Tunisie s’engager fermement dans les réformes pour lesquelles elle s’était engagée, alors que le gouvernement tunisien ne semble pas prêt à s’engager dans des politiques économiques risquant de provoquer un mécontentement social, notamment en ce qui concerne la réduction des dépenses de subvention de certains produits de première nécessité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La balle est dans le camp de la Tunisie</h2>



<p>Lors d’un <a href="https://www.imf.org/en/News/Articles/2024/02/22/tr022224-com-press-briefing-transcript" target="_blank" rel="noreferrer noopener">briefing</a>, hier, jeudi 22 février 2024, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/14/julie-kozak-le-fmi-continue-a-soutenir-la-tunisie-dans-ses-efforts-de-reforme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Julie Kosack</a>, directrice de la communication au FMI, a rappelé qu’en ce qui concerne la Tunisie, <em>«la mission pour les consultations au titre de l’article IV de 2023 était initialement prévue du 5 au 19 décembre 2023 et a été <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/06/tunisie-report-inexplique-de-la-visite-dune-delegation-du-fmi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reportée par les autorités</a>»</em>, laissant ainsi entendre que le blocage, car blocage il y a, ne vient pas du FMI, mais du gouvernement tunisien. C’est ce qu’elle a tenu à souligner en ajoutant&nbsp;: <em>«Si je remonte à 2022, c’est l’époque où la Tunisie a développé un programme de réforme économique national, qui a servi de base à un accord au niveau des services sur un FEP de quatre ans. Peu de temps après, les autorités ont indiqué qu’elles réexaminaient leur programme de réforme et qu’elles proposeraient d’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/23/la-tunisie-travaille-avec-le-fmi-sur-un-programme-economique-equitable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autres mesures de réforme</a>. Et ces mesures n’ont pas encore été partagées avec les services du FMI.»</em></p>



<p>Puis Mme Cosack nous a servi les propos soporifiques habituels afin de laisser la porte ouverte à une hypothétique reprise des négociations. <em>«Le FMI reste un partenaire solide de la Tunisie et continuera à soutenir les autorités dans leurs efforts de réforme. Si les autorités expriment leur intérêt pour le programme, nous sommes prêts à dialoguer avec elles.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">16&nbsp;milliards de dinars d&#8217;emprunts extérieurs restent à trouver </h2>



<p>Il reste cependant à se demander si le gouvernement tunisien est en train de réexaminer son programme initial et d’élaborer de nouvelles mesures de réforme conformes à l’approche sociale voire socialisante du président Saïed, et si de telles mesures ont des chances de convaincre les experts du bailleur de fonds international. Et comme aucun membre du gouvernement ne s’est exprimé sur le sujet, on reste d’autant plus perplexe que les besoins de financement de la Tunisie s’élèvent à 15,6 milliards de dinars, rien que pour le premier trimestre 2024, qui seront alloués notamment au remboursement de la dette intérieure et extérieure (7 milliards de dinars), au paiement des salaires (2,7 milliards de dinars), à l’investissement (1 milliard de dinars) ainsi qu’au financement des dépenses des entreprises publiques (1,8 milliard de dinars) et à la subvention des hydrocarbures (1 milliard de dinars), comme l’a rappelé la ministre des Finances, Sihem Nemsia, à l’Assemblée, mardi 6 février, lors de l’examen du projet de loi portant autorisation exceptionnelle à la Banque centrale de Tunisie (BCT) d’octroyer des facilités au profit de la Trésorerie Générale pour une valeur de 7 milliards de dinars. </p>



<p>Il convient de préciser, également, que le déficit budgétaire global du pays pour 2024 est estimé à 28,7 milliards de dinars, dont 16 milliards d&#8217;emprunts extérieurs sur lesquels 10 milliards n’ont pas été trouvés.</p>



<p>Dans ce contexte, une question se pose : la Tunisie est-elle en mesure de se passer du prêt du FMI pour boucler ses budgets de 2023 et de 2024? A-t-elle des promesses de prêts émanant d’autres bailleurs de fonds qui vont lui permettre de satisfaire ses besoins de financement pour les mois à venir? Ou va-t-elle continuer à lever de fonds auprès des banques locales, dont les capacités de financement ne sont pas illimitées, au risque de provoquer une crise de liquidité dans le pays et de relancer l’inflation? </p>



<p>A ces questions, on n’est pas sûr que les membres du gouvernement aient, au jour d’aujourd’hui, une réponse, tant ils semblent naviguer à vue, le nez dans le guidon. Et cela n’est pas rassurant, sachant la gravité de la crise économique et financière sévissant dans le pays.    </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JDQLg3FYn8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=PyHwF2Y7D9#?secret=JDQLg3FYn8" data-secret="JDQLg3FYn8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em>&nbsp;</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/23/la-tunisie-pourra-t-elle-se-passer-du-fmi/">La Tunisie pourra-t-elle se passer du FMI ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jan 2024 07:55:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[agences de notation]]></category>
		<category><![CDATA[assurance]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch]]></category>
		<category><![CDATA[Kristalina Georgieva]]></category>
		<category><![CDATA[monnaie unique]]></category>
		<category><![CDATA[Moody’s]]></category>
		<category><![CDATA[Ould Amar Yahya]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand les agences de notation causent des dommages économiques aux pays africains.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/">Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La nécessité d’agences de notation pour un pays africain en quête de levée de capitaux sur les marchés internationaux est indiscutable. Cependant, le discernement dans l’approche ou les contrats avec ces agences est impératif. Un équilibre délicat doit être maintenu, où l’aspiration à des notations favorables à un moment donnée pour lever à cout réduit des capitaux, coexiste avec les craintes à terme de dommages économiques liés aux probables dégradations futures de ces notations.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ould Amar Yahya </strong>*</p>



<span id="more-11375923"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>C’est dans cette dualité que réside le défi, mais aussi l’opportunité pour le continent, de se forger un avenir économique et financier solide et durable, le rendant moins dépendant de ces agences. Cet avenir dépend de la création d’une grande agence de notation africaine, le lancement d’une monnaie unique, les développements de marchés financiers et d’une industrie de l’assurance solide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les dommages des mauvaises notations</h2>



<p>L’impact négatif des mauvaises notations de la solvabilité de pays africains par les agences Standard &amp; Poor’s, Moody’s ou Fitch, est dévastateur pour le développement économique et social du continent. Pour rappel, ces trois grandes agences internationales contrôlent 96% du marché mondial. Elles appartiennent à des fonds américains de gestion d’actifs.</p>



<p>Aujourd’hui, tous les investissements en Afrique sont considérés, selon ces agences, comme spéculatifs, voire totalement perdants, à l’exception de ceux au Botswana (deuxième producteur mondial de diamants).</p>



<p>Des alertes internationales, à grandes diffusions sur l’insolvabilité des Etats africains sont relayées par les médias dans le monde entier. C’est une situation dramatique, surtout pour ceux qui n’ont pas demandé d’être notés… mais qui avaient la malchance d’avoir eu un contrat avec&nbsp; l’une de ces agences.</p>



<p>Les<em> «jugements»</em> de ces agences sur la solvabilité des emprunteurs sont considérés comme des opinions, donc celles-ci sont protégées par le premier amendement de la Constitution américaine relative à la liberté d’expression. Autrement dit, elles sont juridiquement inattaquables.</p>



<p>Ces notations constituent un indicateur clé de prise de décision des bailleurs de fonds, des investisseurs et des partenaires économiques et financiers. Elles servent à évaluer le risque de crédit ou capacité de remboursement, associé à un émetteur de dette, qu’il s’agisse d’un Etat, d’une entreprise ou d’une institution financière. Cependant, elles vont au-delà de simples évaluations de solvabilité, et ont des répercussions significatives sur le destin des pays africains. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ILGkTUtEut"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/29/tunisie-eviter-le-defaut-de-paiement-et-preserver-la-paix-sociale/">Tunisie : éviter le défaut de paiement et préserver la paix sociale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : éviter le défaut de paiement et préserver la paix sociale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/29/tunisie-eviter-le-defaut-de-paiement-et-preserver-la-paix-sociale/embed/#?secret=Rw80koXlHL#?secret=ILGkTUtEut" data-secret="ILGkTUtEut" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une note dégradée signifie un coût élevé de l’endettement entraînant des taux d’intérêt plus élevés en raison d’un prétendu risque de défaut, un surcoût dans les opérations financières de cautionnement de confirmation de lettres de crédit bancaires ou d’assurance étrangère, une limitation des investissements, des difficultés pour mobiliser des financements d’infrastructures, un frein à l’innovation en décourageant les initiatives novatrices, une perte de confiance engendrant une fuite des capitaux, une dépréciation de la monnaie locale avec une perte du pouvoir d’achat, une croissance économique entravée,des dommages à la réputation des pays, en un mot une déstabilisation économique.</p>



<p>Une notation plus nuancée de ces agences, contrairement à leur vision trop simpliste et stéréotypée du continent, permettrait aux Etats africains d’économiser annuellement sur leurs emprunts environ 90 milliards USD à comparer aux 100 milliards de leurs besoins annuels d’investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La piètre fiabilité des évaluations des agences de notation</h2>



<p>Le monde se rappelle de la manière irresponsable dont ces agences avaient noté les obligations liées aux subprimes à l’origine de la crise financière de 2008, avec 80% des titres adossés à ces crédits qui étaient notés, soi-disant, AAA (meilleure cotation) par ces mêmes grandes agences, d’où les interrogations justifiées quant à leur capacité d’évaluer les risques réels.</p>



<p>Le FMI (en septembre 2010) a évalué uniquement le coût de cette crise, en termes de dépréciations d’actifs aux USA, Europe et Japon, à 8 700 milliards USD. Les coûts directs et indirects dans le monde (récessions et autres) sont gigantesques. La réponse à cette défaillance <em>«technique»</em> des agences s’est simplement réduite à une réglementation sur leurs relations avec leurs actionnaires et filiales.</p>



<p>Cette légèreté de jugement et de comportement moutonnier aggravant à la caricature sans nuance les pires scenarii ont conduit ces mêmes agences à dissuader tout investissement en Afrique, à titre d’exemple d’absurdité, le 28 janvier 2023, Moody’s a attribué une notation «Caa2» (ultra spéculatif) à la Tunisie et le 24 octobre 2023 «B3» (très spéculatif) à l’Angola, se focalisant sur des défis du passé sans tenir compte des grandes réformes structurelles en cours, des initiatives positives et des énormes opportunités de croissance qui émergent dans ces pays.</p>



<p>Cette notation de Moody’s sur la Tunisie a d’ailleurs été contredite au Forum de Davos, ce mois-ci par la directrice du FMI, Kristalina Georgieva,&nbsp;considérant que <em>«la Tunisie fait partie des pays qui ont réussi à obtenir des résultats positifs sur les plans économique et financier»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des modèles d’évaluation inadaptés au contexte africain</h2>



<p>Il est reconnu que de nombreuses imperfections caractérisent les modèles de ces agences et lorsqu’appliqués à l’Afrique, ils révèlent des lacunes significatives.</p>



<p>La première imperfection majeure réside dans la tendance à adopter des modèles standardisés, calqués sur des paradigmes économiques occidentaux de pays vieillissant avec de nombreuses sources statistiques. Ces modèles, souvent déconnectés des réalités complexes des économies africaines, ne tiennent pas compte de leurs multiples forces et potentialités.</p>



<p>La deuxième imperfection est la dépendance excessive aux données historiques. Les modèles se basent souvent sur des tendances passées pour prédire l’avenir, ce qui ne tient pas compte des changements rapides et des opportunités émergentes sur le continent africain. Les dynamiques économiques en Afrique évoluent rapidement, et les modèles qui ne s’adaptent pas à ces changements risquent de fournir des évaluations dépassées et inexactes.</p>



<p>La troisième imperfection ou faille critique réside dans la nature même de ces modèles, basés sur des paramètres établis dans des contextes bien éloignés des réalités africaines. A titre d’exemple – et je m’excuse de l’usage d’une terminologie <em>«barbare»</em> dans cet unique paragraphe – d’un point de vue technique&nbsp;: la modification du <em>«niveau de significativité statistique»</em> (multiplié par 2) pour les facteurs qui impactent la solvabilité des pays africains (appelés par les agences&nbsp;: <em>«marchés immatures»</em>), le choix des <em>«facteurs de soutien et de stress»</em> qui ont un impact fort sur la solvabilité, souvent l’omission des interférences entre ces facteurs lors du choix du modèle – une vraie sanction des pays africains, appelée par les agences&nbsp;: <em>«approche conservative»</em> – ainsi que la correction injustifiée des données pour les soi-disant <em>«marchés immatures»</em>, les écarts non corrigés entre la <em>«matrice de défaut empirique»</em> et celle théorique (passage d’un niveau de notation à un autre), la sélection, proche de l’arbitraire des coefficients de la <em>«fonction de défaut»</em> après le <em>«calibrage»</em> du modèle sur un échantillon de <em>«pays similaires»</em> (souvent en défaut), sont et de façon non exhaustive autant de biais&nbsp; de ces modèles qui jettent un discrédit sur leurs résultats pour les soi-disant<em> «marchés immatures»</em>.</p>



<p>L’Afrique, riche de ses diversités économiques, culturelles et politiques, ne peut être réduite à des équations simplistes. Les modèles mathématiques, en privilégiant la linéarité, négligent les interactions subtiles entre différents facteurs et les spécificités propres à chaque nation africaine.</p>



<p>La quatrième imperfection majeure réside dans la dépendance excessive à des indicateurs financiers classiques. En se focalisant sur des indicateurs isolés, ces modèles passent à côté de la richesse des interconnexions et des influences croisées qui caractérisent les systèmes économiques réels. Ainsi ces modèles économétriques ont souvent tendance à privilégier des indicateurs tels que le PIB (Produit intérieur brut), l’inflation, la dette, les réserves de change, le taux de croissance économique, le chômage, les exportations et les importations… Ces modèles surévaluent le poids su respect des engagements financiers passés et l’environnement politique. Ils sous-évaluent le poids des facteurs sociaux (niveau d’éducation, stabilité sociale, inégalités économiques et cohésion sociale), ainsi que les évènements externes.</p>



<p>Leurs scénarii des <em>«situations économiques»</em> sont entachés de préjugés, négligeant de nombreux facteurs de solvabilité favorables.</p>



<p>La cinquième imperfection majeure de ces modèles réside dans leur propension à généraliser l’Afrique comme une entité unique. Cette approche monolithique ignore les disparités considérables entre les pays africains, chacun possédant ses propres réalités, défis et opportunités. En considérant le continent comme un ensemble homogène, les modèles échouent à intégrer la richesse et la diversité des marchés africains.</p>



<p>Enfin, la sixième imperfection incontestable réside dans la difficulté à intégrer des facteurs qualitatifs, tels que la confiance et la perception du risque. Ces modèles, souvent axés sur des données quantifiables, peinent à rendre compte des aspects immatériels qui jouent un rôle déterminant dans la dynamique économique. Ignorer ces éléments conduit à une sous-estimation des forces motrices du changement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hAxJ0Jd9lW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pbr-rating-explique-la-notation-souveraine-de-la-tunisie/">PBR Rating explique la notation souveraine de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« PBR Rating explique la notation souveraine de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pbr-rating-explique-la-notation-souveraine-de-la-tunisie/embed/#?secret=D16bjCV6oU#?secret=hAxJ0Jd9lW" data-secret="hAxJ0Jd9lW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">La perception du risque en Afrique</h2>



<p>Sur le continent la perception du risque diffère totalement de celle des grandes agences de notation.</p>



<p>&nbsp;Le risque en Afrique n’est pas une menace contre laquelle il faut se protéger, mais un catalyseur d’opportunités, de gains et un partenaire incontournable dans notre quête de progrès économique.</p>



<p>Chaque investissement, chaque projet, est une négociation avec l’incertitude et la rentabilité, une étreinte avec le risque. Et pourtant, c’est dans cette étreinte que se façonne le potentiel de croissance, là où l’audace et la prudence se rencontrent.</p>



<p>Dans le contexte africain, où les défis coexistent avec les opportunités, encourager une culture de prise de risques et d’audace est une condition préalable pour libérer le vaste potentiel économique du continent. Les Etats, les entrepreneurs sont les architectes du changement, et en embrassant le risque, ils deviennent les bâtisseurs d’un nouveau paysage économique de prospérité.</p>



<p>L’Afrique, terre de promesses et de défis, connaît une diversité de risques qui exigent une vision holistique intégrée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Création d’une monnaie unique</h2>



<p>Le choix stratégique d’une monnaie unique africaine, le développement de marchés financiers et d’une industrie de l’assurance jouent un rôle crucial dans le soutien de cet esprit entrepreneurial.</p>



<p>La création d’une monnaie unique africaine catalysera un développement économique sans précédent et insufflera une dynamique nouvelle au destin commun de tous les Africains.</p>



<p>L’établissement de cette monnaie résoudra bon nombre des défis économiques auxquels le continent est actuellement confronté. Il favorisera une stabilité monétaire accrue, facilitant ainsi les échanges commerciaux intra-africains. Les coûts liés aux fluctuations des taux de change seront réduits, encourageant un environnement commercial plus prévisible et propice à l’investissement.</p>



<p>Cette monnaie commune créera des marchés financiers intégrés, renforçant la capacité des Etats et des entreprises à lever des fonds à des taux d’intérêts acceptables – déterminés par la future banque centrale d’Afrique – et à investir dans des projets structurants. Les flux de capitaux intra-africains seront facilités, ouvrant la voie à une redistribution plus équitable des ressources financières sur l’ensemble du continent.</p>



<p>Cette monnaie unique constitue également un facteur puissant pour l’intégration économique. En libérant les économies des contraintes liées aux taux de change fluctuants, elle facilitera le commerce intra-africain, encourageant une croissance économique plus durable et équilibrée.</p>



<p>Enfin, mais non des moindres, une monnaie unique africaine affirmera la place du continent sur la scène internationale. Elle renforcera la capacité du continent à négocier des accords commerciaux avantageux et à jouer un rôle plus influent dans les institutions financières internationales.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AkXuGeCcvb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/">Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/embed/#?secret=MAKY0ikokr#?secret=AkXuGeCcvb" data-secret="AkXuGeCcvb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Attendre la convergence des économies africaines pour la création de la monnaie unique reviendrait à admettre que l’économie est une science exacte et qu’il n’existe aucun mécanisme de rattrapage d’un pays plus riche par un pays à faible revenu. Ce qui est totalement erroné. Dans la zone euro d’aujourd’hui, plus aucun pays ne respecte les quatre critères de convergence établis par le traité européen de Maastricht. Cela n’a pas empêché l’euro de garder sa parité avec le dollar américain et n’a pas engendré un écart significatif des revenus dans cette zone.</p>



<p>L’heure est venue de transcender les frontières monétaires qui ont longtemps entravé le potentiel collectif africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développement de marchés financiers africains</h2>



<p>Les marchés financiers sont les artères vitales de toute économie prospère. Ils permettent l’allocation efficiente des ressources, la mobilisation du capital et la création d’opportunités d’investissement. L’Afrique est aujourd’hui sous-représentée sur la scène financière mondiale, avec des marchés fragmentés et des institutions souvent enclines à la prudence excessive.</p>



<p>L’intégration financière et la création de marchés plus robustes, renforcera la capacité des économies à attirer des investissements et à financer des projets d’infrastructures indispensables. Cela favorisera également la diversification économique, réduisant ainsi la vulnérabilité aux fluctuations des prix des matières premières.</p>



<p>Le développement des marchés financiers africains requiert une approche globale, allant de la consolidation des institutions financières à l’intégration des technologies de pointe. Le socle de cette approche est la mise en place d’un cadre réglementaire clair et d’une bonne gouvernance, favorisant ainsi la confiance des investisseurs nationaux et internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développement de l’industrie de l’assurance</h2>



<p>Les développements de l’industrie de l’assurance et des marchés financiers ont été les oubliés, à tort, des décideurs africains et de leurs partenaires de développement.</p>



<p>Pourtant ils doivent constituer une priorité qui s’explique par le stade de développement atteint par les économies africaines et par les possibilités réelles de mobilisation d’une épargne, privée ou publique continentale.</p>



<p>Les marchés financiers sont le lieu où la prudence de l’assureur rencontre l’audace de l’entrepreneur, favorisant ainsi des investissements éclairés et des projets novateurs.</p>



<p>Sans l’industrie de l’assurance, la plupart des entreprises ne pourraient envisager d’opérer efficacement dans de nombreuses activités, beaucoup de projets de développement ne pourraient aboutir.</p>



<p>Le développement du secteur de l’assurance est un facteur de croissance économique, de maîtrise des risques et de résilience face aux multiples aléas.</p>



<p>Un environnement réglementaire propice et un cadre juridique clair, transparents et adaptés sont essentiels pour susciter la confiance des investisseurs et des consommateurs.</p>



<p>Il est primordial de promouvoir la diversification des produits d’assurance pour répondre aux besoins variés des populations et des entreprises africaines, notamment contre les risques liés à la santé, aux mauvaises récoltes, aux cyber-attaques, aux catastrophes naturelles&#8230;</p>



<p>La technologie, en particulier les plateformes numériques, peut transformer radicalement le paysage de l’assurance en Afrique, en permettant l’accessibilité, en améliorant l’efficacité des opérations et en réduisant les coûts administratifs. L’intégration de l’intelligence artificielle et de la blockchain renforcent la transparence et la sécurité des transactions dans le secteur de l’assurance.</p>



<p>Avec l’avènement de l’Intelligence Artificielle (IA), les assureurs doivent utiliser l’analyse des données pour anticiper les tendances, identifier les risques émergents et adapter leurs produits en conséquence. A titre d’exemple, des capteurs connectés peuvent être intégrés aux produits d’assurance pour offrir des alertes préventives, que ce soit dans le domaine de la sécurité automobile ou de la prévention des sinistres.</p>



<p>L’industrie de l’assurance devra dépasser son rôle traditionnel de simple réparateur de sinistre. Elle doit être l’architecte d’une vision proactive, préventive, façonnant un avenir où les risques sont anticipés, atténués et où la stabilité financière devient une réalité partagée.</p>



<p>Le développement du secteur de l’assurance en Afrique est un impératif stratégique pour bâtir une économie résiliente et prospère. Il faut supprimer les barrières des frontières géographiques au secteur de l’assurance, pour réaliser des opportunités d’expansion, des partenariats pour tirer profit des synergies régionales et des alliances stratégiques pour créer un réseau robuste d’acteurs assurantiels partageant une vision commune.</p>



<p>Par ailleurs, il est essentiel de comprendre que l’assurance et les marchés financiers sont des partenaires naturels dans la gestion du risque. L’assurance, en tant que filet de sécurité financière, permet à l’économie de prospérer en dépit des incertitudes qui jalonnent son chemin. Les marchés financiers, quant à eux, offrent à l’industrie de l’assurance un terrain fertile pour réaliser des investissements dans des instruments financiers appropriés, créant ainsi une symbiose inextricable entre ces deux secteurs.</p>



<p>Enfin, la création d’une monnaie unique, le développement des marchés financiers et l’épanouissement du secteur de l’assurance sont les piliers fondamentaux de&nbsp;&nbsp; l’émergence d’une Afrique prospère, résiliente et dynamique. L’Afrique peut se forger un avenir annihilant les préjugés des agences de notation où elle ne sera pas seulement un spectateur comme aujourd’hui, mais un acteur majeur sur la scène internationale.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/">Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie reprend langue avec le FMI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 10:07:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Hachani]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kristalina Georgieva]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Ben Rejiba]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Al-Boughdiri Nemsia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie n’a pas abandonné la piste du prêt de 1,9 milliard de dollars qu’elle a sollicité auprès du FMI. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Contrairement à une perception partagée par tous les experts économiques et financiers, la Tunisie n’a pas abandonné la piste du prêt de 1,9 milliard de dollars qu’elle a sollicité auprès du Fonds monétaire international (FMI).  </em></strong></p>



<span id="more-11283004"></span>



<p>En effet, le Premier ministre Ahmed Hachani vient de confirmer à la directrice du Fonds, Kristalina Georgieva, lors d’un entretien mardi 16 janvier 2024, en marge de sa participation au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, que <em>«la Tunisie a rempli tous ses engagements financiers extérieurs pour l</em><em>’</em><em>année 2023»</em>, expliquant que <em>«le pays ne tardera pas à payer ses dettes extérieures d</em><em>’</em><em>ici 2024»</em>, laissant ainsi entendre que la Tunisie est ainsi devenue éligible au prêt en question.</p>



<p>Au cours de la réunion, le Premier ministre a abordé la question de la coopération financière et technique avec le Fonds, indique un communiqué du Premier ministère.</p>



<p>Le Premier ministre a passé en revue les efforts déployés par l’Etat tunisien dans divers domaines, qui ont conduit à l’amélioration de nombreux indicateurs économiques et financiers, malgré les défis majeurs auxquels le pays est confronté, soulignant que la Tunisie poursuit sur la voie des réformes qui répondent aux attentes du peuple tunisien et aux exigences de l’économie nationale et de la paix sociale.</p>



<p>La directrice du Fonds a considéré que la Tunisie fait partie des pays qui ont réussi à obtenir des résultats positifs sur les plans économique et financier malgré les difficultés auxquelles elle est confrontée, résultant principalement de facteurs extérieurs.</p>



<p>Mme Georgieva a expliqué que la politique générale du Fonds n’a rien à voir avec des diktats et prend en compte les particularités de chaque pays, exprimant son ouverture à toutes propositions dans le cadre de la coopération avec la Tunisie.</p>



<p>Le Premier ministre Hachani participe à la 54<sup>e</sup> session du Forum économique mondial de Davos à la tête d’une importante délégation qui comprend notamment la ministre des Finances, Sihem Al-Boughdiri Nemsia, et la secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, des Migrations et des Tunisiens à l’étranger, Mounir Ben Rejiba.</p>
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		<title>Selon Marouane Abassi, la Tunisie répond (presque) aux exigences du FMI  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 10:49:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Kristalina Georgieva]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le tableau que Marouane Abassi, brosse de la situation financière de la Tunisie est presque réconfortant. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/16/selon-marouane-abassi-la-tunisie-repond-presque-aux-exigences-du-fmi/">Selon Marouane Abassi, la Tunisie répond (presque) aux exigences du FMI  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le tableau que le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, brosse de la situation financière de la Tunisie est presque réconfortant, contrairement à ce que pensent la plupart des experts et des analystes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-10154772"></span>



<p>La visite d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) en Tunisie du 5 au 17 décembre 2023 est un signal <em>«positif»</em> qui témoigne d’une reconnexion entre les deux parties, a déclaré Abassi dans une interview accordée à l’agence Tap, samedi 14 octobre 2023, en marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale tenues à Marrakech (Maroc) du 9 au 15 octobre, soulignant que cette visite s’effectuerait dans le cadre de l’article IV des statuts du FMI, relatif examiner les performances de l’économie tunisienne et publier un rapport à cet effet.</p>



<p>Tout en feignant d’oublier les déclarations très critiques des responsables tunisiens, et à leur tête le président de la république Kaïs Saïed, à l’égard du prêteur international, Abassi a rappelé que la révision basée sur l’article IV est effectuée par tous les pays membres du FMI, y compris les économies fortes comme les Etats-Unis d’Amérique, et la Tunisie ne fait pas exception, d’autant plus <em>«que nous ne l’avons pas fait depuis deux ans»</em>, a-t-il cru devoir préciser, sans ressentir le besoin d’expliquer le pourquoi de ce <em>«report»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les réformes sont déjà mis en route  </h2>



<p>On sait cependant que l’accord au niveau des experts pour un prêt de 1,9 milliard de dollars a été obtenu depuis octobre 2022 et que, depuis cette date, le CA d’administration du FMI n’a pas cru devoir donner son accord final, en raison du refus de la Tunisie de mettre en route les réformes pour lesquelles elle s’était elle-même engagée dans son programme. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le haut responsable de la BCT, qui assistait aux réunions de Marrakech en qualité de gouverneur tunisien du Fonds, a pourtant souligné que les réformes discutées avec l’institution financière internationale ont été inscrites et appliquées dans la loi de finances 2023. Ce qui est à peine croyable, puisque le président Saïed a souvent exprimé, au cours des douze derniers mois, son rejet catégorique de ces réformes, notamment celle relative à la levée de certaines subventions étatiques. Mais qui doit-on croire ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EdS43YMaQY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/tunisie-fmi-je-taime-moi-non-plus/">Tunisie-FMI : «Je t’aime, moi non plus !»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI : «Je t’aime, moi non plus !» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/tunisie-fmi-je-taime-moi-non-plus/embed/#?secret=pBVhnGF7A9#?secret=EdS43YMaQY" data-secret="EdS43YMaQY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Parmi les réformes en question, M. Abassi a évité de parler des plus importantes et qui posent encore problème à l’Etat tunisien. Il juste a évoqué l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée pour les professions libérales, notant que cette réforme ont permis d’atteindre la rentabilité au niveau de la perception des impôts. Tant mieux, ou peut-être tant pis, puisque ce sont toujours les contribuables qui doivent couvrir les gaspillages d’un Etat budgétivore et pas toujours efficace&nbsp;!</p>



<p>Abassi a cependant cherché à justifier indirectement le refus de la Tunisie de mener certaines réformes en évoquant la hausse des prix du carburant et des denrées alimentaires provoquée par la guerre russo-ukrainienne au niveau du marché mondial.</p>



<p>Il a aussi souligné la réduction du déficit de la balance des paiements entre octobre 2022 et octobre 2023, passant de 8,6% fin 2022 à 2,1 % actuellement. Ce déficit ne dépassera pas 4 % d’ici fin 2023, <em>«un chiffre que le pays n’a pas pu atteindre depuis des années</em>», a-t-il souligné.</p>



<p><em>«Si nous excluons le déficit de la balance énergétique, nous passerons d’un déficit à un excédent de la balance des paiements. Si nous travaillons plus dur sur la transition énergétique et rétablissons l’ancienne production et exportation de phosphate, il sera possible de surmonter ce déficit»</em>, a déclaré Abassi. Mais avec des <em>«si»</em> qu’est-ce qu’on ne pourrait pas faire, monsieur le gouverneur&nbsp;?</p>



<p>La Tunisie a pu réduire son déficit grâce à l’amélioration des exportations dans les secteurs du textile-habillement, de l’industrie mécanique et de l’huile d&rsquo;olive&#8230; en plus de l’amélioration des performances du secteur des services, dont le plus important est le tourisme et les envois de fonds des Tunisiens à l’étranger.</p>



<p>Selon Abassi, le pays a également payé diverses factures liées à ses achats et à ses dettes et, selon lui, est également en mesure de payer la plus grosse échéance fin octobre 2023, estimée à plus de 500 millions d’euros.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JXvy4Ov422"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/09/la-tunisie-aux-reunions-annuelle-de-la-bm-et-du-fmi-pour-quoi-faire/">La Tunisie aux réunions annuelles de la BM et du FMI pour quoi faire ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie aux réunions annuelles de la BM et du FMI pour quoi faire ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/09/la-tunisie-aux-reunions-annuelle-de-la-bm-et-du-fmi-pour-quoi-faire/embed/#?secret=WUa2nGYfjR#?secret=JXvy4Ov422" data-secret="JXvy4Ov422" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le gouverneur de la BCT a ainsi rappelé ce que disait récemment la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, selon laquelle la Tunisie n’était pas au point de restructurer sa dette.</p>



<p>Abassi a indiqué que la Tunisie a réussi à contenir et à réduire l’inflation, même si celle-ci se situe encore à un niveau élevé, de l’ordre de 9,3%, notant qu’à un moment donné au cours de l’année, elle a atteint le niveau de 11,3%. Il a ajouté que la performance de la Tunisie à ce niveau était meilleure que celle d’un certain nombre d’autres pays (comme eux de l’Union européenne), ce qui a provoqué cette inflation importée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui doit faire les réformes et en assumer la responsabilité&nbsp;?</h2>



<p>Le gouverneur a prévu une nouvelle baisse du taux d’inflation en Tunisie à la fin de l’année 2023, malgré l’augmentation du nombre de touristes cette saison (demande accrue face à une offre insuffisante) et la baisse des performances agricoles due à la vague de sécheresse.</p>



<p>Il a également souligné que <em>«la disponibilité de réserves de change, actuellement équivalentes à 120 jours d’importations, est un bon indicateur dans les circonstances actuelles»</em>.</p>



<p><em>«Tous ces indicateurs positifs démontrent la capacité de la Tunisie à faire face à une situation économique difficile»</em>, a-t-il souligné, laissant entendre que la Tunisie répond (ou presque) aux exigences de bonne gouvernance financière du FMI. Ce dont il conviendrait de convaincre, non pas les lecteurs de l’agence Tap, mais les responsables de l’institution prêteuse. &nbsp;</p>



<p>Reconnaissant, toujours à demi mot, la crise actuelle de l’économie tunisienne et sa très faible croissance, en s’en lavant un peu lui-même les mains, Abassi a cru devoir souligner la nécessité de revenir à un rythme d’investissement et à un niveau d’exportation plus élevés, tout en stimulant la consommation intérieure, notamment celle des produits locaux.</p>



<p><em>«Il faut mener des réformes (qui sont indispensables) pour restaurer le taux de croissance et permettre à la Tunisie de bâtir une économie inclusive et durable qui prend en compte le changement climatique, avec l&rsquo;accord ou non du FMI»</em>, a averti le gouverneur, en rappelant qu’avant la <em>«Révolution du 17 décembre 2010 / 14 janvier 2011»</em> (sic&nbsp;!), la Tunisie avait de bons taux de croissance et des indicateurs économiques importants, et pourtant la révolution a eu lieu parce que l’économie du pays n’intégrait pas tous les groupes et entités. <em>«Elle doit donc mettre en œuvre des réformes socialement acceptables et maintenir sa capacité à résister aux différents chocs»</em>, a-t-il conclu.</p>



<p>Mais à qui M. Abassi devrait-il dire cela, et qui est censé mettre en route ces politiques volontaristes de relance de la croissance et de la consommation qu’il préconise? N’est-ce pas le gouvernement auquel il appartient lui aussi, d’une certaine façon, même si, dans toutes ses déclarations, il essaie de nous faire croire qu’il a fait, lui, <em>«sa»</em> part du boulot et que ce sont ses collègues de la Kasbah qui ne font pas assez le leur.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/16/selon-marouane-abassi-la-tunisie-repond-presque-aux-exigences-du-fmi/">Selon Marouane Abassi, la Tunisie répond (presque) aux exigences du FMI  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Giorgia Meloni aux petits soins de la Tunisie auprès du FMI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Jul 2023 12:24:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fati Dosso]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[G7]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Kristalina Georgieva]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Giorgia Meloni a parlé une nouvelle fois de la Tunisie, à Washington, avec la directrice du FMI.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/29/giorgia-meloni-aux-petits-soins-de-la-tunisie-aupres-du-fmi/">Giorgia Meloni aux petits soins de la Tunisie auprès du FMI</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em> «J’ai aussi vu Kristalina Georgieva, directrice du FMI, à l’ambassade : nous avons échangé quelques mots sur le G7», qui sera conduit par l’Italie en 2024, «et naturellement aussi sur la Tunisie».</em></strong></p>



<span id="more-9107672"></span>



<p>C’est ce qu’a déclaré, vendredi 28 juillet 2023, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, aux journalistes à l’hôtel où elle séjourne à Washington, au retour de la réception en son honneur organisée à la Villa Firenze, résidence de l’ambassadrice Mariangela Zappia.</p>



<p>On appréciera ce <em>«et naturellement aussi sur la Tunisie»</em>, qui nous touche particulièrement, nous autres Tunisiens, qui sommes abandonnés de tous, sauf de Mme Meloni, qui nous veut du bien et qui semble avoir ajouté une mission au nombre de ses prérogatives : défendre les intérêts de la Tunisie, un voisin pauvre et orphelin, devant les institutions internationales.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, samedi 29 juillet, à Milan, devant le siège du consulat tunisien, un groupe de protestataires, Italiens, Tunisiens et Africains subsahariens, se sont mobilisés pour Fati Dosso et Marie, retrouvées mortes dans le désert entre la Tunisie et la Libye.<a href="https://www.ansa.it/lombardia/videogallery/2023/07/29/migranti-a-milano-mobilitazione-per-fati-dosso-e-marie-trovate-morte-nel_46bc70a8-cad3-4849-b1dd-0e2ea82e3f91.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Vidéo. </a></p>



<p>Les manifestants ont dénoncé, également, le récent mémorandum d’entente sur la migration signé par la Tunisie et l’Union européenne, qui fait peu de cas des droits humains en général et ceux des migrants en particulier. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LBDPlPRbGa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/07/tunisie-italie-meloni-en-terrain-conquis-a-carthage/">Tunisie &#8211; Italie : Meloni en terrain conquis à Carthage</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Italie : Meloni en terrain conquis à Carthage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/07/tunisie-italie-meloni-en-terrain-conquis-a-carthage/embed/#?secret=qc4yqNVzVn#?secret=LBDPlPRbGa" data-secret="LBDPlPRbGa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="has-text-align-right">   </p>
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		<title>La Tunisie travaille avec le FMI sur un programme économique «équitable»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/23/la-tunisie-travaille-avec-le-fmi-sur-un-programme-economique-equitable/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jun 2023 12:24:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Antony Blinken]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Kristalina Georgieva]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[réforme économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie travaille avec le FMI sur un programme de réforme économique «équitable» qui tient compte des groupes vulnérables. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/23/la-tunisie-travaille-avec-le-fmi-sur-un-programme-economique-equitable/">La Tunisie travaille avec le FMI sur un programme économique «équitable»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie travaille avec le Fonds monétaire international sur un programme de réforme économique «équitable» qui tient compte des groupes vulnérables, a déclaré vendredi 22 juin 2023 le gouverneur de la Banque centrale, Marouane Abassi.</em></strong></p>



<span id="more-8489192"></span>



<p>Ses commentaires interviennent après que le président tunisien Kaïs Saïed a déclaré à la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva lors d’une réunion à Paris jeudi que les conditions du fonds pour fournir un soutien financier au pays d’Afrique du Nord risquaient de déclencher des troubles civils, comme précisé vendredi par la présidence de la république.</p>



<p>Les remarques d’Abassi confirment un rapport de Reuters selon lequel la Tunisie a présenté une proposition alternative au prêteur après que le président Saïed a fermement rejeté ce qu’il a appelé les <em>«diktats»</em> du FMI.</p>



<p>Les pourparlers sur un prêt de 1,9 milliard de dollars sont au point mort depuis octobre, lorsque la Tunisie et le FMI sont parvenus à un accord préliminaire, Saïed rejetant l’idée de réduction des subventions et s’exprimant contre la cession d’entreprises publiques.</p>



<p>Saïed a réitéré lors de sa rencontre avec Georgieva que toute réduction nécessaire des subventions, principalement sur l’énergie et l’alimentation, pourrait avoir des effets néfastes sur le pays, rappelant les émeutes meurtrières qui ont frappé la Tunisie en décembre 1983 et janvier 1984 après que le gouvernement a augmenté le prix du pain.</p>



<p>Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a exhorté ce mois-ci la Tunisie à présenter un plan révisé. L’Union européenne a annoncé qu’elle offrirait 900 millions d’euros de prêts conditionnels à un programme du FMI.</p>



<p>Sans prêt, la Tunisie est confrontée à une crise généralisée de balance des paiements.</p>



<p>L’essentiel de la dette est interne, mais il y a des remboursements de prêts étrangers dus plus tard cette année, et les agences de notation de crédit ont déclaré que la Tunisie pourrait faire défaut.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/23/la-tunisie-travaille-avec-le-fmi-sur-un-programme-economique-equitable/">La Tunisie travaille avec le FMI sur un programme économique «équitable»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Kaïs Saïed dans son élément à Paris</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/23/kais-saied-dans-son-element-a-paris/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jun 2023 07:22:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaîs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Kristalina Georgieva]]></category>
		<category><![CDATA[nouveau pacte financier mondial]]></category>
		<category><![CDATA[Sommet de Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed au sommet de Paris s'attaque à un système financier mondial déséquilibré et inégalitaire qu’il a toujours critiqué.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/23/kais-saied-dans-son-element-a-paris/">Kaïs Saïed dans son élément à Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kaïs Saïed s’est trouvé dans son élément hier au Sommet de Paris «Pour un nouveau pacte financier mondial» qui se tient les 22 et 23 juin 2023 au palais Brongniart, dans la capitale française. En point de mire&nbsp;: un système financier mondial déséquilibré et inégalitaire qu’il a toujours critiqué. &nbsp;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-8484960"></span>



<p>Le président de la république a en effet trouvé dans ce conclave auquel prennent part une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement une tribune idéale pour reprendre ses griefs contre le système financier international, déséquilibré et inégalitaire, et qui pèse sur le processus de développement des pays en difficulté financière comme la Tunisie.</p>



<p>Le président Saïed a ainsi appelé, hier, la communauté internationale à rompre avec la logique <em>«des grands et des petits»</em> pour construire un nouveau Pacte financier mondial basé sur les principes de justice et de respect des valeurs et des principes humains fondamentaux.</p>



<p>Participant à une table-ronde de haut niveau sur le thème <em>«Démonstration de solidarité pour sortir du piège de la dette»</em>, Saïed a souligné qu’avec cette logique qui domine les relations internationales, on ne peut pas aller vers un monde meilleur. <em>«Nous ne sommes pas petits»</em> a-t-il affirmé, par le détour d&rsquo;une boutade sur le duo comique Laurel et Hardy. Et de poursuivre&nbsp;: <em>«Nous sommes ici, aujourd’hui, pour parler d’un nouveau pacte financier mondial. Mais est-ce possible de construire un nouveau système financier mondial selon les mêmes critères et les mêmes principes mis en place suite à la deuxième guerre mondiale?»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"> Un nouveau démarrage</h2>



<p><em>«Nous étions colonisés, peu importe la forme de colonisation que nous subissions et nous n’avons pas participé à la mise en place des accords de Bretton Woods. Serons-nous donc capables de bâtir un avenir pour nos peuples et pour l’humanité toute entière, sur la base d’accords auxquels nous n’avons pas participé ? Pourrons-nous envisager un nouveau démarrage, en nous basant sur une vision archaïque et dépassée?»</em>, s’est-il interrogé.</p>



<p>Le président a considéré que la communauté internationale doit réfléchir différemment, loin des anciennes approches qui n’ont abouti qu’à l’aggravation des écarts entre le Nord et le Sud. Selon lui, <em>«l’heure est venue pour réfléchir à de nouveaux instruments, en considérant le passé et ses souffrances et en osant identifier ceux qui en sont responsables»</em>.</p>



<p><em>«Pourquoi est ce que l’espérance de vie dans certains pays africains ne dépasse pas 4 décennies? Pour quelles raisons les enfants en Afrique meurent-ils toujours de faim, de guerres et de soif&nbsp;? Nous ne pouvons construire de nouveau, que si nous faisons face à la réalité avec responsabilité et si nous sommes assez francs pour identifier les responsables du réchauffement climatique et des différentes épidémies ayant secoué la planète et dont les pays de la rive sud ont payé chèrement, le prix»</em>, a enchaîné le président.</p>



<p><em>«Vous savez tous comment ont été répartis les droits de tirage spéciaux pendant l’épidémie du Covid-19 et quelle a été la part de la partie Sud de la planète. Vous savez aussi, que les crédits accordés à plusieurs pays dans le passé, n’ont pas bénéficié aux peuples et ont été détournés ou spoliés et orientés vers les banques du Nord. Pourquoi est-ce que ces fonds ne reviennent pas aux pays qui en ont été privés? Les dictatures étaient, en effet, le moyen qui permettait à plusieurs pays de préserver leurs intérêts au détriment des intérêts des peuples concernés»</em>, a souligné le président, dans une limpide allusion au système de Bretton Wood et, plus précisément aux Fonds monétaire international (FMI), dont la présidente Kristalina Georgieva était présente dans la salle, et que la Tunisie sollicite depuis plusieurs mois pour un nouveau crédit de 1,9 milliard de dollars pour lequel elle ne parvient pas à obtenir l’accord du conseil d’administration.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Plus de justice </h2>



<p><em>«Le système financier international actuel a prouvé ses limites, mais nous ne voulons pas que le nouveau système en gestation soit construit au détriment de nos intérêts. Nous voulons être des partenaires dans la construction d’un nouveau monde qui bénéficie à toute l’humanité. La crise actuelle ne pourrait être surmontée que si nous faisons valoir la justice et la liberté au sein des pays, mais aussi au niveau des relations internationales et si nous mettons en place un partenariat d&rsquo;égal à égal»</em>, a conclu le président tunisien.</p>



<p>La table-ronde de haut niveau a réuni les présidents du Tchad et du Sri Lanka, le Premier ministre rwandais, la directrice générale du FMI et le président du Groupe de la Banque africaine de développement. Y ont, également, pris part de hauts responsables et des experts d’institutions économiques et financières régionales et internationales.</p>



<p>Le fait que le président ait pu interpeller la communauté internationale sur la nécessité de revoir les fondements du système financier international en vigueur depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et qui a largement montré ses limites, est excellent en soi, mais on ne peut s’empêcher de constater que Saïed s’est contenté, comme souvent, de défendre des principes généraux, humanistes et égalitaires, voire altermondialistes sur les bords, ce qui est louable en soi, mais demeure insuffisant.</p>



<p>On aurait aimé entendre des propositions concrètes pour réorienter ce système et le rééquilibrer. Et là, le reproche n’est pas adressé au président, qui n’est pas un expert financier, mais à ces chers économistes et financiers qui occupent de hauts postes au sein de l’Etat et qui sont incapables de faire avancer la science économique par des propositions concrètes susceptibles de défendre les intérêts vitaux de pays en difficulté comme la Tunisie.</p>



<p><strong><em>Avec Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/23/kais-saied-dans-son-element-a-paris/">Kaïs Saïed dans son élément à Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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